03.06.2010
Electroménager : acheter écologique n'est pas rentable selon l'UFC
Selon une enquête menée par l'association de consommateurs, plus les appareils sont vertueux au plan énergétique, plus ils sont chers. Or, ce surcoût à l'achat n'est pas compensé par les économies d'énergie sur le long terme. L'UFC demande la création d'un bonus/malus pour inciter et récompenser le consommateur dans ses achats éco-responsables.
« Non seulement le surcoût des appareils électroménagers les plus écologiques est élevé, mais il n'est pas compensé par les économies d'énergie », dénonce l'UFC-Que choisir au terme d'une enquête menée dans 1 464 magasins répartis sur tout le territoire. L'association a choisi d'évaluer tous les modèles pour un type précis de réfrigérateur-congélateur et de sèche-linge, ces deux appareils représentant en effet 50% de la consommation d'électricité « spécifique », c'est-à-dire hors chauffage et éclairage. En moyenne, le surcoût pour l'achat d'un réfrigérateur-congélateur de classe A+ par rapport à la classe A est de 85 euros, et contrairement à ce que peuvent penser de nombreux consommateurs, ce surcoût n'est compensé qu'au bout de 10 ans par les économies d'énergie (9 euros par an, a calculé l'UFC). Quand à l'achat d'un produit de la classe A++, le surcoût étant de 282 euros, la compensation n'est tout simplement pas envisageable.
Pour les sèche-linge, le surcoût est encore plus élevé : ces appareils se répartissent dans les classes A, B ou C, avec un surcoût de 532 euros pour la A, et 220 euros pour la classe B , alors que la facture d'énergie n'est allégée que de 290 euros pour l'un et 140 euros pour l'autre .
Ce bilan n'incite donc pas les consommateurs à acheter les produits les plus écologiques. Or, pour jouer sur leur comportement d'achat, encore faut-il qu'ils soient récompensés... C'est aujourd'hui l'inverse : les appareils les plus vertueux sont aussi les plus chers et restent destinés à un marché de niche. « C'est d'autant plus dommageable que la consommation d'énergie des ménages explose, en raison de la multiplication de ces appareils dans un même foyer et de leur taille. Cette dépense a doublé en 20 ans et concerne tout le monde », ajoute Alain Bazot, président de l'association. « Si l'on veut, dans la continuité du Grenelle, inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'énergies, les écogestes ne suffisent pas ».
Pas d'incitation
L'association préconise tout d'abord de reconsidérer le classement de l'étiquette énergie, qui se joue actuellement entre A et A++ pour les réfrigérateurs, les classes B à G ayant disparu, car devenues obsolètes. « Le consommateur croit acheter un produit très vertueux avec le A, alors que c'est devenu le plus énergivore. Il n'est donc pas incité à acheter des équipements plus performants, de classe A+ et A++ », commente Alain Bazot. De même pour les sèche-linge, les D à G ne figurent plus sur aucun appareil. Or, l'étiquette énergie est désormais bien connue du public (80% des consommateurs selon l'Ademe), elle est même devenue le deuxième critère d'achat, après le prix - mais avant la marque.
Bilan : pour jouer sur le comportement des consommateurs, encore faut-il qu'ils soient informés sur les performances réelles des produits, d'une part, et qu'ils soient également récompensés de leur achat, d'autre part. « Il faut donner un « signal prix » à ces appareils et de démontrer leur intérêt économique, en plus du seul intérêt écologique. L'économie d'énergie coûte cher sur ces produits, et l'investissement n'est pas rentable », commente Alain Bazot. L'UFC préconise donc un système de bonus/malus écologique, à l'image du dispositif appliqué aux véhicules. La mesure, envisagée lors de la première phase de discussions du Grenelle, a finalement été abandonnée, mais l'UFC veut continuer à la défendre : un bonus pourrait, selon l'association, être octroyé aux produits les moins énergivores, et serait globalement compensé par un malus appliqué aux produits les plus consommateurs d'énergie. Et l'UFC de citer en exemple l'Italie, qui a créé une incitation financière allant jusqu'à.200 euros, faisant passer la part de marché des réfrigérateurs A+ et A++ à 46% en un an. En France, cette part est actuellement de 26%.
(Source : Novethic.fr)
10:05 Publié dans Thème : CONSOMMATION | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écologie, écologique, écoresponsable, économie, énergie |
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11.05.2010
Grenelle 2 : les pesticides n'échappent pas au filtre économique
Le volet Pesticides de la loi Grenelle 2 a été adopté par les députés, au terme d'un débat houleux. Le texte, qui sera voté mardi à l'Assemblée déçoit vivement les écologistes. Ils accusent le gouvernement d'avoir cédé au lobbying industriel.
Colère et déception pour les écologistes. Le volet pesticides du projet de loi Grenelle 2, adopté par les députés vendredi 7 mai 2010, est très loin de répondre aux orientations tracées par la loi Grenelle 1. « Le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictées par les lobbies des pesticides ! », dénonce le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF).
L'évaluation socio-économique qui dérange
L'adoption de l'article 36 bis A, qui conditionne la restriction ou le retrait d'un pesticide à une évaluation des effets sociaux-économiques, a fait l'effet d'une bombe chez les militants écologistes. François Veillerette, porte-parole du MDGRF ne décolère pas. « Cette mesure est contraire à la réglementation européenne ! L'évaluation des pesticides repose sur deux piliers : l'innocuité et l'efficacité. Il n'a jamais été question d'y ajouter un pilier économique ! J'espère que le gouvernement se rendra compte de son erreur et trouvera un moyen de revenir dessus. » Cette initiative française est effectivement inédite en Europe, puisqu'aucun règlement communautaire, pas même le Paquet pesticides qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011, ne prévoit une telle évaluation.
