09.02.2010

Cantines : marre de manger au lance-pierre

Les lycéens demi-pensionnaires manquent de temps pour manger. La FCPE demande une pause d'une heure et demie.

Une grosse demi-heure pour déjeuner à la cantine du lycée, est-ce suffisant ? Pour les parents d'élèves de la FCPE, c'est non. «Selon les établissements nous avons des situations où les lycéens n'ont pas plus de 40 minutes de temps de pause méridienne, observe Pascal Astruc, président départemental de la FCPE. Nous demandons au rectorat, à l'inspection académique et aux chefs d'établissements que cette pause soit d'une heure et demie et que les emplois du temps soient construits en conséquence.»

Avec un taux de demi-pensionnaires voisin de 90 % en Haute-Garonne, l'heure de pause moyenne est une peau de chagrin qu'amputent «la queue au self» et le temps de dépôt des plateaux en fin de repas.

Au lycée polyvalent du Mirail, Jade, Naziha, Sarah, Alexia et Sheherazade, en seconde secrétariat, confirment : «On finit à midi et on reprend à 13 heures tous les jours sauf le vendredi. On n'a qu'une demi-heure pour manger. Et quand on arrive en retard en cours, c'est nous qui sommes en tort».

«On fait la queue pour manger, on attend qu'une table se libère, on fait la queue pour reposer les plateaux, c'est la course pour passer en premier...», raconte Romain, élève de 1e S.

Refondre les emplois du temps ? Pas sûr que les lycéens y soient favorables. Ainsi Alexandre, en 1e ES, fait les comptes : «1 h 30 de pause, c'est bien, mais si c'est pour finir à 18 h 30, ça ne m'intéresse pas.»

Le problème est loin d'être anecdotique. Dans son rapport du 15 décembre 2009, le Conseil économique et social régional s'inquiète et alerte le conseil régional sur le fonctionnement de la restauration dans les lycées : «Il est fréquent que des élèves ne puissent accéder aux repas en raison d'encombrement et repartent en cours sans manger.»

Selon le rectorat, la réforme des lycées devrait permettre d'améliorer une situation insatisfaisante dès l'an prochain.

« Un temps de repas trop faible conduit à gloutonner»

Les conséquences de repas pris à la hâte ne sont pas anodines, explique le nutritionniste Jean-Claude Ringler : « Un temps de repas et de pause relativement faible conduit à gloutonner. L'effet de stress est délétère sur la digestion. Une partie du travail de mastication ne se faisant pas, les conséquences peuvent être des ballonnements, des sensations de lourdeurs majorées par le stress. C'est donc une occasion de prise de poids. On voit aussi les lycéens foncer dès la sortie dans les croissanteries pour combler les manques liés à ces repas pris au lance-pierres avec du gras et du sucre. C'est un problème éducatif qui conduit à fabriquer des obèses.

À plus long terme, l'entreprise reproduisant le même type de schéma, avec des temps de pause plus courts, on consomme des produits tout faits, des produits « déjà mastiqués ». Au-delà du temps de repas - si les lycéens passaient 45 minutes à table ce serait tout à fait acceptable - c'est le temps de pause qui a diminué. En 1 h 30, on a le temps de manger et de marcher un peu après, ce qui facilite la digestion. Au lieu de quoi on passe du travail à table et de la table au travail sans activité physique.

Les effets de ces prises de repas rapides n'ont jamais été mesurés. Mais sans aucune éducation de l'appareil digestif, l'intestin est soumis à des doses d'adrénaline. Ce type d'habitude peut participer à tout ce qui est ulcère gastrique, coliques chroniques ou constipation, des symptômes fréquents notamment chez les femmes. »

Plus de temps l'an prochain

Inspecteur pédagogique régional en charge des établissements et de la vie scolaire au rectorat, Bernard Pallec n'élude pas le problème : « Sur les lycées, nous avons un nombre de demi-pensionnaires très important. L'une des priorités est de ménager au minimum une heure de pause méridienne. Un exercice difficile... Selon le rectorat, le problème devrait être réglé dès la rentrée prochaine : « Avec la réforme des lycées, le volume horaire va sensiblement diminuer. Aujourd'hui nous avons des volumes allant jusqu'à 35- 36 heures de cours par semaine. Dès l'année prochaine, nous serons sur des volumes de 29 h 30 hebdomadaires. Cela laissera des marges de manœuvre beaucoup plus importantes aux chefs d'établissements pour étendre les heures de restauration scolaire. »

(Source : La Dépêche.fr)

LGV - PROCHAINE MANIFESTATION LE 12 FEVRIER 2010

Source : Sauvegarde du Patrimoine de Lacourt Saint-Pierre et de Montbeton

La prochaine manifestation se déroulera devant les bureaux de RFF.
Nous vous attendons le 12 février à 12h à Toulouse à la sortie de métro Compans Cafarelli.

Rappelons que nous serons reçus le 10 février par RFF pour le Tarn et Garonne et le 18 pour le secteur de la Haute-Garonne.
Nous devons faire pression car si un tracé plus à l'ouest semble de plus en plus d'actualité, RFF vient d'annoncer aux élus qu'il n'est pas réalisable sur notre secteur. En effet, la DRIMM n'est plus un problème mais désormais l'argument implacable serait : l'impossibilité de se raccorder au tracé acté du Lot et Garonne. Un problème de courbure est maintenant avancé!!!
L'étude en cours est donc INUTILE car IRREALISABLE.
RFF veut passer en force et espère nous avoir à l'usure.
Nous devons insister car les choses qui étaient impossibles hier (faire une nouvelle étude hors périmètre, passer dans la forêt, passer près de la DRIMM...) ne sont plus vraies aujourd'hui grâce à notre combat et à nos manifestations.
Pourquoi cette nouvelle contrainte ne serait-elle pas, elle aussi, résolue dans quelque temps grâce à notre mobilisation massive?!
Par contre ce qui est sûr, c'est que si nous ne prenons pas tous nos responsabilités en étant ACTIFS, la LGV passera sur nos maisons!!
Nous ne pouvons pas faire le travail à votre place, nous ne pouvons pas avoir de poids sans votre présence aux manifestations!

