27.05.2010

Particulier, engagez vous pour l’apiculture, signez la charte Abeille, sentinelle de l’environnement.

Charte "L'abeille, sentinelle de l'environnement"

Apparue avec les plantes à fleurs, l'abeille existe sur notre planète depuis plus de 80 millions d'années. Aujourd'hui, plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs.

Ainsi, près de 20 000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l'action pollinisatrice des abeilles et près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux...) dépend exclusivement de l'action fécondatrice des abeilles.

Par ailleurs, le miel, le pollen, la gelée royale, la propolis, le venin, demeurent des produits naturels appréciés par les consommateurs et font l'objet de nombreuses recherches de par le monde pour leurs qualités diététiques et thérapeutiques.

Pourtant, aujourd'hui, après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l'environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées (emploi abusif de produits phytosanitaires de plus en plus toxiques, remembrement, monoculture, ensilage...).

Depuis 1995, près de 30 % des colonies d'abeilles disparaissent chaque année.
En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.
De 1995 à 2005, la production nationale a chutée de 30 % et les importations ont triplé.

C'est pourquoi l'UNAF a lancé en 2005 l'action « L'abeille, sentinelle de l'environnement » pour alerter le grand public de cette situation inquiétante et tenter de protéger aussi bien l'abeille que l'apiculture qui en dépend. Un nombre croissant d'institutions et d'entreprises privées nous répondent, conscientes de l'importance de la préservation de cette faune pollinisatrice pour la sauvegarde de nos cultures et de la biodiversité.

Ensemble, nous demandons qu'une réflexion soit menée au sein de notre gouvernement et des gouvernements des autres pays, car la situation que nous rencontrons en France est identique dans le reste du monde. Nous demandons que cette réflexion soit suivie de faits et que la gestion agricole, aujourd'hui peu scrupuleuse vis-à-vis de notre environnement, évolue positivement en misant sur la recherche de moyens respectueux pour notre planète et tous les organismes vivants/des bases d'un environnement sain.

Moi, particulier, je souhaite soutenir la sauvegarde de l'abeille/ l'apiculture et le programme « L'Abeille, Sentinelle de l'Environnement » et je m'engage, à :

o Ne pas utiliser de produits toxiques pour les abeilles et l'ensemble des insectes pollinisateurs dans mon jardin,

o Chercher des alternatives à l'utilisation des pesticides et des engrais chimiques

o Favoriser la plantation de plantes mellifères dans mon jardin ou sur mon balcon

o Encourager la connaissance de l'abeille et de l'apiculture dans mon entourage

o Promouvoir le rôle de l'abeille, comme sentinelle de l'environnement, actrice de la biodiversité auprès des élus de ma commune

o Découvrir et déguster les produits de la ruche

o Soutenir et participer aux actions grand public de l'Union Nationale de l'Apiculture Française

Signez la charte :  "L'abeille, sentinelle de l'environnement"

Source : abeillesentinelle.net

05:25 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, apiculture, abeille | |

26.05.2010

Mobilisation contre les sables bitumineux

Alors que l'exploitation des sables bitumineux, dont l'impact sur l'environnement est très préoccupant, bat son plein, les associations environnementales font campagne pour tenter de mobiliser les populations et convaincre les entreprises pétrolières d'y renoncer.

Depuis quelques années, la province de l'Alberta au Canada, fait l'objet de toute l'attention des compagnies pétrolières et des associations environnementales. Car la première région pétrolière du pays regorge d'un nouveau type de pétrole : les sables bitumineux (ou sables d'huile), soit un mélange de bitume, de sable, d'argile minérale et d'eau. Depuis le lancement de leur exploitation en 2007, plus de 6 milliards de barils ont été produits mais ce n'est qu'un début : la province abriterait encore 174 milliards de barils récupérables et jusqu'à 1,7 trillons -plus difficilement exploitables- plaçant le Canada au deuxième rang des producteurs d'hydrocarbures après l'Arabie Saoudite. De quoi « faire repartir l'économie du pétrole, car c'est largement plus que tout ce qui a été consommé jusqu'à présent », note Aloys Ligault, chargé de la Responsabilité sociale des entreprises pour les Amis de la Terre. Car si l'Alberta constitue un test pour l'industrie pétrolière, d'autres gisements sont regardés avec attention, e, République du Congo, au Venezuela, à Madagascar, en Russie, en Jordanie ou en Egypte...

Une exploitation dégradant l'environnement

Le problème, largement dénoncé par les ONG, vient du fait que l'exploitation de ces sables est particulièrement nocive pour l'environnement et les populations locales de cette partie du Canada, grande comme l'Angleterre. Pour le moment, deux techniques sont employées par les compagnies : soit le bitume est extrait du sable en surface grâce à un procédé de séparation à eau chaude (mines à ciel ouvert avec bassins de décantation), soit il l'est en injectant de la vapeur d'eau à haute pression en profondeur. Or ces deux procédés consomment ou énormément d'eau - jusqu'à 4 barils pour produire en 1 de pétrole-, ou d'énergie - trois à quatre fois plus que celle utilisée pour le pétrole classique. Le tout en rejetant 3 à 5 fois plus de gaz à effet de serre que pour les hydrocarbures traditionnels et en détruisant les puits de carbone que sont les 4 millions d'hectares de forêt et toundra boréales.

