20.05.2010
Risques psychosociaux - Souffrances programmées dans l'informatique
Seule la caméra de vidéosurveillance a vu sa chute, du haut d'une tour, à 4 h 56 du matin, le 19 août 2008. Salarié de la société de services informatiques (SSII) Steria, alors en mission chez un client à Lyon, il avait, un jour plus tôt, écrit un long mail dans lequel il se disait "complètement paniqué" face au projet à mener, ayant "honte de ne pas être à la hauteur ". Sa mort n'a pas été reconnue comme un accident du travail par la caisse régionale d'assurance maladie, mais la CGT s'interroge. D'autant que pour l'établissement d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dont il dépendait, "la médecine du travail avait établi que le stress au travail et la souffrance psychique étaient les principaux risques dans l'entreprise", indique Hocine Chemlal, délégué syndical central CGT.
En 2008, deux suicides et trois tentatives avaient eu lieu dans la SSII. Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a dû batailler en justice avant d'obtenir, en octobre 2009, une expertise faite par le cabinet Technologia, la direction - qui n'a pas répondu à nos sollicitations - niant l'existence d'un risque grave justifiant un tel rapport.
Autre SSII, GFI a de son côté connu dix décès en 2008, dont au moins deux suicides, des infarctus et attaques cérébrales, selon Vanni Challier, délégué syndical central CFTC. "Les salariés sont tellement stressés, dit-il. On en envoie chez des clients sans qu'ils aient les compétences requises et sans les former." Des décès liés au stress ? "C'est totalement abusif", conteste Marie-Laurence Carle-Empereur, la directrice des ressources humaines France, tout en indiquant une série d'actions, dont une charte des managers.
Stress, souffrance psychologique, manque de reconnaissance... Cette situation semble être fréquente dans les SSII. "Le stress était perçu jusqu'à présent comme intrinsèque à nos métiers", constate Régis Granarolo, président du Munci, l'association professionnelle des informaticiens. Il est lié à la "surcharge de travail et à un sentiment d'urgence très courant, à une course à la productivité, à une industrialisation des services", poursuit-il. Et aussi à l'isolement quand on travaille chez le client, parfois pendant des années, et qu'on ne sait plus qui est son responsable.
Les périodes d'intercontrats - entre deux missions, le salarié reste payé par son employeur mais son salaire n'est pas facturé à un client -, sont également très "perturbantes", souligne
Dominique Lanoë, directeur d'Isast, cabinet d'expertise auprès des CHSCT. "Le stress s'amplifie au fur et à mesure que la période se prolonge, car le salarié finit par douter de sa valeur", ajoute-t-il. Et souvent, au bout de quelques mois, la SSII va chercher un moyen de licencier le salarié.
Francine Aizicovici
Le Monde - Article paru dans l'édition du 08.04.10
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Les antennes relais sous haute surveillance
Chose promise chose due. Le 6 juillet dernier, les trois opérateurs de téléphonie mobile SFR, Bouygues Télécom et Orange s'étaient engagés auprès des élus toulousains et des associations de riverains à constituer un fond souverain destiné à financer la mesure des niveaux d'émission des antennes relais. Ce fond, qui est géré par la mairie, permet à toute personne qui le souhaite de faire procéder à ces mesures sans en référer à l'opérateur.
Depuis le début de la semaine, trente antennes relais désignées par les associations de riverains, et réparties sur l'ensemble du territoire communal font l'objet de ces mesures. Les résultats de cette campagne de contrôle seront rendus publics dans le courant du mois de juin.
Mais en dépit de ce premier pas, la charte de bonne conduite que riverains, élus toulousains, et opérateurs s'étaient engagés à rédiger et qui limitait notamment à 0,6 volt par mètre le niveau des émissions n'est toujours pas écrite en dépit d'un programme établi au printemps 2009 qui prévoyait de finaliser l'engagement des opérateurs lors de la signature de cette charte qui devait avoir lieu le en septembre 2009.
(Source : La Dépêche.fr)
11:12 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, antenne, émission, relai, téléphonie, mobile |
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18.05.2010
Santé - Bitume : vers un nouvel amiante ?
Le 10 mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Bourg-en-Bresse a pour la première fois établi le lien entre l'inhalation des fumées de bitume et le cancer de la peau. Il a déclaré Eurovia, une filiale de Vinci, coupable de « faute inexcusable » pour la maladie contractée par l'un de ses ouvriers.
Le bitume va-t-il entraîner un scandale de santé publique aussi important que l'amiante ? Le 10 mai dernier, pour la première fois, un tribunal, celui des affaires de sécurité sociale (TASS) de Bourg-en-Bresse, a reconnu le lien entre l'inhalation de fumées de bitume et le cancer de la peau d'un ouvrier. Si le tribunal a été prudent sur la cause même du cancer, en précisant qu'il avait « pu trouver que la conjonction de projections, voire d'inhalations, du bitume avec les UV favorisait, soit le risque né des UV, soit le risque né du bitume », il a tout de même condamné son employeur, Eurovia, un constructeur de routes filiale de Vinci, pour « faute inexcusable ».
Des protections insuffisantes
« Le tribunal a estimé que, d'une part l'entreprise ne pouvait pas ne pas savoir qu'elle mettait entre les mains de ses salariés un produit toxique et d'autre part que, le sachant, elle n'avait pas pris les mesures de sécurité nécessaires à la protection de ses employés », explique Maître Jean-Jacques Rinck, l'avocat des proches de Francisco Serrano-Andrade. Embauché comme épandeur de bitume par Eurovia en 1986, ce dernier a contracté un cancer de la peau décelé en 2006 avant d'en mourir deux ans plus tard. Comme beaucoup de ses collègues, il répandait le bitume -ce résidu du pétrole déjà toxique auquel ont ajoute des additifs dont certains sont cancérigènes (hydrocarbures aromatiques polycyliques), le tout chauffé à plus de 160°- sans aucune protection, torse nu et en short. « Cela n'est pas propre à Eurovia, reconnaît Jean-Jacques Rinck, car il n'existe que des recommandations de protection contre le bitume, pas d'obligation. »
« La santé et la sécurité de nos travailleurs sont depuis toujours au cœur des préoccupations des professionnels de la route », souligne cependant le syndicat de l'industrie routière française (USIRF) dans un communiqué. Mais au titre des mesures de sécurité il faut comprendre : un masque (obligatoire seulement pour les endroits confinés), des gants et chaussures de sécurités fournis par l'entreprise et la recommandation de manches longues, car le premier risque du bitume reste celui de la brûlure. Cependant, pour le syndicat comme pour Eurovia, qui a très vite annoncé sa décision de faire appel, il n'existe pas de lien entre bitume et cancer. Ils s'appuient en cela sur une étude du centre international de recherche sur le cancer, publiée en 2009 qui concluait « que l'exposition aux fumées de bitume (par inhalation ou par voie cutanée) ne provoque pas de cancer ».
