15.07.2010
Des traces de 365 pesticides différents dans les fruits et légumes d'Europe
Des résidus de 365 pesticides différents ont été identifiés dans les fruits et légumes consommés en Europe, dont 76 dans les céréales, selon une étude de l'agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) communiquée lundi.
Toutefois, d'après cette étude effectuée selon les nouvelles normes entrées en vigueur mi-2008, seuls 3,5% des échantillons présentaient des traces de pesticides dépassant les limites maximales en résidus (LMR) autorisées.
"Le rapport montre que 96,5% des échantillons analysés sont conformes aux MRL de pesticides autorisés au sein de l'UE", note l'EFSA dans un communiqué accompagnant l'étude.
Il s'appuie sur plus de 11.000 échantillons de neuf productions différentes (oranges, mandarines, poires, pommes de terre, carottes, concombres, épinards, haricots sans cosse et riz) analysés en 2008 dans les 27 Etats membres (plus l'Islande et la Norvège).
L'agence relève également que la présence de pesticides est supérieure dans les denrées importées de pays situés hors Union européenne (7,6%) que dans les échantillons produits au sein de l'UE (2,4%).
Les dépassements des limites autorisées ont surtout concerné les échantillons d'épinards (6,2%), d'oranges (3%), de riz, de concombres, de mandarines, de carottes et de poires.
Concernant les aliments pour bébé (2.062 échantillons), 76 présentaient des résidus de pesticide dont 4 seulement excédant les normes maximales recommandées.
Au total, 862 substances ont été recherchées dans les 11.610 échantillons prélevés au hasard "et sans suspicion particulière", précise l'agence.
Cependant, ajoute-t-elle, les résultats de ce rapport ne peuvent être comparés à ceux de 2007 (publiés l'an dernier), les normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments ayant été révisées à partir du 1er septembre 2008 afin de les harmoniser entre les Etats.
Auparavant, chaque pays fixait ses propres normes.
Les ONG avaient alors jugé que ces nouveaux seuils risquaient surtout d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites autorisées dans certains pays: en Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés voyaient leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1.000 fois, alors que seuls 4% devaient les voir réduits.
(Source : AFP – Google.com)
autre article sur le même sujet :
PESTICIDES : Près de 40% des produits alimentaires comportent des résidus
15:05 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pesticide, santé, agriculture, alimentation |
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14.07.2010
Pesticides : une cause de cancer
Grande-Bretagne – Une étude vient de réaffirmer les dangers que représentent les pesticides, particulièrement chez les bébés à naître et les enfants.
Cette année, des chercheurs marseillais avaient démontré un lien entre l'exposition aux pesticides et le développement de cancers. Leurs confrères britanniques de la Chemicals, Health and Environment Monitoring Trust (CHEM Trust) soutiennent cette théorie et pointent tout particulièrement du doigt les effets sur les plus jeunes, que ce soit pendant la période de gestation ou la petite enfance.
Les pesticides sont essentiellement mis en cause dans le développement des leucémies, des lymphomes et des cancers de la prostate. Ce fléau a malheureusement connu une hausse cette dernière décennie. Les familles d'agriculteurs et les familles vivant à proximité d'exploitations agricoles sont évidemment les plus touchées. Des gestes de prudence leur sont donc conseillés. En outre, les producteurs sont appelés à se responsabiliser, tant en ce qui concerne l'élaboration des pesticides que la démarche marketing.
(Source : Maxisciences.com)
05:48 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, pesticide, agriculture, producteur, agriculteur, enfant, cancer, bébé, leucémie, lymphome |
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16.06.2010
Le cercle vicieux des pesticides
Depuis plus de dix ans, l'organisation américaine à but non lucratif "Grist" se préoccupe du devenir de la planète. Elle révèle notamment comment l'industrie chimique agricole entre dans une nouvelle ère, mais pas forcément pour le bien de la santé publique.
"Un phare dans la nuit", c'est ainsi que se définit l'association américaine Grist qui signifie "blé à moudre". Attirant chaque mois une audience importante - actuellement 381'000 visiteurs par mois -, l'organisation est active sur de nombreux thèmes qui touchent à l'environnement ou à la santé alimentaire de nos produits. Elle s'attache surtout à faire des liens et à créer des analyses pertinentes entre de grandes problématiques, telle que le changement climatique, et la vie quotidienne. Pour ce faire, elle s'appuie entre autre sur les témoignages de ses lecteurs.
Dernièrement, Tom Philpott, éditorialiste sur le site Grist a publié un sujet intitulé: "Comment l'industrie chimique industrielle transforme un échec en opportunité de marché". Au centre de son analyse se trouve le Roundup, le produit phare de l'entreprise chimique Monsanto, également leader du marché des semences OGM.
Le Roundup est un herbicide puissant qui a été breveté en 1969 par les chimistes de Monsanto et commercialisé à partir de 1975. Il a connu un succès sans appel auprès des agriculteurs professionnels et des jardiniers amateurs à cause de son efficacité radicale. Conjointement à ce produit, Monsanto a développé des cultures dites "Roundup Ready", c'est-à-dire génétiquement modifiées pour résister à l'épandage du produit sur la plante.