08.02.2010

Vers une agriculture moins gourmande en pesticides ?

Mesure phare du Grenelle de l'environnement, la réduction des pesticides a été actée avec « si possible », une baisse de 50 % de leur usage dans les dix ans. Une étude de l'INRA publiée fin janvier montre que des marges de progrès importantes sont effectivement réalisables mais qu'une cible de - 30% paraît plus réaliste.

Alors que le recours massif aux pesticides est de plus difficilement accepté, et par l'opinion publique et par les agriculteurs eux-mêmes, est-il concrètement possible d'en réduire drastiquement l'usage comme l'a acté le Grenelle (-50% « si possible » d'ici dix ans) et comme le souhaite la récente directive européenne sur l'utilisation durable des pesticides? C'est à cette épineuse question que se sont frottés 80 experts dans une minutieuse enquête de l'INRA « Ecophyto R&D », entamée il y a quatre ans. La bonne nouvelle est qu'il existe une marge de progression relativement importante : « les travaux montrent qu'une réduction de l'ordre de 30 % du recours à l'échelle nationale serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production », note l'étude. Mais si, pour la FNE, cela montre que «  l'objectif de réduction de 50% est plus que jamais d'actualité », cette cible ambitieuse paraît toutefois difficile à atteindre dans les dix ans. Pour Pascal Ferey, vice président de la FNSEA responsable de l'environnement, elle est d'ailleurs tout simplement « inenvisageable ».

Des gains différenciés selon les régions et cultures

Pour le responsable syndical, les agriculteurs ont déjà fourni un effort important en réduisant le tonnage des substances actives « d'environ 30% depuis une dizaine d'années » (de 99 600 en 2001 à 78 600 tonnes en 2008 selon le syndicat des producteurs de phytosanitaire, l'UIPP). Certes, mais les doses étant plus concentrées, cette mesure reste sujette à caution pour la FNE, qui rappelle que le chiffre d'affaires de l'industrie phytosanitaire est lui, en augmentation constante (2,086 milliards d'euros sur la campagne agricole 2007/2008 contre 1,863 pour 00/01). Et le nouvel indicateur issu du plan Ecophyto, le NoDu (nombre de doses utilisées) n'a pas encore livré ses résultats. « Aujourd'hui il existe quelques milliers d'exploitations (sur les 547 000 que compte la France, ndlr) qui, sans être entrées dans une agriculture biologique, se sont lancées dans une logique de meilleure utilisation des intrants, mais cela reste une frange encore marginale », estime Jean-Claude Bévillard, responsable des questions d'agriculture de la FNE. Difficile donc de savoir où l'on en est véritablement aujourd'hui.

Et il ne faut pas s'y tromper : l'étude n'entend pas forcément prédire l'avenir. Celle-ci « n'est pas à considérer comme une prospective, ni a fortiori une prévision, des changements attendus et de leur rythme », préviennent ses auteurs. Et pour cause, celle-ci se base sur une seule année de référence : 2006. Une année jugée « moyenne » vis-à-vis du climat, de la pression sanitaire et des prix ; et pour laquelle il existe des données statistiques sur les grandes cultures et les vignobles mais pas pour les fruits et légumes. D'où la portée limitée de l'étude. Toutefois, elle a le mérite de montrer ce que pourraient être les conséquences d'un tel bouleversement. Ainsi, les grandes cultures, notamment céréalières, qui occupent 40 % de la surface agricole utile du pays mais consomment 80 % des pesticides vendus chaque année en France, représentent le plus gros potentiel de réduction des pesticides.

Cependant, si une réduction de 40%, voire de 50% des pesticides semble envisageable, il faut s'attendre à s'attendre à une baisse de la production d'environ 6%, voire 15 à 20% pour le colza et la pomme de terre. Et pour certaines régions ou cultures, comme le maraîchage où « les producteurs mettent déjà en œuvre de nombreuses méthodes non chimiques : résistances variétales, greffage, couvertures plastiques du sol, etc. », les marges de manœuvre risquent d'être plus faibles. Toutefois, « les résultats de certains vergers expérimentaux ou de certains professionnels montrent que l'on peut aboutir également dans ces cultures à des réductions d'usage de 50 à 0% par rapports aux cultures intensives », note le MDRGF.

Une sensibilisation par l'expérimentation

L'expérimentation est l'une des clés du succès pour généraliser les bonnes pratiques, semble-t-il. Ainsi, pour la FNSEA et les associations environnementales, le réseau de 3000 fermes expérimentales qui devrait progressivement être mis en place est crucial. « Il faut que chaque exploitant puisse trouver dans sa zone un lieu de validation de ces process agricoles », insiste Pascal Ferey, pour qui « les freins au changement sont aujourd'hui techniques et économiques et non plus psychologiques ». A voir. Pour Jean-Claude Bévillard au contraire, il faut encore sensibiliser et informer l'ensemble des acteurs de la filière, car tous sont loin d'être mobilisés. « La formation des agriculteurs sur le sujet qui devrait débuter cette année pourrait déjà permettre de gagner 20 à 30% sur l'usage actuel », explique-t-il. Et à terme, « des intermédiaires devenant de moins en moins vendeurs et de plus en plus accompagnateurs, donneurs de conseils » pourrait permettre de changer la physionomie de la filière. Un accompagnement qui devra aussi être réalisé avec l'aide financière de l'Etat. Se pose aussi la question de la fiscalité : l'étude mentionne par exemple « l'efficacité d'un système de taxation des pesticides avec redistribution aux producteurs des recettes de la taxe ». Toutefois, « pour atteindre des niveaux de réduction supérieurs à 30 % le niveau de la taxe doit être élevé : supérieur à 100% du prix des pesticides », reconnaissent les auteurs. Inacceptables pour  les agriculteurs qui attendent plutôt des subventions et craignent de voir baisser leur compétitivité au profit des autres pays européens.

