18.05.2010
Un printemps contre l'homophobie
A l'occasion de la 6ème journée mondiale contre l'homophobie hier, l'association Contact lançait le troisième printemps contre l'homophobie en Midi Pyrénées. Jean-Michel Bugnière est psychologue au sein de l'association.
Que représente cette journée pour vous ?
Le 17 mai est une date symbolique. Elle ramène la question de l'homophobie au centre des débats. C'est le temps fort du travail que nous effectuons tout au long de l'année. L'homosexualité est encore taboue, en conséquence l'homophobie banalisée.
Quelles sont les actions de Contact ?
Nous menons des actions éducatives. Nous apportons aux parents une écoute et une aide grâce à des groupes de paroles. Nous organisons également des rencontres en milieu scolaire dans toute la région. Depuis 2005 nous sommes intervenus auprès de 10 000 jeunes.
Quels seront les temps forts de ce printemps contre l'homophobie ?
Le 11 juin aura lieu un concert de rap contre l'homophobie et le 19, la « gay pride » à Toulouse. Des rencontres et des ciné-débats sont aussi prévus.
(Source : La Dépêche.fr)
20:07 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homophobie, égalité, éducation |
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20.04.2010
Suppressions de postes d'enseignants : Émoi au lycée agricole d'Auzeville
La rentrée 2010 s'annonce encore plus catastrophique que la rentrée 2009, selon l'intersyndicale FSU-CGT-Sud du lycée agricole public de Toulouse-Auzeville : « En janvier, des postes d'enseignants titulaires ont été supprimés à l'occasion de départs en retraite ou de mutation, un en français, deux en physiques-chimie, un en biologie. L'administration assure que des moyens complémentaires seront mis à disposition du lycée avec des agents contractuels... mais le 15 avril, il manque un poste en français, un poste à 80 % en physiques-chimie, un poste à 50 % en biologie, un poste à 80 % en agronomie-zootechnie. Les autres services (administration, santé, laboratoire et vie scolaire) ne sont pas épargnés. L'intersyndicale appelle les personnels, les parents et les élèves à se mobiliser.
(Source : La Dépêche.fr)
04:55 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation |
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08.04.2010
Parents d'élèves et enseignants manifestent place Wilson
A deux pas du manège et sur un air de ritournelle nostalgique, parents d'élèves et enseignants ont manifesté hier place Wilson. Au lendemain du comité départemental de l'Éducation nationale (CDEN), instance qui entérine les ouvertures et les fermetures de classes dans le premier degré, les syndicats et la FCPE restent mobilisés. Ce mercredi, des banderoles symboliques ont été tendues en plein air pour dire la réalité de l'école, à quelques jours des vacances de Pâques. « Aujourd'hui 508 demi-journées sans enseignants ne sont pas remplacées », pouvait-on lire sur l'une d'elles. « En Haute-Garonne, plus de la moitié des classes ont entre 25 et 30 élèves », rappelait une autre affiche. Le chiffre de 16 000 surpressions de postes dans tout l'Hexagone reste emblématique de la dégradation des moyens et des conditions de travail pour le SNUipp FSU. Et selon les syndicats enseignants la rentrée 2010 « s'effectuera avec moins de moyens et une éducation appauvrie ».
(Source : La Dépêche.fr)
18:29 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation |
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16.02.2010
Sécurité : dans le primaire aussi...
Les agressions à l'école se multiplient, contre les profs et entre les élèves. Une violence scolaire qui commence dès l'école primaire.
«A 10 ans, certains élèves se comportent déjà comme des petits durs, assure Erika, institutrice dans une banlieue parisienne plutôt tranquille. Ils contestent tout, jurent comme des rappeurs et crachent par terre pour marquer leur désapprobation ». Cette année, elle a un de ces « pré-ado » dans sa classe de CM2. Elle-même ne craint pas spécialement d'être agressée par lui. Si elle s'inquiète, c'est surtout pour les autres élèves. Les filles, d'abord, qu'il « reluque en se tripotant l'entrejambe ». Les garçons plus fragiles, ensuite : « depuis la rentrée, j'ai déjà convoqué trois fois ses parents à cause de bagarres dans la cour. Une fois, un CE1 saignait carrément du nez ! »
La violence n'est pas l'apanage du secondaire. A l'école primaire aussi, elle a fait son apparition. En 2009, la sociologue Cécile Carra a d'ailleurs mené une enquête sur cette question dans différentes écoles (1) et le constat est édifiant. 41% des élèves affirment que quelqu'un (camarades ou adultes) a déjà été violent avec lui et ils sont 28% à reconnaître avoir eu un geste violent. C'est le plus souvent dans la cour de récréation que ces violences ont lieu : 72% contre 12% devant l'école, 4% dans les couloirs et 3% dans la salle de classe.
