23.02.2010
Etude sur le bio à la cantine dans les ville moyennes : le surcoût a bon dos
La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.
Les objectifs de l'étude sont les suivants
"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."
Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.
Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.
Prix de revient du repas
En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.
Origine des produits servis dans les cantines
58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.
Les pertes alimentaires
Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.
"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."
"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d'hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."
Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.
Le Bio à la cantine
8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.
Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.
Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.
Comment compenser le surcoût lié au bio?
L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio. Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.
Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.
La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on présente les choses.
Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.
Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l'enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009
Auteur : Ma Cantine Bio
(Source : notre-planete.info)
12:39 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, école, alimentation, biologique, restauration |
|
03.02.2010
Rythmes scolaires : L'école ne swingue pas Bio !
« Efficacité de notre système éducatif et santé des enfants en lien avec une perturbation de leurs rythmes biologiques » sont les deux objets d'observations du rapport adopté par l'Académie Nationale de Médecine (ANM) le 19 janvier. Une condamnation sans appel des rythmes scolaires imposés aux élèves français.
« Si on met l'enfant au centre de la réflexion sur le temps scolaire il faut prendre en considération l'apport des rythmes biologiques ». Avant de développer leurs conclusions, les rapporteurs de l'Académie, les professeurs Yvan Touitou et Pierre Bégué rappellent le premier des préalables aujourd'hui occulté. « L'enfant n'est pas au centre de la réflexion. L'aménagement du temps scolaire prend en compte de nombreux facteurs sociaux, économiques, politiques, pédagogiques. » Les « partenaires » consultés agissent en fonction d'objectifs différents, souvent opposés.
Quelles conclusions ?
La crédibilité du rapport s'appuie sur les divers travaux scientifiques concernant les rythmes biologiques, l'impact de l'organisation du temps scolaire sur la santé et sur les résultats des élèves. Le rapport atteste que « la préservation de ses rythmes biologiques et psychophysiologiques est donc indispensable à la bonne santé de l'enfant qui dépend, entre autre, de la qualité de son sommeil dans sa durée et sa régularité. » Les conclusions et recommandations de l'Académie de Médecine s'organisent autour de données biologiques établies. En premier lieu le sommeil. « La mauvaise qualité du sommeil a pour corollaire une altération des capacités d'apprentissage entraînant une faible réussite scolaire pouvant aller jusqu'au retard scolaire, des troubles d'anxiété, de dépression et du comportement (violence, hyperactivité, ...). » Préconisation : retarder l'entrée en classe pour prendre en compte la fatigue de l'enfant en début de matinée, en organisant notamment des activités calmes. Ce qui est plus nécessaire encore pour celui dont le temps de sommeil n'est pas respecté. Concernant « l'activité intellectuelle et la vigilance », elles sont en baisse en début de matinée et d'après-midi. La semaine de 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi) est pointée du doigt parce qu'elle « s'accompagne d'une désynchronisation avec diminution de la vigilance de l'enfant les lundi et mardi », et jeudi et vendredi. Le week-end est trop long, comme la deuxième coupure du mercredi. Les journées de 6 heures sont aussi trop longues. L'ANM rappelle ensuite les « périodes difficiles », en automne et en hiver vers fin février, la fatigue est plus importante. Le « bruit et la vie à l'école » sont aussi cités comme facteurs aggravants. Le « stress et le surmenage scolaire » dus aux programmes pléthoriques sont notamment dénoncés.
Quelles recommandations ?
Celles « destinées aux décideurs » suggèrent pour commencer d'introduire « la notion d'hygiène de travail respectant leurs rythmes ». En tenant compte des rythmes de performances journaliers le rapport recommande d'enseigner « les matières difficiles aux moments d'efficience scolaire reconnus, en milieu de matinée et en milieu d'après-midi. » A l'école primaire, l'Académie pointe du doigt « le rôle néfaste (...) de la semaine dite de 4 jours sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine liées à une désynchronisation liée au week-end prolongé. » Des études attestent de plus grandes performances mnésiques des enfants après un week-end d'un jour et demi au lieu de deux. La semaine scolaire devrait s'organiser « sur une journée moins longue (5h par exemple et sur une semaine de 4 jours et demi ou 5 jours comme dans la plupart des pays européens, en proposant 1 h d'études dirigées en fin de classe l'après-midi). » Le collège est, de son côté, invité à revoir les emplois du temps. Leur traitement « est actuellement le même, quelle que soit la classe (de la 6ème à la 3ème), sans tenir compte de l'âge de l'enfant ». Quant au calendrier annuel, des périodes de 7 à 8 semaines de classe alternées avec des périodes de 2 semaines de vacances, permettraient de rééquilibrer les trimestres de l'année scolaire. L'Académie recommande entre 180 et 200 jours de classe par an, avec des journées moins longues, au lieu des 144 dans les conditions actuelles. Elle préconise enfin la Création d'un « Observatoire des rythmes de l'enfant ».
