15.03.2010

1 million contre les OGM

Message d'Avaaz.org :

La Commission Européenne vient d'autoriser la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union Européenne pour la première fois depuis 12 ans!

Cédant au lobby pro-OGM, la commission a ignoré l'avis de 60% des Européens qui estiment que nous devons d'abord établir les faits avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et notre environnement.

Une nouvelle initiative permet à 1 million de citoyens européens de présenter officiellement des propositions de loi à la Commission Européenne. Rassemblons un million de voix pour demander un moratoire sur les plantes OGM jusqu'à ce que la recherche soit menée à terme. Cet appel sera remis au Président de la Commission Européenne Barroso. Signez la pétition et faites suivre ce message à vos amis et vos proches:

http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=51...

Les associations de défense des consommateurs, de l'environnement, de la santé publique et les syndicats paysans se mobilisent depuis longtemps contre l'emprise exercée par les multinationales productrices d'OGM sur l'agriculture européenne. Les préoccupations liées à la culture de plantes génétiquement modifiées incluent: la contamination des cultures biologiques et du reste de l'environnement; l'impact sur le climat en raison d'un besoin excessif en pesticides; la destruction de la biodiversité et de l'agriculture locale; et enfin les effets des plantes OGM sur la santé.

Certains Etats membres de l'Union ont fait part de leur vive opposition à la décision prise il y a quelques jours et qui autorise la culture de la pomme de terre produite par BASF et de variétés de maïs Monsanto. L'Italie et l'Autriche s'y opposent et la France a demandé la poursuite de la recherche scientifique.

Il n'y a toujours pas de consensus quant aux effets des OGM sur le long terme. Et c'est l'industrie des OGM, faisant passer le profit avant la santé publique, qui finance la recherche scientifique et influence le cadre réglementaire. C'est pour cela que les citoyens européens réclament l'indépendance de la recherche et davantage de tests et de précautions avant que ces plantes ne soient dispersées dans la nature.

Aujourd'hui, "l'Initiative Citoyenne Européenne" donne à 1 million de citoyens européens la possibilité de soumettre à la Commission Européenne des propositions de loi et nous offre une chance unique de contrer l'influence des lobbyistes.

Faisons entendre 1 million de voix pour obtenir un moratoire sur l'introduction de plantes génétiquement modifiées en Europe et mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche et la régulation des OGM. Signez la pétition maintenant et diffusez largement l'appel:

http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=51...

Avec détermination,

Alice, Benjamin, Ricken, Raluca, Luis, Graziela et toute l'équipe d'Avaaz.

Plus d'information:

Dernier sondage Eurobaromètre 2008 'Attitudes des citoyens européens vis-à-vis de l'environnement', page 67

L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause, Le Monde

Retour sur l'autorisation de la pomme de terre Amflora, Inf'OGM

OGM et pesticides - un bilan désastreux, Greenpeace

Résumé du Rapport d'Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (IAASTD), incluant des préoccupations sur l'usage des OGM

Les méthodes de management de plus en plus critiquées

Les cadres ont de moins en moins confiance dans les pratiques managériales qu'ils sont eux même chargés de mettre en place. C'est le constat que dresse la CGT cadres (Ugict) dans son baromètre annuel « réalité cadres » et dont l'exemple le plus tragique reste France Telecom. Face à ces dérives, l'Ugict défend un « management alternatif » qui commence à trouver un certain écho chez quelques patrons et futurs managers.

Face à la crise et la mise en lumière des problèmes humains liés au travail, les pratiques managériales auraient-elles changé, voire se seraient-elles améliorées? Malheureusement non, déplore l'Ugict-Cgt (union générale des ingénieurs, cadres et techniciens) à l'aune de la dernière vague de son baromètre « Réalité cadres », réalisé par l'institut CSA. Pour 40% des cadres interrogés, elles se seraient même détériorées. Ainsi, si près du 2/3 des cadres jugent que les méthodes de management pratiquées dans leur entreprise ou administration sont « bonnes » pour l'organisation ou ses clients, ils sont seulement 48% à garder un tel jugement pour les salariés, soit 7 points de moins qu'en 2008, date de la précédente vague. En cause notamment, des prises de décisions du management sans que l'information nécessaire n'ait été apportée, des sollicitations permanentes empiétant sur la vie privée ou des critères d'évaluation jugés arbitraires et, surtout, des objectifs jugés trop élevés voire irréalisables (+5 points par rapport à 2008). A ce rythme, 84% des cadres avouent éprouver du stress, et ce de manière fréquente pour la moitié d'entre eux.

Déconnexion et démotivation

Parallèlement à cela, on sent une grande démotivation due en partie à une rémunération insuffisante ou au manque de reconnaissance, mais surtout à l'incompréhension des pratiques mises en place : 52% des cadres interrogés jugent que le système d'évaluation existant dans leur entreprise n'est pas pertinent (+9 points) et beaucoup s'inquiètent des choix stratégiques opérés par leurs dirigeants (30%, soit 7 points de plus qu'en 2008) alors même qu'ils estiment que des alternatives existent. Ce scepticisme est particulièrement important dans le secteur public où 53 % redoutent une mauvaise orientation, ce qui peut notamment s'expliquer par le lot de réformes en cours...A noter aussi que plus de la moitié des cadres affirment que leur éthique personnelle entre régulièrement en contradiction avec les choix et pratiques réelles de leur entreprise.

« Tous les clignotants sont au rouge quant aux capacités de mobilisation des cadres par les directions d'entreprise. On sent même une contestation à la hausse de la gouvernance globale dans les entreprises, et ce d'autant plus chez les jeunes et les femmes, qui rappelons-le sont de plus en plus nombreux et représentent l'avenir des cadres », commente Marie-Josée Kotlicki, secrétaire générale de l'Ugict-CGT.

L'exemple France Télécom

Si le constat de ce baromètre ne paraît pas vraiment surprenant, il pourrait néanmoins faire réfléchir les directions d'entreprises. Car il trouve son illustration très concrète, et exacerbée, dans l'alarmant cas de France Télécom où les suicides n'ont toujours pas cessé. Le rapport d'étape récemment publié -« à marche forcée »- par le cabinet Technologia en fait foi. On y trouve les pires erreurs de management, dont les notions de base semblent même parfois avoir été oubliées : management à la fois pressurisant et absent, opacité des systèmes de promotion, non pertinence des indicateurs pourtant pléthoriques, absence de visibilité sur le devenir professionnel, perte de sens du travail, incohérence entre les valeurs affichées et les pratiques du groupe, non respect des obligations légales de la part des Ressources Humaines...

