10.03.2010

Quid du « plan déchets » pour la période 2009-2012 ?

Sur le site de l'AMF (Association des Maires de France), nous trouvons l'article suivant : 

Le «plan déchets» pour la période 2009-2012 vise à «mettre en œuvre les engagements du «Grenelle de l'environnement»

La secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie a présenté hier en conseil des ministres une communication relative au «plan déchets».
Ce plan gouvernemental sur la gestion des déchets pour la période 2009-2012 vise à «mettre en œuvre les engagements du «Grenelle de l'environnement», qui fixent comme objectifs prioritaires la réduction de la production de déchets et le développement du recyclage et de la valorisation.»
Il prévoit :
- une réduction de 7% de la production de déchets ménagers et assimilés par habitant sur les cinq prochaines années;
- une augmentation du taux de recyclage porté à 35% en 2012 et à 45% en 2015 pour les déchets ménagers, à 75% dès 2012 pour les déchets des entreprises et les emballages;
-une diminution des quantités de déchets partant à l'incinération et au stockage, de manière à réduire les nuisances sanitaires et environnementales.
Pour atteindre ces objectifs, cinq axes d'action sont retenus:
«- des mesures de sensibilisation et d'information à destination des citoyens et des collectivités locales, ainsi que la mise en place progressive d'une tarification incitative ;
- l'extension à de nouveaux types de déchets des éco-organismes permettant aux fabricants, importateurs et distributeurs de certains produits d'assumer de manière collective la responsabilité de la collecte sélective, puis du recyclage des déchets qui en sont issus;
- la valorisation des déchets organiques, qui représentent 25% des déchets ménagers;
- l'encadrement de la quantité des déchets incinérés, l'adaptation de la fiscalité sur les outils de traitement et des mesures pour améliorer l'information sur les sites de stockage et d'incinération;
- un meilleur recyclage des déchets du secteur du bâtiment et des travaux publics, dont plus d'un tiers n'est pas valorisé.»


Le plan d'actions sera, a précisé la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, «doté de moyens renforcés. Sur les trois ans à venir, soit de 2009 à 2011, l'évolution de la taxe générale sur les activités polluantes sur les incinérateurs et les décharges, modulée à la baisse pour les installations à haute valeur environnementale, devrait dégager 570 millions d'euros qui seront intégralement versés à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Après une phase transitoire de montée en puissance en 2009, le Gouvernement s'engage à ce que dès 2010, l'ensemble des actions engagées par l'ADEME dans le domaine des déchets soit au moins égal au montant de ces nouvelles recettes.»

(Source : Association des Maires de France)

Retrouvez le « plan déchets » sur  le site de l'ADEME dont voici un court extrait ... :

"... pour soutenir le plan Grenelle déchets

Dans ce contexte, l'agence a engagé une refonte de son système d'aide déchets. Dès 2009, le dispositif d'aide en vigueur a été assoupli et complété par quelques ajustements afin de soutenir plus fortement les actions de prévention et d'aider à la mise en œuvre de la redevance incitative. "

... mise en oeuvre d'une redevance incitative ... aujourd'hui, qu'on soit vigilant ou pas, écolo ou pas, en symbiose avec l'environnement ou pas, outillé pour alléger nos ordures ménagères ou pas (compost), adepte de la déchetterie ou pas, la facture des déchets sur la redevance ne baisse pas !

L'apport volontaire des citoyens bénévoles ne servirait-il pas plutôt à engraisser des sociétés telles que Véolia ?

Ce plan, bien que retranscrit sur le site de l'Association des Maires de France, reste sur le terrain une belle leçon de théorie.

A quand la pratique ?

Franck Laborderie-Cavada

Fronton - Communitat Valenciana Midi Pyrénées

La Comunitat Valenciana en Midi-Pyrénées tenait sa première assemblée générale. Le président Juan Giner annonçait à l'assemblée que l'association était reconnue par décret de loi du 28 janvier, comme centre culturel international par le gouvernement de la province de Valencia.

Assistaient à cette assemblée, Jacqueline Coquet adjointe au maire, M.Fandos délégué européen et président du centre culturel valencien du Rhône, les responsables de radio Espana en Occitanie, ainsi que la vice-présidente de la Casa d'Espana en Toulouse, une soixantaine d'adhérents et de sympathisants.

Le programme 2 010 s'annonce déjà riche en rencontres, des contacts sont pris avec des associations sportives, des échanges dans le cadre scolaire sont en discussion avec le collège Alain Savary et une commune de la région de Valencia, à concrétiser aussi l'organisation de voyages culturels.