La firme américaine fait l'objet d'enquêtes et de poursuites pénales, notamment parce qu'elle a menti sur la biodégradabilité et l'innocuité du Roundup. Dès 1996, la firme a été condamnée pour publicité mensongère par le Bureau de la répression des fraudes de l'Etat de New York. Promouvant une dégradation rapide du produit et une non-toxicité pour les consommateurs les publicités de Monsanto étaient clairement fallacieuses.
Ce qui est plus surprenant comme l'évoque Tom Philpott c'est que: "la technologie Roundup Ready n'a pas conduit la guerre entre les pesticides et les mauvaises herbes à un match nul, comme l'a prétendu Monsanto; à la place, c'est l'escalade. Ce que les écologistes appellent le cercle vicieux des pesticides s'est accéléré - à la grande joie de l'industrie agrochimique et au détriment des terres, des agriculteurs et des consommateurs."
Pour l'éditorialiste de Grist l'augmentation de la résistance de certaines plantes au Roundup n'a pas contribué à développer une remise en cause du système d'agriculture intensive fondée sur le contrôle chimique des cultures. Au contraire, l'échec et les difficultés du Roundup incitent les grandes entreprises agrochimiques à investir massivement dans la recherche.
Sur le même sujet, le Wall Street Journal titrait dans son édition du 4 juin: "Les super mauvaises herbes déclenchent une course à l'armement" ("Superweed Outbreak Triggers Arms Race"). Il rapporte que Dow Chemical, DuPont, Bayer, BASF et Syngenta sont en train de dépenser des centaines de millions de dollars pour développer des graines de soja, de coton et de maïs génétiquement modifiées, afin de survivre aux herbicides qu'ils produisent.
Toujours selon le quotidien américain, certaines entreprises travaillent sur la réintroduction d'anciens herbicides tels que le 2,4-D ou le dicamba, tous deux nocifs pour la santé humaine. Le journal rapporte que Dow Chemical voit dans l'inefficience du Roundup l'opportunité de donner une seconde vie au 2,4-D: "Dow espère à partir de 2013 pouvoir vendre des graines pour la culture du maïs qui ne seront pas affectées si les agriculteurs épandent du 2,4-D sur leurs champs."
Ces propos prennent une résonnance particulière lorsqu'on considère la tentative récente du président de la Commission européenne José Manuel Barroso d'avancer dans le dossier des autorisations de cultures OGM en Europe. La Commission subit, semble-t-il, la pression et l'inquiétude des industriels tels que le groupe suisse Syngenta, Monsanto ou encore Pioneer. Une proposition visait à laisser chaque pays libre de choisir lui-même sa politique. Elle a toutefois été durement critiquée par le ministre français de l'Environnement Jean-Louis Borloo, qui réclame des contrôles et des analyses strictes en la matière avant d'autoriser une variété transgénique. D'après l'AFP, cette proposition, qui sera déposée officiellement le 13 juillet, devrait être refusée.
(Source : bluewin.ch)
05:11 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pesticide, environnement, agriculture, herbicide |
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11.06.2010
Le plan de Bruxelles pour débloquer le dossier OGM
La Commission européenne a-t-elle trouvé le moyen de débloquer l'épineux dossier des OGM ? Le Vieux Continent, rétif aux plantes génétiquement modifiées, n'en cultive que 100 000 hectares, contre 134 millions dans le reste du monde. Et le président de la Commission, José Manuel Barroso, n'a jamais caché qu'il souhaitait mettre fin à cette exception.
Bruxelles examine la possibilité d'accorder davantage de flexibilité aux Etats pour interdire chez eux la culture de semences OGM, même si elles sont autorisées au niveau européen. En échange, les pays hostiles aux biotechnologies cesseraient de bloquer l'approbation de nouvelles variétés transgéniques. Une proposition plus concrète doit être faite courant juillet par le commissaire en charge de la santé, le Maltais John Dalli. Elle devra ensuite être approuvée par le Conseil et le Parlement européens. Mais la France a demandé que le sujet soit abordé dès vendredi 11 juin, à l'occasion d'un conseil de l'environnement qui se tient à Luxembourg.