Le rapport est particulièrement sévère pour ces dernières, pourtant clés en matière de management. Mais le malaise pourrait bien être généralisé à l'ensemble du territoire car selon Marie-José Kotlicki, « ces derniers mois, nous observons une forte montée des adhésions des cadres des ressources humaines. Ils ont deux préoccupations majeures : d'une part l'externalisation croissante des RH et d'autre part le fait d'avoir à gérer la crise de façon incohérente et contradictoire puisqu'on leur demande à la fois de réduire les coût salariaux en favorisant le départ de salariés qualifiés -dont de hauts potentiels qui partent avec les plans de départs- et de préparer la sortie de crise ! Ils se tournent donc vers les syndicats pour trouver des points d'appuis et des alternatives. »

Pour un management « alternatif »

Et c'est bien ainsi que veut se faire entendre l'Ugict. La section cadre de la CGT vient de publier un livre de constat et de propositions pour un management « alternatif »* - et donc plus humain - ainsi qu'une « Charte pour l'encadrement » qui est actuellement débattue dans les entreprises. « Les gens sont surpris de voir les mots « CGT » et « management » côte à côte, et c'est vrai que c'est nouveau, qu'il a aussi fallu imposer ces idées au sein de la CGT », reconnaissent les secrétaires généraux de l'Ugict, Marie-José Kotlicki et Jean-François Bolzinger. Mais leur constat semble juste et leurs propositions commencent à susciter l'intérêt de certains acteurs économiques.

« De nombreux professeurs d'écoles de commerce nous sollicitent. Nous travaillons par exemple avec l'Ecole de management de Paris et l'on est intervenu à HEC, mais le problème reste de convaincre les directeurs d'écoles qui nous ferment les portes », expliquent-t-ils. Les deux secrétaires généraux ont aussi été contactés, en off, par de grands patrons et font la tournée des entreprises pour présenter leur vision du management. « Nous avons été très bien accueillis dans l'aéronautique par exemple : une grosse entreprise du secteur vient ainsi de faire traduire notre charte en anglais pour en discuter avec l'ensemble de ses fournisseurs, affirme Marie-José Kotlicki. Cependant, alors que le comité central d'entreprise de France Télécom nous avait invités à débattre, la direction a refusé arguant du fait qu'elle n'accueillait « aucune manifestation sans rapport avec l'activité de l'entreprise »... »

* « Pour en finir avec le Wall Street management », Marie-José Kotlicki et Jean-François Bolzinger, les éditions de l'Atelier, 2009.

(Source : Novethic.fr)

13.03.2010

Les grèves se multiplient en SSII

Après les syndicats d'Atos Origin, c'est au tour de ceux de Sodifrance et de Segula d'appeler à la grève. Au cœur des revendications : les salaires, mais aussi la remise en cause des RTT. Va-t-on assister à une multiplication des mouvements sociaux comme en 2008 ?

Chez Segula, la journée de grève se tenait hier. Il s'agissait, pour les différentes organisations syndicales, d'exprimer « leur mécontentement et leur désaccord quant à la politique menée » par la direction de ce spécialiste de la R&D externalisée. Selon Ladépêche.fr, les préoccupations portaient sur les menaces sur l'emploi, notamment lors des périodes d'intercontrat, et sur le pouvoir d'achat. Avec pour revendication, une revalorisation des salaires de 3,5 %.

Chez Sodifrance, la CFDT et la CGT appelaient, elles, à un débrayage aujourd'hui. La direction de cette SSII de 900 salariés souhaiterait revenir sur l'accord de réduction de temps de travail signé en 2008. Rognant, selon la CFDT, jusqu'à six jours de RTT en fonction du calendrier et du nombre de jours fériés tombant en semaine. A l'origine, le texte de l'accord, refusé par l'ensemble des syndicats, prévoyait aussi le recours au chômage partiel et la sortie des temps de pause du temps de travail effectif.

 (Source : pro.01net.com)

Segula : grève pour le pouvoir d'achat

La surprise était grande hier à Blagnac en voyant banderoles, drapeaux et un rassemblement d'une cinquantaine de personnes devant l'entreprise Segula (N.D.L.R., bureau d'études dans l'aéronautique et le spatial). « La plupart de salariés de l'entreprise Segula travaillent sur les sites clients, explique l'un d'eux, et du fait de leur statut précaire, certains n'ont pas pu nous rejoindre ». Allusion aux contrats de chantiers, « directement copiés sur les formules du BTP, associés à une tâche, et prolongés ponctuellement selon les charges ».

Cette précarité est au centre des préoccupations, notamment lors des périodes d'intercontrat, avec perte des heures au-delà des 35 heures et menaces sur leur emploi, même sous l'affichage recherche et innovation. « Nos chèques déjeuner sont même refusés par la cafétéria d'Astrium, là où on travaille », explique ce jeune, très craintif pour l'avenir, « notre donneur d'ordres n'ayant pas de perspectives au-delà de l'été ».

Les salariés réclament une augmentation de 3,5 % des salaires, de 1 € des chèques déjeuner, la généralisation de la compensation à 90 % du salaire pendant toute la durée du chômage partiel, et la fin des mauvaises pratiques sociales génératrices de précarité.

La direction a écouté les doléances et renvoyé aux discussions dans les instances représentatives des 5 600 salariés au plan national (170 en région toulousaine).

(Source : La Dépêche.fr)

Autre article sur le sujet :

Sodifrance : la CFDT apppelle les salariés à la grève le vendredi 12 mars

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12.03.2010

Les informaticiens d'Atos Origin dans la rue

Les salariés de la société informatique Atos Origin dénoncent un gel des salaires et des conditions de travail dégradées. Chaque site français du groupe était en grève hier après-midi. À Pessac, où l'on dénombre 575 salariés, ils étaient près de 200 à battre le pavé, de leurs locaux du Parc d'activités du Haut-Lévêque jusqu'au centre financier de la Poste, à l'appel de la CFDT et de la CGT.

« Les salaires n'augmentent pas, alors que le groupe enregistre des bénéfices, et nous sommes de plus en plus pressurisés, avec des journées à rallonge sans contrepartie », grogne Christian Escach, délégué CGT. Résultat : « À Pessac, il y a eu treize départs depuis le début de l'année. » Des ingénieurs de haut niveau qui partent à la concurrence pour une meilleure paye. « Nous réclamons une augmentation générale de 162 euros par mois », poursuit le syndicaliste.

Histoire de rajouter à la rancoeur des informaticiens, leur PDG Thierry Breton est l'un des mieux payés du secteur. « Il touche 27 fois plus que le salaire moyen d'un employé », précise Annie Hêches, de la CFDT. Également inquiets de la stratégie offshore du groupe, notamment au Maghreb et en Inde, de nombreux employés pessacais ont décidé d'arrêter le travail à 17 heures pile, chaque mardi et jeudi. En attendant que la situation se débloque au niveau de la direction nationale.

