15.04.2010
Les producteurs bio lancent un nouveau label privé
Un nouveau logo pour les produits issus de l'agriculture biologique française apparaîtra bientôt dans les rayons. Celui de Bio Cohérence, marque lancée le 12 avril dernier, à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique.
L'idée d'une nouvelle marque française a commencé à germer au sein de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) en 2007, alors que le cahier des charges du label bio européen était en cours de révision. La Commission a en effet retiré aux États membres le droit de compléter ce cahier des charges européen par des réglementations nationales plus contraignantes, jugeant que celles-ci entravaient les échanges commerciaux sur le territoire communautaire. Dès le 1er janvier 2009, les seuls états membres à s'être dotés de règles nationales supplémentaires, la Belgique, le Danemark, la Norvège et la France (avec son label national AB), ont donc revu a minima les critères d'obtention de leurs labels respectifs. De sorte qu'aujourd'hui, le label français AB et le label de l'agriculture biologique européen sont peu ou prou équivalents.
Mais une large majorité des producteurs bio français ont refusé l'abandon de leurs spécificités hexagonales. 10 000 producteurs, sur les 15 000 que compte la France, se sont donc regroupés avec d'autres acteurs de la filière (notamment les distributeurs Biocoop et BioMonde et l'association Bioconsom'acteurs), au sein de l'association AlternativeBio2009, créée spécifiquement pour élaborer cette nouvelle marque. Après une année de concertations, les critères sont aujourd'hui arrêtés. Comme l'explique Dominique Técher, viticulteur membre de la FNAB et président de Bio Cohérence (association gestionnaire de la marque), « l'engagement des adhérents, qu'ils soient producteurs, transformateurs ou distributeurs, repose sur trois niveaux. D'abord, le respect du cahier des charges européen, condition sine qua non à l'obtention de la marque. Ensuite, le respect d'un cahier des charges supplémentaire, que nous avons élaboré, et qui reprend l'ancienne réglementation française à laquelle nous avons ajouté quelques points qui nous semblaient incontournables. Enfin, les adhérents s'engagent dans une dynamique de progrès, par la signature d'une charte et la réalisation d'un auto-diagnostic. » Plue value essentielle de Bio Cohérence, le cahier des charges supplémentaire contient une soixantaine de contraintes, dont notamment l'interdiction totale des OGM, l'obligation de convertir l'intégralité de l'exploitation à l'agriculture biologique - même si seulement une part de la production est dédiée à ce marché -, produire au minimum 50% de l'alimentation animale consommée sur l'exploitation et limiter les traitements vétérinaires.
Les pouvoirs publics doublés par les initiatives privées
Le label AB s'apprête donc à accueillir un sérieux concurrent. Si les deux logos ne sont pas incompatibles, le dernier-né garantit néanmoins davantage de qualité, à la fois en termes sociaux et environnementaux. Pour Dominique Técher, l'arrivée d'une nouvelle marque privée (aux côtés, notamment, de Nature et Progrès, ou de Déméter), témoigne d'une évolution culturelle positive : « En France, l'héritage de la centralisation est encore très puissant, de sorte que nous sommes en retard par rapport à certains pays européens, où il existe des marques privées très efficaces. » Effectivement, en Grande Bretagne et en Suisse, 80% à 90% des aliments bio consommés sont estampillés d'une marque privée (respectivement Soil Association et Bourgeon). Et depuis la révision du règlement européen, des initiatives similaires à celle de la FNAB sont à l'œuvre en Belgique et au Danemark.
Répondre à l'offensive de la grande distribution
Mais pour les fondateurs de Bio Cohérence, il ne s'agit pas seulement de préserver la qualité du bio français. Depuis l'entrée de la grande distribution sur le secteur, les marques et logos en tout genre ne cessent de fleurir dans les rayons des grandes surfaces. Surfant sur la vague de la consommation responsable, les géants de la distribution alimentaire commercialisent des produits qui ne respectent pas systématiquement des critères sociaux et environnementaux ambitieux. Pour Dominique Marion, président de la FNAB, « la grande distribution est dans un objectif de massification constante, elle ira donc chercher le bio là où il sera le moins cher. » Une stratégie parfois incompatible avec un niveau de qualité élevé. Bio Cohérence entend donc se positionner comme un repère pour le consommateur, un gage de qualité et de respect de tous les acteurs de la filière. D'ailleurs, les acteurs de la grande distribution ne se sont pas, pour l'heure, montrés intéressés par la démarche de Bio Cohérence, de sorte que la marque devrait d'abord apparaître dans les petits circuits de distribution.
Quant au risque de faire fuir les consommateurs en apposant un énième logo sur les emballages, les fondateurs de Bio Cohérence comptent l'écarter en communicant sur la valeur ajoutée de leur marque. « Il s'agit aussi de savoir vers quelle agriculture biologique nous voulons aller. Ce logo symbolise un acte d'achat réfléchi. »
(Source : Novethic.fr)
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17.03.2010
Des industriels encouragent une production laitière durable
Les produits laitiers « bio » et « responsables » séduisent de plus en plus de consommateurs. Mais face à cette demande croissante, l'offre ne parvient pas à s'adapter. Certains industriels mettent donc en place des politiques de conversion à l'agriculture biologique ou durable avec les producteurs. Exemples avec Les 2 Vaches et Ben & Jerry's.
