30.08.2011

Nigeria : Shell épinglé par le PNUE

Un rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) confirme une pollution massive du pays Ogoni liée à l'activité pétrolière et pointe notamment la responsabilité de Shell qui a exploité la zone jusqu'en 1993.

Shell est décidément dans l’œil du cyclone. Alors que la fuite d’un de ses oléoducs menace de marée noire la mer du Nord, le pétrolier a été largement montré du doigt début août dans un rapport du PNUE sur l’état de pollution d’une région du Nigeria. Diligenté par le gouvernement nigérian et financé par Shell, ce rapport, au départ controversé a nécessité 14 mois d’investigations approfondies (122 km² de droits de passage d’oléoducs et 5 000 dossiers médicaux étudiés) pour aboutir à une conclusion sans appel : reconnaissant une contamination environnementale du pays Ogoni dans le delta du Niger, le PNUE estime à 30 ans le temps nécessaire à une restauration environnementale complète. Et il y a urgence au vu de la pollution très importante de l’eau potable dans certaines zones. A Nisisioken Ogale, la population ingère de l’eau en provenance d’un puits contaminé au benzène à un niveau 900 fois supérieur à ce que préconise l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Une couche de 8 cm de pétrole raffiné flottant dans la nappe phréatique alimentant le puits.

Le système de gestion de Shell peu performant

Car le rapport pointe du doigt l’inefficacité des mesures de dépollution mises en œuvre par la Shell Petroleum Development Company (SPDC), une coentreprise regroupant notamment Shell et la NNPC (Nigerian National Petroleum Corporation)(1). « L’étude conclut que le contrôle, la maintenance et la mise hors service des gisements pétroliers sont inadéquats. Les propres procédures de la SPDC n’ont pas été appliquées, créant des problèmes de sureté et de santé publique » peut-on lire dans le rapport. Si la société n’exploite plus le pétrole de la zone depuis 1993, les puits n’ont toujours pas été réhabilités. La « bio-remediation » (accroître l’activité des micro-organismes pour éliminer le pétrole), seule technique observée par le PNUE en pays Ogoni et notamment utilisée par la SPDC, est considérée actuellement comme peu performante par le rapport. Le PNUE ajoute que 10 sites sur les 15 étudiés et pour lesquels les enregistrements de la SPDC notent une procédure d’assainissement achevée sont en fait encore pollués. Enfin, s’il reconnait que depuis 2010, Shell a mis en place un nouveau système d’assainissement plus performant, il ne répond toujours pas aux exigences réglementaires locales et aux pratiques internationales. « La SPDC est déjà en train de revoir les techniques d’assainissement utilisées dans le delta du Niger et cherche à impliquer des experts internationaux indépendants afin de trouver une façon de les améliorer » réplique néanmoins Shell sur son site Internet.

Pour Amnesty International, le PNUE confirme une publication de l’ONG en 2009 (voir article lié) et intitulée « Nigeria: petroleum, pollution and poverty in the Niger Delta » (2) mettant directement Shell en cause dans la pollution et la paupérisation de la zone. « Ce rapport prouve que les activités de Shell ont eu des répercussions désastreuses au Nigeria, mais que l’entreprise s’en est sortie en niant cet état de fait pendant des dizaines d’années, prétendant travailler dans le respect des normes internationales les plus élevées », insiste Audrey Gaughran, en charge des questions relatives aux enjeux internationaux à Amnesty International. De quoi en rajouter à l’image déjà fortement écornée de l’entreprise.

Les oléoducs : sabotés ou mal entretenus ?

Pourtant, la société pétrolière n’est pas encore prête à faire son mea culpa. Pour elle, le fléau de la pollution en pays Ogoni est essentiellement dû aux sabotages des oléoducs qu’elle possède dans la zone. Sur le site Internet de l’entreprise, un document affirme même que 70% des fuites de pétrole de la SPDC sont dues à ces activités. Plusieurs ONG dont Amnesty International et les Amis de la Terre ont néanmoins plusieurs fois remis en cause les chiffres avancés par la compagnie pétrolière qui, selon elles, n’ont jamais été justifiés. (voir article lié) Néanmoins, un jour avant la parution officielle du rapport du PNUE, la société a fait machine arrière à propos de deux marées noires survenues en 2008 et 2009. Elles avaient provoqué la fuite d’environ 45 millions de litres de pétrole de ses oléoducs, une quantité comparable à la catastrophe de l’Exxon Valdez en 1989. Jusqu’à aujourd’hui, Shell affirmait que ces fuites étaient essentiellement dues au sabotage des oléoducs. Elle reconnait aujourd’hui qu’elles ont en grande partie été causées par le mauvais entretien de ses conduites.

Mais pas question pour autant de prendre l’entière responsabilité de la pollution en pays Ogoni. « Il est regrettable […] de donner l’impression que la SPDC en particulier et les compagnies pétrolières en général soient responsables de toutes les fuites de pétrole au Nigeria », insiste dans une lettre Mutiu Sunmonu, directeur de Shell Nigeria. L'entreprise propose même depuis le début de l'année de suivre sur Internet toutes les fuites ayant lieu sur le réseau avec leurs causes respectives. S’il ne dédouane pas Shell à ce sujet, le rapport du PNUE fait néanmoins état de ce problème assez récent qu’est le raffinage artisanal issu de pétrole obtenu illégalement par le sabotage des oléoducs. A Bodo West, entre 2007 et 2011, il a ainsi été enregistré une baisse de 10% de la couverture de mangrove saine liée à l’augmentation de ce phénomène.

Une première étape

Le PNUE préconise donc la création de nouvelles institutions avec notamment l’établissement d’un Fonds pour la Restauration Environnemental du Pays Ogoni rassemblant 1 milliard de dollars (690 millions d’euros) collectés par le gouvernement et l’industrie pétrolière. Ils permettraient de financer les 5 premières années de restauration. « Le PNUE espère que ces conclusions permettront de mettre fin à des décennies d’impasse dans la région et fourniront une base sur laquelle la confiance pourra être construite et des mesures pourront être prises afin de remédier aux multiples problèmes de santé et de développement durable affectant le peuple Ogoni » a conclu Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE lors de la présentation du rapport.

(1) la SPDC est composée à 55% de la NNPC, 30% de Shell, 10% de Total et 5% d'Agip.

(2) "Nigeria: pétrole, pollution et pauvreté dans le delta du Niger"

(Source : Novethic.fr)

06:44 Publié dans Actualités, Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

20.08.2011

Où trouver l'essence la moins chère ?

Le carburant a baissé en moyenne de trois centimes ces deux dernières semaines. Notre tournée des stations pour trouver l'essence la moins chère.

Avec un recul de trois centimes à la pompe en moyenne, c'est le moment de faire le plein, surtout si vous partez ce week-end. Le gazole, le carburant de loin le plus vendu en France, s'est échangé en moyenne 1,3032 € le litre, lors de la semaine achevée le 12 août, contre 1,3357 € la semaine précédente, selon les relevés de la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) publiés mardi. Le litre de super sans plomb 95 s'est vendu à 1,4890 € le litre, contre 1,5216 €, et le sans plomb 98 à 1,5303 € le litre, contre 1,5591 €, selon la DGEC.

