02.08.2010
Fronton - Une pétition pour mieux traiter l'autisme
L'association Diamant soutient le droit aux soins et à l'éducation des enfants autistes. À l'occasion des concerts donnés à Fronton à l'espace Gérard Philipe et au château Cransac, Marie Bardot, présidente et ses deux parrains Catherine Lara et Cyprien Katsaris, sont venus présenter une pétition qui porte sur les points suivants :
1. Que l'OMS reconnaisse l'autisme comme une maladie neuro-biologique d'origine génétique et non pas psychiatrique. Ne plus les enfermer en hôpitaux de jour. Est-ce qu'on met en psychiatrie des enfants atteints de maladie génétique comme la mucoviscidose ou la myopathie ? Non.
2. Le manque de structures d'accueil pour les autistes en France :
Un enfant sur 150 est autiste en France, cela veut dire 800 000 personnes autistes et seulement 30 % sont pris en charge à plein temps. Pour les autres c'est système D.
Manque d'institus médico-éducatifs
L'association Diamant demande une place pour chaque enfant autiste en France, c'est un droit. Créer des centres de dépistage dans chaque département puis une orientation précise : si l'enfant est apte à aller à l'école, il faut qu'il ait une place de suite avec une auxiliaire de vie scolaire formée. S'il est orienté en institut médico-educatif, qu'il ait une place. Les listes d'attente sont kilométriques, 3 500 familles se sont expatriées aux USA, Canada ou Belgique. Il faut construire davantage d'instituts.
3. Que la méthode ABA (analyse appliquée du comportement) soit enfin mise en place dans notre pays car nous avons 40 ans de retard : une seule école à Paris et un seul institut médico-éducatif ABA en France et 3 000 dossiers en attente. Si on utilise cette méthode dès les 6 ans de l'enfant, il récupère, suit un cycle normal à 47 % et si on l'utilise avant les 4 ans de l'enfant la récupération est prouvée de 42 à 70 % des autistes. Seule la France ne l'utilise pas. L'association Diamant souhaite que chaque IME devienne IME ABA pour les enfants capables de suivre cette méthode. Un gros budget pour créer d'autres IME et former le personnel à l'ABA. Pétition sur sunbird-toulouse.com.
(Source : La Dépêche.fr)
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27.07.2010
Évaluations en CE1 et CM2 : 7 à 13% d'élèves en grande difficulté
Les évaluations des élèves de CE1 et CM2 ont montré cette année une stabilité du nombre des élèves en grande difficulté (7 à 13%) par rapport à 2009, tandis qu'une réflexion est en cours sur le calendrier adéquat pour faire passer ces tests controversés.
Les trois quarts des élèves qui entreront en septembre en CE2 et les deux tiers des élèves qui entreront en 6e disposent de bons ou très solides acquis, selon les résultats des évaluations nationales passées durant l'année, publiés sur le site internet du ministère de l'Education.
Ces tests, passés en janvier pour les classes de CM2 et en mai pour les classes de CE1, étaient destinés à mesurer leurs acquis en français et en mathématiques. Les élèves devaient répondre à 60 questions dans la première discipline et 40 dans la seconde.
En CE1, 75% des élèves ont produit au moins 31 bonnes réponses sur 60 en français, contre 73% en 2009. 77% ont obtenu au moins 18 bonnes réponses sur 40 en mathématiques (75% l'an dernier). Soit un léger mieux que l'année passée, faisant dire au ministère de l'Education qu'il s'agit d'"un très léger frémissement".
La part des élèves rencontrant de grosses difficultés est sensiblement la même que l'an dernier: en français, 8% des élèves de CE1 ont des acquis insuffisants (contre 9% en 2009). Ils sont 10% pour les mathématiques, comme en 2009.
En outre 17% ont des résultats "encore fragiles" (contre 18%) en français et et 13% en mathématiques (15% en 2009).
Du côté des élèves du CM2, 73% ont eu au moins de 29 bonnes réponses en français sur 60, contre 75% l'an dernier. 67% ont obtenu au moins 16 bonnes réponses sur 40 en mathématiques, contre 65% l'an dernier.
En français, 7%, comme l'an dernier, ont des difficultés importantes. En mathématiques, ils sont 13% (15% en 2009).
A noter que 20% ont des acquis "encore fragiles" en français (18% en 2009) et 20% en mathématiques, comme l'an dernier.
Selon le ministère, ces résultats portent sur la collecte de 95% des évaluations. L'an dernier, ils portaient sur la collecte de 78% des évaluations de CM2 et 85% de CE1.
Selon deux syndicats, le SNUIpp-FSU (premier dans le primaire) et le Sgen-CFDT, les résultats des évaluations de CM2 avaient initialement enregistré une baisse de 8% en mathématiques, en raison notamment de plusieurs exercices plus difficiles que l'an dernier.