Pour François Veillerette, « cette mesure est tout bonnement une fleur offerte aux industriels des phytosanitaires. » D'autant que le texte ne précise ni les critères de cette évaluation, ni l'organisme chargé de la mener, ni même sa valeur décisionnelle face à l'avis de l'Afssa sur les impacts sanitaires et environnementaux. Autrement dit, des préjudices écologique et économique, lequel prévaudra pour déterminer la restriction ou le retrait d'un pesticide ? Au cours de la séance de discussion -houleuse- sur les bancs de l'Assemblée, Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, a néanmoins précisé que « dans tous les cas, si l'Afssa montre qu'il y a vraiment un risque important, il est évident que son avis l'emportera sur l'avis socio-économique. Il n'y a pas de mise en danger à craindre. »
Des petits pas en avant...parmi beaucoup de reculs
Autre point d'achoppement, l'adoption de l'article 40 qui autorise finalement la publicité des phytosanitaires à usage non professionnel. Le gouvernement avait interdit cette publicité dans le projet de loi initialement déposé, avant que le Sénat ne l'autorise - sous certaines conditions- en première lecture du texte. C'est donc la version des sénateurs qu'auront préféré les députés. Pour le MDRGF, « cette disposition, dictée directement par des fabricants et distributeurs de pesticides va juste aider à maintenir la consommation des jardiniers à un haut niveau, ce qui est contraire à l'objectif de réduction du Grenelle. » Le plan Ecophyto 2018 prévoit effectivement de réduire de moitié l'usage des pesticides entre 2001 et 2018.
Les députés ont en revanche adopté deux amendements visant à limiter l'usage des phytosanitaires. Le premier permet l'interdiction, par l'autorité administrative, de l'utilisation des pesticides dans les lieux publics, notamment « à proximité des infrastructures de santé publique. » Le second interdit l'épandage aérien, « sauf dans des conditions strictement définies par l'autorité administrative. » Deux avancées mineures, selon le MDRGF, surtout destinées à faire passer la pilule.
Un rapport passé sous silence
Quelques jours avant la discussion du projet de loi à l'Assemblée, l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) avait rendu son rapport « Pesticides et Santé » qui avait déjà suscité l'inquiétude des défenseurs de l'environnement. « Destiné à guider le futur de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques », d'après l'Union des industries de la protection des plantes (syndicat professionnel des industriels des produits phytopharmaceutiques), le rapport pointait les risques que ferait courir « à un pan entier de notre économie » la réduction par deux de l'utilisation des pesticides.
Alors même que l'Inra, dans sa récente étude Ecophyto R&D (voir article lié), estime « qu'une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production », les rapporteurs de l'OPECST, en revanche, affirment dans leur rapport que la réduction de moitié de l'usage des pesticides entraînera « une probable diminution des rendements, une hausse des prix agricoles, la possible disparition de nombreuses productions de fruits et légumes, et des phénomènes de résistance des ravageurs. » Ils soulignent, pour finir, qu'« aucune étude scientifique n'est en mesure aujourd'hui de faire, chez l'homme, un lien entre la consommation d'aliments issus de l'agriculture conventionnelle qui utilise des produits phytopharmaceutiques, et la survenue de maladies. »
Pavé d'arguments en faveur des pesticides, le rapport de l'OPECST n'a jamais été évoqué sur les bancs de l'Assemblée lors de la discussion du projet de loi. Pour François Veillerette, la raison est simple : « Avec ce rapport, ils sont allés trop loin, et n'en sont pas très fiers. Il valait mieux éviter d'en parler. » La loi Grenelle 2, dont l'examen s'est achevé dans la nuit de vendredi à samedi derniers doit, elle, être votée ce mardi 11 mai.
(Source : Novethic.fr)
13:02 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, pesticide, grenelle, écologie, environnement, lobbying, industrie |
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24.04.2010
Fenouillet - FESTICOLO, le 25 avril 2010
Le 25 avril prochain, se déroulera la 2ème édition du festival écologique FESTICOLO.
De 10h à 18h30, un marché éthique et solidaire se tiendra Place de la Mairie avec de nombreux commerçants qui vous proposeront des produits bio (miel, pain d'épice, huiles, pâtisseries, confitures, jus de fruits...), mais également des bijoux recyclés, des livres, des objets en cuir, des produits cosmétiques bio, des vêtements éthiques et bien sûr des fleurs. Des animations pour les enfants (jeux en bois, jardin médiéval, bricolomino) rythmeront cette journée.
De 12h30 à 13h30 vous pourrez assister à un concert Valding avec initiation à la danse et vous restaurer au "Panier de Christine".
A 16h00, le film "nos enfants nous accuseront" sera projeté dans la cour de la Mairie, suivi de discussion débat.
A 18h30, cette journée se terminera par un apéritif offert par Biocoop et un concert de "La Tormenta" à l'espace Jack ROUBIN, à 19h00. A la médiathèque vous pourrez également vous initier à des ateliers proposés par l'association "Reflets".
(Source : Fenouillet.fr)
Renseignements 05 62 75 89 61
14:27 Publié dans Evènements - Rendez-Vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festicolo, fenouillet, festival, écologie, environnement, bio, concert |
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04.02.2010
Ville durable : Les entretiens du Certu s'ouvrent à Lyon
Le centre des congrès de la cité universitaire de Lyon accueille pour deux jours les entretiens du Certu dédiés à la ville durable. Plus de 700 élus, techniciens, professionnels, associatifs, chercheurs... sont attendus pour échanger autour de thèmes aussi divers que les mobilités urbaines, la lutte locale contre le changement climatique, la maîtrise d'ouvrage immobilière ou encore la biodiversité.