Les producteurs de lait ont symboliquement enterré leur profession. Dès le premier jour du Salon de l'Agriculture, lundi 8 mars dernier, ils étaient plus d'un millier à dénoncer la dérégulation du marché européen qui a conduit à la chute des prix. D'après Pascal Massol, président de l'Association des producteurs de lait indépendants, « aujourd'hui, 98% des producteurs perdent de l'argent. »
Mais en marge de cette crise, un segment de marché se développe considérablement ces dernières années : la transformation de produits laitiers issus de l'agriculture biologique. D'après l'Agence Bio, leurs ventes en grandes surfaces ont triplé en 10 ans et leur fabrication a augmenté de plus de 70% depuis 2007. Or, le fossé entre cette demande grandissante et l'offre en produits laitiers bio ne cesse de se creuser. Pour pallier cette lacune en évitant un recours massif aux importations, certains industriels du secteur mettent donc en place des partenariats avec les agriculteurs locaux pour soutenir leur conversion à l'agriculture biologique.
Conversion
Car si l'ambition du Grenelle est bien d'accélérer cette conversion, la coordination entre les différents acteurs de la filière peine à se développer. Bilan : les industriels prennent les devants. C'est le cas de l'enseigne Les 2 Vaches, du groupe Danone. Son idée: mener une vaste opération de soutien auprès des fermiers conventionnels présents dans la zone de collecte, autour de l'usine de fabrication du Molay en Normandie, en s'engageant à vendre leur production aux autres marques du groupe Danone pendant les deux années nécessaires à la reconversion. Depuis la création de ce programme il y a un an et demi, une quinzaine de producteurs y ont adhéré.
Concrètement, les fermiers sont d'abord conviés à visiter des exploitations biologiques, avant de se voir proposer un diagnostic, établi par les membres des groupements d'agriculteurs bio régionaux, qui évalue leur capacité à se convertir. Si l'agriculteur souhaite s'investir dans la démarche, il est ensuite encouragé à se former aux pratiques spécifiques de l'agriculture bio. Enfin, la marque s'engage par contrat sur une durée de 7 ans à acheter la production à un prix supérieur à celui du marché conventionnel. Comme l'explique Daniel Tirat, directeur général des "2 Vaches", « il faut d'abord convaincre les fermiers dont les terres sont propices à la reconversion, car on leur demande tout de même de changer de métier ! Passer du conventionnel au bio suppose de revoir complètement leurs méthodes de travail. C'est un engagement qui bouleverse leur quotidien. » L'entreprise bretonne de transformation laitière basée Triballat Noyal, qui détient les marques Vrai et Sojasun, propose également un dispositif similaire.
Sensibiliser les producteurs aux pratiques responsables
Mais la conversion à l'agriculture biologique suppose des efforts parfois insoutenables économiquement. D'autres enseignes ont donc préféré promouvoir une production laitière raisonnée, qui respecte également des pratiques sociales responsables. Ben & Jerry's collabore par exemple avec les fermiers hollandais voisins de son usine de fabrication, les chercheurs de l'université de Wageninger et les organisations de protection de la nature WWF et SNM au sein du programme "Caring Dairy", lancé en 2003.
Accompagnés par les chercheurs de l'Université, les fermiers déterminent leur « niveau de développement durable » suivant onze indicateurs*. Ils élaborent ensuite un plan d'action à mener. Ben & Jerry's offre alors une prime de 0,5 €/100L aux fermiers qui s'engagent dans ce dispositif, puis 0,5 €/100L supplémentaires à ceux qui pratiquent le pâturage. Expérimenté par onze producteurs entre 2003 et 2007, le programme "Caring Dairy" accueille désormais plus de 500 exploitants. « Aujourd'hui, 95% de nos approvisionnements en lait et crème sont issus d'exploitations adhérentes au programme », indique Julia Perroux, responsable de Ben and Jerry France. Si la marque ne s'est pas orientée vers un dispositif de soutien à la reconversion en agriculture biologique, c'est selon elle « parce qu'il s'agit surtout de trouver un équilibre économique entre la qualité des produits, la préservation de l'environnement, les pratiques sociales et le bien-être animal. » Un avis qui rejoint celui de Dominique Marion, président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique : « la démarche de la marque "Les 2 Vaches" est intéressante, mais nous attendons de voir si elle est créatrice de nouveaux rapports sociaux dans les relations commerciales entre producteurs et industriels. »
*Fertilisation et protection des sols, érosion, nutriments, pesticides, biodiversité, viabilité économique, dépendance énergétique, gestion de la ressource en eau, développement humain, impact sur l'économie locale et bien-être animal
(Source : Novethic.fr)
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23.02.2010
Etude sur le bio à la cantine dans les ville moyennes : le surcoût a bon dos
La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.
Les objectifs de l'étude sont les suivants
"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."
Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.
Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.
Prix de revient du repas
En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.
Origine des produits servis dans les cantines
58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.
Les pertes alimentaires
Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.
"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."
"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d'hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."
Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.
Le Bio à la cantine
8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.
Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.
Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.
Comment compenser le surcoût lié au bio?
L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio. Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.
Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.
La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on présente les choses.
Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.
Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l'enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009
Auteur : Ma Cantine Bio
(Source : notre-planete.info)
12:39 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, école, alimentation, biologique, restauration |
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17.02.2010
Bio et sans OGM : ce qui va changer en 2010
Des traces d'organismes génétiquement modifiés dans les produits bio, c'est l'hérésie permise par l'Europe depuis le 1er janvier 2009. Au mois de juillet prochain, son nouveau label «Agriculture biologique» sera apposé sur des produits bio, répondant à moins d'exigences que le label AB du ministère de l'Agriculture français. Pour tenter de contrer l'étiquetage européen et d'empêcher la confusion du consommateur, la FNAB (Fédération nationale de l'Agriculture biologique) et d'autres associations ont élaboré une marque collective qui trouvera, d'ici un mois, sa place sur les produits «vraiment» issus de la bio.
