03.06.2010

Finis les tabous sur les violences faites aux femmes en milieu rural

Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles tient des permanences à Tournay et Lannemezan pour accueillir les femmes victimes de violence.

Parce que les violences faites aux femmes ne se vivent pas seulement dans les villes mais aussi en zone rurale, le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles a travaillé, en 2009, en partenariat avec la Délégation départementale aux droits des femmes et à l'égalité de la préfecture, à la mise en place d'un référent social violence en zone rurale. « Ce projet est opérationnel depuis 2010. Il se traduit par des permanences assurées par l'accompagnatrice en charge des hébergements, le mardi matin, de 9 heures à 12 heures, à la mairie de Tournay, et de 14 heures à 16 h 30, à la mairie de Lannemezan. L'objectif est d'accompagner ces femmes victimes de violences conjugales en milieu rural », explique Marie-Josée Assié, directrice du CIDFF.

La question des violences faites aux femmes est malheureusement toujours d'actualité. Ainsi, pour l'année 2009, le CIDFF a enregistré plus de 2.800 contacts. « Nous avons une spécificité : des hébergements temporaires. Sur l'année, 30 femmes ont été accueillies et hébergées. Et nous avons eu autant de femmes au niveau du service juridique », poursuit-t-elle.

Le CIDFF organise des actions de sensibilisation et d'information sur la prévention des violences, auprès des jeunes, dans des collèges du département, avec l'Abavem et une assistance sociale intervient dans des sessions de formation à destination des professionnels sur cette problématique. « La violence faite aux femmes ayant été placée grande cause nationale en 2010, le CIDFF fait partie d'un réseau qui lutte contre ce fléau », dit-elle.

Le CIDFF, c'est aussi un service juridique d'accès aux droits d'information. « Ce service reçoit tous les publics. En 2009, 1.570 personnes l'ont sollicité », souligne-t-elle. Un secteur professionnel accueille les femmes en recherche d'emploi, avec accompagnement individuel. Le service santé, vie relationnelle, met en place des groupes de discussions et d'échange sur les thèmes de la conjugalité et de la sexualité. « Ouverts aux femmes, 20 groupes ont été organisés qui ont rassemblé 144 personnes en tout, sauf le groupe stress et harcèlement au travail qui accueille aussi des hommes », précise Marie-Josée Assié. Enfin, le CIDFF développe un service de médiation familiale et judiciaire en partenariat avec le tribunal de Tarbes.

Quant à la fréquentation du centre, elle est constante d'année en année. « En 2009, nous avons reçu 2.295 personnes réparties suivant les différents secteurs », conclut la directrice.

Un site internet

Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles des Hautes-Pyrénées fait partie des CIDFF de la région Midi-Pyrénées. À ce titre, il est recensé sur un site internet que vient de créer l'Union régionale des CIDFF, au même titre que tous ceux des départements de la région Midi-Pyrénées.

Ce site permet au public de découvrir ou mieux connaître ce réseau, de trouver toutes les informations sur les actions, missions et services proposés, sur les actualités ; d'accéder à l'information sur les droits et dispositifs existants : vie familiale, emploi, formation, violences, discriminations, logement, parentalité. Il comporte également la liste des points d'accueil dans chaque département, et les coordonnées.

Site internet de l'UR-CIDFF : http://www.infofemmes-mp.org

Le chiffre : 6

6 personnes>C'est le nombre de salariées qui travaillent dans le cadre du CIDFF des Hautes-Pyrénées. Renseignements au 05.62.93.27.70.

« Les violences conjugales sont toujours là avec les mêmes difficultés : peur de partir et manque d'autonomie financière qui rend les choses compliquées » Marie-Josée Assié.

(Source : La Dépêche.fr)

18.05.2010

Un printemps contre l'homophobie

A l'occasion de la 6ème journée mondiale contre l'homophobie hier, l'association Contact lançait le troisième printemps contre l'homophobie en Midi Pyrénées. Jean-Michel Bugnière est psychologue au sein de l'association.

Que représente cette journée pour vous ?