Comme dans le cas d'Erika, les instituteurs sont rarement victimes d'agressions physiques : seuls 0,5% des professeurs interrogés déclarent avoir reçu un coup violent. Le cas de cet élève de CM2 qui, à Meaux, a balancé un coup de poing dans la poitrine de son prof, reste exceptionnel. Mais les incivilités, elles, sont plus fréquentes. Médecin-chef à La Verrière, clinique spécialisée dans les troubles psychiatriques des enseignants, Christophe Lermuzeau l'a constaté : « l'âge des élèves commettant des incivilités (chahut, manque de respect et contestation de l'autorité) a baissé. Il y a quelques années, il était exceptionnel qu'un instituteur s'en plaigne. Aujourd'hui, en consultation, je l'entends régulièrement ». Ainsi, Erika raconte que le « petit dur » de sa classe exprime avec violence son refus de se plier aux règles collectives : un jour qu'elle menaçait de le punir s'il ne se taisait pas, il l'a « regardé droit dans les yeux en disant, « toi, tu me fais pas peur » ».
Des violences psychologiques qui peuvent être épuisantes pour les professeurs, peu préparés à de telles situations. Professeur de Français au collège et auteur d'une grande enquête sur les violences faites aux enseignants, Véronique Bouzou a, cette année, des élèves de 6ème qui se vantent « d'avoir fait pleurer la maîtresse ». Qui doit se demander comment elle en est arrivée là et qui fait sans doute partie des 27% d'enseignants qui songent sérieusement à quitter l'Education Nationale...
(1) Violences à l'école primaire, Presses Universitaires de France
(2) Ces profs qu'on assassine, éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2009
(Source : Marianne2.fr)
05:58 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, sécurité |
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03.02.2010
Rythmes scolaires : L'école ne swingue pas Bio !
« Efficacité de notre système éducatif et santé des enfants en lien avec une perturbation de leurs rythmes biologiques » sont les deux objets d'observations du rapport adopté par l'Académie Nationale de Médecine (ANM) le 19 janvier. Une condamnation sans appel des rythmes scolaires imposés aux élèves français.
« Si on met l'enfant au centre de la réflexion sur le temps scolaire il faut prendre en considération l'apport des rythmes biologiques ». Avant de développer leurs conclusions, les rapporteurs de l'Académie, les professeurs Yvan Touitou et Pierre Bégué rappellent le premier des préalables aujourd'hui occulté. « L'enfant n'est pas au centre de la réflexion. L'aménagement du temps scolaire prend en compte de nombreux facteurs sociaux, économiques, politiques, pédagogiques. » Les « partenaires » consultés agissent en fonction d'objectifs différents, souvent opposés.
Quelles conclusions ?
La crédibilité du rapport s'appuie sur les divers travaux scientifiques concernant les rythmes biologiques, l'impact de l'organisation du temps scolaire sur la santé et sur les résultats des élèves. Le rapport atteste que « la préservation de ses rythmes biologiques et psychophysiologiques est donc indispensable à la bonne santé de l'enfant qui dépend, entre autre, de la qualité de son sommeil dans sa durée et sa régularité. » Les conclusions et recommandations de l'Académie de Médecine s'organisent autour de données biologiques établies. En premier lieu le sommeil. « La mauvaise qualité du sommeil a pour corollaire une altération des capacités d'apprentissage entraînant une faible réussite scolaire pouvant aller jusqu'au retard scolaire, des troubles d'anxiété, de dépression et du comportement (violence, hyperactivité, ...). » Préconisation : retarder l'entrée en classe pour prendre en compte la fatigue de l'enfant en début de matinée, en organisant notamment des activités calmes. Ce qui est plus nécessaire encore pour celui dont le temps de sommeil n'est pas respecté. Concernant « l'activité intellectuelle et la vigilance », elles sont en baisse en début de matinée et d'après-midi. La semaine de 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi) est pointée du doigt parce qu'elle « s'accompagne d'une désynchronisation avec diminution de la vigilance de l'enfant les lundi et mardi », et jeudi et vendredi. Le week-end est trop long, comme la deuxième coupure du mercredi. Les journées de 6 heures sont aussi trop longues. L'ANM rappelle ensuite les « périodes difficiles », en automne et en hiver vers fin février, la fatigue est plus importante. Le « bruit et la vie à l'école » sont aussi cités comme facteurs aggravants. Le « stress et le surmenage scolaire » dus aux programmes pléthoriques sont notamment dénoncés.
Quelles recommandations ?