D'après le SNUIpp, cela a obligé le ministère à faire appel à son département statistiques et évaluation pour revoir les résultats, afin de pouvoir comparer les deux années scolaires.
Depuis leur mise en place à la rentrée 2008-2009, les évaluations ont fait l'objet de nombreuses critiques. Celles-ci portent sur la "confusion" entretenue entre évaluations "bilan" et "diagnostic", la date de passation dans l'année, le mode de correction (codage binaire avec absence de réussites partielles), faisant ainsi douter de sa rigueur scientifique.
La crainte de mettre en concurrence les écoles était un autre argument avancé par certains maîtres d'écoles.
Si bien qu'une concertation entre le ministère et les syndicats a été engagée ces dernières semaines, portant notamment sur la date de passation dans l'année des évaluations dans les deux niveaux, selon des sources concordantes.
Trois scénarios sont à l'étude: des évaluations "bilan" en fin de CE1 et fin de CM2, des évaluations "diagnostic" en début de ces deux niveaux, ou alors en début de CE2 et début de sixième.
L'idée d'ajouter un troisième moment d'évaluation, en cours de collège (en cinquième ou quatrième) est aussi une hypothèse.
(Source : La Dépêche.fr)
22:19 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.06.2010
École : le gouvernement veut augmenter les effectifs des classes
«Augmentation planifiée du nombre d'élèves par classe, suppression de celles qui s'avèreraient, en zone rurale notamment, en sous effectif, effacement des réseaux d'aide aux élèves en difficulté...» On ne pourra pas dire que le ministère de l'Education nationale « finasse ». Il affiche au contraire clairement ses intentions : mettre le Mammouth au régime (très) sec. Le mouvement a déjà débuté (plus de 40 000 postes ont été supprimés ces 3 dernières années). Mais la façon de «faire passer » les 16 000 retraits supplémentaires annoncés pour la rentrée 2011 semble poser problème. à force de ponctions, on « arrive au seuil critique de cette véritable casse de l'école », constate un enseignant toulousain. La question n'a pas échappé aux services de terrain (rectorats et inspections académiques) qui, depuis des mois font remonter la grogne des préaux. Mais la « politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux » apparaît comme un dogme intouchable. Alors, à défaut d'une marche arrière, le ministère vient d'envoyer aux responsables locaux leurs feuilles de route : dix « pistes de réflexion », rédigées sur le mode du « comment s'y prendre ». Au menu, le remplissage plus « cohérent » des classes du primaire, mais aussi, pêle-mêle, l'abaissement de l'accueil des enfants en maternelle, la suppression partielle ou totale des «Rased», ces enseignants spécialisés contre l'échec scolaire. Même serrage de vis pour les collèges et lycées auxquels le ministre propose d'augmenter la taille des classes et de fermer ou regrouper les «petits» collèges. Pour les lycées, on va jusqu'à prévoir de «rationaliser» l'offre éducative et la carte des formations...
L'ensemble de cette panoplie destinée à supprimer des postes doit servir précise le ministère, « à alimenter un «dialogue» entamé en mai dernier avec les recteurs d'académie et qui doit accoucher d'ici le 15 juin d'un «schéma d'emplois 2011-2013».
En fait de « dialogue », ces mesures ont soulevé un véritable tollé chez les enseignants et les parents d'élèves. «La recherche d'économies budgétaires broie désormais toute ambition éducative pour notre pays», s'indigne le syndicat de l'enseignement scolaire, le SE-Unsa. « Des annonces inacceptables et insupportables pour l'avenir des élèves», proteste le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU. Quant à la Fcpe (parents d'élèves), elle appelle à "redoubler de vigilance lors des conseils de classes" et à se mobiliser "le 19 juin pour la défense de l'école publique".
Le ministre Luc Chatel a annoncé hier soir que les décisions finales « seront prises au cas par cas, académie par académie ».
Le chiffre : 40 000
40 000 suppressions de postes. Le gouvernement n'y est pas allé de main morte puisque depuis 2008, ce sont 40 000 postes qui ont été supprimés, au principe du dogme du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
« L'Elysée a multiplié par deux ses frais de déplacement et augmenté ses dépenses de 2,5%. Faire des économies sur l'avenir de nos enfants est proprement scandaleux».
Jean-Louis Bianco, député PS
Entretien
«Ecole en danger, je lance un SOS»
Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais, ancien ministre de l'Education nationale
Vous qui étiez ministre de l'Éducation nationale, quel regard portez-vous sur les annonces du gouvernement ?