Concrètement, quel est le dispositif envisagé ? M. Dalli entend modifier la législation actuelle, afin de permettre aux Etats d'interdire des OGM sans être obligés de mettre en place une clause de sauvegarde. Une clause dérogatoire ("opt-out") serait introduite, que les gouvernements pourraient invoquer, sans justification particulière, pour prohiber telle ou telle culture. L'objectif est clair : préserver le système européen actuel d'autorisation des OGM, tout en donnant aux Etats membres davantage d'autonomie, notamment politique. A ce stade, les clauses de sauvegarde doivent être en effet motivées par des raisons sanitaires ou environnementales. Quand elles ne le sont pas, l'Union européenne s'expose à des plaintes auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Clause de sauvegarde
En mars, le collège des commissaires européens avait mis fin à un long blocage, en approuvant la culture de la pomme de terre Amflora, la deuxième autorisation en Europe après celle du maïs MON 810 de Monsanto. Un feu vert très critiqué par les défenseurs de l'environnement. M. Dalli avait alors promis de préciser ses vues sur le dispositif européen d'ici à l'été. Les eurocrates constatent que le cadre actuel n'a pas empêché huit pays, dont la France, l'Autriche, l'Allemagne, ou la Hongrie, de s'opposer à la culture de tel ou tel OGM sur leur territoire par le biais d'une clause de sauvegarde. Dans quatre cas, la Commission a essayé d'obtenir la levée de ces interdictions, dont la validité scientifique est contestée par l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), mais les Etats ont rejeté ces propositions.
La nouvelle approche vise à combiner la modification du cadre législatif actuel avec une nouvelle recommandation sur la coexistence des cultures OGM et non OGM. La Commission cherche par ailleurs à réduire l'impact de cette réforme sur le marché intérieur : la commercialisation, et les échanges de produits OGM ne pourraient pas être limités, l'"opt-out" ne concernant que les cultures. "Le libre-échange des semences OGM autorisées (...) doit demeurer sans entraves dans le cadre du marché intérieur", indiquent les documents de la Commission, laquelle ne prévoit pas de refondre l'EFSA, dont le fonctionnement a fait l'objet de vives critiques.
A Paris, ces propositions n'ont pas encore donné lieu à une réponse officielle. La secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, s'est rendue le 1er juin à Bruxelles pour rencontrer le commissaire Dalli. Elle lui a demandé de préciser la compatibilité des réflexions en cours avec les traités européens et les règles de l'OMC. Paris tient à ce que ces nouvelles propositions n'entravent pas la feuille de route adoptée à l'unanimité par les Etats membres sous présidence française de l'Union, fin 2008, afin de revoir plus en profondeur le processus d'autorisation, et le fonctionnement de l'EFSA.
Le ministère de l'agriculture français est opposé à l'introduction du principe de subsidiarité sur la culture des OGM, qui pourrait introduire des distorsions de compétitivité, fait-on valoir. A celui de l'écologie, on insiste sur l'objectif poursuivi à travers la clause de sauvegarde : être sûr de pouvoir cultiver sans risque de contamination.
A Greenpeace France, Arnaud Apoteker estime que derrière leur aspect "séduisant", ces propositions représentent un piège : "Le texte ne fait aucun mystère que l'intention est d'accélérer les autorisations. Or l'évaluation des OGM n'est actuellement pas mise en oeuvre de façon satisfaisante."
Pour James Borel, vice-président exécutif du groupe agrochimique américain DuPont, la proposition de Bruxelles représente "un grand pas en avant", même si elle n'est pas "idéale", rapporte l'agence Reuters. Trois demandes d'autorisation sont d'ores et déjà sur la table du commissaire Dalli, pour les maïs BT 11 du groupe suisse Syngenta, BT 1507 du groupe américain Pioneer (filiale de DuPont), et MON 810 de l'américain Monsanto, pour la reconduction de son autorisation.
(Source : Le Monde.fr)
05:58 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, agriculture, europe |
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09.06.2010
Allemagne : un maïs OGM contamine des milliers d'hectares
Selon la BBC, des milliers d'hectares de terres allemandes auraient été contaminées fortuitement avec une variété de maïs génétiquement modifiée et interdite en Europe, le maïs NK603 de la société Pionner Hi-Bred.
Au moment où nous écrivons ces lignes, il n'apparaît pas clairement d'où vient la contamination, ou l'erreur, mais ce maïs n'étant pas autorisé, les cultures devront être détruites. Selon Greenpeace la surface concernée par cette contamination est de l'ordre de 3000 hectares. Greenpeace accuse les autorités d'avoir pris connaissance de la contamination dès le mois de mars alors que les agriculteurs viennent seulement d'être prévenus.
Toujours selon Greenpeace, dans les terres concernées, 0,1% des plants sont des plants de NK603, soit de l'ordre de 100 pieds à l'hectare, ce que réfute Pionneer. Il semble qu'il faille déraciner ce maïs avant qu'il ne fleurisse de manière à empêcher la propagation de la contamination.
À ce jour l'Europe a autorisé deux plantes OGM, les maïs Monsanto 810 et une variété de pomme de terre cultivée pour son amidon. La France, l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce n'ont, pour l'instant, pas autorisé le maïs Monsanto 810.
Selon le site Infogm , la Commission européenne semble ambitionner de permettre aux Etats membres qui le souhaitent, d'interdire les cultures sur leur territoire, en échange de disposer d'un système lui permettant d'autoriser plus simplement et plus rapidement les plantes génétiquement modifiées. Elle continuerait de centraliser au niveau européen les procédures d'autorisation.