Réactions
La suppression du samedi matin à la rentrée 2008 mise en oeuvre sans concertation par Xavier Darcos, a conduit à la mise en place de la semaine de quatre jours dans 98% des écoles de France. Les conclusions de l'ANM sont une pierre supplémentaire à l'unanimité scientifique sur ces questions. Des chercheurs avaient déjà alerté en 2008 des dangers de la nouvelle organisation de la semaine scolaire. Le SNUipp (syndicat majoritaire des écoles) et la FCPE (première fédération de parents) avaient dénoncé l'absence de réflexion et les motivations gouvernementales étrangères à l'intérêt de l'enfant. Ils sont aujourd'hui les premiers à réagir. Alors que le ministère répond de manière embarrassée que chaque école a choisi son organisation de la semaine, le SNUipp demande à ce dernier « de cesser de se défausser » et souligne « la nécessité d'une remise à plat de l'organisation de la semaine et de la journée scolaires » dans le cadre d'un « dialogue approfondi » avec tous les acteurs. « La FCPE attend le lancement du véritable débat sur les rythmes, (et) s'attachera à ce que des décisions concrètes soient prises pour mettre fin aux aberrations pédagogiques et de santé actuelles ».
Les parents aussi
Les parents devront d'ailleurs entendre les « recommandations » faites à leur encontre par l'ANM : informer l'enfant de l'importance du sommeil et veiller à ce que celui-ci soit suffisant et régulier, restreindre à moins de deux heures par jour le temps passé devant un écran, pas de télévision avant le coucher, ni console de jeu, ni télé dans la chambre, aménager le temps périscolaire pour des activités structurées culturelles et sportives. En pointant de cette manière le rôle des parents, l'ANM veut-elle rappeler que tous les enfants ne sont pas égaux à leur entrée à l'école et donc que certains sont encore plus vulnérables dans le cadre d'une organisation scolaire foncièrement irrespectueuse des rythmes biologiques de l'enfant ? Et si nous parlions éducation durable.
(Source : developpementdurablelejournal.com)
06:31 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, éducation, rythme, scolaire, scolarité, santé |
|
24.01.2010
Cantines : un forum pour passer au régime bio
Un vaste forum départemental aura lieu à Limoux à l'initiative de Nature et progrès autour de l'alimentation saine et de proximité.
Manger bio dans les cantines, c'est possible. Mais manger bio local, c'est plus compliqué, rapport à l'offre audoise qui reste très largement inférieure à la demande. Alors pourquoi ne pas y aller progressivement, en relocalisant d'abord la production avant de miser vers l'agriculture biologique ? Voici en quelques lignes la teneur de la méthode prônée par Nature et Progrès qui milite ardemment pour que cantine scolaire et circuit court aillent de pair. Mais pas à n'importe quel prix et pas n'importe comment. D'ici 2012, 20 % de la restauration collective publique d'État devra passer sous le régime bio selon la décision arrêtée lors du Grenelle de l'environnement. Le hic c'est que la demande du consommateur croît de 10 % par an alors que la production nationale bio pèse très peu : elle occupe 2 % de la surface agricole utilisée. Du coup, pour répondre aux besoins, 60 % des produits bio sont importés. C'est donc le moment ou jamais de relocaliser la production, dit en substance Nature et progrès qui tente, depuis deux ans, de faire progresser ce discours auprès du conseil général comme de la chambre d'agriculture. Conscientes des enjeux en termes d'environnement, d'emplois et de maintien du tissu agricole, les deux institutions sont de plus en plus sensibles au discours des « circuits courts » qu'elles ont d'ailleurs intégré dans leurs plans de développement territorial et agricole.