« Quand j'étais petite j'avais l'habitude de pêcher et de boire l'eau de la rivière. Puis j'ai quitté la région pendant une dizaine d'années et, quand je suis revenue, il n'y avait plus rien de ce que j'avais connu étant petite », relate ainsi Eriel Tchekwie Deranger, chargée de campagne pour Rainforest action network (RAN) et descendante de la « première nation » Dené dans l'Alberta du Nord. « Une partie de la forêt boréale est aujourd'hui détruite mais ce n'est pas seulement une dégradation de l'environnement ; cela a des conséquences sur les populations aussi. Nous ne pouvons plus pêcher ni chasser car l'eau est polluée à l'arsenic et au mercure ce qui contamine l'ensemble de la chaîne alimentaire et provoque des cancers et autres maladies chez les populations locales. C'est aussi la négation de notre culture : l'exploitation des sables bitumineux est un génocide culturel envers les premières nations », dénonce-t-elle, lors d'une conférence de presse qui marque le début d'une campagne de sensibilisation par le collectif Urgence climatique et les Amis de la Terre.

Au Canada, plusieurs actions en justice sont ainsi menées par plusieurs premières nations qui attaquent le gouvernement ou la province pour non respect de leur droit à être consultées ou de leur droit à chasser et pêcher, droits qui leurs ont été garantis en échange de la cession de leurs terres. Et Ottawa fait également l'objet d'une plainte déposée devant l'Alena (association de libre échange nord américain) par des groupes environnementaux qui lui reprochent de permettre aux compagnies pétrolières de l'Alberta de polluer les cours d'eau... Mais tous, pourtant, ne sont pas opposés à cette exploitation des sables bitumineux. Car celle-ci rapporte gros, en infrastructures, en emplois (bien payés), ou en dollars, à la fois à la province de l'Alberta et au Canada...

Un enjeu économique colossal

Un rapport du Canadian Energy Research Institude (CERI) publié en juillet 2009 évalue ainsi que « chaque dollar investi dans les sables bitumineux crée environ 8 $ d'activité économique, une bonne partie à l'extérieur de la province de l'Alberta, au Canada, aux Etats-Unis et partout dans le monde », souligne l'association canadienne des producteurs pétroliers dans un communiqué. Pour le moment 112 000 emplois en dépendraient au Canada, ce chiffre devant dépasser les 500 000 au cours des 25 prochaines années. Le CERI estime aussi que les revenus gouvernementaux annuels issus de cette production s'élèvent à 19,6 milliards de dollars et pourraient atteindre annuellement 68 milliards $ au cours des 25 prochaines années...

Autant dire que le gouvernement canadien n'est pas prêt à lâcher son or noir. Et pour compenser des coûts d'extraction extrêmement élevés - de 20 à 50 dollars le barils contre 2 ou 3 $ seulement pour le pétrole d'Arabie Saoudite-, celui-ci a même mis en place une fiscalité extrêmement intéressante pour les compagnies pétrolières du monde entier qui se pressent à l'Alberta...Shell et BP arrivent en tête, mais Total essaye également de se placer dans le jeu. Dans une interview sur le site du groupe, son président, Christophe de Margerie, explique que « les sables bitumineux sont un élément majeur de notre stratégie parce que nous considérons qu'ils seront nécessaires pour satisfaire la demande en carburant dès la prochaine décennie. Il est de notre responsabilité d'industriel de contribuer à leur développement en apportant les technologies adéquates et en respectant les contraintes environnementales, notamment en réduisant les émissions de CO2 et en favorisant le recyclage de l'eau. » C'est aussi peu ou prou ce qu'auraient déclaré les représentants de Total au collectif Urgence climatique lors d'une réunion officieuse sur le sujet.

Quoi qu'il en soit, multiplier les déclarations sur de nouvelles technologies plus respectueuses de l'environnement, ne suffira pas à freiner la mobilisation de la société civile. Si le sujet est émergent en France, il est beaucoup plus présent dans les pays anglo-saxons. Des résolutions d'actionnaires demandant l'arrêt des projets de sables bitumineux ont ainsi été examinées - sans succès- aux assemblées générales (voir article lié) de Shell, Statoil, ExxonMobil, BP et ConocoPhilipps (qui travaille avec Total). Et les ONG multiplient les actions symboliques, tels les Amis de la Terre, qui ont manifesté devant le siège de Total pendant son assemblée générale, à laquelle- même s'ils sont actionnaires- on ne les laisserait plus entrer. Avec le collectif Urgence climatique, l'association entame aussi un tour de France pour sensibiliser les citoyens, les députés (mais seul Yves Cochet, déjà largement acquis à la cause, les a rencontrés), ainsi que les entreprises et les banques qui financent ces projets, comme la Société Générale et le Crédit Agricole.

(Source : Novethic.fr)

04.05.2010

Un écoquartier à naître à Balma

Des projets d'écoquartiers fleurissent un peu partout en France. L'agglomération toulousaine est entrée elle aussi dans l'ère des quartiers « verts », nouveaux fleurons d'un urbanisme intelligent et concerté. Après Andromède à Blagnac, premier quartier novateur sur le plan du développement durable en Midi-Pyrénées, c'est à Balma que démarre la construction d'un quartier de logements, bureaux, commerces, équipements labellisé « écoquartier ». Les 15 projets retenus par l'aménageur, la Setomip, sur 45 candidats, sont présentés à travers l'exposition qui débute demain, « Vidailhan, un écoquartier prend vie ».

Le premier chantier, un immeuble de 13 000 m2 de bureaux réalisé par Pitch Promotion sera livré en juillet. Ce n'est qu'une petite partie de ce nouveau quartier qui s'étendra sur 106 hectares dont 14 de parcs, à une dizaine de minutes à pied de la station de métro Balma-Gramont sur la ligne A. 850 logements, du petit collectif à la maison de ville, du social (30 %) au standing, de 2 500 € à 3 500 €/m2, répondant aux normes THPE (Très haute performance énergétique) ou BBC (Bâtiment basse consommation) y seront livrés début 2 012.

Les 15 lauréats de cet écoquartier ont répondu à des critères, incluant qualité architecturale et intégration dans le projet d'ensemble, fonctionnalité, performances environnementales, innovation, maîtrise des prix de vente. La commercialisation est en cours.