Un texte, proposé par la Commission européenne prévoyait de fixer le seuil maximal de 0,9 % d'OGM dans la composition d'un produit bio, tolérant ainsi les «présences accidentelles» d'OGM dans le bio. La commission de l'Agriculture au Parlement européen, demandait, elle, que soit limité à 0,1 % le pourcentage d'OGM dans le bio, ce qui correspond au seuil minimum de détection. Elle souhaitait que «les États membres se dotent d'un cadre législatif adéquat, fondé sur le principe de précaution et sur le principe du pollueur-payeur, afin d'écarter tout risque de contamination des produits biologiques par des OGM.» Si cet amendement a bien été adopté par le Parlement, il a pourtant été rejeté par les ministres européens qui ont choisi de conserver le seuil de traces à hauteur de 0,9 % et la possibilité d'utiliser des produits phytosanitaires (pesticides) et d'antibiotiques dans les produits bio.
Or, le bio est censé garantir une alimentation saine, sans additifs chimiques de synthèse, sans OGM, sans hormones, sans antibiotiques, sans pesticides et sans toxiques. Un seuil de 0,9 % contenu dans les produits non bio impose un étiquetage spécifique «avec OGM» sur tout produit vendu dans l'Union Européenne.
«L'initiative Alternative Bio 2 009 s'est formée lors du salon de l'Agriculture l'année dernière» explique Thomas Erguy de BLE (Biharko Lurraren Elkartea). «Le 13 janvier dernier, elle a mis au point une marque collective dans le but de proposer un outil pour les opérateurs sur le territoire français. Elle a également des contacts avec d'autres régions européennes». L'animateur de l'association est conscient du fait que les consommateurs ont du mal à s'y retrouver. Il cite une étude du CREDOC qui pointait une certaine confusion concernant les différents labels apposés sur les produits alimentaires et signalait qu'ils citent en majorité Label Rouge et AB. Or si AB est facultatif, le logo européen va être, lui, obligatoire. La nouvelle marque collective est en cours d'étude juridique et devrait voir le jour dans quelques semaines. «Cette nouvelle marque, qui pourra être ajoutée au logo européen et à AB, garantit la reprise en main d'un outil de développement par les producteurs et les consommateurs bio. Avec le règlement européen, l'outil bio a échappé aux consommateurs et aux producteurs, ce n'est pas le moindre des paradoxes ! On repart de zéro... La marque collective va également garantir un cahier des charges. On part dans l'idée que la réglementation européenne est intéressante mais on veut apporter des points de valeur ajoutée. Il n'y a plus de garde-fous. L'important, c'est de reprendre en main notre destin vers un nouveau modèle de développement, de prendre des orientations pour un avenir durable : la valeur ajoutée, la relocalisation, le lien au sol...».
Parallèlement à la démarche d'Alternative Bio 2009, une nouvelle réglementation en cours d'élaboration devrait bientôt aboutir à une étiquette «sans OGM». En effet, début novembre 2009, Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a remis son avis sur la définition des filières dites sans OGM à l'Etat qui préparera un projet de décret définissant l'étiquetage des produits en provenance de ces filières. «Cette garantie d'un seuil d'OGM en dessous de 0,1 % ne sera pas liée qu'à la bio mais à l'ensemble des produits alimentaires» reprend Thomas Erguy. «Cette réglementation est parallèle à notre démarche et je pense que nos actions y ont contribué. Le but est de mettre en place des pratiques qui empêchent tout risque de contamination. Il ne sera jamais de zéro mais on fait tout pour s'en approcher».
Le nouveau logo européen
Actuellement facultatif, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les Etats membres de l'Union et répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L'apposition, à côté du logo de l'UE, d'autres logos «à caractère privé, régional ou national» sera autorisée. Le logo européen de l'agriculture biologique et ceux des Etats membres sont censés compléter l'étiquetage et aider les consommateurs à repérer les aliments et boissons biologiques. L'étiquetage et l'utilisation du logo sont soumis à des règles strictes : «Les termes tels que biologique, bio, éco etc., y compris les termes utilisés pour les marques déposées, de même que les pratiques d'étiquetage ou de publicité susceptibles de tromper le consommateur ou l'utilisateur en suggérant qu'un produit ou ses ingrédients sont conformes aux exigences définies dans ce règlement, ne doivent pas être employés pour les produits non biologiques».
(Source : Le Journal du Pays Basque par Claire REVENU-JOMIER)
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10.02.2010
Les Français ont faim de bio
Les habitudes de consommation changent, mais la production ne suit pas...
Le bio s'invite de plus en plus naturellement dans nos assiettes ! L'agence Bio a publié un sondage qui confirme une tendance lourde : en 2009, 46 % des Français ont consommé au moins une fois du bio. Ils n'étaient que 44 % en 2008 et 42 % en 2007. Non seulement la tendance devrait se poursuivre, mais nos compatriotes souhaitent de plus en plus de bio au restaurant ou à la cantine.
« Cette tendance montre que désormais, le public n'achète pas du bio pour des questions liées à la santé, comme cela avait été le cas après des épisodes comme la vache folle, mais pour des raisons environnementales, pour une agriculture plus propre » analyse Clara Reboullet, vice-présidente d'érables 31, association d'agriculture bio en Haute-Garonne.
« Mais le problème, poursuit-elle, c'est que la production ne suit pas: il y a 6800 agriculteurs en Haute-Garonne, dont 160 seulement sont en bio ! Il y a énormément à faire. On manque cruellement d'infrastructures pour opérer la conversion. »
« La France était le premier producteur bio il y a 20 ans, on est au vingtième rang à l'heure actuelle » déplore Christian Ponticelli, directeur du Groupement d'agriculture biologique du Gers. Nous sommes devenus des gros importateurs ! »
Or justement, une des bonnes idées du Grenelle de l'environnement serait que les patates bio produites en Midi-Pyrénées puissent aller très vite dans les assiettes de Midi-Pyrénées, et qu'on en finisse avec ces légumes qui font trois fois le tour du monde avant d'atterrir dans nos casseroles.
