24.01.2012
Campagne contre le harcèlement à l'école
Trois petits films très réalistes présentant des situations de harcèlements entre élèves et mettant en garde contre leurs effets vont être diffusés à partir de mardi sur internet, dans le cadre de la campagne "Agir contre le harcèlement à l'Ecole" du ministère de l'Education nationale.
Des spots TV plus courts, diffusés sur France Télévisions, et un site internet viendront compléter cette campagne destinée à "lever le tabou" sur ce phénomène et à "responsabiliser" élèves, parents et personnels de l'Education nationale pour le combattre.
Touchant environ un enfant sur dix en primaire et au collège, le harcèlement peut aller du vol de goûter ou des moqueries aux insultes, brimades ou menaces, jusqu'aux coups, au racket ou aux violences sexuelles.
Dès mardi, trois petits "films viraux" vont être diffusés "massivement" sur internet, notamment via les plateformes vidéos Dailymotion et YouTube, avec un objectif de "contagion" via la Toile, a expliqué Alexandre Montay, délégué à la communication du ministère.
"C'est la première fois qu'une institution comme la nôtre prend la parole de cette façon", a-t-il ajouté.
Ces trois films d'environ deux minutes, tournés avec de jeunes comédiens non professionnels, mettent chacun l'accent sur des formes différentes de harcèlements: insultes, claques et mise à l'écart pour l'un, moqueries sur le physique et "cyberharcèlement" via des smartphones pour un autre, harcèlement sexuel et diffusion de rumeurs infondées pour le troisième.
"Conduites suicidaires"
Mais en commun, le même message final: "Le harcèlement à l'école peut avoir des conséquences sérieuses: perte de confiance, troubles psychologiques, dépression, conduites suicidaires".
Et à chaque fois aussi, des situations vues à travers le regard du même élève témoin qui au final intervient pour dénoncer le harcèlement.
"Cette figure centrale du témoin est un choix délibéré et réfléchi des scientifiques qui ont validé la campagne", a expliqué à l'AFP le chercheur Eric Debarbieux, en évoquant à l'appui de sa démonstration une étude finlandaise et des campagnes à l'étranger.
"Le rôle des témoins est primordial car nombre de victimes sont ostracisées. Cela permet de porter une capacité d'indignation, de refuser l'indifférence, de montrer aux agresseurs qu'ils ne dominent pas et de faire prendre conscience que c'est le collectif qui doit réagir", a ajouté M. Debarbieux.
Tirés de ces petits films, des clips de 20 secondes vont aussi être diffusés, gratuitement, sur France Télévisions, avec ce message: "Avant qu'il n'en garde des traces à vie, agissons".
Enfin, le ministère va lancer un site d'informations pour le grand public. Ce site répond notamment aux questions pratiques "Que faire?" ou "Qui contacter?", par exemple via le numéro Vert 119 "Allô Enfance en danger" ou le numéro Net écoute 0820.200.000 contre le cyberharcèlement.
Les internautes peuvent aussi écouter des paroles d'experts, comme les pédopsychiatres Nicolas Catheline et Marcel Rufo ou la directrice de "e-enfance" (protection des enfants sur la Toile), Justine Atlan. Et un "petit quizz introspectif" permet de tester ses savoirs sur le harcèlement.
"Si la France a pris conscience du problème plus tardivement que d'autres pays, l'implication de grands médias dans cette campagne devrait maintenant créer un cercle vertueux", parie M. Debarbieux.
(Source : AFP - par Emmanuel DEFOULOY)
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24.09.2011
Pénurie de livres scolaires : FRONTON donne l'exemple
À l'issue d'une forte mobilisation à Fronton, les parents d'élèves ont obtenu une rallonge budgétaire du rectorat pour acheter des manuels scolaires. La situation est en revanche bloquée aux collèges Fermat et Claude-Cornac à Gratentour.
