24.02.2010

ETUDES ET REFLEXIONS SUR LE HARCELEMENT MORAL ET LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL

- Approche pluridisciplinaire du harcèlement moral

(Institut national de Recherche et de Sécurité)

Résumé : La présence médiatique du harcèlement moral, la montée en puissance des plaintes des victimes, la création de réseaux spécialisés d'écoute et de prise en charge, donnent à ce nouveau "syndrome" une présence sociale. En milieu hospitalier ou en exercice libéral, les cliniciens sont confrontés au suivi de patients harcelés. La création d'un réseau pluridisciplinaire et d'un groupe de réflexion, a permis d'affiner l'étiologie, la sémiologie et les procédures de prise en charge sur une cohorte de deux cents patients, suivis depuis plus de trois ans en réseau inter hospitalier. L'objectif de cet article est de faire le point sur le harcèlement moral. En savoir plus : www.inrs.fr

- Devenir socioprofessionnel de patients en situation de harcèlement moral présumé (Institut national de Recherche et de Sécurité)

L'unité de pathologie professionnelle de l'hôpital Raymond Poincaré de Garches a mis en place une consultation "souffrance et travail". L'importance des répercussions socioprofessionnelles observées et la rareté des données françaises publiées à ce sujet ont conduit les intervenants de cette consultation à mener une étude pour améliorer les connaissances sur le pronostic socioprofessionnel des situations de harcèlement moral présumé.

"Les impasses du harcèlement moral" (par Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail à l'université Claude Bernard de Lyon.)
"Malgré le succès du thème du harcèlement moral, nous constatons que, dans la plupart des cas, les victimes perdent leur travail, présentent des séquelles traumatiques et n'obtiennent pas réparation devant les tribunaux. Nous sommes ainsi conduits à mettre en question ce modèle interprétatif. Parce qu'il fait l'impasse sur les dilemmes et conflits de l'organisation du travail."
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Suicides : de mauvaises réponses à une vraie question (par Philippes Davezies).
Résumé : la multiplication récente des suicides en lien avec le travail résonne comme un cri d'alarme. A chaque fois, une question surgit : ce suicide est-il en lien avec les conditions de travail ?
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Ethique et harcèlement moral au travail (par Christiane Kreitlow, psychologue clinicienne. Exposé consultable sur le site de l'ISTNF). "Le harcèlement moral décrit bel et bien un problème moral et éthique (...). Il faut repenser la prévention. Il faut également soutenir les victimes dans leurs causes. Lire la suite....

Harcelement et ressources humaines : quelles stratégies ? (Par Edouard Stacke, coach et consultant, fondateur du cabinet 100 Ways).

Stress et harcèlement : sortir de la psychologie (entretien avec Jean-Pierre Le Goff) - CFDT cadres, mars 2008.

les heures souterraines.jpg

La chronique de Christophe Baillat du livre "Les heures souterraines" de Delphine de Vigan, lauréate du Prix du Roman d'entreprise :

Chronique - Les heures souterraines.pdf

(Source : placedelamediation.com)


Delphine de Vigan - "Les heures souterraines"
envoyé par hachette-livre. - Regardez plus de courts métrages.

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FRONTON - SAINT-JORY : ALERTE aux CAMBRIOLAGES

Plusieurs témoignages nous ont été adressés faisant état de cambriolages à Fronton et à Saint-Jory en début de semaine.

Le point commun : des individus guettent les déplacements, les maisons fermés depuis plusieurs jours, les nouveaux lotissements, les départs au petit matin, puis agissent très rapidement entre 8h et 9h.

A Fronton, deux jeunes cambrioleurs ont été surpris en flagrant délit et ont pris la fuite.

A Saint-Jory, une maison a été cambriolée, les habitants étaient en congé.

La vigilance est donc de rigueur ainsi que la solidarité du voisinage en cas d'absence des uns et des autres.

Enfin, il ne faut pas hésiter à apporter vos témoignages auprès de la gendarmerie si vous constatez des individus et/ou un véhicule rodant dans votre quartier.