La demande est là. Mais l'argent pour aider cette reconversion manque : « En 2005, l'État a accordé 1,2 million d'euros : cette année on est passé à 170 000 €» constate Christian Ponticelli qui qualifie cette somme de ridicule.
En revanche, le conseil régional s'intéresse au bio, comme à la qualité alimentaire en général, dans une région qui peut brandir l'alimentation comme un emblème. Elle préconise le bio dans les cantines des lycées, et a consacré en 2009 1,6 M€ pour aider la filière bio, soit pour des investissements, soit pour des opérations de communication.
« Il faut une volonté politique forte pour changer les choses, estime Clara Reboullet. D'autant qu'actuellement, le comportement du consommateur évolue. Au-delà du bio, et avec la crise, il se tourne vers la récupération, l'achat groupé, les Amap... Une façon de faire des économies tout en consommant autrement. »
Le bio ouvre-t-il la voie verte ?
(Source : La Dépêche.fr)
06:08 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, alimentation, consommation |
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06.02.2010
Les Français toujours plus nombreux à consommer bio en 2009
AFP - En dépit de la crise, les Français ont été plus nombreux l'année dernière à consommer bio et comptent maintenir le cap dans les mois à venir, selon le baromètre 2009 de l'Agence Bio, publié jeudi.
Ils étaient 46% en 2009 à manger au moins une fois par mois un produit issu de l'agriculture biologique, contre 44% en 2008 et 42% en 2007, relève ce sondage réalisé chaque année pour l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique.
La tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois, 25% des consommateurs-acheteurs ayant l'intention d'augmenter leur consommation et 71% de la maintenir, selon cette enquête.
Les Français sont aussi plus nombreux à vouloir consommer bio en dehors de leur domicile. Ils sont 45% à souhaiter des plats bio au restaurant, contre 42% en 2008 et 43% en 2007.
Sur leur lieu de travail, 41% souhaitent des produits bio à la cantine, contre 38% en 2008. Les distributeurs automatiques devraient également proposer des produits bio pour 37% des actifs, contre 32% en 2008.
Le nombre des enfants à bénéficier de repas bio dans les cantines scolaires est aussi plus important: un tiers d'entre eux y ont goûté en 2009, contre 24% l'année précédente.
Une grande majorité des parents (75%) souhaite que leurs enfants puissent y avoir accès. En moyenne, les parents déclarent être prêts à payer 7% de plus pour un repas à la cantine scolaire avec des produits bio.
De manière générale pour un Français sur quatre, il est normal de payer plus cher la production bio. Et ils se disent prêts à payer en moyenne 11% de plus. Selon de récentes enquêtes publiées dans la presse, les produits bio sont en fait de 50 à 70% plus onéreux.
Les fruits et légumes bio sont les produits les plus consommés (80%) devant les produits laitiers (71%), les oeufs (62%), les produits d'épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%).
Cette enquête CSA a été menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d'un échantillon de 1.015 personnes représentatives de la population française.
(Source : France24.com)
10:05 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, consommation, alimentation, santé, cantine |
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05.02.2010
Ces maires qui disent "OUI au BIO dans ma cantine !"
15:00 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, restauration, scolaire, santé, alimentation |
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24.01.2010
Cantines : un forum pour passer au régime bio
Un vaste forum départemental aura lieu à Limoux à l'initiative de Nature et progrès autour de l'alimentation saine et de proximité.
Manger bio dans les cantines, c'est possible. Mais manger bio local, c'est plus compliqué, rapport à l'offre audoise qui reste très largement inférieure à la demande. Alors pourquoi ne pas y aller progressivement, en relocalisant d'abord la production avant de miser vers l'agriculture biologique ? Voici en quelques lignes la teneur de la méthode prônée par Nature et Progrès qui milite ardemment pour que cantine scolaire et circuit court aillent de pair. Mais pas à n'importe quel prix et pas n'importe comment. D'ici 2012, 20 % de la restauration collective publique d'État devra passer sous le régime bio selon la décision arrêtée lors du Grenelle de l'environnement. Le hic c'est que la demande du consommateur croît de 10 % par an alors que la production nationale bio pèse très peu : elle occupe 2 % de la surface agricole utilisée. Du coup, pour répondre aux besoins, 60 % des produits bio sont importés. C'est donc le moment ou jamais de relocaliser la production, dit en substance Nature et progrès qui tente, depuis deux ans, de faire progresser ce discours auprès du conseil général comme de la chambre d'agriculture. Conscientes des enjeux en termes d'environnement, d'emplois et de maintien du tissu agricole, les deux institutions sont de plus en plus sensibles au discours des « circuits courts » qu'elles ont d'ailleurs intégré dans leurs plans de développement territorial et agricole.
Mais reste la question de la méthodologie et de la mise en œuvre. « Au niveau de la stratégie régionale, on parle surtout et avant tout de conversion pour répondre aux besoins en bio. On ne parle pas d'installation. Or, c'est par ce biais-là qu'il fait prendre le problème », analyse Éole Bonneault, l'animateur de Nature et progrès. L'installation sera au cœur du « Forum d'échange - alimentation saine et de proximité », mis sur pied par Nature et progrès et le collectif cantines bio Limoux. Comment introduire des produits frais et bio en restauration collective, comment développer la production agroécologique locale, comment favoriser l'installation, impliquer les collectivités ? Les associations et syndicats estampillés écolo ne manquent ni d'idées, ni d'exemples pour y répondre, après avoir brossé un état des lieux minutieux. Durant deux jours, le plus large public, le milieu associatif, le monde agricole et les institutionnels se mettront autour de la table, à Limoux. But de la manœuvre : « Initier une dynamique pour l'introduction en restauration collective de produits frais, de qualité, issus d'une agriculture de proximité », comme c'est déjà le cas à Caux-et-Sauzens, Festes, Bugarach, Montlaur ou le collège Varsovie de Carcassonne.