Celles « destinées aux décideurs » suggèrent pour commencer d'introduire « la notion d'hygiène de travail respectant leurs rythmes ». En tenant compte des rythmes de performances journaliers le rapport recommande d'enseigner « les matières difficiles aux moments d'efficience scolaire reconnus, en milieu de matinée et en milieu d'après-midi. » A l'école primaire, l'Académie pointe du doigt « le rôle néfaste (...) de la semaine dite de 4 jours sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine liées à une désynchronisation liée au week-end prolongé. » Des études attestent de plus grandes performances mnésiques des enfants après un week-end d'un jour et demi au lieu de deux. La semaine scolaire devrait s'organiser « sur une journée moins longue (5h par exemple et sur une semaine de 4 jours et demi ou 5 jours comme dans la plupart des pays européens, en proposant 1 h d'études dirigées en fin de classe l'après-midi). » Le collège est, de son côté, invité à revoir les emplois du temps. Leur traitement « est actuellement le même, quelle que soit la classe (de la 6ème à la 3ème), sans tenir compte de l'âge de l'enfant ». Quant au calendrier annuel, des périodes de 7 à 8 semaines de classe alternées avec des périodes de 2 semaines de vacances, permettraient de rééquilibrer les trimestres de l'année scolaire. L'Académie recommande entre 180 et 200 jours de classe par an, avec des journées moins longues, au lieu des 144 dans les conditions actuelles. Elle préconise enfin la Création d'un « Observatoire des rythmes de l'enfant ».
Réactions
La suppression du samedi matin à la rentrée 2008 mise en oeuvre sans concertation par Xavier Darcos, a conduit à la mise en place de la semaine de quatre jours dans 98% des écoles de France. Les conclusions de l'ANM sont une pierre supplémentaire à l'unanimité scientifique sur ces questions. Des chercheurs avaient déjà alerté en 2008 des dangers de la nouvelle organisation de la semaine scolaire. Le SNUipp (syndicat majoritaire des écoles) et la FCPE (première fédération de parents) avaient dénoncé l'absence de réflexion et les motivations gouvernementales étrangères à l'intérêt de l'enfant. Ils sont aujourd'hui les premiers à réagir. Alors que le ministère répond de manière embarrassée que chaque école a choisi son organisation de la semaine, le SNUipp demande à ce dernier « de cesser de se défausser » et souligne « la nécessité d'une remise à plat de l'organisation de la semaine et de la journée scolaires » dans le cadre d'un « dialogue approfondi » avec tous les acteurs. « La FCPE attend le lancement du véritable débat sur les rythmes, (et) s'attachera à ce que des décisions concrètes soient prises pour mettre fin aux aberrations pédagogiques et de santé actuelles ».
Les parents aussi
Les parents devront d'ailleurs entendre les « recommandations » faites à leur encontre par l'ANM : informer l'enfant de l'importance du sommeil et veiller à ce que celui-ci soit suffisant et régulier, restreindre à moins de deux heures par jour le temps passé devant un écran, pas de télévision avant le coucher, ni console de jeu, ni télé dans la chambre, aménager le temps périscolaire pour des activités structurées culturelles et sportives. En pointant de cette manière le rôle des parents, l'ANM veut-elle rappeler que tous les enfants ne sont pas égaux à leur entrée à l'école et donc que certains sont encore plus vulnérables dans le cadre d'une organisation scolaire foncièrement irrespectueuse des rythmes biologiques de l'enfant ? Et si nous parlions éducation durable.
(Source : developpementdurablelejournal.com)
06:31 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, éducation, rythme, scolaire, scolarité, santé |
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16.12.2009
Réforme de la formation des enseignants : « L'école publique en danger »
Hier la réforme du lycée, aujourd'hui celle de la formation des enseignants. Le tout sur fond de suppressions de postes... « et de multiplication de réformettes qui, sur le fond, n'enfoncent que des portes ouvertes ». La phrase est tout aussi dure que le regard que porte Michel Portola sur l'école de la République d'aujourd'hui. Cet ancien principal à la retraite a passé 16 ans à la tête des collèges de La Reynerie et de Bellefontaine de Toulouse. Son analyse sur ce qu'il considère comme « une casse organisée de l'école » vient d'une expérience à la fois « difficile, extraordinaire et passionnante ». Une expérience pour laquelle il est l'un des rares chefs d'établissements à avoir reçu la Légion d'honneur en France.
À la rentrée 2010, les profs seront recrutés après un master (bac + 5) et affectés immédiatement à une classe. Qu'en pensez-vous ?