(Source : novethic.fr)

LGV Basque : Une médiation qui s'annonce difficile

Marie-Line Meaux, a été désignée lundi par le Premier ministre François Fillon pour assurer la médiation du projet de ligne à grande vitesse au Pays Basque. L'inspectrice générale de l'administration et du développement durable devra composer avec les élus locaux qui demandent une modernisation des voies existantes au lieu d'une ligne nouvelle.

« Rechercher la meilleure intégration possible » de la future ligne à grande vitesse du Pays Basque. C'est la mission qui vient d'être confiée à l'inspectrice générale de l'administration et du développement durable Marie-Line Meaux par le Premier ministre François Fillon. Dans une lettre adressée lundi 1er février au président de la communauté de communes Sud-Pays-Basque Michel Hiriart, le chef du gouvernement assure que la nouvelle médiatrice devra travailler en étroite concertation aussi bien avec « les élus, les associations et la population » qu'avec « Réseau ferré de France (RFF)  ». Marie-Line Meaux a jusqu'en mai pour préciser le projet de ligne nouvelle en vue de sa présentation au comité de pilotage LGV. Cette médiation répond à la demande formulée par les présidents des trois communautés de communes du Pays Basque qui s'opposent à la construction d'une nouvelle ligne, lui préférant une modernisation des voies existantes. « Nous ne parlons pas d'un projet d'intégration d'une ligne nouvelle, mais de la modernisation des voies existantes » a martelé Michel Hiriart, estimant que « la mission ne porte pas tout à fait sur le sujet dont nous voulions parler ». « On l'entendra, elle nous écoutera », a-t-il ajouté à l'intention de Marie-Line Meaux. Le 26 janvier dernier, les trois présidents des communautés de communes étaient en tête d'une manifestation anti-LGV entre Hendaye et Irun en Espagne.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

06.02.2010

Les Français toujours plus nombreux à consommer bio en 2009

AFP - En dépit de la crise, les Français ont été plus nombreux l'année dernière à consommer bio et comptent maintenir le cap dans les mois à venir, selon le baromètre 2009 de l'Agence Bio, publié jeudi.

Ils étaient 46% en 2009 à manger au moins une fois par mois un produit issu de l'agriculture biologique, contre 44% en 2008 et 42% en 2007, relève ce sondage réalisé chaque année pour l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique.

La tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois, 25% des consommateurs-acheteurs ayant l'intention d'augmenter leur consommation et 71% de la maintenir, selon cette enquête.

Les Français sont aussi plus nombreux à vouloir consommer bio en dehors de leur domicile. Ils sont 45% à souhaiter des plats bio au restaurant, contre 42% en 2008 et 43% en 2007.

Sur leur lieu de travail, 41% souhaitent des produits bio à la cantine, contre 38% en 2008. Les distributeurs automatiques devraient également proposer des produits bio pour 37% des actifs, contre 32% en 2008.

Le nombre des enfants à bénéficier de repas bio dans les cantines scolaires est aussi plus important: un tiers d'entre eux y ont goûté en 2009, contre 24% l'année précédente.

Une grande majorité des parents (75%) souhaite que leurs enfants puissent y avoir accès. En moyenne, les parents déclarent être prêts à payer 7% de plus pour un repas à la cantine scolaire avec des produits bio.

De manière générale pour un Français sur quatre, il est normal de payer plus cher la production bio. Et ils se disent prêts à payer en moyenne 11% de plus. Selon de récentes enquêtes publiées dans la presse, les produits bio sont en fait de 50 à 70% plus onéreux.

Les fruits et légumes bio sont les produits les plus consommés (80%) devant les produits laitiers (71%), les oeufs (62%), les produits d'épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%).

Cette enquête CSA a été menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d'un échantillon de 1.015 personnes représentatives de la population française.

(Source : France24.com)

05.02.2010

Ces maires qui disent "OUI au BIO dans ma cantine !"


La France des maires dit "Oui au bio dans ma cantine ! "
envoyé par WWF_France. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Des enseignants sans formation dans les classes à la rentrée 2010 ...

... des conséquences désastreuses pour les élèves

Communiqué de presse commun Crap cahiers pédagogiques, FCPE, UNL.

Enseigner est un métier qui s'apprend ! L'envoi dans les classes de jeunes sortis de l'université sans aucune formation professionnelle, c'est-à-dire pédagogique, est une décision scandaleuse.  Le Crap Cahiers pédagogiques, la FCPE et l'UNL demandent au ministre et aux recteurs de renoncer aux projets actuels et de remettre en chantier la question de la formation des enseignants.

À la rentrée 2010, 10 300 nouveaux enseignants vont être affectés sur des postes à plein temps, quelques semaines après avoir passé un concours de niveau bac+5 portant essentiellement sur des connaissances disciplinaires. Dans le meilleur des cas, ils n'auront eu en guise de formation professionnelle qu'un stage de six semaines en même temps qu'ils préparaient leur concours. Ils vont prendre en charge des élèves 26 h par semaine dans le primaire, de 4 à 18 classes, sur 2 à 4 niveaux d'enseignement selon les disciplines dans le secondaire, ce qui représente un travail considérable de préparation et de suivi.

On leur demande d'emblée d'assurer le même service, les mêmes tâches que leurs collègues expérimentés, et tout cela sans avoir appris sérieusement à préparer des séances de cours, des évaluations, à gérer un groupe d'enfants ou d'adolescents, à réagir face aux problèmes de concentration, de motivation, aux difficultés scolaires de tant d'élèves, à travailler en équipe avec leurs collègues dans les établissements et à gérer les relations parfois difficiles avec les familles !