(Source : ddmagazine.com)
05:42 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, agriculture, environnement, contamination |
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25.05.2010
La bio ne connaît pas la crise
Les indicateurs de l'agriculture biologiques sont au vert. En 2009, le nombre d'exploitations bio a fait un bond de 24% par rapport à 2008 tandis que la consommation de produits bio a, elle, quasiment doublé en quatre ans pour atteindre 3 milliards d'euros.
A la présentation des chiffres de la filière bio pour 2009, la directrice de l'agence bio, Elisabeth Mercier, est enthousiaste : « cette année a marqué une amplification de la dynamique du développement de la bio ». Tant et si bien que pour le président de l'agence, Pascal Gury, qui est aussi agriculteur, « l'objectif de 6% de la SAU en bio, qui est un palier incontournable pour atteindre une véritable structuration de la filière, est à notre portée ». Certes, mais en donnant un grand coup d'accélérateur tout de même : en 2009, nous en sommes encore à 2,46%, ce qui représente seulement 3,14 % des exploitations françaises... Pourtant, « ce n'est pas de l'optimisme, c'est réalisable », insiste Pascal Gury. Un avis qui n'est pas partagé par la FNAB (Fédération nationale des agriculteurs bio)...
Des terres de culture bio en expansion
Mais l'agence en veut pour preuve la volée de chiffres en tous genres dévoilée par l'agence. Ceux de la production d'abord. Ce qui frappe en premier lieu, c'est la croissance des surfaces en conversion qui ont fait un bond de 86 % en 2009 tandis que les surfaces certifiées bio ont seulement augmenté de 5%. Au total, en incluant les surfaces en conversion, la France compte 677 513 hectares de terres bio, réparties sur 16 446 exploitations. Si l'an dernier, 621 agriculteurs ont décidé de stopper leur production bio, « chaque mois, ce sont en moyenne 300 exploitants qui s'engagent dans la bio. Nous n'avions jamais connu une telle progression et, au vu des premiers mois 2010, celle-ci est amenée à s'envoler », fait remarquer Elisabeth Mercier.
Les produits bio semblent mieux se porter au Sud, notamment dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ou le Languedoc-Roussillon, qui a connu la plus forte augmentation nationale de sa surface agricole utile bio (+ 27,5%). Globalement, il faut tout de même remarquer que les 22 régions ont des croissances à deux chiffres (de 11 à 36%) concernant le nombre d'exploitations bio. Ainsi, 14 départements ont aujourd'hui une surface agricole utile bio supérieure à 6%, ce qui rapproche -lentement si ce n'est sûrement- la France de son objectif national de 6% en 2012.
Mais plus largement, c'est toute la filière bio qui est en train de se structurer. On compte aujourd'hui plus de 25 200 opérateurs en bio, soit 21% de plus qu'en 2008 : 16 446 producteurs, 6352 préparateurs (+13%), 2 233 distributeurs et 172 importateurs. Toutefois, si pour certains produits (volailles, œufs et vin), la production française est suffisante pour satisfaire les besoins des consommateurs, encore 38% des produits bio viennent encore de l'étranger, souvent des pays voisins (Espagne, Italie, Allemagne). De son côté, la France exporte également des fruits, légumes et vins pour 190 millions d'euros.
Une consommation toujours en forme
Avec 3 milliards d'euros en 2009, les ventes de produits bio se sont plus que bien comportées en 2009. Si elles ne comptent que pour un peu moins de 2% du marché alimentaire français total, le marché a quasiment doublé par rapport à 2005. Quelques produits phares, comme le lait et les œufs par exemple, ont même des parts de marché, respectivement de 13 et de 8%... Et entre 2008 et 2009, le chiffre d'affaires des produits bio a progressé de 19%, une hausse confirmée par les premiers résultats de 2010, précise l'agence. Et cela, sans que les prix aient, en moyenne du moins, augmenté, souligne Elisabeth Mercier.
Un maintien sans doute rendu possible grâce à la multiplication des réseaux de distribution. Et notamment par la place croissante prise par la distribution qui a vu son chiffre d'affaires croître de 27% en 2009...Aujourd'hui en effet, 45 % des produits bio sont vendus en grandes surfaces, 38% dans les magasins spécialisés, 12% en vente directe et 5% par les artisans-commerçants classiques (boulangers, cavistes, bouchers, etc.).
La restauration collective se met au bio
Autre nouveauté 2009 : la conversion de la restauration collective au bio. Sans doute l'objectif des 20% de produits bio en 2012 n'y est-il pas étranger mais le dynamisme des gérants est à souligner : leurs achats bio ont plus que doublé en un an pour atteindre 92 millions d'euros (hors pain) contre 44 millions en 2008. Désormais, 40 % des restaurants collectifs, particulièrement dans les cantines scolaires, proposent de la bio (surtout des produits frais) au moins de temps en temps. « Et ils sont de plus en plus nombreux à le faire régulièrement. 13 % introduisent au moins 1 produit tous les jours », tient à souligner Elisabeth Mercier. En 2012, près de 8 restaurants collectifs sur 10 pourraient donc proposer des produits bio à leurs convives, projette l'agence.