(Source : La Dépêche.fr)
23:41 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, alimentation, santé, agriculture, école |
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18.01.2010
Cantines : quoi de bio dans les assiettes des enfants ?
Alimentation. La nourriture bio gagne du terrain à Toulouse dans les cantines à la ferme de Candie et chez les fournisseurs de la cuisine centrale.
Les élèves qui déjeunent chaque jour dans une des 210 cantines scolaires de Toulouse la connaissent bien. Car, depuis septembre 2008, la petite coccinelle rouge et noire posée sur les menus leur indique quel est le plat bio de la journée. Un plat par jour, soit l'équivalent d'un repas complet chaque semaine : c'est à ce rythme que les produits bio se sont imposés dans la composition des 25 000 repas préparés chaque jour par la cuisine centrale. Pour que les enfants puissent déguster des lentilles, du poulet, des yoghourts, de l'huile d'olive, des fromages, des pâtes fraîches et, depuis janvier, un petit pain quotidien produits ou élevés sans produits chimiques, la mairie de Toulouse a choisi de consacrer, 1,5 million d'euro supplémentaire à l'achat de la nourriture des écoliers. La hausse de 10 % du prix de revient des repas a donc été totalement indolore pour les familles. Quant aux fournisseurs, ils ont dû s'adapter aux nouvelles exigences du Capitole. Le nombre de lots d'approvisionnement a été doublé et les cahiers des charges redéfinis pour permettre aux petits producteurs locaux d'entrer dans la course. « Nous avons utilisé tous les produits disponibles localement et nous ne pourrons plus consentir de nouveaux efforts financiers », prévient Elisabeth Belaubre l'adjointe Vert en charge de la restauration scolaire. Mais la dynamique bio est enclenchée. Au cours de l'année 2010, quelques produits nouveaux seront introduits dans les menus. Et le Capitole compte désormais sur la force de frappe de ses 25 000 repas par jour pour booster la filière bio. Car, à l'instar des maraîchers de la région, les producteurs ne sont pas encore totalement en mesure de répondre aux nouveaux besoins des cantines scolaires. « Notre objectif est toujours de tendre vers le 100 % bio », précise Elisabeth Belaubre, « mais il faut qu'en amont, les agriculteurs s'organisent pour être capables de nous fournir par exemple 3,5 tonnes de carottes ou de bœuf les jours où ces produits figurent au menu. » Finalement, les filières d'approvisionnement sont presque aussi difficiles à changer que les habitudes alimentaires.
Une légumerie pour faire les pluches
Sept étudiants du CETIA, le Centre d'étude du tourisme et de l'industrie de l'alimentation de l'université du Mirail consacrent actuellement leur deuxième année de master à l'étude de faisabilité du projet de création d'une légumerie à la cuisine centrale de Toulouse. Car pour le moment, la cuisine centrale qui n'est pas équipée pour nettoyer et préparer les produits frais continue d'acheter et de servir dans les cantines des légumes qu'elle achète déjà conditionnés.
Sur les rails depuis un an, ce projet de légumerie doit permettre d'introduire enfin les légumes « locaux et de saison », promis aux usagers des cantines scolaires lors de la campagne des municipales. Outre la faisabilité technique et financière du projet, une incertitude sur l'avenir de la légumerie demeure : « il faut que la filière en amont soit en mesure de répondre à nos besoins », prévient Élisabeth Belaubre.
Un médecin derrière les fourneaux
Depuis le 1er novembre, le médecin spécialiste de santé publique Marie Carbonne est attaché à la cuisine centrale en tant que conseiller technique à la restauration scolaire. L'arrivée d'un médecin à la cuisine centrale doit permettre de mettre en musique sur le terrain, la nouvelle politique municipale en faveur d'une alimentation plus saine pour les enfants. Outre les questions de diététique, le Dr Carbonne interviendra dans les cantines et les centres de loisir pour observer l'accueil réservé aux plats bio par les jeunes commensaux et développer des actions pédagogiques et d'initiation aux goûts et aux produits auprès des enfants. Le médecin aura également un rôle d'interface entre les usagers des cantines et les professionnels chargés de la réalisation des repas, le Dr Carbonne interviendra également auprès des parents. Dans ce cadre, elle assurera notamment la coordination d'un réseau de promotion d'une nourriture plus saine et plus variée actuellement en cours de constitution.
Candie passe au bio
C'est une expérience municipale inédite : dans trois ans, les 270 hectares de céréales cultivés par la régie agricole de la ville de Toulouse, plus connue sous le nom de ferme de Candie, seront entièrement passés au bio. La reconversion a débuté en novembre 2009 avec le lancement d'un nouvel assolement à base de féverole, de chanvre et de triticale, un mélange de blé et d'orge. Et 18 ha restés en friche produiront dès l'été prochain les premiers quintaux de blé bio de Candie. Il faudra ensuite attendre trois ans de culture sans amendements chimiques ni pesticides pour que la ferme obtienne son label bio. Trois ans, c'est également le temps qu'il faudra à la régie agricole pour retrouver un équilibre financier. Ensuite, le blé bio produit devrait entrer dans la fabrication des petits pains consommés dans les cantines scolaires. Outre les 270 ha de céréales, la régie compte 25 ha de vigne et une centaine d'hectares qui ne sont pas directement cultivables.