09:27 Publié dans Actualités frontonnaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cambriolage, fronton, saint-jory | |

Stress au travail : 10 propositions et des listes qui disparaissent

Le rapport « Bien-être et efficacité au travail » a été rendu public mercredi 17 février. Elaboré par des « praticiens » -Henri Lachmann, (Schneider Electric), Christian Larose (CGT) et Muriel Pénicaud (DRH de Danone)- il formule dix propositions pour réduire le stress en entreprises, dont certaines très novatrices. Le gouvernement a également publié un classement de 1500 entreprises selon leurs engagements pour réduire le stress.

Les auteurs du rapport « Bien-être et efficacité au travail », trois personnalités d'horizons divers, ont consulté pendant 10 mois patrons, syndicats, et experts pour remettre au premier ministre un rapport proposant des mesures « concrètes, crédibles et applicables. » Au centre de leurs travaux, la question de santé psychologique au travail fait l'objet de 10 propositions, qui pour certaines sont une première. Partant du constat que « social, santé, organisation et management sont indissociables », les auteurs ont abordé le sujet sans se limiter à la seule question du stress, mais en prenant en compte le « bien-être des salariés et leur valorisation comme principale ressource de l'entreprise ». En France, les consultations pour risque psychosocial sont devenues en 2007 la première cause de consultation pour pathologie professionnelle, rappellent-ils. Selon le ministère du travail, les maladies professionnelles sont en augmentation constante : 43 000 cas étaient recensés en 2007, 45 000 en 2008. Le stress professionnel  a par ailleurs coûté entre 2 et 3 milliards d'euros en 2007, selon une étude de l'INRES. Les causes ont désormais bien connues : réorganisations, restructurations, peur du chômage et incertitude sur l'avenir, accélération et augmentation des exigences des clients... « L'utilisation à mauvais escient des nouvelles technologies, qui « cannibalise » les relations humaines, et l'émergence de nouvelles formes de taylorisme induites par la performance financière comme seule échelle de valeur dans les comportements », achèvent le constat.

« La santé des salariés est d'abord l'affaire des managers, elle ne s'externalise pas »

«Le problème de santé n'est pas un problème de la médecine du travail, c'est un problème de management», a souligné l'un des auteurs du rapport, Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider electric. L'originalité de ce travail réside en effet dans la mise en cause très directe des directions d'entreprise et du management dans les risques psychosociaux. « L'implication de la direction générale et de son conseil d'administration est indispensable. L'évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés », expliquent les auteurs, qui proposent  de prendre en compte ce critère dans la  rémunération variable des dirigeants et managers. « La performance économique ne peut être le seul critère d'attribution de la rémunération variable. La performance sociale doit aussi être prise en compte, incluant notamment des indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de travail - par exemple le turn over, les accidents du travail, la satisfaction des salariés, la promotion interne ». D'autre part, pour impliquer les directions générales et les conseils d'administration, les auteurs proposent aux entreprises deux pistes : soit de rendre compte annuellement de la responsabilité sociale de l'entreprise - incluant la santé des salariés -, soit la création d'un comité de responsabilité sociale examinant aussi les questions de santé et de sécurité au travail. Reste une question : quelle suite sera donnée à ces propositions ? Christian Larose, co-auteur du rapport et le vice-président du Conseil économique, social et environnemental a jugé «consternant» l'accueil que leur ont réservé les organisations patronales.  «On ne veut pas bouger sur ces sujets, et on trouve toutes les raisons du monde pour dire que la question de la santé au travail n'est qu'une mode», a-t-il déploré.

Classement des entreprises

Au lendemain de la publication du rapport, le ministère du Travail a publié une liste  sur  son site www.travailler-mieux.gouv.fr., qui classe 1500 entreprises de plus de 1000 salariés en « vert, orange et rouge, » suivant le degré d'avancement de leur politique anti-stress. Sur le principe américain du « Name and Shame », le ministère a envoyé un questionnaire à 1500 entreprises. 600 n'ont pas répondu et sont donc classées en rouge, à l'instar des 12% d'entreprises « ayant répondu négativement au questionnaire du ministère ou n'ayant apporté aucun élément permettant de constater un engagement de négociation ou d'action sur le stress. » La catégorie des plus avancées (vert), réunit 33% des 900 ayant répondu et déclaré avoir signé un accord de fond ou de méthode ainsi que celles qui ont engagé un plan d'action concerté, impliquant les organisations syndicales et / ou les représentants du personnel.  Parmi ces « bons élèves » figurent EDF, Alsthom, L'Oréal, Danone, Carrefour, Sodexo, PSA, Sanofi-Aventis ainsi que plusieurs banques et la FNAC. Réagissant au bon classement de cette dernière, un délégué syndical FO a néanmoins rappelé sur France Info qu "'une expertise sur le sujet avait été menée cet été au sein de la FNAC, avec des résultats accablants pour l'entreprise... qui n'en a tiré aucune conclusion depuis."