(Source : Sud-Ouest.com -Auteur : Thomas Saintourens)

4 mars : Etat des mobilisations

Blois : Rassemblement de 130 salariés. Article dans la République du Centre.
Bordeaux - Pessac : 200 personnes ont manifesté sur la voie publique pendant 1 heure en direction des sites clients les plus proches. La manifestation a été précédée par la lecture d'une déclaration. Des journalistes du Sud-Ouest se sont déplacés. Beaucoup de collaborateurs sont grévistes pour la 1/2 journée. Une délégation rencontre en ce moment la direction. (15h25). Article dans Sud-Ouest.
Cournon : 45 salariés se sont rassemblés devant l'agence, une discussion s'est engagée autour de revendications nationales et locales. Une délégation a ensuite rencontré la direction locale. La Montagne devrait faire paraître un reportage demain. Article dans La Montagne.
Daumesnil : La moitié des salariés se sont mis en grève. Une petite délégation s'est rendue à Nanterre.
Haussmann : 60 salariés se sont rassemblés sur le boulevard.
Metz : 1/3 des effectifs d'Atos Metz s'est mobilisé le 4 mars après midi. Manifestation durant plus de 2h devant l'immeuble d'Atos en interpellant les passants.
Meylan : 400 salariés ont manifesté à Meylan entre Innovallée et le site d'Atos. Nous nous sommes arrêtés devant les batiments de RollsRoyce et "Orange labs". Une délégation a
a rencontré la direction locale qui n'a apporté aucune réponse concrête et s'est engagée à remonter les informations auprès de la direction générale. Nous nous sommes dispersés vers 15h00. Le JT de France3 régionale a rendu-compte de notre mouvement ainsi que la presse locale.
Nanterre : 150 salariés se sont rassemblés tour Horizon. L'ensemble des salariés se sont ensuite rendus à l'étage de la direction. En l'absence de propositions de celle-ci, nous avons refusé d'entendre une nouvelle fois le discours de la direction, les discussions ayant déjà eu lieu. Nous avons ensuite échangé avec l'ensemble des salariés des suites à donner au mouvement.
Nantes - Saint-Herblain (Infogérance, Intégration) : Une centaine de salariés se sont rassemblés à 14h00 devant l'immeuble PASCAL. Une délégation a été reçue par la direction qui n'a apporté aucune réponse.
Orléans (Infogérance, Intégration, TPI) : Une centaine de salariés se sont rassemblés à 9 heures. Une distribution de tract s'est organisée sur l'avenue des droits de l'homme, nous avons eu un excellent accueil. Ensuite, nous avons fait le tour des sites et constaté que les bâtiments étaient quasiment vides. Enfin une délégation s'est rendue auprès de la direction qui n'a apporté aucune réponse. Article dans la République du Centre.
Rennes-Cesson (Infogérance, Intégration, Worldline) : 150 salariés se sont rassemblés à 13h30 heures devant l'entrée de Métropolis. Selon nos comptages, le nombre de grévistes est plus élevé du fait de la dispersion des sites et prestation clients. Article dans Ouest-France.
Seclin, Wasquehal (A2B, Infogérance, Intégration, Worldline) : A 11h00, accueil d'une délégation d'Atos Worldline Belgique. 300 salariés se sont rassemblés sur le site de Seclin. La grève a été plus large et le service n'a pas été assuré (100% de grévistes) sur certains projets (TMA Kits, Dalkia, Systèmes Mainframe, BT Open). Article dans la voix du Nord et France3.
Sophia : Rassemblement de 50 salariés.
Suresnes, Manhattan, Les Miroirs : 300 salariés se sont rassemblés devant le site des Miroirs. Une délégation a rencontré le DRH Groupe M. Simon. Celle-ci s'est heurtée à une fin de non recevoir, la direction ne voulant pas changer sa politique salariale ni en montant, ni en orientation (augmentations générales). Concernant la formation, la direction a pour objectif d'atteindre 5 jours de formation en moyenne. Elle dit vouloir représenter des plans de formation calibrés sur cet objectif.
Toulouse (Infogérance, Intégration) : 450 salariés se sont rassemblés en assemblée du personnel, puis nous sommes partis en manifestation sur la rocade. Le JT de France3 régionale a rendu-compte de notre mouvement.
Villeurbanne (Infogérance, Intégration) : 120 salariés se sont rassemblés devant le bâtiment LIPS. FR3 a fait un reportage et la direction a demandé un droit de réponse.

(Source : intersyndicale ATOS Origin France)

Dialogue social - Les entreprises s’adaptent aux nouvelles règles de représentativité syndicale

Les entreprises semblent s'accomoder de la réforme de la représentativité syndicale. Du côté des syndicats qui ont perdu leur représentativité, la résistance s'organise.

Les entreprises s'adaptent plutôt bien aux nouvelles règles de la démocratie sociale ; les syndicats, un peu moins. Un an et demi après l'adoption, le 20 août 2008, de la loi "portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail", le bilan d'étape de cette réforme, qui doit aboutir à une recomposition du paysage syndical en août 2013, diffère fortement selon que l'on se place du point de vue des DRH ou de celui des syndicats.

La plupart des craintes exprimées par les premiers ne se sont pas concrétisées. Les implantations de nouveaux syndicats, rendues possibles par l'ouverture du premier tour des élections aux organisations non représentatives, sont rares. « Nous ne constatons pas de créations massives de syndicats, du fait de la faiblesse du vivier de militants », constatait Charles-Louis Molgo, chef du bureau des relations collectives du travail à la Direction générale du travail du ministère, au cours d'un colloque organisé en janvier par l'Association française des relations professionnelles (Aferp).

Blocage des négociations

Certains craignaient que la négociation collective ne se grippe, voire se bloque, après l'application - le 1er janvier 2009 - des nouvelles règles de validité des accords d'entreprise, désormais conditionnée à une double majorité d'engagement (signature par des syndicats pesant 30 % des suffrages) et de non-opposition (50 %).
Le prochain bilan de la négociation collective du ministère du Travail, publié en général en milieu d'année, devrait donner les premières indications.

Deux précisions sont, cependant, à noter. Le droit d'opposition, qui existe depuis 2004, n'a pas fait baisser le nombre d'accords d'entreprise signés chaque année. Par ailleurs, les cas d'entreprise où la signature d'accords est impossible, du fait que les syndicats représentatifs ne pèsent même pas 30 %, parce que le paysage syndical est complètement éclaté, ne peuvent qu'être rarissimes, même si cette situation est possible arithmétiquement.

Impact

Reste la question de l'impact du nouveau système, organisé autour des élections, sur la culture de négociation des syndicats. « Les organisations syndicales ne vont-elles pas privilégier une approche de court terme ? », s'interroge, ainsi, Philippe Lemauff, DRH de Teleperformance.
(...)

Lire la première partie de l'enquête en pdf : "L'entreprise s'adapte aux nouvelles règles de représentativité syndicale"

(Source : WK-CE.fr)

FREESCALE - Rassemblement : Le 19 mars 2010 à 9h00 devant le TGI de Toulouse

Par CGT FSL Toulouse, mercredi 10 mars 2010

Les responsabilités de Freescale :

La direction de Freescale, inféodée aux fonds d'investissement qui possèdent l'entreprise depuis 2006, conduit l'usine de Toulouse à la fermeture.

