22.03.2011

OGM - le lanceur d'alerte Gilles-Eric Séralini gagne son procès

La justice a rendu son verdict dans le procès en diffamation intenté par Gilles-Eric Séralini professeur de biologie moléculaire à l'Université de Caen et lanceur d'alerte sur les OGM, à Marc Fellous, président de l'Association Française des Biotechnologies Végétales, qui promeut les OGM.

"Je me félicite de la décision de la 17ème chambre civile du Tribunal de Grande Instance de Paris de condamner Marc Fellous pour diffamation envers Gilles-Eric Séralini (…) Je tiens à saluer une nouvelle fois le courage dont il a fait preuve en déposant plainte contre Marc Fellous et son association de défense des OGM. C’est une grande première dans l’histoire juridique française", a déclaré Corinne Lepage à l’annonce du verdict rendu mardi 18 janvier.

Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'Université de Caen, co-directeur du pôle pluridisciplinaire « Risques » spécialisé dans l'étude des effets des pesticides et des OGM sur la santé , et  président du conseil scientifique du CRIIGEN, avait attaqué en diffamation Marc Fellous, ancien président de la Commission du Génie Biomoléculaire et président de l'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), qui promeut les OGM. L’affaire remonte au 21 janvier 2010, date à laquelle Le magazine de la santé, émission diffusée sur France 5, était consacrée au thème « Les OGM : une menace pour la santé ? », avec pour invité le professeur Séralini.

L’AFBV, estimant que la parole avait été consacrée « de manière unilatérale aux thèses de G. E. Séralini, opposé à cette technologie », avait alors adressé un courrier à France 5 et au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour protester.  « Ce qui est en jeu, déclarait en novembre dernier le professeur Marc Fellous, président de l’AFBV, c’est l’équilibre nécessaire au débat scientifique, la qualité de l’expertise contradictoire au service de décisions éclairées et la bonne information du public trop souvent entretenu dans des peurs sans motif. » La partie adverse avait estimé en outre que « le vrai débat avait été occulté par des campagnes puissantes jouant sur des peurs, empêchant toute autre expression que celle d’un rejet en bloc autour du seul terme « OGM ». Aujourd’hui, ce terme a perdu tout rapport à une réalité objective pour n’être plus  qu’un signe de ralliement hostile » indiquait l’AFVB.

« Une question de santé publique »

Marc Fellous a, dans son courrier à France 5, employé le mot de « marchand de peur », expression jugée diffamatoire par Gilles-Eric Séralini. « C’est une accusation qui est portée contre moi, contre mes compétences de chercheur, d’enseignant, et d’auteur de différents ouvrages destinés au grand public », estime le professeur, ajoutant en substance : « c’est la première fois qu’un lanceur d’alerte attaque la partie adverse. Mais au-delà de mon cas personnel, c’est une question de santé publique. On ne peut pas continuer à dénigrer des découvertes scientifiques pour des raisons mercantiles ».

Le professeur Séralini, spécialisé dans l’effet conjugué des pesticides et des OGM, explique son action judicaire par le « harcèlement, les mises à l’écart et la dénégation de ses travaux », exclus du CNRS puis de l’INRA, alors qu’il a été nommé plusieurs fois conseiller et expert pour les autorités publiques sur la question des OGM. Il a notamment fait partie de la Commission du Génie Biomoléculaire, statut qui lui a permis d’avoir accès aux dossiers de demande d’autorisation. « Ces dossiers contiennent des informations très confidentielles qui ne sont jamais rendues publiques, explique-t-il. Or, j’y ai découvert, par exemple, que les évaluations de la toxicité des OGM destinés à l’alimentation de millions d’européens n’avaient pas duré plus de 3 mois ! C’est une erreur non seulement scientifique, mais historique ». 
Le lanceur d’alerte, qui a étudié les effets du round-up sur les animaux ainsi que trois variétés de maïs Monsanto (MON 863, MON 810, NK 603), fait état de risques pour la santé bien plus élevés que ceux admis par les experts du groupe américain…et dénonce, depuis plus de 10 ans, « l’opacité qui règne sur les évaluations de produits pour la santé publique (…) Ce sont les études privées qui nourrissent les dossiers d’autorisation de mise sur le marché, et qui ont permis à certains experts de plaider l’innocuité, sans que le reste de la communauté scientifique n’ait voix au chapitre ». Un constat qui fait écho à l’actuel scandale du Mediator, et aux conflits d’intérêts liés à la mise sur le marché de produits expertisés par les laboratoires eux-mêmes…

(Source : Novethic.fr)

21.03.2011

« Le système de réglementation a été perverti par les industriels »

Deux ans après Le monde selon Monsanto, enquête sur les pratiques du plus gros producteur mondial d'OGM, Marie-Monique Robin décortique le contenu chimique de nos assiettes et souligne les failles des agences de réglementation, à travers son nouveau documentaire intitulé Notre poison quotidien. Interview.