Le Certu organise à Lyon à partir de ce mardi 2 février deux journées d'entretiens consacrés à la « ville durable, stratégies, méthodes et savoir-faire : pour quels besoins ? pour répondre à quelles attentes ? ». Le Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques dépend du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer. Ses études sont destinées à l'Etat, aux collectivités, aux entreprises publiques ou privées chargées de missions de services publics. Son activité est centrée sur la statistique, les études et enquêtes, l'expérimentation et l'innovation technologique, la production de logiciels dans ses domaines de compétence. Au cours de ces deux journées lyonnaises, plusieurs personnalités sont annoncées, dont la commissaire générale au développement durable Michèle Pappalardo et le secrétaire d'Etat chargé du logement et de l'urbanisme Benoist Apparu. Ces entretiens dédiés à la ville durable s'adressent aux élus, aux techniciens des collectivités et de l'Etat, aux professionnels (bureaux d'études, opérateurs privés de services publics, chercheurs, étudiants...). Ils traiteront tout autant des problématiques liées aux déplacements urbains, qu'à la gestion locale du changement climatique et de la prévention des risques, qu'à la maîtrise d'ouvrage immobilière ou qu'à la biodiversité.
(Source : developpementdurablelejournal.com)
05:35 Publié dans Thème : DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ville, développement durable, mobilité, urbain, climat, immobilier, écologie |
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23.11.2009
Corruption, écologie, droits de l'homme : Total sur la sellette
La relaxe générale des prévenus dans le procès de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, jeudi 19 novembre, ne va pas améliorer l'image de Total dans l'opinion. En 2009, le groupe pétrolier restait bon dernier dans le classement des 30 grandes entreprises françaises réalisé chaque année par Ipsos (baromètre Ipsos- Posternak-Margerit). Il a toujours contesté sa responsabilité dans les différentes affaires où il est impliqué : marée noire de l'Erika, catastrophe d'AZF, accusations de soutien indirect à la junte birmane, soupçons de corruption dans la passation de marchés au Moyen-Orient...
Dans l'affaire de l'Erika, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, n'a jamais reconnu la responsabilité de son groupe établie en janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Paris. Il a fait appel et ses avocats estiment que la justice doit revenir sur le "nouveau droit maritime", établi par le jugement en première instance, qui inclut l'affréteur du navire dans la liste des responsables en cas de pollution. En privé, les dirigeants de Total ont toujours affirmé ne pas s'expliquer l'explosion de l'usine AZF.
BUSINESS ET GÉOPOLITIQUE
Un autre type d'affaires colle à la quatrième "major" pétrolière mondiale : la corruption. M. de Margerie a été mis en examen, fin 2006, pour le versement présumé de commissions occultes qui auraient permis de contourner l'embargo sur les exportations d'or noir irakien et le programme des Nations unies "Pétrole contre nourriture" à la fin des années 1990. "Un dossier sans fondement", avait répliqué son avocat.
En mars 2007, le patron de Total était de nouveau mis en examen, cette fois pour ses activités en Iran dans les années 1990. Ancien patron de la zone Moyen-Orient, M. de Margerie aurait accepté de verser des pots-de-vin - notamment à la famille du président Hachemi Rafsandjani - pour pouvoir conclure des contrats gaziers avec la compagnie nationale des hydrocarbures (NIOC). Il s'en est défendu en expliquant que les sommes étaient en fait destinées à des actions de lobbying licites en direction d'intermédiaires, non à la corruption de décideurs. En succédant à Thierry Desmarest en février 2008, M.de Margerie avait aussi hérité des suites d'une enquête préliminaire, ouverte sur des faits de "corruption d'agents publics étrangers" au Cameroun.
Première entreprise française par la capitalisation (99 milliards d'euros), le chiffre d'affaires (180 milliards) et les profits (13,9 milliards en 2008), elle est plus que d'autres exposée aux critiques de l'opinion. En opérant dans 130 pays et dans un secteur exploration-production où "business" et géopolitique sont souvent intriqués (Iran, Irak, Russie, Venezuela, Bolivie, Nigeria...), elle essuie également le feu nourri des associations de défenses de l'environnement - voire des droits de l'homme, comme en Birmanie.
"J'en ai assez de voir Total diabolisé", s'emporte régulièrement M. de Margerie, estimant que sa multinationale est un atout pour la France. Attaqué par la gauche et des organisations non gouvernementales, il a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy et du premier ministre, François Fillon. Total s'est doté d'une direction spécialisée dans la veille économique, géopolitique et juridique. Ses correspondants à l'étranger sont chargés d'évaluer les risques et d'alerter les dirigeants
(Source : Le Monde.fr - par Jean-Michel Bezat)
12:44 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corruption, écologie, total, environnement, azf, erika |
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28.10.2009
Un mois d’actions contre Total et les sables bitumineux
Depuis un mois, Greenpeace dénonce le pétrole le plus sale au monde : celui issu des sables bitumineux. En quelques semaines, nous avons multiplié les actions en France et au Canada pour mobiliser contre ce crime environnemental. Total est au premier rang des coupables. A moins de deux mois du sommet international sur le climat à Copenhague, nous ne pouvons pas laisser cette catastrophe écologique se perpétuer.
(Source : Greenpeace.fr)
Sables bitumineux : Total invente la destruction durable
envoyé par gpfrance. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
11:25 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : total, environnement, pétrole, écologie |
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27.10.2009
Déchets nucléaires : le gouvernement ne réagit pas, Greenpeace envoie un navire sur place
Vendredi dernier, nous demandions au gouvernement de décréter un moratoire immédiat sur les exportations de déchets nucléaires, notamment vers la Russie. Force est de constater aujourd'hui que nos demandes n'ont pas été suivies d'effets.