Cette baisse s'est encore confirmée cette semaine et il n'est pas exclu que d'ici le 22 août, un nouveau fléchissement d'un ou deux centimes soit perceptible à la pompe. Les stations service du Grand Toulouse ont bien sûr suivi le mouvement de la chute des cours du pétrole (baisse de plus de 5 % du cours des produits pétroliers depuis le 12 août).

« On ne peut pas dire que les usagers se précipitent pour remplir leur réservoir, mais ces jours-ci on sent qu'ils sont moins regardants. Les jeunes surtout qui se limitent habituellement mettent 5 à 10 € de plus », confie le gérant d'une station toulousaine. Aussi, pour trouver la station la moins chère la plus proche de chez vous, notre tableau ci-joint devrait vous rendre service.

Retrouvez le tableau des prix du carburant sur La Dépêche.fr.

(Source : La Dépêche.fr)

19:19 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

Alerte orange à la canicule jusqu'à lundi

Il fera jusqu'à 39° aujourd'hui et 23° ce soir. Et ces températures ne vont pas baisser avant lundi soir ou mardi à Toulouse et dans la Haute-Garonne. Conséquence : la préfecture a déclenché hier après-midi le niveau 2 du plan canicule et rappelé les gestes utiles.

Il va faire chaud aujourd'hui à Toulouse et dans le département, et surtout, la nuit, les températures ne vont pas redescendre en dessous de 21°. Le thermomètre devrait atteindre 39° aujourd'hui ; 23° dans la nuit de samedi à dimanche ; 38° dimanche ; 24° dans la nuit de dimanche à lundi ; et encore 35° lundi. Dans la nuit de lundi à mardi, il devrait faire encore 21°. Mais une baisse est alors attendue.

Par conséquent, sur la base de ces prévisions, la préfecture de la Haute-Garonne a déclenché hier, à 16 heures, le niveau 2 du plan canicule. Plusieurs départements voisins ont fait de même : le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Gers et le Lot-et-Garonne.

Évitez les heures chaudes

Le niveau 2, qui devrait être maintenu jusqu'à lundi, est celui des mises en garde (le niveau 3, le dernier, est celui de la « mobilisation maximale »). Les consignes de comportement diffusées par les pouvoirs publics sont les suivantes : passez au moins 3 heures dans un endroit frais ; rafraîchissez-vous, mouillez le corps plusieurs fois par jour ; adultes et enfants : buvez fréquemment et abondamment même sans soif ; personnes âgées : buvez 1,5 litre par jour et mangez normalement ; évitez de sortir aux heures les plus chaudes (entre 11 heures et 21 heures).

Au niveau 2, toute une série d'établissements sont alertés : les hôpitaux et établissements de santé, les structures d'accueil des personnes âgées ainsi que les collectivités territoriales. Comme chaque été, les mairies ont d'ores et déjà été conviées à repérer les personnes vulnérables (la mesure est obligatoire pour les communes de plus de 5 000 habitants). La préfecture rappelle qu'il est possible de signaler au 115 toute personnes se trouvant à la rue et en situation de risque.

On peut consulter la carte de vigilance sur le site internet de Météo France : www.meteo.fr. ou au 0 800 06 66 66. Le site sante-sports.gouv.fr recense les bons réflexes.

(Source : La Dépêche.fr)

12:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

10.08.2011

Saint-Alban - Gerlero : dépollution en cours

La dépollution des big bags d'amiante entreposés dans le dépôt de Saint-Alban de la société Gerlero et Fils est en cours.

Le liquidateur judiciaire désigné supervise l'enlèvement par la société Sodepol de Laroque-d'Olmes et la société de retraitement de l'amiante Valoridec, de Carcassonne.

« L'activité est particulièrement intense ces jours-ci, avant le week-end du 15 août », constate Jean-Jacques Carrère, de l'association des riverains pour la dépollution du site situé à proximité du centre commercial et de l'autoroute. La découverte, ce printemps, d'un stock de plusieurs centaines de tonnes de produits amiantés avait suscité l'émoi, tandis que le personnel de la société Gerlero, en proie à des difficultés financières, avait fait jouer son droit de retrait.

« L'objectif est d'évacuer 80 % de la partie aérienne du stockage de produits amiantés avant le 15 août », poursuit le membre de l'association, « le reste, les 20 % ainsi que la terre éventuellement contaminée, sera évacué après le 15 août ».

Jean-Jacques Carrère regrette en outre : « L'autorité judiciaire n'a pas communiqué les éléments de sécurité publique contenus dans l'enquête en cours à l'autorité administrative, notamment concernant la suspicion de présence de pyralène ».

Pour Cédric Vergé, leader de l'opposition municipale, « il est regrettable qu'un juge d'instruction n'ait pas encore été désigné, on nous l'a promis d'ici la fin août mais ça patine un peu ».

Les services de la préfecture, que nous avons contactés, n'ont pas été en mesure de nous informer hier quant à l'état du dossier, que ce soit sur le plan environnemental comme judiciaire.

(Source : La Dépêche.fr)

07:04 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

09.08.2011

Fronton - Un avant goût de « Saveurs et senteurs»

Avant la grande fête de « Fronton saveurs et senteurs » les 19, 20 et 21 août, Saveurs et senteurs buissonnières nous met dans l'ambiance.

Au château Caze à Villaudric, Martine Rougevin-Baville accueillait 130 visiteurs pour une soirée festive. Après la visite du chai du XVIIIe siècle, présentation du métier de maître de chai... Puis dégustation des vins des châteaux Caze, Clos Mignon, du domaine Roumagnac. Un repas en musique avec l'école de musique et le chœur des femmes de Villaudric prolongeait la soirée. Lluis et Gemma, la prochaine fois? On se languit des Rossignols de la Catalogne.

Le club photo Fronton profitait de la fête pour exposer ses meilleurs clichés.

Au château Boujac à Campsas, Philippe Selle proposait une approche tactile de ses vignes bio et du conservatoire d'anciens cépages de Fronton. Une dégustation des vins des châteaux Boujac, Carrol de Bellel, Belaygues, et repas en musique. Exposition des vieux outils de l'association du patrimoine du Frontonnais.

Mardi prochain le 9 août au château Joliet à Fronton, à partir de 18 heures, visite des vignes et d'un chai moderne guidé par Jérôme Soriano. 19 heures, dégustation des vins des châteaux Joliet, Clamens, Viguerie de Beulaygue. 20 heures repas animé par l'école de musique. Exposition des peintures au vin de Marc Mouisset.

Pour tous renseignements : Hélène Pradier - 05.61.74.80.69 Office du tourisme

(Source : La Dépêche.fr)

10:04 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

Comment Toulouse s'apprête à accueillir le Dalaï-Lama

Plus que quelques jours avant l'arrivée du Dalaï-Lama, venu propager les enseignements de Bouddah à Toulouse. Bien plus terre à terre, mais néanmoins indispensable, zoom sur les questions d'infrastructures liées à la venue du chef spirituel.