Le 28 mai à Chults se déroulera le congrès de Las Communidades Valencianas Européennes. Fronton et Midi-Pyrénées seront représentés par Juan Giner et Patrick Catalan. Pourquoi pas le prochain congrès européen à Fronton ? Le bureau de l'association a été constitué comme suit : Président Juan Giner, vice-président Patrick Catalan, trésorier F. Catalan, trésorier adjoint J. Parlouche, secrétaire Mme Catalan, taire adjoint F. Mallach.

(Source : La Dépêche.fr)

09.03.2010

Paysans : la coupe déborde

La nouvelle loi sur l'eau qui va restreindre l'irrigation provoque la colère des agriculteurs qui convergent aujourd'hui (ndlr : 8/03/10) sur Toulouse.

Alors que le Salon de l'agriculture vient tout juste de fermer ses portes dans un contexte de crise sociale et économique extrême pour les paysans, une fronde gronde dans les campagnes. La loi sur l'eau (lire ci-dessous), qui va imposer d'importantes restrictions en matière d'irrigation, fait monter le monde agricole au créneau. Une grogne qui prendra la forme, dès ce matin, d'une manifestation interrégionale d'envergure à Toulouse. La Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes Agriculteurs appellent en effet à manifester ce matin dans la Ville rose pour protester contre cette réforme.

Selon les organisateurs, pas moins de 2000 agriculteurs venus d'une quinzaine de départements devraient saturer le trafic autour et dans Toulouse. Les tracteurs viendront de tout Midi-Pyrénées, mais aussi de l'Aude, du Lot-et-Garonne, de Dordogne et même de Poitou Charentes. Deux rassemblements sont prévus à 9 h 30 ce matin. L'un au MIN, marché d'intérêt national situé au nord de Toulouse. L'autre à la coopérative Sica Rouquet de Pinsaguel. Les deux cortèges doivent ensuite démarrer vers 11 h 30 et ont prévu de converger vers la préfecture de région à 13 h 30. Là, une délégation doit être reçue par le préfet de région. Les agriculteurs annoncent des « actions démonstratives ». Un tuyau d'irrigation pourrait ainsi être mis en place pour « arroser » la place Saint-Étienne.

Du côté des pouvoirs publics, plusieurs mesures ont été prises pour assurer la bonne marche du convoi. Quelque 200 policiers vont être mobilisés à la fois pour gérer la circulation sur le périphérique et pour encadrer les manifestants.

À l'origine de cette grogne, il y a le projet d'une nouvelle procédure d'autorisation de prélèvements d'eau. Selon les agriculteurs, celui-ci conduirait en effet à une perte moyenne d'un tiers des prélèvements en Midi-Pyrénées, et jusqu'à 70 % dans certains cas. Inacceptable pour les 1 200 irrigants concernés par ce projet des pouvoirs publics.

La FRSEA évoque des répercussions directes sur l'emploi : « Selon les estimations réalisées, sur les 240 000 emplois que fournit l'agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d'irrigation menaceraient directement de 5600 à 8400 emplois. »

La manifestation des agriculteurs vient s'ajouter à une première « visite » en octobre dernier. Le retour à la normale est attendu en milieu d'après-midi.

(Martin Venzal)

Trois questions au Président de la FDSEA de la Haute-Garonne

Yvon Parayre : « Cette loi menace plus de 5 000 emplois »

Ils sont maraîchers, horticulteurs, arboriculteurs, cultivateurs de maïs ou de soja et on les appelle les irrigants. En Haute-Garonne, ils sont 1 200 à dépendre des quotas d'eau, autrement dit de la quantité maximale autorisée pour irriguer leurs champs ou leurs jardins. Ce matin, dans les rues de Toulouse, ils distribueront aussi des fruits et des légumes de deux sortes, certains rabougris par manque d'eau, d'autres bien arrosés et plus appétissants. Questions à Yvon Parayre, président de la FDSEA de la Haute-Garonne.

Vous voilà dans la rue alors que le Salon de l'agriculture vient de fermer ses portes. Quel est le but de cette démonstration de force ?

La gestion de l'eau. C'est un bien que l'on doit partager entre l'État, les collectivités territoriales, l'agence de l'eau, l'agriculture, les industriels et aussi les particuliers. Or, la nouvelle loi sur l'eau menace surtout les agriculteurs en leur imposant des économies drastiques. Dans quelques mois nous devrons économiser 30 % à 50 % sur les volumes dont nous avons pourtant besoin et c'est dramatique.

Quelles seront les conséquences pour les irrigants ?

