23.02.2010

Carburant - Que reste-t-il dans les cuves ?

Face au spectre de la panne sèche, les automobilistes se sont rués hier dans les stations. Certaines, en rupture de diesel surtout, ont dû fermer.

C'est désormais une distribution au compte-gouttes dans les stations. Diesel, sans plomb, fuel domestique (et même le kérosène !) sont en passe de manquer à la pompe si la grève dans les raffineries du groupe Total perdure. La Haute-Garonne a connu hier plusieurs microcoupures de carburant dans plusieurs stations-service, « mais pas de réel problème de réapprovisionnement » selon la préfecture. Plusieurs stations-service de Toulouse et sa périphérie ont été en panne sèche durant toute ou partie de la journée comme Elf, Total de Colomiers, Saint-Jory, Villeneuve-Tolosane, Saint-Alban, Saint-Lys, les Minimes à Toulouse et quelques stations de supermarchés comme Super U à Cugnaux. Les autres stations services du département ont été prises d'assaut par les automobilistes, davantage gagnés par l'inquiétude que par la panne sèche. « On va vers la pénurie de carburant d'ici mardi ou mercredi au plus tard », pronostiquaient lundi les grévistes Cégétistes du dépôt pétrolier Total à Lespinasse.

Ici, paradoxe, les bacs citernes de 1 825 m3 à 20 000 m3 sont pleins. De quoi assurer trois jours de stock. Mais depuis mercredi, rien ne sort, ni n'entre dans ce dépôt qui dépend de la raffinerie fermée de Mende (Marseille). La poignée d'opérateurs locaux (du personnel qualifié Seveso) en grève, tient dans sa main toute l'économie d'une région.

Ce dépôt régional assurerait, selon les grévistes, la distribution d'environ 70 % des stations-service locales avec les moyennes et grandes surfaces comme Intermarché, Leclerc, Carrefour... ou des stations service comme Total, Elf, Kai, Elan, ASF, AS24...

Le blocage du dépôt Total a entraîné un effet domino sur les autres stations du département qui dépendent du pétrolier Esso. Les automobilistes s'y rabattent également en nombre depuis hier, ce qui se traduit par des citernes qui se vident à vue d'œil, sans certitude de réapprovisionnement rapide. En rupture de kérosène, l'aéroport Toulouse-Blagnac et les vols d'essai d'Airbus étaient également menacés.

Panique à la pompe

« Je suis écœuré », peste Georges qui était venu faire le plein de diesel hier après-midi à la station-service du supermarché Super U de Cugnaux. « Ce n'était pas par crainte de la pénurie mais mon réservoir est à sec. Si je n'ai pas de voiture, je n'irai pas travailler, c'est tout ! »

La pression est montée peu à peu depuis ce week-end dans les stations-service. « J'ai ressenti plus de monde vendredi soir, puis samedi c'est encore monté en flèche. Et là, c'est la psychose Ce lundi, c'est la folie. Il me reste 3, 4 jours maxi de carburant essence, et en gasoil à ce rythme-là, ce soir, c'est fini. J'envoie des fax depuis jeudi dernier pour être réapprovisionné mais je n'ai pas reçu de réponse », poursuit ce gérant d'une station Total, proche de Toulouse. « Les gens s'affolent », ajoute un employé de Shell à Toulouse (dépôt Esso), « ils se ruent sur le carburant et il faut savoir qu'on n'est pas approvisionné tous les jours. Le stock diminue, déjà le diesel risque de nous manquer dès lundi soir ».

Pas encore de réquisitions

La préfecture de la Haute-Garonne suit « demi-journée par demi-journée » l'évolution de l'approvisionnement en carburant dans les stations service du département depuis le début du conflit. « Ce lundi, pour nous la situation est normale et nous n'avons pour l'instant aucun problème important sur la Haute-Garonne, rien qui n'exige pour l'instant des réquisitions » a rassuré Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture.

La préfecture en appelle à la responsabilité de s usagers « à leur sagesse et sérénité ». Si les automobilistes se ruent en nombre dans les stations service, cela risque d'entraîner des ruptures d'approvisionnement.

(Source : La Dépêche.fr)

28.01.2010

Bouloc - Un nouveau gestionnaire des eaux

Durant la séance du 12 novembre dernier, le conseil municipal a approuvé la création et les statuts du Syndicat Mixte de l'Eau et de l'Assainissement de Haute-Garonne (S.M.E.A.). Il a également décidé de lui transférer les compétences d'assainissement collectif et non collectif ainsi que de collecte, de transport et de traitement des eaux usées, y compris l'élimination des boues.

La commune n'a pas eu besoin de délibérer sur l'eau potable, étant donné que cette compétence avait déjà été transférée, par la commune, au syndicat intercommunal des eaux de la région de St Jory - Castelnau d'Estrètefonds.

Le nouveau syndicat regroupe le conseil général de Haute-Garonne, les communes, les groupements de communes, et tous les organismes de coopération locale intéressés.

Il fonctionnera avec un conseil syndical où le nombre de délégués des collectivités sera fonction du nombre d'habitants. Chaque délégué recevra un nombre de voix en fonction des compétences déléguées. Ce sont les délégués qui éliront le président parmi eux.

En ce qui concerne la commune de Bouloc, elle sera représentée par trois délégués.

