03.06.2010

Electroménager : acheter écologique n'est pas rentable selon l'UFC

Selon une enquête menée par l'association de consommateurs, plus les appareils sont vertueux au plan énergétique, plus ils sont chers. Or, ce surcoût à l'achat n'est pas compensé par les économies d'énergie sur le long terme. L'UFC demande la création d'un bonus/malus pour inciter et récompenser le consommateur dans ses achats éco-responsables.

« Non seulement le surcoût des appareils électroménagers les plus écologiques est élevé, mais il n'est pas compensé par les économies d'énergie », dénonce l'UFC-Que choisir au terme d'une enquête menée dans 1 464 magasins répartis sur tout le territoire. L'association a choisi d'évaluer tous les modèles pour un type précis de réfrigérateur-congélateur et de sèche-linge, ces deux appareils représentant en effet  50% de la consommation d'électricité « spécifique », c'est-à-dire hors chauffage et éclairage. En moyenne, le surcoût pour l'achat d'un réfrigérateur-congélateur de classe A+ par rapport à la classe A est de 85 euros, et contrairement à ce que peuvent penser de nombreux consommateurs, ce surcoût n'est compensé qu'au bout de 10 ans par les économies d'énergie (9 euros par an, a calculé l'UFC). Quand à l'achat d'un produit de la classe A++, le surcoût étant de 282 euros, la compensation n'est tout simplement pas envisageable.
Pour les sèche-linge, le surcoût est encore plus élevé : ces appareils  se répartissent dans les classes A, B ou C, avec un surcoût de 532 euros pour la A, et 220 euros pour la classe B , alors que la facture d'énergie n'est allégée que de 290 euros pour l'un et 140 euros pour l'autre .


Ce bilan n'incite donc pas les consommateurs à acheter les produits les plus écologiques. Or, pour jouer sur leur comportement d'achat, encore faut-il qu'ils soient récompensés... C'est aujourd'hui l'inverse : les appareils les plus vertueux sont aussi les plus chers et restent destinés à un marché de niche. « C'est d'autant plus dommageable que la consommation d'énergie des ménages explose, en raison de la multiplication de ces appareils dans un même foyer et de leur taille. Cette dépense a doublé en 20 ans et concerne tout le monde », ajoute Alain Bazot, président de l'association. « Si l'on veut, dans la continuité du Grenelle, inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'énergies, les écogestes ne suffisent pas ».

Pas d'incitation

L'association préconise tout d'abord de reconsidérer le classement de l'étiquette énergie, qui se joue actuellement entre A et A++ pour les réfrigérateurs, les classes B à G ayant disparu, car devenues obsolètes. « Le consommateur croit acheter un produit très vertueux avec le A, alors que c'est devenu  le plus énergivore. Il n'est donc pas incité à acheter des équipements plus performants, de classe A+ et A++ », commente Alain Bazot. De même pour les sèche-linge, les D à G ne figurent plus sur aucun appareil. Or, l'étiquette énergie est désormais bien connue du public (80% des consommateurs selon l'Ademe), elle est même devenue le deuxième critère d'achat, après le prix - mais avant la marque.

Bilan : pour jouer sur le comportement des consommateurs, encore faut-il qu'ils soient informés sur les performances réelles des produits, d'une part, et qu'ils soient également récompensés de leur achat, d'autre part. « Il faut donner un « signal prix » à ces appareils et de démontrer leur intérêt économique, en plus du seul intérêt écologique. L'économie d'énergie coûte cher sur ces produits, et l'investissement n'est pas rentable », commente Alain Bazot.  L'UFC préconise donc un système de bonus/malus écologique, à l'image du dispositif appliqué aux véhicules. La mesure, envisagée lors de la première phase de discussions du Grenelle, a finalement été abandonnée, mais l'UFC veut continuer à la défendre : un bonus pourrait, selon l'association, être octroyé aux produits les moins énergivores, et serait globalement compensé par un malus appliqué aux produits les plus consommateurs d'énergie. Et l'UFC de citer en exemple l'Italie, qui a créé une incitation financière allant jusqu'à.200 euros, faisant passer la part de marché des réfrigérateurs A+ et A++ à 46% en un an. En France, cette part est actuellement de 26%.

(Source : Novethic.fr)

20.05.2010

Carburants : 10 conseils pour dépenser moins

Conduite souple. A contrario, une conduite agressive augmente de 40 % la consommation, soit 4 euros de dépense pour 100 km.

Couper le moteur au feu rouge. Pour tout arrêt de plus de 30 secondes, il est plus économique de couper le moteur. On estime que l'action de redémarrer équivaut à faire tourner son moteur au ralenti pendant 7 à 10 secondes.

Filtre à air. À changer tous les 30 000 km, c'est conseillé.

Air conditionné. À faible vitesse et à l'arrêt, c'est économique de se passer de la climatisation. En revanche, il en est tout autre lorsqu'on roule sur l'autoroute.

Le poids du véhicule. Comme tout corps humain qui consomme moins d'énergie quand il est léger, le véhicule aura besoin de moins d'essence s'il est le plus léger possible.

Réservoir jamais plein. Toujours la question du poids du véhicule : on conseille de ne jamais remplir son réservoir mais de le maintenir à moitié plein (sauf pour les longs trajets).

Pneus gonflés. C'est banal, mais des pneus correctement gonflés permettent de réduire la consommation d'essence de façon significative.

Covoiturage. Quand l'essence augmente trop, rouler seul sur des trajets quotidiens est une aberration. le covoiturage est la meilleure manière de faire des économies à la pompe.

Équipements. Indicateurs de consommation, régulateur limiteur, système de navigation et infos trafic permettent aussi de moins dépenser.

Voitures écolos. Mieux vaut pour un prochain achat opter pour des voitures économes en carburants.

Pétrole : à qui profitent les augmentations ?

Dans l'Hexagone comme ailleurs, le prix de l'essence en France dépend de l'évolution du cours du baril de pétrole, lui-même subissant de fortes variations selon la conjoncture mondiale, mais selon aussi la période de l'année. Les mois de juillet et d'Août, qui correspondent à nos périodes de vacances avec une forte envolée de la consommation de carburants, est aussi l'époque des traditionnelles hausses de carburant. Depuis 2005, les prix ont connu des flambées. En janvier 2004, le baril se payait moins de 40 dollars. Il avoisine aujourd'hui les 65 à 70 dollars. Alors à qui profitent les hausses ?

> Aux pays producteurs d'abord, les premiers à tirer partie des cours élevés. Avec un baril à 65 dollars, ils collectent jusqu'à deux milliards de dollars par jour.

> Aux compagnies pétrolières dont les cours de bourse augmentent en même temps que celui du baril. L'an passé, Total, le géant pétrolier français, a réalisé un chiffre d'affaires de 130 000 milliards d'euros.

> À l'État avec sa « cagnotte souvent évoquée constituée à partir des taxes pétrolières. Celles-ci se composent principalement de la TVA et de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers, la fameuse TIPP). Depuis la loi de finances 2006, les régions perçoivent une part importante de la TIPP (en 2007, plus de 6 milliards d'euros sur 25 milliards en tout. ). De 2007 à 2009, les fractions de tarifs régionales ont augmenté en même temps que les nouveaux transferts de compétences.

Autrement dit, au cours du baril qui influence les prix à la pompe, s'ajoutent différentes taxes prélevées par l'État français. Approximativement, le prix de l'essence que nous achetons est constitué de près de 70 % de taxes.

(Source : La Dépêche.fr)

05:30 Publié dans Thème : CONSOMMATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : essence, économie, consommation, carburant | |

11.03.2010

Plans sociaux dans l'industrie : le pire est à venir

Dossier de La Dépêche du Midi (du 10/03/2010)

Les conflits sociaux se multiplient dans le secteur. Et l'avenir est loin d'être radieux, avec des carnets de commande désespérément vides.