Ce n'est malheureusement que la triste suite logique d'une politique de l'étranglement de l'école, conduite depuis que la gauche a quitté le pouvoir en 2002. Depuis, l'école a perdu près de 100 000 postes. Des amputations qui ont succédé à d'autres amputations, selon un plan pluriannuel de destruction d'emplois. Alors que nous avions fait l'inverse avec Lionel Jospin. C'est une hémorragie qui frappe l'école de la République. Les conséquences sont innombrables.
Justement, comment imaginer une école où se transmet un savoir de qualité, avec des classes plus chargées ?
C'est bien le problème. On ne remplace plus les enseignants absents, on supprime l'année de préparation dans le cadre de la formation des maîtres, des milliers de jeunes professeurs arriveront dans les classes sans expérience. Augmenter le nombre d'élèves est une aberration : dans les petites classes, en maternelle, en élémentaire, c'est là où se joue le destin des enfants. L'école maternelle a besoin, plus que d'autres, de petits effectifs. C'est en grande section que l'enfant peut parfaire sa connaissance de la langue orale. Sans cela, comment apprendra-t-il à lire et à écrire ?
Le gouvernement cherche-t-il à imposer un modèle à l'anglo-saxonne, à pousser les familles vers l'enseignement privé ?
On peut être en désaccord sur une politique ou une autre, et je le suis régulièrement, mais franchement, sur le dossier de l'école de la République, on pouvait attendre. Je lance donc un appel au président de la République pour lui dire : SOS, l'école de la République est en danger. Et puis globalement, je pense que les syndicats ont manqué de combativité.
Suppressions de postes : «Cynique et brutal»
L'annonce du gouvernement de supprimer à nouveau près de 16 000 postes dans l'Éducation nationale a soulevé une salve de réactions hostiles. « Cynique et brutal », dénoncent de concert au PS Martine Aubry, première secrétaire, et Bruno Julliard, secrétaire national à l'Éducation. « Rarement la chasse aux économies aura fait aussi peu de cas de l'intérêt des élèves et de toute réflexion sur les finalités de l'école », ajoutent-ils. Par ailleurs, l'ensemble des organisations représentatives du monde éducatif est monté au créneau dénonçant les suppressions à répétition. « Pour le gouvernement, l'éducation n'est qu'un coût, la jeunesse n'est qu'une charge, voilà comment se prépare l'avenir du pays : c'est irresponsable et scandaleux », lâche le Sgen-CFDT.
« Les suppressions de postes ne peuvent se faire sans dégradation notable des conditions d'accueil des élèves », déclare la FCPE qui appelle à « une riposte commune ». Même les inspecteurs d'académie, ordinairement peu prompts à s'opposer à leur hiérarchie, s'inquiètent de la tournure des choses par le biais de leur syndicat SIEN-Unsa. « Cette politique est désastreuse et les mesures sont criminelles pour l'école », disent-ils. l'UNL, premier syndicat lycéen, a également exprimé sa colère : « C'est une saignée supplémentaire au détriment de la réussite de tous. Encore une fois, le gouvernement s'enlise dans une politique aveugle qui favorise l'échec scolaire et les tensions au sein des établissements », considèrent les lycéens. Pour sa part, Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale, se borne à déclarer que « la question des moyens n'est pas la réponse aux problèmes de l'Éducation nationale aujourd'hui ».
(Source : La Dépêche.fr)
09:17 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.04.2010
Suppressions de postes d'enseignants : Émoi au lycée agricole d'Auzeville
La rentrée 2010 s'annonce encore plus catastrophique que la rentrée 2009, selon l'intersyndicale FSU-CGT-Sud du lycée agricole public de Toulouse-Auzeville : « En janvier, des postes d'enseignants titulaires ont été supprimés à l'occasion de départs en retraite ou de mutation, un en français, deux en physiques-chimie, un en biologie. L'administration assure que des moyens complémentaires seront mis à disposition du lycée avec des agents contractuels... mais le 15 avril, il manque un poste en français, un poste à 80 % en physiques-chimie, un poste à 50 % en biologie, un poste à 80 % en agronomie-zootechnie. Les autres services (administration, santé, laboratoire et vie scolaire) ne sont pas épargnés. L'intersyndicale appelle les personnels, les parents et les élèves à se mobiliser.
(Source : La Dépêche.fr)
04:55 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation
08.04.2010
Parents d'élèves et enseignants manifestent place Wilson
A deux pas du manège et sur un air de ritournelle nostalgique, parents d'élèves et enseignants ont manifesté hier place Wilson. Au lendemain du comité départemental de l'Éducation nationale (CDEN), instance qui entérine les ouvertures et les fermetures de classes dans le premier degré, les syndicats et la FCPE restent mobilisés. Ce mercredi, des banderoles symboliques ont été tendues en plein air pour dire la réalité de l'école, à quelques jours des vacances de Pâques. « Aujourd'hui 508 demi-journées sans enseignants ne sont pas remplacées », pouvait-on lire sur l'une d'elles. « En Haute-Garonne, plus de la moitié des classes ont entre 25 et 30 élèves », rappelait une autre affiche. Le chiffre de 16 000 surpressions de postes dans tout l'Hexagone reste emblématique de la dégradation des moyens et des conditions de travail pour le SNUipp FSU. Et selon les syndicats enseignants la rentrée 2010 « s'effectuera avec moins de moyens et une éducation appauvrie ».