Quelques-uns s'en sortiront tant bien que mal, et leurs élèves avec eux ; beaucoup seront désemparés au bout de quelques semaines devant les réalités de ce métier si éloignées de leur formation universitaire, débordés par la charge de travail, par les exigences d'un métier très difficile, et certains découragés par cette entrée dans le métier si mal préparée.

Que va-t-on dire aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens, à leurs parents ? Un peu de patience, il apprend le métier « sur le tas » ? L'année prochaine ça ira mieux ?

Comment peut-on croire qu'être excellent en géométrie algébrique ou en littérature médiévale, suffit pour apprendre l'addition et la lecture à des CP, la rédaction à des collégiens, la maitrise des outils de communication numérique à des lycéens ? Imagine-t-on d'envoyer des chirurgiens dans les blocs opératoires après deux épreuves écrites d'anatomie, un oral craie à la main sur la manipulation du scalpel, et trois semaines de stage d'observation ? En leur conseillant simplement d'appeler le collègue d'à côté en cas de problème ?

Jusqu'à cette année, les nouveaux enseignants avaient une année de formation, sur le principe de l'alternance : ainsi dans le secondaire, entre 6 à 8 heures de cours par semaine, accompagnées par un enseignant expérimenté, et des temps de formation en IUFM. Tout le monde s'accordait pour reconnaitre cette entrée dans le métier comme imparfaite, insuffisante, à repenser, à étaler davantage dans le temps. La voilà supprimée d'un trait de plume.

Il n'y a pas beaucoup de certitudes en pédagogie. Mais on peut affirmer sans risque qu'il n'y a pas de bonne École sans de bons enseignants, et qu'on ne transforme pas un brillant étudiant en bon professeur par le miracle d'un avis administratif de titularisation, le temps d'un été. Il est vain de vouloir réformer le Lycée, développer l'accompagnement des élèves, promouvoir l'École numérique, faire acquérir à tous un « socle commun de connaissances et de compétences » si on ne se donne pas les moyens de qualifier les enseignants pour ces missions !

Depuis des années, divers rapports et recommandations, pourtant demandés par le ministère de l'Éducation nationale, se prononcent en faveur d'une formation professionnelle plus longue, plus développée, d'une alternance mieux pensée. Depuis des mois, les organisations professionnelles et les instances des IUFM alertent le gouvernement sur les dangers de ses projets. Aujourd'hui, ce sont les pires choix qui ont été retenus par le ministre, et ce sont les pires modalités qui sont mises en œuvre par certains recteurs. C'est la pure logique budgétaire qui l'emporte, avec un mépris extraordinaire pour les élèves, leurs enseignants, les familles.

En effet, cette réforme n'atteindra qu'un seul objectif en 2010 : la suppression de 18 000 postes dans l'Éducation nationale !

Faire réussir tous les élèves, éduquer de jeunes enfants, les préparer à un monde si complexe, autant de défis majeurs qu'on ne peut laisser au dévouement, à l'improvisation ou au bricolage. Enseigner est un métier qui s'apprend ! L'envoi dans les classes de jeunes sortis de l'université sans aucune formation professionnelle, c'est-à-dire pédagogique, est une décision scandaleuse.  Nous demandons instamment au ministre et aux recteurs de renoncer à de tels projets et de remettre en chantier la question de la formation des enseignants.

(Source : fcpe.asso.fr)

La bataille de l'eau est engagée

L' «or bleu » s'impose comme l'un des enjeux économiques majeurs de ce siècle.

Elle est un bien commun à l'Humanité, comme une perfusion indispensable à toute vie sur terre. Elle génère des milliards d'euros de profit et constitue l'un des enjeux majeurs de ce XXIe siècle. L'eau qui vient à manquer dans certaines régions du monde. L'eau qui fuit et que l'on gaspille en France pour un montant évalué à 2 milliards d'euros en 2009 du fait d'un réseau de distribution vieillissant... L'eau chère, car il faut prélever, traiter, stocker, évacuer, assainir et distribuer... Là ou Véolia (39 %), Suez (19 %) et la Saur (11 %) détiennent l'essentiel du marché. Mais aujourd'hui, s'il est acquis qu'avec une moyenne de 3,09 € par m3, la France fait partie des pays européens qui maîtrisent le mieux le prix de l'eau, de plus en plus de collectivités locales se lancent dans la bataille pour en récupérer la gestion. Castres fait figure de pionnière en la matière, tandis que le département des Landes revendique une gestion de service public depuis 15 ans. A Paris la remunicipalisation totale de la gestion de l'eau (production et distribution) est opérationnelle depuis le 1er janvier 2010 et Toulouse aimerait bien suivre le même chemin...

Ces questionnements, Marc Censi connaît. Non pas en tant que premier Médiateur de l'eau nommé en France, son champ d'action s'arrêtant aux litiges concernant les consommateurs. Mais en sa qualité d'ancien président de la communauté d'agglomération du Grand Rodez. Depuis plus de trente ans, la distribution de l'eau potable y est assurée par une régie directe « parce que nous avions un service technique performant sur le sujet ». Mais l'assainissement a été sciemment placé en délégation de service public. Parce que « nous ne savions pas faire ». Et Marc Censi d'inciter à la prudence : « dans ce débat entre régie directe ou régie privée, il est important de ne pas tomber dans l'idéologie. Chaque cas est un cas d'espèce. Les motivations doivent être tournées vers la défense du bien public » et tenir compte du fait « qu'en France, sur le plan technique de l'assainissement et du traitement de l'eau, nous disposons des meilleurs experts mondiaux ». Sans oublier que les baux emphytéotiques qui liaient autrefois les municipalités aux sociétés fermières sont obsolètes. « Aujourd'hui la mise en concurrence est possible, de même que les renégociations des contrats » ajoute Marc Censi.