On ne fabrique pas un pédagogue. Pour être prof, il faut avoir envie, être doté d'une générosité de cœur et d'une sensibilité certaine. Il faut aussi avoir reçu des clés et connaître les ficelles pour gérer l'humain. Les élèves ne sont pas des pions. Ils sont tous uniques. Comment des études universitaires privées de cet aspect essentiel de l'enseignement pourraient répondre à ce que l'on peut qualifier de mission ? Avoir un master, c'est bien. Mais que fait-on de l'humain ? Il y aura forcément des carences, des élèves encore laissés sur le bord du chemin, des profs malheureux et des gens recrutés, pas faits pour ce métier.
Quelle serait justement votre définition du métier ?
Quand on entre dans le système éducatif enseignant, on rentre dans la fonction publique, la vraie. On ne peut pas être fonctionnaire, s'arrêter dès que la cloche sonne. On est prof avant l'heure et après l'heure.
Quel regard portez-vous sur la succession des réformes ?
Chaque ministre amène la sienne, malheureusement pour souvent enfoncer des portes ouvertes et en oubliant que les jeunes ne sont pas un terrain d'expérimentation. Bien sûr, il faut faire bouger les choses pour s'adapter au monde d'aujourd'hui. Mais pas en piétinant les notions qui ont toujours porté les valeurs de la laïcité et de la République : la tolérance, la patience, le respect. Leur absence explique beaucoup de dérives de l'école d'aujourd'hui.
L'école publique est-elle selon vous en danger ?
D'ordre en contre-ordre, c'est une vraie casse du système éducatif qui est organisée. Il faut bien garder à l'esprit que l'on ne peut pas faire d'économie en matière d'éducation. C'est elle qui forme les citoyens de demain.
12:03 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, iufm, formation, enseignant, réforme, éducation |
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05.12.2009
Ils préfèrent manger à la cantine
Santé. Contre toute attente, plus de 70% d'écoliers et 51,5% des collégiens et lycéens trouvent les repas servis de bonne qualité.
À l'ère de la restauration rapide et des repas pris sur le pouce, les élèves du primaire, des collèges et des lycées envoient un message fort. Selon une enquête de l'association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), une majorité d'entre eux trouve que les repas qu'ils mangent dans les cantines scolaires sont bons. Pour être exact, 70,2 % des écoliers du primaire se déclarent très satisfaits tandis que 51,5 % des collégiens et lycéens apprécient les repas servis.
Doit-on voir là, les effets du travail de sensibilisation au goût engagé depuis de longues années ? Ou bien les effet des alertes récurrentes données par des parents effrayés du contenu des assiettes de leur progéniture ? Les deux, sans doute. Mais pas seulement.
Dans le Nord de la France, touché de plein fouet par les questions d'obésité, l'association Fleurbaix Laventie a pris son bâton de pèlerin en 1992. Depuis, l'exemple a fait école auprès d'une dizaine de villes pilotes en France, dont Saint-Jean en Haute-Garonne. Au-delà de la question toujours prégnante du surpoids et de l'obésité, il s'agit de doper l'information en milieu scolaire et de mobiliser les acteurs locaux pour modifier les habitudes alimentaires des familles.
À l'hôpital Henri-Ducuing de Toulouse, l'éminent endocrinologue et nutritionniste Marc Uzan, ne dit pas autre chose : « Si les enfants se déclarent aujourd'hui satisfaits de la cantine c'est bien parce que la grande majorité d'entre eux ne mange pas bien chez eux. Le passage de midi en milieu scolaire est l'occasion pour eux d'avoir un repas équilibré au moins une fois par jour ». Pour autant tout ne va pas pour le mieux. Au-delà du satisfecit des écoliers du primaire, Charles Pernin, chargé de mission agriculture et alimentation à CLCV veut mettre l'accent sur la marge d'amélioration dans le secondaire : « on a environ la moitié des collégiens et des lycéens qui trouve que les plats ne sont pas bons et environ un sur deux ressort de la cantine en ayant encore faim. »
Autre constat : le menu préféré des ados se résume encore aux quiches et pizzas en entrée, aux frites en garnitures et aux pâtisseries en dessert.
Une fois prise, l'habitude est plus solide qu'une corde. D'où la volonté clairement affichée de l'association auprès du ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture d'amplifier les missions d'éducation alimentaire de ce « service public qu'est la cantine ». En inscrivant dans la réglementation les recommandations existantes sur la composition nutritionnelle des repas scolaires. En interrogeant « les convives et en les associant à la gestion du service de restauration ».
Quand on sait aujourd'hui, qu'un écolier de primaire sur deux est inscrit à la cantine et que les deux tiers des collégiens et lycéens français y déjeunent quotidiennement, ça fait beaucoup de monde à consulter.