(Source : La Dépêche.fr)
18:29 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation
16.02.2010
Sécurité : dans le primaire aussi...
Les agressions à l'école se multiplient, contre les profs et entre les élèves. Une violence scolaire qui commence dès l'école primaire.
«A 10 ans, certains élèves se comportent déjà comme des petits durs, assure Erika, institutrice dans une banlieue parisienne plutôt tranquille. Ils contestent tout, jurent comme des rappeurs et crachent par terre pour marquer leur désapprobation ». Cette année, elle a un de ces « pré-ado » dans sa classe de CM2. Elle-même ne craint pas spécialement d'être agressée par lui. Si elle s'inquiète, c'est surtout pour les autres élèves. Les filles, d'abord, qu'il « reluque en se tripotant l'entrejambe ». Les garçons plus fragiles, ensuite : « depuis la rentrée, j'ai déjà convoqué trois fois ses parents à cause de bagarres dans la cour. Une fois, un CE1 saignait carrément du nez ! »
La violence n'est pas l'apanage du secondaire. A l'école primaire aussi, elle a fait son apparition. En 2009, la sociologue Cécile Carra a d'ailleurs mené une enquête sur cette question dans différentes écoles (1) et le constat est édifiant. 41% des élèves affirment que quelqu'un (camarades ou adultes) a déjà été violent avec lui et ils sont 28% à reconnaître avoir eu un geste violent. C'est le plus souvent dans la cour de récréation que ces violences ont lieu : 72% contre 12% devant l'école, 4% dans les couloirs et 3% dans la salle de classe.
Comme dans le cas d'Erika, les instituteurs sont rarement victimes d'agressions physiques : seuls 0,5% des professeurs interrogés déclarent avoir reçu un coup violent. Le cas de cet élève de CM2 qui, à Meaux, a balancé un coup de poing dans la poitrine de son prof, reste exceptionnel. Mais les incivilités, elles, sont plus fréquentes. Médecin-chef à La Verrière, clinique spécialisée dans les troubles psychiatriques des enseignants, Christophe Lermuzeau l'a constaté : « l'âge des élèves commettant des incivilités (chahut, manque de respect et contestation de l'autorité) a baissé. Il y a quelques années, il était exceptionnel qu'un instituteur s'en plaigne. Aujourd'hui, en consultation, je l'entends régulièrement ». Ainsi, Erika raconte que le « petit dur » de sa classe exprime avec violence son refus de se plier aux règles collectives : un jour qu'elle menaçait de le punir s'il ne se taisait pas, il l'a « regardé droit dans les yeux en disant, « toi, tu me fais pas peur » ».
Des violences psychologiques qui peuvent être épuisantes pour les professeurs, peu préparés à de telles situations. Professeur de Français au collège et auteur d'une grande enquête sur les violences faites aux enseignants, Véronique Bouzou a, cette année, des élèves de 6ème qui se vantent « d'avoir fait pleurer la maîtresse ». Qui doit se demander comment elle en est arrivée là et qui fait sans doute partie des 27% d'enseignants qui songent sérieusement à quitter l'Education Nationale...
(1) Violences à l'école primaire, Presses Universitaires de France
(2) Ces profs qu'on assassine, éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2009
(Source : Marianne2.fr)
05:58 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, sécurité
12.02.2010
Collèges, lycées, des milliers d'heures de cours perdues
« Ah ! au fait, le prof de français n'est pas là, demain ». « Encore ! Toujours pas de remplaçant ? » Vous qui connaissez les joies d'avoir un collégien à la maison n'ignorez rien de ce genre de dialogue. Les professeurs absents non-remplacés sont une véritable plaie. La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) en a même fait son cheval de bataille après un constat édifiant : pendant l'année scolaire 2008-2009, dans certaines classes, plus de 10 % des heures de cours n'ont pas été assurées.
