29.09.2009

MOLEX - La diplomatie du vigile qui fait céder la préfecture

Un excellent article sur LibéToulouse.fr permettant de comprendre les faits du 15 septembre à la préfecture de Toulouse : les cowboys règnent dans notre République en toute impunité. Mais attention, ces actes ne sont pas à reproduire par tout citoyen sous peine d'être ... condamné !

Le combat des salariés de Molex était, est et restera le bon combat : la sauvegarde de l'outil de travail et donc de l'emploi. Les dirigeants de MOLEX, l'Etat français et les constructeurs automobiles, en particulier PSA ont eu raison de nos valeureux gaulois.

Comme l'ont bien précisé Denis Parise et Guy Pavan lors de la soirée du concert de solidarité, vendredi dernier : ils seront toujours là, ensemble, pour revendiquer leurs Droits.

Je reste admiratif par tant de courage ... et ...

je reste perplexe par l'abandon du savoir-faire industriel français. A qui la faute ?

Le gouvernement français qui a obtenu une bonne note de conduite par les dirigeants américains ?

PSA (comme d'autres grands groupes) qui impose à ses prestataires de les suivre à l'EST, voire très à l'EST (en Chine) quitte à mourir s'ils refusent car d'autres acceptent ?

Les consommateurs se ruant sur les véhicules low-cost directement sortis de ces mêmes usines de l'EST qui éradiquent l'industrie française ?

Je reste perplexe.

Franck Laborderie-Cavada

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La diplomatie du vigile qui fait céder la préfecture

MOLEX. «Je ne sais pas de quels vigiles vous me parlez». Le préfet de région, préfet de Haute-Garonne Dominique Bur préfère ignorer l'incident.

Le 15 septembre dernier. Les représentants syndicaux de Molex sont à la Préfecture avec leur direction pour signer le plan social et donc leur reddition dans le conflit de Villemur.

Qui épaule le Comité d'entreprise, le cabinet Syndex veille aux intérêts des salariés et conteste quelques propositions du patron américain de l'usine. Les échanges sont sans douceur: «Eric Doesburg est venu jusqu'à un mètre moi m'insulter en américain, raconte l'expert de Syndex,. J'ai vu le moment où il allait me mettre son poing dans le nez». Il n'est pas loin de minuit. Suspension de séance.

Les salariés sortent s'aérer dans la cour du Palais national. Puis s'apprêtent à réintégrer la salle des débats. C'est alors que les vigiles sans lesquels Eric Doesburg ne se déplace jamais interdisent physiquement à l'expert Olivier Degauque de rejoindre l'assemblée.

Le Comité d'entreprise menace de faire appel aux forces de la police nationale. Intervient une sous-Préfète qui tente de débrouiller l'affaire. Et que négocie-t-elle? Le départ des vigiles de la cour de la préfecture contre le renoncement d'Olivier Degauque à son droit d'assister au débat...

Du rapport de forces qui fait céder l'autorité préfectorale. La négociation sociale et la diplomatie du vigile.

«Je ne sais pas de quels vigiles vous parlez», évacue donc le préfet Bur. LibéToulouse lui parlait de ces vigiles d'une société de sécurité privée qui ont imposé leur règle dans la cour d'une préfecture de République.

Dernier détail, le mercredi 23 septembre à 18h30: le délégué CFDT Denis Serres a suivi depuis Toulouse les premiers camions de déménagement qui venaient vider l'usine de Villemur: «Des vigiles motards qui accompagnaient ces camions faisaient la circulation. Ils bloquaient les carrefours pour assurer leur passage.» Depuis quand s'interroge le syndicaliste une «milice privée» s'autorise-t-elle en France à intervenir sur le «domaine public»?

Le groupe Molex Corporate a vidé les lieux. Au moins, avant de partir, l'industriel américain aura-t-il laissé quelques nouvelles manières de traiter le droit et les institutions de la République.

(Source : LibéToulouse.fr - GLv.)

21:37 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, molex, industrie | |

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