(Source : La Dépêche.fr)

14.01.2010

Associations et ONG en faveur d'HAITI

Fondation de France

Agence Haïtienne pour le Développement Local(AHDEL), association des Haïtiens en France (Saint-Denis).
La croix rouge française
Planète Urgence
Première urgence
Programme alimentaire mondial
Médecins Sans Frontières
Alliance Canado-Haïtienne d'Aide au Financement et à l'Exécution des Projets(ACHAFEP).
Fondation S.O.S. Enfants Haïti
Association Coeur pour Haïti
Association Médicale Haitienne
Seeds for Haiti, organisation pour l'aide et le développement en Haïti surtout en agriculture.
Brigad Entènasyonal Lapè: Brigades de Paix Internationales, Projet d'Haïti.
Collectif Haïti de France, lieu d'échange et d'information sur l'actualité franco-haïtienne.
CRAD, le Centre de Recherche et d'Action pour le Développement (Delmas, Haïti).
Haïti Échanges, association basée en France: Lettre de réflexion, échanges d'informations.
Haiti Interfacepour les droits de l'homme, la culture, l'environnement et le sociales en Haïti.
Haiti Support Group, conseil de surveillance des associations à Haïti.
Haitian Education &amp; Leadership Program<
MICIVIH: la Mission Civile Internationale en Haïti, OEA/ONU.
Projet Pierre Toussaint, école et centre de jeunes au Cap-Haïtien.
Regroupement des Organismes Canado-Haïtiens pour le Développement(ROCAHD), organisations qui travaillent en faveur du développement humain durable en Haïti.
Site culturel de la communauté haïtienne de Suisse.
Société des Amis de la République Haïtienne(SAR Haïti), association française.
Yelé Haiti, ONG dirigée par Wyclef Jean qui sponsorise des projets de développement en Haïti.
AMITIE et SOLIDARITE AVEC HAITI
La chaine du bonheur

(Source : Cyberacteurs.org)

10.01.2010

C'est quoi Bayer CropScience ? (article de 2005)

A Gorge-de-loup, dans ce qu'on appelle le nouveau quartier St Pierre, c'est-à-dire sur l'emplacement de l'ancienne usine Rhodiaceta, rue Michel Berthet, à l'angle de la rue Jean-Marie Leclair (pas idée de nommer cette nouvelle voie pareillement alors qu'il y a déjà pas loin la rue de la Claire !), se trouve un immeuble tout de verre, sur lequel on peut voir (sans se moquer) une immense feuille de peu-plier gravée : c'est en fait un des sièges de "Bayer CropScience", celui de Lyon, un autre se trouvant à Francfort, le siège général de cette multinationale étant à Monheim, en Allemagne.

Bayer CropScience a été créée au début de l'année 2002 à partir de l'acquisition du français Aventis CropScience, pour la somme de 7,25 milliards d'euros. Cette acquisition, la plus importante de l'histoire des multinationales, fait de Bayer la plus grande entreprise de technologie génétique d'Europe et le deuxième producteur de pesticides du monde. Contrôlant à peu près un cinquième du marché mondial des produits chimiques agricoles, elle a pris l'an dernier la première place de l'agrochimie au suisse Syngenta, et emploie aujourd'hui dans le monde 22 000 salariés, dont 1 630 personnes en France. Avec un volume total de ventes de 6,5 à 7 milliards d'euros en un an, Bayer CropScience couvrira toutes les activités dans ce secteur, y compris la biotechnologie et les semences OGM. Bayer Cropscience pense afficher une marge brute de 25% en 2006.

Malgé cet énorme bénéfice, cela n'empêche pas du tout cette multinationale de mettre en place régulièrement des plans sociaux pour réduire les effectifs de personnel. [ndlr : dernière en date, en novembre 2009]

En effet, en avril 2005, ont été annoncées 124 suppressions de postes en France, dont 24 dans le domaine de la recherche. Le jour-même de sa nomination à la tête du groupe agrochimique Bayer CropScience, Pascal Housset convoquait illico au siège de Lyon le Comité Central d'Entreprise les 14 et 15 avril 2005, avec pour ordre du jour un projet de réduction d'effectifs et de licenciements collectifs pour raisons économiques, dans le cadre de la réorganisation des sociétés de l'UES Bayer CropScience. Les syndicats considèrent cette attitude comme une véritable provocation : trois nouveaux présidents de Bayer CropScience ont été nommés depuis 2001, et ils ont tous mis en oeuvre un plan social ! Ainsi, selon le communiqué de la CGT, la France réalise 28% du chiffre d'affaires de Bayer CropScience avec 17% des effectifs. "Il y a un grand sentiment d'injustice, parce que la rentabilité est largement meilleure en France qu'en Allemagne, si on regarde les résultats générés par rapport aux effectifs. Nous craignons la disparition des activités stratégiques en France" a indiqué la CGT. Les salariés restent très interrogatifs sur les soi-disant raisons économiques qui poussent les dirigeants, une fois de plus, à réduire les emplois pour accroître la rentabilité.

Malgé cet énorme bénéfice, cela n'empêche pas du tout cette multinationale d'utiliser au maximum les fonds de la collectivité publique, entre autres par l'intermédiaire de Biovision et du futur Lyon-Biopôle

Tous les deux ans a lieu à Lyon le forum Biovision/Biosquare, financé en très grande partie par des fonds publics (par exemple, la ville de Lyon et le Grand-Lyon assurent la moitié du budget) qui a surtout pour objet la promotion des entreprises liées aux biotechnologies. Comme d'autres, Bayer CropScience va récolter la manne financière de ce forum, qui a eu lieu du 11 au 15 avril 2005.

Cette année, une demande a été faite (dans le cadre du festival des Résistances de Lyon qui a organisé un contre-forum) pour que Biovision ne reçoive plus de fonds publics, mais qu'un comité indépendant soit destiné à faire la lumière sur le fonctionnement d'une industrie agrochimique et pharmaceutique dont le seul mérite est d'assurer des revenus et des dividendes obscènes à ses dirigeants et à ses actionnaires aux dépens de l'intérêt public. (Voir notre article "Les biotechnologies n'ont plus de fondement scientifique")

De plus, depuis le 12 juillet, Villepin vient de livrer un nouveau cadeau à ce consortium puisque "Lyon-Biopôle" devient l'un des premiers « pôles de compétitivité ». Une enveloppe de 1,5 milliard d'euros sur trois ans sera consacrée aux 67 pôles de compétitivité choisis par le gouvernement. Une part importante de cette somme consistera en exonérations d'impôts sur les sociétés, de taxe professionnelle, de taxe foncière et de cotisations sociales, qui pourront aller jusqu'« à 100 % d'impôt sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés » pendant trois ans. Cette politique de "défiscalisation" a pourtant largement démontré son inefficacité en matière de création d'emplois. Elle se traduit dans les faits par des cadeaux fiscaux à des entreprises ou à des groupes déjà florissants.