Mais reste la question de la méthodologie et de la mise en œuvre. « Au niveau de la stratégie régionale, on parle surtout et avant tout de conversion pour répondre aux besoins en bio. On ne parle pas d'installation. Or, c'est par ce biais-là qu'il fait prendre le problème », analyse Éole Bonneault, l'animateur de Nature et progrès. L'installation sera au cœur du « Forum d'échange - alimentation saine et de proximité », mis sur pied par Nature et progrès et le collectif cantines bio Limoux. Comment introduire des produits frais et bio en restauration collective, comment développer la production agroécologique locale, comment favoriser l'installation, impliquer les collectivités ? Les associations et syndicats estampillés écolo ne manquent ni d'idées, ni d'exemples pour y répondre, après avoir brossé un état des lieux minutieux. Durant deux jours, le plus large public, le milieu associatif, le monde agricole et les institutionnels se mettront autour de la table, à Limoux. But de la manœuvre : « Initier une dynamique pour l'introduction en restauration collective de produits frais, de qualité, issus d'une agriculture de proximité », comme c'est déjà le cas à Caux-et-Sauzens, Festes, Bugarach, Montlaur ou le collège Varsovie de Carcassonne.
(Source : La Dépêche.fr)
23:41 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, alimentation, santé, agriculture, école |
|
18.01.2010
Cantines : quoi de bio dans les assiettes des enfants ?
Alimentation. La nourriture bio gagne du terrain à Toulouse dans les cantines à la ferme de Candie et chez les fournisseurs de la cuisine centrale.
Les élèves qui déjeunent chaque jour dans une des 210 cantines scolaires de Toulouse la connaissent bien. Car, depuis septembre 2008, la petite coccinelle rouge et noire posée sur les menus leur indique quel est le plat bio de la journée. Un plat par jour, soit l'équivalent d'un repas complet chaque semaine : c'est à ce rythme que les produits bio se sont imposés dans la composition des 25 000 repas préparés chaque jour par la cuisine centrale. Pour que les enfants puissent déguster des lentilles, du poulet, des yoghourts, de l'huile d'olive, des fromages, des pâtes fraîches et, depuis janvier, un petit pain quotidien produits ou élevés sans produits chimiques, la mairie de Toulouse a choisi de consacrer, 1,5 million d'euro supplémentaire à l'achat de la nourriture des écoliers. La hausse de 10 % du prix de revient des repas a donc été totalement indolore pour les familles. Quant aux fournisseurs, ils ont dû s'adapter aux nouvelles exigences du Capitole. Le nombre de lots d'approvisionnement a été doublé et les cahiers des charges redéfinis pour permettre aux petits producteurs locaux d'entrer dans la course. « Nous avons utilisé tous les produits disponibles localement et nous ne pourrons plus consentir de nouveaux efforts financiers », prévient Elisabeth Belaubre l'adjointe Vert en charge de la restauration scolaire. Mais la dynamique bio est enclenchée. Au cours de l'année 2010, quelques produits nouveaux seront introduits dans les menus. Et le Capitole compte désormais sur la force de frappe de ses 25 000 repas par jour pour booster la filière bio. Car, à l'instar des maraîchers de la région, les producteurs ne sont pas encore totalement en mesure de répondre aux nouveaux besoins des cantines scolaires. « Notre objectif est toujours de tendre vers le 100 % bio », précise Elisabeth Belaubre, « mais il faut qu'en amont, les agriculteurs s'organisent pour être capables de nous fournir par exemple 3,5 tonnes de carottes ou de bœuf les jours où ces produits figurent au menu. » Finalement, les filières d'approvisionnement sont presque aussi difficiles à changer que les habitudes alimentaires.
Une légumerie pour faire les pluches
Sept étudiants du CETIA, le Centre d'étude du tourisme et de l'industrie de l'alimentation de l'université du Mirail consacrent actuellement leur deuxième année de master à l'étude de faisabilité du projet de création d'une légumerie à la cuisine centrale de Toulouse. Car pour le moment, la cuisine centrale qui n'est pas équipée pour nettoyer et préparer les produits frais continue d'acheter et de servir dans les cantines des légumes qu'elle achète déjà conditionnés.
Sur les rails depuis un an, ce projet de légumerie doit permettre d'introduire enfin les légumes « locaux et de saison », promis aux usagers des cantines scolaires lors de la campagne des municipales. Outre la faisabilité technique et financière du projet, une incertitude sur l'avenir de la légumerie demeure : « il faut que la filière en amont soit en mesure de répondre à nos besoins », prévient Élisabeth Belaubre.