J-4 avant l'arrivée du Dalaï-lama Tenzin Gyatso à Toulouse. 10 000 personnes environ sont attendues pour ces trois jours d'étude. Samedi et dimanche, le chef spirituel donnera une conférence sur « les étapes de la méditation » de Kamalashila, un maître indien du VIIIe siècle, et lundi, aura lieu la conférence sur « l'art du bonheur », introduite par Stephan Hessel, auteur du livre « Indignez-vous ». Un tel événement requiert une solide organisation et de l'anticipation, bien loin de la méditation spirituelle. Pour récolter l'argent permettant de louer le Zénith, les inscriptions ont été ouvertes dès septembre. Les 370 bénévoles de l'association Chemin de sagesse, qui réunit sept groupes dont le centre toulousain Sakya Phuntsog Ling ont permis le bon déroulement de l'initiative.

Annonce et inscriptions : les bénévoles ont dû gérer les quelque 10 000 dossiers d'inscription de septembre à juin

Organisation de l'événement : le Zénith a dû être loué : il recueillera 7 000 personnes, 6 000 assises dans les gradins et 1 000 assises par terre, sur un coussin que les fidèles devront ramener eux-mêmes. Sur la scène, des compositions florales blanches seront disposées autour de portraits géants de grands sages du bouddhisme tibétain.

Réception et accueil du public : les traiteurs toulousains distribueront 5 000 repas sous deux grands chapiteaux.

Étude : un livre écrit en trois langues sera distribué aux participants, comportant le texte de Kamalashila. Il y aura aussi une librairie temporaire, qui proposera des ouvrages sur le bouddhisme.

Sécurité du public : les intéressés devront être placés et orientés sur les places numérotées. Tous les participants passeront sous un portique de sécurité.

Traduction : 1 500 casques de traduction ont été loués et les traducteurs viennent spécialement de leurs pays d'origine pour traduire les précieux mots du Lama.

(Source : La Dépêche.fr)

09:06 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

07.07.2011

Pendant l'affaire DSK, les plans sociaux continuent !

(Source : marianne2.fr)

Selon des données de la Dares, 1180 plans sociaux ont été déclarés par les entreprises, pour l'année 2010. Pour l'année en cours, les chiffres officiels ne sont pas encore tombés... Mais Eugène, du blog économique et social, en a déjà répertorié, avec ses propres moyens, forcément modestes, 79 pour le premier semestre, soit environ 13 500 licenciements. Edifiant.


Nous sommes mi-2011 l’actualité sociale est tristement abondante, si bien que l’on se croirait en 2008 ! Dommage que ce bilan soit si mauvais pour le gouvernement. Il faudra s’en rappeler en 2012…

Pourtant cette fois-ci la majorité des plans n’ont qu’une seule origine : apporter plus de rentabilité à l’entreprise. C’est comme si la crise de 2008 avait donné le départ pour le lancement décomplexé de toutes sortes de plans sociaux que les dirigeants n’osaient pas lancer avant. Avant il y avait un statu-quo : on licenciait peu ou le plus légèrement possible et à l’abri des regards. La rareté des plans risquait d’amener les projecteurs sur l’opération. Depuis la crise, tout le monde délocalise et licencie à tout-va, ça devient banal. Qu’on se le dise, si l’employé ne valait rien, considéré comme un simple outil de production, avant la crise, les dirigeants, par pudeur, faisaient semblant du contraire. Maintenant que la crise nous a habitués aux annonces de plans sociaux, c’est officiel nous serons tous pressés comme des citrons, car c’est ce que nous sommes : une source de bénéfices qu’il faut éliminer si elle est trop faible. Je ne parle même pas du cas ou cette source n’est pas rentable du tout… De plus, l’état, l’administration et les entreprises publiques ne se gênent plus : en 2010 La Poste aurait supprimé 11 694 emplois…

Cette compression du personnel va de pair avec le stress de ceux qui restent. Entre peur d’y passer, stress du survivant et travail interminable pour compenser celui de ceux qui sont partis : les suicides et le mal-être explosent ! Pour le plus grand bien du portemonnaie des actionnaires…

Dans ce cadre, je vous encourage à suivre le cas de Sodimédical : la justice a jugé qu’une société parfaitement rentable et en croissance ne pouvait faire de plan social. Il était temps que la justice (qui est censée servir l’Homme) considère l’Homme comme un Homme et non plus comme un simple outil de travail suffisamment rentable ou non.

Voici un petit florilège des plans sociaux de 2011 (du plus récent de juin 2011 au plus ancien de janvier 2011) :