Effet d'annonce ?

La catégorie « orange » rassemble la majorité des entreprises qui ont répondu, soit plus d'une entreprise sur deux (55%). On y retrouve Total, ACCOR, BNP, AXA, Dassault, DEXIA, Veolia, Virgin, France Télécom, SFR, Décathlon, Sony France, Mars Chocolat, MAAF et MMA... Si elles ont déclaré avoir procédé à « une ou plusieurs réunions de négociation d'un accord de fond ou de méthode », elles n'ont pas engagé de « dialogue ou de plan d'action avec les représentants du personnel ». Ces entreprises ont cependant vocation à passer dans le vert « dans les prochains mois au fur et à mesure de l'aboutissement de leur travail de négociation », explique le ministère.
Enfin, aucun groupe du CAC 40 ne figure dans la liste "rouge" , qui fait apparaître davantage de filiales de groupes étrangers ou des organismes comme l'Institut Curie, le Centre Pompidou, le Secours catholique ou l'Agence France-Presse. Côté entreprises, y figurent notamment DHL, Cofiroute, Cora, Keolis ou encore Jean-Louis David.
Au-delà de l'effet d'annonce, cette initiative pose question. Le ministère peut-il avoir une quelconque influence sur les engagements réels des entreprises ? Classer les entreprises sur le seul critère des négociations et accords est-il vraiment pertinent pour mesurer l'amélioration des conditions de travail ?

(Source : novethic.fr)

05:41 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stress, travail, social, santé | |

23.02.2010

Etude sur le bio à la cantine dans les ville moyennes : le surcoût a bon dos

La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Les objectifs de l'étude sont les suivants

"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.

Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.

Prix de revient du repas

En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.

Origine des produits servis dans les cantines

58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.

Les pertes alimentaires

Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.

"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."

"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d'hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."

Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.

Le Bio à la cantine

8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.

Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles  estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.

Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.

Comment compenser le surcoût lié au bio?

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio.  Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20%  des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on  présente les choses.

Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.

Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l'enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009

Auteur : Ma Cantine Bio

(Source : notre-planete.info)

12:39 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, école, alimentation, biologique, restauration | |

Carburant - Que reste-t-il dans les cuves ?

Face au spectre de la panne sèche, les automobilistes se sont rués hier dans les stations. Certaines, en rupture de diesel surtout, ont dû fermer.

C'est désormais une distribution au compte-gouttes dans les stations. Diesel, sans plomb, fuel domestique (et même le kérosène !) sont en passe de manquer à la pompe si la grève dans les raffineries du groupe Total perdure. La Haute-Garonne a connu hier plusieurs microcoupures de carburant dans plusieurs stations-service, « mais pas de réel problème de réapprovisionnement » selon la préfecture. Plusieurs stations-service de Toulouse et sa périphérie ont été en panne sèche durant toute ou partie de la journée comme Elf, Total de Colomiers, Saint-Jory, Villeneuve-Tolosane, Saint-Alban, Saint-Lys, les Minimes à Toulouse et quelques stations de supermarchés comme Super U à Cugnaux. Les autres stations services du département ont été prises d'assaut par les automobilistes, davantage gagnés par l'inquiétude que par la panne sèche. « On va vers la pénurie de carburant d'ici mardi ou mercredi au plus tard », pronostiquaient lundi les grévistes Cégétistes du dépôt pétrolier Total à Lespinasse.

Ici, paradoxe, les bacs citernes de 1 825 m3 à 20 000 m3 sont pleins. De quoi assurer trois jours de stock. Mais depuis mercredi, rien ne sort, ni n'entre dans ce dépôt qui dépend de la raffinerie fermée de Mende (Marseille). La poignée d'opérateurs locaux (du personnel qualifié Seveso) en grève, tient dans sa main toute l'économie d'une région.