Un médecin derrière les fourneaux
Depuis le 1er novembre, le médecin spécialiste de santé publique Marie Carbonne est attaché à la cuisine centrale en tant que conseiller technique à la restauration scolaire. L'arrivée d'un médecin à la cuisine centrale doit permettre de mettre en musique sur le terrain, la nouvelle politique municipale en faveur d'une alimentation plus saine pour les enfants. Outre les questions de diététique, le Dr Carbonne interviendra dans les cantines et les centres de loisir pour observer l'accueil réservé aux plats bio par les jeunes commensaux et développer des actions pédagogiques et d'initiation aux goûts et aux produits auprès des enfants. Le médecin aura également un rôle d'interface entre les usagers des cantines et les professionnels chargés de la réalisation des repas, le Dr Carbonne interviendra également auprès des parents. Dans ce cadre, elle assurera notamment la coordination d'un réseau de promotion d'une nourriture plus saine et plus variée actuellement en cours de constitution.
Candie passe au bio
C'est une expérience municipale inédite : dans trois ans, les 270 hectares de céréales cultivés par la régie agricole de la ville de Toulouse, plus connue sous le nom de ferme de Candie, seront entièrement passés au bio. La reconversion a débuté en novembre 2009 avec le lancement d'un nouvel assolement à base de féverole, de chanvre et de triticale, un mélange de blé et d'orge. Et 18 ha restés en friche produiront dès l'été prochain les premiers quintaux de blé bio de Candie. Il faudra ensuite attendre trois ans de culture sans amendements chimiques ni pesticides pour que la ferme obtienne son label bio. Trois ans, c'est également le temps qu'il faudra à la régie agricole pour retrouver un équilibre financier. Ensuite, le blé bio produit devrait entrer dans la fabrication des petits pains consommés dans les cantines scolaires. Outre les 270 ha de céréales, la régie compte 25 ha de vigne et une centaine d'hectares qui ne sont pas directement cultivables.
(Source : La Dépêche.fr)
15:15 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantine, bio, restauration, scolaire, alimentation, école, biologique |
|
16.12.2009
Réforme de la formation des enseignants : « L'école publique en danger »
Hier la réforme du lycée, aujourd'hui celle de la formation des enseignants. Le tout sur fond de suppressions de postes... « et de multiplication de réformettes qui, sur le fond, n'enfoncent que des portes ouvertes ». La phrase est tout aussi dure que le regard que porte Michel Portola sur l'école de la République d'aujourd'hui. Cet ancien principal à la retraite a passé 16 ans à la tête des collèges de La Reynerie et de Bellefontaine de Toulouse. Son analyse sur ce qu'il considère comme « une casse organisée de l'école » vient d'une expérience à la fois « difficile, extraordinaire et passionnante ». Une expérience pour laquelle il est l'un des rares chefs d'établissements à avoir reçu la Légion d'honneur en France.
À la rentrée 2010, les profs seront recrutés après un master (bac + 5) et affectés immédiatement à une classe. Qu'en pensez-vous ?
On ne fabrique pas un pédagogue. Pour être prof, il faut avoir envie, être doté d'une générosité de cœur et d'une sensibilité certaine. Il faut aussi avoir reçu des clés et connaître les ficelles pour gérer l'humain. Les élèves ne sont pas des pions. Ils sont tous uniques. Comment des études universitaires privées de cet aspect essentiel de l'enseignement pourraient répondre à ce que l'on peut qualifier de mission ? Avoir un master, c'est bien. Mais que fait-on de l'humain ? Il y aura forcément des carences, des élèves encore laissés sur le bord du chemin, des profs malheureux et des gens recrutés, pas faits pour ce métier.
Quelle serait justement votre définition du métier ?
Quand on entre dans le système éducatif enseignant, on rentre dans la fonction publique, la vraie. On ne peut pas être fonctionnaire, s'arrêter dès que la cloche sonne. On est prof avant l'heure et après l'heure.
Quel regard portez-vous sur la succession des réformes ?
Chaque ministre amène la sienne, malheureusement pour souvent enfoncer des portes ouvertes et en oubliant que les jeunes ne sont pas un terrain d'expérimentation. Bien sûr, il faut faire bouger les choses pour s'adapter au monde d'aujourd'hui. Mais pas en piétinant les notions qui ont toujours porté les valeurs de la laïcité et de la République : la tolérance, la patience, le respect. Leur absence explique beaucoup de dérives de l'école d'aujourd'hui.
L'école publique est-elle selon vous en danger ?
D'ordre en contre-ordre, c'est une vraie casse du système éducatif qui est organisée. Il faut bien garder à l'esprit que l'on ne peut pas faire d'économie en matière d'éducation. C'est elle qui forme les citoyens de demain.
12:03 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, iufm, formation, enseignant, réforme, éducation |
|
23.11.2009
EDUCATION - Appel à la grève le 24 novembre
La Fédération Sud Éducation appelle l'ensemble des personnels à la grève, le mardi 24 novembre 2009, et à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d'organiser collectivement la suite du mouvement.