  • La Baleine, CSME (Gard) : La production du sel La Baleine est transférée en Italie, 190 emplois supprimés.
  • SeaFrance: Nouveau plan social, on ne sait pas encore combien d’emplois seront touchés.
  • Carrefour : L’entreprise a entrepris d’externaliser ses SAV depuis 2006 et pousse au départ les salariés de ses SAV. Depuis 2006 c’est près de 600 emplois qui disparaissent.
  • Schneider Electric (Caen) : Une partie de la production sera délocalisée en Chine soit 42 emplois supprimés d’ici 2012 sur 124. Pourtant, les carnets de commandes sont remplis. Déjà en 2009 l’entreprise avait supprimé le service Recherche et développement et le service commercial, soit 80 emplois.
  • Aréas Assurances : La mutuelle d’assurances Aréas envisagerait la mise en place d’un plan social impliquant 128 salariés.
  • ABB (Saint-Ouen-l’Aumône) : un nouveau plan social se prépare après la suppression en 2009 de 434 emplois. 0 % des effectifs.
  • Plastitube (Bayonne): le plan social qui prévoyait 47 départs sur 127 sera réduit, on ne sait pas encore de combien.
  • TUI, Nouvelles Frontières : un plan social de 150 à 200 emplois se prépare.
  • MBF Technologies (Jura): L’équipementier automobile, filiale du groupe Arche, supprimerait 199 emplois sur 450. Raison: Baisse des commandes de leur donneur d’ordre PSA et Renault.
  • Photowatt (Bourgoin-Jallieu, Isère): ATS l’actuel propriétaire de la seule usine de fabrication de panneau solaire en France a décidé de vendre. C’est déjà 166 postes en CDI et 135 intérimaires qui vont être supprimés. Déjà en février un plan social avait supprimé 196 postes et 136 intérimaires sur les 670 employés du site. L'usine vend ses produits environ 15 % plus chers que ceux de ses concurrents sans pour autant avoir réussi à en améliorer le rendement.
  • Biscottes Pasquier (Ponts-de-Cé) : 11 emplois supprimés dans une fermeture du site, la production sera regroupée sur un nouveau site à Brissac.
  • Cooper Sécurité, Luminox (Riom) : délocalisation d’une partie de la production en Roumanie et suppression de 24 postes.
  • Spérian (Plaintel) : Suite à de grosses difficultés depuis l'arrêt du contrat avec l'État pour la lutte contre la grippe H1N1, l'entreprise spécialisée dans la fabrication de masques vient d'entamer un plan social : 19 départs volontaires et 20 licenciements sur 130 salariés.
  • PSA (Sochaux) risque de délocaliser ses amortisseurs. 600 emplois menacés. Ce projet d’externalisation de la production des amortisseurs de la future T9, et la fermeture inévitable de l’unité Mécanique de Montbéliard en 2013. La CGT dénonce qu’ il s’agirait d’arrêter la fabrication de tous les amortisseurs en interne chez PSA Peugeot-Citroën. La fabrication serait déficitaire et la direction a trouvé 20 % moins cher ailleurs. Une décision difficile à expliquer quand 257 millions d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires en mai 2011.
  • Blanche Porte, groupe 3-Suisses (Roubaix) : Le projet de mutualisation des trois sites de logistique entre 3 Suisses, Blanche Porte et Becquet (spécialisé dans le linge de maison) et la suppression de 21,5 jours de RTT, le passage à une organisation par équipes horaires, le travail un samedi sur deux, le blocage des rémunérations, le gel de l'ancienneté, etc. S'ajoute à cela un plan de sauvegarde de l'emploi : ce sont 30 emplois qui sont visés, dans les services marketing et achats du siège.
  • Quelle, groupe 3-Suisses (Lille) : racheté en mars 2010 par le groupe trois-Suisses, Quelle continue a perdre de l’argent. Une réduction de moitié des effectifs est évoquée.
  • Rapid Staples (Lutzelbourg): après le rachat en mars 2010 par le groupe Esselte, une partie de la production sera délocalisée vers des pays à bas coûts et 43 emplois devraient être supprimés suite à ce plan sur les 63 existants.
  • Gefco : L’entreprise de transport et de logistique, filiale de PSA, a annoncé 232 postes supprimés d’ici à fin 2011. La direction a fait valoir des difficultés économiques et plus spécifiquement les pertes engendrées par l'activité messagerie, déficitaire à hauteur de 20 millions d'euros en 2010.
  • Vachette (Chaource): l’entreprise de serrure a un projet de délocalisation/externalisation en république tchèque.
  • Journaux du Midi (Midi libre à Montpellier, l’indépendant à Perpignan et Centre Presse à Rodez) : 200 emplois supprimés.
  • Techni bureau (Normandie): Le fabricant de mobilier de bureau détruit 47 emplois.
  • Siemens Health Services (SHS) va supprimer un tiers de ses effectifs et s’apprête à vendre son activité d’édition de systèmes d’information hospitaliers (SIH) destinés aux établissements de santé privés, tandis qu’un partenariat industriel devrait être conclu prochainement afin de poursuivre les développements des SIH conçus pour les hôpitaux publics. Suppression de 47 postes, dont 27 départs volontaires.
  • American Express Voyage d’Affaires : nouveau plan social de 72 personnes avec délocalisation en Roumanie ou en Inde.
  • Babybottes (Sauvagnon): le fabricant de chaussures annonce un troisième plan social de 20 personnes (sur 82). La raison: un déficit de 400 000 euros sur les prévisions 2010-2011.
  • M-Real (Alizay): L’usine de papier risque de fermer si un repreneur n’est pas trouvé rapidement. L’usine est déficitaire depuis longtemps et il y a déjà eu deux plans sociaux depuis 2006.
  • 3 Suisses : 100 licenciements et 100 départs volontaires dans un plan de modernisation (ou cela s’appelle aussi comme cela maintenant…). Les syndicats parlent de 500 postes supprimés finalement. L’entreprise en est à son troisième PSE en trois ans…
  • STGV-Thévenet (Montreuil): l’entreprise de transport en redressement judiciaire procède à 54 licenciements.
  • JPM (Moulins): 129 licenciements dans un PSE.
  • Schneider Electric (Grenoble): délocalisation de ses services administratifs en Pologne retardés à cause d’une décision de justice. 35 personnes sont concernées.
  • Les services de maternité et de pédiatrie d'Hospitalor (Saint-Avold) seront définitivement fermés au 1er juillet. 85 suppressions de postes.
  • Savoye SA: 33 licenciements sur 250 salariés, le transfert des salariés de Genlis et la fermeture d’un établissement (Genlis).
  • La Redoute (Mouscron): 94 postes liquidés .
  • Fagor-Brandt: délocalisation progressive jusqu’en 2014 vers la Pologne : la direction a expliqué aux ouvriers français qu’ils coûtent quatre fois plus cher qu’un ouvrier polonais et que ce type d’industrie n’a plus d’avenir à Lyon.
  • Liotard (Tours): 89 postes supprimés chez ce fabricant de bonbonnes de gaz.
  • Air France (Montreuil): après la publication d'un résultat net de près d'un milliard d'euros, le groupe annonce la délocalisation de ses centres d’appels et de son service client vers Blue Connect à Prague. Les syndicats dénoncent qu’en plus Blue Connect est connu pour utiliser principalement des étudiants européens stagiaires…
  • Porcher (Ardenne): devenu Ideal Standard, les usines de Revin et de Dole ferment leurs portes. Principale cause : la dégradation du marché. Le plan social se monte à 35 millions d’euros. 148 salariés au chômage.
  • Institut Pasteur (Lille): 48 postes supprimés dans l’analyse de l’eau. La trésorerie déficiente en est la cause principale.
  • Noos (câblo-opérateur): 800 postes supprimés.
  • Tabur Blanc, Cahors (grossiste du groupe Monsieur Bricolage) : 11 postes supprimés sur 45. Pourtant, Monsieur Bricolage vient de racheter l'enseigne Briconaute, justifiant ainsi sa bonne santé financière.
  • Caterpillar (Grenoble et Echirolle): 600 salariés licenciés au lieu de 733 suite à un accord sur l’aménagement du temps de travail.
  • Kannad (balises de détresse): 16 emplois supprimés suite à la reprise de l’entreprise par le groupe Orolia en 2009 et à la baisse des marchés.
  • Usine Henkel (Louviers): 86 salariés supprimés suite à la fermeture de l’usine du groupe allemand (absorbeurs d'humidité, les mastics, les revêtements d'étanchéité). Pourtant, l’usine avait été récompensée pour sa performance industrielle en 2008, seule usine française récompensée par le Trophée des meilleures usines européennes ! La fermeture est faite au profit du site de Saint-Étienne et de l’Allemagne.