Exposition à partir de mercredi 5 mai à la mairie de Balma.

Chaufferie innovante

L'écoquartier Vidailhan sera chauffé par une seule chaufferie biomasse fonctionnant aux résidus de bois provenant d'une filière environnementale. L'eau chaude sera produite par un concentrateur solaire. Un bâtiment de 300 m2 en bordure du quartier abritera cette chaufferie.

(Source : La Dépêche.fr)

11:06 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écoquartier, balma | |

21.04.2010

Chine : la guerre de l'eau

 

Huit barrages hydroélectriques vont être installés sur le Mékong.Après plus de dix ans de travaux, celui des Trois Gorges est aujourd'hui complètement opérationnel. C'est le plus grand complexe hydroélectrique au monde et le plus inquiétant également. Reportage.

Dans le village de Zhong Bao, à une encablure des trois gorges, les habitants vivent dans un complet dénuement. Leur seul bien : une maison qui menace aujourd'hui de s'effondrer. « Quand on vide le réservoir du barrage ça fait bouger ma maison, explique Guo Cheng Xin l'un des habitants. Ca provoque des ultrasons et les vitres tremblent. Il y a des fissures partout ».Après plus de dix ans de travaux, le barrage est aujourd'hui complètement opérationnel. Il est le fer de lance d'une vaste politique de développement des énergies hydroélectriques en Chine. De ses 26 turbines sortent  10% de l'électricité chinoise. Mais à quel prix ? 1 million et demi de personnes ont été déplacées, des berges écroulées, un écosystème totalement chamboulé et plus de 18 milliards d'euros engloutis.

Le barrage de Xiaowan fait polémique

« On essaye d'éviter les dégâts sur l'environnement au maximum, mais si on ne peut pas les éviter, on fait tout pour limiter les problèmes, explique du bout des lèvres Cao Guang Jing, le Vice-président de la société de Construction des Trois Gorges. Et si vraiment les dégâts sont incontournables, alors on verse des indemnités », admet-il prosaïquement. Les spécialistes sont en effet inquiets de voir un tel ouvrage accentuer la fragilité des sols, provoquant de nombreux glissements de terrain pendant la saison des pluies. Même si la Chine affirme le contraire, la plupart des experts s'accordent à dire que cet ouvrage est un véritable danger pour la région du fleuve bleu.
Un peu plus au sud, dans la province du Yunnan, c'est le barrage de Xiaowan qui fait polémique. Cette construction de près de 300 mètres de hauteur barre le fleuve Lancang, le nom chinois du Mékong. D'un coût total estimé à 2,7 milliards de dollars, il sera le deuxième plus grand projet hydroélectrique de Chine. Cette fois ce sont plus de 30 000 personnes qui ont du être déplacées avant le mise en service du barrage prévue en 2012. Au total, huit barrages hydroélectriques seront installés sur le Mékong.

Des constructions qui provoquent aujourd'hui l'ire des pays voisins. Le Mékong qui s'étend sur 4800 kilomètres du plateau du Tibet au Vietnam irrigue en effet plus de 60 millions de personnes. La polémique est montée d'un cran ces derniers mois en raison d'une terrible sécheresse. Pas une goutte de pluie n'est tombée depuis trois mois dans les régions du Triangle d'Or entre la Chine, le Laos et la Birmanie. Dans certaines provinces chinoises, c'est la pire sécheresse depuis un siècle. Résultat, le fleuve mythique connaît l'un de ses plus bas niveaux depuis 50 ans. Une réunion d'urgence a rassemblé début avril les six pays riverains du Mékong. Les huit barrages chinois ont été pointés du doigt avec à l'appui un rapport des Nations unies estimant qu'ils « constituent la plus grosse menace pour le fleuve et risquent de causer une baisse de la qualité de l'eau et une perte de biodiversité ». Les experts accablent la Chine qui a balayé ces critiques d'un revers de main. Selon Song Tao, le Vice-ministre chinois des Affaires étrangères, les barrages permettent au contraire « un meilleur contrôle des crues et décrues  du fleuve ».

Etre éligible au MDP?

Si la Chine est aussi susceptible sur ses projets c'est qu'elle a beaucoup misé sur l'hydroélectricité. Quatorze nouveaux projets de barrages sont à l'étude en Chine. Le pays espère ainsi éviter l'émission de 200 millions de tonnes de CO2 et doubler la part de ses énergies renouvelables qui pourraient atteindre 15% de son mixe énergétique d'ici 2020.
Mais une autre raison, moins avouable, pourrait expliquer cette obstination chinoise. Des défenseurs de l'environnement d'International Rivers ont récemment accusé Pékin de multiplier les projets hydroélectriques dans le seul but d'être  éligible au « Mécanisme de développement propre » (MDP) issu du  protocole de Kyoto. Ce mécanisme devait permettre de stimuler l'investissement dans les énergies renouvelables dans les pays en développement et faciliter les transferts de technologies entre le Nord et le Sud. Selon International Rivers, la Chine abuse des MDP pour financer à bon compte ses projets de barrages parfois dramatiques pour l'environnement. Selon eux, les projets hydroélectriques constituent un quart des projets éligibles au MDP et, parmi eux, 67%, soit quelque 700 projets, se trouvent sur le continent chinois. Pour Patrick Mac Cully, le directeur d'International Rivers, cité par le quotidien hongkongais South China Morning Post, « le problème est sérieux. Les barrages sont les plus importants bénéficiaires des MDP.  Mais la plupart d'entre eux auraient de toute façon été construits avec ou sans crédit carbone. Ce sont donc de faux projets ».

Pour la Chine, cela représente une manne financière considérable. On estime que plus de la moitié des capitaux générés par les MDP d'ici à 2012, date à laquelle expire le protocole, devrait lui revenir. Soit environ 10 milliards d'euros.