Ce massacre industriel va se solder par 821 licenciements d'ici fin 2011.

Cette entreprise a réalisé 40 millions d'euros de bénéfices en 2009, malgré la crise.

La caisse de Freescale monde est bien remplie avec 1,36 milliards de dollars.

Elle recrute des intérimaires pour faire des stocks, elle annonce des heures supplémentaires le lundi de Pâques et envisage la possibilité d'autres heures supplémentaires pour fermer l'usine le plus tôt possible.

Cette direction refuse d'assumer la responsabilité sociale de ses décisions qui ne sont pas justifiées. Les licenciements de 236 salariés en novembre 2009 et de 821 salariés en 2011 sont uniquement liés à des choix stratégiques pour augmenter les bénéfices déjà conséquents de Freescale.

Freescale ne propose aucun reclassement sérieux,  Freescale fait du vent en promettant un CDI pour tous les licenciés. Les chiffres du chômage, en augmentation et d'un million de chômeurs en fin de droit en 2010, démontrent l'inconsistance de ses promesses. Ce plan de licenciement n'apporte aucune solution sérieuse pour les personnes menacées de licenciement. Malgré cela, la direction tente un passage en force et refuse toujours toute négociation

La répression envers les salariés qui se défendent :

Dès la fin du mouvement de grève de 5 semaines en septembre/octobre 2009, la direction a fait pleuvoir les lettres d'avertissement.

Un gréviste a été licencié pour faute lourde (non démontrée). Ce licenciement a fait l'objet d'une transaction.

Un délégué syndical a été placé en mise à pied conservatoire et placé sous le coup d'une procédure de licenciement pour des motifs inconsistants. L'inspection du travail a rejeté la demande de licenciement.

Un autre délégué syndical a fait l'objet d'une demande de licenciement dans le cadre d'un PSE qui ne le concernait pas, pour supprimer toute représentation CGT, CFDT au CE et liquider le dernier élu cadre de la CGT. Là aussi il y a eu rejet de l'inspection du travail.

Ce même délégué fait l'objet d'une nouvelle tentative de licenciement économique. Cela malgré le refus précédent de l'inspection du travail.

Une salariée, impliquée dans la lutte, est mise à pied et licenciée pour des motifs insignifiants. Sa demande de transaction pour au moins conserver le bénéfice des indemnités de départ dues dans le cadre du PSE reste à ce jour lettre morte.

Les comportements et choix de l'entreprise sont inacceptables. Freescale malgré ses beaux discours d'éthique, de responsabilité et de respectabilité a des pratiques de patron voyou. Freescale sacrifie nos vies, notre santé, pour tenir ses objectifs de suppression d'emploi pour faire toujours plus de bénéfice. C'est la lutte de l'humain contre les profits à 2 chiffres.

NON A LA REPRESSION, NON AUX LICENCIEMENTS !

Rassemblement le 19 mars devant le TGI de Toulouse à 9h00.

Tous ensemble !

Pour se défendre contre nos directions et en solidarité

avec les salariés de Freescale

11.03.2010

FREESCALE : Mise en danger de la santé des salariés et licenciement

COMMUNIQUE DE PRESSE CGT FREESCALE

 

Aujourd'hui, mardi 9 mars 2010, s'est tenu un CE suite à la demande de licenciement d'un délégué par la direction de Freescale.

La direction tente une deuxième fois de licencier ce délégué CGT.

Une première demande de licenciement économique avait été refusée par l'inspection du travail. La direction veut aujourd'hui le licencier, ce qui lui permettrait d'éliminer à la fois le dernier élu CGT au CE et le dernier représentant cadre de  la  CGT dans  l'entreprise,  en  le  rattachant artificiellement au plan de licenciement du secteur de R&D téléphonie avec lequel il n'a rien à voir.

Les votes lors de ce CE ont été clairement dictés par la direction.

Des soi-disant syndicalistes sensés représentés les intérêts des salariés, votent majoritairement pour le licenciement d'un représentant élu par les salariés.

Ce procédé inadmissible de Freescale, qui par ailleurs se targue d'éthique, est dans la logique répressive de la direction qui cherche à terroriser les salariés à coup de sanctions et de licenciements pour   les   dissuader   de   poursuivre   leur   lutte   contre   les   821 licenciements annoncés. Des salariés sont traumatisés suite aux procédures de licenciement en cours à Freescale, et aux menaces qu'ils subissent au quotidien de la part de chefs d'équipes...

Il s'agit d'une véritable mise en danger délibérée de la santé des  salariés. Cet état de fait est confirmé par le fort taux d'arrêts de travail et de prise d'anxiolytiques par de nombreuses personnes de l'entreprise.

Nous espérons que les conséquences dramatiques qu'on a pu déplorer dans des entreprises comme Renault ou France Telecom n'arriveront pas à Freescale.

Nous ne laisserons pas la direction nous détruire.

Elle nous nuit suffisamment par les effets de sa politique de licenciements massifs.

Depuis 2007, 521 personnes ont perdu leur emploi à Freescale, et 821 postes sans parler des emplois induits, doivent encore être supprimés d'ici fin 2011.

Cela suffit à nos ennuis.

La CGT, le 9 mars 2010

Télécharger le Communiqué de Presse.pdf à diffuser !

Pour en savoir plus : site de la  CGT Freescale

Plans sociaux dans l'industrie : le pire est à venir

Dossier de La Dépêche du Midi (du 10/03/2010)

Les conflits sociaux se multiplient dans le secteur. Et l'avenir est loin d'être radieux, avec des carnets de commande désespérément vides.

La méthode Coué a ses limites. Derrière nous, la crise, comme le prétendent en manière d'incantation des dirigeants politiques ou d'entreprises ? A en juger la floraison de conflits sociaux, pas sûr. L'industrie, poumon économique de la région, emploie 43 000 personnes en Haute-Garonne. Bernard Ourmières, le vice-président de la CCI chargé de l'industrie ne cherche pas à agiter le chiffon rouge mais s'appuie sur des indicateurs aussi fiables qu'inquiétants pour l'affirmer : « 2010 sera pire que 2009. Quand j'entends dire qu'on sort de la crise, je reste sans voix. Les carnets de commande sont vides, il n'y a plus aucune visibilité. En 2009, nous étions encore sur des queues de commande, c'est terminé. »

« On arrive à l'os »

Et que les chiffres de Pôle Emploi affichent des -45 % d'inscriptions pour licenciements ou fin de contrats d'intérim (lire par ailleurs) ne changent rien à l'affaire : « Avec la rincée qu'on a connue ces derniers mois, heureusement que le rythme baisse. Parce qu'on arrive à l'os, là ! », commente Bernard Ourmières.