(Source : Novethic.fr)
10:02 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, alimentation, agriculture, exploitation, culture, consommation |
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11.05.2010
Grenelle 2 : les pesticides n'échappent pas au filtre économique
Le volet Pesticides de la loi Grenelle 2 a été adopté par les députés, au terme d'un débat houleux. Le texte, qui sera voté mardi à l'Assemblée déçoit vivement les écologistes. Ils accusent le gouvernement d'avoir cédé au lobbying industriel.
Colère et déception pour les écologistes. Le volet pesticides du projet de loi Grenelle 2, adopté par les députés vendredi 7 mai 2010, est très loin de répondre aux orientations tracées par la loi Grenelle 1. « Le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictées par les lobbies des pesticides ! », dénonce le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF).
L'évaluation socio-économique qui dérange
L'adoption de l'article 36 bis A, qui conditionne la restriction ou le retrait d'un pesticide à une évaluation des effets sociaux-économiques, a fait l'effet d'une bombe chez les militants écologistes. François Veillerette, porte-parole du MDGRF ne décolère pas. « Cette mesure est contraire à la réglementation européenne ! L'évaluation des pesticides repose sur deux piliers : l'innocuité et l'efficacité. Il n'a jamais été question d'y ajouter un pilier économique ! J'espère que le gouvernement se rendra compte de son erreur et trouvera un moyen de revenir dessus. » Cette initiative française est effectivement inédite en Europe, puisqu'aucun règlement communautaire, pas même le Paquet pesticides qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011, ne prévoit une telle évaluation.
Pour François Veillerette, « cette mesure est tout bonnement une fleur offerte aux industriels des phytosanitaires. » D'autant que le texte ne précise ni les critères de cette évaluation, ni l'organisme chargé de la mener, ni même sa valeur décisionnelle face à l'avis de l'Afssa sur les impacts sanitaires et environnementaux. Autrement dit, des préjudices écologique et économique, lequel prévaudra pour déterminer la restriction ou le retrait d'un pesticide ? Au cours de la séance de discussion -houleuse- sur les bancs de l'Assemblée, Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, a néanmoins précisé que « dans tous les cas, si l'Afssa montre qu'il y a vraiment un risque important, il est évident que son avis l'emportera sur l'avis socio-économique. Il n'y a pas de mise en danger à craindre. »
Des petits pas en avant...parmi beaucoup de reculs
Autre point d'achoppement, l'adoption de l'article 40 qui autorise finalement la publicité des phytosanitaires à usage non professionnel. Le gouvernement avait interdit cette publicité dans le projet de loi initialement déposé, avant que le Sénat ne l'autorise - sous certaines conditions- en première lecture du texte. C'est donc la version des sénateurs qu'auront préféré les députés. Pour le MDRGF, « cette disposition, dictée directement par des fabricants et distributeurs de pesticides va juste aider à maintenir la consommation des jardiniers à un haut niveau, ce qui est contraire à l'objectif de réduction du Grenelle. » Le plan Ecophyto 2018 prévoit effectivement de réduire de moitié l'usage des pesticides entre 2001 et 2018.
Les députés ont en revanche adopté deux amendements visant à limiter l'usage des phytosanitaires. Le premier permet l'interdiction, par l'autorité administrative, de l'utilisation des pesticides dans les lieux publics, notamment « à proximité des infrastructures de santé publique. » Le second interdit l'épandage aérien, « sauf dans des conditions strictement définies par l'autorité administrative. » Deux avancées mineures, selon le MDRGF, surtout destinées à faire passer la pilule.
Un rapport passé sous silence
Quelques jours avant la discussion du projet de loi à l'Assemblée, l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) avait rendu son rapport « Pesticides et Santé » qui avait déjà suscité l'inquiétude des défenseurs de l'environnement. « Destiné à guider le futur de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques », d'après l'Union des industries de la protection des plantes (syndicat professionnel des industriels des produits phytopharmaceutiques), le rapport pointait les risques que ferait courir « à un pan entier de notre économie » la réduction par deux de l'utilisation des pesticides.
Alors même que l'Inra, dans sa récente étude Ecophyto R&D (voir article lié), estime « qu'une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production », les rapporteurs de l'OPECST, en revanche, affirment dans leur rapport que la réduction de moitié de l'usage des pesticides entraînera « une probable diminution des rendements, une hausse des prix agricoles, la possible disparition de nombreuses productions de fruits et légumes, et des phénomènes de résistance des ravageurs. » Ils soulignent, pour finir, qu'« aucune étude scientifique n'est en mesure aujourd'hui de faire, chez l'homme, un lien entre la consommation d'aliments issus de l'agriculture conventionnelle qui utilise des produits phytopharmaceutiques, et la survenue de maladies. »
Pavé d'arguments en faveur des pesticides, le rapport de l'OPECST n'a jamais été évoqué sur les bancs de l'Assemblée lors de la discussion du projet de loi. Pour François Veillerette, la raison est simple : « Avec ce rapport, ils sont allés trop loin, et n'en sont pas très fiers. Il valait mieux éviter d'en parler. » La loi Grenelle 2, dont l'examen s'est achevé dans la nuit de vendredi à samedi derniers doit, elle, être votée ce mardi 11 mai.