(Source : La Dépêche.fr)
15:15 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantine, bio, restauration, scolaire, alimentation, école, biologique |
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07.01.2010
ALIMENTATION - Des cantines plus vertes
Depuis novembre dernier, huit écoles privées de région parisienne ont converti leur cantine à l'alimentation biologique. Ces écoles maternelles et primaires sont notamment issues du réseau Montessori. Elles ont négocié ce virage avec l'aide du restaurateur collectif RGC Restauration, filiale de Sodexo. Le cahier des charges rédigé par les écoles comprend plusieurs obligations. Les produits biologiques, équitables ou Label Rouge composent les repas des enfants lorsque l'approvisionnement est possible. RGC Restauration s'est engagé à ne pas servir d'espèces de poissons sauvages menacées, comme le cabillaud ou le thon rouge, ni de plats industriels, ni d'OGM. En revanche, des légumes et fruits variés et des variétés originales seront régulièrement proposés. Le contrat prévoit aussi une politique de recyclage des déchets stricte du prestataire et des livraisons par camion à gaz naturel liquéfié. Plusieurs règles ont été définies pour limiter à 3,80 euros le coût du repas pour les parents : diminution de la consommation de viande, lutte contre le gaspillage et réduction du nombre de plats par repas. La plupart des cantines qui se sont initiées à l'alimentation biologique se contentent de programmer un repas de ce type par semaine. Cette initiative a été soutenue par Elisabeth Laville, PDG du cabinet de conseil environnemental Utopies, dont la fille est scolarisée dans l'un des huit établissements concernés.
Le Grenelle de l'environnement prévoit que d'ici à 2012, 20 % de la nourriture servie dans la restauration collective devra être issue de l'agriculture biologique.
(Source : Les Echos.fr)
12:14 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, alimentation, environnement, restauration |
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04.01.2010
Expérience d'une Cuisine centrale privilégiant le Bio et les producteurs locaux
La cuisine centrale du Penthièvre est en fonction depuis février (2009). Rôdée, elle prépare maintenant son assiette 2010, plus riche en produits biologiques et locaux.
« Ici, on cuisine!», rappelle Bruno Gele, le directeur de la cuisine centrale. «Même si on peut utiliser des aliments en boîte, ils sont toujours cuisinés et assaisonnés».
1.600 repas par jour
Précision importante. Car la cuisine en collectivités se résume, parfois, à réchauffer des plateaux livrés par des sociétés extérieures. Mais selon Bruno Gele, «le goût c'est essentiel». En fonction depuis février2009, la cuisine centrale sert quotidiennement 1.600 repas sur Lamballe et sa communauté, distribués majoritairement dans les écoles et l'hôpital. Avec le Cias (Centre intercommunal d'action sociale) lamballais, une centaine de repas sont, également, livrés à domicile. Un service pratique pour les personnes âgées qui se retrouvent isolées.
Qualité et produits locaux
Dès le 1erjanvier, la cuisine choisira seule ses fournisseurs. «C'est pour nous un moyen de travailler avec des producteurs locaux et d'améliorer la qualité des produits, notamment en cuisinant davantage d'aliments d'origine biologique», explique Bruno Gele. Ces produits devraient représenter entre 25 et 30% des produits achetés par la cuisine. La viande, les produits laitiers et les légumes sont les premiers concernés.
Réduire les coûts
Par exemple, acheter du porc, produit dans le secteur de Lamballe, peut permettre à la cuisine de réduire ses coûts de transport et donc, de commander davantage de légumes biologiques. Plus de qualité et de proximité, sans augmenter le prix du repas, c'est le pari que fait la cuisine pour 2010. Cette structure, qui emploie17salariés, prévoit aussi d'augmenter le nombre de repas servis. «L'année 2009 était une année de lancement et de stabilisation. En 2010, on table sur2.200 repas produits par jour», précise le directeur.
(Source : letelegramme.com)
06:20 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, bio, producteurs locaux, agriculture, cuisine, biologique |
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10.12.2009
Un an de vie bio et Pecha'bout de nature tient le bon bout
L'association bio a fait son premier bilan après son baptême en janvier dernier et a présenté ses projets.
Tout bio, tout bon pour Pecha'bout de nature. Un an après avoir semé sa graine dans le champ du commerce bio, l'association présente une récolte productive. De 30 membres à l'origine, ils se comptent désormais en décembre à 107. Et ce avec un effet séduction qui a largement dépassé les frontières péchabboliennes, puisque, que ce soit à l'étal ou par le système des paniers, les bio quality-addicts résident à Toulouse, dans le Lauragais profond ou dans les communes voisines de la ville du maire Georges Karsenti, éclatant comme une marguerite en fleur de voir que le bio a bien creusé son sillon dans sa cité, et que par effet rebond ici le marché arbore l'étiquette de lieu social, et ce de 7 à 77 ans.
« Aujourd'hui, le gros du marché bio est constitué. Nous sommes pratiquement arrivés à créer une plateforme de tous les produits bio de consommations. C'est important d'avoir tout ici car nous défendons aussi une consommation responsable avec moins de trajets à effectuer pour les consommateurs. C'est cela aussi la défense du développement durable. Tous les producteurs à Pechabou adhèrent à cette philosophie » commentait Carine Karsenti, un des cartes du carré d'as de l'association, après le buffet discussion avec les producteurs, qui ont eu le loisir de visionner la vidéo Pechabou'People relatant l'an I, concoctée sur fond de musique jazzy par Jean-Jacques Lutz, un magicien habitué au tour de passe-passe avec les enfants sur le marché.
« Avec ce système de paniers sur un abonnement de trois mois, nous avons une garantie financière, mais surtout nous garantissons la fraîcheur des produits et respectons les saisons. En plus, comme beaucoup de produits bio en vente ici sont sous-vide que l'on peut garder 15 jours au réfrigérateur, on peut bien mieux les congeler », confiait Danièle, la poissonnière, qui a mis dans son épuisette de clients... l'Élysée.