La méthode Coué a ses limites. Derrière nous, la crise, comme le prétendent en manière d'incantation des dirigeants politiques ou d'entreprises ? A en juger la floraison de conflits sociaux, pas sûr. L'industrie, poumon économique de la région, emploie 43 000 personnes en Haute-Garonne. Bernard Ourmières, le vice-président de la CCI chargé de l'industrie ne cherche pas à agiter le chiffon rouge mais s'appuie sur des indicateurs aussi fiables qu'inquiétants pour l'affirmer : « 2010 sera pire que 2009. Quand j'entends dire qu'on sort de la crise, je reste sans voix. Les carnets de commande sont vides, il n'y a plus aucune visibilité. En 2009, nous étions encore sur des queues de commande, c'est terminé. »

« On arrive à l'os »

Et que les chiffres de Pôle Emploi affichent des -45 % d'inscriptions pour licenciements ou fin de contrats d'intérim (lire par ailleurs) ne changent rien à l'affaire : « Avec la rincée qu'on a connue ces derniers mois, heureusement que le rythme baisse. Parce qu'on arrive à l'os, là ! », commente Bernard Ourmières.

En attendant, les conflits qui s'ouvrent, perdurent ou s'éteignent (lire ci-dessous) peuvent être classés en deux grandes catégories : ceux qui touchent des entreprises que la crise menace réellement de disparition et ceux qui touchent des entreprises rentables, profitables, mais où le partage du gâteau jugé est jugé inéquitable. Cela touche surtout les grands groupes, constate Bernard Ourmières qui juge morbide et inappropriée l'opposition entre actionnaires gourmands et salariés frustrés : « Deux logiques débiles s'opposent : celle de l'actionnaire qui veut tout, tout de suite, et celle du salarié qui veut tout, tout de suite. En temps de crise, les deux devraient s'entendre sur une pause, pour laisser l'argent dans l'entreprise, lui permettre d'investir pour passer le cap. »

En chiffres

+ 0,8 %. En janvier 2010, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 0,8 % en un mois en Haute-Garonne.
+ 1,1 %. C'est l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans dans la région Midi-Pyrénées (+ 17,5 % sur un an) au mois de janvier.
+ 1 %. L'augmentation du nombre de chômeurs de plus de 50 ans (+ 23,6 % sur un an).
+ 18,9 %. L'augmentation du nombre de chômeurs catégorie A en un an.
57300. Fin janvier, Pôle Emploi comptait 57300 demandeurs d'emplois dans le département, contre 48200 à la fin du mois de janvier 2009.
- 45,2. En pourcentage, la diminution des entrées pour de fins de mission d'intérim.
- 43,7. En pourcentage également, c'est la baisse des entrées à Pôle Emploi pour licenciements économiques.

Thalès

Activité. Équipementier aéronautique.
Adresse. Thalès Avionics, 105, avenue du général Eisenhower à Toulouse.
Thalès Services, 105, avenue du général Eisenhower à Toulouse.
Thalès Alenia Space, 26, avenue Jean-François-Champollion à Toulouse.
Nombre de salariés. 870 (Avionics) ; 520 (Services) ; 2 300 (Alenia Space).
Les raisons du conflit. La politique salariale. Au regard des dividendes distribués aux actionnaires (200 M€ en 2009, 100 M€ en 2010), les salariés demandaient une augmentation « pas inférieure à 3 % ». Ils n'ont obtenu que 2 %.
Durée du conflit. Un mois (les premières assemblées générales ont eu lieu le 8 février).
Où en est-on ? Pour la direction, « les négociations salariales sont closes ». Pas pour les syndicats qui ont annoncé une nouvelle journée de grève demain jeudi, avec manifestation devant le siège du groupe Thalès à Neuilly.

Labinal Groupe Safran

Activité. Conception, production et installation de système de câblages électriques, ingénierie et technique associées sur les marchés aéronautiques, spatiaux et de défense.

Adresse. Avenue Grimaud à Blagnac.

Nombre de salariés. 500 à Villemur-sur-Tarn.

Les raisons du conflit. Les salariés dénoncent des transferts de charges vers le Maroc ou le Mexique. Ils demandent le rapatriement de cette charge en France pour assurer le plein-emploi. Ils souhaitent l'embauche des intérimaires dont les contrats ne sont plus renouvelés à cause des baisses de charges. Ils estiment également que le niveau de la politique salariale doit être mis en adéquation avec « les excellents résultats de l'entreprise » soit une hausse de 2.5 %.

Où en est-on ? La direction a proposé une augmentation de 1.9 % pour 2010. Insuffisant pour les salariés dont 400 d'entre eux ont manifesté hier devant le siège de l'entreprise à Blagnac. Leurs élus ont refusé de se mettre autour de la table et exigé que la direction leur réponde devant les manifestants. Le mouvement se poursuit.

LIEBHERR Aérospace

Activité. Équipementier aéronautique.
Adresse. 408, avenue des Etats-Unis à Toulouse.
Nombre de salariés. 970 sur le site, plus quelques dizaines d'intérimaires.
Les raisons de la colère. La politique salariale et sociale. Pas d'embauche donc une augmentation de la charge de travail, et une hausse des salaires en inadéquation avec les résultats de l'entreprise, dénoncent les syndicats.
Durée du conflit. Trois semaines et demie.
Où en est-on ? Le mouvement social a été suspendu. Les négociations salariales ont abouti à 1,2 % d'augmentation générale et 0,7 % d'augmentation individuelle avec prime à la participation. Insuffisant pour les syndicats qui souhaitaient 100 € de plus par personne (+3,8 %).
Le tout dans un contexte où le chiffre d'affaires est en hausse permanente et que les actionnaires ont récolté 23 M€ de dividendes en 2009, les négociations salariales.

FREESCALE

Activité. conception et fabrication de composants électroniques (Ex-Motorola)

Adresse. Toulouse, 134, avenue du Général Eisenhower

Effectif. Début 2009, 1 650 salariés à Toulouse.

Les raisons du conflit. Annonce en avril 2009 d'un plan de fermeture en 2011 de la fabrication qui emploie 800 personnes et 230 personnes dans la conception de puces pour la téléphonie mobile.

Où en est-on ? Un plan de sauvegarde de l'entreprise a été mis en place (PSE). Les licenciements ont concerné dans un premier temps les 236 salariés de la téléphonie. Actuellement, le PSE touche les 821 emplois de l'unité de production. A terme il ne restera à Freescale Toulouse que 600 personnes travaillant dans la recherche et conception de puces électroniques.

Les raisons de la colère ? Les syndicats (CGT, CFTC et CFDT) sont mobilisés depuis plusieurs mois (grève, débrayages, recours justice) pour obtenir des indemnités de départ décentes. La Direction s'est engagée pour aider chaque salarié à retrouver un emploi en CDI. (Formation, reclassement, cabinet d'accompagnement...)

SEGULA Technologies

Activité. Bureau d'études dans l'aéronautique et le spatial. Sous-traitant d'Airbus.

Adresse. 5, avenue Albert-Durand à Blagnac.

Nombre de salariés. Environ 70 personnes pour Airbus, et 100 sur le pôle spatial.

Les raisons du conflit. L'échec des négociations annuelles obligatoires. L'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO déplore « la mauvaise application de la loi TEPA puis sa suppression », et une proposition de hausse de salaires inférieure à l'augmentation du coût de la vie.

Où en est-on du conflit ? Au début. L'intersyndicale a appelé à une journée de grève demain jeudi. Une manifestation est prévue à 8 h 45, au siège de l'entreprise à Blagnac. Les syndicats demandent une augmentation générale de 3,5 % pour éviter de perdre du pouvoir d'achat. Ils demandent par ailleurs la généralisation de l'Activité partielle de longue durée, avec 90 % du salaire net pendant toute la durée du chômage partiel, utilisé dans le secteur d'activité de Segula Technologies. En tant que sous-traitant d'Airbus, l'entreprise est en effet soumise aux trous d'air que traverse l'aéronautique. Les syndicats formulent une autre revendication : l'augmentation des chèques déjeuner de 1 € par chèque avec abondement de 60 % de la part de l'employeur.

Fournié Grospaud

Activité. Fournié Grospaud, située à Labège-Innopole, est une entreprise référence dans les domaines des infrastructures, du tertiaire et de l'industrie Elle a été rachetée par le groupe Vinci Énergie Sud-Ouest à la fin des années 1990.