(Source : Novethic.fr)
13:02 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, pesticide, grenelle, écologie, environnement, lobbying, industrie |
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03.05.2010
FOOD, INC.
FOOD, INC., réalisé par Robert KENNER, décortique et analyse les rouages d’une industrie qui influence chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir d’où viennent les produits que nous consommons tous les jours. Derrière l’image de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficultés ce que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : les vraies conditions d’élevage et d’abattage de nos viandes et volailles. Grâce aux interventions d’experts comme l’auteur de FAST FOOD NATION, cette investigation illustre les dessous d’une industrie qui sacrifie les notions de qualité et de santé pour des considérations de rendement et de profit.
11:06 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : food, agriculture, alimentation, santé, film, documentaire, bio, consommation |
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27.04.2010
Baisse des revenus : les céréaliers dans la rue
Après les producteurs de lait, les céréaliers montent à leur tour au créneau pour dénoncer la baisse de leurs revenus et manifester leur inquiétude sur l'avenir de la Politique agricole commune (PAC) dont ils sont les principaux bénéficiaires.
Quelque 5 000 agriculteurs, céréaliers en tête, avec le renfort de plus d'un millier de tracteurs, vont défiler demain à Paris. La manifestation est organisée par les Fédérations régionales des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) de quatorze régions avec le soutien de la FNSEA, premier syndicat agricole français.
Parmi les régions organisatrices, figurent les plus importantes zones de production, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Haute et Basse-Normandie, Midi-Pyrénées, Champagne-Ardenne, Poitou-Charentes... En Midi-Pyrénées, céréales et oléagineux occupent près d'un million d'hectares.
L'objectif des manifestants est d'obtenir des mesures à court terme pour soulager les trésoreries des exploitations, mais aussi de peser sur les pouvoirs publics pour qu'ils défendent à Bruxelles une PAC qui, jusqu'à présent, leur a été très favorable.
Les producteurs de « grandes cultures », essentiellement des céréaliers ou encore des producteurs de colza et de tournesol, réclament des « mesures immédiates », comme des aides à l'exportation, pour écouler une partie de leur production avant la prochaine récolte. Ils veulent aussi des aides au stockage. Autant de mesures qui vont diminuer avec les évolutions actuelles de la PAC.
Les jeunes agriculteurs, qui ont contracté d'importants emprunts pour s'installer, sont les plus menacés. Ils ont été les plus offensifs, n'hésitant pas à brûler des bottes de paille il y a quelques mois sur les Champs-Elysées ou à verser du purin devant le palais présidentiel.
« Nous sommes totalement exsangues financièrement », affirme Christophe Hillairet, 39 ans, céréalier et président de chambre d'agriculture. Selon lui, « si aucune mesure n'est prise un tiers du secteur des grandes cultures aura disparu en 2011 ». Son exploitation de 170 hectares est dans le rouge et c'est son « épouse qui (le) fait vivre ». L'an dernier, la filière a vu ses revenus baisser de 51 % dans le sillage des cours des céréales (- 24 %), après l'envolée de 2007 et 2008.
(Source : La Dépêche.fr)
05:49 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, social, politique, agricole, revenus |
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20.04.2010
Tarbes - « Le bio, c'est pas plus cher »
20 % de produits bio dans les cantines d'ici 2012, voilà l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement. La Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) a dit « chiche ». Actuellement, il y a seulement 0,7 % de produits bio en restauration collective. Bref, il y a du travail pour atteindre l'objectif. « On a commencé par former des chargés de projets, des diététiciens et maintenant des cuisiniers », indique Pascal Lachaud. L'animateur du Groupement de l'agriculture biologique des Hautes-Pyrénées (GAB 65) vient d'encadrer un stage - avec Thierry Marion de la FNAB - de correspondant culinaire bio, dans les locaux du centre de vacances EDF de Nestier. La formation a réuni huit cuisiniers de collectivités de la zone sud.
Il s'agit de créer un réseau de cuisiniers bio et une association nationale de cuisine alternative. Basé sur des règles de base : la proximité, la relocalisation de la production, la cuisine de produits bio locaux.
« Le cuisinier de collectivités est celui qui nourrit le plus grand nombre. On n'est pas sur de l'élitisme. Il convient de nourrir en cohérence, en proposant une cuisine durable », indique Pascal Daumas, cuisinier à Briançon. « Il y a une grande variété de produits bio dans chacune de nos régions. On n'est pas obligé d'aller les chercher en Chine », explique Jean-Marc, de Dordogne. « Le cuisinier ne fait qu'apporter de la valeur ajoutée au produit de l'agriculteur. Il continue l'histoire », précise Gervais Beaulande, de La Ferme du Leconet. Favoriser les circuits courts, tirer la production de produits bio, travailler des produits frais, tout cela est bel et bon, mais quid du prix des repas ?