Une étude en cours sur le bassin Adour-Garonne prévoit la disparition à terme de plus de 5 000 emplois, voire davantage, dans l'agroalimentaire. Quand on sait que l'agroalimentaire représente 100 000 emplois en Midi-Pyrénées et que c'est le premier employeur devant l'aéronautique et le tourisme, c'est aberrant. Mais que peut-il se passer d'autre, si on nous ferme le robinet. Un jardin sans eau ne produit plus rien. Les particuliers qui se tournent de plus en plus vers le jardin pour faire pousser leurs légumes le découvrent rapidement.

Vous avancez des solutions. Expliquez- nous...

Nous sommes très en retard en matière de stockage et de récupération d'eau. Cet hiver il a beaucoup neigé et beaucoup plu, et pourtant on retient à peine 1 % des eaux de pluie des Pyrénées. Il faut revenir à l'idée de construction de retenues comme le projet de Charlas dans le Comminges qui prévoyait 100 000 m3 d'eau. Les Espagnols ont de l'avance sur nous, en ce domaine. Nous souhaitons par ailleurs rester maître de la gestion de l'eau, et nous réclamons aujourd'hui une gestion collective par grands bassins de Bordeaux aux Pyrénées. Les agriculteurs ont un avis à donner. Ils ne veulent pas subir la réforme.

(Propos recueillis par Andrée Brassens)

Source : La Dépêche.fr

Tri sélectif : Éco-emballages s'attaque à la salle de bain

Une étude commandée par l'éco-organisme chargé de la collecte des déchets d'emballages ménagers montre que le tri des déchets peine à s'imposer dans les salles de bains, faute d'information. En réponse, 15 000 poubelles de tri spécialement conçues à cet effet vont être distribuées gratuitement dans le mois à venir.

Seuls 55 % des Français déclarent trier systématiquement les déchets dans la salle de bain alors que 84 % disent trier leurs déchets en général ! C'est le principal résultat de l'étude Ipsos publiée lundi 8 mars par l'éco-organisme chargé de la collecte des déchets d'emballages ménagers, Éco-emballages. Pire ! À peine un cinquième de ceux qui prétendent trier leurs emballages dans la salle de bain le font correctement. Quant à la cause de ce manque d'assiduité, la moitié des interrogés pointe le défaut d'informations sur le tri des emballages visés et 38 % avouent faire des erreurs de tri pour cette raison. « Suite à cette étude, nous tirons deux enseignements majeurs : les Français ont besoin de plus d'information et d'une poubelle de tri dédiée », explique Eric Brac de la Perrière, Directeur général d'Eco-Emballages. Dans cette optique, l'éco-organisme a développé en partenariat avec le groupe cosmétique Garnier, une poubelle de tri spécialement conçue pour la salle de bain, sur laquelle sont rappelées les consignes de tri pour les flacons de gel douche, atomiseurs, et autres pots de crème. 15 000 exemplaires seront distribués gratuitement au cours des mois à venir.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

Biodiversité : La France condamnée par la Cour Européenne

La France n'a pas mis en conformité son code juridique environnemental avec le droit européen. C'était attendu, le recours en manquement, déposé depuis 2005, par la Commission européenne s'est traduit, ce 4 mars 2010, par une condamnation de l'Etat français par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE).


Pour ne pas avoir à temps et dans les conditions requises, transposé la directive européenne « habitats » du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, la France est condamnée aux dépens pour trois motifs. Tout d'abord les activités de pêche, acquacoles, de chasse et cynégétiques telles que pratiquées dans les conditions et territoires autorisés continuent de comporter un « risque de perturbations ». La CJCE affirme que si les règles du code de l'environnement français « peuvent certes diminuer le risque de perturbations significatives, elles ne peuvent toutefois exclure totalement » ce dernier. Deuxièmement la France écarte systématiquement des procédures d'évaluation des incidences sur le site, les travaux et aménagements rendus nécessaires par la convention sur les sites « Natura 2000. » Pour rappel, ces derniers constituent un réseau européen de sites naturels à grande valeur patrimoniale (faune et flore) destiné à maintenir, par de là les frontières des Etats, la diversité biologique des milieux dans une logique de développement durable. Enfin le délai imparti (15/02/07) pour transposer la directive « habitats » a été dépassé par le gouvernement français. La CJCE n'a pas en l'occurrence statué sur la conformité de la nouvelle réglementation hexagonale de 2008.