Avis d'alerte rouge !
Les prévisions de budget 2010 laissent présager un état d'asphyxie pour l'Éducation Nationale : plus de 10000 postes supprimés dans l'EN, qui s'ajoutent aux 30000 déjà supprimés ces deux dernières années ! Le gouvernement poursuit sa politique de casse généralisée des services publics en démolissant l'éducation, la poste, le fret ferroviaire...
Ça suffit !!!
Non aux suppressions de postes et leurs corollaires :
le recours massif aux heures supplémentaires ;
les classes surchargées ;
la dégradation systématique des conditions de travail pour les personnels et les élèves ;
le recours galopant à l'emploi de personnels précaires ;
les suppressions d'heures de cours et la disparition programmée des RASED.
Oui à :
l'augmentation des recrutements aux concours ;
une véritable formation des enseignants ;
la revalorisation de tous les personnels et de leurs salaires ;
la défense de leurs statuts ;
la titularisation sans condition de tous les précaires.
En conséquence, la Fédération Sud Éducation appelle l'ensemble des personnels* à la grève, le mardi 24 novembre 2009
(*enseignants et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé)
L'appel intersyndical à la grève du 24 novembre s'ajoute à la campagne de cartes pétitions et lettres aux parlementaires du collectif « notre école notre avenir ». Mais nous savons touTEs qu'une journée de grève et de manifestations et qu'une campagne d'opinion ne suffiront pas. Les journées de grève tous les deux mois, qui sont souvent la seule perspective donnée par les directions syndicales sont aussi insuffisantes pour contraindre le gouvernement à une autre politique...
C'est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d'organiser collectivement la suite du mouvement.
Pour Sud Éducation, il faut mettre en débat dès maintenant la question de la grève reconductible dans l'EN et la construction d'un véritable rapport de force au niveau interprofessionnel.
(Source : SudEducation.org)
Autre article sur le site : Sauvons l'Ecole Publique
12:59 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, manifestation, grève, école, avenir, budget, rased, précarité, suppression |
|
09.09.2009
Fronton - Education : Tous les effectifs en hausse
L'ensemble des enfants et des jeunes scolarisés dans les établissements scolaires de Fronton, sont partout en augmentation, soit pour les maternelles, le primaire, le collège et le lycée 2173 élèves.
Au lycée les effectifs passent de 630 à 677 jeunes de la seconde à la terminale, 21 classes dont 9 classes de seconde à fort effectif, 35 élèves par classes. La réussite au BAC pour le lycée de Fronton reste toujours remarquable avec cette année encore 92,6 % de réussite, cela explique certainement la forte demande d'inscription au lycée Pierre Bourdieu (Proviseur Brigitte Mazet).
Au collège, principal Yannick Bouché, on note également un augmentation des effectifs de 840 à 855 élèves.
A l'école élémentaire la nouvelle directrice vient de Bouloc, il s'agit de Dominique Guibert, 15 classes pour 403 élèves contre 385 l'année dernière.
A la maternelle La Palanquette, la directrice Karine Rives compte toujours quatre classes avec une petite augmentation des effectifs de 110 à 115. L'extension des bâtiments est en cours et devrait bientôt se terminer.
La maternelle Joséphine Garrigues change de direction, c'est une enseignante du primaire Lucie Déjean qui assurera cette tâche. Quatre classes également pour un effectif à peu prêt identique, qui passe de 110 enfants à 113.
(Source : La Dépêche.fr)
11:29 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, école, effectif, fronton |
|
28.08.2009
Rentrée scolaire et Grippe A
A la lecture des mesures communiquées par le gouvernement (« Grippe A : dispositif de prévention pour la rentrée scolaire ») et du document qui sera transmis à tous les élèves dans les premiers jours de la rentrée sur les gestes barrières (« Vous informer sur la grippe A/H1N1 et la scolarité de votre enfant »), une véritable transformation des conditions d'hygiène devrait avoir lieu dans la plupart des établissements scolaires.
Parmi ces consignes, nous retrouvons les suivantes, dites « les gestes barrières » :
« Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier quand on tousse ou on éternue ; le jeter ensuite dans une poubelle fermée et se laver soigneusement les mains.
Se laver les mains régulièrement et avec soin, avec du savon ou une solution hydro-alcoolique en comptant jusqu'à 30.
Éviter tout contact avec une personne malade. »
Première remarques, ces consignes ne sont-elles pas tout simplement des bases d'hygiène qui doivent être inculquées dès le plus jeune âge à nos enfants ?