(Source : La Dépêche.fr)
19:35 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, alimentation, cantine scolaire, éducation |
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23.11.2009
EDUCATION - Appel à la grève le 24 novembre
La Fédération Sud Éducation appelle l'ensemble des personnels à la grève, le mardi 24 novembre 2009, et à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d'organiser collectivement la suite du mouvement.
Avis d'alerte rouge !
Les prévisions de budget 2010 laissent présager un état d'asphyxie pour l'Éducation Nationale : plus de 10000 postes supprimés dans l'EN, qui s'ajoutent aux 30000 déjà supprimés ces deux dernières années ! Le gouvernement poursuit sa politique de casse généralisée des services publics en démolissant l'éducation, la poste, le fret ferroviaire...
Ça suffit !!!
Non aux suppressions de postes et leurs corollaires :
le recours massif aux heures supplémentaires ;
les classes surchargées ;
la dégradation systématique des conditions de travail pour les personnels et les élèves ;
le recours galopant à l'emploi de personnels précaires ;
les suppressions d'heures de cours et la disparition programmée des RASED.
Oui à :
l'augmentation des recrutements aux concours ;
une véritable formation des enseignants ;
la revalorisation de tous les personnels et de leurs salaires ;
la défense de leurs statuts ;
la titularisation sans condition de tous les précaires.
En conséquence, la Fédération Sud Éducation appelle l'ensemble des personnels* à la grève, le mardi 24 novembre 2009
(*enseignants et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé)
L'appel intersyndical à la grève du 24 novembre s'ajoute à la campagne de cartes pétitions et lettres aux parlementaires du collectif « notre école notre avenir ». Mais nous savons touTEs qu'une journée de grève et de manifestations et qu'une campagne d'opinion ne suffiront pas. Les journées de grève tous les deux mois, qui sont souvent la seule perspective donnée par les directions syndicales sont aussi insuffisantes pour contraindre le gouvernement à une autre politique...
C'est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d'organiser collectivement la suite du mouvement.
Pour Sud Éducation, il faut mettre en débat dès maintenant la question de la grève reconductible dans l'EN et la construction d'un véritable rapport de force au niveau interprofessionnel.
(Source : SudEducation.org)
Autre article sur le site : Sauvons l'Ecole Publique
12:59 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, manifestation, grève, école, avenir, budget, rased, précarité, suppression |
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21.10.2009
Des communes qui s'engagent pour nos enfants : Exemple d'un agenda 21 scolaire à Floirac (33)
Didier Iglésias adjoint à la mairie de Floirac (33) nous parle de l'accompagnement d'une municipalité dans le programme d'agenda 21 scolaire.
Plus d'informations concernant l'AGENDA 21 : colonne de gauche à "Développement Durable" ou sur le site agenda21france.org
18:59 Publié dans Thème : DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 21, developpement durable, education |
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09.09.2009
Fronton - Education : Tous les effectifs en hausse
L'ensemble des enfants et des jeunes scolarisés dans les établissements scolaires de Fronton, sont partout en augmentation, soit pour les maternelles, le primaire, le collège et le lycée 2173 élèves.
Au lycée les effectifs passent de 630 à 677 jeunes de la seconde à la terminale, 21 classes dont 9 classes de seconde à fort effectif, 35 élèves par classes. La réussite au BAC pour le lycée de Fronton reste toujours remarquable avec cette année encore 92,6 % de réussite, cela explique certainement la forte demande d'inscription au lycée Pierre Bourdieu (Proviseur Brigitte Mazet).
Au collège, principal Yannick Bouché, on note également un augmentation des effectifs de 840 à 855 élèves.
A l'école élémentaire la nouvelle directrice vient de Bouloc, il s'agit de Dominique Guibert, 15 classes pour 403 élèves contre 385 l'année dernière.
A la maternelle La Palanquette, la directrice Karine Rives compte toujours quatre classes avec une petite augmentation des effectifs de 110 à 115. L'extension des bâtiments est en cours et devrait bientôt se terminer.
La maternelle Joséphine Garrigues change de direction, c'est une enseignante du primaire Lucie Déjean qui assurera cette tâche. Quatre classes également pour un effectif à peu prêt identique, qui passe de 110 enfants à 113.