Multinationale monopolistique totalitaire

Bayer Cropscience, la société Max-Planck et leurs associés Garching Innovation GmbH ainsi que Monsanto sont parvenus à un accord pour mettre fin à leur compétition sur le dépôt de brevet et autres procédés dans différents pays. Il s'agit en particulier de la création de plantes d'intérêt génétiquement modifiées au moyen de l'Agrobacterium.

La technologie utilisant cette agrobactérie permet aux scientifiques d'introduire de l'ADN dans les cellules des plantes. Avec cet accord, ces entreprises souhaitent licencier de manière croisée leurs technologies respectives au niveau mondial. Ainsi, les licences deviendront non exclusives dans certaines régions du monde au sujet du développement, de l'utilisation et de la vente de plantes transgéniques.

Une action symbolique contre Bayer CropScience a eu lieu à Lyon le 15 avril 2005 pour manifester le dégoût face à cette multinationale qui produit des dégats humains, environnementaux, économiques et sociaux considérables. Les dirigeants de Bayer CropScience n'ont pas trop appécié d'avoir l'entrée de leurs bureaux remplie de fumier... Cependant il vaut mieux épandre du fumier que leurs dangereux produits !

Un peu d'histoire...

Il est à noter que l'entreprise allemande Bayer, ex IG-Farben, défendit le concept de travail forcé pour des prisonniers lors de la première guerre mondiale, ainsi que dans les camps de concentration. Elle tira profit des crimes commis par les nazis. Elle a fabriqué des gaz asphixiants, dont le fameux gaz moutarde, mais aussi le "Cyklon B", utilisé dans les chambres à gaz...

C'est après moultes fusions et regoupements que Bayer Cropscience a pris désormais ce nom ; avant, sur Lyon, c'était Aventis Cropscience depuis 1999, et encore avant Rhône-Poulenc Agrochimie depuis 1979. Mais cette entreprise, qui eu pour nom Pepro, faisait partie du groupe Rhône-Poulenc depuis 1972, quand Pompidou en fit le coeur de la restructuration de toute l'industrie chimique française, en y plaçant des gaullistes comme dirigeants. Rhône-Poulenc fut nationalisé en 1982, puis recommença un processus de privatisation de 1986 à 1993.

Et avant 1972, c'était : Péchiney-Progil et Progil. Chez Progil, on y a travaillé aux défoliants que les bombardiers américains pulvérisaient sur les forêts du Vietnam. Le département "agrochimie" se met en place depuis la fin de la guerre, après 1945. Sur les marchés de Lyon, on entend encore couramment cette expression : « Donnez-moi des pommes de terre qui n'aient pas le goût de Progil ! » Cette entreprise, à ce moment-là, était surtout installée sur les quartiers de Rochecardon et St Rambert l'île Barbe, où il y avait un jardin d'expérimentation et il ne fallait sûrement pas s'amuser à y aller chouraver quelques légumes...

La Dargoire

Le siège de Pépro était déjà à Lyon 9e, au pied de le rue Pierre Baizet, cette ancienne montée de la Dargoire qui fut "dans les autrefois" la seule entrée utilisable au nord de Lyon. A l'entour, le bois de Rochecardon où les calèches se faisaient parfois détrousser dans cette montée. De là, l'expression lyonnaise "passer par Vaise"; d'ailleurs le chemin des contrebandiers existe toujours entre Rochecardon et la Duchère.

Enfin, ça ne se passe plus comme ça maintenant, et cette montée était très bucolique. Tout près, se trouve le pigeonnier du château de Rochecardon où Jean-Jacques Rousseau a écrit "Les rêveries du promeneur solitaire". C'est vraiment dommage qu'on ait complètement détruit cette montée, lieu du passé à conserver à Lyon. Si la cause en est la folie de l'ancien maire Louis Pradel et de son urbaniste Delfante, s'opposant à la solution alternative du comité de coordination de St Rambert, et aussi la folie du maire Michel Noir, décidant une sortie inutile pour le périphérique Téo, très peu utilisée à deux pas de la sortie de Vaise, qui a gravement endommagé toute une partie de la balme et isolé en fait la cité HLM de la Dargoire, mais ce ne sont pas les seules causes...

En effet, Pepro, désirant réaménager son siège, a eu l'outrecuidance de construire carrément sur la chaussée, coupant complètement le bas de cette montée de la Dargoire.

Suspensions du Gaucho et du Régent

Une perquisition a été réalisée le 16 décembre 2003 au siège de Bayer-CropScience, à Lyon, dans le cadre d'une enquête sur l'insecticide Régent TS, accusé par des apiculteurs de décimer les abeilles. Cette perquisition a été menée par six fonctionnaires de la police judiciaire sur base d'une plainte de l'Union Nationale de l'Apiculture française, celle ci accusant ce produit d'être dangereux pour les abeilles. Des documents ont été saisis et le directeur de Bayer CropScience, Kurt Küssgen, a été entendu et mis en examen.

Puis le Régent TS a été interdit de vente à partir du 17 février 2004 par décision du juge d'instruction de Saint Gaudens chargé de l'enquête ayant débuté en 2002 après constat d'une surmortalité d'abeilles. La Commission d'Etudes de la Toxicité des produits phytosanitaires qui dépend du ministère de l'Agriculture a indiqué qu'il vaudrait mieux suspendre la commercialisation du Fipronil, composant du Régent, compte tenu des préoccupations majeures pour l'environnement et les espèces sauvages.