« Le bio, c'est pas plus cher »
« Je cuisine du bio à 90 %. Je passe dans mon budget. Le prix du repas est de 2,35 € par élève. Avec ce que j'ai appris, je vais économiser encore », confie Jean-Marc. Tout en donnant du plaisir. Il n'y a pas de tristesse dans l'assiette.
« Le prix moyen d'un repas scolaire est de 1,75 € et le repas bio de 1,82 €», explique Gaby, de Labastide-de-Sérou.
« C'est un faux réflexe de dire, le bio c'est trop cher », estime Gervais Beaulande. Dans sa démonstration, il évoque le gaspillage de l'agriculture conventionnelle, le problème de stockage, la courte durée de vie des produits conventionnels. Il aborde aussi la question de la pollution des sols, du coût de la santé, la manière de cuisiner. « Une bonne cuisson permet l'économie de 10 à 15 %. Sur 15 tonnes de viandes, on fait 150 kg d'économie ». Pour Pascal Daumas, si l'on s'inscrit dans une « cohérence locale, le bio sera même moins cher ».
La Fédération nationale de l'agriculture biologique vient d'organiser une formation de correspondant culinaire bio à destination de cuisiniers de restauration collective.
« La formation classique de cuisinier n'apprend pas à faire à manger pour 500 personnes. »
(Source : La Dépêche.fr)
11:03 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, alimentation, agriculture, production, producteur, local |
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19.04.2010
Fromages AOC : des OGM sur un plateau ?
Samedi 10 avril, les militants de Greenpeace se sont mobilisés dans 22 villes de France pour sensibiliser le grand public sur la présence potentielle d'OGM jusque dans les filières de production de fromages aussi prestigieux que les célèbres Appellations d'origine contrôlée (AOC), bientôt AOP (d'origine protégée).
De Strasbourg à Brest, de Lille à Marseille ou de Lyon à Pau, les groupes locaux de Greenpeace se sont installés sur les marchés et ont proposé aux passants de gouter des fromages AOC garantis sans OGM, Rocamadour, Ossau Iraty, Morbier, ou Compté AOC, etc. et de signer la pétition européenne pour un moratoire européen sur toutes les autorisations d'OGM.
Des OGM dans les fromages AOC ?
Sur 46 fromages AOC, 21 excluent systématiquement les OGM de l'alimentation des animaux produisant le lait utilisé. 10 autres fromages AOC se sont engagés à prochainement les rejoindre. Ceci prouve que les filières laitières « sans OGM » existent bel et bien en France. Par contre, pour les 15 fromages AOC restants, chaque producteur est libre d'exclure ou non les OGM de l'alimentation animale. Rien n'est garanti pour le Munster, le Chabichou du Poitou, le Livarot ou le Camembert de Normandie ou Maroilles AOC par exemple.
On pourrait croire qu'un label de qualité comme les AOC garantit l'exclusion des OGM de la production. C'est en tous cas ce que pense le grand public.
Pourtant ils sont omniprésents dans toutes les filières de production animale, notamment laitières. En effet, le cheptel laitier peut être nourri avec du soja ou du maïs OGM importé du continent américain. Depuis dix ans, les OGM ont été massivement introduits dans notre alimentation à notre insu.
Greenpeace entame une campagne pour que fromage AOC rime avec « sans OGM » et réclame donc un étiquetage permettant de savoir si les animaux ont été nourris ou non avec des OGM. Greenpeace publie aussi un tout nouveau « Guide des produits laitiers avec ou sans OGM ».
Télécharger le « Guide des produits laitiers avec ou sans OGM »
Le bus-pétition européen de Greenpeace à Perpignan
Greenpeace a lancé une grande pétition européenne demandant un moratoire sur toutes futures autorisations d'OGM au niveau européen. Ceci tant que les procédures d'évaluation et d'autorisation des OGM n'ont pas été revues, comme l'ont demandé les ministres européens de l'environnement à la fin 2008.
Un « bus-pétition » de Greenpeace sillonne l'Europe depuis déjà quelques semaines pour faire signer cette pétition, aller à la rencontre d'agriculteurs bio, de militants anti OGM, etc.
Le bus faisait étape ce samedi à Perpignan dans le cadre de la journée nationale de mobilisation des groupes locaux et a reçu, sous un beau soleil, un accueil chaleureux de la part des perpignanais.
(Source : Ogm.Greenpeace.fr)
05:33 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, fromage, aoc, producteur, agriculture |
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15.04.2010
Les producteurs bio lancent un nouveau label privé
Un nouveau logo pour les produits issus de l'agriculture biologique française apparaîtra bientôt dans les rayons. Celui de Bio Cohérence, marque lancée le 12 avril dernier, à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique.