Les parents des élèves du collège Alain-Savary de Fronton ne sont pas descendus dans la rue pour rien, mercredi matin. Après une rentrée marquée par une pénurie de manuels scolaires en raison de crédits d'État insuffisants pour acheter la totalité des livres de classe, les 942 élèves de l'établissement devraient enfin disposer d'ouvrages en nombre suffisant d'ici quelques jours. Sollicités par l'établissement, les éditeurs ont accepté de fournir quelques livres gratuitement. Mais parents et enseignants ont surtout obtenu de l'inspection académique le déblocage d'un crédit exceptionnel de 4 000€. Cette somme devrait permettre au collège d'acheter les manuels d'histoire-géo, de français et d'espagnol pour les classes de 4e et 5e. Restera ensuite à trouver 2 000 € supplémentaires pour financer l'achat des livres de maths et de français des classes de 3e. Mais pour ces élèves plus question de rallonge budgétaire. « L'inspection académique a proposé à la direction de faire le tour des établissements qui ont perdu des classes pour récupérer les manuels qui dorment dans les CDI (centre de documentation et d'information) », expliquait hier Cyril Lepoint au nom du syndicat SE-UNSA.
Rien n'a encore bougé, en revanche au collège Pierre-de-Fermat à Toulouse. Dans ce collège du centre-ville, la pénurie de manuels se fait sentir de la 6e à la 3e, constate Marie Rainjonneau, déléguée FCPE (fédération des conseils de parents d'élèves). Mais la représentante des parents reste sereine. « Car chaque année il manque des livres, et chaque année le principal obtient une rallonge de budget. Un courrier a donc été envoyé au rectorat et la direction nous demande d'attendre la réponse avant d'engager une action. »
Pas d'évolution non plus au collège Claude-Cornac de Gratentour où l'équipe pédagogique « attend de faire le point avant de demander éventuellement une rallonge budgétaire. »
Le rectorat : "Priorité aux manuels"
Le rectorat a débloqué « un complément budgétaire » pour l'achat de manuels scolaires au collège de Fronton. Ce serait d'ailleurs systématique en fonction des demandes des établissements. « Nous considérons qu'un manuel est un instrument de travail prioritaire pour un élève » dit-on au rectorat. Pour l'instant, seul le collège de Fronton lui aurait signalé des problèmes. Selon les services du rectorat, le déficit en manuels scolaires dans l'établissement se serait accentué année après année. « Chaque établissement reçoit dans l'année une dotation qui couvre les besoins de la rentrée, dont l'achat de manuels scolaires, en fonction des effectifs attendus. » Or à Fronton, les effectifs réels étaient supérieurs aux effectifs attendus, ce qui a aggravé une situation de pénurie déjà critique. Le 20 septembre dernier, il manquait encore 140 livres à Fronton.
Pierre Izard, président du conseil général de la Haute- Garonne
Comment analysez-vous la pénurie de manuels dans certains collèges ?
Il se passe un scandale que le conseil général ne peut plus supporter. La décentralisation prévoit un partage des responsabilités et des obligations financières entre l'État et les départements.
Tout ce qui est du domaine pédagogique relève du financement par l'État.
Tout ce qui concerne le fonctionnement relève d'une dotation financière votée chaque année en octobre par le conseil général. Aujourd'hui nous constatons que l'État ne tient plus ses engagements. Il ne dispose plus des crédits nécessaires pour honorer sa responsabilité et ses compétences.
Certains collèges financent l'achat de manuels sur les fonds départementaux ?
En effet les conseils d'administration considèrent qu'ils ont l'obligation de compenser cette carence de l'État en puisant sur la dotation de fonctionnement votée par le conseil général. Ils empruntent les fonds de réserve de ce budget. C'est inadmissible.
Avez-vous les moyens de vous y opposer ?
Nous allons prendre des mesures dès la prochaine cession du conseil général pour éviter que l'État ne se défausse comme il le fait actuellement sur les budgets alloués par le département.