Deux navires susceptibles d'embarquer des déchets de ce type sont attendus au Havre dans les heures qui viennent. Chacun fera escale 24 heures avant de repartir pour Saint-Petersbourg : le Kapitain Mironov devrait arriver jeudi et le Kapitan Lus vendredi. Il ne saurait être question que le gouvernement et le lobby nucléaire (Areva, EDF, Commissariat à l'Energie Atomique) continuent en toute impunité leur trafic de déchets nucléaires. Ce trafic doit impérativement cesser.
Greenpeace est donc prêt à tout mettre en oeuvre pour empêcher la poursuite de ces exportations de déchets nucléaires. Pour cela, nous avons dépêché au Havre notre navire Arctic Sunrise.
Au lendemain des scandales concernant le stockage de déchets nucléaires en Russie et la découverte de kilos de plutonium « perdus » à Cadarache, demandez avec nous au ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, que le gouvernement décrète un moratoire sur les exportations de matière nucléaires jusqu'à ce que les enquêtes en cours aboutissent et que nous en sachions plus sur le circuit de ces déchets. Plus de 400 personnes l'ont déjà fait !
Ecrivez à J-L Borloo pour lui demander un moratoire immédiat
(Source : Greenpeace.fr)
23:18 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, nucléaire, écologie, déchets, cadarache |
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18.10.2009
Des dizaines de kilos de plutonium perdus à Cadarache !
Que s'est-il passé exactement à Cadarache ? Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) y démantèle actuellement une usine de fabrication de combustible Mox, un mélange d'uranium appauvri et de plutonium. Le 6 octobre, elle informe l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qu'elle a découvert l'existence de plusieurs dizaines de kilos de plutonium perdus dans l'usine. En réalité, le CEA Cadarache est au courant depuis le mois de juin, mais a attendu plusieurs mois avant de prévenir l'ASN !
Mercredi 14 octobre, celle-ci exige l'arrêt des opérations de démantèlement de l'usine. Elle affirme que « la situation présente un risque grave et imminent » et qu'Areva, qui exploite ce site, « n'est pas en mesure de démontrer l'exactitude des inventaires comptables de matières fissiles présentes ». L'ASN estime que la quantité totale de plutonium en question pourrait s'élever à près de 40 kilos !
Pour Greenpace, cela signifie qu'Areva et le CEA reconnaissent leur incapacité à gérer leur plutonium qu'ils laissent traîner par kilos. Rappelons que quelques microgrammes suffisent à déclencher un cancer mortel des poumons ou des voies respiratoires et que 7 à 8 kg de plutonium permettent de confectionner une bombe nucléaire de la puissance de celle utilisée à Nagasaki en 1945, trois jours après Hiroshima. Comment est-il imaginable que l'on découvre dans un vieil atelier de quoi fabriquer environ cinq bombes nucléaires ?
« Nous estimons que la découverte, à Cadarache, de plusieurs kilos de plutonium ayant échappé à tout inventaire constitue une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps. C'est tout simplement hallucinant », déclare Yannick Rousselet, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire à Greenpeace France.
Après les révélations sur l'uranium de retraitement abandonné en Russie, ce nouveau scandale montre l'urgence à abandonner le nucléaire. Il représente une menace pour l'humanité. Nous le répétons depuis près de quarante ans. Qu'attend l'Etat français pour en prendre acte ?
(Source : Greenpeace.fr)
22:41 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, nucléaire |
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03.09.2009
"Taxe carbone, la taxe de l'injustice !" par Gérard Arnaudé
Une taxe supplémentaire qui fait débat : la taxe carbone.
Pendant que le Roi de France repart de plus bel à l'assaut des mots, des petites phrases belles à attendre entendre "moi je .... moi je .... moi je .....", concrètement parlant, sous le couvert de l'environnement, sans aucune alternative possible permettant aux citoyens d'investir dans l'énergie renouvelable, la sanction tombe : vous n'avez pas nécessairement le choix du transport ? pas grave, vous allez payer !
Un article de Gérard Arnaudé développe cette nouvelle arnaque, paru dans le Journal Toulousain n° 378 : "Taxe carbone, la taxe de l'injustice !"
Encore une injustice sociale en prévision ...
14:36 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : taxe, environnement, écologie |
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05.08.2009
Comment nourrir 9 milliards d'humains en 2050 ?
Un potentiel alimentaire menacé
La vocation première de l'agriculture est de nourrir sainement les hommes. Or la population mondiale s'accroît de 80 millions de personnes supplémentaires chaque année. Pour garantir à long terme la souveraineté alimentaire, l'agriculture se doit donc d'être durable (d'un point de vue économique, environnemental, agronomique et social) et indéfiniment reproductible.
Chaque année, 66 000 ha de surfaces agricole utile (SAU) disparaissent en France au profit de l'urbanisation et du développement des infrastructures. Par ailleurs, l'augmentation de la demande non alimentaire (biomasse, agrocarburants) entre en concurrence avec la production alimentaire. Il est donc urgent de protéger l'agriculture de la pression urbaine.
Par ailleurs, certaines formes d'agriculture productivistes causent des dégradations considérables aux milieux : érosion, baisse de la fertilité des sols, banalisation des paysages et des écosystèmes (arrachage des haies, agrandissement des parcelles...) diminution de la biodiversité, pollution des eaux, assèchement des milieux aquatiques, etc. L'agriculture doit donc modifier ses pratiques, et notamment réduire sa dépendance aux intrants (engrais, pesticides, semences, alimentation du bétail, eau d'irrigation et carburants) : en France, les intrants représentent en moyenne 60% du chiffre d'affaires des exploitations, et l'agriculture consomme environ 250 litres d'équivalent-fuel à l'hectare !