 (Source : Novethic.fr)

10:08 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, environnement | |

09.04.2010

Des solutions locales pour un désordre global


Solutions locales pour un désordre global - Bande-annonce
envoyé par mouvementcolibris. - Les dernières bandes annonces en ligne.

 

Les pratiques agricoles sont décidemment sous le feu des projecteurs. Alors que l'impact sur l'environnement de l'agriculture intensive est vivement critiqué ces derniers temps, Coline Serreau sort un documentaire militant pour dénoncer ses dérives mais aussi proposer des solutions, issues des quatre coins du monde.

« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » En présentant ainsi son film, « Solutions locales pour un désordre global »*, Coline Serreau a des arguments tentants face au ton pessimiste adopté par la majorité des documentaires environnementaux récents. Pourtant, le titre du film ne cache pas son côté militant et la cinéaste ne tente pas d'enjoliver le grand désordre agricole provoqué par des années de productivisme.

Le tableau s'annonce donc d'abord bien sombre. Car c'est en évoquant le lien entre la guerre et la naissance de l'agriculture moderne que s'ouvre le film : « c'est l'invention du gaz moutarde qui va donner tous les insecticides », rappelle ainsi Dominique Guillet, le président de Kokopelli, une association qui milite pour la sauvegarde de la biodiversité des semences. Semences dont certaines, locales, sont encore interdites au profit d'autres, non reproductibles, mais commercialisées par des multinationales telles que Monsanto...On voit aussi le couple d'ingénieurs agronomes Claude et Lydia Bourguignon, s'insurger contre les aberrations telles que la création des tomates carrées ou des poulets sans plumes et se révolter contre la mort des sols tués par des labours trop profonds et fréquents. Tant et si bien que « bientôt, quand on se mettra à table, plutôt que de se souhaiter bon appétit, il faudra se souhaiter bonne chance », ironise le pionner de l'agriculture biologique, Pierre Rabhi.

Des solutions locales mais globalement partagées

Avant d'en arriver là cependant, des alternatives peuvent être mises en place. Et elles naissent déjà un peu partout dans le monde. Coline Serreau en a la preuve. De ses voyages au Maroc, en Inde, au Brésil, en Ukraine ou en Suisse, elle a rapporté 170 heures de rushes - « de la matière pour faire 6 films », précise-t-elle - mais surtout une conviction : « une révolution est faisable, mais elle viendra de la base », affirme celle qui se voit comme « un passeur de relais entre les gens qui ont les solutions et ceux qui ne les voient pas ». Car « ce qui est étonnant, c'est que des gens qui ne se connaissent pas, disent la même chose, aux quatre coins du monde », souligne Coline Serreau.

On voit ainsi Pierre Rabhi, l'ami de la cinéaste qui lui a inspiré le film, enseigner son savoir à des paysans marocains, les efforts des membres du Mouvement des sans terre au Brésil qui doivent se battre contre les préjugés, le succès d'expérimentations agricoles au Vietnam et en Inde, ou encore Antoniets Semen Sviridonovitch, ex-directeur de kholkoze en Ukraine, qui s'est reconverti dans l'agriculture bio, suite aux effets des pesticides sur les femmes travaillant sur ses terres. Avec succès puisque ses 8000 hectares certifiés eco-cert depuis 2006 obtiennent les meilleurs rendements du district... « On parle tout le temps de la biodiversité mais je n'ai véritablement compris ce que c'était qu'avec ce film », avoue Coline Serreau.

Malgré des lourdeurs et des passages discutables sur la responsabilité du patriarcat dans le désordre global décrit par Coline Serreau, le documentaire reste donc porteur d'espoir. Avant même sa diffusion dans le circuit classique, le film co-produit par l'association Colibri que préside Pierre Rabhi, a beaucoup circulé en projection privée, à la demande d'associations. Avant même sa sortie nationale le 7 avril, le documentaire a été vu par plus de 200 000 spectateurs... Et sur le site internet qui prolonge le film, une partie « J'agis » enjoint les spectateurs à passer à l'acte. Car ces initiatives au départ très locales et éclatées commencent à attirer l'attention. « Pendant longtemps, on ne nous a pas appelé dans les lycées agricoles, maintenant ce sont les élèves qui nous demandent de venir ! », s'enthousiasme Claude Bourguigon. Une victoire pour celui qui a quitté l'INRA par conviction, pour fonder, avec sa femme, son propre laboratoire de recherche et d'analyse en microbiologie des sols (LAMS), une discipline qui n'est aujourd'hui plus enseignée...

*Diffusé à partir du 7 avril, le documentaire est accompagné d'un livre publié le 19 avril aux éditions Actes Sud

(Source : Novethic.fr)

01.04.2010

Préventions des déchets

La production des déchets ménagers ne cesse de croître en France :

1975 : 217 kg/hbt.an d'ordures ménagères résiduelles produites
2008 : 360 kg/hbt.an d'ordures ménagères résiduelles produites

Qu'est ce que la prévention des déchets ?

La prévention des déchets consiste à faire moins de déchets et donc alléger notre poubelle
La prévention des déchets consiste à éviter, réduire, retarder l'abandon d'un produit et à en limiter la nocivité (substances dangereuses et/ou difficiles à recycler).

Pourquoi faire de la prévention des déchets ?

Parce que chacun produit des quantités importantes de déchets et en confie de plus en plus à la collectivité.
Pour vivre dans un environnement sain et léguer une planète viable aux générations futures.
Pour limiter notre consommation de ressources (lesquelles ne sont pas inépuisables).
Pour avoir moins de déchets à traiter, à mettre en décharge ou à incinérer.
Pour réduire les coûts de gestion des déchets, tout en respectant mieux l'environnement et notre santé.