Contrairement à certaines régions du monde privées d'eau où le pouvoir est entre les mains de celui qui est à la source, la France reste un pays privilégié parce que toujours généreusement arrosé. Mais déjà, les six agences de bassin que compte le pays ont amorcé leur schéma de protection de zones qui garantiront l'alimentation en eau potable des générations futures.

(Source et dossier : La Dépêche.fr)

04.02.2010

Saint-Rustice - TGV : les opposants se font entendre

«Non au TGV Saint-Rustice sacrifié» l'énorme banderole a barré, pendant toute la matinée de samedi (ndlr : 30/01), l'ex- nationale 20 au niveau de la limite Tarn et Garonne/ Haute Garonne, bien visible de tous les automobilistes détournés à cet endroit. Quant aux habitants opposés à la ligne, ils étaient nombreux à défiler de Pompignan à Saint-Rustice et retour sous les regards des journalistes et caméras de télévision. Banderoles en français, en occitan même rappelaient l'opposition forte des quelques quatre cents manifestants et leur détermination.

Mercredi 27 janvier, l'Assemblée Générale de Saint-Rustice Environnement Sauvegarde a été précédée d'une réunion d'information et d'échanges sur le problème de la Ligne Grande Vitesse.

Dans la foulée, STRES a tenu son A.G.: le conseil d'administration a été élu puis le Bureau. La présidente reste Mme A M Taleux, secrétaire Bruno Lecomte, trésorier Max Moreno.

(Source : La Dépêche.fr)

Journal TLT du 31/01/2010 :

Emploi : les discriminations progressent selon la Halde et l'OIT

La HALDE et l'OIT ont publié le 3ème baromètre sur les perceptions des discriminations dans les entreprises et la fonction publique. Les résultats confirment une hausse du nombre de victimes depuis la première édition, en 2008. L'origine demeure le motif principal, suivi de la grossesse et de l'âge.

Premier domaine de discrimination (50% des saisines), l'emploi fait l'objet depuis 2008 d'un baromètre réalisé par la Halde et l'OIT auprès de salariés du privé et d'agents de la fonction publique. L'édition 2010 montre une nette progression du nombre de victimes : 36 % des salariés du secteur privé affirment avoir subi une discrimination, alors qu'ils étaient 28 % en 2008 et 25 % en 2009. L'origine ethnique reste le motif principal, (32%), suivi de la grossesse (31%), de l'âge (30%), de l'apparence physique (28%), et du sexe (26%).
L'étude, qui met l'accent cette année sur les inégalités hommes femmes, fait un focus particulier sur les femmes "licenciées sans ménagement après avoir révélé leur grossesse". En 2009, 250 femmes dans ce cas ont saisi les prudhommes, et ont obtenu des indemnités allant de 15 000 à plus de 200 000 euros.

Sur les autres critères, les résultats diffèrent entre secteur  privé et secteur public, où après la grossesse, les agents déclarent avoir été victimes de discrimination en raison de leur âge (26%), de leurs convictions politiques ou syndicales et du sexe (22%).
S'agissant des personnes qui ont été témoins de discriminations, leur nombre progresse également de manière très nette dans le secteur privé : 42% en 2010, contre 38% en 2009 et 31% en 2008. 38% d'entre eux citent l'origine ethnique comme principal critère de discrimination observé.
Fait notable, les directions sont citées comme principaux auteurs de discrimination par 46% des salariés du privés, devant leur responsable hiérarchique direct (42%), montrant ainsi que la discrimination peut être le fait d'une organisation et pas seulement d'individus isolés. Un constat qui rejoint celui du harcèlement moral, de plus en plus reconnu comme « organisationnel ».

Forte autocensure

Si la perception des discriminations augmente, l'autocensure reste forte et progresse même depuis 2009. Face à une discrimination, 40% des salariés du privé n'ont en effet rien dit (32% en 2009), ils sont 31% dans les fonctions publiques (27% en 2009). Par ailleurs, ce sont les syndicats qui sont le plus identifiés pour intervenir (68%), la Halde étant citée par 41% des salariés du privé et  le dépôt d'une plainte aux prud'hommes par 38% d'entre eux. Mais en  la matière, c'est surtout un  sentiment de résignation qui domine : 66% des victimes dans le public et 55% dans le privé pensent qu'agir « n'aurait rien changé ». La crainte -de représailles de la part des auteurs ou d'aggraver la situation- est également exprimée par 22% des  victimes dans le public et 28% dans le privé, ainsi que le sentiment d'être démunis, surtout dans le privé (28%).

Comment agissent les entreprises ?

La Halde, qui cherche également à développer depuis sa création en 2005, une approche « collaborative » avec les 250 plus grandes entreprises sur la discrimination, publie les réponses  des 174 d'entre elles qui ont joué le jeu en répondant aux questions de la Halde sur leurs politiques. 
Comme pour les éditions précédentes du guide ( Des pratiques pour l'égalité des chances : que répondent les entreprises à la HALDE ? ), il apparaît que les entreprises pratiquent un certain  décalage entre discours et actions.

« Deux types d'actions sont toujours largement cités par les entreprises : les actions de formation et de sensibilisation sur les discriminations et la conclusion de partenariats pour favoriser l'égalité des chances », souligne la Halde. En revanche, la négociation d'accords sur le sujet, la mise en œuvre de procédures d'alerte interne et la prise en compte de la non discrimination dans l'évaluation des managers,  mais également dans les relations avec les fournisseurs et prestataires,  sont autant de sujets qui « stagnent, voire régressent ». 