Le 17 mai est une date symbolique. Elle ramène la question de l'homophobie au centre des débats. C'est le temps fort du travail que nous effectuons tout au long de l'année. L'homosexualité est encore taboue, en conséquence l'homophobie banalisée.

Quelles sont les actions de Contact ?

Nous menons des actions éducatives. Nous apportons aux parents une écoute et une aide grâce à des groupes de paroles. Nous organisons également des rencontres en milieu scolaire dans toute la région. Depuis 2005 nous sommes intervenus auprès de 10 000 jeunes.

Quels seront les temps forts de ce printemps contre l'homophobie ?

Le 11 juin aura lieu un concert de rap contre l'homophobie et le 19, la « gay pride » à Toulouse. Des rencontres et des ciné-débats sont aussi prévus.

www.asso-contact.org/31

(Source : La Dépêche.fr)

22.02.2010

Droit foncier : Une base de données sur les inégalités hommes-femmes

Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, passe au crible les disparités hommes-femmes en matière d'accès à la terre.

Une nouvelle base de données en ligne, lancée par la FAO, renseigne sur l'une des principales pierres d'achoppement au développement rural : les inégalités entre les hommes et les femmes en matière d'accès à la terre. Baptisée « Genre et droit à la terre », l'étude a été élaborée avec l'aide des services statistiques nationaux, d'universités, d'organisations de la société civile et autres sources internationales. Elle offre des informations sur les inégalités hommes-femmes dans 78 pays. On y découvre que dans une grande partie du monde, ces dernières restent fortement défavorisées en matière de propriété agricole et d'accès aux revenus provenant de la terre, alors qu'elle sont souvent les principales productrices de cultures vivrières et qu'elles jouent un rôle crucial au sein des foyers. Ce phénomène « est l'une des principales causes des inégalités sociales et économiques entre les hommes et les femmes dans les zones rurales. Elle met en péril la sécurité alimentaire des ménages et des communautés, et affecte la sécurité alimentaire nationale et le développement », indique Marcela Villarreal, directrice de la Division parité, équité et emploi rural de la FAO. 

La nouvelle base de données offre aux décideurs une image précise des grands changements sociaux, économiques, politiques et culturels qui influent sur l'accès à la terre et le respect des droits fonciers des femmes. Elle couvre aussi bien les lois nationales et coutumières qui régissent l'utilisation des terres, que les droits de propriété et d'héritage, les traités et conventions internationaux, le régime foncier et les institutions connexes, les organisations de la société civile spécialisés en questions foncières et diverses sources statistiques.

Accès à la Base de Données : Base de données - Genre et le droit à la terre

(Source : developpementdurablelejournal.com)

07.11.2009

Société - Femmes en quête de parité

Au travail, l'égalité hommes/femmes est loin d'être la règle. Des quotas et des sanctions sont envisagés pour les entreprises à la traîne.

En France, l'égalité entre hommes et femmes est désormais inscrite dans la loi. Mais si, au terme de quatre décennies de bouleversements importants, les acquis sont réels, ils restent fragiles. Depuis 1972, l'égalité professionnelle a fait l'objet de six lois, toutes réaffirmant le principe « à travail égal, salaire égal ». Mais, combien de femmes constatent-elles encore qu'elles sont moins payées que leurs collègues masculins au même poste? En 2006, dans les entreprises de plus de 10 salariés, la rémunération brute moyenne des femmes restait inférieure de 27 % à la moyenne de celle des hommes. Rares sont encore les chefs d'entreprise qui, comme Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva, déclarent qu'« à compétences égales, je choisis une femme ».

Hier, lors d'une réunion de la commission nationale de la négociation collective, le ministre du Travail a invité syndicats et patronat à débattre de la question de quotas en faveur des femmes dans les conseils d'administration. Xavier Darcos a promis des sanctions à l'encontre des entreprises peu vertueuses en matière d'égalité professionnelle hommes/femmes. « Les textes existent mais ne sont pas appliqués », a-t-il reconnu avant de confirmer son intention d'imposer cette fois des sanctions par la loi.

Les partenaires sociaux ont jusqu'au 30 novembre pour dire s'ils souhaitent ouvrir des négociations, mais le ministre a annoncé sa volonté de légiférer au « premier trimestre 2010 ».