Les établissements scolaires ne doivent-ils pas être irréprochables quant à la continuité de cette éducation transmise dans le cercle familiale ?
Et pourtant, les conditions d'hygiène de bon nombre d'établissements scolaires peuvent nous rendre sceptique quant à l'application à la lettre de telles mesures basiques.
Défaut de moyens matériels : savon, papier essuie-main, poubelles (avec commande de l'ouverture au pied), papier toilette (!!!)
Défaut de personnel « surveillant » et/ou pédagogique : les toilettes sont des lieux non seulement particulièrement accidentogènes (sol mouillé, portes, etc.) mais aussi de mise en pratique de consignes d'hygiène élémentaires.
Défaut d'hygiène : insalubrité, mauvaises odeurs, de quoi refouler les enfants les plus téméraires... ce lieu doit être irréprochable en terme d'hygiène, c'est pourquoi, au minimum après chaque récréation, un nettoyage doit être effectué avec renouvellement du consommable (savon, papiers).
Deux études parmi tant d'autres, une menée en 2004 (Hygiène à l'école : autour des sanitaires, le tabou) et l'autre menée en 2008 (Toilettes à l'école : un état des lieux inquiétant) portent les mêmes conclusions malgré 4 années les séparant.
L'Hygiène à l'Ecole ... un sujet TABOU ?
En conclusion :
Le gouvernement par le biais du ministère de l'Education Nationale se permet d'envoyer des consignes élémentaires irréalisables dans la plupart des établissements scolaires.
Soit les responsables d'établissement répondent à cette note, loin de toute réalité de terrain, en remédiant à ce problème de l'Hygiène en milieu scolaire, soit nous repartons pour un nouveau cycle en exerçant la politique de l'autruche tout en attendant une prochaine étude en ... 2012.
Nous appelons donc à ne pas attendre plus longtemps et à profiter de ces consignes pour que l'Ecole puisse avoir les moyens d'assumer son rôle pédagogique en terme d'Hygiène (en relais avec le rôle éducatif des Parents dont le rôle est primordial) et ce au quotidien, tout au long de la vie scolaire.
Des visites des locaux scolaires s'imposent .... Quelle est l'analyse des enseignants ? des responsables d'établissements ? des élus ? Des parents d'élèves ? Ont-ils été consultés pour des démarches solidaires et efficaces ?
Franck Laborderie-Cavada
06:15 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, grippe a, école, pédagogie, éducation, hygiène |
|
09.02.2009
Haute-Garonne. Les parents s'enchaînent pour l'école
Éducation. Les parents d'élèves poursuivent leur mobilisation. Hier ils ont formé une chaîne humaine.
Les parents d'élèves ne s'en laissent pas compter. Hier matin, entre 8 à 9 heures, plus de 70 écoles de Haute-Garonne (selon les syndicats et comités de parents d'élèves) ont été encerclées par une chaîne humaine. Bras dessus, bras dessous, les parents et enseignants des écoles maternelles se sont relayés pour une opération flash. Ils protestent contre « une école à deux vitesses », explique Mireille Sagau-Borgetto, secrétaire générale de la FCPE 31. Les pancartes, tracts et banderoles annoncent la couleur : les « Touche pas à mon école » ou les « Darcos, tu nous casses… l'école » donnent le ton. L'entrée des écoles n'était pas bloquée : « Cette mobilisation est symbolique ; on veut sensibiliser les parents et montrer notre attachement à l'école publique », résume Cécile Esquerré, parent d'élève FCPE de l'école Reille.
Jean-Louis Baglan, l'inspecteur d'académie indique que « le mouvement a été marginal dans le département ».
Les parents d'élèves et professeurs accumulent les mécontentements : « c'est une volonté générale de casser l'école publique » insiste Cécile Esquerré. Les nouveaux programmes de l'école maternelle, la suppression de 3 000 postes de Rased (Réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté)… la liste des désaccords est longue : « La grande section va être transférée à l'école élémentaire et l'obligation de scolarité va passer à cinq ans au lieu de six », dénonce Mireille Sagau-Borgetto.
Jean-Louis Baglan, l'inspecteur d'académie précise : « C'est normal que les parents marquent leur attachement mais l'école maternelle n'est pas menacée ».