Ce dépôt régional assurerait, selon les grévistes, la distribution d'environ 70 % des stations-service locales avec les moyennes et grandes surfaces comme Intermarché, Leclerc, Carrefour... ou des stations service comme Total, Elf, Kai, Elan, ASF, AS24...

Le blocage du dépôt Total a entraîné un effet domino sur les autres stations du département qui dépendent du pétrolier Esso. Les automobilistes s'y rabattent également en nombre depuis hier, ce qui se traduit par des citernes qui se vident à vue d'œil, sans certitude de réapprovisionnement rapide. En rupture de kérosène, l'aéroport Toulouse-Blagnac et les vols d'essai d'Airbus étaient également menacés.

Panique à la pompe

« Je suis écœuré », peste Georges qui était venu faire le plein de diesel hier après-midi à la station-service du supermarché Super U de Cugnaux. « Ce n'était pas par crainte de la pénurie mais mon réservoir est à sec. Si je n'ai pas de voiture, je n'irai pas travailler, c'est tout ! »

La pression est montée peu à peu depuis ce week-end dans les stations-service. « J'ai ressenti plus de monde vendredi soir, puis samedi c'est encore monté en flèche. Et là, c'est la psychose Ce lundi, c'est la folie. Il me reste 3, 4 jours maxi de carburant essence, et en gasoil à ce rythme-là, ce soir, c'est fini. J'envoie des fax depuis jeudi dernier pour être réapprovisionné mais je n'ai pas reçu de réponse », poursuit ce gérant d'une station Total, proche de Toulouse. « Les gens s'affolent », ajoute un employé de Shell à Toulouse (dépôt Esso), « ils se ruent sur le carburant et il faut savoir qu'on n'est pas approvisionné tous les jours. Le stock diminue, déjà le diesel risque de nous manquer dès lundi soir ».

Pas encore de réquisitions

La préfecture de la Haute-Garonne suit « demi-journée par demi-journée » l'évolution de l'approvisionnement en carburant dans les stations service du département depuis le début du conflit. « Ce lundi, pour nous la situation est normale et nous n'avons pour l'instant aucun problème important sur la Haute-Garonne, rien qui n'exige pour l'instant des réquisitions » a rassuré Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture.

La préfecture en appelle à la responsabilité de s usagers « à leur sagesse et sérénité ». Si les automobilistes se ruent en nombre dans les stations service, cela risque d'entraîner des ruptures d'approvisionnement.

(Source : La Dépêche.fr)

09:58 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |

Et les Molex ? 228 toujours en galère.

Les 228 salariés pris en charge retrouvent peu à peu le chemin de la confiance, premier pas vers un difficile retour à l'emploi.

Y-a-t-il une vie professionnelle après Molex ? Jour après jour, les salariés licenciés de l'entreprise de Villemur-sur-Tarn, s'efforcent de le démontrer, avec l'aide de la cellule de reclassement installée sur place. 228 Molex (on les appelle encore ainsi, bien sûr) sont pris en charge depuis le 5 octobre dernier par cette cellule pilotée par le cabinet Sodie, dans le cadre du dispositif légal prévu par le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

L'un de ces fameux plans dont l'intitulé provoque encore amertume et ironie sur place. Faut-il le rappeler ? Les Molex ont d'abord perdu leur emploi, licenciés pour la quasi-totalité, après un long et douloureux conflit avec la direction américaine du groupe. Une lutte devenue en 2009 emblématique du combat contre les délocalisations.

« Le rapport de force final nous a été défavorable, mais il faut que le monde ouvrier continue de se battre », explique Eric. Lui, 29 ans de Molex, son épouse Michèle, 30 ans de boîte. Tous les deux d'un coup privés de travail. Sous le choc, comme leurs collègues. La décompression après tant d e mois de pression : « chape de plomb, coup de fatigue, glisse sobrement Eric. Dans ce cas-là, l'important, c'est de repartir ».