Faire face aux grands défis de demain
L'agriculture de demain devra faire face au défi alimentaire qui constituera sa première priorité. Elle devra également relever d'autres défis pour se développer et se maintenir en harmonie avec les grands équilibres naturels :
- o Le défi énergétique. L'agriculture est l'un des rares secteurs économiques capable de produire l'essentiel de son énergie (huile-carburant auto-produite, bois-énergie, solaire thermique et photovoltaïque, biogaz). L'indépendance énergétique de la ferme France est ainsi un objectif accessible et nécessaire pour garantir notre sécurité alimentaire.
- o Le défi climatique. Afin d'anticiper et d'adapter l'agriculture au changement climatique, la meilleure réponse anticipatrice consiste à diversifier les espèces et variétés cultivées. Ainsi, il sera nécessaire de « produire un peu de tout partout », en limitant la spécialisation régionale et en se réorientant vers des circuits de commercialisation courts.
- o Les défis écologiques. La France s'est engagée à stopper l'érosion de sa biodiversité d'ici à 2010 et à atteindre le bon état écologique des eaux d'ici à 2015. Ceci suppose d'encourager la préservation des milieux remarquables, l'autonomie de l'agriculture vis-à-vis des intrants, et de réintégrer la nature comme « facteur de production ». Les infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, bandes enherbées, prairies naturelles, vergers de haute tige et milieux peu ou pas anthropisés) ont ici un rôle essentiel à jouer en fournisssant aux cultures des auxiliaires (ex. insectes prédateurs des ravageurs des cultures).
Vers une agriculture autonome, économe et non polluante
Pour répondre à ces objectifs, l'agriculture devra se réorienter vers des systèmes autonomes, économes et non polluants. Ceci suppose de la fonder sur de nouvelles bases.
Pour cela, FNE propose de :
- o Doter les villes de ceintures nourricières en préservant les espaces agricoles périurbains
- o Réorienter la recherche agronomique vers les systèmes agricoles autonomes et économes en intrants
- o Réviser la filière de conseil et de distribution des pesticides, notamment par la mise en place d'une formation obligatoire pour tous les utilisateurs
- o Réorienter la PAC vers la rémunération des services écologiques rendus par l'agriculture, et vers un soutien significatif aux prairies permanentes et à l'agriculture biologique
- o Renoncer aux objectifs d'incorporation d'agrocarburants
- o Encourager l'agriculture de Haute Valeur Environnementale (HVE), qui se caractérise, selon FNE, par sa faible consommation d'intrants et la place laissée aux espaces de régulation écologique (ou infrastructures agroécologiques) favorables à la biodiversité
(Source : France Nature Environnement)
15:24 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, environnement, agriculture, biologique, bio, écologie |
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15.05.2009
Ecologie : un rapport international recommande plus d’investissements
Du recrutement des pêcheurs pour la pêche aux déchets en passant par les lois interdisant aux marchands de nourriture d'utiliser des assiettes et des verres en plastique dans les parcs côtiers, les gouvernements et les autorités locales dans le monde utilisent de plus en plus les règles du marché pour réduire les déchets qui finissent dans la mer, selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
verres et assiettes bio dégradables
Tels sont les conclusions d'un rapport de l'agence présenté mercredi à la conférence mondiale des océans en Indonésie, qui rassemble 120 nations, selon un communiqué.
Aux Etats-Unis, par exemple, les marchands de nourriture dans les parcs nationaux ont l'obligation d'utiliser des assiettes et des verres biodégradables et ne doivent distribuer des pailles que sur demande des clients.
A Hawaï, une initiative pour payer les pêcheurs pour qu'ils récupèrent des déchets dans la mer a permis de récolter 75 tonnes de détritus sur deux ans.
En Irlande, une taxe de 0,02 dollars (0,15 cents d'euro) sur les sacs en plastique a permis de récolter presque 13 millions de dollars (9 millions d';euros) et conduit à une réduction de 90% de la consommation de sacs en plastique. L'argent est allé à des initiatives en faveur de l'environnement.
Le rapport préconise cependant d'investir dans des infrastructures de gestion des déchets, des poubelles en passant par les décharges et dans des matériaux « verts » qui soient biodégradables
(Source : Toulouse7.com)
17:39 Publié dans Thème : DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, développement durable, déchets |
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10.03.2009
Mode d’emploi pour rendre sa maison écolo
Pour faire des économies, il faut commencer par investir. Ce paradoxe n'a pas échappé aux propriétaires soucieux de mieux isoler leur logement ou d'y installer des systèmes économes en énergie et moins polluants. Les pionniers ont sans doute essuyé quelques plâtres et fait les frais d'un manque d'information. Après la hausse du coût de l'énergie au cours de l'été 2008, l'insistance des installateurs de chauffe-eau solaires, de chaudières à condensation ou de pompes à chaleur à vendre des équipements parfois mal adaptés aussi provoqué des déceptions.
Depuis quelques mois, des groupements d'industriels associés à des fédérations de constructeurs ou d'architectes mettent en place des offres globales qui commencent par un diagnostic thermique de l'existant. Des prescripteurs comme GDF-Suez et EDF proposent également ce type d'interventions à travers des artisans agréés.
"Il ne sert à rien de chauffer pour moins cher si la maison est une passoire", justifie Pierre Hérant, chef du département bâtiment et urbanisme de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Les travaux d'isolation des fenêtres, des portes, des combles sont les plus urgents à entreprendre et pas les plus chers. Une fois la maison calfeutrée, il est souvent possible de conserver sa chaudière et ses radiateurs. Mais ces solutions ne concernent "que" les 13 millions de maisons individuelles. Rien de tel pour les logements collectifs à l'exception des immeubles de logements sociaux détenus par un seul bailleur.