En attendant, les conflits qui s'ouvrent, perdurent ou s'éteignent (lire ci-dessous) peuvent être classés en deux grandes catégories : ceux qui touchent des entreprises que la crise menace réellement de disparition et ceux qui touchent des entreprises rentables, profitables, mais où le partage du gâteau jugé est jugé inéquitable. Cela touche surtout les grands groupes, constate Bernard Ourmières qui juge morbide et inappropriée l'opposition entre actionnaires gourmands et salariés frustrés : « Deux logiques débiles s'opposent : celle de l'actionnaire qui veut tout, tout de suite, et celle du salarié qui veut tout, tout de suite. En temps de crise, les deux devraient s'entendre sur une pause, pour laisser l'argent dans l'entreprise, lui permettre d'investir pour passer le cap. »

En chiffres

+ 0,8 %. En janvier 2010, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 0,8 % en un mois en Haute-Garonne.
+ 1,1 %. C'est l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans dans la région Midi-Pyrénées (+ 17,5 % sur un an) au mois de janvier.
+ 1 %. L'augmentation du nombre de chômeurs de plus de 50 ans (+ 23,6 % sur un an).
+ 18,9 %. L'augmentation du nombre de chômeurs catégorie A en un an.
57300. Fin janvier, Pôle Emploi comptait 57300 demandeurs d'emplois dans le département, contre 48200 à la fin du mois de janvier 2009.
- 45,2. En pourcentage, la diminution des entrées pour de fins de mission d'intérim.
- 43,7. En pourcentage également, c'est la baisse des entrées à Pôle Emploi pour licenciements économiques.

Thalès

Activité. Équipementier aéronautique.
Adresse. Thalès Avionics, 105, avenue du général Eisenhower à Toulouse.
Thalès Services, 105, avenue du général Eisenhower à Toulouse.
Thalès Alenia Space, 26, avenue Jean-François-Champollion à Toulouse.
Nombre de salariés. 870 (Avionics) ; 520 (Services) ; 2 300 (Alenia Space).
Les raisons du conflit. La politique salariale. Au regard des dividendes distribués aux actionnaires (200 M€ en 2009, 100 M€ en 2010), les salariés demandaient une augmentation « pas inférieure à 3 % ». Ils n'ont obtenu que 2 %.
Durée du conflit. Un mois (les premières assemblées générales ont eu lieu le 8 février).
Où en est-on ? Pour la direction, « les négociations salariales sont closes ». Pas pour les syndicats qui ont annoncé une nouvelle journée de grève demain jeudi, avec manifestation devant le siège du groupe Thalès à Neuilly.

Labinal Groupe Safran

Activité. Conception, production et installation de système de câblages électriques, ingénierie et technique associées sur les marchés aéronautiques, spatiaux et de défense.

Adresse. Avenue Grimaud à Blagnac.

Nombre de salariés. 500 à Villemur-sur-Tarn.

Les raisons du conflit. Les salariés dénoncent des transferts de charges vers le Maroc ou le Mexique. Ils demandent le rapatriement de cette charge en France pour assurer le plein-emploi. Ils souhaitent l'embauche des intérimaires dont les contrats ne sont plus renouvelés à cause des baisses de charges. Ils estiment également que le niveau de la politique salariale doit être mis en adéquation avec « les excellents résultats de l'entreprise » soit une hausse de 2.5 %.

Où en est-on ? La direction a proposé une augmentation de 1.9 % pour 2010. Insuffisant pour les salariés dont 400 d'entre eux ont manifesté hier devant le siège de l'entreprise à Blagnac. Leurs élus ont refusé de se mettre autour de la table et exigé que la direction leur réponde devant les manifestants. Le mouvement se poursuit.

LIEBHERR Aérospace

Activité. Équipementier aéronautique.
Adresse. 408, avenue des Etats-Unis à Toulouse.
Nombre de salariés. 970 sur le site, plus quelques dizaines d'intérimaires.
Les raisons de la colère. La politique salariale et sociale. Pas d'embauche donc une augmentation de la charge de travail, et une hausse des salaires en inadéquation avec les résultats de l'entreprise, dénoncent les syndicats.
Durée du conflit. Trois semaines et demie.
Où en est-on ? Le mouvement social a été suspendu. Les négociations salariales ont abouti à 1,2 % d'augmentation générale et 0,7 % d'augmentation individuelle avec prime à la participation. Insuffisant pour les syndicats qui souhaitaient 100 € de plus par personne (+3,8 %).
Le tout dans un contexte où le chiffre d'affaires est en hausse permanente et que les actionnaires ont récolté 23 M€ de dividendes en 2009, les négociations salariales.

FREESCALE

Activité. conception et fabrication de composants électroniques (Ex-Motorola)

Adresse. Toulouse, 134, avenue du Général Eisenhower

Effectif. Début 2009, 1 650 salariés à Toulouse.

Les raisons du conflit. Annonce en avril 2009 d'un plan de fermeture en 2011 de la fabrication qui emploie 800 personnes et 230 personnes dans la conception de puces pour la téléphonie mobile.

Où en est-on ? Un plan de sauvegarde de l'entreprise a été mis en place (PSE). Les licenciements ont concerné dans un premier temps les 236 salariés de la téléphonie. Actuellement, le PSE touche les 821 emplois de l'unité de production. A terme il ne restera à Freescale Toulouse que 600 personnes travaillant dans la recherche et conception de puces électroniques.

Les raisons de la colère ? Les syndicats (CGT, CFTC et CFDT) sont mobilisés depuis plusieurs mois (grève, débrayages, recours justice) pour obtenir des indemnités de départ décentes. La Direction s'est engagée pour aider chaque salarié à retrouver un emploi en CDI. (Formation, reclassement, cabinet d'accompagnement...)

SEGULA Technologies

Activité. Bureau d'études dans l'aéronautique et le spatial. Sous-traitant d'Airbus.

Adresse. 5, avenue Albert-Durand à Blagnac.

Nombre de salariés. Environ 70 personnes pour Airbus, et 100 sur le pôle spatial.

Les raisons du conflit. L'échec des négociations annuelles obligatoires. L'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO déplore « la mauvaise application de la loi TEPA puis sa suppression », et une proposition de hausse de salaires inférieure à l'augmentation du coût de la vie.

Où en est-on du conflit ? Au début. L'intersyndicale a appelé à une journée de grève demain jeudi. Une manifestation est prévue à 8 h 45, au siège de l'entreprise à Blagnac. Les syndicats demandent une augmentation générale de 3,5 % pour éviter de perdre du pouvoir d'achat. Ils demandent par ailleurs la généralisation de l'Activité partielle de longue durée, avec 90 % du salaire net pendant toute la durée du chômage partiel, utilisé dans le secteur d'activité de Segula Technologies. En tant que sous-traitant d'Airbus, l'entreprise est en effet soumise aux trous d'air que traverse l'aéronautique. Les syndicats formulent une autre revendication : l'augmentation des chèques déjeuner de 1 € par chèque avec abondement de 60 % de la part de l'employeur.

Fournié Grospaud

Activité. Fournié Grospaud, située à Labège-Innopole, est une entreprise référence dans les domaines des infrastructures, du tertiaire et de l'industrie Elle a été rachetée par le groupe Vinci Énergie Sud-Ouest à la fin des années 1990.