Peut et doit encore mieux faire

L'O.N.G France Nature environnement (FNE), estime cependant, dans un communiqué de presse, que « le nouveau dispositif concernant l'évaluation d'incidences, préparé par la France pour répondre à la condamnation, continue à être trop restrictif ». En ce sens les conclusions de l'organisation qui demande aux États membres de finir la désignation de leurs sites Natura 2000, d'assurer leur protection et de réaliser des évaluations d'incidences plus rigoureuses abondent dans le sens des exigences européennes. Selon FNE toujours, 10% des sites Natura 2000 avaient subi des dégradations en 2008. Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer a lancé un groupe de travail pour faire évoluer les dispositions françaises. Si la France ne parvient pas à démontrer à la Commission et à la Cour de justice européenne que son dispositif correspond à l'esprit de la directive, elle pourrait-être condamnée cette fois au versement d'astreintes financières.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

08.03.2010

Ariège - 331 femmes battues dans le département en 2009

Le 8 mars, le CIDFF participera au débat sur l'égalité hommes/femmes à l'Estive. Joëlle Bassi, une des coordinatrices, fait un point sur la situation.

Le 8 mars prochain, l'Estive organise une grande soirée dédiée aux femmes. Au programme le film de Patric Jean, « La domination masculine ». Ce film sera suivi d'un débat (voir notre édition d'hier). Le centre d'information des droits des femmes et des familles (CIDFF) y participera. L'occasion pour Joëlle Bassi, une des coordinatrices, de dresser un bilan de la situation dans le département.

En 2009, 349 faits de violences conjugales ont été recensés sur le département. 331 concernaient des femmes. Comme le soulevait l'association Hérisson Belor, il y a encore énormément de femmes battues dans l'Ariège. Et encore, combien n'ose pas parler ! « Il faut savoir qu'en France, les violences conjugales tuent en moyenne une femme tous les trois jours », souligne Joëlle Bassi.

Concernant le travail, la situation s'améliore. La part des Ariégeoises dans la population active est de 45, 7 %. « Mais nous pointons une insertion étriquée et des formes d'emplois précaires », nuance Joëlle Bassi.

Les Ariégeoises travaillent surtout dans le secteur tertiaire où elles sont surreprésentées (84 %). Le rapport du CIDFF note que « les Ariégeoises actives sont surreprésentées dans les emplois à temps partiel (une femme sur trois), non choisi (une femme sur deux) et s'accompagne souvent d'un statut précaire, de revenus faibles et d'horaires souvent atypiques ».

Au niveau de la précarité, là encore, l'égalité n'est pas parfaite. Chez les demandeurs d'emplois, les femmes sont plus nombreuses (52, 83 %). Surtout, leur durée de chômage est plus longue.

Enfin, l'égalité des salaires est très loin d'être acquise. Les rémunérations des Ariégeoises sont en moyenne 22 % inférieure à celui des hommes.

Ces quelques faits montrent bien que l'égalité entre les hommes et les femmes, s'il est un droit juridiquement acquis, est loin d'être une réalité quotidienne. Pour remédier à cette situation, le centre travaille sur les mentalités. « Nous considérons que les freins à la mise en œuvre de ce principe d'égalité sont d'ordre culturels.

[...] Les jeunes et les adultes doivent prendre conscience, avoir une réflexion sur les représentations sexuées de leur environnement familial, social, scolaire et professionnel », explique Joëlle Bassi. Premier lieu d'intervention : le milieu scolaire. Et là, c'est très loin d'être gagné.

(Source : La Dépêche.fr)

Nérac - LGV : les élus sur le pont

L'association Très Grande Vigilance en Albret a organisé, hier, en Lot-et-Garonne, un rassemblement pour dire non au projet LGV ici et ailleurs.

Pour que leur parole soit entendue en haut lieu, les membres de l'association Très Grande Vigilance en Albret avaient organisé hier, à Nérac, une manifestation rassemblant citoyens, élus et associations qui se mobilisent contre le projet de ligne à grande vitesse, LGV, mais qui disent oui à l'aménagement des lignes existantes. Les manifestants avoisinaient les 4000, issus de tous bords professionnels et politiques. Ils se sont déplacés entre autres de Gironde, Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne, Landes, Lot-et-Garonne, Gers pour dire non au désastre environnemental, économique, social et humain, convaincus de l'inutilité de la LGV qui coûterait 10 milliards d'euros, alors qu'un milliard permettrait d'aménager les lignes actuelles. Noël Mamère, en fervent défenseur des transports ferroviaires de proximité, est venu soutenir les associations locales et le collectif d'élus ALT LGV qui va commander une étude s'appuyant sur les préconisations de la Cour des comptes et du Comité d'analyse économique.