(Source : La Dépêche.fr)
14:10 Publié dans Actualités frontonnaises, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22.09.2011
FRONTON - Collège Alain-Savary : la manif du ras-le-bol
C'est dans la fraîcheur matinale que de nombreux parents d'élèves du collège Alain-Savary se sont retrouvés à l'appel de la FCPE. Un rendez-vous que les parents très motivés n'auraient manqué pour rien au monde tant l'inquiétude monte.
Dans un dossier du 1er septembre 2011, Olivier Dugrip, recteur de l'académie de Toulouse présentait ses lignes de force de cette rentrée scolaire dont la mise en place d'un cadre propice au travail et à la réussite de tous.
Une surcharge antipédagogique
Un propos qui interpelle particulièrement les membres de la communauté éducative quand il la compare avec la réalité de la scolarisation des élèves. Le collège Alain-Savary, qui possède une capacité de 700 élèves maximum compte à ce jour 942 élèves. Parmi eux, 915 élèves utilisent chaque jour le self qui lui, propose une capacité d'accueil de 600 places.
Des élèves sans manuels
L'évolution des effectifs du collège reste liée à l'attente de l'ouverture du collège de Saint-Jory qui est prévue pour la rentrée 2012 mais qui à ce jour a des répercutions évidentes dans la vie scolaire de tous les jours.
De plus, faute de dotations d'État suffisantes et de la réforme des programmes, le collège n'est pas en mesure de fournir des manuels scolaires à tous les élèves.
Et la sécurité?
Les parents d'élèves revendiquaient aussi les problèmes des normes de sécurité avec la mise en place de bâtiments modulaires style «Algeco» pour pallier au manque de places pour étudier. L'extra-scolaire est aussi touché avec de gros problèmes de surcharges dans les transports scolaires.
La manifestation s'est poursuivie tout le début de matinée avec la présence des professeurs du collège pour une cause qui les touche de près puisque pas assez nombreux pour assurer les cours. Ainsi que la présence de Marie-Hélène Champagnac, maire de Fronton et de ses adjoints qui apportent leur soutien aux parents d'élèves du collège Alain-Savary.
Une pétition pour le recteur
Les parents d'élèves ont fait signer une pétition à l'attention du recteur Olivier Dugrip pour qu'il prenne en considération les attentes exprimées des nombreux présents ce mercredi.
Le chiffre : 942
942 élèves au collège. C'est en effet le nombre d'enfants scolarisés au sein du collège Alain-Savary construit pour accueillir au maximum... 700 élèves
(Source : La Dépêche.fr)
20:44 Publié dans Actualités frontonnaises, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.09.2011
Collège de FRONTON : pénurie de livres scolaires, sureffectif, temps de repas diminué… STOP !
MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2011
MANIFESTATION
Collège ALAIN SAVARY à FRONTON
7H45 devant le collège
Quand la comptabilité prime sur la scolarité… Quelles conséquences ?
La pénurie de livres scolaires : 19 classes sur 33 manquent de livres.
Les enseignants, impuissants, grondent et les parents d’élèves dépités par cette situation scandaleuse appellent à une manifestation ce mercredi 21 septembre à partir de 7h45 devant le collège Alain SAVARY à FRONTON.
Une manifestation qui remettra au centre des débats un sureffectif hallucinant : 950 élèves pour un collège qui devait en compter 600 (700 max !), des temps de repas diminués, des espaces de détente (les cours de récréation) qui diminuent à vue d’œil chaque année par l’apparition d’algécos, qui vous en conviendrez, ont naturellement toute leur place dans un collège dit « moderne ».
Une pétition sera mise à disposition des parents présents.
Venez nombreux soutenir le corps enseignant ainsi que les parents et les enfants, déjà mis à l’épreuve de l’absurdité des adultes « politico-comptables » !
MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2011
MANIFESTATION
Collège ALAIN SAVARY à FRONTON
7H45 devant le collège
Lire sur le même sujet sur midi-pyrenees.france3.fr :
Les dotations de l'état pour les établissements scolaires publics sont insuffisantes, d'après les chefs d'établissements. L'inspection académique indique avoir reconduit les budgets de 2010 pour la rentrée 2011. Certains élèves n'ont pas de manuels et ne peuvent donc pas les amener chez eux le soir pour travailler. Ceux qui en possèdent, doivent les partager avec leurs petits camarades. Dans certains collèges, il y a même un livre pour deux élèves.
A elle seule, la ville de Toulouse atteint des records de démographie depuis 1999. La population augmente d'environ 6 800 habitants par an. La demande est donc grandissante et les chefs d'établissements vont devoir demander une rallonge de budget.
Avec le transfert des charges vers les collectivités territoriales, le département peine également à trouver les finances suffisantes.
Dans le cas du collège Alain Savary de Fronton, 19 classes sur 33 manqueraient de livres. Cela concerne tous les niveaux, de la 6ème à la 3ème. Faute de solutions, les parents d'élèves prévoient un rassemblement devant le collège mercredi 21 septembre. Le rectorat étudie, quant à lui, une solution d'urgence.
Voir : le reportage au collège Alain SAVARY de FRONTON
Voir : le site de la FCPE du Collège Alain SAVARY de FRONTON
17:20 Publié dans Actualités frontonnaises, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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BOULOC - Maternelle : cinq classes à 31 élèves et une à 32
Les appels qui parviennent à la FCPE de Bouloc font état de l'inquiétude grandissante et de la colère des parents d'élèves de la maternelle. Effectivement c'est une situation de crise : 5 classes à 31 élèves et une à 32 ! Il manque 6 élèves pour une ouverture de classe...
Les jeunes enfants ne peuvent pas être accueillis dans de bonnes conditions. Les enseignants et les agents techniques font ce qu'ils peuvent, mais c'est déjà le goûter du matin qui est remis en question…
Les différents contacts de la FCPE avec le CDPE 31 Comité départemental de parents d'élèves, la municipalité de Bouloc, la directrice de l'école maternelle, l'inspecteur de circonscription, la conseillère générale démontrent une évidence qui révolte les parents: la logique implacable des seuils d'ouvertures de classe ne permettra pas d'obtenir une classe supplémentaire.
Néanmoins, les parents ne baissent pas les bras et espère toujours une nomination en surnuméraire.
La quantité de logements livrables en janvier 2012, laisse présager une hausse d'effectifs, que l'on ne peut pas encore quantifier.
Que va-t-on répondre aux parents dont l'enfant a été scolarisé un trimestre dans une autre commune, quand ils demanderont son inscription en cours d'année à Bouloc ? Va-t-on devoir déscolariser un enfant ou saturer jusqu'à l'implosion notre maternelle ?
Autant de questions inquiétantes, qui restent sans réponse à ce jour…Les parents d'élèves- FCPE ont mis à la disposition des parents une pétition qu'ils comptent bien faire remonter en hauts lieux.
(Source : La Dépêche.fr)
13:10 Publié dans Actualités, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28.06.2011
Vigilance et mobilisation sont les deux mots d’ordre de la FCPE 31 pour la rentrée 2011 !
RENTRÉE 2011 :
PRIMAIRE, SECONDAIRE, tous les indicateurs sont au rouge !
Le Ministre de l'Education s'est déjà projeté dans la rentrée 2012 mais la FCPE 31 s'inquiète d'abord pour la rentrée de septembre 2011 pour laquelle même le minimum ne semble pas assuré : 1 enseignant par classe et des livres pour tous les élèves !
Alors que ce sont plus de 1 200 élèves supplémentaires attendus au primaire en septembre 2011 en Haute Garonne, seulement 18 nouvelles classes vont être ouvertes pour la rentrée prochaine et nombre de décisions (20 ouvertures conditionnelles et 11 blocages) ont été reportées à après la rentrée de septembre.
Les rares postes d'intervenants en langues ont été supprimés et les écoles devront se débrouiller pour assurer les 54 heures d'enseignement de langue étrangère.