Après Monsanto, qu’est ce qui vous a poussé à élargir votre enquête à l’ensemble du système de réglementation des produits chimiques ?

Mon enquête sur Monsanto a ouvert plusieurs questionnements. Les pratiques de cette entreprise sont-elle une exception ? Comment les 100 000 molécules mises sur le marché depuis le début du XXe siècle sont-elles testées ? Quel est leur impact sur la santé publique ? Le résultat n’est pas réjouissant. Je montre que le système de réglementation, fondé sur la DJA, dose journalière acceptable, ne permet pas de protéger les citoyens. Au départ, la DJA a été créée pour contrôler l’introduction de substances chimiques, que l’on savait dangereuses, dans la chaîne alimentaire. Dans les années 50, les campagnes d’information disaient clairement : « Pesticides are poison ». La DJA est basée sur le principe de Paracelse, du nom d’un médecin suisse qui, au XVIe siècle, a établi que la dose fait le poison. On en a déduit qu’il fallait fixer des seuils en dessous desquels les substances chimiques, ingérées à faibles doses pendant toute une vie, ne sont pas dangereuses pour la santé. Or, ça ne fonctionne pas. En faisant des recherches, j’ai vu qu’il n’existe presque rien sur la DJA dans la littérature scientifique. Dans mon documentaire, Erik Millestone, professeur de « Science Policy » à l'Université de Brighton, explique que cette norme a été décidée sur un coin de table. Il fallait des chiffres rassurants pour permettre le développement industriel de tous ces produits chimiques dangereux, parce qu’ils apparaissaient comme une condition nécessaire du progrès.

Les failles de ce système semblent aujourd’hui manifestes si l’on en juge par le lien que vous établissez entre l’augmentation des cancers et des maladies neuro-dégénératives et la présence de ces molécules chimiques dans l’environnement.

Le système de réglementation a été totalement perverti par les industriels. Les DJA sont calculées à partir d’études fournies par eux et protégées par le secret commercial. Sur l’aspartame par exemple, les études indépendantes soulignent un risque sanitaire, systématiquement contredit par les études financées par les industriels. Ce que j’ai dévoilé sur les pratiques de Monsanto, études mensongères, conflits d’intérêts des scientifiques à la fois membres des agences de réglementation et conseillers des entreprises caractérise ce système.

Vous montrez aussi que certaines molécules, comme les perturbateurs endocriniens, sont nocives à des doses bien moins élevées que les DJA fixées. Comment peut-on expliquer que toutes les études indépendantes sur lesquelles vous vous basez ne soient pas prises au sérieux ?

La seule raison pour l’expliquer, c’est que les agences de santé publiques sont noyautées par l’industrie. Pratiquement tous les toxicologues travaillent pour des entreprises. Il y a aussi une vieille école de la toxicologie, qui refuse de remettre en cause la DJA. Un exemple, c’est quand Alex Feigenbaum, chef d’unité CEF à l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments, ndlr), déclare que le problème des faibles doses relève de l’idéologie.
Or sur les perturbateurs endocriniens, comme le Bisphénol A par exemple, de nombreuses études démontrent que ces produits peuvent être nocifs à des doses infimes. Il y a aussi le problème de l’effet cocktail. La DJA calcule une dose limite pour chaque substance. Mais nous ingérons quotidiennement un mélange qui, potentiellement, est une véritable bombe chimique.

On voit de plus en plus de remises en cause de l’industrie agroalimentaire. Est-ce que vous pensez que le système que vous dénoncez pourrait s’écrouler ? 

Dans le documentaire, je donne deux exemples de produits, l’aspartame et le blisphénol A, qui pourraient, si les digues lâchent, faire s’écrouler le système. Mais les industriels sont plus malins que ça. Je suis sûre que pour éviter une crise de confiance, voire des attaques en justice, on va passer en douceur de l’aspartame à la stévia, qui a enfin été autorisée en France. Sur le blisphénol A, la directrice de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, ndlr) déclarait en juin 2009 devant l’Assemblée nationale qu’il n’avait pas de problème. Finalement, l’Europe a l’interdit dans la fabrication des biberons depuis le 1er mars 2011. La vertu du documentaire est de mettre les pieds dans le plat au bon moment. Je pense que le système doit s’écrouler. Je ne dis pas qu’il ne faut plus de chimie du tout. Il y a des choses très intéressantes, aux Etats-Unis par exemple, autour de la chimie verte, où l’on inclue, dès le départ, l’idée que l’objectif des produits est de rendre un service. Or ça n’est pas rendre un service que de faire tomber malade.