Parmi les pistes proposées, il souhaite « augmenter le nombre de femmes cadres et de dirigeantes ».

Il suggère donc d'examiner « la possibilité d'instaurer au sein des conseils d'administration (CA), instance de représentation des actionnaires, des règles plus contraignantes pour une meilleure représentation des femmes.

L'idée de quotas de femmes dans les conseils d'administration, comme il en existe déjà en Norvège, fait l'objet d'une proposition de loi des députés UMP. « Je n'y suis pas hostile, a insisté le ministre, bien que cette mesure ne soit pas suffisante ». Il serait « plus intéressant de se poser la question des quotas dans les comités d'entreprise et les comités exécutifs », a-t-il ajouté. « Il serait bon d'instaurer un principe de proportion équivalente entre la représentation des femmes dans tout ou partie de la population des salariés de l'entreprise et dans celle de ses dirigeants, le tout régi par des règles simplifiées ».

Bonus -malus

Le gouvernement veut aussi imposer aux entreprises de dire publiquement où elles en sont en matière d'égalité. « Je n'exclus pas un système de bonus-malus, que je ferais mieux d'appeler un système de malus-malus puisque les syndicats m'ont fait remarquer qu'il n'était pas souhaitable à leurs yeux de donner un bonus aux gens qui font simplement ce qu'ils sont obligés de faire ». La pénalité devrait ressembler à celle mise en place pour favoriser l'emploi des seniors et représenter 1 % de la masse salariale. Côté syndicats, la CGT ne voit « pas grand-chose de nouveau » et juge qu'il n'y a « pas de volonté politique d'aller jusqu'aux sanctions ». FO estime qu'il est « hors de question » de négocier sur les sanctions, qui sont de la « responsabilité » de l'État. En revanche, le syndicat souhaite une négociation sur le temps partiel contraint et sur la conciliation vie professionnelle-vie familiale.

En France, 80 % des Smicards sont des femmes

La crise éclaire d'un nouveau jour la situation des femmes en France. Après deux années de baisse consécutives, le nombre de personnes accueillies par le Secours catholique est reparti à la hausse. Certaines ont perdu leur emploi, ce qui les oblige à pousser la porte des œuvres caritatives, mais d'autres ont encore leur travail. Souvent obligées d'accepter un contrat à temps partiel alors qu'elles recherchent un plein-temps, les femmes salariées n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Ainsi, une sociologue du CNRS fixe les idées en donnant un éclairage chiffré : « 80 % des personnes qui touchent le Smic en France sont des femmes. Par ailleurs, 80 % des personnes qui travaillent pour un bas salaire c'est-à-dire en dessous du Smic sont encore des femmes. Enfin, 80 % des personnes qui travaillent à temps partiel sont aussi des femmes. Voici les clefs de la féminisation de la pauvreté en France », explique la scientifique.

l'emploi ne protège plus

Les personnes occupant un emploi ne sont plus à l'abri de la précarité. En effet, 90 % des personnes accueillies en 2008 par le Secours catholique vivaient sous le seuil de pauvreté. Et la part des personnes qui ont un emploi augmente depuis 2004, passant de 19,3 % à 20,9 %. Ces personnes occupent pour 38,3 % un emploi à temps partiel. Mais les femmes travailleuses modestes ne sont pas les seules à subir cette différence de traitement.

à haut niveau, les femmes sont aussi sous-représentées aux postes de dirigeants d'entreprises, notamment dans les conseils d'administration en France. Selon l'Insee, en 2005, 41,2 % des cadres administratifs et commerciaux des entreprises françaises étaient des femmes, mais elles ne constituaient que 17,2 % des dirigeants de sociétés. En 2008, les femmes occupaient 9,7 % des sièges des conseils d'administration des 300 plus grandes entreprises plaçant la France à la 17e position européenne.

(Source : La Dépêche.fr)

15:18 Publié dans Thème : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : social, femme, parité, égalité, travail | |

17.08.2009

"Avantages" familiaux des retraites des mères

Bonjour à toutes et tous,

Il y a quelques mois j'avais déjà écrit "Haro sur les mères de famille". Nous y revoilà.