Après des années d'interminables procédures judiciaires et batailles médiatiques, le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard a annoncé le 25 mai 2004 la décision de suspendre l'usage du Gaucho pour le maïs, jusqu'à la réévaluation du produit par la Commission européenne en 2006. Le 21 avril, le Conseil d'État, saisi par trois syndicats d'apiculteurs avait accordé deux mois au ministère de l'Agriculture pour se prononcer sur l'avenir de l'insecticide, déjà prohibé depuis 1999 pour la culture du tournesol. Le principe de précaution est enfin appliqué. Les abeilles font la ronde, les amis de la vie et les apiculteurs jubilent ! Le ministre a pris la mesure de la dangerosité du Gaucho pour les hommes et pour les abeilles. Mais il faut rester vigilants sur les procédures d'homologation des molécules qui vont remplacer celle du Gaucho, l'imidaclopride. Les apiculteurs doivent être associés à ces procédures.

Empoisonnements par des pesticides

Bolivie : Sept morts par empoisonnement aux pesticides.
Sept personnes, des enfants pour la plupart, sont mortes fin février 2005 dans la ville bolivienne d'Achacachi, victimes d'un empoisonnement dû au pesticide Asuntol Fuerte. Douze autres personnes ont été gravement intoxiquées et ont dû recevoir des soins en urgence.

Le Coumaphos, substance présente dans le pesticide Asuntol Fuerte, appartient à la classe des organophosphates. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé cette substance dans la catégorie Ib (substances très dangereuses). Cet insecticide est fabriqué par la firme Bayer CropScience. Les organophosphates sont des poisons mortels. Partout où ils sont en vente libre, on observe des empoisonnements et des décès. Les lamentations des producteurs qui tiennent pour seuls responsables de l'emploi des pesticides les utilisateurs de ces produits rappellent les faux-fuyants cyniques de l'industrie de l'armement.

L'OMS estime que le nombre de décès annuels pour cause d'empoisonnement aux pesticides peut aller jusqu'à 200 000, la plupart de ces décès ayant lieu dans des pays en voie de développement.

Le travail des enfants en Inde

En février 2004, il est constaté l'emploi massif d'enfants dans la culture semencière du coton en Inde. ProAgro, qui fait partie du groupe Bayer depuis 1999, est parmi les entreprises concernées. Cela constitue une atteinte aux règles édictées par l'Organisation Internationale du Travail ainsi qu'aux autres règles internationales telles que celles de l'OCDE.

Lors d'une réunion en septembre 2003, des entreprises, au nombre desquelles on compte ProAgro, ont admis leur responsabilité en ce qui concerne l'emploi de main-d'œuvre infantile. Depuis, les mois ont passé sans que des actes fassent suite aux promesses. La re-scolarisation d'enfants ayant été retirés de l'école pour travailler est rarement couronnée de succès. Après une saison de travail chez les producteurs de semences de coton (cette saison dure en moyenne sept mois), la plupart des enfants, en grande majorité des filles, ne reçoivent plus aucune formation scolaire. En travaillant pour les fournisseurs dépendant de Bayer/ProAgro, ces enfants âgés de 6 à 14 ans perdent leur perspective d'avenir. De plus leur santé est gravement menacée, car les règles de protection contre les maladies et les accidents du travail ne sont pas respectées, par exemple lors de l'utilisation de pesticides.

(Source : rebellyon.info - attention : article datant de 2005 à vérifier)

Fin de la vigilance orange dans la Région - Etat des lieux

Le bulletin météo de 6h00 ce dimanche matin a officialisé la fin de la vigilance orange pour plusieurs départements de la Région.


Il s'agit de l'Aveyron, la Corrèze, la Creuse, la Dordogne, la Haute-Garonne, le Lot, le Tarn ainsi que du Tarn-et-Garonne. L'alerte orange avait été levé pour quatre départements tôt dans la nuit de samedi à dimanche, dans l'Ariège, le Gers, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées. A noter que les chutes de neige ont cessé sur le Sud-ouest.
Si la situation semble s'arranger dans le Grand Sud, elle reste toujours préoccupante dans d'autres endroits en France.
Ainsi l'alerte orange est maintenue pour 16 départements, ceux composant l'Auvergne ainsi que l'Ain, l'Ardèche, le Calvados, les Côtes-d'Armor, la Drôme, le Finistère, l'Isère, la Loire, la Manche, le Morbihan, le Rhône, la Saône-et-Loire.
Dans ces départements, Météo France qualifie l'épisode neigeux de remarquable "à la fois par les importantes quantités de neige et par son étendue géographique, engendrant de grandes difficultés de circulation et perturbant fortement les activités".
 Si Les chutes de neige ont cessé sur le sud-ouest, il neige encore faiblement sur Rhône-Alpes, le Massif Central, la Bourgogne ainsi que sur les côtes de la Manche, précise Météo France.

(Source : La Dépêche.fr

Transports, écoles, stations : ce qui marche ou pas

Sur les routes, en train, en avion, il y a ce qui a fonctionné hier, même au ralenti, et ce qui a créé des surprises aux usagers partout dans la région où des retards et des annulations ont perturbé les déplacements.

ROUTES ET AUTOROUTES :

Espagne, on ferme

Froid et neige devaient faire bon ménage jusqu'à cet après-midi sur les routes régionales. Hier à midi, l'autoroute A 62 était coupé dans le sens Toulouse-Bordeaux, après un accident à hauteur de la « côte de Bouloc » imposant la sortie obligatoire pour les véhicules légers à St Jory et à Eurocentre pour les poids lourdes. L'A 64 était aussi impraticable pour les plus de 7,5 tonnes (sens Toulouse-Bayonne). Une centaine d'entre eux ont été contraint de stationner provisoirement au péage de Lestelle.

L'A 9 a été fermé temporairement, entre la France et l'Espagne, dans les Pyrénées-Orientales, département qui n'avait pas été classé en vigilance orange par Météo-France.

Trains : avec du retard

Les usagers des TGV ont dû prendre leur mal en patience, hier, car la SNCF a fait supprimer plusieurs rames en raison de la neige. D'une part, la vitesse a été limitée sur la Ligne à Grande Vitesse Atlantique. En conséquence, il fallait prévoir des retards compris entre 25 minutes et plus de deux heures pour l'ensemble des rames TGV circulant sur cette partie du réseau. Exemple avec le Toulouse-Nantes qui a accusé un retard de 2h40.