  • Dane-Elec : Après 20 millions de pertes sur l’exercice 2010, une centaine de postes sont supprimés
  • Aérospace (Reims): reprise de l’entreprise par Novaé Technology, 116 postes supprimés (sur 460) et une firme historique sinistrée.
  • Suforem (à Villeneuve): placés en redressement judiciaire, 27 postes seront supprimés dans un premier temps sur 70 permanents et 85 saisonniers.
  • Séréna : L’entreprise de services à la personne Séréna (Angers), supprime 21 emplois. Un plan social qui fait suite à celui de 2009 de 64 postes sur l’ensemble des sites nationaux. À répéter à ceux qui nous disent que l’avenir de la France, c’est les services…
  • Luxat : Fabricant de chaussures de mi haut de gamme, une offre de reprise de l’entreprise par un acteur national de la maroquinerie de luxe impliquerait 30 suppressions de postes sur 83 dans un premier temps. Une délocalisation en Tunisie est en vue.
  • La Redoute : les sites de Dottignies et Estaimpuis, un plan social est en cours et le personnel est en grève.
  • ALCAN SOFTAL: un plan social est prévu sur le site de Ham dans la Somme. 100 emplois sur 207 seront supprimés. Suite à des pertes financières importantes ces dernières années, le site à été vendu en janvier par un fonds de pension américain…
  • Ambrell (à Soultz): Cette société de commercialisation de fours à induction pour l’industrie est délocalisée vers la Hollande.
  • Matra MS: 43 suppressions de poste sur 126 à Romorantin.
  • ABBOTT: nouveau plan social supprimant 201 emplois (sur 2000) au siège de la filiale française du laboratoire américain.
  • SES (Sécurité Et Signalisation): une centaine de licenciements et la fermeture des sites de Potey (nord) et Chaudun (Aisne)
  • Alstom: Suppression de 4000 postes dont une partie en France (non précisée) d’ici à mars 2012 dans la fabrication de turbines.
  • Alombard (filiale du groupe Schneider Electric située à St Pryvé St Mesmin), fermeture du site en 2012 (137 personnes). Selon la CFTC la fermeture ne serait motivée que pour des raisons de profit.
  • Cooper (équipementier automobile): fermeture de l'une de ses usines en Seine-Maritime pour cause de fusion avec Barre-Thomas. 316 postes supprimés.
  • Les transports Laperrière: La fermeture de l’entreprise entraîne 25 suppressions d’emploi.
  • VP Transports : Risque de délocalisation de l’entreprise. Un projet de reprise par les salariés et l’ancien patron est proposé.
  • Sagem à Dinan: un plan social sera annoncé le 31 mars. Aucune idée du nombre de personnes touchées.
  • Sanofi Aventis a informé son comité d’entreprise le 6 janvier un plan social concernant les visiteurs médicaux et les fonctions support: 916 emplois supprimés et 80 postes créés. Sanofi Aventis a réalisé en 2010 des bénéfices records, il y avait déjà eu un plan en 2008.
  • Les Editions Atlas suppriment 39 postes qui vont agrandir le plan social de 2009 qui supprimait 60 salariés. À l’époque, la direction justifiait cette décision par une perte de 7 millions d’euros, mais avait finalement enregistré un bénéfice de plus de 2 millions et demi. Cette année un résultat net de plus de 8 M€ est prévu.
  • Photowatt (panneaux solaires) annonce la suppression de 95 emplois principalement dans la partie assemblage, mais affirme recruter dans la partie commerciale. Finalement, fin février c’est 331 emplois sur 670 qui seront supprimés et une création de 100 postes de commerciaux. Photowatt, fleuron mondial, est la seule société en France à maîtriser les principales étapes de la filière photovoltaïque, du silicium jusqu'aux panneaux, ce qui aurait été un bon investissement pour le FSI, hélas. Après une grève de trois jours, il a été obtenu une prime de départ de 15 000 euros et 125 euros par mois d’ancienneté. Une enveloppe de 300 000 euros a été réservée pour des reconversions éventuelles.
  • Sperian protection qui avait fait le bonheur des investisseurs durant l’épidémie de H1N1 annonce un plan social. La crise passée, les commandes sont en baisse de 80 %. 43 personnes supprimées.
  • Ducros Express confirme un plan social de 736 emplois, dont 561 secs, sur 3100 salariés. Le sort de Ducros Express a été scellé lors de la cession en juillet 2010 de DHL Express au groupe Caravelle spécialisé dans les entreprises déficitaires. Fin janvier le plan social est réduit de 200 emplois.
  • Fralib (groupe Unilever) : 182 départs dans un plan social puis fermeture du site de Gémenos. L’usine étant la seule en France à fabriquer les thés Lipton et les infusions Éléphant, maintenant ces produits seront importés de Belgique et Pologne ! Les salariés ont demandé de l’aide à l’Etat pour les aider à reprendre l’activité (via le FSI par exemple), il ne s’est rien passé. Ils se sont donc reportés sur YourBizProject. Le 11 février le TGI annule le plan social pour cause “d’irrégularités manifestes”. En conséquence, Fralib ne pourra licencier durant 6 mois et revoir son plan social.
  • Albéa, pas de plan social, mais 40 départs volontaires demandés. La raison : regroupement de deux sites français et des rumeurs de délocalisation en Pologne.
  • Panavi (viennoiseries) ferme, son propriétaire, le groupe Belge Vandemoortele refuse d’investir pour remettre aux normes l’usine.
  • Wattiez (Escautpont, Nord, filiale de Spie Batignoles) est sous le coup d’un plan de sauvegarde de l’emploi de 44 personnes sur 58 salarié.
  • Richard-Ducros (métallurgie) pourrait supprimer 200 des 300 emplois de son usine d’Alès. L’entreprise avait été rachetée en novembre par le groupe de BTP Fayat malgré (d’après la direction) 4 audits indiquant une situation financière délicate. Pourtant, ces audits n’ont jamais été rendus publics.
  • Olibet (Biscuits, Sud): Fermeture fortement possible en 2011.
  • Enseignement: dans la région Est c’est 841 suppressions de postes qui sont programmées pour 2011
  • Pôle emploi: 1800 suppressions de postes cette année ! Alors que le taux de chômage est au plus haut et ne baisse pas vraiment… Lorsqu’on sait que déjà en 2010 les conseillers de Pôle Emploi n’avaient pas le temps de s’occuper des chômeurs, c’est incompréhensible…
  • Sealynx (Auomobile, Eure): son plan social est suspendu jusqu’au 15 février 2011 au moins. Le plan concernait 257 emplois sur 736.
  • Novasep (pharmacie , 300 millions d’euros de CA) annonce un nouveau plan social de 150 personnes. Le groupe Novasep avait été repris en janvier 2007 par son management, Gilde Buyout Partners, Banexi et BNP Paribas.
  • T-Systems (Télécom, Toulouse) annonce 30 licenciements (informaticiens). 80 autres suppressions à venir. La société est déficitaire depuis des années, mais l’origine de ces pertes n’est pas établie d’après les syndicats.
  • Eurand (pharmacie, Nogent-sur-Oise) va fermer et c’est 28 salariés qui disparaissent. Le groupe Eurand a vu ses bénéfices exploser en 2009.
  • Le Joint Français (Groupe Hutchinson, filiale de Total, Saint-Brieux) va réduire ses effectifs. L’activité est rentable, mais par souci d’encore plus de rentabilité l’entreprise va produire en Roumanie. 25 emplois sont menacés.
  • Aunde (Équipements automobiles) 49 licenciements sur plusieurs sites en France.
  • Sodimédical (Plancy-l'Abbaye) voit son plan social annulé par la justice : la justice estime que la situation économique de l’entreprise étant très bonne, il ne peut y avoir de plan social, car cela reviendrait à une fraude de la législation sociale française. Pourtant, la direction persiste, car les salaires de janvier (pourtant un mois travaillé) n’ont pas été versés. Travailler gratuitement ? Sodimédical l’a inventé ! La décision du tribunal pourrait faire jurisprudence.
  • Usine First-Ford de Blanquefort: 338 suppressions de postes sur 1500. L’usine, reprise par Ford en janvier, se voit condamnée à terme à avoir moins de 1000 emplois d’après le groupe Ford.
  • Becquet, groupe Trois-Suisses : 150 suppressions de postes. Si le groupe va mal, sa filiale Becquet se porte bien mais subit les conséquences de cette situation.