Des centaines de milliers de personnes exposées
Dans certains pays, comme aux Etats-Unis, le bitume est interdit depuis 1976 et remplacé par du ciment, tandis qu'en Allemagne, des routes sont réalisées en agrégat de pierre et de déchets. En France, selon la dernière brochure de l'Institut national de la prévention de recherche et de sécurité (INRS), datant de 2003, « quelque 3 millions de tonnes de bitume chaud sont répandues chaque année sur les routes de France par les ouvriers affectés aux travaux de revêtement de la chaussée ou de construction ». Ce qui explique, que potentiellement « 420 000 à 500 000 personnes sont concernées par le problème », estime Jean-Jacques Rinck. Pourtant le cas Eurovia est la première affaire d'exposition au bitume portée devant la justice. « Le problème est connu depuis 20 ans mais rien n'a été fait. Et puis les victimes sont ce que l'on appelle les ouvriers de l'anonymat - issus des minorités, en contrats à durée déterminée ou saisonniers. Ils sont souvent culturellement, socialement et financièrement isolés. Depuis le jugement en revanche, j'ai reçu de multiples demandes de contact sur le sujet », souligne l'avocat.
Le cas du bitume peut être rapproché de celui de l'amiante (voir encadré) et l'avocat estime qu'au nom du principe de précaution les pouvoirs publics devraient, avec l'aide des scientifiques se saisir au plus vite du sujet. « Le risque financier, par le biais de l'indemnisation des victimes, est colossal » estime-t-il. Dans ce cas, les plaignants avaient ainsi demandé 200 000 €. Dans le droit commun en revanche, pour l'instant, les cancers des ouvriers du bitume sont bien reconnus comme maladie professionnelle mais hors nomenclature : « celui de Francisco Andrade-Serrano a ainsi été reconnu comme lié aux rayons UV du soleil par l'assurance maladie », précise l'avocat.
Aujourd'hui, le jugement du tribunal ne peut faire à lui seul jurisprudence, mais Jean-Jacques Rinck veut croire qu'il s'agit d'un début. Par ailleurs, la CGT a d'ores et déjà saisi l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) qui va réaliser une évaluation générale des risques pour la santé des travailleurs liés à l'usage des bitumes.
(Source : Novethic.fr - par Béatrice Héraud)
05:58 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, bitume, cancer, maladie, ouvrier, amiante, travail |
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11.05.2010
Santé : une cohorte de 500 000 volontaires sur les relations Nutrition-Santé
Pourquoi mettre en place en France une cohorte de 500 000 volontaires sur les relations Nutrition-Santé ?
De nombreuses études scientifiques (chez des malades ou volontaires sains, au niveau des populations, ou sur des modèles animaux ou cellulaires) ont mis en évidence le rôle joué par la nutrition comme facteur de protection ou de risque des maladies les plus répandues en France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, qu'il s'agisse des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l'obésité, du diabète de type 2, des dyslipidémies, de l'hypertension artérielle...
La nutrition n'est pas le seul déterminant de ces problèmes de santé. En effet, des facteurs génétiques, biologiques et environnementaux interviennent dans l'apparition de ces maladies. Pour mettre en évidence le rôle spécifique des facteurs nutritionnels, il est indispensable de développer les études de « cohorte » (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) portant sur de très grandes populations. Au travers de ce type d'étude, on peut ainsi mesurer de façon précise les apports alimentaires mais aussi prendre en compte les autres déterminants, tels que l'activité physique, le poids, le tabagisme, les antécédents familiaux... et regarder les liens avec la santé et le risque de maladies.
Identifier des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition, pour les maladies qui sont devenues aujourd'hui des problèmes majeurs de santé publique, constitue une étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles visant à prévenir ces maladies et à améliorer la santé des populations.
Tel est l'objectif ambitieux de l'étude NutriNet-Santé et voilà pourquoi les chercheurs ont besoin de vous !
Inscription et plus d'informations sur le site etude-nutrinet-sante.fr
12:09 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : étude, santé, nutrition, alimentation |
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26.04.2010
Hypersensibilité : Un plan d'action pour faire reconnaître la maladie
Mercredi s'est tenu un colloque sur les pathologies de l'hypersensibilité à la Mutualité française de Paris. Organisé par le RES (Réseau environnementale santé), cette réunion avait pour objectif d'établir un plan d'action pour faire reconnaître ces troubles mais également pour améliorer la prise en charge des malades.
Les pathologies de l'hypersensibilité (hypersensibilité chimique multiple [MCS], électro-sensibilité, syndrome de fatigue chronique [CFS],fibromyalgie...) sont des maladies environnementales liées aux substances chimiques et aux champs électromagnétiques. Elles sont actuellement encore largement ignorées par certains professionnels de santé et certaines institutions. La plupart du temps elles sont considérées comme relevant de problèmes individuels purement psychologiques. Pourtant dans plusieurs pays, le nombre de personnes atteintes par ces pathologies est de plus en plus important. En France, plusieurs centaines de milliers de personnes seraient concernées par ce trouble parfois si handicapant qu'il amènerait certains malades à perdre leur emploi, sans qu'il soit pour autant diagnostiqué. L'hypersensibilité concerne 12 à 25% de la population des pays industrialisés.
D'après le Réseau, les MCS (hypersensibilité chimique multiple) par exemple toucheraient de façon plus ou moins sévère 12 à 25% de la population des pays industrialisés dont 3,5% de façon très sévère au point d'entraîner un isolement complet. A partir du point de vue des scientifiques, des malades et des médecins, le colloque visait à mettre au point un plan d'action dont le but serait d'informer les professionnels de santé mais également de développer la recherche afin d'améliorer la prise en charge des malades. Les associations souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte au plus vite les souffrances des patients. L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a déjà recommandé, fin 2009, la poursuite des recherches dans le domaine.