Avec « Ouyapacours.com », lancé à la rentrée, la FCPE s'est d'ailleurs dotée d'un outil pour recenser les non-remplacements de professeurs. Bilan, en janvier 2010, 1 800 heures de cours à la trappe. Dont 600 heures en primaire, 800 en collèges et 400 en lycées. « Il y a une véritable explosion dans le primaire, observe Pascal Astruc, président départemental de la FCPE. Ouyapacours n'a pas vocation à dresser un état des lieux exhaustif ; nous sommes sans doute très en dessous de la réalité. Mais avec plusieurs centaines de déclarations mensuelles, il met en lumière un phénomène massif dont le rectorat ne semble pas prendre la mesure ». Pascal Astruc dénonce même des remplacements à deux vitesses : immédiats pour le privé, beaucoup plus lents, lorsqu'ils interviennent, dans le public : « On conçoit aisément qu'un ou deux jours de délais soient nécessaires pour remplacer un enseignant absent, mais le rectorat ne bouge pas avant 15 jours d'absence ».
Selon Jean Ravon, le problème « reste marginal ». Pour l'affirmer, le secrétaire général du rectorat s'appuie sur des chiffres : « En dessous de 15 jours d'absence (52 % des cas d'absence), les chefs d'établissements sont responsables d'organiser le remplacement. Les absences de plus de 15 jours non-remplacées dans l'académie ne représentent que 0,12 %. C'est-à-dire 18 équivalents temps plein sur 13 380. »
Une analyse qui ne dément pas une réalité connue des parents. Ainsi au collège de Fenouillet où « la prof de maths est toujours absente », signale un papa : « 550 heures d'absence ont été comptabilisées depuis la rentrée. Seules 21 heures ont été remplacées. Et sur les 550 heures, la moitié concerne des formations ou des réunions. Elles sont donc prévisibles. »
En trois rentrées, le contingent de remplaçants aura perdu 94 postes, le ramenant à un total de 775 enseignants. Mais l'amputation serait « sans incidence car les suppressions sont amorties par le surnombre budgétaire dans certaines disciplines », estime Jean Ravon. Autrement dit : globalement, ils sont suffisamment nombreux. Mais un prof de maths est-il armé pour enseigner l'art de la dissertation ? Sans doute autant qu'un prof de français pour livrer les secrets du carré de l'hypoténuse.
« Quand le directeur demande un remplaçant, ils n'en ont jamais »
À l'école élémentaire Chanfreau de Carbonne où elle est déléguée de parents, Françoise Gondrin a comptabilisé 13 demi-journées non-remplacées. Cinq en CE2, 4 en CM1, 3 en CP, 1 en CP/CE1. « Depuis septembre ça a augmenté. Deux tiers des absences ne sont pas remplacées. Quand le directeur appelle pour avoir un remplaçant, ils n'en ont jamais. Et encore, nous avons la chance d'être à proximité de Rieu où le directeur peut assurer un remplacement rapidement. Sinon les enfants sont dispatchés dans les autres classes où ils ne font pas grand-chose ; des dessins ou des arts plastiques... »
Devant l'école primaire Damaze-Auba, une maman estime que « si les instits étaient moins souvent absents le problème de leur remplacement ne se poserait pas. »
N'empêche, constate Ewa, déléguée FCPE et maman d'une élève de CE2, « depuis mi-octobre, l'une des deux enseignantes à mi-temps de la classe est malade. Son arrêt maladie est renouvelé tous les 15 jours. On aurait pu avoir le même remplaçant depuis le début... » Mais non. La semaine dernière, il n'y a pas eu de remplaçant du tout. Les enfants ont été répartis dans les autres classes. « En tout, ils ont eu six remplaçants différents, dont une est restée quinze jours d'affilée. Puis, un matin, à 9 heures, elle a été appelée pour assurer un remplacement dans une autre école où un seul enseignant sur six était présent ! »
Sandrine et Cédric, dont les enfants respectifs sont dans cette classe de CE2, ne s'inquiètent pas trop pour le programme dont ils savent qu'il ne sera pas achevé. « En CE2, ce n'est pas trop grave. Au collège, ça peut devenir plus embêtant, selon les matières ». Leurs deux aînés, en 5e à Castanet, attendent le retour de leur prof de sports, pas remplacé.
Ouyapacours.com
La FCPE a lancé le site « ouyapacours » au mois d'octobre. Accessible sur www.fcpe.asso.fr/ouyapacours il recense le nombre d'heures perdues par les élèves de collèges et lycées, et la durée des absences des professeurs.
Sans prétendre à l'exhaustivité, la FCPE a ainsi voulu se doter d'un outil fiable pour mettre la pression sur l'administration et tenter de faire cesser l'hémorragie dont souffrent les effectifs d'enseignants.
Quatre espaces de renseignements sont disponibles : 1. Ouvrir un dossier de carence, un formulaire destiné à signaler tout problème d'affectation non résolu ou absence encore non remplacée. 2. Fermer un dossier de carence, destiné à signaler le moment où prend fin l'absence et à déclarer le nombre de jours d'enseignement perdus. 3. Déclarer quelques heures, signalement des heures d'enseignement perdues quand la situation est revenue à la normale. 4. Déclarer plusieurs jours. Même principe : signalement de jours d'enseignement perdus lorsque la situation est résolue.