Notre poison quotidien.
Le livre, une co-édition Arte / La Découverte sera disponible le 24 mars en librairie

(Source : Novethic.fr - propos recueillis par Anne de Malleray)

17.03.2011

Les surcoûts de production sous-évalués par l'UE (rapport ONG)

Un rapport publié lundi par l'organisation écologiste européenne les Amis de la Terre indique faire la lumière sur « les coûts réels de la production de cultures génétiquement modifiées ». L'ONG demande à ce que les surcoûts générés par la séparation des chaînes de production OGM et non OGM (conventionnelles ou bio) soient supportés par les metteurs sur le marché et les utilisateurs.

« L'expérience montre que les cultures génétiquement modifiées ont des impacts socio-économiques substantiels », indique le rapport de l'ONG, datant de décembre 2010 et intitulé « Les effets socio-économiques des OGM : des coûts cachés pour la chaine alimentaire ».

Les données présentées indiquent que les bénéfices économiques attendus de la culture des OGM quels qu'ils soient sont « de loin » dépassés par les coûts économiques engendrés par la séparation des variétés non OGM de celles génétiquement modifiées. Et cela se confirme que ce soit dans les lots de semences, au champ, au niveau du matériel (les moissonneuses), dans les meuneries (usines de transformation) et jusqu'au bout de la chaîne de production alimentaire, selon les Amis de la Terre.

L'UE dont le programme de recherche Co-Extra, sur la coexistence et la traçabilité des OGM, estime que le surcoût lié à la séparation des semences et des produits OGM des autres, non OGM tout au long de la chaîne de production est de 13 %. Largement sous-estimés, tempêtent les Amis de la Terre. Selon eux par exemple, les « coûts additionnels durant la moisson de maïs pourraient être quarante fois plus élevés » que ces chiffres fournis par l'UE.

L'organisation écologiste nous dit que le surcoût lié à la culture des OGM est « dû à des augmentations importantes de l'utilisation d'herbicide, à la traçabilité des contaminations éventuelles et à des coûts en hausse partout dans la chaîne alimentaire ».

« Il est important que ces questions soient prises en considération avant d'autoriser n'importe quelle culture ou l'importation d'OGM en Europe », martèle l'ONG.

Par ailleurs, estime le rapport, « les coûts liés à la séparation (des lots de semences et des cultures), aux systèmes de traçabilité et de contrôle, retombent en général sur les agriculteurs, qu'ils soient en conventionnel (non OGM, NDLR) ou en bio ».

« C'est injuste, et cela crée des distorsions sur le marché », s'indignent les Amis de la Terre. Pour eux, « les sociétés de biotechnologie, les marchands et les autres utilisateurs d'OGM doivent prendre leurs responsabilités pour empêcher les contaminations », et permettre ainsi aux productions conventionnelles et biologiques de se développer « sans barrière financière injuste dans l'UE ».

Les Amis de la Terre Europe appellent à la mise en place de mesures strictes et obligatoires pour empêcher les contaminations tout au long de la chaîne de production, dans tous les pays européens. Ils insistent pour que tous les coûts engendrés par ces mesures soient « couverts par les pollueurs ».

L'organisation écologiste milite pour que l'évaluation de l'impact socio-économique des OGM soit intégrée dans le système d'approbation de l'Union européenne. Elle s'appuie sur l'approche norvégienne selon laquelle les sociétés qui déposent des dossiers de demande d'homologation doivent présenter des plans d'urgence capables de contrôler une diffusion involontaire d'OGM.

Cette démarche d'évaluation des mesures de contrôle des plantes OGM, quelles qu'elles soient, et des surcoûts qui découlent de leur culture, doit être réalisée avant toute autorisation d'introduction dans le marché européen, soulignent les Amis de la Terre.

L'ONG demande également l'application du principe du pollueur-payeur aux metteurs sur le marché de variétés de semences OGM, et appelle à la « responsabilité garantie des agriculteurs pollueurs ». Cela afin de « rendre responsables de leurs actions ceux qui contaminent » nos aliments avec des OGM.

(Source : lafranceagricole.fr)

25.02.2011

Fronton - Plus de vingt médailles pour le vignoble

Le palmarès du concours des vins de Paris a rendu son verdict. Les Fronton ont été à l'honneur avec une vingtaine de médailles.

En AOC rouge 2009, Nicolas Gélis a obtenu quatre médailles, trois en or avec le château Ferran, le château Cahuzac et le Mons Auréolus du château Montauriol, ainsi qu'une médaille d'argent pour la cuvée Prestige. Le château Laurou et le château Coutinel tradition étaient aussi récompensés d'une médaille d'or. A la cave de Fronton on fête les médailles de l'Astrolabe (argent) et du Haut Capitole (bronze).