S'agissant des discriminations femmes-hommes, la Halde souligne ainsi « qu'en dépit d'un arsenal législatif important et de nombreuses ressources et outils à disposition, les inégalités de situations entre les femmes et les hommes restent marquées ». Actuellement, les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes et le temps presse car d'ici décembre 2010, les écarts de salaire H/F doivent disparaître conformément à la loi du 23 mars 2006. Les entreprises ont encore beaucoup à faire : parmi les 174 entreprises ayant répondu à la Halde, 83 ont signalé la signature d'un accord sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes soit seulement 48%, alors même qu'il s'agit d'une obligation légale ; 16 seulement possèdent le Label Egalité (soit 11%) ; et 27 ont signé la Charte de la parentalité lancée en avril 2008 (16%).

(Source : novethic.fr)

Ville durable : Les entretiens du Certu s'ouvrent à Lyon

Le centre des congrès de la cité universitaire de Lyon accueille pour deux jours les entretiens du Certu dédiés à la ville durable. Plus de 700 élus, techniciens, professionnels, associatifs, chercheurs... sont attendus pour échanger autour de thèmes aussi divers que les mobilités urbaines, la lutte locale contre le changement climatique, la maîtrise d'ouvrage immobilière ou encore la biodiversité.

Le Certu organise à Lyon à partir de ce mardi 2 février deux journées d'entretiens consacrés à la « ville durable, stratégies, méthodes et savoir-faire : pour quels besoins ? pour répondre à quelles attentes ? ». Le Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques dépend du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer. Ses études sont destinées à l'Etat, aux collectivités, aux entreprises publiques ou privées chargées de missions de services publics. Son activité est centrée sur la statistique, les études et enquêtes, l'expérimentation et l'innovation technologique, la production de logiciels dans ses domaines de compétence. Au cours de ces deux journées lyonnaises, plusieurs personnalités sont annoncées, dont la commissaire générale au développement durable Michèle Pappalardo et le secrétaire d'Etat chargé du logement et de l'urbanisme Benoist Apparu. Ces entretiens dédiés à la ville durable s'adressent aux élus, aux techniciens des collectivités et de l'Etat, aux professionnels (bureaux d'études, opérateurs privés de services publics, chercheurs, étudiants...). Ils traiteront tout autant des problématiques liées aux déplacements urbains, qu'à la gestion locale du changement climatique et de la prévention des risques, qu'à la maîtrise d'ouvrage immobilière ou qu'à la biodiversité.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

03.02.2010

Rythmes scolaires : L'école ne swingue pas Bio !

« Efficacité de notre système éducatif et santé des enfants en lien avec une perturbation de leurs rythmes biologiques » sont les deux objets d'observations du rapport adopté par l'Académie Nationale de Médecine (ANM) le 19 janvier. Une condamnation sans appel des rythmes scolaires imposés aux élèves français.

« Si on met l'enfant au centre de la réflexion sur le temps scolaire il faut prendre en considération l'apport des rythmes biologiques ». Avant de développer leurs conclusions, les rapporteurs de l'Académie, les professeurs Yvan Touitou et Pierre Bégué rappellent le premier des préalables aujourd'hui occulté. « L'enfant n'est pas au centre de la réflexion. L'aménagement du temps scolaire prend en compte de nombreux facteurs sociaux, économiques, politiques, pédagogiques. » Les « partenaires » consultés agissent en fonction d'objectifs différents, souvent opposés.

Quelles conclusions ?

La crédibilité du rapport s'appuie sur les divers travaux scientifiques concernant les rythmes biologiques, l'impact de l'organisation du temps scolaire sur la santé et sur les résultats des élèves. Le rapport atteste que « la préservation de ses rythmes biologiques et psychophysiologiques est donc indispensable à la bonne santé de l'enfant qui dépend, entre autre, de la qualité de son sommeil dans sa durée et sa régularité. » Les conclusions et recommandations de l'Académie de Médecine s'organisent autour de données biologiques établies. En premier lieu le sommeil. « La mauvaise qualité du sommeil a pour corollaire une altération des capacités d'apprentissage entraînant une faible réussite scolaire pouvant aller jusqu'au retard scolaire, des troubles d'anxiété, de dépression et du comportement (violence, hyperactivité, ...). » Préconisation : retarder l'entrée en classe pour prendre en compte la fatigue de l'enfant en début de matinée, en organisant notamment des activités calmes. Ce qui est plus nécessaire encore pour celui dont le temps de sommeil n'est pas respecté. Concernant « l'activité intellectuelle et la vigilance », elles sont en baisse en début de matinée et d'après-midi. La semaine de 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi) est pointée du doigt parce qu'elle « s'accompagne d'une désynchronisation avec diminution de la vigilance de l'enfant les lundi et mardi », et jeudi et vendredi. Le week-end est trop long, comme la deuxième coupure du mercredi. Les journées de 6 heures sont aussi trop longues. L'ANM rappelle ensuite les « périodes difficiles », en automne et en hiver vers fin février, la fatigue est plus importante. Le « bruit et la vie à l'école » sont aussi cités comme facteurs aggravants. Le « stress et le surmenage scolaire » dus aux programmes pléthoriques sont notamment dénoncés.

Quelles recommandations ?