Effectif. environ 80 salariés dont 26 monteurs.

Les raisons du conflit. Jeudi 4 mars, les délégués syndicaux ont soumis à la direction régionale leur requête, à savoir une augmentation de 1 € brut de l'heure. Une demande refusée, la direction leur proposant une hausse de 1 % du salaire. « A raison de 152 heures de travail mensuel, 1 % cela fait 20 €brut de plus par mois en moyenne ici. 1 € de l'heure, cela fait 120 € brut de plus. Nous avons alors accepté de revoir notre copie en proposant 0,80 € brut. Vendredi soir, la direction n'a de nouveau pas accepté notre sollicitation » expliquait Norbert Fourment, délégué syndical CGT, pestant contre les raisons de cette réponse négative : « Cette augmentation pouvait couler Vinci. Quelle honte. » La direction a tenu à ne jamais faire de commentaires sur ce conflit. Depuis le 1er mars et hier encore, 20 des 26 monteurs étaient en grève illimitée.

(Laurent Conreur)

PRAXAIR

Activité. Fabrication de composants électroniques passifs (métaux purs et précieux)

Localisation. Toulouse, 66 boulevard Thibaud

Effectif. non communiqué

Les raisons du conflit. Annonce d'un plan social concernant un quart des salariés de cette entreprise américaine basée à Toulouse qui réalise 40 % de son chiffre d'affaires en exportant vers l'Europe. Le reste des exportations est destiné au marché américain et asiatique.

Selon la CFDT, il s'agit d'une réorganisation structurelle et stratégique qui prévoit de transférer les trois quarts de l'activité industrielle actuellement réalisée à Toulouse, aux USA et en Asie.

Les raisons de la colère : craintes pour la pérennité des emplois, avec risque d fermeture du site toulousain à moyen terme.

Où en est-on : journée de débrayage ce mardi 9 mars

Un espoir pour la Mie Occitane

Les salariés de La Mie Occitane, de Villemur-sur-Tarn, pensaient être fixés sur leur sort, hier, à la sortie du tribunal de commerce. Ils devront attendre le 1er avril pour réellement connaître l'avenir de leur société placée en redressement judiciaire. Le tribunal a en effet mis en délibéré sa décision afin de permettre au mandataire de se donner du temps pour... trouver un éventuel repreneur. C'est effectivement cette piste qui est aujourd'hui explorée « avec beaucoup d'espoirs », confiait hier le directeur de la production, Philippe Bergeal. L'usine qui fabrique les célèbres cheveux d'ange et du pain de mie bio saura alors si elle peut poursuivre son activité. Nul ne sait à ce jour quelles sont les chances réelles d'aboutir.

Sanofi-Aventis

Activité. Sanofi-Aventis : Recherche et développement pharmaceutique.
Adresse. Toulouse, 195, Route d'Espagne
Effectif. 703 salariés en janvier 2010
Où en est-on ? 92 postes supprimés avec 21 départs en retraite et 71 en cessation anticipée en cours (chercheurs et administratifs). Des mobilités internes et des départs volontaires.
Le site va perdre 15 % de ses effectifs d'ici avril 2010 selon l'Intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et Sud Chimie.
La direction s'est engagée à ne pas diminuer les effectifs mais n'exclut pas une mobilité des salariés entre les différents autres sites importants du groupe en France. Elle a donné la garantie de conserver sur le site toulousain de Sanofi-Aventis 600 emplois d'ici à trois ans.
Les raisons du conflit. Les stratégies de la nouvelle direction France Sanofi-Aventis articulées sur un projet de restructuration (Transforming) qui tend à supprimer en 2010 entre 1300 et 1500 postes dévolus à la recherche dans le groupe.
On ne peut garder une recherche innovante, performante sans faire appel à de nouveaux talents estiment les syndicats qui s'alarment pour l'avenir des jeunes.

05:07 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, économie, conflit | |

13.01.2010

Airbus, toujours numéro 1

L'avionneur a dépassé son objectif de 300 ventes en 2009. En dévoilant hier à Séville 310 nouvelles Commandes.

C'est à Séville, au pied même du deuxième exemplaire de l'A400 M, qu'Airbus a dévoilé hier son bilan commercial 2 009. Une fois encore la firme de Blagnac a réussi son pari fou d'engranger au moins 300 commandes alors que l'an dernier la crise a frappé de plein fouet les compagnies aériennes. Louis Gallois, PDG d'EADS, maison-mère d'Airbus, a annoncé hier avoir engrangé 310 ventes. Une performance qui prend des airs de tour de force tant le financement d'avions a été difficile l'an passé. John Leahy, le directeur commercial de l'avionneur, avait tablé sur un objectif de 300 mais les signatures de la toute fin décembre ont permis de dépasser cette barre symbolique. La compagnie Virgin Atlantic a notamment signé le 30 décembre un contrat portant sur l'acquisition de dix A330, le long courrier assemblé à Colomiers. Une bonne nouvelle donc pour l'industrie régionale de Midi-Pyrénées qui s'ajoute au record de livraisons battu en 2009. En effet, 498 appareils ont été livrés par Airbus, un niveau jamais atteint dans l'histoire de l'avionneur. Pour mémoire en 2008, Airbus avait livré 483 avions. « Qui pouvait croire au début de l'an dernier que nous atteindrions 498 livraisons ? » a souligné Louis Gallois. Ce chiffre aurait même pu monter à 499 si l'A380 destiné à Qantas avait pu être livré avant le 31 décembre. Il l'a été au tout début 2010. Une fois encore, c'est la star d'Airbus, l'A320, qui a cumulé à lui seul 402 livraisons. Par ailleurs, 86 longs courriers de la famille A330 et A340 ont été remis aux compagnies clientes au cours de l'année.

« LA CRISE N'EST PAS DERRIÈRE NOUS ! »

Du chiffre de 310 ventes doivent toutefois être retranchées les annulations enregistrées tout au long de l'année. Airbus a en effet encaissé 29 annulations (moins qu'en 2008) de la part de ses clients abaissant ses prises de commandes à 271 ventes nettes soit 34,9 milliards de dollars. Malgré ces désistements, les équipes d'Airbus ont avancé ou décalé les livraisons de plus de 600 avions afin de maintenir le niveau de production dans les usines. Malgré ces performances, « la crise n'est pas derrière nous » a lancé pour sa part Tom Enders, le PDG d'Airbus. En effet selon les prévisions d'Airbus, les ventes se situeront encore entre 250 et 300 commandes en 2010. Un niveau inférieur à la production et qui traduira pour la deuxième année consécutive la baisse du carnet de commandes. Malgré ces bons résultats, une inquiétude pointe sur l'A380 qui n'a toujours pas enregistré de nouvelles commandes et peine toujours à monter en cadence de production. 2009 permet tout de même à Airbus de se maintenir sur la première marche du podium devant Boeing qui n'a enregistré que 142 commandes nettes. Enfin une bonne nouvelle pour commencer 2010 !

(Source : La Dépêche.fr par Gil Bousquet)

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13:50 Publié dans Thème : ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, airbus, aéronautique | |

10.12.2009

Un an de vie bio et Pecha'bout de nature tient le bon bout

L'association bio a fait son premier bilan après son baptême en janvier dernier et a présenté ses projets.

Tout bio, tout bon pour Pecha'bout de nature. Un an après avoir semé sa graine dans le champ du commerce bio, l'association présente une récolte productive. De 30 membres à l'origine, ils se comptent désormais en décembre à 107. Et ce avec un effet séduction qui a largement dépassé les frontières péchabboliennes, puisque, que ce soit à l'étal ou par le système des paniers, les bio quality-addicts résident à Toulouse, dans le Lauragais profond ou dans les communes voisines de la ville du maire Georges Karsenti, éclatant comme une marguerite en fleur de voir que le bio a bien creusé son sillon dans sa cité, et que par effet rebond ici le marché arbore l'étiquette de lieu social, et ce de 7 à 77 ans.