Médaille d'argent aussi pour le château Baudare et la cuvée Vieilles Vignes, le château Bouissel et le château Viguerie de Beulaygue Tradition.

En rosé 2010: De l'or pour le rosé de Laurou, la cuvée Inès de la cave et le rosé de Baudare.

L'argent pour le rosé de Bellevue la forêt cuvée Caprice, médailles de bronze pour les rosés du château Cahuzac de Nicolas Gélis, le rosé du château Coutinel et la cuvée de la Cour des consuls de la cave.

A noter des médailles d'or et d'argent pour les vins de pays, le Cransac Blanc et le Tarani rosé de la cave.

(Source : La Dépêche.fr)

19.01.2011

Fronton - Le Tot ço que cal a la meilleure note

Cette année, les dégustateurs du célèbre « guide des meilleurs vins de France » de Bettane et Deseauve remarquent 9 domaines de Fronton. Si certains domaines ont une réputation qui est déjà faite comme le Roc, le château la Colombière ou le château Plaisance, d'autres ont également été remarqués.

La cave de Fronton entre également dans le guide avec la cuvée Pont de l'Horm. Une cuvée originale de la cave qui associe la négrette de Fronton et le fer servadou. Ce vin est « bien proportionné entre négrette et fer, offre un nez fruité, intense et frais, une petite note végétale apporté par le fer, une bouche ronde et une finale légèrement cassissée. »

Yannick Gasparotto entre également dans la danse avec la cuvée Gino qui récolte un superbe 13/20. Ce domaine géré par le jeune Yannick et son père se font remarqué de plus en plus par la qualité de leur cuvée. Ce vin avait déjà fait parler de lui car il fut plusieurs fois primé à différents concours dont celui de Saveurs et Senteurs.

Enfin, c'est le château Plaisance qui récolte la meilleure note avec un 16,5/20 pour la cuvée Tot ço que cal. « Marc Penavayre est un vigneron enthousiaste qui porte haut les couleurs de son appellation et son cépage local la négrette. Ses vins ont une concentration et une gourmandise que l'on peut citer en exemple ».

(Source : La Dépêche.fr)

12.01.2011

Fronton - Premiers rosés à déguster

Avis aux amateurs, les premiers rosés de Fronton sont déjà en rayon. Certains sont déjà prêts à être dégustés, c'est le cas du rosé de Joliet, « L'aventure », premier vin de la famille Soriano. Un rosé doux est aussi à découvrir « Dolce vita » qui porte bien son nom.

Toujours parmi les premiers, le rosé de Baudare dont nous parle David Vigouroux : « Le 2 010 est plus clair, couleur rose pâle avec des reflets saumonés typiques de la négrette. Son nez est floral et variétal, fleur blanche et négrette (violette). En bouche on note une attaque franche, intense, avec des arômes pêche de vigne abricot et une finale en bourgeons de cassis ». L'assemblage négrette- gamay- syrah, a été réalisé avec les vignes des domaines de Baudare et de Callory récente acquisition de David Vigouroux.

Si le millésime 2 010 s'annonce d'excellente qualité la récolte était plus faible entre 15 et 20 % de moins, en rosés, David Vigouroux annonce moins 30 % en château Baudare.

(Source : La Dépêche.fr)

07.01.2011

Les viticulteurs du Frontonnais à domicile ! WWW.AOC-VIN-FRONTON.COM

Carte AOC-VIN-FRONTON.jpg

 

Ce site est issu de la mutualisation des compétences de deux autoentrepreneurs frontonnais, l'un, FRONTONIS, créateur de site internet et l'autre, NODUS Prod, producteur en relations économiques et sociales et tous deux fervents supporters du Stade Toulousain et ... des vins du Frontonnais (*) !

Ainsi a été créé le site WWW.AOC-VIN-FRONTON.COM : une plateforme de vente de vins et boissons sans alcool, élaborés uniquement par des viticulteurs du Frontonnais.

Bien entendu, jamais un site internet ne pourra remplacer l'enthousiasme et l'accueil chaleureux de nos viticulteurs préférés (sans aucun chauvinisme!) dans leur propriété, mais cela permet de vous livrer votre vin préféré directement chez vous, des amis, de la famille, etc., en France métropolitaine (pour l'étranger, ce sera sur devis!).

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Franck ou François :

- soit dans le stade Ernest Wallon lors d'un match à domicile du Stade Toulousain

- soit par mail : contact@aoc-vin-fronton.com

- soit par mail (un autre!) pour les collectivités : contactce@aoc-vin-fronton.com : un catalogue pour les CE et collectivités est disponible sur demande (fichier PDF).

(*) L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez consommer avec modération.

