13.03.2010

Les grèves se multiplient en SSII

Après les syndicats d'Atos Origin, c'est au tour de ceux de Sodifrance et de Segula d'appeler à la grève. Au cœur des revendications : les salaires, mais aussi la remise en cause des RTT. Va-t-on assister à une multiplication des mouvements sociaux comme en 2008 ?

Chez Segula, la journée de grève se tenait hier. Il s'agissait, pour les différentes organisations syndicales, d'exprimer « leur mécontentement et leur désaccord quant à la politique menée » par la direction de ce spécialiste de la R&D externalisée. Selon Ladépêche.fr, les préoccupations portaient sur les menaces sur l'emploi, notamment lors des périodes d'intercontrat, et sur le pouvoir d'achat. Avec pour revendication, une revalorisation des salaires de 3,5 %.

Chez Sodifrance, la CFDT et la CGT appelaient, elles, à un débrayage aujourd'hui. La direction de cette SSII de 900 salariés souhaiterait revenir sur l'accord de réduction de temps de travail signé en 2008. Rognant, selon la CFDT, jusqu'à six jours de RTT en fonction du calendrier et du nombre de jours fériés tombant en semaine. A l'origine, le texte de l'accord, refusé par l'ensemble des syndicats, prévoyait aussi le recours au chômage partiel et la sortie des temps de pause du temps de travail effectif.

 (Source : pro.01net.com)

Segula : grève pour le pouvoir d'achat

La surprise était grande hier à Blagnac en voyant banderoles, drapeaux et un rassemblement d'une cinquantaine de personnes devant l'entreprise Segula (N.D.L.R., bureau d'études dans l'aéronautique et le spatial). « La plupart de salariés de l'entreprise Segula travaillent sur les sites clients, explique l'un d'eux, et du fait de leur statut précaire, certains n'ont pas pu nous rejoindre ». Allusion aux contrats de chantiers, « directement copiés sur les formules du BTP, associés à une tâche, et prolongés ponctuellement selon les charges ».

Cette précarité est au centre des préoccupations, notamment lors des périodes d'intercontrat, avec perte des heures au-delà des 35 heures et menaces sur leur emploi, même sous l'affichage recherche et innovation. « Nos chèques déjeuner sont même refusés par la cafétéria d'Astrium, là où on travaille », explique ce jeune, très craintif pour l'avenir, « notre donneur d'ordres n'ayant pas de perspectives au-delà de l'été ».

Les salariés réclament une augmentation de 3,5 % des salaires, de 1 € des chèques déjeuner, la généralisation de la compensation à 90 % du salaire pendant toute la durée du chômage partiel, et la fin des mauvaises pratiques sociales génératrices de précarité.

La direction a écouté les doléances et renvoyé aux discussions dans les instances représentatives des 5 600 salariés au plan national (170 en région toulousaine).

(Source : La Dépêche.fr)

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Sodifrance : la CFDT apppelle les salariés à la grève le vendredi 12 mars

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