(Source : fr.news.yahoo.com)
05:25 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, hypersensibilité, fatigue, trouble, maladie, pathologie |
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24.04.2010
Ondes : les experts manquent de données pour se prononcer
Après la publication, en octobre 2009, d'un rapport très attendu sur l'impact sanitaire des ondes radiofréquences et de la téléphonie mobile, l'Afsset vient de rendre un avis sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques d'extrêmement basses fréquences, émis par les lignes électriques notamment. Elle recommande de ne pas installer de lignes à très haute tension à moins de 100 mètres des établissements accueillant des populations fragiles, comme les hôpitaux ou écoles.
A la demande des ministères en charge de la santé et de l'environnement, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu un avis le 29 mars dernier, faisant la synthèse des travaux d'expertise internationale sur les champs électromagnétiques « extrêmement basses fréquences », émis par les lignes électriques, ou tout appareil électrique. Cette synthèse fait globalement état du manque d'outils de mesure de ces champs électromagnétiques et de données permettant de caractériser l'exposition des populations. La principale recommandation de l'agence concerne les risques éventuels de leucémie infantile et l'exposition des populations les plus fragiles. L'Afsset préconise donc « de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches...) à proximité immédiate des lignes à très haute tension, et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements ». L'agence recommande une distance minimum de 100 mètres entre des lignes à très haute tension et ces établissements et confirme ses précédentes conclusions : il faut encadrer l'exposition du public. S'agissant des risques en milieu professionnel, elle souhaite également des études ciblant les travailleurs, exposés à de plus forts niveaux, et recommande d'apporter une aide technique aux entreprises.
"Risque envisageable, voire probable"
Les conclusions de l'étude restent toutefois très nuancées, contrairement à son rapport sur les ondes radiofréquences et la téléphonie mobile, dans lequel l'Afsset avait estimé qu'il convenait d'agir « sans perdre de temps » pour diminuer l'exposition du public aux radiofréquences. Un avis qu'ont suivi plusieurs tribunaux, après avoir été saisis par des riverains réclamant le démontage d'antennes-relai. SFR et Bouygues ont été ainsi condamnés en 2009 à démonter des antennes-relais en raison du danger potentiel qu'elles représentent pour la santé des riverains. Le tribunal de Carpentras, dans l'affaire opposant SFR à un couple d'exploitants agricoles, avait ainsi estimé qu' «il existe un questionnement tout à fait sérieux portant sur le danger potentiel présenté par ce type d'installation, risque qui peut être qualifié de tout à fait envisageable, voire probable». Dans le cas de Bouygues, c'est le tribunal correctionnel de Nanterre qui a condamné l'opérateur à démonter l'une de ses antennes-relais, en vertu du principe de précaution. Une première. Bouygues a fait appel de cette décision, mais la cour d'appel de Versailles a confirmé la condamnation en première instance...Les riverains de l'antenne s'étaient plaints de maux de têtes, nausées, palpitations cardiaques, liés selon eux à la présence à quelques mètres de leurs habitations de cette antenne-relai.
Le 2 avril dernier, l'opérateur a annoncé qu'il abandonnait finalement l'idée de se pourvoir en cassation. Bouygues Telecom a justifié son renoncement en indiquant que depuis cet arrêt de la cour d'appel "plusieurs autorités ont confirmé l'innocuité des antennes relais" et donc qu'"il n'est plus nécessaire d'aller en cassation".
Les associations Agir pour l'environnement et Priartem estiment au contraire qu'il s'agit d'une "victoire". "En se désistant, l'opérateur reconnaît la jurisprudence de l'arrêt de la cour d'appel de Versailles", estiment-elles. Et ajoutent qu' "un an après le Grenelle des ondes, aucun changement d'ordre législatif, réglementaire ou administratif n'est venu combler le vide autorisant un opérateur à installer une antenne à quelques mètres des lieux d'habitation. C'est donc à la justice de se substituer aux responsables politiques qui ont orchestré leur irresponsabilité depuis de trop nombreuses années".
(Source : Novethic.fr)
05:37 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, étude, onde, radiofréquence, électromagnétique, environnement, électrique, risque |
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16.04.2010
Nanotechnologies : Une connaissance très imparfaite des risques
Selon la Commission nationale du débat public qui a publié mardi 13 avril le compte-rendu du débat sur des nanotechnologies, l'impact de ces dernières sur l'être humain et sur l'environnement est loin d'avoir été évalué par manque de financements. Les questions de la gouvernance, de la participation de la société civile, de l'information publique ont également été soulignées.
Philippe Deslandes, président de la Commission nationale du débat public (CNDP) et Jean Bergougnoux, président de la Commission particulière du débat public (CPDP) sur les nanotechnologies, ont rendu public mardi 13 avril leur compte-rendu. Lancé en octobre 2009, le débat public sur les nanotechnologies a été organisé au cours de 17 réunions publiques et s'est achevé en février. « A l'issue du débat, deux points ressortent », ont expliqué les deux présidents. « Des attentes fortes se dégagent du public », assurent-ils tandis que « des enseignements émergent pour les débats futurs sur les sujets sociétaux ».
La gouvernance du développement des nanotechnologies
Le débat avait notamment mis en évidence les réticences d'une partie de la population et d'associations environnementales contre d'éventuels effets nocifs des nanoparticules sur l'être humain et sur l'environnement. « Face à une nouvelle technologie très puissante, ouvrant des potentialités considérables mais comportant des risques de différentes natures, souvent encore mal identifiés, le public a bien compris que la question centrale était celle de la gouvernance du développement des nanotechnologies » explique le compte-rendu. Selon lui, « le développement des nanotechnologies et, plus encore, de leurs applications, est ressenti comme piloté pour l'essentiel par les forces du marché ». Le rapport rappelle que plusieurs options sont ouvertes pour la France en termes de gouvernance, s'en remettre à l'Union européenne ou créer un système au niveau national. Cette question doit être abordée dans le cadre du projet de loi du Grenelle 2 qui sera examiné à l'Assemblée nationale début mai. A noter également que les acteurs de la société civile ayant participé aux débats ont souhaité être associés à la gouvernance du développement des nanotechnologies.