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09.08.2010

Crise du lait : manifestations des producteurs et appel au boycott

Environ 150 producteurs de lait ont manifesté dans la nuit de mardi à mercredi à Changé, dans la périphérie de Laval (Mayenne), pour exiger un relèvement des prix auxquels est achetée leur production. Portant des banderoles où l'on pouvait lire "Accords non respectés, mort des producteurs", les manifestants ont bloqué pendant un moment la circulation près du siège du groupe laitier Lactalis et déversé sur la chaussée quelque 25 000 litres de petit-lait.

Cette manifestation intervenait à quelques heures d'une réunion des syndicats majoritaires de la profession à Paris. Des représentants des Jeunes agriculteurs, de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles et de la Fédération nationale des producteurs laitiers doivent y décider de la position à adopter face aux laiteries.

Depuis quelques jours, les producteurs se mobilisent pour obtenir que les transformateurs revalorisent le prix du lait, augmentation à laquelle ces derniers se refusent. Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, a apporté son soutien à cette revendication. "Lorsque les prix s'effondrent, la répercussion est immédiate sur les revenus des producteurs, qui ont perdu près de 50 % de leurs revenus en 2009 […]. Maintenant que les prix remontent, je souhaite que les producteurs soient correctement rémunérés", a-t-il déclaré sur RTL, ajoutant : "Ils ne le sont pas aujourd'hui. Je souhaite que les industriels et les coopératives fassent les efforts nécessaires pour que les producteurs soient rémunérés à leur juste valeur", a-t-il ajouté.

LES INDUSTRIELS ACCUSÉS DE PROFITER DES HAUSSES DE PRIX

Le lait est actuellement payé 303 euros les 1 000 litres, contre 290 l'an dernier à la même époque, mais les producteurs réclament 321 euros. L'interprofession échoue depuis juin à s'entendre sur les prix à appliquer au troisième trimestre, alors que les cours, qui s'étaient écroulés au printemps 2009, se redressent. Les industriels offrent, pour leur part, un prix qui devrait en moyenne approcher les 310 euros la tonne de lait.

Après ceux de Rhône-Alpes, les producteurs de lait de l'Aveyron ont appelé mercredi les consommateurs à boycotter La Vache qui rit, le Caprice des Dieux et le Camembert Président et à épouser leur cause dans l'actuelle épreuve de force avec les géants agroalimentaires.

La Vache qui rit est produite par Bel, Caprice des Dieux par Bongrain et le Camembert Président par Lactalis. Ces trois groupes sont accusés par les producteurs de manquer à un accord de juin 2009 et de ne consentir à revoir le prix d'achat du lait que quand les cours baissent, et non quand ils remontent comme c'est le cas actuellement.

(Source : Le Monde.fr)

Opérations boycott pour les producteurs de lait
envoyé par BFMTV. - L'info internationale vidéo.

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22.07.2010

« Le Jardin de Fanou » Producteur bio de Fronton à la cantine de Bouloc

Notre fournisseur en Paniers Fruits&Légumes Bio local, "Le Jardin de Fanou", fournit la cantine de Bouloc en produits bio. Une excellente démarche de la municipalité de Bouloc qui agit d'ores et déjà en prévision des 20% d'aliments bio obligatoires à partir de 2012 dans la restauration collective.

De plus, cette démarche vient prouver vis à vis des élus, dont les priorités sont plus axées sur la comptabilité plutôt que sur une démarche citoyenne de qualité,  que la production locale est non seulement excellente mais aussi à coût égal ..., de quoi rompre avec des contre-vérités !

Il s'agit bien d'une démarche volontaire pour la promotion des producteurs locaux et du commerce local.

Félicitations à l'association locale boulocaine CDCV qui a toujours fait la promotion du Bio dans les cantines et de la production locale jusqu'à sortir la calculatrice pour les plus sceptiques concernant d'éventuels surcoûts !

A suivre sur Fronton ... et les communes du Frontonnais.

Franck Laborderie-Cavada

Association IACA

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Bouloc - Le bio à la cantine

Depuis le mois de mai, les menus du restaurant scolaire, ainsi que ceux servis au centre de loisirs, à la crèche et aux personnes âgées, proposent quelques produits bio, frais et de saison, et cela sans le moindre surcoût.

Soucieuse de fournir une qualité alimentaire, la mairie s'approvisionnait déjà pour le pain et la viande auprès des bouchers et des boulangers du village.

Pour prolonger cette démarche, visant au respect de l'environnement, le conseil municipal avait inscrit dans son programme, l'introduction à la cantine de produits bio.

Une 1re étude révélait un surcoût de ces produits de 25 % en moyenne ainsi que des provenances parfois très éloignées dégageant un très mauvais bilan carbone.

Il est donc apparu assez vite que la meilleure solution relevée d'un approvisionnement local.