Qui peut faire de la prévention ?

Nous tous :
- les fabricants et distributeurs : pour faire des produits engendrant des déchets moins nocifs et en moindre quantités
- les consommateurs : en consommant moins et mieux !
- les collectivités, villes, les départements et régions : en mettant en place des plans collectifs permettant de produire moins de déchets, en informant la population, en initiant des débats ...
- les pouvoirs publics en prenant des mesures incitatives pour que la prévention soit appliquée partout en France

Comment faire de la prévention des déchets ?

En changeant nos comportements :
Je produis moins de déchets ; ceux que je ne peux (ou ne veux) pas éviter, je les trie (verre, papier, carton, fer, aluminium, plastique) afin qu'ils soient recyclés.

Pour plus d'information : www.preventiondechets.fr

(Source : France Nature Environnement)

05:30 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, déchet, prévention | |

22.03.2010

Résidus médicamenteux dans l'eau : quels effets ?

Avec plus de 3300 médicaments humains et vétérinaires mis sur le marché, la France est le plus gros consommateur de médicaments en Europe. Or, cette surconsommation n'est pas sans conséquences sur l'environnement, et sur la santé humaine. Car ces résidus se retrouvent dans les eaux usées, et les stations d'épurations ne sont pas conçues pour les éliminer.

En 30 ans, les dépenses des Français consacrées aux médicaments ont augmenté de 450%. Consommées à domicile ou en hôpital, ces molécules thérapeutiques se retrouvent in fine dans les eaux usées. Et leur concentration ne cesse de croître. Comme le souligne le docteur Patrice Halimi, secrétaire général et co-fondateur de l'Association Santé Environnement France, « aujourd'hui, avec le développement de l'hospitalisation à domicile et de l'auto-médicamentation, tout le monde est potentiellement émetteur de résidus médicamenteux. Du coup, on retrouve, à la sortie des stations d'épuration, des traces d'antibiotiques, de béta-bloquants, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires... ».
Les trois types de molécules les plus présentes dans nos cours d'eau sont en fait les œstroprogestatifs, conséquence de la consommation croissante de pilules contraceptives, les tranquillisants, la France étant le plus gros consommateur d'antidépresseurs au monde, et les anti-cancéreux, du fait du développement de l'hospitalisation à domicile. Or, non seulement ces médicaments sont conçus pour être actifs à faible dose, mais en plus, ils présentent une biodégradabilité très variable (de 10 à 90%). Autrement dit, leur présence dans les eaux, même à faible concentration, peut s'avérer toxique sur le long terme. D'après Patrice Halimi, la communauté scientifique et les pouvoirs publics intègrent peu à peu cette nouvelle donne : « on sort d'une logique de pollution aigüe à une logique d'imprégnation permanente. » D'ailleurs, plusieurs études scientifiques soulignent déjà l'impact de ces cocktails de molécules sur la faune et la flore aquatiques, certaines espèces présentant une féminisation de leurs caractères sexuels.

Développer la connaissance scientifique

En revanche, l'effet sur la santé humaine reste mal connu. Or, Patrice Halimi en est convaincu : « il faut que les spécialistes de l'eau, les médecins et les vétérinaires se rencontrent et échangent leurs savoirs ». Dans le cadre du deuxième Plan National Santé Environnement, les pouvoirs publics se sont donc engagés à « améliorer la connaissance et réduire les risques liés aux rejets de médicaments dans l'environnement. » Au point d'élaborer un plan spécifique, le Plan National sur les Résidus Médicamenteux (PNRM), dont le comité de pilotage a été mis en place fin novembre 2009. Chapeauté par les ministères en charge de la santé et de l'environnement, ce comité rassemble effectivement les agences sanitaires françaises, les ordres nationaux des pharmaciens, médecins et vétérinaires, les fédérations d'établissements hospitaliers, mais aussi des associations de consommateurs et de protection de l'environnement. Également associé à ce comité, le Leem, syndicat national des entreprises du médicament, collabore avec l'Afssa* et l'Afssaps** sur des travaux de recherche. Claire Sibenaler, chargée de mission sur les résidus médicamenteux, en témoigne : « nous sommes auditionnés par les agences sanitaires, et nous sollicitons les industriels adhérents au Leem pour qu'ils exposent leurs pratiques. Par ailleurs, certains d'entre eux financent des thèses de recherche sur les résidus médicamenteux. »

Organiser le recyclage

Déjà en 1993, le Leem avait mis en place, sous l'impulsion réglementaire, le dispositif Cyclamed pour récupérer et incinérer les médicaments non utilisés. Soumis à une nouvelle réglementation qui oblige les producteurs à collecter et valoriser les « déchets d'activités de soins à risque infectieux » (DASRI), notamment utilisés par les diabétiques, le Leem travaille donc à la création d'un éco-organisme spécifique. Mais comme le souligne Delphine Caroff, chargée de mission RSE, « ces obligations réglementaires de plus en plus contraignantes ont un coût. Or, nous sommes le seul secteur en France à être soumis à un prix administré, donc tous les coûts environnementaux sont supportés par les entreprises. » Un appel à la mise en place d'aménagements économiques.

Renforcer les critères d'autorisation pour la vente de médicaments ?

Mais pour Patrice Halimi, il est également nécessaire de « faire de la biodégradabilité un véritable critère d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les entreprises du médicament. » L'impact environnemental des médicaments est effectivement pris en compte dans les procédures d'AMM, puisque depuis 2006, tous les nouveaux médicaments européens doivent répondre à une évaluation éco-toxicologique élaborée par l'European Medicines Agency. Pour autant, comme l'explique Claire Sibenaler, «cette évaluation n'est pas un critère déterminant pour l'obtention de l'AMM : les autorités peuvent valider l'AMM quels que soient les résultats ». Tout au plus exige-t-elle des mesures de précaution, telles que l'incitation à retourner les médicaments non utilisés à la pharmacie pour incinération.