Le principe de précaution et le manque d'études toxicologiques
Cependant, le texte présenté mardi évoque également les demandes de moratoires dans l'attente d'une démonstration de l'innocuité des nanotechnologies, faites par diverses organisations, notamment Les verts, France nature environnement et Les amis de la terre. « Cette hypothèse, que les Amis de la Terre et quelques autres considèrent comme étant la « seule solution raisonnable » a été fortement contestée, en particulier par les chercheurs. De nombreux intervenants se sont montrés convaincus qu'elle ne saurait faire partie des suites données au débat par les Pouvoirs Publics » souligne-t-il. Mais, rappelle le compte-rendu, « de nombreux produits contenant des nanomatériaux sont déjà sur le marché, parfois peut-être sans qu'on le sache, alors que les risques qu'ils peuvent comporter sont insuffisamment connus. La connaissance des dangers spécifiques des nanomatériaux est encore très imparfaite. » Une méconnaissance attribuée notamment à « l'insuffisance des financements publics consacrés aux recherches en nanotoxicologie et en nanoécotoxicologie ».
Le besoin de transparence et d'information
En conséquence, les fortes attentes évoquées dans le préambule de la communication de la CNDP concernent aussi la traçabilité, l'étiquetage des produits et la transparence des études préalables aux autorisations de commercialisation des produits. Le rapport considère également que le cycle de vie des nanomatériaux n'a pas été suffisamment analysé. Un tel travail devrait être engagé « afin de déboucher sur des dispositions spécifiques à prendre en matière de gestion et traitement des déchets industriels et domestiques ». Une question a également été soulevée lors des discussions, l'impact que pourrait avoir sur les libertés publiques le développement de la nanoinformatique.
Enfin Philippe Deslandes et Jean Bergougnoux estiment que le débat n'est pas terminé, « les modalités selon lesquelles il se poursuivra dépendent grandement des réponses qu'apporteront les Pouvoirs Publics ». Rappelant que plusieurs réunions ont été émaillées « de perturbations, suffisamment graves dans certains cas, pour conduire à l'annulation de la réunion ou à sa poursuite dans des conditions précaires », mais aussi « la faible participation du public », ils estiment « qu'un débat public national sur un sujet sociétal complexe, ne sera jamais facile à organiser ». Ils affirment aussi que « la participation en direct et en interactif des internautes aux réunions a un rôle sans aucun doute important à jouer dans les débats futurs ». Cette pratique a été expérimentée, la CNDP a annoncé qu'elle venait de lancer « une réflexion approfondie sur le sujet ».
(Source : developpementdurablelejournal.com)
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18.03.2010
Chirurgie cardiaque pédiatrique : retour au point mort
En dépit des annonces de Roselyne Bachelot, le pôle pédiatrique n'a pas rouvert.
Aucun enfant n'a été opéré du cœur à Toulouse depuis maintenant plus de deux mois et demi. L'activité de chirurgie cardiaque pédiatrique, exercée conjointement jusqu'alors par le CHU Purpan et la clinique Pasteur, n'a toujours pas redémarré alors que l'on croyait la question réglée. L'espoir était revenu à Toulouse il y a trois semaines lorsque la ministre de la Santé avait accordé une dérogation à Toulouse pour la reprise de ce pôle de chirurgie cardiaque. Roselyne Bachelot s'était appuyée sur l'avis favorable du Conseil national de l'organisation sanitaire (CNOS) sous réserve qu'une expertise de conformité soit effectuée entretemps. La visite, réalisée par l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) le 3 mars, aurait permis de constater que les conditions de sécurité sont bien réunies. Le CHU Toulouse s'était engagé aussi à rendre opérationnelle d'ici le mois de juin la salle dédiée à l'hémodynamique, point d'achoppement de ce dossier. Le résultat de cette expertise a été transmis à la Direction générale de l'offre des soins (DGOS) et serait toujours selon ce service, « en cours d'instruction, sans calendrier précis ». « La procédure de recours entamée par le CHU de Toulouse est désormais traitée au niveau national », confirme-t-on à l'Agence régionale d'hospitalisation qui est à l'origine de la fermeture brutale du service de chirurgie cardiaque pédiatrique de Toulouse, le 31 décembre dernier.
Toulouse sous le choc
« Les interventions se faisaient dans des conditions absolues de sécurité à Toulouse, avec des compétences avérées à la fois du CHU et de la clinique Pasteur qui avaient mutualisé leurs moyens », relate Jean-Jacques Mirassou, conseiller général, qui est intervenu ces jours-ci pour une reprise immédiate de la chirurgie cardiaque pédiatrique à Toulouse, estimant que « cette fermeture est une sanction à l'égard de Toulouse ».
Depuis le début de l'année, une vingtaine d'enfants, de la naissance à 15 ans, suivis à Toulouse ont été transférés dans d'autres hôpitaux (Paris, Bordeaux, Marseille, Nantes...), pour y être opérés, parfois dans l'urgence. Une situation ubuesque dénoncée par les familles des patients pour qui ces hospitalisations délocalisées génèrent des frais conséquents et multiplient surtout la prise de risque pour leurs enfants. La communauté médicale à Toulouse s'est aussi mobilisée, désavouant cette fermeture, avec le soutien des élus locaux. Depuis le début du mois, c'est désormais l'incompréhension qui prédomine et le plus grand flou. Le tout CHU de Toulouse étant suspendu à nouveau, au bon vouloir de Roselyne Bachelot.
(Source : La Dépêche.fr)
14:32 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, toulouse, chirurgie, cardiaque |
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16.03.2010
Santé : les lampes basse consommation font débat
D' ici à 2012, les lampes classiques à incandescence auront disparu du marché et seront notamment remplacées par les lampes fluocompactes basse consommation (LBC). Une alternative qui ne réjouit guère le Criirem. Son Président, le docteur en physiologie Pierre Le Ruz, expert européen en énergie et santé, met en garde contre les risques de ces lampes sur la santé.
Vous remettez en cause les lampes fluocompactes. Pour quelles raisons ?