Triste monde. N’oubliez jamais : nous sommes tous de la chair à actionnaire ! Chair qui vaut de moins en moins cher (sans jeu de mots). Qu’on se le dise !
Quelques rares bonnes nouvelles sont tout de même à signaler:

  • Norbert Dentressangle: retrait du plan social de 23 personnes pour le site de Thiant
  • JB Martin: Un peu plus d'un an après le plan social et la fermeture de la fabrication, la transformation de son ancien atelier en plateforme logistique est faite. 70 salariés y travaillent.
  • Success-story de relocalisation pour le vélo pliant Mobiky qui est made in Normandie
  • Toyota Valencienne annonce 1000 embauches
  • Pour le groupe papetier français Hamelin, la délocalisation de production n'est pas à l'ordre du jour, comme en témoigne l'annonce de la création d'une toute nouvelle usine située dans l'agglomération caennaise.
  • 79 emplois créés sur l’ancien site de Nexans (Ardenne) grâce à l’installation de l’entreprise Maréchalle pesage métrologie et d'Industrie graphique de Chauny.
  • Plan social de Viveo annulé par la cour d’appel. L’entreprise de logiciels bancaires ne licenciera pas 64 salariés comme prévu suite à son rachat par un groupe concurrent.
  • Ferro inaugure une nouvelle unité de production à Saint-Dizier

 

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28.06.2011

Vigilance et mobilisation sont les deux mots d’ordre de la FCPE 31 pour la rentrée 2011 !

RENTRÉE 2011 :

PRIMAIRE, SECONDAIRE, tous les indicateurs sont au rouge !

Le Ministre de l'Education s'est déjà projeté dans la rentrée 2012 mais la FCPE 31 s'inquiète d'abord pour la rentrée de septembre 2011 pour laquelle même le minimum ne semble pas assuré : 1 enseignant par classe et des livres pour tous les élèves !

Alors que ce sont plus de 1 200 élèves supplémentaires attendus au primaire en septembre 2011 en Haute Garonne, seulement 18 nouvelles classes vont être ouvertes pour la rentrée prochaine et nombre de décisions (20 ouvertures conditionnelles et 11 blocages) ont été reportées à après la rentrée de septembre.

Les rares postes d'intervenants en langues ont été supprimés et les écoles devront se débrouiller pour assurer les 54 heures d'enseignement de langue étrangère.

Dans le secondaire, aucun moratoire n’est prévu en 2012 alors que les dotations globales horaires (DGH) attribuées pour l'année 2011 / 2012 sont largement insuffisantes.

La rentrée s’effectuera dans des conditions critiques : des classes de 30 élèves et plus, suppression de certaines options comme le latin ou le grec, suppression de postes de surveillants qui sont les garants du vivre ensemble dans les établissements, diminution des dotations pour l'achat des livres dans les collèges, baisse du temps de présence des AVS (Auxiliaires vie scolaire) pour les classes ULIS destinées aux enfants en difficulté …

Ne parlons pas des remplacements des enseignants absents qui risquent de briller par leur ... absence ! 

Sur l'année 2010 / 2011, certains collèges ont décompté plus de 700 heures d'enseignements non assurées dans les matières fondamentales. Sans modification significative des moyens attribués aux brigades de remplacement, la situation en 2011 / 2012 risque de s'aggraver.

Vigilance et mobilisation sont les deux mots d’ordre de la FCPE 31 pour la rentrée 2011 !

(Source : ambition-ecole-31.over-blog.com)

06:58 Publié dans Actualités, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

24.06.2011

Villeneuve-Tolosane. Nouvelles intoxications mystérieuses d'écoliers

Depuis une dizaine de jours, des élèves de Villeneuve-Tolosane sont victimes de douleurs abdominales et de vomissements qui ont conduit à l'hospitalisation certains d'entre eux. Vendredi 10 juin, neuf enfants ayant déjeuné au restaurant scolaire Ravel ont montré des signes d'intoxication alimentaire. Trois d'entre eux ont été évacués par le SAMU vers les urgences de l'hôpital des enfants à Toulouse pour observation. Ils sont sortis le soir même. Le lendemain tous étaient de retour à l'école.

Hygiène respectée

Le mardi 14 juin, les services de la Direction Départementale de Protection des Populations (DDPP) ont procédé à l'inspection sanitaire de la cuisine centrale Ravel. « Aucun dysfonctionnement n'a été identifié », assurent les services municipaux. « L'état de propreté est jugé satisfaisant et les conditions d'hygiène respectées. C'est pourquoi le restaurant scolaire est resté ouvert ». Des analyses effectuées sur des repas témoins servis ce jour-là n'ont décelé aucune bactérie et n'ont pas permis d'identifier la source de l'intoxication…

Huit nouveaux cas

Lundi 20 juin, à 13 h 45, un enfant a vomi de nouveau après avoir déjeuné au restaurant scolaire Bécane. Sept enfants de la même classe ont ensuite eu des vomissements, dont un n'ayant pas pris son repas à la cantine. Ce qui fait penser que l'intoxication a pu avoir lieu d'une autre façon ou qu'il peut s'agir aussi de réactions psychologiques. Mardi, un seul des huit enfants n'était pas revenu à l'école. « Nous attendons les résultats des analyses du repas du lundi », indique la mairie. « Ils devraient être communiqués en début de semaine prochaine. La société gestionnaire de la restauration a aussi demandé à un laboratoire indépendant d'effectuer d'autres analyses ».

Plus de 600 repas sont servis chaque jour aux écoliers dans les deux restaurants scolaires par la société Ansamble Midi Gastronomie. Préparés à la cuisine centrale Ravel, certains repas sont livrés au restaurant scolaire Bécane.

(Source : La Dépêche.fr)

11:33 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

23.06.2011

Bac S: deux personnes en garde à vue, la notation contestée

Deux personnes ont été placées en garde à vue jeudi dans l'affaire de la fuite au baccalauréat S et le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a donné des consignes de bienveillance pour sa notation, sans empêcher recours et contestations contre son choix d'annuler l'exercice litigieux.

Une enquête administrative a par ailleurs été ordonnée après de nouvelles rumeurs de fraude dans d'autres disciplines, tous ces rebondissements relançant le débat sur une autre organisation du diplôme phare du système éducatif français.

Deux jeunes majeurs étaient entendus jeudi à Paris par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, dans le cadre de l'enquête ouverte la veille, après une plainte de Luc Chatel pour "fraude aux examens", "recel et abus de confiance".

La plainte a été déposée à la suite de la divulgation sur internet lundi soir d'un exercice de probabilités de l'épreuve de mathématiques du bac S passée mardi par 165.000 élèves, un événement rarissime.

9 sur 10 pour avoir son Bac

Après avoir décidé mercredi d'exclure cet exercice de la notation, M. Chatel a précisé la façon dont les élèves seraient notés.

D'une part, les quatre points de l'exercice de probabilités seront répartis sur les exercices 2 et 3 de l'épreuve de maths. "Instructions ont été données pour que ces quatre points soient redistribués sur les réponses que les candidats auront le mieux réussi", a détaillé sur RTL M. Chatel.

D'autre part, le ministre a donné des consignes de bienveillance quand les jurys examineront le sort des candidats dont la moyenne générale sera à un point d'un des seuils décisifs. Entre 7 et 8 pour l'admission à l'oral, entre 9 et 10 pour l'obtention du bac dès le premier tour, entre 11 et 12 pour la mention assez bien...