(Source : Novethic.fr)

10:45 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pollution, médicament, environnement, recyclage | |

10.03.2010

Quid du « plan déchets » pour la période 2009-2012 ?

Sur le site de l'AMF (Association des Maires de France), nous trouvons l'article suivant : 

Le «plan déchets» pour la période 2009-2012 vise à «mettre en œuvre les engagements du «Grenelle de l'environnement»

La secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie a présenté hier en conseil des ministres une communication relative au «plan déchets».
Ce plan gouvernemental sur la gestion des déchets pour la période 2009-2012 vise à «mettre en œuvre les engagements du «Grenelle de l'environnement», qui fixent comme objectifs prioritaires la réduction de la production de déchets et le développement du recyclage et de la valorisation.»
Il prévoit :
- une réduction de 7% de la production de déchets ménagers et assimilés par habitant sur les cinq prochaines années;
- une augmentation du taux de recyclage porté à 35% en 2012 et à 45% en 2015 pour les déchets ménagers, à 75% dès 2012 pour les déchets des entreprises et les emballages;
-une diminution des quantités de déchets partant à l'incinération et au stockage, de manière à réduire les nuisances sanitaires et environnementales.
Pour atteindre ces objectifs, cinq axes d'action sont retenus:
«- des mesures de sensibilisation et d'information à destination des citoyens et des collectivités locales, ainsi que la mise en place progressive d'une tarification incitative ;
- l'extension à de nouveaux types de déchets des éco-organismes permettant aux fabricants, importateurs et distributeurs de certains produits d'assumer de manière collective la responsabilité de la collecte sélective, puis du recyclage des déchets qui en sont issus;
- la valorisation des déchets organiques, qui représentent 25% des déchets ménagers;
- l'encadrement de la quantité des déchets incinérés, l'adaptation de la fiscalité sur les outils de traitement et des mesures pour améliorer l'information sur les sites de stockage et d'incinération;
- un meilleur recyclage des déchets du secteur du bâtiment et des travaux publics, dont plus d'un tiers n'est pas valorisé.»


Le plan d'actions sera, a précisé la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, «doté de moyens renforcés. Sur les trois ans à venir, soit de 2009 à 2011, l'évolution de la taxe générale sur les activités polluantes sur les incinérateurs et les décharges, modulée à la baisse pour les installations à haute valeur environnementale, devrait dégager 570 millions d'euros qui seront intégralement versés à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Après une phase transitoire de montée en puissance en 2009, le Gouvernement s'engage à ce que dès 2010, l'ensemble des actions engagées par l'ADEME dans le domaine des déchets soit au moins égal au montant de ces nouvelles recettes.»

(Source : Association des Maires de France)

Retrouvez le « plan déchets » sur  le site de l'ADEME dont voici un court extrait ... :

"... pour soutenir le plan Grenelle déchets

Dans ce contexte, l'agence a engagé une refonte de son système d'aide déchets. Dès 2009, le dispositif d'aide en vigueur a été assoupli et complété par quelques ajustements afin de soutenir plus fortement les actions de prévention et d'aider à la mise en œuvre de la redevance incitative. "

... mise en oeuvre d'une redevance incitative ... aujourd'hui, qu'on soit vigilant ou pas, écolo ou pas, en symbiose avec l'environnement ou pas, outillé pour alléger nos ordures ménagères ou pas (compost), adepte de la déchetterie ou pas, la facture des déchets sur la redevance ne baisse pas !

L'apport volontaire des citoyens bénévoles ne servirait-il pas plutôt à engraisser des sociétés telles que Véolia ?

Ce plan, bien que retranscrit sur le site de l'Association des Maires de France, reste sur le terrain une belle leçon de théorie.

A quand la pratique ?

Franck Laborderie-Cavada

06:57 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

09.03.2010

Tri sélectif : Éco-emballages s'attaque à la salle de bain

Une étude commandée par l'éco-organisme chargé de la collecte des déchets d'emballages ménagers montre que le tri des déchets peine à s'imposer dans les salles de bains, faute d'information. En réponse, 15 000 poubelles de tri spécialement conçues à cet effet vont être distribuées gratuitement dans le mois à venir.

Seuls 55 % des Français déclarent trier systématiquement les déchets dans la salle de bain alors que 84 % disent trier leurs déchets en général ! C'est le principal résultat de l'étude Ipsos publiée lundi 8 mars par l'éco-organisme chargé de la collecte des déchets d'emballages ménagers, Éco-emballages. Pire ! À peine un cinquième de ceux qui prétendent trier leurs emballages dans la salle de bain le font correctement. Quant à la cause de ce manque d'assiduité, la moitié des interrogés pointe le défaut d'informations sur le tri des emballages visés et 38 % avouent faire des erreurs de tri pour cette raison. « Suite à cette étude, nous tirons deux enseignements majeurs : les Français ont besoin de plus d'information et d'une poubelle de tri dédiée », explique Eric Brac de la Perrière, Directeur général d'Eco-Emballages. Dans cette optique, l'éco-organisme a développé en partenariat avec le groupe cosmétique Garnier, une poubelle de tri spécialement conçue pour la salle de bain, sur laquelle sont rappelées les consignes de tri pour les flacons de gel douche, atomiseurs, et autres pots de crème. 15 000 exemplaires seront distribués gratuitement au cours des mois à venir.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

10:01 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, tri, déchet, emballage | |

Biodiversité : La France condamnée par la Cour Européenne

La France n'a pas mis en conformité son code juridique environnemental avec le droit européen. C'était attendu, le recours en manquement, déposé depuis 2005, par la Commission européenne s'est traduit, ce 4 mars 2010, par une condamnation de l'Etat français par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE).