C'est un agriculteur bio local, M. Guérin du Jardin de Fanou, qui fournit donc désormais des fruits et légumes bio à la cantine.

Les plus jeunes enfants de la crèche pourront ainsi bénéficier de « purées bio ».

C'est une 1re étape engagée par la commune, mais s'inscrivant dans une démarche de développement durable cohérente. C'est aussi une opportunité pour les producteurs locaux de répondre à une demande locale croissante.

(Source : La Dépêche.fr)

18.05.2010

Viticulture - Encore un Fronton rosé champion du Monde

Le rosé 2009 du Château CAHUZAC confirme son succès en venant d'obtenir la médaille d'OR au Mondial du Rosés qui vient d'avoir lieu à Cannes. Réservé aux producteurs de rosé de toutes les régions viticoles du monde, ce concours est la seule dégustation professionnelle encadrée par les normes exigées par l'Organisation Internationale de la Vigne et du Vin. Avec près de 800 échantillons en provenance de 21 pays viticoles du monde, Le Mondial du Rosé a confié cette délicate tâche à une cinquantaine de dégustateurs-experts reconnus et minutieusement choisis représentant quelques 15 nationalités.

Après le succès, il y a deux ans, d'Inès de la Cave Coopérative, sacré lui-aussi médaille d'or, le Château CAHUZAC confirme le haut niveau d'excellence des vins de Fronton en général et de leur rosé en particulier.

Il est aujourd'hui incontestable que les rosés font partie des «Grands Vins» du Sud-Ouest au même titre que les blancs et les rouges! Issu à 80 % de négrette, en assemblage avec du gamay et de la syrah, ce rosé clair et fruité convient tout particulièrement aux apéritifs entre amis ainsi qu'aux barbecues et repas d'été. Il est étonnant par le côté aromatique puissant qui s'en dégage, combiné avec talent à une douceur et une rondeur sans égale. Le vignoble du Château Cahuzac retrouve enfin ses lettres de noblesse suite au rachat du domaine par Nicolas Gélis, déjà propriétaire des Châteaux Ferran et Montauriol. En effet, des choix drastiques en matière de conduite des vignes et de vinification, dans une constante recherche de qualité et d'expression aromatique ont ainsi porté leurs fruits et ce, en deux ans seulement. Avec l'aide de Laurent Fadat, son œnologue et chef d'exploitation, Nicolas Gélis a su développer sur ses trois domaines une gamme homogène et diversifiée. Une récompense et une reconnaissance supplémentaire pour l'appellation Fronton.

(Source : La Dépêche.fr)

11:30 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fronton, aoc, rosé, viticulture, concours | |

17.05.2010

AOC FRONTON - Cédric, le jeune magicien du terroir

Cédric Faure, du Château Viguerie de Beulaygue à Labastide Saint Pierre, à 29 ans, est le premier vigneron du Tarn et Garonne avec le château Bouissel à entrer dans le célèbre guide « les plus grands Vins de France » de Bettane et Desseauve. Avec son titre de meilleur vigneron de l'année, il devient incontestablement un des meilleurs producteurs de Fronton.

Il crée dernièrement la cuvée « l'Enchanteur ». Chaque fois que Cédric a fait goûter ce vin les dégustateurs « ont été enchantés ». Le nom était trouvé. Où peut-être que ce talentueux vigneron a quelque chose d'un magicien ! Ce jeune homme n'envisageait pas forcément d'emprunter la voie tracée par sa famille Il hésitait encore quand en 1998, il se décide à suivre des études de viti-oenologie. Aujourd'hui, il assure le travail en cave et partage les travaux de la vigne avec son père. Il lui fait changer la conduite du vignoble pour adopter la taille cordon de Royat qui permet un meilleur étalement des grappes de négrette et de syrah, ses deux cépages favoris.

Stage de biodynamie

Au cours d'un stage effectué chez un vigneron adepte de la biodynamie, il apprend à mieux écouter la nature pour ne traiter que quand cela s'avère vraiment nécessaire et surtout à déterminer le travail qu'il va réaliser en cave. Observant la vigne, il sait quel type de vin il va pouvoir créer. « Je pratique des longues cuvaisons en évitant toutefois l'hyper extraction. Je travaille mes vins dans des cuves pleines. Le gaz fait remonter le chapeau, l'excès de jus déborde, ce qui favorise une extraction en douceur. Le jus monte par la cheminée, de ce fait, le marc est complètement immergé. J'ai découvert cette pratique par accident et j'ai constaté que les vins étaient plus fins, plus ronds ». Cédric utilise très peu le bois, car il trouve que l'élevage en fûts transforme trop les arômes naturels de la négrette. Ses vins sont vendus exclusivement en France à une clientèle fidèle qui achète pour une grande partie à la propriété, à Fronton à la cave le Comptoir du moulin.