"Tous ces cas seront examinés dans le détail par les jurys", mais pour autant "nous n'allons pas gonfler les notes", a dit M. Chatel.

Interrogé par l'AFP pour savoir si une moyenne de 9 suffirait pour avoir le bac S, le directeur général de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, a répondu "non, on demande une vigilance et une bienveillance accrues, mais ce n'est absolument pas une dégradation de la moyenne".

"L'esprit de la mesure qui a été prise, c'est celle de la crédibilité du bac", a-t-il ajouté.

Les choix du ministère ont néanmoins été vivement contestés par des élèves, des parents et des organisations du milieu éducatif.

Un premier recours plaidant l'inégalité de traitement a été déposé à Paris devant le Conseil d'Etat, qui s'est dit incompétent au profit du tribunal d'administratif (TA). C'est ce niveau de juridiction qu'a choisi ensuite un lycéen de la Rochelle, en saisissant le TA de Poitiers pour demander l'annulation de la décision de ne pas noter l'exercice litigieux.

Une pétition sur internet demandant à M. Chatel de revenir sur son choix réunissait jeudi soir plus de 12.000 signatures.

Plus tôt, le ministre avait ordonné une "enquête administrative" sur des rumeurs aux épreuves d'anglais et de physique du bac S, précisant toutefois n'avoir "aucune indication sur d'autres fraudes" que celle à l'épreuve de mathématiques.

Il a aussi demandé à l'inspection générale de son administration de réfléchir à "l'organisation du bac et à la sécurisation plus forte des épreuves".

Plusieurs voix se sont d'ailleurs élevées jeudi pour dire que le bac était arrivé à "un point de rupture", le vieux modèle d'un diplôme uniquement fondé sur l'examen terminal étant dépassé à l'heure des nouvelles technologies.

A l'instar des pays étrangers, il faut instaurer d'autres formes d'examen comme du contrôle continu, a plaidé Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement.

(Source : La Dépêche.fr)

23:27 Publié dans Actualités, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

10.05.2011

Fronton - Baptême au château Joliet

Le château Joliet et ses nouveaux propriétaires, Marie-Ange et Jérôme Soriano accueillaient samedi dernier une cinquantaine de convives pour célébrer le baptême de leur chai et des nouveaux vins du château.

En tant que parrain et marraine, Marie-Pierre et Jean-Jacques Cripia du « Duo des Non », se sont fait une joie de relever le défi et de porter haut les couleurs du château ainsi que de la négrette.

Marcel Québire, maire de Bourcagneux a entamé les hostilités avec un beau discours d'introduction au repas et, c'est ainsi que grillades et haricots blancs ont pu honorer la célébration du rosé L'Aventure, du muscat Dolce Vita, du blanc moelleux Folie douce, du blanc sec L'Éclipse et du tout nouveau-né Clin d'Œil 100 % négrette.

Les marraine et parrain se verront remettre en cadeau de la part du château Joliet, une peinture réalisée avec le vin 100 % négrette représentant leurs portraits, œuvre réalisée par l'artiste local, Marc Mouisset. Un baptême réussit où la bonne humeur et la convivialité ont rythmé le repas jusqu'à la fin de la soirée.

(Source : La Dépêche.fr)

Retrouvez les cuvées du Château JOLIET sur www.aoc-vin-fronton.com

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez consommer avec modération.

19:38 Publié dans Actualités, Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

09.04.2011

Les hypermarchés Carrefour sont en grève

Les salariés se mobilisent pour la hausse des salaires, alors que le groupe fait des bénéfices.

Les syndicats FO, CFDT et CGT ont appelé à la grève samedi dans tous les magasins du groupe Carrefour pour exiger de la direction qu'elle revoit à la hausse ses propositions salariales pour 2011 afin de maintenir le pouvoir d'achat des 65.000 salariés.

Cet appel intersyndical est peu habituel chez le géant de la grande distribution, le dernier remontant à février 2008. Cette grève fait suite aux négociations salariales au cours desquelles la direction a proposé une augmentation de 1% en mars et de 1% en octobre, assortie d'une remise de 10% (au lieu de 7%) sur les achats dans les magasins de l'enseigne et d'une participation aux frais d'entretien des tenues de travail de 6 euros par trimestre.

Des augmentations en-deçà de l’inflation

FO, premier syndicat chez Carrefour avec environ 45% des voix, a jugé ces propositions "minimalistes" et refusé de signer un projet d'accord "qui n'augmente pas les salaires à la mesure de l'inflation annoncée à 2% en 2011". Pour soutenir le mouvement de grève, Jean-Claude Mailly, s'est rendu samedi matin au Mans.

Interviewé par téléphone sur Europe 1 samedi matin, le secrétaire général de FO en a appelé au "gouvernement "pour résoudre la situation, et a indiqué que "des problèmes" sont attendus samedi pour les Français qui voudraient faire leur courses.

 

"Les hausses proposées par la direction correspondent à une augmentation de 1,64% sur l'année 2011", a renchéri, de son côté, Serge Corfa, délégué CFDT. Ce dernier a par ailleurs déclaré être "surpris de l'ampleur que prend le mouvement".

La direction promet un nouveau rendez-vous

La direction de Carrefour a de son côté annoncé vendredi qu'elle allait "rouvrir les négociations" et proposait "à ses partenaires sociaux de se retrouver à la table des négociations la semaine prochaine", dixit le directeur des ressources humaines, Jean-Luc Masset.

Mais pour les trois syndicats, la direction "tente de casser la grève et de faire diversion en annonçant une nouvelle réunion de ‘négociations’ à la veille d'un mouvement social national qui s'annonce d'ampleur". "Cela ne change rien pour nous, c'est une tentative de déstabilisation, ça montre que notre mobilisation porte, le mouvement va être très suivi", a réagi Dejan Terglav, délégué FO.

Salaires en très légère hausse alors que les profits bondissent

"Depuis trois ans, nous avons perdu 10% de pouvoir d'achat", a poursuivi le délégué FO, "alors que les profits explosent et que nos dirigeants viennent de mettre en vente les magasins Ed avec à la clé six milliards qui vont aller dans les poches des actionnaires".

Carrefour a en effet annoncé en mars des bénéfices en hausse de 11% en 2010, à hauteur de 382 millions d'euros, malgré des charges exceptionnelles importantes dues notamment à la réorganisation du groupe au Brésil.

(Source AFP - Info.SFR.fr)

14:58 Publié dans Actualités, Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

01.04.2011

Lespinasse - L'association TGV raisonné porte-parole au ministère

Un millier de personnes a défilé à Lespinasse le 5 février et 3000 personnes ont signé la pétition remise au ministre à l'appel de Céline Ferreira-Ducasse, la présidente de TGV Raisonné. Elle s'apprête à rencontrer le secrétaire d'Etat aux transports Thierry Mariani, le mercredi 6 avril à 16h, accompagnée de la députée Françoise Imbert. Rencontre…

-Vous êtes engagée depuis le début dans cette association, pourquoi ?