Dans le secondaire, aucun moratoire n’est prévu en 2012 alors que les dotations globales horaires (DGH) attribuées pour l'année 2011 / 2012 sont largement insuffisantes.
La rentrée s’effectuera dans des conditions critiques : des classes de 30 élèves et plus, suppression de certaines options comme le latin ou le grec, suppression de postes de surveillants qui sont les garants du vivre ensemble dans les établissements, diminution des dotations pour l'achat des livres dans les collèges, baisse du temps de présence des AVS (Auxiliaires vie scolaire) pour les classes ULIS destinées aux enfants en difficulté …
Ne parlons pas des remplacements des enseignants absents qui risquent de briller par leur ... absence !
Sur l'année 2010 / 2011, certains collèges ont décompté plus de 700 heures d'enseignements non assurées dans les matières fondamentales. Sans modification significative des moyens attribués aux brigades de remplacement, la situation en 2011 / 2012 risque de s'aggraver.
Vigilance et mobilisation sont les deux mots d’ordre de la FCPE 31 pour la rentrée 2011 !
(Source : ambition-ecole-31.over-blog.com)
06:58 Publié dans Actualités, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23.06.2011
Bac S: deux personnes en garde à vue, la notation contestée
Deux personnes ont été placées en garde à vue jeudi dans l'affaire de la fuite au baccalauréat S et le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a donné des consignes de bienveillance pour sa notation, sans empêcher recours et contestations contre son choix d'annuler l'exercice litigieux.
Une enquête administrative a par ailleurs été ordonnée après de nouvelles rumeurs de fraude dans d'autres disciplines, tous ces rebondissements relançant le débat sur une autre organisation du diplôme phare du système éducatif français.
Deux jeunes majeurs étaient entendus jeudi à Paris par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, dans le cadre de l'enquête ouverte la veille, après une plainte de Luc Chatel pour "fraude aux examens", "recel et abus de confiance".
La plainte a été déposée à la suite de la divulgation sur internet lundi soir d'un exercice de probabilités de l'épreuve de mathématiques du bac S passée mardi par 165.000 élèves, un événement rarissime.
9 sur 10 pour avoir son Bac
Après avoir décidé mercredi d'exclure cet exercice de la notation, M. Chatel a précisé la façon dont les élèves seraient notés.
D'une part, les quatre points de l'exercice de probabilités seront répartis sur les exercices 2 et 3 de l'épreuve de maths. "Instructions ont été données pour que ces quatre points soient redistribués sur les réponses que les candidats auront le mieux réussi", a détaillé sur RTL M. Chatel.
D'autre part, le ministre a donné des consignes de bienveillance quand les jurys examineront le sort des candidats dont la moyenne générale sera à un point d'un des seuils décisifs. Entre 7 et 8 pour l'admission à l'oral, entre 9 et 10 pour l'obtention du bac dès le premier tour, entre 11 et 12 pour la mention assez bien...
"Tous ces cas seront examinés dans le détail par les jurys", mais pour autant "nous n'allons pas gonfler les notes", a dit M. Chatel.
Interrogé par l'AFP pour savoir si une moyenne de 9 suffirait pour avoir le bac S, le directeur général de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, a répondu "non, on demande une vigilance et une bienveillance accrues, mais ce n'est absolument pas une dégradation de la moyenne".
"L'esprit de la mesure qui a été prise, c'est celle de la crédibilité du bac", a-t-il ajouté.
Les choix du ministère ont néanmoins été vivement contestés par des élèves, des parents et des organisations du milieu éducatif.
Un premier recours plaidant l'inégalité de traitement a été déposé à Paris devant le Conseil d'Etat, qui s'est dit incompétent au profit du tribunal d'administratif (TA). C'est ce niveau de juridiction qu'a choisi ensuite un lycéen de la Rochelle, en saisissant le TA de Poitiers pour demander l'annulation de la décision de ne pas noter l'exercice litigieux.
Une pétition sur internet demandant à M. Chatel de revenir sur son choix réunissait jeudi soir plus de 12.000 signatures.