Pour ne pas avoir à temps et dans les conditions requises, transposé la directive européenne « habitats » du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, la France est condamnée aux dépens pour trois motifs. Tout d'abord les activités de pêche, acquacoles, de chasse et cynégétiques telles que pratiquées dans les conditions et territoires autorisés continuent de comporter un « risque de perturbations ». La CJCE affirme que si les règles du code de l'environnement français « peuvent certes diminuer le risque de perturbations significatives, elles ne peuvent toutefois exclure totalement » ce dernier. Deuxièmement la France écarte systématiquement des procédures d'évaluation des incidences sur le site, les travaux et aménagements rendus nécessaires par la convention sur les sites « Natura 2000. » Pour rappel, ces derniers constituent un réseau européen de sites naturels à grande valeur patrimoniale (faune et flore) destiné à maintenir, par de là les frontières des Etats, la diversité biologique des milieux dans une logique de développement durable. Enfin le délai imparti (15/02/07) pour transposer la directive « habitats » a été dépassé par le gouvernement français. La CJCE n'a pas en l'occurrence statué sur la conformité de la nouvelle réglementation hexagonale de 2008.

Peut et doit encore mieux faire

L'O.N.G France Nature environnement (FNE), estime cependant, dans un communiqué de presse, que « le nouveau dispositif concernant l'évaluation d'incidences, préparé par la France pour répondre à la condamnation, continue à être trop restrictif ». En ce sens les conclusions de l'organisation qui demande aux États membres de finir la désignation de leurs sites Natura 2000, d'assurer leur protection et de réaliser des évaluations d'incidences plus rigoureuses abondent dans le sens des exigences européennes. Selon FNE toujours, 10% des sites Natura 2000 avaient subi des dégradations en 2008. Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer a lancé un groupe de travail pour faire évoluer les dispositions françaises. Si la France ne parvient pas à démontrer à la Commission et à la Cour de justice européenne que son dispositif correspond à l'esprit de la directive, elle pourrait-être condamnée cette fois au versement d'astreintes financières.

(Source : developpementdurablelejournal.com)

05:58 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement | |

05.03.2010

Le secret du "recyclage" d'EDF et Areva


Le secret du "recyclage" d'EDF et Areva
envoyé par gpfrance. - L'info video en direct.

10:03 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, nucléaire, déchet, edf, areva | |

04.03.2010

Xynthia : et le Comminges ?

Durement touché, le Luchonnais n'a pas été déclaré en état de catastrophe naturelle. Le président Izard monte au créneau

Après le passage de la tempête Xynthia, qui a balayé la France ce week-end et fait 52 morts selon un bilan qui reste provisoire, la bataille des chiffres commence. Selon une estimation établie par Le Figaro, Xynthia coûterait environ un milliard d'euros aux assureurs.


Les stations de ski de Superbagnères et de Peyragudes balayées par des vents supérieurs à 200 km/h, détruisant habitations et équipements techniques (canons à neige, remontées mécaniques...) ; d'importants dégâts sur les propriétés agricoles, le massif forestier, les réseaux routier et électrique, les équipements communaux ; deux millions d'euros de dégâts déjà chiffrés par la mairie de Luchon... Et pourtant, Bercy n'a pas déclaré le département de Haute-Garonne en état de catastrophe naturelle. À l'Hôtel du Département, depuis samedi Pierre Izard suit l'évolution de la situation. « On surveillait les communiqués du ministère » confie un collaborateur du président du conseil général. Lorsque la liste des départements en état de catastrophe naturelle est tombée, le président du Conseil général étonné de ne pas y voir la Haute-Garonne, a décidé de monter au créneau. Au vu de l'ampleur des dégâts il a adressé hier une lettre à Brice Hortefeux lui demandant d'intervenir au plus vite. « Des communes ont été particulièrement sinistrées, notamment la station thermale de Bagnères-de-Luchon où un touriste a malheureusement trouvé la mort » écrit Pierre Izard. « Je m'étonne dès lors que le département de la Haute-Garonne ne figure pas parmi les départements désignés par l'arrêté interministériel du 1er mars 2010 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle suite à ces intempéries ». Contrairement à la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne, où l'on déplore plusieurs dizaines de morts, la Haute-Garonne n'était pas en vigilance rouge malgré des vents à 150 km/h annoncés dès vendredi sur les Pyrénées.

Les communes sinistrées doivent déposer un dossier en préfecture

Les communes du département ont jusqu'à lundi prochain pour déposer une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. « C'est la procédure normale » assure la sous-préfète Gaëlle Baudoin-Clerc. « Seuls les départements qui étaient en alerte rouge ont pu bénéficier des mesures accélérées et de sommes débloquées immédiatement comme ce fut le cas pour la tempête Klaus en janvier 2009. Cette année la Haute-Garonne n'était pas en vigilance rouge. « Je peux comprendre la réaction du président Izard », poursuit Gaëlle Baudoin-Clerc. La reconnaissance en catastrophe naturelle a une dimension symbolique, elle signifie que le territoire a souffert, au-delà des conséquences concrètes. Mais je souligne que l'état de catastrophe naturelle peut être reconnu dans les jours et semaines qui suivent et nous nous y employons ».

Hier Dominique Bur, Préfet de la région Midi-Pyrénées et de la Haute-Garonne, a invité « les communes ayant été touchées par la tempête Xynthia, à recenser les sinistres (dommages aux biens des particuliers, aux édifices publics, aux exploitations agricoles et forestières, aux réseaux routiers, aux établissements touristiques,...), et à déposer avant le lundi 8 mars, auprès de la préfecture, une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle ». Ces dossiers seront instruits et transmis au Ministère de l'Intérieur dans les plus brefs délais pour décision, assure la préfecture.