(Source : La Dépêche.fr)

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11.05.2010

Grenelle 2 : les pesticides n'échappent pas au filtre économique

Le volet Pesticides de la loi Grenelle 2 a été adopté par les députés, au terme d'un débat houleux. Le texte, qui sera voté mardi à l'Assemblée déçoit vivement les écologistes. Ils accusent le gouvernement d'avoir cédé au lobbying industriel.

Colère et déception pour les écologistes. Le volet pesticides du projet de loi Grenelle 2, adopté par les députés vendredi 7 mai 2010, est très loin de répondre aux orientations tracées par la loi Grenelle 1. «  Le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictées par les lobbies des pesticides ! », dénonce le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF).

L'évaluation socio-économique qui dérange

L'adoption de l'article 36 bis A, qui conditionne la restriction ou le retrait d'un pesticide à une évaluation des effets sociaux-économiques, a fait l'effet d'une bombe chez les militants écologistes. François Veillerette, porte-parole du MDGRF ne décolère pas. «  Cette mesure est contraire à la réglementation européenne ! L'évaluation des pesticides repose sur deux piliers : l'innocuité et l'efficacité. Il n'a jamais été question d'y ajouter un pilier économique ! J'espère que le gouvernement se rendra compte de son erreur et trouvera un moyen de revenir dessus. » Cette initiative française est effectivement inédite en Europe, puisqu'aucun règlement communautaire, pas même le Paquet pesticides qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011, ne prévoit une telle évaluation.

Pour François Veillerette, « cette mesure est tout bonnement une fleur offerte aux industriels des phytosanitaires. » D'autant que le texte ne précise ni les critères de cette évaluation, ni l'organisme chargé de la mener, ni même sa valeur décisionnelle face à l'avis de l'Afssa sur les impacts sanitaires et environnementaux. Autrement dit, des préjudices écologique et économique, lequel prévaudra pour déterminer la restriction ou le retrait d'un pesticide ? Au cours de la séance de discussion -houleuse- sur les bancs de l'Assemblée, Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, a néanmoins précisé que « dans tous les cas, si l'Afssa montre qu'il y a vraiment un risque important, il est évident que son avis l'emportera sur l'avis socio-économique. Il n'y a pas de mise en danger à craindre. »

Des petits pas en avant...parmi beaucoup de reculs

Autre point d'achoppement, l'adoption de l'article 40 qui autorise finalement la publicité des phytosanitaires à usage non professionnel. Le gouvernement avait interdit cette publicité dans le projet de loi initialement déposé, avant que le Sénat ne l'autorise - sous certaines conditions- en première lecture du texte. C'est donc la version des sénateurs qu'auront préféré les députés. Pour le MDRGF, « cette disposition, dictée directement par des fabricants et distributeurs de pesticides va juste aider à maintenir la consommation des jardiniers à un haut niveau, ce qui est contraire à l'objectif de réduction du Grenelle. » Le plan Ecophyto 2018 prévoit effectivement de réduire de moitié l'usage des pesticides entre 2001 et 2018.

Les députés ont en revanche adopté deux amendements visant à limiter l'usage des phytosanitaires. Le premier permet l'interdiction, par l'autorité administrative, de l'utilisation des pesticides dans les lieux publics, notamment « à proximité des infrastructures de santé publique. » Le second interdit l'épandage aérien, « sauf dans des conditions strictement définies par l'autorité administrative. » Deux avancées mineures, selon le MDRGF, surtout destinées à faire passer la pilule.

Un rapport passé sous silence

Quelques jours avant la discussion du projet de loi à l'Assemblée, l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) avait rendu son rapport « Pesticides et Santé » qui avait déjà suscité l'inquiétude des défenseurs de l'environnement. « Destiné à guider le futur de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques », d'après l'Union des industries de la protection des plantes (syndicat professionnel des industriels des produits phytopharmaceutiques), le rapport pointait les risques que ferait courir « à un pan entier de notre économie » la réduction par deux de l'utilisation des pesticides.

Alors même que l'Inra, dans sa récente étude Ecophyto R&D (voir article lié), estime « qu'une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production », les rapporteurs de l'OPECST, en revanche, affirment dans leur rapport que la réduction de moitié de l'usage des pesticides entraînera « une probable diminution des rendements, une hausse des prix agricoles, la possible disparition de nombreuses productions de fruits et légumes, et des phénomènes de résistance des ravageurs. » Ils soulignent, pour finir, qu'« aucune étude scientifique n'est en mesure aujourd'hui de faire, chez l'homme, un lien entre la consommation d'aliments issus de l'agriculture conventionnelle qui utilise des produits phytopharmaceutiques, et la survenue de maladies. »

Pavé d'arguments en faveur des pesticides, le rapport de l'OPECST n'a jamais été évoqué sur les bancs de l'Assemblée lors de la discussion du projet de loi. Pour François Veillerette, la raison est simple : « Avec ce rapport, ils sont allés trop loin, et n'en sont pas très fiers. Il valait mieux éviter d'en parler. » La loi Grenelle 2, dont l'examen s'est achevé dans la nuit de vendredi à samedi derniers doit, elle, être votée ce mardi 11 mai.