(Source : La Dépêche.fr)
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05.02.2010
Des enseignants sans formation dans les classes à la rentrée 2010 ...
... des conséquences désastreuses pour les élèves
Communiqué de presse commun Crap cahiers pédagogiques, FCPE, UNL.
Enseigner est un métier qui s'apprend ! L'envoi dans les classes de jeunes sortis de l'université sans aucune formation professionnelle, c'est-à-dire pédagogique, est une décision scandaleuse. Le Crap Cahiers pédagogiques, la FCPE et l'UNL demandent au ministre et aux recteurs de renoncer aux projets actuels et de remettre en chantier la question de la formation des enseignants.
À la rentrée 2010, 10 300 nouveaux enseignants vont être affectés sur des postes à plein temps, quelques semaines après avoir passé un concours de niveau bac+5 portant essentiellement sur des connaissances disciplinaires. Dans le meilleur des cas, ils n'auront eu en guise de formation professionnelle qu'un stage de six semaines en même temps qu'ils préparaient leur concours. Ils vont prendre en charge des élèves 26 h par semaine dans le primaire, de 4 à 18 classes, sur 2 à 4 niveaux d'enseignement selon les disciplines dans le secondaire, ce qui représente un travail considérable de préparation et de suivi.
On leur demande d'emblée d'assurer le même service, les mêmes tâches que leurs collègues expérimentés, et tout cela sans avoir appris sérieusement à préparer des séances de cours, des évaluations, à gérer un groupe d'enfants ou d'adolescents, à réagir face aux problèmes de concentration, de motivation, aux difficultés scolaires de tant d'élèves, à travailler en équipe avec leurs collègues dans les établissements et à gérer les relations parfois difficiles avec les familles !
Quelques-uns s'en sortiront tant bien que mal, et leurs élèves avec eux ; beaucoup seront désemparés au bout de quelques semaines devant les réalités de ce métier si éloignées de leur formation universitaire, débordés par la charge de travail, par les exigences d'un métier très difficile, et certains découragés par cette entrée dans le métier si mal préparée.
Que va-t-on dire aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens, à leurs parents ? Un peu de patience, il apprend le métier « sur le tas » ? L'année prochaine ça ira mieux ?
Comment peut-on croire qu'être excellent en géométrie algébrique ou en littérature médiévale, suffit pour apprendre l'addition et la lecture à des CP, la rédaction à des collégiens, la maitrise des outils de communication numérique à des lycéens ? Imagine-t-on d'envoyer des chirurgiens dans les blocs opératoires après deux épreuves écrites d'anatomie, un oral craie à la main sur la manipulation du scalpel, et trois semaines de stage d'observation ? En leur conseillant simplement d'appeler le collègue d'à côté en cas de problème ?
Jusqu'à cette année, les nouveaux enseignants avaient une année de formation, sur le principe de l'alternance : ainsi dans le secondaire, entre 6 à 8 heures de cours par semaine, accompagnées par un enseignant expérimenté, et des temps de formation en IUFM. Tout le monde s'accordait pour reconnaitre cette entrée dans le métier comme imparfaite, insuffisante, à repenser, à étaler davantage dans le temps. La voilà supprimée d'un trait de plume.
Il n'y a pas beaucoup de certitudes en pédagogie. Mais on peut affirmer sans risque qu'il n'y a pas de bonne École sans de bons enseignants, et qu'on ne transforme pas un brillant étudiant en bon professeur par le miracle d'un avis administratif de titularisation, le temps d'un été. Il est vain de vouloir réformer le Lycée, développer l'accompagnement des élèves, promouvoir l'École numérique, faire acquérir à tous un « socle commun de connaissances et de compétences » si on ne se donne pas les moyens de qualifier les enseignants pour ces missions !
Depuis des années, divers rapports et recommandations, pourtant demandés par le ministère de l'Éducation nationale, se prononcent en faveur d'une formation professionnelle plus longue, plus développée, d'une alternance mieux pensée. Depuis des mois, les organisations professionnelles et les instances des IUFM alertent le gouvernement sur les dangers de ses projets. Aujourd'hui, ce sont les pires choix qui ont été retenus par le ministre, et ce sont les pires modalités qui sont mises en œuvre par certains recteurs. C'est la pure logique budgétaire qui l'emporte, avec un mépris extraordinaire pour les élèves, leurs enseignants, les familles.
En effet, cette réforme n'atteindra qu'un seul objectif en 2010 : la suppression de 18 000 postes dans l'Éducation nationale !
