24.02.2009
Continuité de l’activité pour les salariés de Molex : lueur d’espoir ou écran de fumée ?
On ne peut le nier, à en croire les diverses manipulations de la Direction de Molex et sa volonté d'accélérer les démarches pour se débarrasser au plus vite de ses "boulets" de gaulois résistant à la pression du groupe MOLEX, les réunions se multiplient entre la direction et le Comité d'Entreprise et plus généralement avec les acteurs locaux (direction, représentants du personnel, élus, préfet) pour "envisager" le maintien du bassin d'emploi ou plutôt pour limiter la casse.
Mais de quelle "casse" pouvons-nous parler lorque nous avons un site réputé comme étant à la pointe de la connectique automobile ?
Pourquoi pas ouvrir ces réunions à un collectif plus élargit (entrepreneurs, économistes, investisseurs, industriels, etc.) ?
Deux articles sur le sujet : celui de La Dépêche de ce jour (ci-dessous) et celui du blog Molex, le créateur de chômeurs: "Avalanche de torchons de la direction pendant les congés forcés"
Franck Laborderie-Cavada
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Une petite lueur d'espoir, la première depuis des mois de mobilisation, vient éclaircir le sombre avenir de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn. Hier soir, lors d'une table-ronde à la préfecture, organisée et présidée par le préfet Dominique Bur, la direction de Molex, représentée entre autres par Marcus Kerriou, cogérant de l'usine, a confirmé sa décision de quitter Villemur, mais elle a évoqué la probabilité de maintenir 60 à 100 emplois sur le site. Cette annonce inattendue d'un possible reclassement pour environ un tiers des salariés de Molex intrigue les représentants syndicaux qui ont voulu en savoir plus. « En réalité ce n'est pas vraiment Molex qui maintiendrait l'emploi » analyse un porte-parole des salariés. « Molex propose de conserver une activité d'accompagnement des transferts de production vers la Chine et les USA qui emploierait une vingtaine de personnes. Le reste de l'activité serait indépendant de la société, lié à de la sous-traitance. Nous n'avons donc aucune garantie de pérennité ».
Cette crainte est partagée par le conseiller régional Didier Cujives, président de Midi-Pyrénées Expansion, un des élus à s'être mobilisés auprès des salariés. « On joue sur les mots. Je ne suis pas satisfait de la façon dont on nous présente les choses. Que fait-on de l'extraordinaire savoir-faire de ces ouvriers ? ». Même analyse du côté de Jean-Claude Boudet, le maire de Villemur « Depuis que je côtoie les responsables de ce groupe je suis réservé sur ce qu'ils annoncent. Que peut-on envisager de constructif quand il est question de « sous-traitance de produits en fin de vie ? ».
C'est un point de vue un peu différent que celui d'Alain Chatillon, sénateur de Haute-Garonne, qui réagit également en industriel. « Il faut retrouver de l'emploi coûte que coûte, dit-il. Aujourd'hui, c'est une petite avancée et nous attendons que les actionnaires de Molex écrivent et signent cette proposition dans les trois jours. Si on politise trop ce dossier on n'en sortira pas », poursuit le maire de Revel qui y voit une opportunité pour la région de se positionner dans le « plan auto » du gouvernement.
(Source : La Dépêche.fr)
10:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, villemur-sur-tarn, délocalisation, fermeture, social |
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