- J'ai pris conscience de l'impact dela LGVsur Castelnau d'Estrétefonds puis sur les autres communes lors d'une réunion. Il y avait notamment trois fuseaux qui passaient près de chez moi. Choquée, j'avais la volonté d'agir. L'association est née en 2010 et rassemble 300 habitants, elle est apolitique et indépendante. Nous l'avons ensuite ouverte aux autres communes pour interagir sur le nord toulousain. La variante A62 est humainement dévastatrice : 495 maisons potentiellement impactées (12 pour le fuseau D) et économiquement, c'est 1500 emplois potentiellement menacés…

Pourquoi demander ce rendez-vous?

Pour avoir le droit d'exposer nos arguments sur le projet LGV et le refus du tracé longeant l'autoroute que nous jugeons dévastateur. Nous demandons les mêmes droits que le collectif USV, reçu 2 fois au ministère. Cette inégalité de traitement est réparée aujourd'hui.La Député FrançoiseImbert a porté notre demande directement au Ministre et notre ténacité a payé.

-Que comptez-vous obtenir du ministre ?

- Nous voulons nous assurer que toutes les parties soient entendues au même titre que RFF, USV... avant que le ministre prenne une décision définitive en juin, comme il s'y était engagé avec les élus lors de leur entrevue du 17 février.

-Pensez vous que le débat LGV a pu peser sur les élections cantonales ?

- Oui compte tenu du résultat de Thierry Fourcassier (porte parole du collectif USV). On peut estimer que son programme a été très mal perçu par la population du nord toulousain où il défendait l'indéfendable… dans toute chose, il faut de la mesure.

(Source : La Dépêche.fr)

08:55 Publié dans Actualités, Thème : TRANSPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

29.03.2011

Un enfant sur dix victime de harcèlement à l'école, selon un rapport

Neuf enfants sur dix se sentent bien à l'école mais environ un sur dix (11,7%) se dit harcelé, victime de violences physiques et verbales répétées, selon une étude de l'Observatoire de la violence à l'école pour l'Unicef publiée mardi.

Pour ces enfants, la violence se fait sentir, souvent par de petites agressions répétées allant du vol de goûter aux insultes et menaces, mais aussi aux coups, racket ou violences sexuelles.

"Un enfant sur dix est en souffrance à l'école, a résumé Jacques Hintzy, président d'Unicef-France lors d'une conférence de presse au siège de l'ONG. Ce sont 250.000 enfants, cela mérite la mobilisation de la collectivité."

"Il n'y a pas de sentiment général d'insécurité à l'école, il ne faut pas s'affoler. La majorité exprime leur joie d'aller à l'école. Mais il ne faut pas non plus minimiser le problème", a ajouté Eric Debarbieux, directeur de l'Observatoire et auteur du rapport, mené en 2009-2010 auprès de 12.326 élèves de CE2, CM1 et CM2, de 8 à 12 ans issus de 157 écoles de huit académies.

D'après l'étude, ce phénomène reste minoritaire puisque près de neuf élèves sur dix (88,9%) déclarent se sentir "tout à fait bien" ou "plutôt bien" à l'école.

"Chaque petite agression a peu d'importance prise isolément, mais c'est la répétition qui fait que la situation devient grave", a expliqué M. Debarbieux.

Face à ce phénomène, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel installe mardi un Conseil scientifique sur les discriminations à l'école, dont un des objets sera la lutte contre le harcèlement scolaire. "Le but, c'est que nous ayons une vraie réflexion sur ce sujet, parce que c'est un sujet tabou, on n'avait pas le droit d'en parler", a déclaré sur RTL le ministre.

Le taux d'élèves victimes de harcèlement physique est estimé à 10,1%, 71,8% des élèves interrogés n'étant pas victimes de violences et 18% l'étant occasionnellement. Pour les violences verbales, près de deux tiers (65%) se disent pas ou très peu concernés mais 14,4% le sont modérément ou fréquemment.

Au total, 11,7% des élèves sont victimes de violences répétées, physiques et verbales, et deviennent les "boucs émissaires" ou "souffre-douleur" d'une classe, quelle que soit la sociologie de l'établissement.

"C'est un autre enseignement de l'étude: il n'y a pas plus de harcèlement dans les écoles classées +ZEP+ (éducation prioritaire, les plus en difficulté) que dans les établissements +normaux+", ajoute M. Debarbieux.

L'étude met en garde contre les conséquences scolaires (décrochage, absentéisme) mais aussi psychologiques. Une faible estime de soi et des tendances dépressives sont beaucoup plus fortes chez les adultes ayant été harcelés à l'école, selon le rapport.

"Si les enseignants sont alertés et formés, le harcèlement a tendance à baisser, a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Bellon, co-auteur du livre "Harcèlement et brimades entre élèves". Une sensibilisation précoce est nécessaire, "car c'est souvent un phénomène qui naît à l'école primaire avant de se structurer à l'adolescence".

Fin janvier, plusieurs personnalités, dont le pédopsychiatre Marcel Rufo et le philosophe Edgar Morin s'étaient alarmés, dans une lettre au ministre de l'Education, des phénomènes de "souffre-douleur".

La semaine dernière, le ministère a lancé une enquête dans le second degré, qui sera publiée tous les deux ans et concernera 18.000 élèves et personnels de 300 collèges.

Eric Debarbieux doit rendre un rapport courant avril avec des "préconisations" pour enrayer le phénomène.

(Source : La Dépêche.fr)

27.05.2010

Bruguières. 83 amendes pour les clients du vide greniers

Très mauvaise surprise dimanche matin pour les clients du 10e vide grenier organisé par l'association loisirs et culture de Bruguières. A la demande d'un adjoint qui avait été sollicité par un riverain de l'avenue de Montauban gêné par une voiture stationnée devant son domicile, les gendarmes de Fronton sont intervenus en force. En quelques minutes, une dizaine de militaires a remonté la voie carnet à souche à la main. Bilan de l'opération : 83 amendes à 35 € pour stationnement gênant ou dangereux distribués à la volée aux malheureux visiteurs qui n'avaient jamais subi telle avalanche de PV dans les rues de Bruguières. Les responsables de la manifestation cherchent toujours à comprendre pourquoi ce qui était autorisé depuis une décennie a brutalement suscité l'ire des élus et la réaction en chaîne des pandores. D'autant plus, explique un organisateur « que nous avions prévu un espace de stationnement de 80 à 100 places contigüe au vide grenier. J'admets que cet espace a été rapidement plein, et comme les gens n'ont pas pu se garer sur la place de la mairie qui était occupée par le marché, ils ont stationné leur voiture le long de l'avenue. Mais ils le font depuis dix ans. » Mais les temps ont changé à Bruguières . Et désormais c'est la tolérance zéro qui prévaut à l'encontre des amateurs d'un vide grenier destiné à financer une bourse aux jouets, et à la puériculture et des balades culturelles pour les gens du village.

haro sur les vide greniers

Pour le maire de Bruguières, l'intervention des gendarmes, dimanche matin, était parfaitement justifiée. « Car lorsqu'on organise un événement comme celui-ci, il faut que tout le monde respecte le stationnement et la sécurité. » D'ailleurs explique Philippe Plantade, « lorsque nous organisons une manifestation municipale nous embauchons une société privée pour gérer la circulation avec les employés de la mairie. Si le problème ne se règle pas je suis prêt à interdire les deux vides greniers organisés sur la commune. » Non mais des fois !

(Source : La Dépêche.fr)

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