« sortir du tunnel »

Se reconstruire, repenser à l'avenir : « Nous avons trouvé en arrivant une population avec une forte ancienneté dans l'entreprise, des gens très usés, très désabusés par le conflit. Il a d'abord fallu les sortir de cette morosité », explique André Bergugnath, directeur régional du cabinet Sodie. Réunions d'infos, ateliers thématiques. Réapprendre à croire en soi, en sa force de travail. Car on en était là : « D'abord, leur faire prendre conscience que les compétences des Molex sont reconnues sur le territoire. Ensuite, leur montrer qu'ils peuvent aussi faire autre chose », confie le pilote de la cellule.

Retrouver un emploi ? Impossible sans d'abord « sortir du tunnel, enterrer les vieilles blessures, revenir à une démarche active », explique François Delestre, consultant pour Sodie. Avec un chemin balisé pour retrouver la confiance : « Rédiger un CV, une lettre de motivation, préparer un entretien, éviter d'être candide, cela s'apprend », explique ainsi Jacques Aso, ex-Molex et conseiller municipal.

« leur image est bonne »

Et ce n'est pas du luxe, car rechercher du travail, c'est souvent du boulot à temps plein : « D'ailleurs, je reçois des lettres de stagiaires même le dimanche », sourit un consultant, ravi de cette motivation retrouvée. « Des consultants à l'écoute et proche de nous », relève un stagiaire en formation. « Cela fait trois mois qu'on se connaît, confirme Marie-Claude, immergée avec ses collègues dans la cellule « délocalisée » de Villemur. On les soutient, on les entraîne, on remobilise leurs ressources. Ils ont des atouts ! »

Certes, mais le marché de l'emploi reste en capilotade. Et après un si long conflit, l'ex-Molex, candidat à l'emploi, craint toujours de tomber sur un patron frileux.Un argument qui s'estompe, estime aujourd'hui André Bergugnath : « Ils ont une image très bonne. Dans aucune des entreprises visitées, je n'ai senti de réserve pour prendre des gens de Molex ».

Comment réinscrire le salarié licencié dans une démarche active ?

«Au départ, le salarié a besoin de se confier, de s'exprimer. On fait alors et d'abord un CV d'expérience, explique François Delestre, consultant qui intervient auprès des Molex. Une phase importante pour que le salarié exprime son savoir-faire mais ce CV est tourné vers le passé, parfois teinté de nostalgie. Il faut donc très rapidement enchaîner sur un CV de compétences tourné vers l'avenir qui dit au recruteur non pas «j'ai fait» mais plutôt «je suis en capacité de faire». Il s'agit alors de mettre en valeur ce que la personne sait faire. Et souvent en facilitant la prise de conscience de compétences que la personne ignore ou minimise. Ainsi quand on est capable, par exemple, d'animer un club de foot, ce n'es t pas rien ! L'intérêt du CV de compétences, c'est en plus qu'il est modulable en fonction de l'offre.»

228 salariés en congé de reclassement

Le nombre de salariés de Molex pris en charge par la cellule de reclassement pilotée par le cabinet Sodie est de 228. Ces salariés sont actuellement et depuis leur licenciement en « congé de reclassement » pour une période de 9 mois. En clair, ils ne pointent pas à Pôle emploi et ne perçoivent pas d'indemnités de chômage. En revanche, ils perçoivent durant toute cette période transitoire une allocation de remplacement versée par l'entreprise. Au bout de neuf mois, s'ils n'ont pas retrouvé du travail, ils basculent dans le régime du chômage. A noter que s'ils ne sont pas demandeurs d'emploi au sens statistique, ils le sont forcément dans la réalité, l'objectif d e la cellule de reclassement étant précisément le retour à l'emploi des personnes prises en charge...

Où en sont-ils aujourd'hui

Le dernier bilan effectué fin janvier par la commission de suivi constitue une bonne photographie de la situation des Molex, quatre mois après la mise en place de la cellule.

36 CDI (contrats à durée indéterminée)dont 11 chez VMi, le «repreneur».4 CCD (contrats à durée déterminée) ou en intérim de plus de six mois. 15 détachements mis à disposition des entreprises en période d'essai. 3 ont crée leur activité (boutiques CD, vêtements, vente sur marché). 15 sont en cours de créationd'activités (couture, maraîchage, plomberie, restauration, taxi...) 24 en formation longue durée diplômante et qualifiante de huit à dix mois (concours ingénieur, BTS opticien, entretien espaces verts). 110 en formation courte de moins de quatre mois (informatique...).21 en cours de réflexion sur leur projet personnel.