Pierre Le Ruz : Plusieurs études ont mis en évidence les risques liés à l'uilisation des ampoules fluocompactes. Dès 2002, l'INERIS* a noté que ces lampes étaient des émetteurs parasites. En 2007, suite à des bancs d'essais réalisés par le CRIIREM, en partenariat avec notre homologue espagnol Arca Ibérica, nous avons conclu qu'une fois allumées, les ampoules à économie d'énergie émettaient de forts rayonnements radioélectriques, contrairement aux ampoules à incandescence classiques qui n'en émettent pas. Les valeurs variant de 180 volts par mètre (V/m) à 4 V/m dans les 2o premiers centimètres, pour des puissances allant de 20 à 11 watts, avec des pics à 300 v/m à l'allumage ! Ces mesures se situent bien au dessus des normes européennes : une recommandation du Parlement européen de 1998 préconise en effet le seuil de 1 v/m à ne pas dépasser. La directive de 2004 liée à la compatibilité électromagnétique fixe des niveaux allant de 3 V/m, à 10 V/m. Le rayonnement de ces lampes et le problème lié à leur bruit de fond que nous avons mis en évidence, ont été confirmés en 2008, dans des études de SUPELEC et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).
Quels sont les impacts de ces dépassements ?
L'électropollution induites par ces lampes fluocompactes peut provoquer des dysfonctionnements au niveau des appareils électriques et électroniques placés à proximité (ordinateur, TV, radio, téléphone portable). Cela peut aussi créer des perturbations chez les personnes portant des dispositifs d'assistance médicale. Nous avons pu le valider lors d'une expertise demandée par des médecins dont des patients équipés de pacemakers se plaignaient de dysfonctionnements de leur appareillage. Enfin, il ne faut pas oublier que chaque lampe fluocompacte contient près de 3 mg de mercure. En cas de bris d'ampoule, il convient donc d'aérer rapidement, et de jeter l'ampoule dans une poubelle prévue à cet effet.
Quels sont les effets des lampes fluocompactes sur la santé ?
Cette « électropollution » représente un risque évident sur la santé. D'une façon générale, les effets des ondes électromagnétiques ont été prouvés depuis longtemps : troubles du sommeil, agressivité ou apathie, perte de mémoire, malaises, migraines, arythmies, fourmillements, rougeurs, nausées, troubles de la concentration, palpitations.... Ces sources de fatigue nuisent à l'attention et favorisent l'absentéisme au travail. Avec l'explosion des nouvelles technologies dans le cadre professionnel, de plus en plus de salariés affectés par ces maux portent plainte devant les tribunaux pour faire reconnaître leur « électro-hypersensibilité ». Des études ont aussi démontré des désordres au niveau immunitaire et sanguin : manque d'adrénaline, hausse des protéines de stress, anomalie des leucocytes, baisse de la mélatonine. A long terme, les risques de leucémies et de tumeurs du cerveau seraient multipliés par trois. Même si on ne connaît pas encore précisément les effets de ces lampes fluocompactes sur la santé, le principe de précaution impose d'en limiter l'usage, en évitant de les utiliser en lampe de chevet ou de bureau et de s'en éloigner de plus d'un mètre pour une station prolongée.
Quelles solutions préconisez-vous ?
Avant tout, le CRIIREM n'est pas favorable à la disparition totale des lampes à incandescence sur le marché. Pour ce qui est de ces lampes fluocompactes, des efforts doivent être entrepris pour en améliorer la conception. Certains fabricants commencent à s'en préoccuper, en travaillant notamment sur le blindage du culot. Mais il reste beaucoup à faire ! Par exemple, il est possible de modifier le circuit et le vernis de ces lampes, afin d'en réduire les rayonnements. En attendant ces progrès, mieux vaut opter pour les LED (diodes électro-luminescentes), qui apparaissent sur le marché. Bien que ces lampes doivent être améliorées, elles présentent des avantages : elles ne posent pas de problème d'ondes électromagnétiques, elles ne contiennent pas de mercure et ont une durée de vie supérieure aux lampes fluocompactes. Seul point noir ? Leur coût...
*Institut national de l'environnement industriel et des risques
L'avis de l'ADEME :
Les LBC font débat parmi les experts qui n'ont pas le même éclairage ... Dans un avis publié en août dernier, l'ADEME recommande l'utilisation des lampes basse consommation, plus économiques et plus écologiques, insistant sur le fait qu'elles contiennent de faibles quantités de mercure. Quant à la question des ondes électro-magnétiques, l'Agence précise que « les LBC utilisées de façon normale, à savoir à plus de 30 cm d'une personne, ne sont pas dangereuses pour la santé humaine. » Mais à moins de 30 cm ? « Ces lampes ne sont pas inquiétantes", confirme Bruno Lafitte, expert éclairage et environnement électro-magnétique à l'ADEME, qui n'estime « pas indispensable d'effectuer des mesures à moins de 30 cm, d'autant que cela nécessiterait des sondes spécifiques». Dans l'objectif de rassurer les consommateurs, l'Ademe a lancé une campagne de mesure sur 100 types de LBC, à partir d'un protocole de mesure établit par l'Afsset et accepté par les parties (Criirem, CSTB, industriels...). Les résultats sont attendus d'ici la fin du premier semestre.
(Source : Novethic.fr)
10:30 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04.03.2010
Épidémie d'hépatite A probablement liée à des tomates séchées d'importation
Une épidémie d'hépatite, probablement liée à la consommation de tomates séchées importées surgelées, fait actuellement l'objet d'investigations de la part de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
"Au 1er mars, 55 cas liés à cette épidémie ont été identifiés, 26 femmes et 29 hommes, âgés de 7 à 52 ans (moyenne 31 ans)", résidant dans 18 départements métropolitains avec deux foyers importants dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques (19 cas) et dans le Lot (15 cas), annonce l'InVS dans un point mis en ligne mardi.
Les dates d'apparition des symptômes se situent entre le 20 novembre 2009 et le 5 février.
27 patients ont été hospitalisés au total, mais "l'évolution a été favorable pour tous", précise l'institut.
Cette épidémie d'hépatite A liée à la consommation de tomates séchées est la deuxième décrite dans le monde. En Australie, les investigations menées lors d'une importante épidémie survenue en 2009 (240 cas de mai 2009 à janvier) ont également attribué cet épisode à la consommation de tomates séchées, dit-il.