(Source : La Dépêche.fr)
11:29 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, école, effectif, fronton |
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29.08.2009
TOULOUSE - 60 millions d'euros pour moderniser les écoles
89 millions d'euros. Dans l'idéal, ce serait le prix à payer pour remettre entièrement à niveau et à neuf les écoles maternelles et élémentaires de Toulouse. Un chiffre faramineux à la mesure de l'état de désuétude dans lequel sont tombées ces dernières années les écoles maternelles et primaires de la ville de Toulouse qui vont accueillir mercredi prochain quelque 28 000 petits Toulousains. Gisèle Verniol, adjointe au maire chargée de l'éducation, a rendu la copie hier. L'élue a annoncé le chiffrage de cet « audit du patrimoine scolaire » qui avait été réalisé il y a quelques mois, à sa demande. Loin de ménager l'ancienne équipe municipale, Gisèle Verniol a rappelé « l'état lamentable dans lequel nous avons trouvé les écoles de Toulouse » en mars 2008, évoquant ici et là les « plâtres qui pendaient aux plafonds, les gouttières, les façades défraîchies, les classes et mobilier inadaptés voire défectueux et surtout les défaillances en matière d'hygiène et de sécurité ». Et de citer pour exemple, les sanitaires de certaines écoles devenus des urinoirs collectifs, sans intimité, sans séparation, des cuvettes rajoutées au fur et à mesure des effectifs.
14:17 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, sécurité, hygiène, écoles, travaux, investissement |
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28.08.2009
Rentrée scolaire et Grippe A
A la lecture des mesures communiquées par le gouvernement (« Grippe A : dispositif de prévention pour la rentrée scolaire ») et du document qui sera transmis à tous les élèves dans les premiers jours de la rentrée sur les gestes barrières (« Vous informer sur la grippe A/H1N1 et la scolarité de votre enfant »), une véritable transformation des conditions d'hygiène devrait avoir lieu dans la plupart des établissements scolaires.
Parmi ces consignes, nous retrouvons les suivantes, dites « les gestes barrières » :
« Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier quand on tousse ou on éternue ; le jeter ensuite dans une poubelle fermée et se laver soigneusement les mains.
Se laver les mains régulièrement et avec soin, avec du savon ou une solution hydro-alcoolique en comptant jusqu'à 30.
Éviter tout contact avec une personne malade. »
Première remarques, ces consignes ne sont-elles pas tout simplement des bases d'hygiène qui doivent être inculquées dès le plus jeune âge à nos enfants ?
Les établissements scolaires ne doivent-ils pas être irréprochables quant à la continuité de cette éducation transmise dans le cercle familiale ?
Et pourtant, les conditions d'hygiène de bon nombre d'établissements scolaires peuvent nous rendre sceptique quant à l'application à la lettre de telles mesures basiques.
Défaut de moyens matériels : savon, papier essuie-main, poubelles (avec commande de l'ouverture au pied), papier toilette (!!!)
Défaut de personnel « surveillant » et/ou pédagogique : les toilettes sont des lieux non seulement particulièrement accidentogènes (sol mouillé, portes, etc.) mais aussi de mise en pratique de consignes d'hygiène élémentaires.
Défaut d'hygiène : insalubrité, mauvaises odeurs, de quoi refouler les enfants les plus téméraires... ce lieu doit être irréprochable en terme d'hygiène, c'est pourquoi, au minimum après chaque récréation, un nettoyage doit être effectué avec renouvellement du consommable (savon, papiers).
Deux études parmi tant d'autres, une menée en 2004 (Hygiène à l'école : autour des sanitaires, le tabou) et l'autre menée en 2008 (Toilettes à l'école : un état des lieux inquiétant) portent les mêmes conclusions malgré 4 années les séparant.
L'Hygiène à l'Ecole ... un sujet TABOU ?
En conclusion :
Le gouvernement par le biais du ministère de l'Education Nationale se permet d'envoyer des consignes élémentaires irréalisables dans la plupart des établissements scolaires.
Soit les responsables d'établissement répondent à cette note, loin de toute réalité de terrain, en remédiant à ce problème de l'Hygiène en milieu scolaire, soit nous repartons pour un nouveau cycle en exerçant la politique de l'autruche tout en attendant une prochaine étude en ... 2012.
Nous appelons donc à ne pas attendre plus longtemps et à profiter de ces consignes pour que l'Ecole puisse avoir les moyens d'assumer son rôle pédagogique en terme d'Hygiène (en relais avec le rôle éducatif des Parents dont le rôle est primordial) et ce au quotidien, tout au long de la vie scolaire.
Des visites des locaux scolaires s'imposent .... Quelle est l'analyse des enseignants ? des responsables d'établissements ? des élus ? Des parents d'élèves ? Ont-ils été consultés pour des démarches solidaires et efficaces ?