Excusez moi de revenir peut-être lourdement sur ce sujet, car il y a bien des sujets d'inquiétude autres en ce moment, mais il semble que malheureusement l'actualité s'y prête: la "suppression" ou la "réduction" des "avantages" familiaux pour la retraite des mères salariées du privé est de nouveau (ou toujours)  à l'étude.

J'ai lu ces jours-ci que le gouvernement a lancé des consultations AVANT SEPTEMBRE avec les syndicats et les associations de défense de la famille, car il est bien question de modifier les "avantages" familiaux des mères salariées du privé, pour leurs retraites, dès 2010.

Mon point de vue est:

    - il ne s'agit pas actuellement d'"avantage familial", mais de compensation partielle de la situation déséquilibrée des mères  en terme de retraite. Cet "avantage", on ne pourra le supprimer ou le réduire que quand l'égalité sera constatée de fait (donc pas avant 40 à 45 ans, vers 2050, le temps que pour avoir une retraite équivalente, les femmes puissent avoir une carrière complète équivalente à celle des hommes, à supposer que dès les 2 à 3 années qui viennent l'égalité soit effective dans les salaires, les carrières et donc aussi dans la répartition du temps et des contraintes de travail ménager et familial entre hommes et femmes)

    - le gouvernement prend prétexte d'une décision de la HALDE en faveur d'un père qui a élevé seul ses enfants, et d'un risque que les pères réclament égalité sur ce point, et donc mettent encore un peu plus à mal l'équilibre financier du système de retraite, pour supprimer ou réduire cet avantage aux mères. Le sujet n'est évidemment pas simple car  si des hommes élèvent (vraiment) seuls leurs enfants et si leur carrière en a (vraiment) pâti comme en pâtissent les femmes tout au long de leur vie professionnelle certes alors il y a à regarder la possible discrimination à leur égard par rapport aux femmes dans les mêmes conditions.

Simplement face à ces cas particuliers probablement justifiés, ne pas oublier que:

    - les femmes salariées du privé gagnent encore en moyenne 25% de moins que les hommes (attention, on parle d'aligner la solution des avantages familiaux sur celle de la fonction publique, moins favorable a priori aux mères sauf si elles se sont arrêtées longtemps pour élever leurs enfants, mais il faut voir qu'il y a davantage d'égalité hommes/femmes dans la fonction publique que dans le privé sur les carrières et les salaires, donc on compare des choses qui ne sont peut-être pas comparables)

    - le dernier rapport du CNISF (pour la catégorie des ingénieurs) montre même que en fin de carrière la différence de salaire pour cette catégorie de salarié(e)s pourtant en moyenne plus "favorisées" que d'autres, atteignait - 32% pour les femmes (contre "seulement" - 3 % en début de carrière)

    - les femmes salariées du privé ont en moyenne actuellement 60 % de retraite de moins que les hommes (retraite moyenne des hommes = 1600 euros par mois, retraite moyenne des femmes = 1000 euros par mois)  - on est donc bien dans la compensation d'une situation déséquilibrée et pas dans un "avantage" familial - les femmes arrivent à l'âge de la retraite avec environ 130 trimestres (incluant les actuels "avantages" familiaux), les hommes avec environ 160...et actuellement pour justifier une retraite complète il faut justement de l'ordre de 160 trimestres, voire un peu plus...

    - Ce déséquilibre n'est pas seulement du, nous le savons bien, et contrairement à ce qu'on lit actuellement dans les medias, à la période de grossesse et aux arrêts de carrière de certaines mères pendant la petite enfance des nouveau-nés, mais aux mentalités (par exemple "salaire de femme = salaire d'appoint", femmes orientées de par les mentalités dans des métiers moins rémunérateurs que les hommes, femmes qui démissionnent pour suivre leurs époux en mobilité et moins souvent l'inverse (justement parce qu'elles gagnent moins probablement)...etc.), et à toutes les contraintes ménagères et familiales assumées par les mères pendant toute la carrière ou en tous cas toute la période où les enfants sont à la maison...soit pendant 20 à 30 ans suivant l'échelonnement des âges des enfants, dites "double-journées"... et d'ailleurs ceci était bien reconnu dans la loi actuelle qui accorde aux mères un trimestre par année d'enfant élevé dans la limite de 8 maxi (les fameux 2 ans maxi par enfant, 8 trimestres pour un enfant élevé donc pendant 8 ans..) - (Voir aussi le rapport "Rapport préparatoire à la concertation avec les partenaires sociaux sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" (Inspection aux affaires sociales - pour le gouvernement): En l'espace de 13 ans, ....... les enquêtes Emplois du temps ont montré que la proportion du travail domestique effectuée par les hommes n'est passée que de 32 % à 35 % La division du travail reste donc fortement inégalitaire.)

