02.08.2010
Fronton - Une pétition pour mieux traiter l'autisme
L'association Diamant soutient le droit aux soins et à l'éducation des enfants autistes. À l'occasion des concerts donnés à Fronton à l'espace Gérard Philipe et au château Cransac, Marie Bardot, présidente et ses deux parrains Catherine Lara et Cyprien Katsaris, sont venus présenter une pétition qui porte sur les points suivants :
1. Que l'OMS reconnaisse l'autisme comme une maladie neuro-biologique d'origine génétique et non pas psychiatrique. Ne plus les enfermer en hôpitaux de jour. Est-ce qu'on met en psychiatrie des enfants atteints de maladie génétique comme la mucoviscidose ou la myopathie ? Non.
2. Le manque de structures d'accueil pour les autistes en France :
Un enfant sur 150 est autiste en France, cela veut dire 800 000 personnes autistes et seulement 30 % sont pris en charge à plein temps. Pour les autres c'est système D.
Manque d'institus médico-éducatifs
L'association Diamant demande une place pour chaque enfant autiste en France, c'est un droit. Créer des centres de dépistage dans chaque département puis une orientation précise : si l'enfant est apte à aller à l'école, il faut qu'il ait une place de suite avec une auxiliaire de vie scolaire formée. S'il est orienté en institut médico-educatif, qu'il ait une place. Les listes d'attente sont kilométriques, 3 500 familles se sont expatriées aux USA, Canada ou Belgique. Il faut construire davantage d'instituts.
3. Que la méthode ABA (analyse appliquée du comportement) soit enfin mise en place dans notre pays car nous avons 40 ans de retard : une seule école à Paris et un seul institut médico-éducatif ABA en France et 3 000 dossiers en attente. Si on utilise cette méthode dès les 6 ans de l'enfant, il récupère, suit un cycle normal à 47 % et si on l'utilise avant les 4 ans de l'enfant la récupération est prouvée de 42 à 70 % des autistes. Seule la France ne l'utilise pas. L'association Diamant souhaite que chaque IME devienne IME ABA pour les enfants capables de suivre cette méthode. Un gros budget pour créer d'autres IME et former le personnel à l'ABA. Pétition sur sunbird-toulouse.com.
(Source : La Dépêche.fr)
06:02 Publié dans Thème : EDUCATION, Thème : SANTE, Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Bonjour,
Nous sommes personnellement concernés en tant que parents puisque notre fils est atteint d'un syndrome d'Asperger (sorte d'autisme de haut niveau).
Nous avons la chance d'habiter en Belgique, mon mari est Belge, et mon fils a la double nationalité française et belge.
À près de 5 ans, Wolfgang ne parlait presque pas, portait des langes de jour comme de nuit, et ne s'alimentait que de liquide ou semi-liquide (fromage blanc).
Il est allé en janvier 2006 dans une école spécialisée. À Pâques de la même année, il était propre, parlait et mangeait des aliments solides.
Suite à ses progrès, il a dû aller dans une école spécialisée plus grande, où l'on prenait aussi en charge les enfants sans retard intellectuel.
L'année suivante, il est retourné dans une école ordinaire, mais en classe inclusive (classe ou le quart d'élèves sont à besoins éducatifs particuliers), avec le soutien d'un professeur spécialisé, d'un orthophoniste, d'une psychomotricienne...
Il a eu 94 % de résultats à ses examens de fin d'année.
En septembre, il fera encore une année inclusive avant de retourner dans une classe ordinaire. Il aurait peut-être pu sauter une classe pour rattraper le retard d'une année dû aux changements d'école, et ainsi réintégrer plus vite l'ordinaire, mais il a eu presque 3 mois d'absences cumulées pour problèmes de santé physique, et, si ses résultats sont excellents, on n'a pas pu lui faire suivre les cours de la classe supérieure en raison de ses absences.
Juste un petit mot pour dire qu'en France, on parle beaucoup de l'ABA, mais il existe d'autres méthodes très efficaces aussi, comme le TEACCH par exemple, et qu'il ne faut pas privilégier juste une méthode, car toutes ont leurs avantages et leurs inconvénients, et l'adaptation dépend aussi de l'enfant et de l'éducateur.
Surtout, l'institut médico-éducatif n'est pas toujours la solution : l'école doit être privilégiée, à condition de lui en fournir les moyens.
Voilà pourquoi je ne signerai pas cette pétition, bien que je sois tout à fait d'accord avec son 1er paragraphe. Je confirme aussi ce qui est écrit plus loin, la France a 40 années de retard en ce qui concerne l'enseignement destiné aux enfants à besoins éducatifs particuliers (pas seulement l'autisme) par rapport aux autres pays qui ont appliqué une véritable politique en la matière à partir des années 1970.
Écrit par : luciolebrune | 02.08.2010
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