(Source : Novethic.fr)

06.05.2010

Villaudric - Portes ouvertes, dimanche au Château Caze

Dimanche 9 mai de 10 heures à 19 heures, le Château Caze propose une journée champêtre et dégustation de ses vins renommés A.O.C Fronton.

Les nouveaux millésimes très prometteurs seront présentés aux visiteurs, mais le prestigieux rosé, médaille d'or du concours des vins du sud-ouest sera encore une fois la vedette de la fête. On n'oubliera pas le « Patrimoine », vin complexe et long en bouche, issu des vieilles parcelles de vigne et le Concerto aux subtils arômes de griotte, pivoine et réglisse. À signaler aussi, « Le Délice du Gamin » jus de raisin sans alcool, gazéifié, à boire pour une fois sans modération !

Mais dimanche ce sera surtout la fête et Martine Hérail qui gère le domaine y tient beaucoup. Les nombreux gourmets attendus seront comblés. Les produits fermiers, pour un éventuel pique-nique sous les grands pins parasol seront là pour régaler les gourmets : Escargots, canards gras, magrets grillés sur cep de vigne, fromages fruits, champagne...

Et ce n'est pas tout. Promenades en calèche, spectacle de country et animations à l'accordéon autour des tables sont aussi au programme.

Contact : 05 61 82 92 70 et aussi : www.chateaucaze.com

(Source : La Dépêche.fr)

03.05.2010

FOOD, INC.

 

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FOOD, INC., réalisé par Robert KENNER, décortique et analyse les rouages d’une industrie qui influence chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir d’où viennent les produits que nous consommons tous les jours. Derrière l’image de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficultés ce que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : les vraies conditions d’élevage et d’abattage de nos viandes et volailles. Grâce aux interventions d’experts comme l’auteur de FAST FOOD NATION, cette investigation illustre les dessous d’une industrie qui sacrifie les notions de qualité et de santé pour des considérations de rendement et de profit.

27.04.2010

Baisse des revenus : les céréaliers dans la rue

Après les producteurs de lait, les céréaliers montent à leur tour au créneau pour dénoncer la baisse de leurs revenus et manifester leur inquiétude sur l'avenir de la Politique agricole commune (PAC) dont ils sont les principaux bénéficiaires.

Quelque 5 000 agriculteurs, céréaliers en tête, avec le renfort de plus d'un millier de tracteurs, vont défiler demain à Paris. La manifestation est organisée par les Fédérations régionales des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) de quatorze régions avec le soutien de la FNSEA, premier syndicat agricole français.

Parmi les régions organisatrices, figurent les plus importantes zones de production, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Haute et Basse-Normandie, Midi-Pyrénées, Champagne-Ardenne, Poitou-Charentes... En Midi-Pyrénées, céréales et oléagineux occupent près d'un million d'hectares.

L'objectif des manifestants est d'obtenir des mesures à court terme pour soulager les trésoreries des exploitations, mais aussi de peser sur les pouvoirs publics pour qu'ils défendent à Bruxelles une PAC qui, jusqu'à présent, leur a été très favorable.

Les producteurs de « grandes cultures », essentiellement des céréaliers ou encore des producteurs de colza et de tournesol, réclament des « mesures immédiates », comme des aides à l'exportation, pour écouler une partie de leur production avant la prochaine récolte. Ils veulent aussi des aides au stockage. Autant de mesures qui vont diminuer avec les évolutions actuelles de la PAC.

Les jeunes agriculteurs, qui ont contracté d'importants emprunts pour s'installer, sont les plus menacés. Ils ont été les plus offensifs, n'hésitant pas à brûler des bottes de paille il y a quelques mois sur les Champs-Elysées ou à verser du purin devant le palais présidentiel.

« Nous sommes totalement exsangues financièrement », affirme Christophe Hillairet, 39 ans, céréalier et président de chambre d'agriculture. Selon lui, « si aucune mesure n'est prise un tiers du secteur des grandes cultures aura disparu en 2011 ». Son exploitation de 170 hectares est dans le rouge et c'est son « épouse qui (le) fait vivre ». L'an dernier, la filière a vu ses revenus baisser de 51 % dans le sillage des cours des céréales (- 24 %), après l'envolée de 2007 et 2008.

(Source : La Dépêche.fr)