L'hépatite A, maladie d'origine virale, le plus souvent asymptomatique chez le jeune enfant, peut provoquer une fatigue avec fièvre, une gastro-entérite et une jaunisse chez l'adulte. Les formes graves, très rares, sont identifiées chez les adultes le plus souvent déjà porteurs d'une atteinte chronique du foie.
Environ 1.500 cas sont déclarés chaque année.
L'interrogatoire des patients sur leur consommation alimentaire au cours des 2 à 6 semaines précédant la maladie, correspondant à sa durée d'incubation, a montré une fréquence inhabituellement élevée de consommation de tomates séchées. Ces tomates avaient été consommées dans des sandwiches ou des salades achetés dans des sandwicheries.
Selon l'enquête, elles proviendraient d'un même lot de tomates importées surgelées de Turquie et distribué entre début octobre 2009 et fin janvier. Si l'hypothèse se confirme, le risque n'existerait plus car ce lot n'est plus distribué. Toutefois, d'autres cas pourraient survenir en raison d'une transmission de personne à personne du virus, avertit l'InVS. Il rappelle l'importance de l'hygiène des mains dans la prévention de cette hépatite.
(Source : La Dépêche.fr)
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03.03.2010
Accidents domestiques : plus de 18 000 morts par an
Ils sont la première cause de décès chez les enfants, mais ils touchent surtout les personnes âgées, victimes de chute.
Chutes, suffocations, noyades, intoxications, il y a eu en 2006 plus de 18 500 morts du fait d'accidents de la vie courante (AcVC) en France, qui touchent surtout les personnes âgées victimes de chutes mais représentent la première cause de décès chez les enfants de 1 à 14 ans.
Selon une étude réalisée par l'Institut de veille sanitaire, publiée aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 18 549 décès imputables aux accidents de la vie courante ont été comptabilisés en 2006, soit 3,6 % de la mortalité totale. Les femmes représentent un peu plus de 50 % de ces morts, mais les taux de mortalité sont plus élevés chez les hommes (32,2 pour 100 000 contre 19,4 pour 100 000).
Le taux de mortalité, bas entre 5 et 14 ans, culmine au-delà de 75 ans : 122 pour 100 000, et même 584 pour 100 000 après 85 ans. Les deux tiers des décès (12 069) sont survenus chez des personnes âgées de 75 ans ou plus.
Les blessures provoquées par les accidents mortels sont principalement situées au niveau de la hanche (24 %) et de la tête (21 %). Dans 1 cas sur 2, il s'agit d'une fracture, et dans 1 cas sur 4 d'une atteinte des organes internes.
La cause la plus fréquente des accidents est la chute (60 % des causes connues de décès par AcVC). Plus des trois-quarts surviennent chez des personnes de plus de 75 ans. Viennent loin derrière les suffocations, dont plus des deux tiers chez les plus de 75 ans, essentiellement par ingestion d'aliments provoquant l'obstruction des voies respiratoires. Elles sont suivies par les noyades (cause principale chez les moins de 15 ans), les intoxications, les accidents par le feu, et d'autres causes telles que faux mouvements, électrocutions...
Pour des raisons inexpliquées, trois régions - Bretagne, Nord-Pas-de-Calais et Franche-Comté - connaissent des taux de décès par ce type d'accident supérieurs à la moyenne. L'Ile-de-France a une mortalité significativement plus faible.
Sur la période 2004-2006, le taux de mortalité par accidents de la vie courante a baissé de 11 %. La baisse est la plus forte chez les enfants de moins de 15 ans (-24 %), notamment en ce qui concerne les noyades (-30 %).
(Source : La Dépêche.fr)
10:49 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, accident domestique |
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12.02.2010
Toulouse opère à nouveau les enfants du cœur
CHU. Après six semaines de suspension, Roselyne Bachelot accorde une dérogation et rouvre le pôle toulousain.
Le Centre hospitalier universitaire (CHU) respire, et la Clinique Pasteur avec lui. Après six semaines de suspension, l'activité de chirurgie cardiaque pédiatrique est à nouveau autorisée à Toulouse, et les opérations devraient reprendre « sous les meilleurs délais », précise le CHU qui vient d'apprendre la bonne nouvelle. En l'occurrence, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a signé une dérogation mettant fin à l'incertitude des familles et des équipes médicales toulousaines. On s'en souvient. Celles-ci avaient dû se résoudre à transférer sur Marseille, Paris, et Bordeaux, plusieurs enfants souffrant de cardiopathies depuis la fin de l'année 2009. La suspension de l'activité avait provoqué un vrai sentiment de désarroi à travers la région, car plus de 140 enfants sont opérés tous les ans dans la Ville rose, pour des malformations cardiaques congénitales. La mobilisation de la communauté médicale et des familles s'est aussi traduite ces dernières semaines par le lancement d'une pétition qui a réuni 6 300 signatures sur internet. Mais tous les espoirs semblaient permis après l'avis favorable du Comité national d'organisation sanitaire (CNOS) comme nous l'avons relaté dans notre édition du 5 février (Page Grand Sud).
Les conditions
Aujourd'hui, les modalités pratiques de la reprise sont connues. Le CHU a obtenu l'autorisation pour cinq ans, un délai habituel dans ce type d'activité. Alors que les médecins souhaitent opérer au plus vite, le CHU vient de solliciter l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) qui avait mis fin en décembre à l'activité. Cette fois, il s'agit d'obtenir l'aval de l'ARH dans la conformité de la salle de cathétérisme provisoire (imagerie interventionnelle) qui a été installée sur le site de Purpan. L'équipement définitif au sein de l'hôpital des Enfants « devra être prêt fin juin » précise le CHU et il assure par ailleurs « qu'il veillera avec beaucoup d'attention à respecter les engagements chiffrés et datés pris auprès de l'ARH de Midi-Pyrénées et du ministère ». Rappelons que dans le cadre d'un schéma interrégional d'organisation sanitaire, l'ARH exigeait au moment de la suspension, la présence sur le site d'une unité de soins intensifs et d'une salle d'intervention sous imagerie médicale par voie endovasculaire. Toutes les conditions seront bientôt réunies.