(Source : La Dépêche.fr)

07.03.2010

Castelferrus - Agriculture : « Je vais devoir puiser dans mes réserves »

Témoignage. Jean-Paul Fégné agriculteur à Castelferrus.

Il était parmi les premiers à signer la feuille d'émergement de cette assemblée générale, hier matin, à la salle des fêtes de Saint-Nauphary. Agriculteur sur la commune de Castelferrus, Jean-Paul Fégné, 50ans, travaille au quotidien sur 120 hectares de terre qui se partagent entre plantations de céréales et d'ail, ainsi que des kiwis « pour diversifier un petit peu. »

à la tête d'une propriété familiale, « je m'occupe de la ferme avec un employé à mi-temps », Jean-Paul Fégné a adhéré à la FDSEA en 1982 après un passage qui coulait quasiment de source sous la bannière des Jeunes agriculteurs.

Pour ce qui est du quotidien, ce solide quinquagénaire a une idée bien arrêtée : « Cette année qui vient de démarrer, souligne-t-il, va être très probablement, aussi, sinon plus, difficile que celle que nous venons de vivre. »

Et d'expliciter ainsi sa dernière remarque : « Tout ce que nous avons vendu en 2009, nous l'avons pratiquement donné vu les prix bas qui ont été pratiqués durant plusieurs mois. Tout ce que l'on a acheté pour mener à terme nos productions était de plus en plus cher. Pour ma p art, j'ai dû investir pas mal d'argent pour les plantations. Nous vivons en permanence avec de nombreux crédits au-dessus de la tête. Et ils sont de plus en plus difficiles à rembourser compte tenu de l'évolution défavorable des choses. » Après un instant de réflexion, notre interlocuteur poursuit : « la réforme de la PAC à venir ne va pas arranger les choses puisqu'il est prévu de diminuer les aides dans leur globalité. Ce n'est vraiment pas le moment. Pour ma part, je vais devoir déjà puiser dans mes réserves, mais ça ne va pas aller très loin comme ça. Ce n'est pas possible.»

De la contractualisation, Jean-Paul Fégné en a une idée bien arrêtée : « « Pour l'ail, j'ai déjà signé un contrat mais il n'a pas été t respecté. Du prix de départ qui était de 1,70 € le kilo, on en est arrivé en s'alignant sur le prix du marché à 1,40 €. Et, à ce jour, tout ne m'a pas été payé. »

(Source : La Dépêche.fr)

Militants du quotidien !

L'Homme parle - La Crise
envoyé par Marxsdtf. - Regardez la dernière sélection musicale.

 

 

06.03.2010

Montauban - Les agriculteurs répandent les pommes de la colère

L'opération escargot avait un sacré goût de bouchon.

La manifestation d'hier à Montauban a démontré tout au long de son déroulement combien une ville pouvait avoir des problèmes de circulation et friser l'apoplexie routière, quand on commence à freiner la circulation sur un sens de sa rocade autoroutière. Le rassemblement préalable était fixé sur les parkings de la cité de l'agriculture par les responsables de la FDSEA hier matin vers 10 h 30 . Et l'appel avait été lancé plus particulièrement en direction des producteurs de fruits et légumes victimes d'une dérégulation des prix qui parfois est suivie de gestes de désespoir. Ainsi depuis le mois d'octobre 2009 rien que dans le département entre des gestes funestes et des abandons d'exploitations suite à une accumulation de dettes, le monde agricole a encore perdu une dizaine des siens. La crise que traverse le secteur arboricole avec la pomme est d'ailleurs révélatrice car un kilo de pommes acheté en grande surface 1,80 €, dont le coût de revient est de 35 centimes est payé aux producteurs environ 15 centimes. Outre cette colère ponctuelle le monde agricole est très remonté contre les aides accordées qui sont jugées très insuffisantes. Le plan annoncé par le président Sarkozy s'est soldé par un versement moyen de 1 000 € pour 400 seulement des 2 500 exploitations du département. Alors que Nicolas Sarkozy avait promis 1 800 € par UTH....