2 millions de dégâts à Luchon

Depuis dimanche, les élus commingeois se mobilisent pour sensibiliser Paris aux difficultés rencontrées dans le Luchonnais. On ne saurait oublier que la tempête a endeuillé la station, un touriste étant écrasé par la branche d'un cèdre plus que centenaire. Hier, la municipalité a établi un premier bilan des conséquences de Xynthia. Ils sont évalués à environ deux millions d'euros sans tenir compte des forêts et du domaine privé.

Le maire Louis Ferré, qui a écrit lundi au Premier ministre François Fillon, se voulait, hier, optimiste : « Nous devons recevoir d'ici quelques jours un document officiel qui débouchera, certainement sur quelque chose. » Pour sa part, le député Jean-Louis Idiart s'est rapproché du cabinet d'Alain Marleix, secrétaire d'État aux collectivités territoriales. Lui aussi veut croire que le Luchonnais bénéficiera d'un classement. Car de Superbagnères aux thermes, de mémoire de Pyrénéen on n'avait jamais connu telle tempête dans la vallée.

(Source : La Dépêche.fr)

12:26 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

01.03.2010

C'est le moment de piéger le frelon asiatique

L'Abeille tarn-et-garonnaise rappelle à ses ressortissants que c'est le moment de piéger le frelon asiatique, cet horrible prédateur des abeilles.

«C'est à partir de fin février et jusqu'au 1er mai, qu'il faut piéger le frelon asiatique. Chacun peut participer à la lutte contre ce prédateur des abeilles », martèle Denis Boyé président du syndicat départemental « L'Abeille Tarn-et-Garonnaise ».

Le piégeage est donc important. Il est efficace dès le radoucissement des températures. La confection d'un piège est peu coûteuse et peut-être réalisée facilement.

Pour un piégeage écologique

Il faut couper en deux une bouteille d'un litre en plastique. Puis introduire le haut de la bouteille, goulot dirigé vers le bas, dans le bas de la bouteille dans lequel on aura mis une dizaine de centilitres de bière brune, de l'eau sucrée ou des crevettes putréfiées ; mais pas de miel. Les pièges doivent être placés en hauteur (balcon, arbre,..).

Dire que le frelon asiatique est une plaie relève du pléonasme. Tous les experts s'accordent pour dire que cet insecte probablement arrivé de Chine il y a 4 ans est bien installé dans le sud-ouest où le climat tempéré semble lui convenir à merveille.

Il n'a pas de prédateurs

« On peut et on doit faire un piégeage efficace. On maintiendra ainsi la pression sur les naissances. Mais il ne faut pas se leurrer. On ne l'éradiquera pas », explique notamment Jacques Lacroix, apiculteur amateur installé près de Moissac qui, avec ses collègues et les entomologistes patentés affirment : « il n'y a aucun espoir de le voir repartir ou disparaître ». Il faut donc composer avec cette espèce de frelon qui se développe avant tout le long des rivières et des plans d'eau. Arrivé à Libourne (Gironde) il y a 4 ans, il est ensuite descendu vers le Lot-et-Garonne ou aujourd'hui il est solidement implanté. Notre département est à son tour logiquement impacté par la présence de ce frelon qui pour l'heure, ne connaît aucun prédateur...

Contact : syndicat départemental « l'Abeille Tarn-et-Garonnaise » : Denis Boyé (05 63 27 59 45), Jacques Lacroix (06 26 98 17 30) ou Maurice Barbaste (05 61 82 36 44).

L'attaque violente de « Vespa vélutina »

Ce frelon venu d'Asie, le « Vespa vélutina » est long de 20 à 25 millimètres pour les ouvrières, jusqu'à 30 mm pour les reines qui ont un vol bruyant. On le reconnaît à son thorax brun noir velouté et à ses segments abdominaux bruns, bordés d'une fine bande jaune orangé. Seul le 4e segment de l'abdomen est presque entièrement jaune orangé. La tête est noire et la face jaune orangé. Pour attaquer les abeilles, il se positionne en vol stationnaire à l'entrée des ruches. Il saisit les abeilles entre ses pattes et les tues d'un coup de mandibules derrière la tête. Il arrache les pattes et les ailes pour en faire une boulette qu'il emporte jusqu'au nid pour en nourrir les larves. Il arrive à tuer deux abeilles toutes les trois secondes. 5 ou 6 frelons seulement suffisent à condamner une ruche.

(Source : La Dépêche.fr)

06:18 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

31.12.2009

Revue de presse du Réseau Sortir du nucléaire

Cliquer sur le lien suivant : Revue de Presse du 23/12 au 30/12/2009

13:25 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, environnement | |

03.12.2009

Revue de presse du Réseau Sortir du nucléaire

02/12/2009      NOUVELOBS.COM :  Le parc nucléaire français devient-il dangereux ?

25/11/2009      Boursier.com :  EDF : la sécurité du réacteur EPR toujours sur la sellette...

25/11/2009      AFP :  Livraison d'EPR aux Emirats : l'offre française est compromise

24/11/2009      Developpementdurable.com :  Copenhague : la mission de Fodé Sylla dénoncée

24/11/2009      Rue89 :  Fodé Sylla, de SOS Racisme aux bons offices africains d'Areva

24/11/2009      Reuters :  Le "Climategate", une affaire embarrassante à la portée limitée

24/11/2009      AFP :  Borloo va convoquer une réunion sur l'organisation de la filière nucléaire

24/11/2009      AFP :  A Strasbourg et en Alsace, les marchés de Noël ont la fibre écolo

23/11/2009      Sud-Ouest :  Le sommet de Copenhague en exposition

(Source : sortirdunucleaire.org)

00:31 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, environnement, énergie | |