15.10.2009

Blocus de TOULOUSE - Vendredi 16 octobre - Les agriculteurs en colère !

Le monde agricole dit vivre la plus grave crise jamais connue en 30 ans. Demain, des milliers de paysans de toute la région seront à Toulouse avec un slogan : « Sarkozy, notre agriculture a un prix ».

La marmite agricole bout, bout depuis quelque temps. Dans toutes les filières, céréalière, laitière ou élevage, ça sent le roussi. Demain, le couvercle va sauter à Toulouse. Les agriculteurs de toute la région vont envahir la Ville rose, rouge de colère, avec ce slogan unificateur, « Sarkozy, notre agriculture a un prix. » Plus de 250 tracteurs et 3000 paysans vont gagner les sillons symboliques de l'État, la préfecture et la mairie, après avoir fait entendre leur ire dans les axes principaux (NDLR : voir infographie).

« Tout déréguler, c'est du suicide »

« La crise actuelle est la plus grave que le secteur agricole ait connu ces trente dernières années, et ce toutes productions confondues. C'est pour cela que l'on sera tous là à hurler : arrêtez ne nous charger la barque. C'est de régulation, de lisibilité et d'investissements porteurs d'avenir dont nous avons besoin. Même les ultralibéraux disent qu'il faut réguler au niveau de l'État. Nous sommes dans une mécanique folle, avec des industriels qui font ce qu'ils veulent. Ils mettent même de l'huile de palme dans le beurre, comme cela, ils font encore plus de marges. »

Lionel Laborie, le président des Jeunes Agriculteurs de la Haute-Garonne, est excédé : « Toutes les filières sont en crise et à cran. On vend tous nos produits à perte. De nombreux agriculteurs ne savent pas de quoi demain sera fait. C'est gravissime. Cette volonté politique de tout déréguler, c'est du suicide. En mai juin, nous avions demandé un observatoire des marges. Il n'en est rien. » Sa rage va crescendo quand il détaille les requêtes réclamées par l'ensemble des productions : « On veut une année blanche, soit l'exonération de toutes les charges sociales, fiscales et bancaires ; L'arrêt des contraintes excessives qui plombent l'agriculture et bien sûr que soit placée la régulation au cœur de la Politique Agricole Commune. »

Une PAC sur laquelle Jean-François Brotons, secrétaire général de la FDSEA, tire à boulet rouge : « Nous avons eu une révision de la PAC à prix haut, soit 450 € la tonne de céréales ; On est à 130 € la tonne. Financièrement, on est pendus. Comment voulez-vous faire des prévisionnels sur cinq ans comme nous le demandent les banquiers. Ce qui m'irrite aussi, c'est que l'on ne partage pas les plus-values avec les intermédiaires. Certains se gavent, et nous, on nous saupoudre. » L'agriculture crise...

(Source : La Dépêche.fr)

Écrire un commentaire