Plus tôt, le ministre avait ordonné une "enquête administrative" sur des rumeurs aux épreuves d'anglais et de physique du bac S, précisant toutefois n'avoir "aucune indication sur d'autres fraudes" que celle à l'épreuve de mathématiques.
Il a aussi demandé à l'inspection générale de son administration de réfléchir à "l'organisation du bac et à la sécurisation plus forte des épreuves".
Plusieurs voix se sont d'ailleurs élevées jeudi pour dire que le bac était arrivé à "un point de rupture", le vieux modèle d'un diplôme uniquement fondé sur l'examen terminal étant dépassé à l'heure des nouvelles technologies.
A l'instar des pays étrangers, il faut instaurer d'autres formes d'examen comme du contrôle continu, a plaidé Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement.
(Source : La Dépêche.fr)
23:27 Publié dans Actualités, Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.05.2011
A l’école des enfants heureux… ou presque
Le 29 mars, l’Unicef France rend publique l’enquête « A l’école des enfants heureux… ou presque »*, réalisée à sa demande, par l’Observatoire international de la violence scolaire. Cette enquête exceptionnelle par son approche et son ampleur constitue une première en France : menée à l’échelle nationale auprès de 13 000 enfants, elle s’intéresse à la violence au sein de l'école primaire, en particulier chez les élèves de CE2, CM1 et CM2.
Des résultats réjouissants …
9 élèves sur 10 affirment :
- se sentir plutôt bien (37%) ou tout à fait bien à l'école (52 %).
- avoir de bonnes ou très bonnes relations avec les enseignants.
- 17% des élèves interrogés disent avoir été frappés souvent ou très souvent par d'autres élèves ;
- près de 12 % d'entre eux cumulent violences répétées physiques et verbales ;
- 4,6% avoir subi des attitudes racistes de la part d'un adulte dans leur école.
Loin d’un bilan statistique issu de l’administration, cette enquête s’intéresse avant tout au ressenti des enfants à l'école. Son auteur, Eric Debarbieux, chercheur et directeur de l’Observatoire international de la violence scolaire, s’est associé à Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l’Education Nationale et membre du Conseil d’administration de l’Unicef France, pour mener ce travail, ainsi qu'à une équipe de chercheurs issus de sept universités françaises.
Un espace d’épanouissement pour la très grande majorité...
Tantôt fantasmée, tantôt niée, la violence scolaire en primaire n’avait jusqu’à maintenant jamais été explorée de manière aussi approfondie. Compte tenu de l’importance de l’école primaire dans la construction et le développement des enfants, il était primordial pour l’Unicef France de prendre l’initiative de cette étude. Les résultats qui en ressortent sont à la fois réjouissants et préoccupants. En moyenne, 9 élèves sur 10 affirment se sentir bien ou tout à fait bien à l’école et la même proportion avoir de bonnes ou très bonnes relations avec les enseignants.
...et un lieu de souffrance pour une importante minorité
Cependant, derrière cette réalité positive se cache une importante minorité d’enfants pour lesquels l’école est un lieu de violence et de souffrance : 17% disent avoir été frappés souvent ou très souvent par d’autres élèves. Le nombre de victimes de harcèlement verbal ou symbolique est estimé à environ 14% des élèves, dont 8% victimes d’un harcèlement assez sévère à sévère. De plus, 10% des élèves interrogés se disent victimes de harcèlement physique à l’école, dont 5% d’un harcèlement sévère... tous ces chiffres révèlent un phénomène qui appelle une réponse. Bien que, dans l’ensemble pourtant, les élèves aient une perception globalement positive ou très positive de leur professeur. Pourtant, un peu plus de 13% des répondants estiment avoir été rejetés par un enseignant et 4,6% avoir subi des attitudes racistes de la part d’un adulte dans leur école.
En conclusion, Eric Debarbieux rappelle la gravité des conséquences de ce(s) harcèlement(s) sur les enfants, tant aux plans psychologique que scolaire : décrochage scolaire, absentéisme, perte d’estime de soi, tendances dépressives ou suicidaires de long terme.