Celles « destinées aux décideurs » suggèrent pour commencer d'introduire « la notion d'hygiène de travail respectant leurs rythmes ». En tenant compte des rythmes de performances journaliers le rapport recommande d'enseigner « les matières difficiles aux moments d'efficience scolaire reconnus, en milieu de matinée et en milieu d'après-midi. » A l'école primaire, l'Académie pointe du doigt « le rôle néfaste (...) de la semaine dite de 4 jours sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine liées à une désynchronisation liée au week-end prolongé. » Des études attestent de plus grandes performances mnésiques des enfants après un week-end d'un jour et demi au lieu de deux. La semaine scolaire devrait s'organiser « sur une journée moins longue (5h par exemple et sur une semaine de 4 jours et demi ou 5 jours comme dans la plupart des pays européens, en proposant 1 h d'études dirigées en fin de classe l'après-midi). » Le collège est, de son côté, invité à revoir les emplois du temps. Leur traitement « est actuellement le même, quelle que soit la classe (de la 6ème à la 3ème), sans tenir compte de l'âge de l'enfant ». Quant au calendrier annuel, des périodes de 7 à 8 semaines de classe alternées avec des périodes de 2 semaines de vacances, permettraient de rééquilibrer les trimestres de l'année scolaire. L'Académie recommande entre 180 et 200 jours de classe par an, avec des journées moins longues, au lieu des 144 dans les conditions actuelles. Elle préconise enfin la Création d'un « Observatoire des rythmes de l'enfant ».

Réactions

La suppression du samedi matin à la rentrée 2008 mise en oeuvre sans concertation par Xavier Darcos, a conduit à la mise en place de la semaine de quatre jours dans 98% des écoles de France. Les conclusions de l'ANM sont une pierre supplémentaire à l'unanimité scientifique sur ces questions. Des chercheurs avaient déjà alerté en 2008 des dangers de la nouvelle organisation de la semaine scolaire. Le SNUipp (syndicat majoritaire des écoles) et la FCPE (première fédération de parents) avaient dénoncé l'absence de réflexion et les motivations gouvernementales étrangères à l'intérêt de l'enfant. Ils sont aujourd'hui les premiers à réagir. Alors que le ministère répond de manière embarrassée que chaque école a choisi son organisation de la semaine, le SNUipp demande à ce dernier « de cesser de se défausser » et souligne « la nécessité d'une remise à plat de l'organisation de la semaine et de la journée scolaires » dans le cadre d'un « dialogue approfondi » avec tous les acteurs. « La FCPE attend le lancement du véritable débat sur les rythmes, (et) s'attachera à ce que des décisions concrètes soient prises pour mettre fin aux aberrations pédagogiques et de santé actuelles ».

Les parents aussi

Les parents devront d'ailleurs entendre les « recommandations » faites à leur encontre par l'ANM : informer l'enfant de l'importance du sommeil et veiller à ce que celui-ci soit suffisant et régulier, restreindre à moins de deux heures par jour le temps passé devant un écran, pas de télévision avant le coucher, ni console de jeu, ni télé dans la chambre, aménager le temps périscolaire pour des activités structurées culturelles et sportives. En pointant de cette manière le rôle des parents, l'ANM veut-elle rappeler que tous les enfants ne sont pas égaux à leur entrée à l'école et donc que certains sont encore plus vulnérables dans le cadre d'une organisation scolaire foncièrement irrespectueuse des rythmes biologiques de l'enfant ? Et si nous parlions éducation durable.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

02.02.2010

Revue de Presse des vins de Fronton

Communication de la maison des Vins de Fronton

Fronton a terminé l'année 2009 en mettant en ligne son nouveau site internet. Actualité, revue de presse et toutes les informations sur l'appellation sont disponibles sur ce site : www.vins-de-fronton.com

Pour cette première lettre d'info, voici un extrait de la revue de presse de nos vins !


Fronton, Reconnu dans les guides des meilleurs Vins de France !

Château Bouissel, Château Laurou, Château Viguerie de Beulaygue, Château le Roc et Château La Colombière deviennent les ambassadeurs de Fronton

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Les vins de Fronton parmi les meilleurs crus de l'année

La Croix de l'Agneau du Château de Viguerie Beulaygue Et le Coste Rouge du Château la Colombière élus Parmi les 400 meilleurs crus de l'année.

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Robert Parker découvre 3 nouveaux domaines de Fronton

Si Fronton se targue aujourd'hui de la venue de nouveaux vignerons, il semble que cette nouvelle génération de vins ait l'amabilité de la Presse. Une fois de plus, Fronton apparait dans les grands guides.

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Un fronton athlétique - Le monde

le monde fronton « Nous, nous aimons beaucoup les demis d'ouverture vifs et espiègles... Il y a du soleil, et de la joie de jouer dans son bouquet, avec les notes classiques de violette d'un raisin bien mûr...

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Fronton dans Mariane

fronton dans MarianeVoila un appelation qui pourrait pourtant donner quelques leçons à des AOC plus immodestes. Les vignerons de fronton ne sont pas prétentieux, mais beaucoup de leurs vins sont agréables et d'un bon rapport qualité/prix.

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Fronton dans Cuisines et Vins de France

Fronton cuisine et vins de france Cuisine et Vins de France nous révèle 2 pepites du vignoble de Fronton : la cuvée Coste Rouge du Chateau la colombière et la cuvée Croix de l'agneau du Domaine Viguerie de Beulaygues...

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Chateau Bouissel dans Le Monde

Chateau bouissel dans SUD-OUEST - Château Bouissel, Fronton Classic -rouge 2008
Le vignoble, dont la moitié est plantée en cépage autochtone, la négrette, est en conversion biologique. Elles donnent un rouge équilibre, harmonieux avec une finale longue et élégante.

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01.02.2010

LGV: La Granda Vergonha !

Ce commentaire laissé cette nuit sur notre blog concernant les projets de LGV permet de remettre un problème de fond sur les rails, c'est pourquoi vous le retrouvez en 1ère ligne !

Merci à Jean d'avoir mis les pieds dans le plat, car les politiques se sont bien gardés d'assumer tout débat public et toute décision après celle de RRF de reporter au mois de mai (... après les régionales ?!? ...) le choix du tracé dans la section Tarn-et-Garonne et Haute-Garonne.

Le débat public, la transparence des décisions, l'écoute de tous les acteurs avec équité, ... l'action après concertation participative, oui, cela se fait couramment dans les associations mais certainement pas dans les domaines de la Politique et de l'Economie où la notion de Pouvoir prédomine.