Par ailleurs, 27 personnes aux situations diverses ont choisi de ne pas être «accompagnées» par la cellule et 23 salariés, titulaires de mandats syndicaux, élus du personnel, n'ont pas été licenciés conformément à la loi.

(Source : La Dépêche.fr)

05:59 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, emploi, molex | |

22.02.2010

SOCIAL - Toulouse - Mouvement chez Atos Origin

Pour une hausse des salaires.

L'antenne toulousaine de l'entreprise de services informatiques Atos Origin a connu un important mouvement de 420 collaborateurs, soit 80% des effectifs, en fin de semaine dernière. A la veille des négociations sur les salaires, à l'appel de l'intersyndicale CGT-Unsa-CFDT-Sud, ils se sont mobilisés à l'entrée du site pour exprimer un «non» collectif à la stagnation de leurs salaires. Selon les représentants des salariés, malgré des résultats record pour l'année 2009, avec un bénéfice net part du groupe à 32 M€ en données publiées, et une augmentation significative de l'action du groupe en bourse, la direction refuse d'augmenter les salaires de ses collaborateurs, pour la troisième année consécutive. Les syndicats menacent d'aller plus loin dans leurs revendications s'ils ne sont pas entendus par la direction du groupe.

Le chef d'établissement toulousain, Michel Lafferrière, dément que les salaires n'aient pas été augmentés depuis trois ans. «Il y a eu une augmentation en 2008, affirme-t-il. En 2009, face à la crise et à la dégradation du marché du travail pour les informaticiens, notre priorité a été la sauvegarde de l'emploi.» Il ajoute que des augmentations sont prévues dès le premier semestre 2010 pour les salaires inférieurs à 30K€/an, soit 1200 collaborateurs sur les 15000 que compte le groupe en France. «Une seconde rencontre sur les salaires est prévue en juillet, et selon les résultats obtenus, l'entreprise espère pouvoir doubler l'enveloppe initialement prévue». A l'international, Atos Origin réalise un chiffre d'affaires annuel de 5,1 milliards d'euros avec un effectif de 50 000 personnes. En France, il a réalisé 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2008, et emploie plus de 15 000 collaborateurs sur plus de 15 sites. Son PDG est Thierry Breton, ancien ministre de l'Economie (2005-2007) de Jean-Pierre Raffarin.

(Source : La Dépêche.fr)

12:03 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

Droit foncier : Une base de données sur les inégalités hommes-femmes

Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, passe au crible les disparités hommes-femmes en matière d'accès à la terre.

Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, renseigne sur l'une des principales pierres d'achoppement au développement rural : les inégalités entre les hommes et les femmes en matière d'accès à la terre. Baptisée « Genre et droit à la terre », l'étude a été élaborée avec l'aide des services statistiques nationaux, d'universités, d'organisations de la société civile et autres sources internationales. Elle offre des informations sur les inégalités hommes-femmes dans 78 pays. On y découvre que dans une grande partie du monde, ces dernières restent fortement défavorisées en matière de propriété agricole et d'accès aux revenus provenant de la terre, alors qu'elle sont souvent les principales productrices de cultures vivrières et qu'elles jouent un rôle crucial au sein des foyers. Ce phénomène « est l'une des principales causes des inégalités sociales et économiques entre les hommes et les femmes dans les zones rurales. Elle met en péril la sécurité alimentaire des ménages et des communautés, et affecte la sécurité alimentaire nationale et le développement », indique Marcela Villarreal, directrice de la Division parité, équité et emploi rural de la FAO. 

La nouvelle base de données offre aux décideurs une image précise des grands changements sociaux, économiques, politiques et culturels qui influent sur l'accès à la terre et le respect des droits fonciers des femmes. Elle couvre aussi bien les lois nationales et coutumières qui régissent l'utilisation des terres, que les droits de propriété et d'héritage, les traités et conventions internationaux, le régime foncier et les institutions connexes, les organisations de la société civile spécialisés en questions foncières et diverses sources statistiques.