Faire réussir tous les élèves, éduquer de jeunes enfants, les préparer à un monde si complexe, autant de défis majeurs qu'on ne peut laisser au dévouement, à l'improvisation ou au bricolage. Enseigner est un métier qui s'apprend ! L'envoi dans les classes de jeunes sortis de l'université sans aucune formation professionnelle, c'est-à-dire pédagogique, est une décision scandaleuse. Nous demandons instamment au ministre et aux recteurs de renoncer à de tels projets et de remettre en chantier la question de la formation des enseignants.
(Source : fcpe.asso.fr)
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03.02.2010
Rythmes scolaires : L'école ne swingue pas Bio !
« Efficacité de notre système éducatif et santé des enfants en lien avec une perturbation de leurs rythmes biologiques » sont les deux objets d'observations du rapport adopté par l'Académie Nationale de Médecine (ANM) le 19 janvier. Une condamnation sans appel des rythmes scolaires imposés aux élèves français.
« Si on met l'enfant au centre de la réflexion sur le temps scolaire il faut prendre en considération l'apport des rythmes biologiques ». Avant de développer leurs conclusions, les rapporteurs de l'Académie, les professeurs Yvan Touitou et Pierre Bégué rappellent le premier des préalables aujourd'hui occulté. « L'enfant n'est pas au centre de la réflexion. L'aménagement du temps scolaire prend en compte de nombreux facteurs sociaux, économiques, politiques, pédagogiques. » Les « partenaires » consultés agissent en fonction d'objectifs différents, souvent opposés.
Quelles conclusions ?
La crédibilité du rapport s'appuie sur les divers travaux scientifiques concernant les rythmes biologiques, l'impact de l'organisation du temps scolaire sur la santé et sur les résultats des élèves. Le rapport atteste que « la préservation de ses rythmes biologiques et psychophysiologiques est donc indispensable à la bonne santé de l'enfant qui dépend, entre autre, de la qualité de son sommeil dans sa durée et sa régularité. » Les conclusions et recommandations de l'Académie de Médecine s'organisent autour de données biologiques établies. En premier lieu le sommeil. « La mauvaise qualité du sommeil a pour corollaire une altération des capacités d'apprentissage entraînant une faible réussite scolaire pouvant aller jusqu'au retard scolaire, des troubles d'anxiété, de dépression et du comportement (violence, hyperactivité, ...). » Préconisation : retarder l'entrée en classe pour prendre en compte la fatigue de l'enfant en début de matinée, en organisant notamment des activités calmes. Ce qui est plus nécessaire encore pour celui dont le temps de sommeil n'est pas respecté. Concernant « l'activité intellectuelle et la vigilance », elles sont en baisse en début de matinée et d'après-midi. La semaine de 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi) est pointée du doigt parce qu'elle « s'accompagne d'une désynchronisation avec diminution de la vigilance de l'enfant les lundi et mardi », et jeudi et vendredi. Le week-end est trop long, comme la deuxième coupure du mercredi. Les journées de 6 heures sont aussi trop longues. L'ANM rappelle ensuite les « périodes difficiles », en automne et en hiver vers fin février, la fatigue est plus importante. Le « bruit et la vie à l'école » sont aussi cités comme facteurs aggravants. Le « stress et le surmenage scolaire » dus aux programmes pléthoriques sont notamment dénoncés.
Quelles recommandations ?
Celles « destinées aux décideurs » suggèrent pour commencer d'introduire « la notion d'hygiène de travail respectant leurs rythmes ». En tenant compte des rythmes de performances journaliers le rapport recommande d'enseigner « les matières difficiles aux moments d'efficience scolaire reconnus, en milieu de matinée et en milieu d'après-midi. » A l'école primaire, l'Académie pointe du doigt « le rôle néfaste (...) de la semaine dite de 4 jours sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine liées à une désynchronisation liée au week-end prolongé. » Des études attestent de plus grandes performances mnésiques des enfants après un week-end d'un jour et demi au lieu de deux. La semaine scolaire devrait s'organiser « sur une journée moins longue (5h par exemple et sur une semaine de 4 jours et demi ou 5 jours comme dans la plupart des pays européens, en proposant 1 h d'études dirigées en fin de classe l'après-midi). » Le collège est, de son côté, invité à revoir les emplois du temps. Leur traitement « est actuellement le même, quelle que soit la classe (de la 6ème à la 3ème), sans tenir compte de l'âge de l'enfant ». Quant au calendrier annuel, des périodes de 7 à 8 semaines de classe alternées avec des périodes de 2 semaines de vacances, permettraient de rééquilibrer les trimestres de l'année scolaire. L'Académie recommande entre 180 et 200 jours de classe par an, avec des journées moins longues, au lieu des 144 dans les conditions actuelles. Elle préconise enfin la Création d'un « Observatoire des rythmes de l'enfant ».