Remerciements du CHU et de Pasteur
Le CHU de Toulouse et la Clinique Pasteur tiennent à remercier toutes les personnes qui se sont engagées à leur côté et notamment les élus locaux - en particulier Martin Malvy, président de la région, et Pierre Izard, président du conseil général, qui ont manifesté leur indignation en apprenant la suspension de l'activité - et aussi les experts nationaux, les associations, les familles de patients, les médecins de toute la région, et des CHU de Marseille, Bordeaux et Paris qui ont accueilli des enfants de la région. L'équipe de La Timone à Marseille avait accueilli un chirurgien de Toulouse. Celui-ci a pu opérer notamment la petite Élora après sa naissance à Purpan.
(Source : La Dépêche.fr)
13:25 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : santé, toulouse, chu, chirurgie, cardiaque, pédiatrie |
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09.02.2010
Cantines : marre de manger au lance-pierre
Les lycéens demi-pensionnaires manquent de temps pour manger. La FCPE demande une pause d'une heure et demie.
Une grosse demi-heure pour déjeuner à la cantine du lycée, est-ce suffisant ? Pour les parents d'élèves de la FCPE, c'est non. «Selon les établissements nous avons des situations où les lycéens n'ont pas plus de 40 minutes de temps de pause méridienne, observe Pascal Astruc, président départemental de la FCPE. Nous demandons au rectorat, à l'inspection académique et aux chefs d'établissements que cette pause soit d'une heure et demie et que les emplois du temps soient construits en conséquence.»
Avec un taux de demi-pensionnaires voisin de 90 % en Haute-Garonne, l'heure de pause moyenne est une peau de chagrin qu'amputent «la queue au self» et le temps de dépôt des plateaux en fin de repas.
Au lycée polyvalent du Mirail, Jade, Naziha, Sarah, Alexia et Sheherazade, en seconde secrétariat, confirment : «On finit à midi et on reprend à 13 heures tous les jours sauf le vendredi. On n'a qu'une demi-heure pour manger. Et quand on arrive en retard en cours, c'est nous qui sommes en tort».
«On fait la queue pour manger, on attend qu'une table se libère, on fait la queue pour reposer les plateaux, c'est la course pour passer en premier...», raconte Romain, élève de 1e S.
Refondre les emplois du temps ? Pas sûr que les lycéens y soient favorables. Ainsi Alexandre, en 1e ES, fait les comptes : «1 h 30 de pause, c'est bien, mais si c'est pour finir à 18 h 30, ça ne m'intéresse pas.»
Le problème est loin d'être anecdotique. Dans son rapport du 15 décembre 2009, le Conseil économique et social régional s'inquiète et alerte le conseil régional sur le fonctionnement de la restauration dans les lycées : «Il est fréquent que des élèves ne puissent accéder aux repas en raison d'encombrement et repartent en cours sans manger.»
Selon le rectorat, la réforme des lycées devrait permettre d'améliorer une situation insatisfaisante dès l'an prochain.
« Un temps de repas trop faible conduit à gloutonner»
Les conséquences de repas pris à la hâte ne sont pas anodines, explique le nutritionniste Jean-Claude Ringler : « Un temps de repas et de pause relativement faible conduit à gloutonner. L'effet de stress est délétère sur la digestion. Une partie du travail de mastication ne se faisant pas, les conséquences peuvent être des ballonnements, des sensations de lourdeurs majorées par le stress. C'est donc une occasion de prise de poids. On voit aussi les lycéens foncer dès la sortie dans les croissanteries pour combler les manques liés à ces repas pris au lance-pierres avec du gras et du sucre. C'est un problème éducatif qui conduit à fabriquer des obèses.
À plus long terme, l'entreprise reproduisant le même type de schéma, avec des temps de pause plus courts, on consomme des produits tout faits, des produits « déjà mastiqués ». Au-delà du temps de repas - si les lycéens passaient 45 minutes à table ce serait tout à fait acceptable - c'est le temps de pause qui a diminué. En 1 h 30, on a le temps de manger et de marcher un peu après, ce qui facilite la digestion. Au lieu de quoi on passe du travail à table et de la table au travail sans activité physique.
Les effets de ces prises de repas rapides n'ont jamais été mesurés. Mais sans aucune éducation de l'appareil digestif, l'intestin est soumis à des doses d'adrénaline. Ce type d'habitude peut participer à tout ce qui est ulcère gastrique, coliques chroniques ou constipation, des symptômes fréquents notamment chez les femmes. »
Plus de temps l'an prochain
Inspecteur pédagogique régional en charge des établissements et de la vie scolaire au rectorat, Bernard Pallec n'élude pas le problème : « Sur les lycées, nous avons un nombre de demi-pensionnaires très important. L'une des priorités est de ménager au minimum une heure de pause méridienne. Un exercice difficile... Selon le rectorat, le problème devrait être réglé dès la rentrée prochaine : « Avec la réforme des lycées, le volume horaire va sensiblement diminuer. Aujourd'hui nous avons des volumes allant jusqu'à 35- 36 heures de cours par semaine. Dès l'année prochaine, nous serons sur des volumes de 29 h 30 hebdomadaires. Cela laissera des marges de manœuvre beaucoup plus importantes aux chefs d'établissements pour étendre les heures de restauration scolaire. »
(Source : La Dépêche.fr)
10:25 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, cantine, restauration, lycée, alimentation, déjeuner |
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26.01.2010
La santé, thermomètre des inégalités sociales
La santé se définit par le nombre d'années de vie sans handicap. Autrement dit, la santé, ce sont deux choses : de la quantité et de la qualité de vie en plus.