« Globalement, la situation était dégradée hier, mais aucun incident majeur sur les caténaires », a précisé Bernard Cara de la cellule régionale de communication de la SNCF. Une douzaine de trains ont connu des retards hier en région Midi-Pyrénées.

Matches reportés

Les 32e de finale de la Coupe de France de football ont été amputés de 13 rencontres. Cependant, les trois matchs concernant le TFC, Rodez et Agen se sont disputés hier, dans des conditions parfois difficiles. En rugby, on savait depuis vendredi que la rencontre du Top 14 entre Bourgoin et Bayonne était reportée. Les autres matchs ont eu lieu, même si Albi-Brive s'est disputé sous des trombes de neige. Ce soir, la confrontation entre le Stade Toulousain et Clermont est maintenue.

Et demain, comment ça va se passer ?

FIN DE VIGILANCE orange. Le maintien de suivi vigilance orange neige et verglas s'applique aujourd'hui encore à 28 départements en France et à une partie de notre région Midi-Pyrénées. Mais plusieurs départements sont sortis du dispositif «orange» durant la nuit: Ariège, Gers, Lot-et-Garonne et Hautes-Pyrénées. Hier à 16 heures, on relevait du - 5° à Toulouse et les températures n'étaient pas prévues pour remonter jusqu'en milieu de la semaine prochaine.

ET LUNDI. Météo France prévoit, dès cet après-midi, une amélioration qui prendra forme progressivement, malgré la possibilité de quelques averses de neige près de la côte basque, les éclaircies devraient s'imposer en seconde partie de journée de l'Aquitaine à notre région.

En clair, les nuages formeront toujours un plafond pour notre région avec des gelées, alors que les averses de neige se feront rares, balayées par un vent faible et modéré de nord-ouest. Côté températures la nuit et la matinée sont toujours glaciales en toutes régions de - 7 à - 4 degrés dans l'intérieur, jusqu'à - 3 près des rivages atlantiques et du Golfe du Lion.

Transport scolaire

La préfecture de région a indiqué hier qu'une décision devrait intervenir aujourd'hui concernant les transports scolaires en région et en particulier en Haute-Garonne. Où vendredi, déjà, les élèves ont dû emprunter d'autres voies que les autocars qui les transportent d'ordinaire dans leur établissement scolaire.

Pyrénées : prudence pour accéder aux stations

Cette neige abondante donne bien envie de skier ! Mais prudence sur les routes d'accès aux stations. Les conditions sont très difficiles en raison de la neige ou du verglas. Prévoyez les équipements spéciaux (chaînes). Et attention aux risques d'avalanches.

- Pyrénées-Atlantiques. Les équipements sont obligatoires pour accéder au col de La Pierre Saint-Martin et fortement recommandés pour le Somport. La route de Sainte-Engrâce et la route d'Espagne sont fermées.

- Hautes-Pyrénées. Partout les chaînes sont vivement recommandées pour accéder aux différentes stations de ski, voire obligatoires à celles de Cauterets, Gavarnie-Gèdre et Saint-Lary Soulan.

- Haute-Garonne. Les routes vers Luchon et le Mourtis sont enneigées. Là aussi les équipements sont obligatoires.

- Ariège. Partout en Ariège les équipements sont obligatoires pour accéder aux stations. Contacter inforoutes au 05 61 02 75 75 pour connaître l'état des routes. A Ascou-Pailhères, vous pouvez profiter de la navette gratuite à partir de la gare d'Ax.

- Pyrénées Orientales. Prudence également si vous allez skier dans ce département. Les routes sont enneigées ou verglacées. Les équipements sont conseillés ou bien obligatoires.

En cas d'épisode de grand froid prolongé, les organismes sont plus sujets aux infections virales ou aux risques d'hypothermie. Il est donc important de bien se protéger, de se couvrir, notamment les enfants et les personnes fragiles. Hydratez-vous en buvant des boissons chaudes. Par contre il est déconseillé de boire de l'alcool : ça ne réchauffe pas !A l'intérieur, ne surchauffez pas les pièces. La chaleur des radiateurs déshydrate l'air ce qui peut être préjudiciable notamment pour les personnes âgées.

Évitez le sport en plein air et les gros efforts surtout pour ceux qui souffrent de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires (asthme,...). Et si vous sortez, faites attention à ne pas glisser, notamment ceux qui ont des os fragiles. Les fractures sont une des principales causes d'encombrement des urgences en cette période. Certains médicaments comme les hypertenseurs ou les neuroleptiques peuvent aggraver les effets du froid. Demandez conseil à votre médecin. »

(Source : La Dépêche.fr)

09.01.2010

15 à 20 cm de neige ... et ça continue !

La Haute-Garonne a été maintenue en vigilance orange par Météo France. Qui prévoit à Toulouse des épaisseurs de neige jamais atteintes depuis 1993.

Si les prévisions de Météo France se vérifient ce matin, l'agglomération toulousaine devrait atteindre des records en matière de chute de neige. Un manteau neigeux d'environ dix centimètres est attendu aujourd'hui sur Toulouse, une épaisseur jamais observée depuis dix-sept ans. À titre de comparaison, trois centimètres de neige avaient suffi à complètement paralyser l'agglomération le 18 décembre dernier. Rien à voir avec les neuf centimètres recensés les 23 janvier 1992 et 2 mars 1993 ou les six centimètres des 23 et 24 janvier 2006 (les derniers records en date). « L'épisode neigeux survenu dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du département et sur le piémont pyrénéen va revenir par le nord, explique Corinne Mithieux, chef du centre de prévision de Météo France Toulouse. Le nord et l'est du département, le Lauragais notamment, ainsi que l'agglomération toulousaine, vont être les plus touchés. » Les premiers flocons sont apparus hier soir. La neige devrait tomber sans discontinuer aujourd'hui jusqu'à midi.