Un outil de travail pour l’Unicef France
Avec cette enquête, l’Unicef France dispose d’un solide outil pour rendre visible cette situation, alerter les pouvoirs publics et la communauté éducative. « (...) Celle-ci devra être orientée vers la prévention de cette violence, dans l’intérêt supérieur de l’enfant », explique Jacques Hintzy, président de l’Unicef France. « Nous sommes vigoureusement opposés au fichage des enfants ainsi qu’aux théories fumeuses sur le déterminisme qui condamnent les enfants en difficulté dès leur plus jeune âge. Nous plaidons au contraire pour des mesures de prévention, basées sur la formation du corps enseignant, la sensibilisation des parents et la prise en compte de l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant ».
L’Unicef France s’engage à inscrire ces priorités d’action dans son partenariat avec le Ministère de l'Education nationale fixé par un accord-cadre quinquennal. Notre association invite aussi le Ministère de l’éducation nationale à la constitution d’un groupe de travail pluridisciplinaire, rassemblant toutes les composantes de la communauté éducative, chargé de promouvoir et de développer la mise en œuvre de ces programmes.
*L’enquête a été réalisée grâce au soutien financier de Nutriset.
Téléchargez la synthèse de l'étude
Téléchargez l'étude en intégralité
(Source : unicef.fr)
06:00 Publié dans Thème : EDUCATION, Thème : SECURITE, Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29.03.2011
Un enfant sur dix victime de harcèlement à l'école, selon un rapport
Neuf enfants sur dix se sentent bien à l'école mais environ un sur dix (11,7%) se dit harcelé, victime de violences physiques et verbales répétées, selon une étude de l'Observatoire de la violence à l'école pour l'Unicef publiée mardi.
Pour ces enfants, la violence se fait sentir, souvent par de petites agressions répétées allant du vol de goûter aux insultes et menaces, mais aussi aux coups, racket ou violences sexuelles.
"Un enfant sur dix est en souffrance à l'école, a résumé Jacques Hintzy, président d'Unicef-France lors d'une conférence de presse au siège de l'ONG. Ce sont 250.000 enfants, cela mérite la mobilisation de la collectivité."
"Il n'y a pas de sentiment général d'insécurité à l'école, il ne faut pas s'affoler. La majorité exprime leur joie d'aller à l'école. Mais il ne faut pas non plus minimiser le problème", a ajouté Eric Debarbieux, directeur de l'Observatoire et auteur du rapport, mené en 2009-2010 auprès de 12.326 élèves de CE2, CM1 et CM2, de 8 à 12 ans issus de 157 écoles de huit académies.
D'après l'étude, ce phénomène reste minoritaire puisque près de neuf élèves sur dix (88,9%) déclarent se sentir "tout à fait bien" ou "plutôt bien" à l'école.
"Chaque petite agression a peu d'importance prise isolément, mais c'est la répétition qui fait que la situation devient grave", a expliqué M. Debarbieux.
Face à ce phénomène, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel installe mardi un Conseil scientifique sur les discriminations à l'école, dont un des objets sera la lutte contre le harcèlement scolaire. "Le but, c'est que nous ayons une vraie réflexion sur ce sujet, parce que c'est un sujet tabou, on n'avait pas le droit d'en parler", a déclaré sur RTL le ministre.
Le taux d'élèves victimes de harcèlement physique est estimé à 10,1%, 71,8% des élèves interrogés n'étant pas victimes de violences et 18% l'étant occasionnellement. Pour les violences verbales, près de deux tiers (65%) se disent pas ou très peu concernés mais 14,4% le sont modérément ou fréquemment.
Au total, 11,7% des élèves sont victimes de violences répétées, physiques et verbales, et deviennent les "boucs émissaires" ou "souffre-douleur" d'une classe, quelle que soit la sociologie de l'établissement.