Cette définition (plus pratique que celle de l'Organisation Mondiale de la Santé, trop utopiste, et qui se confond avec celle du bonheur absolu : « un état complet de bien-être physique, psychique et social ») a le mérite d'être mesurable, pour un pays comme pour un individu :
le nombre d'années de vie, pour un pays, s'exprime par l'espérance de vie moyenne de la population,
le handicap se mesure grâce à des échelles de qualité de vie, prenant en compte des éléments objectifs (la diminution des performances physiques ou psychiques) et des éléments subjectifs (vous sentez que « ça va » ou que « ça ne va pas », même si aucun médecin n'arrive à formuler un diagnostic précis sur votre cas)
La santé ne se résume pas à la médecine et au curatif
On voit donc bien que la santé ne se résume pas à la médecine et au curatif. Si on considère l'état de santé des Français, il est tout à fait comparable à celui des autres pays développés (mais nettement meilleur pour les femmes que pour les hommes), avec, cependant deux points faibles :
une surmortalité des hommes avant 65 ans, essentiellement liée à l'alcool, au tabac, et aux morts violentes (accidents et suicides) : il s'agit donc de causes de mortalité théoriquement « évitables » ;
des inégalités trop profondes entre les classes sociales : la différence d'espérance de vie à l'âge de 35 ans entre un manœuvre et un cadre supérieur est de plus de neuf années, et, malgré l'extension progressive de l'Assurance-Maladie à toute la population en un demi-siècle, cette différence va en s'accroissant (ce qui prouve bien que la santé ne dépend pas que de l'accès à la médecine, mais aussi de bien d'autres facteurs)
L'état de santé d'un pays dépend de la qualité et de l'accessibilité de son système de soins (la médecine), mais aussi de beaucoup d'autres facteurs : les conditions de logement, de travail et de chômage, le niveau d'éducation et d'information, les modes de vie, l'alimentation, l'environnement au sens large du terme, etc. en dehors des facteurs génétiques héréditaires personnels, sur lesquels il est inutile de s'attarder, puisque nous sommes (pour l'instant ?) incapables d'agir sur eux.
Tout ne dépend pas du système de soins
Dans les pays développés, le système de soins est responsable d'environ 15% à 20 % de l'état de santé d'une population (c'est déjà beaucoup, et ce n'était certainement pas le cas au début du XXème siècle) ; or, dans ces mêmes pays, 80% des dépenses affectées à la santé sont consacrées au système de soins.
Ceci explique qu'au-delà d'un certain seuil, il n'y a pas de relation entre les dépenses affectées au système de soins et l'état de santé d'un pays : le Japon, qui consacre 7 % de son PIB (c'est - à - dire de sa richesse nationale) à son système de soins a de meilleurs indicateurs de santé que les Etats-Unis(1) , qui affectent 14% de leur PIB au système de soins.
En médecine, au-delà d'un certain stade, plus n'est plus synonyme de mieux. Il faut des dépenses supplémentaires énormes pour des résultats à peine mesurables (et des effets négatifs, eux, très mesurables mais rarement mis en avant : pensons aux conséquences de la surconsommation de médicaments).
En réalité, c'est quelque chose que nous savons, mais sans en avoir conscience ; en France, c'est en Haute-Garonne que l'espérance de vie est la plus élevée : si nous pensions que c'est grâce à la médecine, nous irions tous nous faire soigner à Toulouse en attendant que les médecins de Paris et de Lille se mettent à niveau ; mais nous sentons bien que l'explication n'est pas là.
Il faut aussi agir sur le chômage, les conditions de travail...
Ce qui est clair, en tous cas, c'est que, si un pays comme la France, qui consacre 11,5 % de son PIB à son système de soins (seuls au monde les Etats-Unis et la Suisse lui consacrent davantage, respectivement 14% et 13%), voulait améliorer l'état de santé de sa population, elle devrait investir de l'argent dans les autres déterminants de l'état de santé beaucoup moins dotés : chômage(2), conditions de travail, environnement, éducation, alimentation, modes de vie.
Ainsi, si l'espérance de vie est passée en France de 35 ans en 1800 à 56 ans en 1936, année où la médecine était encore très peu efficace, c'est essentiellement à cause de l'amélioration générale des conditions de vie, et, en particulier, de la quasi - généralisation de l'eau potable.
On sait aujourd'hui qu'en modifiant le mode de vie ou l'environnement physique et social, on arriverait probablement à améliorer davantage la santé que si l'on investissait plus d'argent dans les systèmes existants de prestation de soins.
L'état général de santé d'un pays constitue certainement un des meilleurs indicateurs de son niveau de développement global, économique et social.
En particulier la plus grande espérance de vie au monde, tant pour les hommes que pour les femmes.
L'état de santé est altéré par les contrats précaires et la durée du chômage
(Source : Marianne2.fr - par Elie Arié - Médecin)
11:15 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, social, médecine, stress, travail, chômage |
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CASTELSARRASIN - Solidarité : Une lutte contre le temps pour sauver leurs enfants
Laura et Elouan sont atteints d'une maladie génétique extrêmement rare.
« Ils sont 160... seulement 160 » murmure avec une émotion qu'il ne peut dissimuler le Castelsarrasinois Jacques Vallino, depuis qu'il a appris l'an passé que ses deux petits-enfants, Laura, 8 ans, et Elouan, 5 ans, sont tous les deux atteints du syndrome Sanfilippo. Une maladie génétique extrêmement rare et, pour l'heure, incurable qui s'attaque au système nerveux aboutissant à un état grabataire de l'individu vers 18 ans, et un décès prématuré peu après. Et même si l'annonce a été terrible pour ce jeune couple de comptable et leurs familles, l'ancien retraité de Pechiney a gardé la pugnacité de l'attaquant lorsqu'il évoluait en division CFA sur les terrains de foot du Grand Sud-Ouest. « C'est vrai qu'après plus d'un mois d'attente lorsque les résultats sont tombés, on a eu l'impression qu'un déluge s'abattait sur nous. » Mais depuis, Jacques est devenu un expert. Et il a désormais un rêve fou, celui de combattre le temps, de se battre contre la maladie en donnant les moyens aux chercheurs de trouver une thérapie. « Jusqu'à ce jour, il n'y avait pas de guérisons possibles, pourtant dans quelques semaines un premier essai clinique génique va être lancé. Je suis sûr, que d'ici 4 ou 5 ans on pourra stopper ce fléau » insiste-t-il. « Le compte à rebours est lancé. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de lancer une opération de solidarité pour soutenir le travail des chercheurs, le 26 mars à la salle des fêtes de Bourret. » « Le but c'est aussi de trouver 4 ou 5 sponsors pour nous aider. »
Inscription pour la soirée de Bourret au 05 63 26 30 64 ou 05 63 64 35 19 jusqu'au 19 mars dernier délai.
(Source : La Dépêche.fr)
05:35 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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