Un marché qui veut l'an prochain monter de nouvelles marches de la renommée. « Déjà pour le marché de Noël du 19 décembre, on va créer un effet de sensibilisation entre les enfants, dont certains vont récolter des jouets pour les enfants démunis. Ensuite, tous les mois, on va faire un marché à thème : janvier la galette, février le carnaval, mars l'artisanat, en avril les œufs, en mai la journée nature, en juin la fête de la musique, en juillet la pétanque, en août le cinéma de plein air, en septembre le bar à eau, en octobre le samedi du goût, en novembre la réduction des déchets et en décembre le marché de Noël. Il y a aura aussi comme en 2009 des ateliers toujours sur des sujets d'écologie », détaillait Carine Karsenti. Au marché de Pechabou, les idées poussent sur un sol fertile.
Des prix encore plus performants l'an prochain
La politique du bon prix pour le bon produit n'est pas laissée en friche au marché de Pechabou. « Avec les paniers de 5 kg, on va être encore plus performants, et même pour des produits bio certifiés, moins chers que des produits non bio en hypermarchés » garantissaient de concert Stéphane Forestier et Carine Karsenti avec l'aval des producteurs. Pour preuve, un panier de 5 kg de légumes bio coûtera 11 €, contre 12 € en non-bio en hyper et 25 € en bio en hyper.. Un panier de bœuf bio sera en 2010 à 65 €, pour du non bio en hyper entre 73,75 et 92,55 €, et pour du bio à 98,62€. « Pour le veau, on sera aussi hyper compétitif. À Pechabou, les 5 kg de bio vaudront 70 €, contre entre 74,45 € et 91,50 € pour du non bio » notait Carine Karsenti
(Source : La Dépêche.fr)
11:23 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : association, bio, production, agriculture, économie |
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07.12.2009
Le bio dans les cantines scolaires, où en est-on ?
C'est l'un des objectifs du Grenelle de l'environnement : faire en sorte que 20% de la nourriture servie dans la restauration collective (des cantines scolaires aux restaurants d'entreprises) soit bio d'ici 2012. Cette tâche s'annonce pourtant difficile. Le repas coûtera-t-il plus cher ? L'agriculture bio pourra-t-elle faire face à l'augmentation de la demande en produits bio ? D'où viendront les produits ? Peu après la rentrée scolaire 2009, il est temps de faire le point dans les écoles.
La Fédération des maires des villes moyennes (FMVM) vient de publier les résultats d'une enquête sur la réalité du bio dans les cantines françaises. Menée auprès des maires de 89 villes moyennes - dont la population se situe entre 20 000 et 100 000 habitants - en juin et juillet dernier, l'enquête révèle les actions mises en place sur le plan local ainsi que les préoccupations des maires en matière de restauration scolaire.
On apprend par exemple que 78% des villes moyennes utilisent des produits bio dans les menus des cantines scolaires. En revanche, seules 8% dépassent les 20% de bio. La majorité utilise moins de 10% de produits issus de l'agriculture biologique. Le plus souvent, ce sont les fruits et légumes ou le pain qui sont bio. Son utilisation reste plus rare pour les féculents, viandes ou encore laitages. De nombreux progrès restent donc à faire.
Bien qu'une majorité des municipalités s'orientent vers la voie du bio, c'est principalement pour des raisons pédagogiques. Ainsi, le repas n'est plus seulement utilitaire et récréatif. Il doit s'intégrer au cœur de la journée comme un moteur d'éducation aux bonnes habitudes alimentaires. L'équilibre nutritionnel et la lutte contre l'obésité restent donc au cœur du débat sur la restauration scolaire.
Deux freins majeurs : l'approvisionnement et le coût
Malgré la bonne volonté des maires, le développement du bio dans les cantines scolaires doit faire face à deux entraves majeures : le surcoût de la conversion aux produits bio et l'incapacité des filières de l'agriculture bio de répondre à une demande croissante. Pour répondre à cette demande, les importations de produits bio ne cessent de croître. Aujourd'hui, 30% des produits bio consommés en France sont importés. Pas très écologique n'est-ce pas ? Par ailleurs, d'après l'enquête, le prix actuel d'un repas est en moyenne de 6,49€ dont 36% sont à la charge des familles. Le surcoût en matière d'achat des denrées bio est estimé entre 10% et 45%.
Des solutions pour amortir l'augmentation du prix du repas sont déjà envisagées : répercuter ce surcoût sur le contribuable, jouer sur les quantités en réduisant par exemple la part de viande, remplacer les barquettes jetables par des assiettes réutilisables... Bien que nous soyons sur la bonne voie, nous sommes encore loin de l'objectif décidé par le Grenelle Environnement et de nombreux efforts restent à faire.
(Source : Greenzer.fr)
Le pari du Bio dans les cantines scolaires
En Aquitaine, 300 établissements ont déjà commencé à proposer des produits bio aux enfants chaque jour.
C'est une question de santé publique, c'est aussi une obligation du Grenelle de l'Environnement.
Certaines communes n'ont pas voulu attendre et affichent d'ores et déjà des produits de l'agriculture biologique au menu des enfants.
Mais elles sont confrontées à deux problèmes majeurs : le coût, plus élevé, et l'approvisionnement difficile.
La solution passera par l'augmentation des surfaces de culture bio dans la région. A ce jour, l'association Bio d'Aquitaine recense 1125 producteurs et aide ceux qui le souhaitent à démarrer.
(Source : aquitaine.france3.fr)
La France des maires dit "Oui au bio dans ma cantine ! "
23:53 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : restauration collective, bio, cantine, grenelle, alimentation, santé |
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30.10.2009
Manger autrement à la cantine : un projet de territoire.
Une alimentation de qualité est essentielle pour notre santé, et celle de nos enfants. les gestionnaires de restaurants collectifs, et les élus, ont un rôle important à jouer en proposant à la cantine une alimentation saine, de qualité contrôlée, et en provenance d'une filière de production bien identifiée.
Dans une logique de développement durable, c'est un moyen d'encourager une production respectueuse de l'environnement, de favoriser le développement du territoire et de prendre en compte les attentes de ses habitants.