« Aujourd'hui, le gros du marché bio est constitué. Nous sommes pratiquement arrivés à créer une plateforme de tous les produits bio de consommations. C'est important d'avoir tout ici car nous défendons aussi une consommation responsable avec moins de trajets à effectuer pour les consommateurs. C'est cela aussi la défense du développement durable. Tous les producteurs à Pechabou adhèrent à cette philosophie » commentait Carine Karsenti, un des cartes du carré d'as de l'association, après le buffet discussion avec les producteurs, qui ont eu le loisir de visionner la vidéo Pechabou'People relatant l'an I, concoctée sur fond de musique jazzy par Jean-Jacques Lutz, un magicien habitué au tour de passe-passe avec les enfants sur le marché.

« Avec ce système de paniers sur un abonnement de trois mois, nous avons une garantie financière, mais surtout nous garantissons la fraîcheur des produits et respectons les saisons. En plus, comme beaucoup de produits bio en vente ici sont sous-vide que l'on peut garder 15 jours au réfrigérateur, on peut bien mieux les congeler », confiait Danièle, la poissonnière, qui a mis dans son épuisette de clients... l'Élysée.

Un marché qui veut l'an prochain monter de nouvelles marches de la renommée. « Déjà pour le marché de Noël du 19 décembre, on va créer un effet de sensibilisation entre les enfants, dont certains vont récolter des jouets pour les enfants démunis. Ensuite, tous les mois, on va faire un marché à thème : janvier la galette, février le carnaval, mars l'artisanat, en avril les œufs, en mai la journée nature, en juin la fête de la musique, en juillet la pétanque, en août le cinéma de plein air, en septembre le bar à eau, en octobre le samedi du goût, en novembre la réduction des déchets et en décembre le marché de Noël. Il y a aura aussi comme en 2009 des ateliers toujours sur des sujets d'écologie », détaillait Carine Karsenti. Au marché de Pechabou, les idées poussent sur un sol fertile.

Des prix encore plus performants l'an prochain

La politique du bon prix pour le bon produit n'est pas laissée en friche au marché de Pechabou. « Avec les paniers de 5 kg, on va être encore plus performants, et même pour des produits bio certifiés, moins chers que des produits non bio en hypermarchés » garantissaient de concert Stéphane Forestier et Carine Karsenti avec l'aval des producteurs. Pour preuve, un panier de 5 kg de légumes bio coûtera 11 €, contre 12 € en non-bio en hyper et 25 € en bio en hyper.. Un panier de bœuf bio sera en 2010 à 65 €, pour du non bio en hyper entre 73,75 et 92,55 €, et pour du bio à 98,62€. « Pour le veau, on sera aussi hyper compétitif. À Pechabou, les 5 kg de bio vaudront 70 €, contre entre 74,45 € et 91,50 € pour du non bio » notait Carine Karsenti

(Source : La Dépêche.fr)

11:23 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : association, bio, production, agriculture, économie | |

20.10.2009

Fronton - Les professionnels tous unis sous la même bannière

Les artisans et commerçants de Fronton s'étaient réunis en assemblée générale pour renouveler leur conseil d'administration et faire avancer leurs projets. C'est sous la présidence de Josiane Mürer que se déroulait cette réunion, en présence de Marie-Hélène Champagnac maire de Fronton, Jacqueline Coquet adjointe, de Florence Belondrade de la chambre de commerce de Toulouse, de Frédéric Galopin manager de ville, devant une assemblée d'une cinquantaine de personnes.

Des commerçants ont planché plusieurs mois avec le manager de ville sur de nombreux projets. L'axe principal sera le bien être du client, avec l'amélioration permanente de l'accueil, la garantie de trouver chez les commerçants frontonnais les produits de la meilleure qualité dans un cadre agréable. En partenariat avec la municipalité des projets sont à l'étude, et tout particulièrement l'amélioration du stationnement, faciliter l'accès pour tous dans les magasins, veiller à un bon éclairage des pôles commerciaux de Fronton... C'est dans le cadre de l'OMPCA que toutes ces améliorations pourront être effectuées, en partenariat étroit avec les chambres de commerces et des métiers, et la mairie, avec le soutien de la région, de l'état, du conseil général et du pays Tolosan.

Ce qui a déjà changé : le nom, ACAPLA, Artisans Commerçants Agriculteurs Professions Libérales Associés. La naissance de Fronty une adorable mascotte qui va entrer dans la vie des frontonnais. Et dès le mois prochain la première opération du nouveau bureau, les 10 jours fous, du 12 au 21 novembre... Le nouveau bureau est composé de 14 membres, il est présidé par Patrice Touchard, vice-présidente Laurence Abadie, secrétaire Sandrine Boarqueiro, trésorier Christophe Baudin...

(Source : La Dépêche.fr)

22:00 Publié dans Actualités frontonnaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerces, fronton, économie | |

10.03.2009

Mode d’emploi pour rendre sa maison écolo

Pour faire des économies, il faut commencer par investir. Ce paradoxe n'a pas échappé aux propriétaires soucieux de mieux isoler leur logement ou d'y installer des systèmes économes en énergie et moins polluants. Les pionniers ont sans doute essuyé quelques plâtres et fait les frais d'un manque d'information. Après la hausse du coût de l'énergie au cours de l'été 2008, l'insistance des installateurs de chauffe-eau solaires, de chaudières à condensation ou de pompes à chaleur à vendre des équipements parfois mal adaptés aussi provoqué des déceptions.

Depuis quelques mois, des groupements d'industriels associés à des fédérations de constructeurs ou d'architectes mettent en place des offres globales qui commencent par un diagnostic thermique de l'existant. Des prescripteurs comme GDF-Suez et EDF proposent également ce type d'interventions à travers des artisans agréés.

"Il ne sert à rien de chauffer pour moins cher si la maison est une passoire", justifie Pierre Hérant, chef du département bâtiment et urbanisme de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Les travaux d'isolation des fenêtres, des portes, des combles sont les plus urgents à entreprendre et pas les plus chers. Une fois la maison calfeutrée, il est souvent possible de conserver sa chaudière et ses radiateurs. Mais ces solutions ne concernent "que" les 13 millions de maisons individuelles. Rien de tel pour les logements collectifs à l'exception des immeubles de logements sociaux détenus par un seul bailleur.

TRAVAUX COÛTEUX

Dans le cas des copropriétés, les syndics auront fort à faire pour pousser des copropriétaires, déjà très sollicités, à se lancer dans de nouveaux travaux coûteux. Dans le cas des logements locatifs privés qui représentent 21 % du parc résidentiel, la question est encore plus épineuse car les travaux financés par les propriétaires bailleur profiteront d'abord au locataire. Trois groupements proposent ce genre de démarche. Phénix Evolution se targue d'une expérience d'une vingtaine d'années de rénovation des maisons du groupe Geoxia aujourd'hui réorientée, via le projet ODMIR4, vers la question des économies d'énergie.

Les "Architecteurs", un collectif d'architectes rebaptisés pour l'occasion les "Améliorateurs", proposent la solution Adelie pour tous types de maisons y compris les bâtisses anciennes.

Enfin, l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa) se focalisera, à travers son projet MYTECH, sur les maisons construites entre 1950 et 1975, "les pires, car vite et mal construites à une époque où le pétrole n'était pas cher et semblait inépuisable", considère François Pellegrin président d'honneur de l'Unsfa et porteur du projet.

L'ambition vise à réduire de 30 % la consommation énergétique de ces logements et les hisser de plusieurs degrés sur l'échelle graduée de A à G des étiquettes énergétiques. "Il est assez facile de gagner deux échelons, explique Olivier de Lattre directeur du développement de Phénix Evolution. Ensuite, tout dépend des équipements installés. Nous avons démontré qu'il est possible de passer de G à B, c'est-à-dire d'une consommation de chauffage de plus de 450 euros par an à moins de 90."

Les dépenses correspondantes se chiffreront souvent à plusieurs dizaines de milliers d'euros. "Il est très difficile d'annoncer un prix moyen, estime Jean-Pierre Bosquet, le président de la Compagnie des architecteurs. Les maisons sont toutes différentes et n'ont pas été entretenues de la même manière. Il faut compter au moins 30000 euros si la maison n'a connu aucun chantier d'amélioration depuis sa construction, 20 000 sinon."