C'est dire que l'un mis dans l'autre le cortège de la colère qui quittait vers 11 heures la cité de l'agriculture avait bien envie de marquer sa journée au travers d'une opération escargot paralysante. Un tracteur, des fourgons et des semis chargés de pommes (au total pas loin de 60 tonnes) se mettait en tête de ce convoi (fort d'une centaine de personnes) qui à vitesse extrêmement lente allait mettre deux heures pour rallier le péage nord depuis le giratoire des Chaumes. L'effet domino fut rapidement accumula tif et la partie urbaine de l'A 20 fut congestionnée au fil des minutes et des kilomètres. Des centaines d'automobilistes et poids lourds furent prisonniers de cette nasse lente et protestataire. Plus encore dans l'après-midi lorsque les pommes furent répandues sur la chaussée. La première cargaison déversée le fut au rond-point de Fonneuve sur la D820 qui servait de délestage dans les deux sens à l'A 20 entre Caussade et le péage nord. Puis dans l'après-midi les manifestants revinrent vers la ville en se délestant de vieux fruits, impropres à la consommation, à hauteur du giratoire d'Aussonne, puis de celui du Petit- Versailles, avant de larguer le contenu de l'ultime camion au rond-point de Sapiac non loin de la deuxième zone commerciale ciblée. Vers 17 heures tout était fini. Les pompiers et services municipaux nettoyaient les pommes écrasées et en compote des endroits les plus impactés.

(Source : La Dépêche.fr)

05.03.2010

Fronton - La presse du Buguet se déplace

La presse du Buguet, votre dépositaire de «La Dépêche du Midi», se déplace. Patrick et Natacha vous accueillent dès aujourd'hui [ndlr : depuis le lundi 1er mars] au 115, route de Toulouse, face à la maison de retraite, plus près du centre ville avec un grand parking. Dans un nouveau magasin spacieux de 120 m2, qui conserve son même esprit convivial. Vous y retrouverez l'espace café, en plus de la presse, et de la librairie, photos d'identités, recharges cartouches, dépôt pressing, photocopies, recharges téléphoniques, développements numériques et argentiques, fax, piles, livres scolaires romans, BD, mangas...

Les nouveaux horaires : du lundi au samedi, de 6 h 30 à 12 h 30 et de 14 heures à 19 h 30.; les dimanches et jours fériés de 8 heures à 13 heures. Tél. 05 61 82 21 80.

(Source : La Dépêche.fr)

Le secret du "recyclage" d'EDF et Areva


Le secret du "recyclage" d'EDF et Areva
envoyé par gpfrance. - L'info video en direct.

Nérac - la fièvre anti-LGV gagne tout l'Albret

Manifestation samedi prochain dans les rues de Nérac. Sur le terrain, l'opposition à la LGV s'active.

Osant braver la colère à peine voilée des deux ouvriers, Charles D'huyvetter dépose une carte de visite sur la foreuse. Au recto, le sigle de l'association dont il est président, TGV, comme Très Grande Vigilance en Albret. « Ils en ont marre de recevoir des visites ». Dans un champ, sous la pluie et dans la boue, les deux cirés jaune et vert creusent.

C'est l'un des premiers signes visibles des études préalables à la réalisation de la ligne à grande vitesse. Ces explorations du sous-sol ont lieu un peu partout sur le fuseau de 1 000 m rendu public le 11 janvier dernier. « On voit arriver des techniciens », témoigne Catherine Aime, vice-présidente de TGV. « Et parfois, on oublie les références cadastrales. Résultat, les propriétaires des parcelles voient arriver les équipes sans avoir été prévenus ». À Xaintrailles, un riverain leur a réservé un accueil avec le fusil cassé, quand même.

Paramilitaire

D'autres oublis encore, comme l'affichage en mairie d'un arrêté préfectoral qui précise les modalités d'intervention de ces techniciens. En début de semaine, Catherine s'en est plainte auprès d'une mairie. TGV, c'est donc Très Grande Vigilance. Elle est de mise selon les opposants à la LGV entre Bordeaux et Toulouse : depuis quelques semaines, l'organisation est quasi paramilitaire : des correspondants de guerre par commune.

Catherine Aime, Charles D'huyvetter, deux des noms qui défendent l'idée d'une LGV sur la ligne existante, et pas sur une nouvelle. Chef d'entreprise, D'Huyvetter est belge d'origine, n'a rien d'un « gauchiste extrémiste. Je vis ici depuis trente-cinq ans, je ne supporte pas l'idée que l'on puisse défigurer ces paysages ». La semaine passée, les pas d'un cheval l'ont emmené dans le fuseau de 1 000 m, dans les chemins des environs de Vianne, de Xaintrailles, de Feugarolles. « Regardez, même sous la pluie, ce paysage entre frontière des Landes et coteaux est fabuleux. Et on voudrait le détruire ? » Dans l'association, un maçon, un châtelain, des parents, un chirurgien. Catherine Aime est sous label Gîtes de France à Vianne. « Chacun a sa personnalité, apporte ses compétences, le but est commun ».