"C'est un autre enseignement de l'étude: il n'y a pas plus de harcèlement dans les écoles classées +ZEP+ (éducation prioritaire, les plus en difficulté) que dans les établissements +normaux+", ajoute M. Debarbieux.
L'étude met en garde contre les conséquences scolaires (décrochage, absentéisme) mais aussi psychologiques. Une faible estime de soi et des tendances dépressives sont beaucoup plus fortes chez les adultes ayant été harcelés à l'école, selon le rapport.
"Si les enseignants sont alertés et formés, le harcèlement a tendance à baisser, a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Bellon, co-auteur du livre "Harcèlement et brimades entre élèves". Une sensibilisation précoce est nécessaire, "car c'est souvent un phénomène qui naît à l'école primaire avant de se structurer à l'adolescence".
Fin janvier, plusieurs personnalités, dont le pédopsychiatre Marcel Rufo et le philosophe Edgar Morin s'étaient alarmés, dans une lettre au ministre de l'Education, des phénomènes de "souffre-douleur".
La semaine dernière, le ministère a lancé une enquête dans le second degré, qui sera publiée tous les deux ans et concernera 18.000 élèves et personnels de 300 collèges.
Eric Debarbieux doit rendre un rapport courant avril avec des "préconisations" pour enrayer le phénomène.
(Source : La Dépêche.fr)
21:19 Publié dans Actualités, Thème : EDUCATION, Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE, Thème : SECURITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23.11.2010
Rythmes scolaires : le grand débat
La Dépêche du Midi, en partenariat avec l'académie de Toulouse entre dans le débat sur les rythmes scolaires ouvert par le ministère de l'Éducation nationale depuis septembre. Echange de points de vue au siège du journal.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Avec 144 jours de travail scolaire par an, contre 184 en moyenne en Europe, la France se distingue depuis toujours des pays de l'OCDE. Quarante jours d'école en moins, c'est toujours ça de pris penseront certains. Sauf que l'équation prend mauvaise tournure quand il faut ajouter les 145 heures de cours que dispense en plus l'Education nationale à ses élèves (914 contre 769 heures en moyenne chez nos voisins).
Corriger ce déséquilibre, c'est tout l'enjeu de la conférence nationale sur les rythmes scolaires lancée par le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, le 14 septembre dernier. Tous les citoyens, tous les parents, tous les internautes sont invités à y participer (1). Ainsi, ils pourront s'exprimer sur la pertinence ou pas de la semaine de quatre ou cinq jours, sur des cours toute la journée ou juste le matin, sur des vacances d'été raccourcies ou inchangées. Sur le sujet, 184 établissements sont déjà en phase test en France, huit en Midi-Pyrénées avec cours le matin et activités l'après-midi.
Sur la base de ces expériences et des données recueillies, le comité de pilotage en place disposera d'un an, à partir du 15 décembre pour revoir de fond en comble le rythme de travail des élèves, de la maternelle au lycée. Pour le Ceser Midi-Pyrénées (2) la démonstration est déjà faite : « L'existence et la persistance des jeunes en échec et sortant sans qualification et sans diplôme mettent en cause la conception même du système éducatif, son organisation et son fonctionnement pédagogique. »
En partenariat avec l'académie de Toulouse, La Dépêche du Midi a ouvert le débat en présence du recteur et chancelier des universités, Olivier Dugrip, de chercheurs et d'élus, de professionnels du tourisme, de représentants de l'éducation nationale et de représentants de parents d'élèves. But de la rencontre : écouter et partager les segments de réflexion de chacun des protagonistes pour apporter une modeste pierre à l'édifice de cet ouvrage qui veut réformer l'école de demain.
(1)www.rythmes-scolaires.fr (2) Conseil économique, social et environnemental régional de Midi-Pyrénées
Enquête. Rythmes scolaires : ce que vous en pensez
La Dépêche, en relation avec le rectorat de l’académie de Toulouse invite ses lecteurs à donner leur avis au travers des questions suivantes. cliquez ici
(Source : La Dépêche.fr)
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