Les bureaux d'études conseillent de commencer par un diagnostic thermique. Le plus simple consiste à changer ses fenêtres voire ses portes afin de diminuer les déperditions de chaleur à travers les vitres et les huisseries. Il faut compter 700 à 800 euros par fenêtre en choisissant le PVC, le matériau le moins cher, plus de 1 000 si le cadre est en aluminium, plus discret. L'isolation des combles à l'aide de laine de verre ou de ouate de cellulose doublée d'une plaque de plâtre (20 à 60 euros par mètre carré) est indispensable puisque le toit est jugé responsable de plus de 30 % des fuites thermiques.

ISOLATION GLOBALE

L'isolation globale peut se faire par l'extérieur ou l'intérieur. Dans le premier cas, il ne s'agit ni plus ni moins que de reconstruire une façade en doublant les murs de plaques de polystyrène formant une nouvelle enveloppe recouverte d'enduit (110 euros le mètre carré hors échafaudage). Outre le fait que cette solution n'est possible que sur des maisons récentes en parpaings, "les entreprises françaises ne maîtrisent pas encore vraiment cette technique plutôt recommandée pour des immeubles", estime Thomas Villard directeur général du bureau d'études thermique Bastide et Bondoux installé à Lyon.

L'isolation par l'intérieur n'est pas plus simple car elle oblige à casser les murs pour les épaissir d'un nouvel isolant, repenser la plomberie et l'électricité et, une fois les travaux achevés, refaire la décoration intérieure en perdant un peu de surface. L'installation des "systèmes" de chauffage (pompe à chaleur, chaudière à condensation...) doit être pensée une fois la maison rendue plus étanche. Les calculs sont délicats car des équipements sous dimensionnés seront inefficaces et réclameront un complément de fuel, de gaz ou d'électricité en cas de coup de froid. S'ils sont surdimensionnés, ils risquent de tomber en panne de sous-régime.

Le recours à la géothermie n'est guère envisageable dans ces chantiers de rénovation car elle suppose de ravager le jardin. Quant aux panneaux solaires, ils doivent, pour constituer un investissement rentable, être intégrés et non pas juste posés sur la couverture ce qui implique de refaire le toit.

(Source : Le Monde.fr par Catherine Sabbah)

12.12.2008

Villemur-sur-Tarn. Molex : le ciel s'assombrit

Dans leur course contre la montre, tous ceux qui veulent sauver l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn, avant la fermeture définitive du printemps 2009, ont perdu la première étape hier. Le tribunal de commerce de Toulouse a refusé de nommer un administrateur provisoire pour 3 mois, comme le demandaient la ville de Villemur et le conseil général, au nom de l'équilibre social (300 emplois supprimés) et des évidentes pertes fiscales après le transfert de l'usine en Slovaquie. Un administrateur aurait examiné sereinement le dossier, en toute neutralité. Ce ne sera pas le cas.

La requête « est irrecevable pour défaut d'intérêt et de qualité à agir » juge le président du tribunal, Jacques Picard, pour qui les créances sont simplement potentielles, car «le projet de délocalisation n'a pas commencé à être mis en œuvre».

 

« Le temps est compté »

 

« Le tribunal n'a pas compris. Tout le monde dit, même Molex, que la délocalisation est arrêtée. Le temps est compté. C'est la chronique d'une mort annoncée. Non seulement pour les 300 salariés, mais aussi pour les PME sous-traitantes. C'est le plus grand cynisme, l'argent roi » fulmine l'avocat de la ville, Christophe Léguevaques. « On va aller en référé en extrême urgence, prouver qu'il y a un péril imminent… Le coût du traitement social sera bien payé par la collectivité, qui a aidé la société depuis 60 ans et se fait planter ».

 

« La délocalisation à l'état de projet. Mais tout est bouclé ! » s'étrangle Jean-Marc Denjean, l'avocat du comité d'entreprise, qui évoque « le mépris du groupe à l'égard de ses salariés » : « Pendant six mois, il a caché cette décision radicale ». Il a donc déposé plainte pour délit d'entrave. Il n'en espère pas grand-chose, si ce n'est des condamnations financières. Mais il va, au nom du CE, tout faire pour retarder et empêcher le plan de délocalisation, « qui ne repose sur aucune raison, sauf celle d'accroître le profit des actionnaires » : « La direction ne fournit aucun élément au CE, il ne peut donc donner son avis. On a posé 120 questions à l'entreprise. En fonction des réponses, on saisira le tribunal ». Une guérilla judiciaire en perspective…

 

« Poursuivre le combat »

 

« Le tribunal a suivi le procureur, je le déplore. Pour le ministère public, il n'était pas question de « tordre le droit, d'une mesure violente » à l'égard de Molex ! On est très loin des discours de Sarkozy sur « les erreurs économiques, les fautes morales » maugrée Jean-Claude Boudet. Le maire de Villemur est d'autant plus déçu que le gouvernement, via le secrétaire d'état à l'Industrie, Luc Chatel, « n'a rien proposé de concret pour l'instant ». Il va étudier un probable appel, avec le conseil général, les salariés et le CE : « On garde espoir. On va poursuivre le combat, sous une forme ou sous une autre ».

On est loin de la médiation proposée par Molex… Le dialogue de sourds continue. Il n'y aura pas de trêve des confiseurs à Villemur. Les employés envisagent déjà de passer les fêtes devant l'usine…

 

«On préfère le dialogue aux procès»

 

« C'était un mauvais procès, commente William Brosnan, le gérant de la SARL Molex. Le tribunal a reconnu qu'il était inutile pour la commune et le département d'intervenir dans cette affaire et de la compliquer. Leur demande d'un administrateur n'était pas réaliste. Notre volonté a toujours été de limiter autant que possible les conséquences sociales de notre projet, pour nos collaborateurs et pour la région.

 

Nous poursuivons la procédure de consultation du Comité d'entreprise. Nous allons fournir à l'expert du comité toutes les informations nécessaires… » « Nous avons proposé une médiation, qui a été refusée. Nous voulons dialoguer avec les salariés, le CE, leur tendre la main… Nous voulons être transparents » affirme Marcus Kerriou. Pour le vice-président des ressources humaines de Molex, « la fermeture est à l'état de projet. Nous voulons en discuter, y travailler avec toutes les parties. Nous ferons le maximum pour limiter l'impact sur Villemur et sa région. On veut trouver des solutions, nous préférons le dialogue aux procès. Nous ne sommes pas dans une logique de bras de fer ».

 

 

(Source : La Dépêche.fr)

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01.12.2008

New Deal pour une économie durable

Le réseau d’ONG Banktrack, dont la Déclaration de Berne est l’un des membres fondateur, a publié le 6 novembre 2008 à Madrid une prise de position sur la crise financière actuelle. Dans ce document intitulé «Bank to the Future », le réseau Banktrack exige un changement d’orientation radical sur les plans écologiques et sociaux – un New Deal – afin de faire face à la crise et de permettre le développement d’une économie mondiale véritablement durable.

 

Le laxisme des autorités de surveillance et la confiance aveugle des politiques dans l’autorégulation ont permis aux instituts financiers de développer un système bancaire parallèle par le biais des paradis fiscaux, afin de contourner les réglementations existantes. « L’appât du gain, le manque de transparence et le surendettement irresponsable ont précipité les banques internationales dans le gouffre. Aujourd’hui, la crise a atteint l’économie réelle et touche déjà des millions de personnes, y compris dans les pays en développement, qui n’ont aucunement bénéficié des milliards de profits réalisés lors des années de Boom » rappelle Andreas Missbach, expert financier de la DB.