Franck Laborderie-Cavada
06:15 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, grippe a, école, pédagogie, éducation, hygiène |
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27.08.2009
Montpellier - Les enseignants désobéisseurs préparent leur charte
Pendant deux jours une cinquantaine de fédérateurs du mouvement des instituteurs désobéisseurs réunis à Montpellier (Hérault) travaillent sur une charte de la résistance pédagogique. Ce texte qui comporte notamment dix idées fortes pour remettre l'enfant au centre des préoccupations de l'école sera présenté à tous les instituteurs pour signature. « C'est très important pour relancer notre mouvement parti de prises de position individuelles puis en réseau. L'an passé nous avions beaucoup parlé de nos actions de désobéissance. Aujourd'hui, nous revenons sur le fond du problème que nous avions soulevé : l'intérêt de l'enfant. Nous souhaitons mettre en places des dispositifs alternatifs » explique Bastien Cazals, le directeur de l'école maternelle de Saint Jean de Védas (Hérault) en première ligne de la résistance au même titre qu'Alain Réfalo (Colomiers). « Le nombre des enseignants déclarés désobéisseurs est assez faible dans certains départements. Cette charte est un texte ouvert, pas enfermée dans un mouvement. Elle repose sur des pratiques que des enseignants mettent déjà en place dans les classes » ajoute Marie-Hélène Robert, enseignante (CP-CE1) à Vézins de Levezou (Aveyron) qui espère agrandir le cercle des résistants (douze à ce jour) dans son département. « C'est important de savoir que nous ne sommes pas seuls face aux collègues qui peuvent douter, pour redémarrer les actions dès la rentrée » ajoute Anne Marie Pons de Lourde (Haute Garonne). Ninon, désobéisseuse (et pas désobéissante elle y tient), a exactement la même analyse depuis son école perchée sur la colline de La Salvetat-Belmontet (Tarn-et-Garonne) sur les propositions concrètes à apporter pour amplifier le mouvement de protestation pédagogique. À ce jour les désobéisseurs avancent le chiffre de plus de 2800 signataires en ordre de bataille dans 44 départements.
(Source : La Dépêche.fr)
05:56 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, enseignement, désobéisseurs, pédagogie |
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13.02.2009
Menaces sur les subventions aux associations
Les associations se portent mal. Non seulement elles subissent à leur tour les effets de la crise, mais elles souffrent des mesures gouvernementales qui viennent encore limiter leurs moyens. Longtemps déliées des contraintes économiques, elles voient leur avenir s'assombrir avec, d'un côté, la chute des subventions que leur accordent les collectivités territoriales et, de l'autre, la suppression des personnels qui leur étaient détachés.
Négliger le monde associatif fortement ancré dans les territoires, c'est mésestimer la place qu'occupe ce secteur dans notre vie quotidienne. En France, l'économie sociale et solidaire regroupe 1,7 million de salariés, dont 1,2 million au sein d'associations qui représentent à elles seules 10 % de l'emploi salarié en France. « MM. Raffarin et Villepin avaient déjà baissé les subventions. Nous sommes maintenant à un seuil critique et totalement oubliés du plan de relance », déplore Jacques Henrard, le président de la Conférence permanente des coordinations associatives. Ce jeudi, la CPCA va justement interpeller le gouvernement sur la situation fragilisée des associations. Car si les aides d'État sont peu élevées, elles n'en constituent pas moins un levier pour l'obtention de subventions des collectivités. « Nous nous gérons comme des entreprises. Si on dépense plus d'argent qu'on en gagne, on meurt. Bientôt, on va être obligé d'engager des plans sociaux », menace Hélios Gonzalo, le président de la Ligue Midi-Pyrénées de l'Enseignement (FOL). De plus, les Associations éducatives complémentaires de l'enseignement public (Acep) se sont vu confisquer également les renforts dont elles disposaient de la part de l'Éducation nationale. Ce marasme est d'autant plus préjudiciable que les champs d'intervention de ces associations sont d'abord l'action sociale (un emploi sur deux), l'éducation et la santé.
Les secteurs les plus touchés
Les Droits des femmes. En 2008, les crédits consacrés par l'État au « conseil conjugal et familial » s'élevaient à 2,6 M€. Pour 2009, le gouvernement a prévu une enveloppe de 2,1 M€, soit une baisse de 20 %. Le Planning familial est parmi les premiers concernés. Certaines structures fonctionnent en totalité grâce aux aides de l'État. Animées par des bénévoles, elles ne pourront maintenir les permanences d'accueil si les aides sont supprimées. Brice Hortefeux s'est engagé à revoir sa copie.
L'agriculture. C'est la suppression pure et simple de la ligne « Animation rurale » dans l'agriculture. Plus de subventions du tout et plus de postes Fonjep (Fonds de coopération de la Jeunesse et l'Éducation Populaire). De fait, il n'y a plus aucune subvention, ni aucun poste Fonjep pour les Foyers ruraux, les MRJC, les Familles rurales… Le Ministère se désengage de ces actions d'animation pour se concentrer sur l'agriculture et la pêche.