TRAVAUX COÛTEUX
Dans le cas des copropriétés, les syndics auront fort à faire pour pousser des copropriétaires, déjà très sollicités, à se lancer dans de nouveaux travaux coûteux. Dans le cas des logements locatifs privés qui représentent 21 % du parc résidentiel, la question est encore plus épineuse car les travaux financés par les propriétaires bailleur profiteront d'abord au locataire. Trois groupements proposent ce genre de démarche. Phénix Evolution se targue d'une expérience d'une vingtaine d'années de rénovation des maisons du groupe Geoxia aujourd'hui réorientée, via le projet ODMIR4, vers la question des économies d'énergie.
Les "Architecteurs", un collectif d'architectes rebaptisés pour l'occasion les "Améliorateurs", proposent la solution Adelie pour tous types de maisons y compris les bâtisses anciennes.
Enfin, l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa) se focalisera, à travers son projet MYTECH, sur les maisons construites entre 1950 et 1975, "les pires, car vite et mal construites à une époque où le pétrole n'était pas cher et semblait inépuisable", considère François Pellegrin président d'honneur de l'Unsfa et porteur du projet.
L'ambition vise à réduire de 30 % la consommation énergétique de ces logements et les hisser de plusieurs degrés sur l'échelle graduée de A à G des étiquettes énergétiques. "Il est assez facile de gagner deux échelons, explique Olivier de Lattre directeur du développement de Phénix Evolution. Ensuite, tout dépend des équipements installés. Nous avons démontré qu'il est possible de passer de G à B, c'est-à-dire d'une consommation de chauffage de plus de 450 euros par an à moins de 90."
Les dépenses correspondantes se chiffreront souvent à plusieurs dizaines de milliers d'euros. "Il est très difficile d'annoncer un prix moyen, estime Jean-Pierre Bosquet, le président de la Compagnie des architecteurs. Les maisons sont toutes différentes et n'ont pas été entretenues de la même manière. Il faut compter au moins 30000 euros si la maison n'a connu aucun chantier d'amélioration depuis sa construction, 20 000 sinon."
Les bureaux d'études conseillent de commencer par un diagnostic thermique. Le plus simple consiste à changer ses fenêtres voire ses portes afin de diminuer les déperditions de chaleur à travers les vitres et les huisseries. Il faut compter 700 à 800 euros par fenêtre en choisissant le PVC, le matériau le moins cher, plus de 1 000 si le cadre est en aluminium, plus discret. L'isolation des combles à l'aide de laine de verre ou de ouate de cellulose doublée d'une plaque de plâtre (20 à 60 euros par mètre carré) est indispensable puisque le toit est jugé responsable de plus de 30 % des fuites thermiques.
ISOLATION GLOBALE
L'isolation globale peut se faire par l'extérieur ou l'intérieur. Dans le premier cas, il ne s'agit ni plus ni moins que de reconstruire une façade en doublant les murs de plaques de polystyrène formant une nouvelle enveloppe recouverte d'enduit (110 euros le mètre carré hors échafaudage). Outre le fait que cette solution n'est possible que sur des maisons récentes en parpaings, "les entreprises françaises ne maîtrisent pas encore vraiment cette technique plutôt recommandée pour des immeubles", estime Thomas Villard directeur général du bureau d'études thermique Bastide et Bondoux installé à Lyon.
L'isolation par l'intérieur n'est pas plus simple car elle oblige à casser les murs pour les épaissir d'un nouvel isolant, repenser la plomberie et l'électricité et, une fois les travaux achevés, refaire la décoration intérieure en perdant un peu de surface. L'installation des "systèmes" de chauffage (pompe à chaleur, chaudière à condensation...) doit être pensée une fois la maison rendue plus étanche. Les calculs sont délicats car des équipements sous dimensionnés seront inefficaces et réclameront un complément de fuel, de gaz ou d'électricité en cas de coup de froid. S'ils sont surdimensionnés, ils risquent de tomber en panne de sous-régime.
Le recours à la géothermie n'est guère envisageable dans ces chantiers de rénovation car elle suppose de ravager le jardin. Quant aux panneaux solaires, ils doivent, pour constituer un investissement rentable, être intégrés et non pas juste posés sur la couverture ce qui implique de refaire le toit.
(Source : Le Monde.fr par Catherine Sabbah)
08:26 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : maison écolo, écologie, environnement, énergie, économie, chauffage, électricité |
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19.12.2008
Pouvoir d'achat - Le bio, plus cher ou pas ?
En ces temps difficiles pour beaucoup, où les termes de crise économique ou de baisse du pouvoir d'achat sont malheureusement une réalité à prendre en compte, consoGlobe a décidé de faire le point : acheter biologique revient-il moins cher oui ou non ? Écologie peut-elle rimer avec économie ? Consommer écolo renforce-t-il notre pouvoir d'achat ?
Première partie de ce zoom spécial avec l'alimentation : le bio, produit de luxe des supermarchés ?
Les Français et le bio, prêts à faire le pas ?
Selon l’étude Abarac, réalisée en 2000 par des chercheurs de l'Inserm, les produits bio présentent une qualité nutritionnelle supérieure de 30 % à celle des produits de l'agriculture conventionnelle. Et ils sont surtout plus sains et cultivés écologiquement, c'est-à-dire sans produits chimiques, pesticides, etc. aux effets néfastes pour notre santé et l'environnement.