Pour éviter les conséquences catastrophiques de futures bulles financières, les zones de non-droits doivent être placées sous contrôle étatique. Les produits dérivés, par exemple, dont la valeur en 2007 était neuf fois supérieure à la production mondiale de biens et de services, ne doivent être autorisés que lorsque leur utilité pour l’économie réelle est démontrée. De même, les activités des fonds spéculatifs et autres hedge funds doivent être fortement restreintes et étroitement contrôlées. Ces mesures font partie des exigences posées à Madrid par la Déclaration d’Escorial sur la crise financière du réseau Banktrack, un réseau de différentes organisations non-gouvernementales provenant des cinq continents et qui milite pour un système financier respectueux de l’environnement et socialement responsable.

Une réglementation plus stricte du secteur bancaire ne suffira cependant pas à réparer à elle seule l’architecture du système financier international. Une transformation fondamentale est indispensable pour le rendre utile à l’avenir. Un nouveau « New Deal » est aujourd’hui nécessaires. Afin de combattre la récession mondiale, il faut que les dépenses étatiques générées par les impôts soient redistribuées au profit des couches de la population les plus défavorisées. Parallèlement, l’Etat doit intervenir dans l’économie pour la transformer en un modèle de production et de consommation durables, et mener des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

D’après l’Agence internationale de l’énergie, réduire les émissions de CO2 de 50% d’ici à 2050 exigerait des investissements à hauteur de 45'000 milliards de dollars. De plus, les besoins des pauvres qui représentent la moitié oubliée de la population doivent être impérativement couverts. Seul un secteur bancaire strictement réglementé, convenablement dirigé, et qui respecte les standards en matière d’environnement et de droits humains, sera à même de contribuer à cette tâche titanesque.

 

Plus d’informations : www.ladb.ch ou en contactant Anne-Kathrin Glatz, responsable finances internationales, 021 620 03 09

 

(Source : Déclaration de Berne)

29.11.2008

Pour une révolution de l'industrie textile

L’industrie du textile est particulièrement concernée par les dérives de la mondialisation. Intimidations, horaires abusifs, salaires dérisoires, répression des activités syndicales et violations des droits du travail représentent le quotidien de milliers d’ouvriers. Les revendications de la Campagne Clean Clothes (CCC) pour des vêtements produits dans la dignité sont-elles pour autant irréalistes?

L’exemple de Switcher montre pourtant qu’il est possible de produire en offrant des conditions de travail dignes et des salaires équitables pour un surcoût insignifiant. Des milieux indépendants attestent que Switcher répond aux plus hautes exigences sociales et écologiques actuelles. C’est pourquoi la DB a choisi de collaborer avec Switcher et documente les différentes étapes de la chaîne de production d’un T-shirt dont la marque de fabrique est le respect de la dignité humaine.

Personne n’est prêt à acheter des habits produits par des enfants dans des conditions indignes. La Campagne Clean Clothes se fait le porte-parole de consommatrices et de consommateurs responsables indignés par les scandales qui ébranlent l’industrie textile. La pétition de la DB interpelle l’industrie suisse de la mode pour exiger des habits produits dans la dignité et une plus grande transparence.

(Source : Déclaration de Berne)

 

Campagne Vêtements Propres - Clean clothes
envoyé par marcorugo

17.11.2008

Régulation mondiale et hiérarchie des priorités, par Corinne Lepage

lepage-petite.jpg« S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, [les chefs d’Etat] seraient inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. »

 

Alors que le G20 peine à établir les prémisses de ce que pourrait être de nouvelles règles du jeu de la finance internationale, voire du capitalisme , on ne peut que constater la différence de traitement entre la crise financière et la crise écologique et climatique. L’urgence de la première n’est pas contestable et on peut que souscrire aux souhaits de certains Etats de voir mettre en place un nouveau Bretton Woods.

Il faut toutefois souligner qu’en s’attaquant au volet financier de la crise mondiale, les chefs d’Etat refusent en réalité de s’attaquer aux causes, la transformation du capitalisme , la croissance des inégalités et les bases artificielles de la croissance passée fondée sur la spéculation et l’économie financière , pour ne viser que les effets.

S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, ils serait inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. Or, le volet énergétique et climatique de cette même crise présente le même caractère d’urgence, car, comme en matière financière , tous les voyants sont au rouge.

En avril 2008, Nicholas Stern s’exprimait ainsi :

« Les émissions croissent beaucoup plus vite que ce que nous avions pensé, la capacité d’absorption de la planète est inférieure à nos prévisions, les risques des gaz à effet de serre sont potentiellement plus élevés que ce que prévoyaient les estimations les plus prudentes, et la vitesse du changement climatique semble être plus rapide. »

Nicolas Stern remettait ainsi en cause les objectifs fixés par son rapport pour la réduction des gaz a effet de serre, les jugeant désormais insuffisants. M. Stern ajoute que pour minimiser les risques d’un changement climatique dangereux, l’objectif initial pour les émissions devrait être multiplié par deux, avec une réduction mondiale de 50% en 2050, ce qui représente pour les Etats-Unis une réduction de leurs émissions de 90% d’ici là.

Le rapport 2008 que vient de publier l’AIEA montre que la trajectoire est contraire et la situation catastrophique. La demande mondiale en énergie primaire augmentera d’1,6% par an en moyenne d’ici à 2030 tirées par la Chine et l’Inde. Cette hausse se traduira par une demande accrue en pétrole : 106 millions de barils par jour en 2030 contre 85 millions aujourd’hui. Mais c’est surtout le charbon qui verra son utilisation s’accroître et comptera pour un tiers de la hausse de la demande en énergie.

Toutefois, l’AIE estime que les énergies renouvelables se développeront rapidement et deviendront la deuxième plus grande source d’électricité peu après 2010. Pour stabiliser la concentration de cO2 à 550ppm , ce qui représente une hausse de 3°, il ne faudrait pas émettre plus de 33GT en 2030 . Or, le scénario actuel est 41 gigatonnes , soit une augmentation de 45% entre 2006 et 2030, ¾ de l’augmentation ayant lieu en Chine, en Inde et au Moyen Orient. Or, rappelons, que la consigne du GIEC , pour éviter d’entrer dans l’irréversibilité était de 450ppm de concentration de cO2 .

Nous aurons besoin de l’action concertée de tous les émetteurs importants. Notre analyse prouve que les pays de l’OCDE ne peuvent pas à eux seuls mettre le monde sur une trajectoire de 450 ppm, même s’ils ramenaient leurs émissions à zéro, commente Nobuo Tanaka. Pour le directeur de l’AIE, il est donc urgent de déclencher une révolution énergétique globale en améliorant l’efficacité énergétique et en augmentant le déploiement de l’énergie à faible teneur en carbone.

Deux conclusions doivent être tirées de cette situation :

· D’une part, l’urgence est absolue et chaque année perdue dans l’agenda se traduit par un pas supplémentaire vers le risque majeur. Dès lors, la conférence de Poznan qui se tient le 1er décembre devrait être l’occasion d’une affirmation forte de l’acceptation d ‘une véritable régulation mondiale, impliquant tous les Etats sur des bases justes et réalistes

· D’autre part, vouloir réformer l’économie mondiale est indispensable , mais deux conditions doivent être réunies pour sortir de la crise elle-même :

  Sortir du court termisme et de l’encouragement au profit maximal pour le risque minimal et mettre un terme en acceptant de toucher à la rémunération du monde de la finance, aux paradis fiscaux, aux agences de notation et en liant le financement public et contrôle public des établissements financiers..La question de la responsabilité en terme politique comme en terme juridique des acteurs de la faillite actuelle devra du reste être posée

  Lier dynamisation de l’économie et sortie de la société du pétrole non seulement par un new deal vert, mais par l’économie sociale de marché, une économie dont les objectifs et les instruments de mesure ont sens sur le long terme et qui met la question de la répartition au centre de ses objectifs. Cela signifie que les taux de rentabilité absurdes, l’usage du seul PIB pour juger du développement, la répartition entre capital et travail, la valeur des matières premières et la place des pays émergents dans le partage de la richesse mondiale sont des sujets qui devront être débattus pour que l’Humanité ait une chance de créer un nouvel ordre économique permettant la durabilité faute de quoi la prophétie parfaitement pessimiste de Claude Lorius, premier Français à recevoir le prix Blue Planet pourrait se réaliser : attendre un sursaut inattendu de l’homme !