Les signes officiels de qualité (bio, label rouge, etc) permettent de faire face à l'insécurité alimentaire révélée ces dernières années (crises de la vache folle, listériose, hormones de croissance en tout genre...).
Pour encourager la mise en place de cantine de qualité, l'ARPE a édité un guide pratique, avec le soutien du Conseil Régional Midi-Pyrénées.
Ce guide, intitulé "Manger autrement à la cantine", est destiné aux services techniques compétents et aux responsables de restaurants collectifs.
On y trouve un rappel des règles essentielles à respecter, les astuces, contacts et sources d'informations utiles pour mettre en place et pérenniser son projet.
Télécharger ce guide (986 Ko)
Télécharger les fiches (333 Ko)
Télécharger le questionnaire (130 Ko)
Télécharger le poster (48 Ko)
L'exemple des cantines bio du terroir à Pamiers (09)
Depuis 2001, près de 300 enfants profitent d'une nourriture de qualité issue d'une agriculture de proximité respectueuse de l'environnement à Las Parets à Pamiers. Première "cantine bio du terroir" en Midi-Pyrénées, ce nouveau concept, à l'initiative de la ville de Pamiers avec le soutien de l'ARPE et de la Direction départementale de la jeunesse et des sports, permet de savoir comment sont produits les aliments consommés par les enfants. Il a aussi pour objectif d'éduquer ces futurs consommateurs à la préservation de leur santé et de l'environnement tout en participant à l'éveil de leur goût. Pour un supplément de moins de 0,5 euro, pris en charge par la municipalité, la fraîcheur des produits est garantie et les échanges locaux, aussi bien économiques que sociaux et culturels, sont favorisés.
Pour plus d'information, contacter Monique Sirven à l'ARPE - 05 61 55 12 70 ou par e.mail
(Source : Agence Régionale Pour l'Environnement - Midi-Pyrénées)
06:00 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, alimentation, environnement, développement durable, agriculture |
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13.10.2009
Les produits bio progressent doucement dans la restauration collective
Selon le nouvel Observatoire national de la Bio en Restauration collective de l'Agence BIO, 36% des responsables des restaurants collectifs proposent des produits bio à leurs convives, ne serait-ce que de temps en temps. Un premier pas qui deviendra une obligation pour les restaurants collectifs d'Etat d'ici 2012 puisque le Grenelle de l'Environnement a fixé comme objectif d'y intégrer au minimum 20% de produits en bio d'ici 2012.
Pour faciliter le développement de l'agriculture biologique (Bio) en restauration collective, l'Agence BIO a lancé en février 2008 l'Observatoire national des produits biologiques en restauration collective. Début 2009, une étude approfondie a été confiée au cabinet Gressard en partenariat avec CSA pour mesurer plus précisément le niveau d'introduction des produits biologiques dans le secteur de la restauration collective à caractère social, les différentes voies retenues ainsi que les clés et perspectives de développement.
Les résultats de cette étude ont été dévoilés lors d'un déjeuner bio d'excellente qualité, le 1er octobre 2009 à l'école Grégoire-Ferrandi(1).
8 millions de repas servis chaque jour en restauration collective
Cela fait près de 18 ans que le bio s'est invité dans la restauration collective comme le soulignait en ouverture du déjeuner Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence BIO : "l'introduction de produits issus de l'agriculture biologique date de 1992 avec une première initiative enregistrée dans un établissement scolaire dans le Gard".
Actuellement, 15 millions de Français prennent chaque jour un repas hors de leur domicile(2), dont environ la moitié en restauration collective. Les comportements varient d'une région à l'autre : les habitants d'Ile de France et de Bretagne se distinguent en consommant le plus en collectivité, avec respectivement 56 et 54 repas par an et par habitant en moyenne. Au final, l'équivalent de 6 repas/an/habitant est pris en restauration dite d'Etat en France.
En 2007, selon les estimations de Gira Foodservice, 72 700 structures de restauration collective, publiques ou privées, ont distribué plus de 3 milliards de repas, soit 8 millions de repas chaque jour, répartis en trois secteurs principaux :
- l'enseignement (restauration scolaire et universitaire) : 47% des restaurants et 38% des repas servis,
- la santé et le social (restauration hospitalière, maisons de retraite...) : 25% des restaurants et 38% des repas servis,
- le travail (restauration d'entreprises et d'administrations) : 16% des restaurants et 15% des repas servis.
- Les autres collectivités (centres de vacances, armées, établissements pénitentiaires...) représentent 12% des restaurants et 9% des repas servis.
Ces secteurs ont totalisé 7 milliards d'euros HT d'achats alimentaires en 2007, dont 2,7 milliards de produits frais, 2,2 milliards de produits surgelés et 2,1 milliards de produits d'épicerie. Notons que 61% des établissements de restauration collective fonctionnent en gestion directe et 39% en gestion concédée à des sociétés spécialisées.
La bio fait son chemin dans les assiettes des restaurants collectifs
L'introduction des produits biologiques a pris un réel essor depuis 2006, accentué par les conclusions du Grenelle de l'Environnement et par la parution de la circulaire pour un Etat exemplaire.
Début 2009, les estimations issues de l'étude Gressard/CSA/Agence BIO(3) font apparaître que 36% des établissements de la restauration collective (soit 26 000 établissements environ) ont déclaré proposer des produits bio ne serait-ce que de temps en temps.
Parmi tous les établissements proposant des produits bio début 2009, 35% ont pris cette décision en 2008, 25% en 2007, 14% en 2006 et 26% avant 2006.
L'introduction est plus significative dans le secteur public (41% des établissements) que dans le privé (26% des établissements). Le secteur de l'enseignement est le plus concerné, avec 46% des établissements qui déclarent proposer des produits bio.
07:11 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, alimentation, cantines scolaires, restauration collective, agriculture biologique |
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