Pour couronner le tout, les météorologues prévoient un froid sibérien : « Un vrai temps hivernal avec des températures de -4° à -5° attendues sous abri, précise Corinne Mithieux. Le vent de nord ouest qui va souffler va accentuer le sentiment de froid, avec des températures ressenties de -12°». L'après-midi, les maximales culmineront à -1°, avec des températures ressenties de l'ordre de -9°. Et ça devrait durer jusqu'à lundi. L'atmosphère se réchauffera alors timidement, le thermomètre atteignant zéro. Météo France maintient le département en vigilance orange jusqu'à cet après-midi.

4 000 foyers privés d'électricité

Près de vingt heures sans pouvoir allumer une ampoule. Ce matin, la totalité des foyers devrait avoir récupéré le courant. Mais au plus fort des intempéries, à une heure du matin dans la nuit de jeudi à vendredi, 4 000 foyers ont été privés d'électricité autour de Saint-Gaudens.

Plusieurs villages ont été touchés, autour de la sous-préfecture : au nord (Saint-Plancard, Larroque, Latoue, Blajan) au sud (Aspet, Saint-Béat, Fos), à l'ouest (Neste) et à l'est (Mancioux). Les premières coupures sont intervenues à 23 heures. A cette heure-là, 2 000 clients étaient privés d'électricité. Puis on est donc passé à 4 000 foyers touchés, à 1 heure. Hier matin à 9 heures, 3 700 foyers étaient encore plongés dans le noir. Ce chiffre est tombé à 2 200 à 11 heures, et à 500 foyers à 15 heures.

Pour rétablir progressivement le courant, 30 techniciens d'Électricité réseau de France (ErDF), venus de Saint-Gaudens, Luchon et Boussens, et 10 techniciens d'entreprises extérieures ont été mobilisés. À l'aide de camions et de véhicules tout-terrain, ils ont sillonné les routes à la recherche des points d'impact. « La neige et des chutes d'arbres sur les lignes moyenne tension (20 000 volts) sont à l'origine des coupures », explique Jean-Baptiste Fournier, responsable d'exploitation ErDF Comminges.

Avec les chutes de neige importantes attendues sur Toulouse et son agglomération aujourd'hui, les risques de coupure existent, même si en ville, la plupart des lignes sont enterrées. « En cas de coupure, les clients peuvent contacter le 0 810 131 333 », indique un cadre d'ErDF.

(Source : La Dépêche.fr)

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08.01.2010

Montauban - La « privatisation » de l'eau empêchée par la justice !

Le tribunal administratif de Toulouse a cassé hier la procédure d'attribution du marché de l'eau à Veolia. Explications.

Les agents municipaux intéressés pour intégrer l'opérateur désigné par la mairie dans le cadre d'une délégation par régie intéressée du service public de l'eau et de l'assainissement de la ville, en l'occurrence Veolia, n'ont pas eu le temps de lever le doigt, hier, pourtant date butoir. En effet, l'information selon laquelle le tribunal administratif venait de casser la procédure d'attribution de cette délégation s'est répandue dans les couloirs de la mairie comme une traînée de poudre.

Les faits sont simples : Le 21 décembre, en conseil municipal, Brigitte Barèges a fait voter l'attribution du marché de l'eau et de l'assainissement pour 9 ans à Veolia (également choisi par ailleurs pour les déchets), préféré à la SAUR et la Lyonnaise des eaux. Dans la foulée, cette dernière saisissait le tribunal administratif d'un référé précontractuel. Un terme technique qui rappelle que le contrat était sur le point d'être signé, et donc pas encore exécuté.

Un problème d'emplois

Dans ce genre de démarche, le juge se prononce davantage sur la forme que sur le fond du dossier. Et il ressort clairement que l'annulation judiciaire du précontrat entre la mairie et Veolia vient du fait qu'il porte mention d'éléments qui ne concernent en rien les critères d'attribution.

Notamment des emplois dont le nombre, au regard de la justice, dépasse de loin les besoins du service. Emplois figurant principalement dans un volet d'accompagnement du marché proprement dit, Veolia Eau s'étant engagé à localiser en ville dans les prochains mois une nouvelle direction technique, et différents services spécialisés. Selon nos informations, le projet prévoyait d'y regrouper près de 150 personnes. Ce n'est pas tout... Il était également prévu que le site héberge un centre d'appels, exploité en partenariat avec la société Handicall, sur la base de 70 emplois. Autant de projets que le juge a considérés comme polluant les critères d'attribution du marché de l'eau.

Préavis de grève pour jeudi PROCHAIN

« Nous sommes déçus et regrettons de ne pas pouvoir apporter nos savoir-faire en tant que partenaire de la Ville de Montauban dans les délais qui étaient prévus. Les contacts établis avec le personnel de la régie étaient prometteurs pour apporter un service de qualité. Toutefois, nous prenons acte de la décision de justice » avouait hier soir, Pierre Dissaux (directeur de la communication chez Veolia Eau Région Sud-Ouest).

Alors que la SAUR, opérateur local de l'étape ne souhaite pas commenter la décision tout en demeurant très attentive à l'évolution de la situation, de son côté, la Lyonnaise est limpide dans ses propos. « Nous avons saisi la justice avec des raisons objectives » précise Hélène Eijinger, porte-parole. « Le résultat est connu. Il fallait que le principe de saine concurrence et d'égalité entre candidats soit respecté, ce qui n'est jamais le cas lorsqu'il y a des données de surenchère... »

Une situation qui a soulevé un vent de colère chez les syndicats. « Tout cela augmente notre inquiétude » soupire Colette Pruneda au nom de l'intersyndicale CGT, CFDT, UNSA. Des craintes qui pourraient conduire à un mouvement de grève en milieu de semaine dont le préavis est dans les cartons. Une grève qui aurait également comme objectif d'attirer l'attention de la population Montalbanaise sur « la braderie au privé qui pourrait toucher d'autres services municipaux prochainement » avertissent les syndicats.