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16:15 Publié dans Thème : FINANCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lepage, cap21, modem, économie, finances, développement | |

15.11.2008

Martin Malvy: «La viticulture est un atout de la vie économique et sociale»

Martin Malvy, président du conseil régional Midi-Pyrénées, a toujours souhaité soutenir les vins du Sud-Ouest, car il considère que la viticulture représente des enjeux économiques et sociaux importants.

 

L'interprofession des vins du Sud-ouest vient d'être officiellement reconnue par le ministre de l'agriculture. Or la région était à l'initiative de cette création.

En effet, la Région dès 2006 à initié et impulsé la constitution de cette interprofession unique regroupant à la fois les appellations d'origine et les vins de pays soit quarante et une dénominations. Il s'agissait d'abord de répondre à la nécessité de fédérer toutes les énergies car c'est par la mutualisation des moyens que nous pourrons être présents sur les marchés tant en France qu'à l'export. Ce regroupement est d'autant plus important que, dans un contexte économique difficile, la viticulture traverse une période de mutation importante résultant à la fois d'un marché en pleine évolution et d'une réforme de la réglementation européenne en profondeur. C'est pourquoi, il faut se féliciter du travail réalisé par les vignerons qui n'ont pas succombé à la tentation du repli sur soi. Cela prouve que l'esprit de conquête est bien ancré.

 

Au-delà du symbole, que pensez vous qu'une interprofession unique puisse apporter aux vignerons de la région ?

 

L'objectif est de créer un organisme permettant de défendre les intérêts économiques des entreprises du Sud-Ouest. C'est en se regroupant que nous serons plus forts. Le Canada est un bel exemple de cette réussite. Si nous avions procédé en ordre dispersé nous n'aurions pas obtenu la création du linéaire Sud-Ouest dans les magasins du Québec. Jusqu'à présent les vins du Sud-Ouest étaient classés dans la catégorie « vins autres » avec des vins de différentes régions du monde. Dans ce contexte, difficile pour une petite dénomination de se mettre en avant. Désormais, ceux-ci sont regroupés dans le même rayon. Concrètement cela permet de communiquer sur la mention « Sud-Ouest France» et permettre à l'ensemble des entreprises de la région de mettre en avant leur identité dans un cadre collectif.

 

Le soutien de la région à l'interprofession se limite t'il aux actions menées au Canada ?

 

Non bien sûr ! Nous souhaitons accompagner les entreprises sur d'autres marchés. Tel est déjà le cas au Royaume-Uni et en Allemagne. Nous envisageons, en fonction des orientations données par l'interprofession, apporter notre soutien sur d'autres pays comme les Etats-Unis ou la Chine. Toutefois, même si ce sont les vignerons qui détermineront les priorités, le marché français ne doit pas être négligé. Malgré une baisse importante et continue de la consommation intérieure, la France reste un des premiers marchés. Et puis avant de vouloir conquérir le monde, il faut être le maître chez soi.

 

La Région investit donc sur la viticulture !

 

Oui car la viticulture représente des enjeux économiques et sociaux importants. N'oublions pas que le chiffre d'affaire de la viticulture française représente la vente de 130 airbus. La viticulture régionale quant à elle représente plus 8000 emplois directs pour une valeur totale de un milliard d'euros. Outre cet enjeu économique, la viticulture contribue à l'aménagement du territoire et d'un tissu rural dynamique sans lesquels l'activité touristique, autre activité économique majeure, ne pourrait se développer.

C'est pourquoi la Région a adopté en novembre 2006, un plan viticole pour une période de trois ans (2007/2009) prévoyant pour la période une aide de 11 millions d'euros pour l'ensemble de la filière vitivinicole de Midi-Pyrénées. Ce plan doit permettre la modernisation des outils de production par des investissements matériels et immatériels, la promotion et la structuration de l'interprofession de bassin. En outre, la Région investit dans la formation car il est nécessaire que les nouvelles générations puissent bénéficier des meilleures compétences et des meilleures technologies. Nous venons ainsi d'inaugurer, en octobre, les nouveaux chais du Lycée viticole de Riscle dans le Gers.

 

Êtes-vous confiant dans l'avenir ?

 

Oui car la viticulture reste un atout déterminant de la vie économique et sociale de nombreux terroirs. Elle reste également une activité déterminante pour la qualité de leur environnement et notamment du paysage. En tous les cas nous ferons tout pour que la viticulture de Midi-Pyrénées reste une activité économique majeure. Cela passera par l'émergence et la consolidation des entreprises mais aussi par le développement des petites ou moyennes exploitations, qu'elles agissent individuellement ou dans le cadre de groupements. Le marché n'est pas uniforme, il serait donc une erreur de vouloir imposer un modèle unique.

 

Dans le contexte économique actuel, l'année 2009 s'annonce difficile, c'est pourquoi la Région sera, cette année encore, aux côtés des entreprises de Midi-Pyrénées. J'invite aussi les habitants de notre région à venir rencontrer les vignerons du Sud-Ouest sur le Salon de la qualité alimentaire qui se déroulera du 11 au 14 décembre au parc des expositions de Toulouse. L'interprofession et plus de 70 entreprises seront présentes. Belle occasion de découvrir les femmes et les hommes qui contribuent à la richesse de nos terroirs.

 

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12.11.2008

Villemur. Molex : «Nous prenons le gouvernement au mot»

Article  du 11/11/08 de La Dépêche du Midi :

 

Des leaders syndicaux ont rencontré Luc Chatel, hier, à Paris.

 

Lors de sa venue sur le site de Molex à Villemur-sur-Tarn, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT avait annoncé qu'il défendrait devant le gouvernement le dossier des 300 salariés menacés de perdre leur emploi. L'engagement pris a été tenu. Hier soir, une délégation villemurienne composée de cinq représentants syndicaux a été reçue par Luc Chatel, Secrétaire d'état chargé de l'industrie et de la consommation.

 

Cette rencontre a permis aux salariés de rappeler un des principaux arguments qu'ils défendent à ce jour : « L'entreprise avec ses gros bénéfices est viable et doit rester à Villemur ».

 

Pour Guy Pavant (CGT) au nom du front syndical, le gouvernement aurait entendu le message. Le leader CGT s'est dit « satisfait de la rencontre ».

Il précise : « Nous avons eu l'impression que le gouvernement prenait les choses au sérieux. On nous a dit qu'il prendrait contact dans un premier temps avec le patron de Molex pour voir si l'on pouvait envisager de maintenir le site. Nous avons de notre côté parlé de la possibilité de restitution des brevets à l'état qui jadis, rappelons-le, a vendu notre entreprise à Molex. Luc Chatel nous a aussi annoncé qu'ils essaieraient de rechercher des repreneurs potentiels. Et il a également parlé de nos reclassements, mais cela en dernier recours… car on n'en est pas là. Nous continuons de nous battre et de maintenir la pression même si à ce jour nous ne souhaitons pas dire comment exactement. Nous prenons acte et le gouvernement au mot. »

 

Hier soir, nous apprenions que Luc Chatel avait contacté le PDG de Molex pour une rencontre dans les prochains jours.

 

Retrouvez cet article sur LaDepeche.fr

 

 

 

Extrait du 12/13 sur France3 Sud (11/11/08) :

 

 

06:09 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, molex, villemur, social, économie | |

07.11.2008

MOLEX - Journée du 6 novembre : une mobilisation à la hauteur de cette nouvelle dérive insupportable du capitalisme poussé à son extrème

Une mobilisation qui en dit long sur la caractère insupportable de cette manoeuvre "financière".

Heureusement, notre Président de la République s'est engagé lors de son discours de Rethel sur  l'Emploi, le 28 octobre, à ne pas laisser faire des délocalisations "sauvages" avec comme argumentation : la crise financière (dans le cas de Molex, nous pourrions croire que l'argument repose sur des bénéfices trop importants ...).

Quel soulagement ! Pendant ce temps, silence radio de l'Elysée qui, après les discours, passe au ... silence, encore et encore.