Nouveau mouvement après les vacances
Les parents se soucient de l'avenir de l'enseignement en général. « Nous sommes attachés à une école de l'égalité des chances que nous souhaitons préserver pour demain », déclare un groupe de parents d'élèves de l'école maternelle des Amidonniers. Les mobilisés s'inquiètent d'une possible conversion de la maternelle en jardin d'enfants sans instituteur. « Le système est déjà testé dans trois départements », rappelle Mireille Sagau-Borgetto.
Les parents n'abandonneront pas leur combat. Dès la rentrée des classes, le mouvement reprendra : « Il va y avoir une forte mobilisation contre la carte scolaire qui est présentée le 6 mars », prévoit Mireille Sagau-Borgetto. Une nouvelle nuit des écoles est préparée pour le 10 mars et avant « on prévoit un blocage en Haute-Garonne ou une descente aux flambeaux », anticipe Cécile Esquerré.
(Source : La Dépêche.fr)
12:28 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, éducation, manifestation, carte scolaire, parents d'élèves |
|
19.11.2008
Information des maîtres et maîtresses en grève JEUDI 20 NOVEMBRE
GREVE DU 20 NOVEMBRE
21 organisations (*), syndicats d’enseignants, parents d'élèves, mouvements pédagogiques, associations complémentaires de l'école, ont appelé à la grève ce jeudi 20 novembre.
Nombreux sont les enseignants de l'école qui ont répondu à cet appel.
Voici les raisons qui nous poussent à faire grève :
l/ La mise en place des nouveaux programmes. .
Ces derniers ont été élaborés sans collaboration avec les enseignants.
Ils tournent le dos à la pédagogie de projet dans laquelle l'enfant peut donner du sens à ses apprentissages.
Cette vision risque de renforcer les risques d'échec scolaire.
De plus, les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucun bilan. Les seuls élèves qui ont suivi ces programmes du CP au CM2 sont aujourd'hui en sixième.
2/ Le refus de « l'instruction morale et civique ».
Nous pensons que l'enfant ne change pas son comportement en écrivant des règles de morale, mais en apprenant à « vivre ensemble », c'est à dire en apprenant à échanger, à se respecter, à coopérer, à dialoguer.
3/ La réduction du volume horaire de 26h à 24h et le soutien qui annonce la suppression des RASED.
De nombreuses expériences pédagogiques ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité dans l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de travail différencié, d'ateliers de besoin... Ce nouveau dispositif traite la difficulté en dehors de toute motivation et de tout projet de classe.
4/ La suppression massive de postes à la rentrée qui aura pour conséquence des classes encore plus surchargées.
11 000 suppressions de postes en 2008.
13 000 suppressions de postes prévues pour 2009.
5/ Le refus des EPEP dans lequel le fonctionnement de l'école ne serait plus confié à un directeur (enseignant), mais à un Conseil dans lequel les enseignants et parents d'élèves seraient minoritaires.
6/ La dévalorisation du métier d'enseignant en maternelle et les menaces qui pèsent sur celle-ci.
Nous souhaitons simplement être entendus, car nos convictions d'enseignants vont à l’encontre de ces réformes.
Nous souhaitons qu'un débat puisse être organisé dans l'opinion, que les parents soient informés sur l'avenir de notre Ecole.
Nous défendons notre liberté pédagogique et nous nous devons de résister à ce qui, pour nous, mettrait en péril les vrais principes d'égalité.
Les maîtres et maîtresses grévistes
(*) AFL - Cé - CEMEA - CRAP - Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP - CFDT - FERC - CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU – GFEN - ICEM - pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l'Enseignement - SGEN - CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education
18:31 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, école, grève, manisfestation, rased, maternelle, primaire |
|
Les écoles en grève le jeudi 20 novembre
Les trois principaux syndicats enseignants du primaire (Snuipp-FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT) appellent à une grève nationale dans les écoles jeudi 20 novembre, pour dénoncer les dégradations des conditions de travail et les postes supprimés au budget 2009. Le 20 novembre, "le SGEN-CFDT, le SE-UNSA et le Snuipp-FSU décident d'appeler les enseignants des écoles à faire grève massivement" pour exiger "un véritable dialogue social", "un autre budget" pour 2009 comportant notamment "l'annulation des fermetures de postes", ont-ils précisé dans un communiqué.
Ils réclament aussi "le maintien des postes de Rased", postes des maîtres des réseaux d'aides d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, dont 3 000 n'aideront plus les écoliers en difficulté, comme aujourd'hui, mais seront réaffectés à toutes classes les l'an prochain, selon le budget. Dénonçant aussi la dégradation des conditions de travail, ils demandent que "cesse le temps du mépris" et "des mesures unilatérales imposées dans la précipitation".