Effectif. environ 80 salariés dont 26 monteurs.

Les raisons du conflit. Jeudi 4 mars, les délégués syndicaux ont soumis à la direction régionale leur requête, à savoir une augmentation de 1 € brut de l'heure. Une demande refusée, la direction leur proposant une hausse de 1 % du salaire. « A raison de 152 heures de travail mensuel, 1 % cela fait 20 €brut de plus par mois en moyenne ici. 1 € de l'heure, cela fait 120 € brut de plus. Nous avons alors accepté de revoir notre copie en proposant 0,80 € brut. Vendredi soir, la direction n'a de nouveau pas accepté notre sollicitation » expliquait Norbert Fourment, délégué syndical CGT, pestant contre les raisons de cette réponse négative : « Cette augmentation pouvait couler Vinci. Quelle honte. » La direction a tenu à ne jamais faire de commentaires sur ce conflit. Depuis le 1er mars et hier encore, 20 des 26 monteurs étaient en grève illimitée.

(Laurent Conreur)

PRAXAIR

Activité. Fabrication de composants électroniques passifs (métaux purs et précieux)

Localisation. Toulouse, 66 boulevard Thibaud

Effectif. non communiqué

Les raisons du conflit. Annonce d'un plan social concernant un quart des salariés de cette entreprise américaine basée à Toulouse qui réalise 40 % de son chiffre d'affaires en exportant vers l'Europe. Le reste des exportations est destiné au marché américain et asiatique.

Selon la CFDT, il s'agit d'une réorganisation structurelle et stratégique qui prévoit de transférer les trois quarts de l'activité industrielle actuellement réalisée à Toulouse, aux USA et en Asie.

Les raisons de la colère : craintes pour la pérennité des emplois, avec risque d fermeture du site toulousain à moyen terme.

Où en est-on : journée de débrayage ce mardi 9 mars

Un espoir pour la Mie Occitane

Les salariés de La Mie Occitane, de Villemur-sur-Tarn, pensaient être fixés sur leur sort, hier, à la sortie du tribunal de commerce. Ils devront attendre le 1er avril pour réellement connaître l'avenir de leur société placée en redressement judiciaire. Le tribunal a en effet mis en délibéré sa décision afin de permettre au mandataire de se donner du temps pour... trouver un éventuel repreneur. C'est effectivement cette piste qui est aujourd'hui explorée « avec beaucoup d'espoirs », confiait hier le directeur de la production, Philippe Bergeal. L'usine qui fabrique les célèbres cheveux d'ange et du pain de mie bio saura alors si elle peut poursuivre son activité. Nul ne sait à ce jour quelles sont les chances réelles d'aboutir.

Sanofi-Aventis

Activité. Sanofi-Aventis : Recherche et développement pharmaceutique.
Adresse. Toulouse, 195, Route d'Espagne
Effectif. 703 salariés en janvier 2010
Où en est-on ? 92 postes supprimés avec 21 départs en retraite et 71 en cessation anticipée en cours (chercheurs et administratifs). Des mobilités internes et des départs volontaires.
Le site va perdre 15 % de ses effectifs d'ici avril 2010 selon l'Intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et Sud Chimie.
La direction s'est engagée à ne pas diminuer les effectifs mais n'exclut pas une mobilité des salariés entre les différents autres sites importants du groupe en France. Elle a donné la garantie de conserver sur le site toulousain de Sanofi-Aventis 600 emplois d'ici à trois ans.
Les raisons du conflit. Les stratégies de la nouvelle direction France Sanofi-Aventis articulées sur un projet de restructuration (Transforming) qui tend à supprimer en 2010 entre 1300 et 1500 postes dévolus à la recherche dans le groupe.
On ne peut garder une recherche innovante, performante sans faire appel à de nouveaux talents estiment les syndicats qui s'alarment pour l'avenir des jeunes.

10.03.2010

Quid du « plan déchets » pour la période 2009-2012 ?

Sur le site de l'AMF (Association des Maires de France), nous trouvons l'article suivant : 

Le «plan déchets» pour la période 2009-2012 vise à «mettre en œuvre les engagements du «Grenelle de l'environnement»

La secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie a présenté hier en conseil des ministres une communication relative au «plan déchets».
Ce plan gouvernemental sur la gestion des déchets pour la période 2009-2012 vise à «mettre en œuvre les engagements du «Grenelle de l'environnement», qui fixent comme objectifs prioritaires la réduction de la production de déchets et le développement du recyclage et de la valorisation.»
Il prévoit :
- une réduction de 7% de la production de déchets ménagers et assimilés par habitant sur les cinq prochaines années;
- une augmentation du taux de recyclage porté à 35% en 2012 et à 45% en 2015 pour les déchets ménagers, à 75% dès 2012 pour les déchets des entreprises et les emballages;
-une diminution des quantités de déchets partant à l'incinération et au stockage, de manière à réduire les nuisances sanitaires et environnementales.
Pour atteindre ces objectifs, cinq axes d'action sont retenus:
«- des mesures de sensibilisation et d'information à destination des citoyens et des collectivités locales, ainsi que la mise en place progressive d'une tarification incitative ;
- l'extension à de nouveaux types de déchets des éco-organismes permettant aux fabricants, importateurs et distributeurs de certains produits d'assumer de manière collective la responsabilité de la collecte sélective, puis du recyclage des déchets qui en sont issus;
- la valorisation des déchets organiques, qui représentent 25% des déchets ménagers;
- l'encadrement de la quantité des déchets incinérés, l'adaptation de la fiscalité sur les outils de traitement et des mesures pour améliorer l'information sur les sites de stockage et d'incinération;
- un meilleur recyclage des déchets du secteur du bâtiment et des travaux publics, dont plus d'un tiers n'est pas valorisé.»


Le plan d'actions sera, a précisé la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, «doté de moyens renforcés. Sur les trois ans à venir, soit de 2009 à 2011, l'évolution de la taxe générale sur les activités polluantes sur les incinérateurs et les décharges, modulée à la baisse pour les installations à haute valeur environnementale, devrait dégager 570 millions d'euros qui seront intégralement versés à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Après une phase transitoire de montée en puissance en 2009, le Gouvernement s'engage à ce que dès 2010, l'ensemble des actions engagées par l'ADEME dans le domaine des déchets soit au moins égal au montant de ces nouvelles recettes.»

(Source : Association des Maires de France)

Retrouvez le « plan déchets » sur  le site de l'ADEME dont voici un court extrait ... :

"... pour soutenir le plan Grenelle déchets

Dans ce contexte, l'agence a engagé une refonte de son système d'aide déchets. Dès 2009, le dispositif d'aide en vigueur a été assoupli et complété par quelques ajustements afin de soutenir plus fortement les actions de prévention et d'aider à la mise en œuvre de la redevance incitative. "

... mise en oeuvre d'une redevance incitative ... aujourd'hui, qu'on soit vigilant ou pas, écolo ou pas, en symbiose avec l'environnement ou pas, outillé pour alléger nos ordures ménagères ou pas (compost), adepte de la déchetterie ou pas, la facture des déchets sur la redevance ne baisse pas !