Et nous sommes de plus en plus conscients des bienfaits du bio : si seulement 6% de Français consomment des produits bio tous les jours, le baromètre 2007 de l’Agence bio montre aussi que plus de 4 Français sur 10 consomment des produits bio au moins une fois par mois, 1 sur 4 au moins une fois par semaine, soit une tendance sans cesse à la hausse.
Cependant son prix, réputé très coûteux, reste un frein majeur à son développement et à sa consommation, même si 37 % des Français estiment normal de payer plus cher des produits bio (sondage CSA/Agence bio). Mais qu'en est-il vraiment ?
Bio et grandes marques, des prix équivalents
A partir d’un même panier type (15 produits courants) réalisé sur le supermarché en ligne (« cybermarché ») d’un grand distributeur français, consoGlobe a comparé les prix d’un panier de produits bio à ceux d'un panier de produits de grandes marques et d'un panier de produits de la marque du distributeur.
Pour les produits bio, nous avons en priorité sélectionnés ceux sous la marque bio du distributeur. A noter que l’intégralité du panier bio est certifiée par le label français AB.
Nous avons pris soin de prendre des produits équivalents tant au niveau du poids, du type d’emballage ou des valeurs nutritionnelles :

- Sur le coût total du panier, la différence de prix entre les produits bio achetés en ligne et ceux de la marque distributeur est de 35 %, un résultat très proche d'autres calculs comparatifs effectués précédemment. Cette différence de prix s’explique principalement par la main d’œuvre en plus que nécessite l’agriculture bio moins mécanisée, avec des unités d'exploitation plus petites et des rendements plus faibles que l’agriculture traditionnelle.
- Par contre, cette différence est quasi nulle entre notre panier bio et celui issu de grandes marques : seuls 61 petits centimes séparent les deux paniers ! Ceci explique sans doute que près des trois quarts des acheteurs de produits bio se fournissent en super et hypermarchés, qui proposent désormais leurs propres marques bio à des prix très proches des produits non bio des marques dites de qualité.
- Présents depuis plus de dix ans sur le créneau bio, Monoprix et Carrefour ont sans doute les gammes bio les plus étoffées, le premier cité ayant racheté la chaîne de produits bio Naturalia, tandis que le second propose en France près de 250 produits bio sous sa marque Agir.
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Manger bio… manger écolo ?
Acheter des produits bio chez les grands distributeurs, notamment via leurs sites internet pour plus de rapidité, représente un investissement équivalent à l'achat de produits de grandes marques encore majoritaires dans les rayons. Mais c’est investir dans des produits plus sains et dont la culture est plus respectueuse de l’environnement.
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Cependant, selon nous, trois problèmes subsistent pour ce qui est des achats bio en grande surface :
- Très peu de variétés de viandes et de poissons bio sont présents en grande surface, quelque soit le distributeur, avec des produits de la mer AB souvent limités aux filets fumés (saumon, truite…) et très coûteux alors que seuls le steak haché et le poulet bio sont proposés en viande (hors charcuterie).
- La faible capacité de production bio française (seulement 2% de notre surface agricole) et cette course aux petits prix par les distributeurs les poussent à importer près de 50 % des produits bio : plus de la moitié des fruits et légumes bio, ainsi que 40 % de l'épicerie sèche, proviennent de nos voisins européens, du Maroc, de Turquie, voire de beaucoup plus loin selon l'Agence bio. Résultat : des émissions de CO2 liées aux transports non négligeables.
- Les emballages des produits bio sont souvent identiques à ceux des produits « lambda », c’est-à-dire trop nombreux et avec des matières pas du tout écolo (plastique, papiers et cartons non recyclé, etc.).
Or manger écolo signifie aussi faire attention au suremballage, à la saisonnalité et au lieu de culture ou d’élevage des produits frais, etc.
C'est pourquoi les personnes désirant s’inscrire dans une démarche 100% bio ET écolo devront pour le moment privilégier les produits bio via les circuits les plus courts (vente locale ou directe) tels que les AMAP dont les prix des paniers restent constants et fixés en début de saison entre les consommateurs et les producteurs, même s'il ne s'agit pas de "premiers prix".
Mais il s'agit aussi d'un cercle "vertueux" : plus les "amapiens" seront nombreux, plus les producteurs pourront vivre de ce commerce direct et proposer des prix toujours plus accessibles. Alors, prêts à franchir le pas ?(Source : ConsoGlobe.com)
18:13 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : modem, cap21, bio, écologie, environnement, santé |
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16.11.2008
Ecologie : L’énergie, enjeu fondamental du XXIème siècle
Alors qu’il faudrait réduire de façon importante notre consommation énergétique, nos besoins progressent en Europe de 3 à 4 % par an. Avec l’essor économique de la Chine, de l’Inde et autres pays dits émergeants, l’énergie est l’enjeu fondamental des décennies à venir. Consciente du besoin, l'Europe qui cherche une alternative énergétique au pétrole, a lancé de grands programmes de recherche en matière d'énergie solaire, de récupération de l’énergie marine, d’éolienne et de géothermie.
L’Europe dépendante du pétrole
Alors que la consommation énergétique mondiale va doubler au cours des 50 prochaines années, l'Europe continue à dépendre largement de sources d'énergie extérieures. Actuellement, la consommation de l'UE repose sur le pétrole à 41 %, le gaz (23 %), le charbon (15 %), le nucléaire (15 %) et les énergies renouvelables à hauteur de 6 % seulement. La menace de changement climatique au niveau planétaire et les risques pesant sur la sécurité énergétique, ont contraint l'Europe à changer radicalement de politique en la matière.