« Dionisdurousset »

« Samedi, on attend des Basques, mais aussi une délégation d'un collectif « Tours-Bordeaux » qui milite aussi contre la LGV, et depuis huit ans. Ils en sont au Conseil d'État (lire l'encadré). » Au bord de la route pour aller à Vianne, une kyrielle de panneaux. L'association les vend. « La vente permet d'en confectionner d'autres ». L'un marque l'entrée du fuseau, l'autre la sortie un petit kilomètre plus loin. « Regardez à droite. C'est le coteau de Feugarolles. Dans la vallée, il doit y avoir un ouvrage d'art comme ils disent, un viaduc de 30 m de haut qui rejoint l'autre côté, à deux pas du château Naudet.

Celui-là n'est pas classé, le château Trenqueléon l'est, il est à deux pas de ce que les anti-LGV appellent désormais la ligne Dionisdurousset, du nom du député-maire d'Agen et du président sortant du conseil régional, ligotés ensemble sur la voie ferrée par les opposants ». « Le rendez-vous de samedi n'est pas un point final. Nous allons entretenir la fraîcheur de ce mouvement ».

Des casse-croûte pour 3 000

« On a prévu des casse-croûte pour 3 000. » Avec les informations en sa possession hier, Charles D'huyvetter attend une mobilisation à la hauteur des enjeux qu'il pressent pour l'Albret et le département, samedi, dans les rues de Nérac. Le rendez-vous est fixé à 10 h 30 à la gare SNCF, le cortège doit démarrer vers 11 heures « mais on évitera le marché, malgré les rumeurs » explique le président de TGV en Albret. Temps imparti pour la manifestation, environ deux heures. Les responsables des huit associations d'Aquitaine, Midi-Pyrénées doivent prendre la parole avant le déjeuner à la mode gasconne. « Les politiques n'auront pas la parole. Nous revendiquons n'appartenir à aucun camp ».

(Source : La Dépêche.fr)

04.03.2010

La commission Barroso impose la pomme de terre OGM de BASF

Dans l'une de ses premières décisions depuis sa prise de fonction, la nouvelle commission Barroso a autorisé la culture et la commercialisation d'un nouvel OGM, pour la première fois depuis 1998. La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF est enrichie en amidon notamment pour les besoins de l'industrie papetière. Elle contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques. Cet OGM pose un risque inacceptable pour la santé humaine et animale, ainsi que pour l'environnement. Le commissaire à la santé, le maltais Dalli, en charge des questions liées aux OGM, a d'ailleurs dû utiliser une procédure écrite, pour éviter une réunion et un débat des commissaires européens sur le sujet.

Depuis six ans, l'innocuité de cette pomme de terre fait l'objet de controverses scientifiques. Par cette décision, le commissaire Dalli, pourtant chargé de la protection des consommateurs nie tous les débats scientifiques sur les potentiels dangers que représente cette pomme de terre et le fait que l'opinion publique européenne ne veut pas d'OGM.

Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation
L'Organisation Mondiale de la Santé et l'Agence Européenne de Médecine ont alerté sur « l'importance critique » de l'antibiotique affecté par la pomme de terre Amflora, la kanamycine. Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l'environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose. Cette pomme de terre a aussi présenté des difficultés à la très pro OGM Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), dans bon nombre des enquêtes qu'elle a diligentées pour l'autoriser depuis plus d'un an. Une majorité des pays de l'Union Européenne s'est opposée à cette autorisation.

A cause de l'inquiétude d'experts médicaux sur les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques utilisés dans un grand nombre d'OGM, l'Union Européenne a adopté en 2001 une loi qui excluait des autorisations européenne les OGM qui contenaient des gènes de résistance aux antibiotiques.

La France va-t-elle être « contaminée » ou faire barrage à la pomme de terre BASF, comme aux autres cultures OGM ?
Suite à cette autorisation européenne, chaque pays doit maintenant utiliser la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens. En 2008, la France avait mis en place une clause de sauvegarde sur le fameux maïs MON810 de Monsanto, de même que 5 autres pays de l'Union Européenne, dont l'Allemagne.

La France est officiellement exempte depuis février 2008 de toute culture commerciale d'OGM en plein champ. La balle est dans le camp du Ministre de l'environnement, Jean-Louis Borloo, qui doit activer la clause de sauvegarde au plus vite. Il a tous les éléments pour le faire.
La question des cultures OGM en plein champ va se poser à plusieurs reprises cette année. Plus de 50 plantes transgéniques sont en attente d'autorisation en 2010. Parmi elles, plusieurs maïs, dont le MON810, qui pourraient faire leur retour dans les champs français, si l'Europe les autorise et que la France laisse faire.