Le maire muet, l'opposition remontée

- Brigitte Barèges, interrogée hier soir: «Je réserve ma réaction pour plus tard. Je vais en parler avec mon directeur des services...»

- L'opposition, à l'instar de Claude Mouchard: « Si je comprends bien les marchés tombent à l'eau... La décision du tribunal administratif est un véritable échec pour Mme Barèges et sa majorité municipale qui avaient choisi de privatiser l'eau et l'assainissement à marche forcée. Cette sanction du tribunal condamne cette précipitation mais aussi, très certainement une ou des erreurs commises par la mairie dans l'analyse des offres et l'attribution des marches eu égard aux critères fixés dans le cahier des charges de l'appel d'offre. Je demande à Mme Barèges de communiquer en toute transparence à l'opposition municipale la décision du tribunal. Puisque la procédure va repartir de zéro, nous continuerons à expliquer aux Montalbanais que ces délégations de service public sont un véritable marché de dupe et que les bénéficiaires ne seront pas les citoyens et les foyers montalbanais, ainsi dans le marché cassé par le tribunal, la Mairie avait institué une nouvelle taxe sur l'assainissement individuel. Nous continuerons aussi à demander l'organisation d'un referendum local sur ces privatisations. Mme Barèges s'était engagée à organiser ce type de consultation, elle et sa majorité ont le pouvoir de le proposer au conseil municipal. Si elle continue à s'opposer à la consultation des Montalbanais, nous appellerons nos concitoyens à faire des élections régionales, ici à Montauban, en mars prochain, le referendum qui leur est refusé. »

Et maintenant ?

Pour l'heure donc, l'eau demeure municipale. Et trois hypothèses sont désormais envisageables :

1. La mairie interjette appel de la décision du tribunal administratif et elle obtient gain de cause : la procédure repart là où elle s'est arrêtée, donc à la signature définitive du contrat ;

2. La mairie interjette appel de la décision du tribunal administratif et se voit déboutée : un nouvel appel d'offres est lancé ;

3. La mairie décide, provisoirement ou plus durablement, de laisser la gestion de l'eau et de l'assainissement aux services municipaux.

(« Source » : La Dépêche.fr)

23.11.2009

Corruption, écologie, droits de l'homme : Total sur la sellette

La relaxe générale des prévenus dans le procès de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, jeudi 19 novembre, ne va pas améliorer l'image de Total dans l'opinion. En 2009, le groupe pétrolier restait bon dernier dans le classement des 30 grandes entreprises françaises réalisé chaque année par Ipsos (baromètre Ipsos- Posternak-Margerit). Il a toujours contesté sa responsabilité dans les différentes affaires où il est impliqué : marée noire de l'Erika, catastrophe d'AZF, accusations de soutien indirect à la junte birmane, soupçons de corruption dans la passation de marchés au Moyen-Orient...

Dans l'affaire de l'Erika, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, n'a jamais reconnu la responsabilité de son groupe établie en janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Paris. Il a fait appel et ses avocats estiment que la justice doit revenir sur le "nouveau droit maritime", établi par le jugement en première instance, qui inclut l'affréteur du navire dans la liste des responsables en cas de pollution. En privé, les dirigeants de Total ont toujours affirmé ne pas s'expliquer l'explosion de l'usine AZF.

BUSINESS ET GÉOPOLITIQUE

Un autre type d'affaires colle à la quatrième "major" pétrolière mondiale : la corruption. M. de Margerie a été mis en examen, fin 2006, pour le versement présumé de commissions occultes qui auraient permis de contourner l'embargo sur les exportations d'or noir irakien et le programme des Nations unies "Pétrole contre nourriture" à la fin des années 1990. "Un dossier sans fondement", avait répliqué son avocat.

En mars 2007, le patron de Total était de nouveau mis en examen, cette fois pour ses activités en Iran dans les années 1990. Ancien patron de la zone Moyen-Orient, M. de Margerie aurait accepté de verser des pots-de-vin - notamment à la famille du président Hachemi Rafsandjani - pour pouvoir conclure des contrats gaziers avec la compagnie nationale des hydrocarbures (NIOC). Il s'en est défendu en expliquant que les sommes étaient en fait destinées à des actions de lobbying licites en direction d'intermédiaires, non à la corruption de décideurs. En succédant à Thierry Desmarest en février 2008, M.de Margerie avait aussi hérité des suites d'une enquête préliminaire, ouverte sur des faits de "corruption d'agents publics étrangers" au Cameroun.

Première entreprise française par la capitalisation (99 milliards d'euros), le chiffre d'affaires (180 milliards) et les profits (13,9 milliards en 2008), elle est plus que d'autres exposée aux critiques de l'opinion. En opérant dans 130 pays et dans un secteur exploration-production où "business" et géopolitique sont souvent intriqués (Iran, Irak, Russie, Venezuela, Bolivie, Nigeria...), elle essuie également le feu nourri des associations de défenses de l'environnement - voire des droits de l'homme, comme en Birmanie.

"J'en ai assez de voir Total diabolisé", s'emporte régulièrement M. de Margerie, estimant que sa multinationale est un atout pour la France. Attaqué par la gauche et des organisations non gouvernementales, il a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy et du premier ministre, François Fillon. Total s'est doté d'une direction spécialisée dans la veille économique, géopolitique et juridique. Ses correspondants à l'étranger sont chargés d'évaluer les risques et d'alerter les dirigeants

(Source : Le Monde.fr - par Jean-Michel Bezat)

10.11.2009

Le scandale de la distribution de l'eau

L'enquête du JDD révèle l'état calamiteux des réseaux d'eau potable en France. Un litre sur quatre est perdu. Coût de ce gaspillage pour la collectivité: 2 milliards d'euros.

Les habitants de Rouen savent-ils que les jolies ruelles pavées de la vieille ville cachent un grave problème pour l'environnement et... leur pouvoir d'achat? Ceux d'Avignon, de Nîmes, d'Amiens ignorent sans doute qu'ils sont, eux aussi, concernés, comme la plupart des Français. Le JDD révèle un scandale aussi invisible que silencieux. L'état des canalisations du pays est calamiteux, à quelques exceptions près. Fuites jamais traitées, ruptures intempestives... Chaque jour, des milliers de mètres mis en distribution n'arrivent jamais aux consommateurs.