Diversifier les sources
L’UE a défini une stratégie visant à faire passer la part des énergies renouvelables de 6 % aujourd'hui à 12 % d'ici à 2010. Ainsi, au titre du 6e programme-cadre de recherche, l'UE consacrera 810 millions d’euros aux sources d'énergie renouvelables. Parmi les projets soutenus, “European Hot Dry Rock” pour l'énergie géothermique, “Wave Dragon” pour l'énergie houlomotrice (les vagues) et “Sol Air” pour l'énergie héliothermique.
Développer le renouvelable
Si nous utiliserons encore longtemps les combustibles fossiles, nous devons développer des sources d'énergie de remplacement afin que la croissance économique de l'Europe soit réellement durable. Les énergies houlomotrice, géothermique et solaire sont prometteuses mais ne représentent encore qu'une part relativement faible du bilan énergétique global. Il convient donc d'intensifier la recherche pour les rendre vraiment rentables en encourageant leur adoption, ainsi que celle d'autres sources d'énergie de remplacement. Le but est de rendre l’UE plus propre et plus compétitive. Voici quelques exemples des énergies alternatives au pétrole.
Énergie géothermique
L'énergie géothermique tire parti de la chaleur naturelle de la Terre. Elle est donc disponible à tout moment du jour et de la nuit indépendamment des conditions météorologiques et climatiques. En Europe, elle chauffe environ 95.000 logements. Le projet “European Hot Dry Rock” (auquel participent la France, l'Allemagne, l'Italie et la Suisse) consiste à utiliser de vastes systèmes de failles naturelles et à y injecter de l'eau à haute pression, laquelle est ensuite chauffée et récupérée à la surface du sol à l'aide de plusieurs puits de production. Un échangeur de chaleur transfère l'énergie à un second circuit qui entraîne un turbogénérateur de façon à produire de l'électricité. L'Europe est actuellement le leader mondial pour cette technologie et le site expérimental européen se situe à Soultz-sous-Forêts (en France).
Énergie marine
L'énergie marine tire parti de l'effet des marées ou des vagues pour produire de l'électricité. Les équipes européennes mettant au point des dispositifs pour exploiter les courants de marée, c'est-à-dire récupérer l'énergie des courants marins produits par les marées, sont leaders dans le monde. Aucune autre équipe n'a pour l'instant dépassé le stade des études théoriques. Le projet de recherche de l'UE “Wave Dragon”, est le premier convertisseur d'énergie des vagues en mer jamais réalisé au monde et produit de l'électricité pour le réseau danois. L'équipe réunit des participants originaires d'Autriche, du Danemark, d'Allemagne, d'Irlande, de Suède et du Royaume-Uni. Amarré au large et pesant 237 tonnes, “Wave Dragon” récupère l'énergie produite par les vagues “déferlantes”. L'eau est initialement stockée dans un réservoir, puis circule à travers des turbines qui produisent de l'électricité. La taille de ce prototype est quatre fois inférieure à celle du système complet. Par rapport aux centrales hydroélectriques classiques, cette nouvelle technologie est tout à fait compétitive. Il existe déjà des plans concernant la construction et l'installation d'unités de production ailleurs dans l'UE.
Avis d’écologiste
Le soleil, source de vie a longtemps été vénéré par les peuples du monde entier. Chaleur, lumière et depuis quelques années énergie, le “roi soleil” n’a pas fini de nous éblouir. Chaque jour je me dis : que d‘énergie perdue... La France, nucléaire oblige, est à la traîne sur le solaire et nous devons tout faire pour rattraper notre retard. Il faudra un jour quand même se poser une question : pourquoi un panneau solaire italien ou allemand est-il trois fois moins cher que ceux vendus dans l’hexagone ? Cela signifie que les aides de l’Etat et des collectivités ne viennent pas alléger la facture du consommateur mais augmenter les marges des fabricants et installateurs... A quand la vérité sur les coûts ?
Gérard ARNAUDE
Retrouvez cet article dans LeJournalToulousain
19:00 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, énergie, gérard arnaudé |
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11.11.2008
OGM et réunions secrètes de la Commission Européenne : Corinne LEPAGE et CAP21 demandent la transparence la plus totale
Il y a quelques jours l’EFSA rendait un avis défavorable à la demande d’application de la clause de sauvegarde par la France sur le maïs Mon810.
Son directeur scientifique, Herman Koëter vient de démissionner, évoquant plusieurs raisons dont la surcharge excessive de travail au regard des moyens accordés et le poids trop grands des considérations politiques en amont des questions scientifiques posées.
Par ailleurs, nous avons appris avec stupéfaction que la Commission européenne tenait des réunions secrètes avec les Etats membres pour accélérer la diffusion des cultures et aliments OGM au sein de l’Union européenne.
Selon The Independent on Sunday, la France aurait été représentée au cours de ces réunions par François Revol, secrétaire général adjoint de l’Elysée, proche conseiller de Nicolas Sarkozy.
Ces informations sont particulièrement troublantes.
Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate et présidente de CAP21 espère que ces assertions sont fausses et attend un démenti sur ces informations. Dans le cas contraire, en écartant le ministère de l’Ecologie et du Développement durable de ces discussions, cela laisse craindre une offensive sans précédent des agrosemenciers pour imposer les OGM dans nos champs et nos assiettes.
Alors que Corinne Lepage remettait il y a quelques mois un rapport sur la gouvernance écologique à Jean-Louis Borloo, Eric Delhaye, président délégué de CAP21, dénonce la plus parfaite opacité qui règne à Bruxelles sur le dossier des OGM et demande la transparence la plus totale de la part du gouvernement français sur ce sujet.
Retrouvez cet article sur CAP21.net
autres sources concernant cette information :
ou recherche sur google avec "Europe's secret plan to boost GM crop production"
14:05 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, cap21, modem, lepage, écologie, europe, mon810 |
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