En savoir plus sur la pomme de terre OGM de BASF (en anglais)

(Source : Greenpeace.fr)

Xynthia : et le Comminges ?

Durement touché, le Luchonnais n'a pas été déclaré en état de catastrophe naturelle. Le président Izard monte au créneau

Après le passage de la tempête Xynthia, qui a balayé la France ce week-end et fait 52 morts selon un bilan qui reste provisoire, la bataille des chiffres commence. Selon une estimation établie par Le Figaro, Xynthia coûterait environ un milliard d'euros aux assureurs.


Les stations de ski de Superbagnères et de Peyragudes balayées par des vents supérieurs à 200 km/h, détruisant habitations et équipements techniques (canons à neige, remontées mécaniques...) ; d'importants dégâts sur les propriétés agricoles, le massif forestier, les réseaux routier et électrique, les équipements communaux ; deux millions d'euros de dégâts déjà chiffrés par la mairie de Luchon... Et pourtant, Bercy n'a pas déclaré le département de Haute-Garonne en état de catastrophe naturelle. À l'Hôtel du Département, depuis samedi Pierre Izard suit l'évolution de la situation. « On surveillait les communiqués du ministère » confie un collaborateur du président du conseil général. Lorsque la liste des départements en état de catastrophe naturelle est tombée, le président du Conseil général étonné de ne pas y voir la Haute-Garonne, a décidé de monter au créneau. Au vu de l'ampleur des dégâts il a adressé hier une lettre à Brice Hortefeux lui demandant d'intervenir au plus vite. « Des communes ont été particulièrement sinistrées, notamment la station thermale de Bagnères-de-Luchon où un touriste a malheureusement trouvé la mort » écrit Pierre Izard. « Je m'étonne dès lors que le département de la Haute-Garonne ne figure pas parmi les départements désignés par l'arrêté interministériel du 1er mars 2010 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle suite à ces intempéries ». Contrairement à la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne, où l'on déplore plusieurs dizaines de morts, la Haute-Garonne n'était pas en vigilance rouge malgré des vents à 150 km/h annoncés dès vendredi sur les Pyrénées.

Les communes sinistrées doivent déposer un dossier en préfecture

Les communes du département ont jusqu'à lundi prochain pour déposer une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. « C'est la procédure normale » assure la sous-préfète Gaëlle Baudoin-Clerc. « Seuls les départements qui étaient en alerte rouge ont pu bénéficier des mesures accélérées et de sommes débloquées immédiatement comme ce fut le cas pour la tempête Klaus en janvier 2009. Cette année la Haute-Garonne n'était pas en vigilance rouge. « Je peux comprendre la réaction du président Izard », poursuit Gaëlle Baudoin-Clerc. La reconnaissance en catastrophe naturelle a une dimension symbolique, elle signifie que le territoire a souffert, au-delà des conséquences concrètes. Mais je souligne que l'état de catastrophe naturelle peut être reconnu dans les jours et semaines qui suivent et nous nous y employons ».

Hier Dominique Bur, Préfet de la région Midi-Pyrénées et de la Haute-Garonne, a invité « les communes ayant été touchées par la tempête Xynthia, à recenser les sinistres (dommages aux biens des particuliers, aux édifices publics, aux exploitations agricoles et forestières, aux réseaux routiers, aux établissements touristiques,...), et à déposer avant le lundi 8 mars, auprès de la préfecture, une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle ». Ces dossiers seront instruits et transmis au Ministère de l'Intérieur dans les plus brefs délais pour décision, assure la préfecture.

2 millions de dégâts à Luchon

Depuis dimanche, les élus commingeois se mobilisent pour sensibiliser Paris aux difficultés rencontrées dans le Luchonnais. On ne saurait oublier que la tempête a endeuillé la station, un touriste étant écrasé par la branche d'un cèdre plus que centenaire. Hier, la municipalité a établi un premier bilan des conséquences de Xynthia. Ils sont évalués à environ deux millions d'euros sans tenir compte des forêts et du domaine privé.

Le maire Louis Ferré, qui a écrit lundi au Premier ministre François Fillon, se voulait, hier, optimiste : « Nous devons recevoir d'ici quelques jours un document officiel qui débouchera, certainement sur quelque chose. » Pour sa part, le député Jean-Louis Idiart s'est rapproché du cabinet d'Alain Marleix, secrétaire d'État aux collectivités territoriales. Lui aussi veut croire que le Luchonnais bénéficiera d'un classement. Car de Superbagnères aux thermes, de mémoire de Pyrénéen on n'avait jamais connu telle tempête dans la vallée.

(Source : La Dépêche.fr)