Si au moins, trop en dire permettait d'en faire trop, mais ce n'est même pas le cas !

La ligne de conduite actuelle de notre monarchie présidentielle consisterait-elle à en dire trop pour en faire moins ?

Les citoyens, et notamment les salariés de Molex abbatus alors qu'ils peuvent être fiers de leur rendement par un savoir-faire indiscutable, ont besoin de fermeté non seulement dans les  paroles mais surtout dans  les actes face à ces dirigeants d'entreprises, vandales des valeurs humanistes.

Les courriers des élus appelant le Président de la République à se prononcer en faveur des salariés de Molex vont affluer dans sa boîte aux lettres, les actions appelant à la résistance devraient se multiplier ... bref, nous en sommes qu'aux préliminaires du refus de l'inadmissible.

A noter : dans cette masse populaire, un grand nombre d'élus frontonnais étaient présents à ce grand rassemblement, tous solidaires.

Franck Laborderie-Cavada 

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 Villemur-sur-Tarn. Ils sont entrés en résistance pour sauver Molex

Plus de la moitié de la ville et de nombreux élus ont défilé hier dans les rues pour soutenir les 300 salariés de Molex menacés de perdre leur emploi.

«Coupables d'avoir fait gagner 1,2 million d'euros ! ». Affiché sur le camion qui boucle le cortège, le slogan qui trône aux côtés des photos des salariés de Molex résume à lui seul la situation. Pas question ici d'accepter d'être mis à la porte alors même que l'entreprise dégage de jolis bénéfices. Voilà le cœur du problème. Voilà pourquoi aussi, hier, quasiment tout une ville est descendue dans les rues pour faire bloc avec les 300 salariés de Molex, cette entreprise américaine de sous-traitance automobile dont la cessation d'activité est annoncée pour juin 2009.

Près de 4 000 personnes selon les organisateurs, plus de 3000, c'est sûr… jamais de mémoire de Villemuriens l'on avait vu pareil cortège. à en faire trembler le pont qui enjambe le Tarn ! Ce n'est pas une image… les longs câbles d'acier ont été bien secoués. Mais ils ont résisté. Ne pas céder, c'est aussi le message qu'ont voulu faire passer les habitants de cette ville, encore forte de 6 000 âmes et « désormais entrée en résistance ». Ce sont les mots d'un maire, Jean-Claude Boudet, à l'origine de cette matinée morte qui restera gravée dans les mémoires. Mais aussi que tous ne souhaitent surtout pas sans lendemains ! Car si les cloches ont sonné le glas, si un grand cercueil noir a ouvert le cortège, si certaines larmes n'ont pu, et ne pourront sécher, malgré tout, derrière le convoi funèbre, des hommes et des femmes se sont d'ores et déjà rangés en ordre de bataille. Des salariés de Molex, bien sûr, de Labinal aussi, mais encore d'Airbus, EADS Astrium, tous soutenus par une multitude d'élus. Ceints de leurs écharpes tricolores, une trentaine de maires des communes environnantes ont embrayé le pas. Près d'eux, des figures politiques ont affirmé leur soutien : Martin Malvy, président du conseil régional, les sénateurs Mirassou, Labordes et Auban, ce dernier au nom aussi de Pierre Izard président du conseil général, les députés Bapt et Martinel et le maire de Toulouse Pierre Cohen.

« La direction veut noyer le poisson »

Tous ont marché pour les Molex, mais aussi pour l'avenir d'une ville de campagne touchée de plein fouet par cette cynique logique financière qui laisse sur le carreau des milliers d'hommes et de femmes. Mais alors, quel avenir pour Molex à Villemur ? Au moment où la grande marche fait halte devant l'entrée de l'usine, une délégation sortie d'un comité d'entreprise extraordinaire tente de répondre. En vain. « On nous a remis un dossier de 100 pages. Nous n'y comprenons rien. La direction veut noyer le poisson. Mais nous nous battrons jusqu'au bout », lance Guy Pavant, délégué CGT. Mais pendant que les regards s'assombrissent, un petit sourire se lit sur des lèvres. Une annonce est faite : Martin Malvy vient d'obtenir une rencontre avec le « Big boss » de Molex, dont le siège est basé dans l'Illinois, cet état qui a vu naître l'espoir pour de nombreux Américains voilà deux jours à peine. A Villemur, on rêve aussi d'une nouvelle traversant l'Atlantique et qui cette fois serait bonne.

«Un coup de poignard dans le dos »

À eux deux, Fernande, 51 ans, et Jean-Luc, 53 ans, cumulent 65 ans au service de Molex et d'entreprises de sous-traitance automobile. Les époux Charpentier portent tous les deux le même bleu de travail aux couleurs du groupe américain et travaillent ensemble dans l'usine aujourd'hui menacée de fermeture. « Cela fait 18 ans qu'on s'est installés à Villemur, on venait de Picardie, on peut dire qu'on a déjà été délocalisé, mais en France », raconte Jean-Luc, « on a suivi Valéo dans le sud-ouest avec une dizaine de personnes, on a refait notre vie ici, nos deux fils, 32 et 21 ans, travaillent dans le coin, je faisais confiance à Molex, mais là on s'est fait poignarder dans le dos. À notre âge, difficile de trouver un travail, et on ne va pas partir en Slovaquie. En plus, un de mes deux fils est carreleur dans une entreprise qui est, elle, victime de la crise du bâtiment » poursuit Jean-Luc Charpentier, technicien en dessin industriel dans l'atelier production moulage tandis que son épouse est agent de fabrication.

« J'ai été envoyé deux fois en Inde pour former des ouvriers à nos techniques », ajoute Jean-Luc. « Et maintenant, ils me demandent même d'accompagner les machines qu'ils vont installer en Slovaquie ». Un dernier « sale boulot » avant de se faire licencier.

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Revue de Presse sur cette journée de mobilisation générale :

AFP : Mobilisation générale à Villemur-de-Tarn pour défendre l'usine Molex

LibeToulouse.fr : Villemur ville morte pour défendre ses Molex

ActuOrange.fr : Mobilisation générale à Villemur-de-Tarn pour défendre l'usine Molex

NiceMatin.fr : Mobilisation générale à Villemur-de-Tarn pour défendre l'usine Molex

France3Sud : Villemur ville morte

LeFigaro.fr : Molex, pourtant bénéficiaire, délocalise

MidiPyrénées.fr : Molex : « une illustration des excès du libéralisme »

France 3 Sud 12 13 du 06.11.2008 et JT de 13h de France 2 :

 

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19.05.2008

Grandes surfaces: le pouvoir des maires pourrait être renforcé

Le gouvernement examine une proposition du député UMP Patrick Ollier, visant à renforcer le pouvoir des maires en matière de préemption dans les centre-villes, en faveur du petit commerce, a annoncé le ministère de l'Economie.

Le droit de préemption permet à un maire de se porter en priorité acquéreur d'un bien à vendre ou à louer.

Cette proposition pourrait faire l'objet d'un amendement au projet de loi sur la modernisation de l'économie, qui sera examiné par les députés à partir du 27 mai.

Le député UMP Jean-Paul Charié, rapporteur du projet LME, avait quant à lui proposé de supprimer en 2009 les procédures d'autorisation préalables à l'installation de très grandes surfaces. Selon Bercy, le gouvernement « dialogue avec le rapporteur ».

Le projet de loi prévoit pour l'instant de fixer à 1000m2, le seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation d'implantation de nouvelles grandes surfaces.

Selon le JDD, le Premier ministre François Fillon « a refusé la plupart des amendements que les députés UMP voulaient apporter à ce texte libéralisant notamment le commerce », dont la proposition de M. Charié.

Le gouvernement estime que le passage au seuil de 1.000 m2 permettra de « mettre plus de concurrence au niveau local » quand « la grande distribution s'est développée avec des concentrations économiques importantes dans certaines zones », a-t-on rappelé au ministère de l'Economie.

Mais le gouvernement « partage le souci des élus de trouver des mesures pour que le petit commerce de centre-ville ne soit pas ébranlé par cela », a-t-on expliqué (source : AFP).

21:29 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerce, économie | |