    - La plupart des solutions en cours d'étude qu'on lit ces jours-ci dans la presse sont incohérentes avec ce qui précède (comme par exemple celle qui est citée comme la plus probable: accorder, au lieu des 2 ans par enfant aux mères, une année seulement aux mères pour grossesse, et accorder du temps additionnel à définir au père ou à la mère qui se serait arrêté(e) de travailler pour élever l'enfant... comme si on n'était pas pénalisée en tant que mère dans toute sa carrière aussi en ne s'arrêtant pas de travailler ...simplement à cause de la "double-journée"?)

    - On lit aussi que les femmes ont une meilleure espérance de vie et donc que la retraite coute plus cher pour elles en terme de durée, ce qui justifierait aux yeux des personnes qui défendent cet aspect, que les mères touchent moins que les pères chaque mois ( mais moins 60% quand même ???)...Or je ne suis pas sure que vivre très vieille avec une toute petite retraite soit une bonne affaire (tout dépend de son état de santé et c'est souvent à la fin dans la solitude.... et payez vous donc une maison de retraite avec 1000 euros par mois....en moyenne!!!!). Par ailleurs cet "avantage" (durée de vie plus longue pour les femmes) est en train de se réduire (j'ai lu que les chiffres récents semblent montrer que la longévité des femmes auraient tendance à de nouveau diminuer en France par rapport aux hommes....et tant mieux d'ailleurs, car rester vieillir sans mon homme, non, je n'ai pas envie..:-) 

- Bref:

Certes il y a bien d'autres problèmes actuellement en France et ailleurs, dont d'ailleurs en cette période estivale on nous parle pas ou peu dans les medias classiques (la dette publique ?  on plonge ... - les fermetures d'entreprises ? - etc. et ailleurs ? les guerres, les attentats, le terrorisme, et pour les femmes: dans certain pays femmes fouettées parce qu'elles osent porter un pantalon, en Afghanistan une récente loi (Afghanistan où des élections ont lieu, tiens, quel hasard, très prochainement) autorisant les époux à ne plus nourrir leurs épouses (car malheureusement elles n'ont pas l'autonomie probablement pour s'auto-suffire) si elles se refusent au devoir conjugal, etc. etc.) donc quelle chance d'être femme en France finalement,  mais les médias classiques ont bien d'autres choses plus importantes à nous raconter : la grippe A, les bouchons sur les routes, ...)

Citoyen(NE)s, bougeons-nous.

Cordialement

Elisabeth LAVIGNE

09:18 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : égalité, retraite, parité, femmes | |

19.01.2009

Les femmes cadres: les plus discriminées en matière de salaire en France

L'écart salarial entre hommes et femmes s'est de nouveau creusé en 2007 selon l'enquête ESOPE 2008 (voir document CFE/CGC page 7 et 8 à comparer avec l'enquête ESOPE 2007). Ainsi en 2007 un homme percevait une rémunération brute moyenne supérieure de 23% à celle de son homologue féminin, contre 18% en 2006. Par ailleurs les femmes ont plus largement subi le coup de frein salarial de 2007 puisque 48% d'entre elles ont constaté une diminution ou une stagnation de leur rémunération (contre 36% en 2006) quand 39% des hommes ont connu la même évolution (contre 37% en 2006).

 

Inutile d'imaginer aussi l'impact ultérieur de ces différences sur les retraites des femmes......

 

par Elisabeth Lavigne (conseillère départementale du MoDem 31 - Colomiers)