Franck Laborderie-Cavada

 

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L'objectif de la LGV Sud Europe Atlantique : relier Toulouse à 3 heures de Paris. Si le projet proposé permettrait de relier plus vite les grandes villes du Sud Ouest, ce serait au prix d'un massacre environnemental et d'un investissement complètement démesuré pour au final, économiser quelques dizaines de minutes sans trop savoir si nous en avons vraiment besoin.

Un des arguments censé aller dans le sens de la LGV est la fameuse mobilité. Avec la LGV, on va plus vite et un travailleur peut ainsi étendre son territoire potentiel d'emploi. Cet argument est en totale contradiction avec la société que nous voulons bâtir. Il semble plus judicieux en effet de rapprocher le travail de l'homme, de vivre et travailler au pays et non pas vivre à moitié au pays et devoir aller travailler plus loin.

Si la grande majorité des médias ne s'intéressent qu'à la date de mise en service des futures LGVs, d'autres questions sont cependant plus intéressantes à poser : Qui va payer ?

Ces projets coûtent cher, et si l'Etat s'engage à financer les études, il ne garantit rien quant au financement des travaux. Les collectivités territoriales déjà endettées n'arrivent pas à maîtriser la gestion des TERs mais promettent que leur engagement pour les LGV ne sera pas un obstacle aux trains régionaux. Qui peut le croire ?!

A qui la LGV est utile ?

Ces projets, comme la majorité des projets d'infrastructures, sont annoncés comme indispensables à la bonne marche de la population, mais jamais on ne lui demande son avis. Et pourtant les rares référendums effectués par des associations basques anti-LGV ont démontré une opposition profonde à ce qu'ils nous présentent comme l'avenir d'une société moderne.

Cette « modernité », nous n'en voulons pas, où que ce soit et quel que soit le tracé choisi. S'opposer à la LGV ce n'est pas s'opposer au progrès mais choisir une autre façon de vivre et de se déplacer. En rénovant les lignes existantes et en ré-ouvrant les lignes ferroviaires locales qui prospéraient il y a quelques dizaines d'années dans toute la Gascogne et le Languedoc, nous abandonnons la logique de rentabilité imposée par l'Etat et mettons véritablement le train au service de la population.

Ainsi l'alternative à la LGV s'inscrit dans une alternative globale à la société actuelle, cette société capitaliste qu'il est temps de détruire.

Nous voulons vivre et décider au pays ! Non aux LGVs !

Libertat.org

29.01.2010

Demain, la maison sera verte

Le salon de la maison qui revient ce week-end au parc des expositions met l'accent sur les énergies renouvelables.

À partir du 1er janvier 2013, seules les constructions économes en énergie pourront obtenir un permis de construire. La norme de la consommation en énergie sera inférieure à 50 kW/m2 par an (45 kW/m2 dans notre région) au lieu de 250 kW en moyenne aujourd'hui. Labellisée BBC (Bâtiment à basse consommation) la « maison de demain » sera trois fois moins gourmande qu'aujourd'hui. Pour atteindre ce label obligatoire les techniques existent. « On sait le faire aujourd'hui, avec un surcoût de 10 à 15 % par rapport à une construction traditionnelle », indique José Delgado, président départemental de l'Union des Maison Françaises. « Un surcoût largement récupéré si la construction obtient le label BBC grâce au crédit d'impôt, prêt à taux zéro de 20 000 €, les aides des collectivités ». Le salon de la maison fait donc une part de plus en plus importante aux énergies renouvelables et aux nouvelles techniques qui permettent de limiter au maximum la consommation d'énergie.

Thermographie aérienne

La maison à énergie positive, qui produirait plus d'énergie qu'elle n'en a besoin n'est pas encore à la portée de tous, mais on s'en approche. Par exemple, en installant des panneaux solaires sur le toit de sa maison et un ballon de stockage on peut économiser jusqu'à 80 % de sa consommation d'eau chaude. Un chauffe-eau solaire pour 4 personnes coûte entre 5 000 et 6 000 €, mais les aides de l'État, tels que le crédit d'impôt permettent d'alléger la facture (de 40 % en moyenne).

En pleine explosion, le photovoltaïque attire énormément de fabricants, français et étrangers. Ces systèmes qui convertissent les rayons lumineux en courant électrique ont évolué. Une des nouveautés présentée au salon est la tuile photovoltaïque qui s'intègre directement sur la charpente d'une maison neuve.

D'autres secteurs émergent tels que la « thermographie aérienne » : le diagnostic des déperditions énergétiques d'un bâtiment réalisé par un technicien à bord d'un ULM ! On découvrira aussi ces nouvelles techniques d'isolation écologiques. Des panneaux en fibre de bois par exemple, qui permettent de calfeutrer la maison par l'extérieur, tout en la relookant.

À voir au salon

Le salon de la Maison de Demain et des Énergies Renouvelables regroupera ce week-end au parc des expos 120 exposants dont 75 spécialistes en énergie et une quinzaine de constructeurs. Au cœur du salon, un pôle d'information fait le point sur les nouvelles techniques à mettre en œuvre pour construire une maison économe en énergie : isolation, pompes à chaleur, photovoltaïque, géothermie, domotique, éoliennes, etc.

Le particulier trouvera au salon des infos relatives au financement : prêts à taux zéro, pass foncier, crédits d'impôt, aides des collectivités pour les primo accédants ; des solutions pour la rénovation ; des projets de programmes et lotissements communaux...

Du 29 au 31 janvier. Vendredi de 14 heures à 19 heures, samedi et dimanche de 10 heures à 19 heures, Parc des expositions, hall 4. Entrée 5€. Entrée gratuite à télécharger sur www.salonmaisondemaintoulouse.com/

(Source : La Dépêche.fr)