Éducation populaire : Les subventions liées aux actions conduites en lien avec l'Éducation nationale sont en baisse de 25 %. Xavier Darcos, après avoir conduit la suppression des enseignants mis à disposition, annonce la suppression de la compensation financière des enseignants détachés pour la Ligue de l'Enseignement, les Francas…
Culture. L'État a beau dire qu'il soutient l'art, il taille dans les subventions qui permettent de produire des pièces de théâtre ou qui servent à financer des festivals de musique. L'an passé, les aides de 200 compagnies avaient déjà été rognées de 4 à 6 % et d'environ 17 % pour celles de l'action culturelle (projets menés dans les écoles, hôpitaux, quartiers défavorisés, milieux carcéraux…)
Région : des aides à l'emploi
Du judo-club à la MJC, de l'office du tourisme à la crèche parentale, Le conseil régional Midi-Pyrénées a renouvelé cette année son soutien au secteur associatif. Après avoir consacré 8 M€ l'an passé à la création d'emplois associatifs, un budget de 9 M€ accompagne la montée en puissance du dispositif d'aides. En février, la Commission permanente de la Région a adopté une subvention d'un montant total de 314 000€ pour la création de 23 emplois en Midi-Pyrénées. Ce dispositif d'aide à la vie associative a permis, depuis 2005, la création de 700 emplois pour un millier d'associations.
Chiffres
La première force. Le monde associatif français est la première force collective du pays. On compte en France 1 million d'associations. Selon la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA), il se crée plus de 200 associations par jour.
2 millions de salariés. Ils sont regroupés dans 180 000 structures employeurs pour un budget de 60 milliards d'euros. Le secteur associatif représente une force économique supérieure à l'industrie automobile. Selon la CPCA, ce secteur devrait être le premier contributeur du plan de relance des emplois aidés en 2009.
14 millions de bénévoles. On comprend mieux pourquoi les élus restent à l'écoute des associations qui sont des acteurs déterminants des politiques publiques nationales et locales.
(Source : La Dépêche.fr)
00:08 Publié dans Thème : ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : association, subvention, politique, emploi, social, éducation, culture |
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10.02.2009
Midi-Pyrénées. Les universités sont dans la rue
Manifestation. L'université toulousaine revoit sa copie en resserrant la contestation sous la bannière Midi-Pyrénées cet après-midi.
A J moins quatre des vacances universitaires, les enseignants chercheurs et les personnels et les étudiants redescendent dans la rue aujourd'hui. Ils étaient environ six mille jeudi dernier. Mais vendredi, à la fac du Mirail, plusieurs appels à la mobilisation « massive » ont été lancés lors de la dernière assemblée générale des personnels de l'UTM, par les différents UFR, unités de formation et de recherche. En fin de semaine, l a FSU (fédération des syndicats unitaires) s'est déclarée même favorable à l'organisation d'une manifestation intégrant le Sud-Ouest, avec la présence à Toulouse des universitaires Montpelliérains, Palois, Perpignanais et Bordelais. Pour l'heure, la FSU a revu sa copie en resserrant la contestation sur les facs de Midi-Pyrénées. « Nous démarrons à peine le mouvement et nos collègues du Grand Sud ne se sont pas encore prononcés sur cette idée », précise le porte-parole de l'intersyndicale du Mirail, et Hervé Petit ajoute : « c'est pour cette raison que chaque région manifeste de son côté, aujourd'hui ». Tout à l'heure dans le cortège qui partira de la place du Capitole, on devrait apercevoir les délégations d'Albi, Rodez, Tarbes ou d'Auch.
Dans la Ville rose, les facs de Toulouse1, Toulouse 2 et Toulouse3 continuent de s'opposer à la remise en cause du statut des enseignants chercheurs, alors qu'hier, Valérie Pécresse annonçait « qu'elle repousse d'un an, l'entrée en vigueur du décret ». Pratique de la rétention de notes à la fac de droit, grève des cours au Mirail ou à Paul Sabatier, organisation de concerts et de débats, du côté étudiants, chacun s'organise et proclame « le conflit va durer ». Ainsi, les étudiants du Mirail ne se déclarent « plus seulement solidaires des enseignants et des chercheurs », souligne Ludivine Labbé, et la présidente de l'Unef-Midi-Pyrénées poursuit : « Le débat dépasse les facs. Nous sommes entrés en résistance contre le système et nous ne sommes pas les seuls. »
(Source : La Dépêche.fr)
23:00 Publié dans Thème : EDUCATION | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : universités, manifestation, éducation, social, modem |
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