Réactions
La suppression du samedi matin à la rentrée 2008 mise en oeuvre sans concertation par Xavier Darcos, a conduit à la mise en place de la semaine de quatre jours dans 98% des écoles de France. Les conclusions de l'ANM sont une pierre supplémentaire à l'unanimité scientifique sur ces questions. Des chercheurs avaient déjà alerté en 2008 des dangers de la nouvelle organisation de la semaine scolaire. Le SNUipp (syndicat majoritaire des écoles) et la FCPE (première fédération de parents) avaient dénoncé l'absence de réflexion et les motivations gouvernementales étrangères à l'intérêt de l'enfant. Ils sont aujourd'hui les premiers à réagir. Alors que le ministère répond de manière embarrassée que chaque école a choisi son organisation de la semaine, le SNUipp demande à ce dernier « de cesser de se défausser » et souligne « la nécessité d'une remise à plat de l'organisation de la semaine et de la journée scolaires » dans le cadre d'un « dialogue approfondi » avec tous les acteurs. « La FCPE attend le lancement du véritable débat sur les rythmes, (et) s'attachera à ce que des décisions concrètes soient prises pour mettre fin aux aberrations pédagogiques et de santé actuelles ».
Les parents aussi
Les parents devront d'ailleurs entendre les « recommandations » faites à leur encontre par l'ANM : informer l'enfant de l'importance du sommeil et veiller à ce que celui-ci soit suffisant et régulier, restreindre à moins de deux heures par jour le temps passé devant un écran, pas de télévision avant le coucher, ni console de jeu, ni télé dans la chambre, aménager le temps périscolaire pour des activités structurées culturelles et sportives. En pointant de cette manière le rôle des parents, l'ANM veut-elle rappeler que tous les enfants ne sont pas égaux à leur entrée à l'école et donc que certains sont encore plus vulnérables dans le cadre d'une organisation scolaire foncièrement irrespectueuse des rythmes biologiques de l'enfant ? Et si nous parlions éducation durable.
(Source : developpementdurablelejournal.com)
06:31 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, éducation, rythme, scolaire, scolarité, santé
16.12.2009
Réforme de la formation des enseignants : « L'école publique en danger »
Hier la réforme du lycée, aujourd'hui celle de la formation des enseignants. Le tout sur fond de suppressions de postes... « et de multiplication de réformettes qui, sur le fond, n'enfoncent que des portes ouvertes ». La phrase est tout aussi dure que le regard que porte Michel Portola sur l'école de la République d'aujourd'hui. Cet ancien principal à la retraite a passé 16 ans à la tête des collèges de La Reynerie et de Bellefontaine de Toulouse. Son analyse sur ce qu'il considère comme « une casse organisée de l'école » vient d'une expérience à la fois « difficile, extraordinaire et passionnante ». Une expérience pour laquelle il est l'un des rares chefs d'établissements à avoir reçu la Légion d'honneur en France.
À la rentrée 2010, les profs seront recrutés après un master (bac + 5) et affectés immédiatement à une classe. Qu'en pensez-vous ?
On ne fabrique pas un pédagogue. Pour être prof, il faut avoir envie, être doté d'une générosité de cœur et d'une sensibilité certaine. Il faut aussi avoir reçu des clés et connaître les ficelles pour gérer l'humain. Les élèves ne sont pas des pions. Ils sont tous uniques. Comment des études universitaires privées de cet aspect essentiel de l'enseignement pourraient répondre à ce que l'on peut qualifier de mission ? Avoir un master, c'est bien. Mais que fait-on de l'humain ? Il y aura forcément des carences, des élèves encore laissés sur le bord du chemin, des profs malheureux et des gens recrutés, pas faits pour ce métier.
Quelle serait justement votre définition du métier ?
Quand on entre dans le système éducatif enseignant, on rentre dans la fonction publique, la vraie. On ne peut pas être fonctionnaire, s'arrêter dès que la cloche sonne. On est prof avant l'heure et après l'heure.
Quel regard portez-vous sur la succession des réformes ?
Chaque ministre amène la sienne, malheureusement pour souvent enfoncer des portes ouvertes et en oubliant que les jeunes ne sont pas un terrain d'expérimentation. Bien sûr, il faut faire bouger les choses pour s'adapter au monde d'aujourd'hui. Mais pas en piétinant les notions qui ont toujours porté les valeurs de la laïcité et de la République : la tolérance, la patience, le respect. Leur absence explique beaucoup de dérives de l'école d'aujourd'hui.
L'école publique est-elle selon vous en danger ?
D'ordre en contre-ordre, c'est une vraie casse du système éducatif qui est organisée. Il faut bien garder à l'esprit que l'on ne peut pas faire d'économie en matière d'éducation. C'est elle qui forme les citoyens de demain.
12:03 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, iufm, formation, enseignant, réforme, éducation