Notre enquête dévoile la gravité de la situation dans les plus grandes villes. Des pertes colossales sont enregistrées partout, sans distinction de couleur politique du maire ou du mode de gestion, en régie ou déléguée au privé. Ce palmarès édifiant est réalisé pour la première fois à la lumière des rapports réalisés par les collectivités locales, que le JDD a rassemblés. Nîmes occupe la malheureuse première place de notre classement (voir ci-dessous). Seuls 6 litres sur 10 parviennent aux consommateurs de la ville. A Rouen, on reconnaît aussi les dégâts. Plus de 3 litres sur 10 se perdent en cours de route. Les efforts d'investissement de la régie ont été portés de 6 millions d'euros par an à 10 millions. "Ce n'est pas un problème d'exploitation mais de l'état du sous-sol", plaide Alain Renaud, directeur du pôle Eau et Assainissement.

Une facture de deux milliards d'euros

Quelle est l'étendue du problème à l'échelle du pays? Selon de récents calculs du ministère de l'Ecologie, 1 litre sur 4 disparaît dans une fuite ou une rupture de canalisation. Ce taux de 25% est nouveau. D'anciens rapports évoquaient plutôt 20%, statistique retenue jusqu'ici comme moyenne par les compagnies privées d'eau et les régies. Le scandale est écologique. Ces centaines de milliers de mètres cubes sont prélevés dans les rivières et les nappes pour rien. Il est aussi économique: cette eau est traitée par les usines pour être rendue potable mais elle n'arrive jamais aux robinets. Le calcul est implacable. Un mètre cube revient environ à 1,42 euros. Les réseaux perdent 1,5 milliard de mètres cubes par an. Le coût pour les Français est ainsi évalué à plus de 2 milliards d'euros.

Elus locaux, régies et compagnies se renvoient les responsabilités. Une chose est sûre, les communes méconnaissent souvent leurs réseaux. La moitié des canalisations ont plus de quarante ans et l'on ignore pour beaucoup leur emplacement précis, la date de pose et le matériau de construction... Pour ne rien arranger, les travaux se font au goutte-à-goutte. "Il y a peut-être eu un peu de laxisme", murmure- t-on à la Fédération des collectivités concédantes et en régie, l'association des élus locaux intéressés par l'eau, l'électricité et le gaz.

Un minimum de pertes est inévitable

Le gouvernement va intervenir. Réagissant à notre enquête, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Chantal Jouanno, considère que la situation ne peut plus durer (voir ci-contre). Elle critique la passivité des collectivités et appelle à une prise de conscience. Le Grenelle va fixer des objectifs à atteindre en fonction de la taille des agglomérations en instaurant un mécanisme assimilable à un bonus-malus. Les villes devront, en moyenne, parvenir à 15% de pertes. Les ingénieurs disent qu'un minimum de pertes est inévitable. Les sous-sols bougent, les consommations varient, le climat use les matériaux et les joints fatiguent.

Il n'empêche. A l'autre bout de l'échelle, plusieurs villes prouvent qu'il est possible d'agir. Paris, meilleur élève de France, est un cas atypique. D'autres témoignent de leurs efforts. "Nos ressources se trouvent dans des nappes superficielles, elles viennent rapidement à manquer s'il ne pleut pas. La solution était d'investir pour ne pas gaspiller", explique-t-on à Rennes, où près de 5 kilomètres de canalisations sont changés chaque année sur un total de 519 kilomètres. A Reims, "c'est une philosophie". "Nous avons le souci d'assurer la pérennité de notre patrimoine sans reporter la facture sur les générations futures", savoure Jean-Christophe Inglard, directeur de l'eau de Reims Métropole. Les premiers de la classe peuvent fanfaronner.

(Source : Le JDD.fr)

11.10.2009

Réforme taxe professionnelle: "un hold-up"

Le président PS de la Communauté urbaine bordelaise, Vincent Feltesse, a ouvert jeudi à Bordeaux les 37èmes journées des communautés urbaines en dénonçant un "hold-up" et un "braquage" à propos des réformes de la taxe professionnelle et des collectivités territoriales.

La réforme de la taxe professionnelle constitue un "hold-up financier" et le projet de réforme territoriale, qui doit passer en Conseil des ministres entre le 14 et le 28 octobre, est "un braquage électoral", a affirmé devant la presse M. Feltesse après avoir accueilli les congressistes venus des 16 communautés urbaines de France.

Concernant la réforme territoriale, on observe une volonté de "recentralisation très forte" et le mode de scrutin choisi pour élire les futurs conseillers territoriaux "est destiné à favoriser le parti majoritaire", a ajouté Vincent Feltesse.

Avec la réforme de la taxe professionnelle, l'agglomération perdra "13 millions d'euros la première année, 27 la deuxième et 40 la troisième: dans ces conditions, comment investir dans les services publics ?".

"C'est tout de même se foutre du monde", avait déclaré mercredi Alain Juppé le maire UMP de Bordeaux et vice-président de la CUB.

Bordeaux accueille jeudi et vendredi les 37èmes journées des communautés urbaines de France, dont la quasi-totalité des 16 présidents est attendue vendredi dans la capitale girondine.

Ces deux journées permettront "la mise en ordre de marche pour la bataille parlementaire à venir", a poursuivi M. Feltesse, évoquant "l'effarement" de ses homologues devant ce projet de réformes. Martine Aubry, première secrétaire du PS et présidente de la Communauté urbaine de Lille a qualifié mercredi ce projet d'"archaïque" et "antidémocratique".

Les communautés urbaines de France, très majoritairement dirigées par la gauche, regroupent plus de 400 communes, soit 7,4 millions d'habitants, et ont géré un budget global de 8,2 milliards d'euros en 2008.

(Source : Le Monde.fr)

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