L'apport volontaire des citoyens bénévoles ne servirait-il pas plutôt à engraisser des sociétés telles que Véolia ?

Ce plan, bien que retranscrit sur le site de l'Association des Maires de France, reste sur le terrain une belle leçon de théorie.

A quand la pratique ?

Franck Laborderie-Cavada

Fronton - Communitat Valenciana Midi Pyrénées

La Comunitat Valenciana en Midi-Pyrénées tenait sa première assemblée générale. Le président Juan Giner annonçait à l'assemblée que l'association était reconnue par décret de loi du 28 janvier, comme centre culturel international par le gouvernement de la province de Valencia.

Assistaient à cette assemblée, Jacqueline Coquet adjointe au maire, M.Fandos délégué européen et président du centre culturel valencien du Rhône, les responsables de radio Espana en Occitanie, ainsi que la vice-présidente de la Casa d'Espana en Toulouse, une soixantaine d'adhérents et de sympathisants.

Le programme 2 010 s'annonce déjà riche en rencontres, des contacts sont pris avec des associations sportives, des échanges dans le cadre scolaire sont en discussion avec le collège Alain Savary et une commune de la région de Valencia, à concrétiser aussi l'organisation de voyages culturels.

Le 28 mai à Chults se déroulera le congrès de Las Communidades Valencianas Européennes. Fronton et Midi-Pyrénées seront représentés par Juan Giner et Patrick Catalan. Pourquoi pas le prochain congrès européen à Fronton ? Le bureau de l'association a été constitué comme suit : Président Juan Giner, vice-président Patrick Catalan, trésorier F. Catalan, trésorier adjoint J. Parlouche, secrétaire Mme Catalan, taire adjoint F. Mallach.

(Source : La Dépêche.fr)

09.03.2010

Paysans : la coupe déborde

La nouvelle loi sur l'eau qui va restreindre l'irrigation provoque la colère des agriculteurs qui convergent aujourd'hui (ndlr : 8/03/10) sur Toulouse.

Alors que le Salon de l'agriculture vient tout juste de fermer ses portes dans un contexte de crise sociale et économique extrême pour les paysans, une fronde gronde dans les campagnes. La loi sur l'eau (lire ci-dessous), qui va imposer d'importantes restrictions en matière d'irrigation, fait monter le monde agricole au créneau. Une grogne qui prendra la forme, dès ce matin, d'une manifestation interrégionale d'envergure à Toulouse. La Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes Agriculteurs appellent en effet à manifester ce matin dans la Ville rose pour protester contre cette réforme.

Selon les organisateurs, pas moins de 2000 agriculteurs venus d'une quinzaine de départements devraient saturer le trafic autour et dans Toulouse. Les tracteurs viendront de tout Midi-Pyrénées, mais aussi de l'Aude, du Lot-et-Garonne, de Dordogne et même de Poitou Charentes. Deux rassemblements sont prévus à 9 h 30 ce matin. L'un au MIN, marché d'intérêt national situé au nord de Toulouse. L'autre à la coopérative Sica Rouquet de Pinsaguel. Les deux cortèges doivent ensuite démarrer vers 11 h 30 et ont prévu de converger vers la préfecture de région à 13 h 30. Là, une délégation doit être reçue par le préfet de région. Les agriculteurs annoncent des « actions démonstratives ». Un tuyau d'irrigation pourrait ainsi être mis en place pour « arroser » la place Saint-Étienne.

Du côté des pouvoirs publics, plusieurs mesures ont été prises pour assurer la bonne marche du convoi. Quelque 200 policiers vont être mobilisés à la fois pour gérer la circulation sur le périphérique et pour encadrer les manifestants.

À l'origine de cette grogne, il y a le projet d'une nouvelle procédure d'autorisation de prélèvements d'eau. Selon les agriculteurs, celui-ci conduirait en effet à une perte moyenne d'un tiers des prélèvements en Midi-Pyrénées, et jusqu'à 70 % dans certains cas. Inacceptable pour les 1 200 irrigants concernés par ce projet des pouvoirs publics.

La FRSEA évoque des répercussions directes sur l'emploi : « Selon les estimations réalisées, sur les 240 000 emplois que fournit l'agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d'irrigation menaceraient directement de 5600 à 8400 emplois. »

La manifestation des agriculteurs vient s'ajouter à une première « visite » en octobre dernier. Le retour à la normale est attendu en milieu d'après-midi.

(Martin Venzal)

Trois questions au Président de la FDSEA de la Haute-Garonne

Yvon Parayre : « Cette loi menace plus de 5 000 emplois »

Ils sont maraîchers, horticulteurs, arboriculteurs, cultivateurs de maïs ou de soja et on les appelle les irrigants. En Haute-Garonne, ils sont 1 200 à dépendre des quotas d'eau, autrement dit de la quantité maximale autorisée pour irriguer leurs champs ou leurs jardins. Ce matin, dans les rues de Toulouse, ils distribueront aussi des fruits et des légumes de deux sortes, certains rabougris par manque d'eau, d'autres bien arrosés et plus appétissants. Questions à Yvon Parayre, président de la FDSEA de la Haute-Garonne.

Vous voilà dans la rue alors que le Salon de l'agriculture vient de fermer ses portes. Quel est le but de cette démonstration de force ?

La gestion de l'eau. C'est un bien que l'on doit partager entre l'État, les collectivités territoriales, l'agence de l'eau, l'agriculture, les industriels et aussi les particuliers. Or, la nouvelle loi sur l'eau menace surtout les agriculteurs en leur imposant des économies drastiques. Dans quelques mois nous devrons économiser 30 % à 50 % sur les volumes dont nous avons pourtant besoin et c'est dramatique.

Quelles seront les conséquences pour les irrigants ?

Une étude en cours sur le bassin Adour-Garonne prévoit la disparition à terme de plus de 5 000 emplois, voire davantage, dans l'agroalimentaire. Quand on sait que l'agroalimentaire représente 100 000 emplois en Midi-Pyrénées et que c'est le premier employeur devant l'aéronautique et le tourisme, c'est aberrant. Mais que peut-il se passer d'autre, si on nous ferme le robinet. Un jardin sans eau ne produit plus rien. Les particuliers qui se tournent de plus en plus vers le jardin pour faire pousser leurs légumes le découvrent rapidement.

Vous avancez des solutions. Expliquez- nous...