(site : Sauvons l'Ecole Publique)
Pétition pour la sauvegarde des postes du RASED sur le site "Sauvons les RASED"
09:08 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, grève, rased, emploi, aides spécialisées |
|
23.05.2008
Samedi 24 mai : grande journée nationale de manifestations
Le MoDem-Fronton soutient et soutiendra les actions des enseignants frontonnais, exprimant leurs inquiétudes face à une politique éducative désastreuse (suppressions de postes, externalisation de l'aide aux élèves en difficulté, retraits de moyens, remise en cause des cycles dans le premier degré, ... ).
Pendant que le gouvernement, par la voix du président de la République, promotionne la stratégie de la division en essayant de mettre dos à dos les parents d'un côté et les enseignants de l'autre avec la question de « l’école-garderie » le jour des grèves, les enseignants agissent en connaissance de cause non seulement pour leurs conditions de travail mais aussi et surtout pour la réussite scolaire de nos enfants.
Leur combat est celui de tous les parents, c’est pourquoi nous appelons, tout comme le font les 19 organisations citées ci-dessous, les parents à soutenir les actions des enseignants lors des jours de grèves et lors des manifestations.
Parce que nous soutenons la démocratie en dénonçant le totalitarisme d'un gouvernement dépassé par l'absence de résultats,
Parce que nous refusons que nos enfants soient pris en otage d'un ministre de l'éducation voulant marquer à tout prix son règne par la mise en place d'une réforme "économique",
Parce qu'il est temps de faire entendre toute notre solidarité :
NOUS SERONS PRESENTS
A LA MANIFESTATION POUR L’ECOLE
LE SAMEDI 24 MAI 2008
10H30 – PLACE DU CAPITOLE
Franck Laborderie-Cavada
Porte-Parole du MoDem-Fronton
-----------------------------------
Les fédérations de l'éducation appellent à faire du samedi 24 mai une grande journée nationale de manifestations qui réunissent tous les acteurs de la communauté éducative : parents, enseignants et personnels de l'éducation, associations complémentaires, lycéens, étudiants.
Appel des fédérations de l’éducation (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, SUD Education), de la FCPE, l'UNEF, l'UNL, la FIDL et des associations complémentaires (la JPA, la Ligue de l’Enseignement et les CEMEA).
Les fédérations de l’éducation (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, SUD Education), la FCPE, l'UNEF, l'UNL, la FIDL et les associations complémentaires (la JPA, la Ligue de l’Enseignement et les CEMEA) se félicitent du succès du développement de l’ensemble des mobilisations, notamment de la journée de grève du 15 mai.
Les organisations dénoncent l’absence de vraies réponses du ministre de l’Education Nationale et du gouvernement aux revendications et exigences exprimées.
L'annonce d'un projet de loi imposant un service d’accueil des élèves le jour de grève par les communes et la remise en cause des conditions d’exercice du droit de grève constituent une diversion et une véritable provocation.
Les organisations signataires rappellent leurs exigences d’un service public de qualité qui permette par une autre politique éducative et budgétaire de transformer l’école et de mettre en place des dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.
Elles rappellent leur opposition aux milliers de suppressions de postes, à la multiplication des heures supplémentaires et au développement de la précarité qui ont des conséquences néfastes sur la qualité du service public de l’éducation nationale et dans l’enseignement agricole public.
Elles rappellent que le projet de programmes pour le premier degré traduit une vision passéiste et rétrograde de l’école ainsi qu’un recul pédagogique et didactique. Il a été très largement contesté par les personnels, les formateurs, les chercheurs et les parents.
Les organisations rappellent leur exigence d'une réforme des lycées concertée ayant pour objectif la réussite de tous les élèves et permettant le maintien et l'amélioration des voies générales, technologiques et professionnelles, à l'opposé des logiques purement comptables portées par le gouvernement.
Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure du mécontentement et de l’inquiétude exprimés.
Elles appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours au plan national et local.
Faisons du samedi 24 mai une grande journée nationale de manifestations qui réunissent tous les acteurs de la communauté éducative : parents, enseignants et personnels de l'éducation, associations complémentaires, lycéens, étudiants.
Elles envisageront ensemble très rapidement les suites à donner si le gouvernement ne prend pas en compte attentes et revendications.
CEMEA, FCPE, FERC-CGT, FIDL, FSU, JPA, Ligue de l’Enseignement, SGEN-CFDT, SUD Education, UNEF, UNL, UNSA Education.
16:02 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, education, modem, ecole |
|

