Accès à la Base de Données : Base de données - Genre et le droit à la terre

(Source : developpementdurablelejournal.com)

21.02.2010

CULTURE - Bouloc - Premier concert de l'APOIRC

L'Association Pour les Opportunités et Initiatives Régionales Culturelles (APOIRC), nouvelle association Boulocaine, va proposer le dimanche 21 février, son tout premier concerts, avec Jiang nan, solo de cithare chinoise.

Ce concert aura lieu, à 16 heures, dans la salle des fêtes de Bouloc, aménagée pour l'occasion, en «intérieur intime» avec tables basses, tapis, fauteuils...

Un service de thé et autres boissons chaudes viendra agrémenter cette manifestation.

Tout au long de l'année, ces «salons musicaux» seront l'occasion de découvrir, à prix modestes, de petites formations intimistes. Elles joueront leur musique, en acoustique ou sans sonorisation.

(Source : La Dépêche.fr)

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19.02.2010

Thalès : les salariés veulent leur part du gâteau

Ils dénoncent le grand écart entre les 200 M€ de dividendes des dirigeants et leur augmentation de 2 %.

Bis repetita : les salariés de Thalès ont à nouveau débrayé hier matin, après un premier mouvement social le 8 février. « Mécontentement », « ras-le-bol », tel est le sentiment partagé par les 400 et quelques personnes rassemblées à l'entrée du site de Thalès, avenue Eisenhower face au décalage entre l'augmentation de salaire (2 % au maximum) et les rémunérations des patrons. « La direction se fout de nous, juge Isidore Barrio, délégué CFDT de Thalès Avionics. 1,3 % d'augmentation comme c'est le cas à T3S, ou même 2 % dans le meilleur des cas, c'est inacceptable au regard des dizaines de millions d'euros distribués ces derniers mois aux dirigeants quittant le Groupe ; du jackpot de Luc Vigneron qui, en arrivant à la tête de notre Groupe, a vu sa rémunération tripler ; des stock-options et autres actions gratuites distribuées aux cadres dirigeants ; aux 200 M€ de dividendes accordés aux actionnaires ». Sans compter la participation aux bénéfices que les syndicats jugent « en chute libre », passant de 1 000 € à 600 €.

Autant de raisons qui expliquent, selon les syndicats, que des milliers de salariés aient signé une pétition pour que les négociations salariales reprennent.

Bien payés, mais

Certes, reconnaît Philippe Chrétien, délégué CFDT de Thalès Services, demander une augmentation plus substantielle alors que les salaires moyens pour oscillent entre 2 500 € et 3700, voire 4 000 € pour les cadres ingénieurs (qui représentent entre 75 à 80 % des salariés de Thalès), peut paraître décalé du vécu du commun des mortels. « Comparé à d'autres entreprises nous sommes plutôt dans la fourchette basse. Nous voulons simplement un partage de la richesse que nous avons nous-mêmes produite », rappelle-t-il.

« Le discours officiel c'est : dégagez de la trésorerie. On réduit la recherche, le développement et les investissements, on pèse sur les salaires, parce que le nouvel actionnaire Dassault veut plus de rendement », dénonce Pierre Condon (FO). Considérant que le conflit portait sur des revendications nationales, Xavier Bourgerie, patron du site de Thalès Toulouse, n'a pas souhaité faire de commentaires. Pas plus que la direction nationale, sinon que « le processus de négociations est décentralisé, et encore en cours. »

Au point mort chez Liebherr

Chez Liebherr, c'est aussi en raison d'un partage inéquitable du gâteau que les salariés ont mené un mouvement de grève de plus de trois semaines. En vain, explique Vincent Combes, délégué CGT : « Nous avons suspendu le mouvement sans que les négociations aient avancé. Nous demandions une prime de participation de 450 € pour chacun. La direction reste sur le versement d'une prime inéquitable, au prorata des salaires, allant de 350 € pour les petits salaires à 1 300 € pour les plus gros. » La CGT, dont 8 délégués viennent de gagner leur procès pour discrimination syndicale contre la direction de Liebherr, rappelle que l'entreprise a dégagé un bénéfice net de plus de 22 M€ en 2009.

(Source : La Dépêche.fr)

21:16 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, salaire, dividende, augmentation | |

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