Nous sommes très en retard en matière de stockage et de récupération d'eau. Cet hiver il a beaucoup neigé et beaucoup plu, et pourtant on retient à peine 1 % des eaux de pluie des Pyrénées. Il faut revenir à l'idée de construction de retenues comme le projet de Charlas dans le Comminges qui prévoyait 100 000 m3 d'eau. Les Espagnols ont de l'avance sur nous, en ce domaine. Nous souhaitons par ailleurs rester maître de la gestion de l'eau, et nous réclamons aujourd'hui une gestion collective par grands bassins de Bordeaux aux Pyrénées. Les agriculteurs ont un avis à donner. Ils ne veulent pas subir la réforme.

(Propos recueillis par Andrée Brassens)

Source : La Dépêche.fr

Tri sélectif : Éco-emballages s'attaque à la salle de bain

Une étude commandée par l'éco-organisme chargé de la collecte des déchets d'emballages ménagers montre que le tri des déchets peine à s'imposer dans les salles de bains, faute d'information. En réponse, 15 000 poubelles de tri spécialement conçues à cet effet vont être distribuées gratuitement dans le mois à venir.

Seuls 55 % des Français déclarent trier systématiquement les déchets dans la salle de bain alors que 84 % disent trier leurs déchets en général ! C'est le principal résultat de l'étude Ipsos publiée lundi 8 mars par l'éco-organisme chargé de la collecte des déchets d'emballages ménagers, Éco-emballages. Pire ! À peine un cinquième de ceux qui prétendent trier leurs emballages dans la salle de bain le font correctement. Quant à la cause de ce manque d'assiduité, la moitié des interrogés pointe le défaut d'informations sur le tri des emballages visés et 38 % avouent faire des erreurs de tri pour cette raison. « Suite à cette étude, nous tirons deux enseignements majeurs : les Français ont besoin de plus d'information et d'une poubelle de tri dédiée », explique Eric Brac de la Perrière, Directeur général d'Eco-Emballages. Dans cette optique, l'éco-organisme a développé en partenariat avec le groupe cosmétique Garnier, une poubelle de tri spécialement conçue pour la salle de bain, sur laquelle sont rappelées les consignes de tri pour les flacons de gel douche, atomiseurs, et autres pots de crème. 15 000 exemplaires seront distribués gratuitement au cours des mois à venir.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

Biodiversité : La France condamnée par la Cour Européenne

La France n'a pas mis en conformité son code juridique environnemental avec le droit européen. C'était attendu, le recours en manquement, déposé depuis 2005, par la Commission européenne s'est traduit, ce 4 mars 2010, par une condamnation de l'Etat français par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE).


Pour ne pas avoir à temps et dans les conditions requises, transposé la directive européenne « habitats » du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, la France est condamnée aux dépens pour trois motifs. Tout d'abord les activités de pêche, acquacoles, de chasse et cynégétiques telles que pratiquées dans les conditions et territoires autorisés continuent de comporter un « risque de perturbations ». La CJCE affirme que si les règles du code de l'environnement français « peuvent certes diminuer le risque de perturbations significatives, elles ne peuvent toutefois exclure totalement » ce dernier. Deuxièmement la France écarte systématiquement des procédures d'évaluation des incidences sur le site, les travaux et aménagements rendus nécessaires par la convention sur les sites « Natura 2000. » Pour rappel, ces derniers constituent un réseau européen de sites naturels à grande valeur patrimoniale (faune et flore) destiné à maintenir, par de là les frontières des Etats, la diversité biologique des milieux dans une logique de développement durable. Enfin le délai imparti (15/02/07) pour transposer la directive « habitats » a été dépassé par le gouvernement français. La CJCE n'a pas en l'occurrence statué sur la conformité de la nouvelle réglementation hexagonale de 2008.

Peut et doit encore mieux faire

L'O.N.G France Nature environnement (FNE), estime cependant, dans un communiqué de presse, que « le nouveau dispositif concernant l'évaluation d'incidences, préparé par la France pour répondre à la condamnation, continue à être trop restrictif ». En ce sens les conclusions de l'organisation qui demande aux États membres de finir la désignation de leurs sites Natura 2000, d'assurer leur protection et de réaliser des évaluations d'incidences plus rigoureuses abondent dans le sens des exigences européennes. Selon FNE toujours, 10% des sites Natura 2000 avaient subi des dégradations en 2008. Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer a lancé un groupe de travail pour faire évoluer les dispositions françaises. Si la France ne parvient pas à démontrer à la Commission et à la Cour de justice européenne que son dispositif correspond à l'esprit de la directive, elle pourrait-être condamnée cette fois au versement d'astreintes financières.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

08.03.2010

Ariège - 331 femmes battues dans le département en 2009

Le 8 mars, le CIDFF participera au débat sur l'égalité hommes/femmes à l'Estive. Joëlle Bassi, une des coordinatrices, fait un point sur la situation.

Le 8 mars prochain, l'Estive organise une grande soirée dédiée aux femmes. Au programme le film de Patric Jean, « La domination masculine ». Ce film sera suivi d'un débat (voir notre édition d'hier). Le centre d'information des droits des femmes et des familles (CIDFF) y participera. L'occasion pour Joëlle Bassi, une des coordinatrices, de dresser un bilan de la situation dans le département.

En 2009, 349 faits de violences conjugales ont été recensés sur le département. 331 concernaient des femmes. Comme le soulevait l'association Hérisson Belor, il y a encore énormément de femmes battues dans l'Ariège. Et encore, combien n'ose pas parler ! « Il faut savoir qu'en France, les violences conjugales tuent en moyenne une femme tous les trois jours », souligne Joëlle Bassi.

Concernant le travail, la situation s'améliore. La part des Ariégeoises dans la population active est de 45, 7 %. « Mais nous pointons une insertion étriquée et des formes d'emplois précaires », nuance Joëlle Bassi.

Les Ariégeoises travaillent surtout dans le secteur tertiaire où elles sont surreprésentées (84 %). Le rapport du CIDFF note que « les Ariégeoises actives sont surreprésentées dans les emplois à temps partiel (une femme sur trois), non choisi (une femme sur deux) et s'accompagne souvent d'un statut précaire, de revenus faibles et d'horaires souvent atypiques ».

Au niveau de la précarité, là encore, l'égalité n'est pas parfaite. Chez les demandeurs d'emplois, les femmes sont plus nombreuses (52, 83 %). Surtout, leur durée de chômage est plus longue.

Enfin, l'égalité des salaires est très loin d'être acquise. Les rémunérations des Ariégeoises sont en moyenne 22 % inférieure à celui des hommes.

Ces quelques faits montrent bien que l'égalité entre les hommes et les femmes, s'il est un droit juridiquement acquis, est loin d'être une réalité quotidienne. Pour remédier à cette situation, le centre travaille sur les mentalités. « Nous considérons que les freins à la mise en œuvre de ce principe d'égalité sont d'ordre culturels.

[...] Les jeunes et les adultes doivent prendre conscience, avoir une réflexion sur les représentations sexuées de leur environnement familial, social, scolaire et professionnel », explique Joëlle Bassi. Premier lieu d'intervention : le milieu scolaire. Et là, c'est très loin d'être gagné.

(Source : La Dépêche.fr)