L'idée d'une nouvelle marque française a commencé à germer au sein de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) en 2007, alors que le cahier des charges du label bio européen était en cours de révision. La Commission a en effet retiré aux États membres le droit de compléter ce cahier des charges européen par des réglementations nationales plus contraignantes, jugeant que celles-ci entravaient les échanges commerciaux sur le territoire communautaire. Dès le 1er janvier 2009, les seuls états membres à s'être dotés de règles nationales supplémentaires, la Belgique, le Danemark, la Norvège et la France (avec son label national AB), ont donc revu a minima les critères d'obtention de leurs labels respectifs. De sorte qu'aujourd'hui, le label français AB et le label de l'agriculture biologique européen sont peu ou prou équivalents.
Mais une large majorité des producteurs bio français ont refusé l'abandon de leurs spécificités hexagonales. 10 000 producteurs, sur les 15 000 que compte la France, se sont donc regroupés avec d'autres acteurs de la filière (notamment les distributeurs Biocoop et BioMonde et l'association Bioconsom'acteurs), au sein de l'association AlternativeBio2009, créée spécifiquement pour élaborer cette nouvelle marque. Après une année de concertations, les critères sont aujourd'hui arrêtés. Comme l'explique Dominique Técher, viticulteur membre de la FNAB et président de Bio Cohérence (association gestionnaire de la marque), « l'engagement des adhérents, qu'ils soient producteurs, transformateurs ou distributeurs, repose sur trois niveaux. D'abord, le respect du cahier des charges européen, condition sine qua non à l'obtention de la marque. Ensuite, le respect d'un cahier des charges supplémentaire, que nous avons élaboré, et qui reprend l'ancienne réglementation française à laquelle nous avons ajouté quelques points qui nous semblaient incontournables. Enfin, les adhérents s'engagent dans une dynamique de progrès, par la signature d'une charte et la réalisation d'un auto-diagnostic. » Plue value essentielle de Bio Cohérence, le cahier des charges supplémentaire contient une soixantaine de contraintes, dont notamment l'interdiction totale des OGM, l'obligation de convertir l'intégralité de l'exploitation à l'agriculture biologique - même si seulement une part de la production est dédiée à ce marché -, produire au minimum 50% de l'alimentation animale consommée sur l'exploitation et limiter les traitements vétérinaires.
Les pouvoirs publics doublés par les initiatives privées
Le label AB s'apprête donc à accueillir un sérieux concurrent. Si les deux logos ne sont pas incompatibles, le dernier-né garantit néanmoins davantage de qualité, à la fois en termes sociaux et environnementaux. Pour Dominique Técher, l'arrivée d'une nouvelle marque privée (aux côtés, notamment, de Nature et Progrès, ou de Déméter), témoigne d'une évolution culturelle positive : « En France, l'héritage de la centralisation est encore très puissant, de sorte que nous sommes en retard par rapport à certains pays européens, où il existe des marques privées très efficaces. » Effectivement, en Grande Bretagne et en Suisse, 80% à 90% des aliments bio consommés sont estampillés d'une marque privée (respectivement Soil Association et Bourgeon). Et depuis la révision du règlement européen, des initiatives similaires à celle de la FNAB sont à l'œuvre en Belgique et au Danemark.
Répondre à l'offensive de la grande distribution
Mais pour les fondateurs de Bio Cohérence, il ne s'agit pas seulement de préserver la qualité du bio français. Depuis l'entrée de la grande distribution sur le secteur, les marques et logos en tout genre ne cessent de fleurir dans les rayons des grandes surfaces. Surfant sur la vague de la consommation responsable, les géants de la distribution alimentaire commercialisent des produits qui ne respectent pas systématiquement des critères sociaux et environnementaux ambitieux. Pour Dominique Marion, président de la FNAB, « la grande distribution est dans un objectif de massification constante, elle ira donc chercher le bio là où il sera le moins cher. » Une stratégie parfois incompatible avec un niveau de qualité élevé. Bio Cohérence entend donc se positionner comme un repère pour le consommateur, un gage de qualité et de respect de tous les acteurs de la filière. D'ailleurs, les acteurs de la grande distribution ne se sont pas, pour l'heure, montrés intéressés par la démarche de Bio Cohérence, de sorte que la marque devrait d'abord apparaître dans les petits circuits de distribution.
Quant au risque de faire fuir les consommateurs en apposant un énième logo sur les emballages, les fondateurs de Bio Cohérence comptent l'écarter en communicant sur la valeur ajoutée de leur marque. « Il s'agit aussi de savoir vers quelle agriculture biologique nous voulons aller. Ce logo symbolise un acte d'achat réfléchi. »
(Source : Novethic.fr)
12:33 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, agriculteur, producteur, label, ab |
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09.04.2010
Des solutions locales pour un désordre global
Solutions locales pour un désordre global - Bande-annonce
envoyé par mouvementcolibris. - Les dernières bandes annonces en ligne.
Les pratiques agricoles sont décidemment sous le feu des projecteurs. Alors que l'impact sur l'environnement de l'agriculture intensive est vivement critiqué ces derniers temps, Coline Serreau sort un documentaire militant pour dénoncer ses dérives mais aussi proposer des solutions, issues des quatre coins du monde.
« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » En présentant ainsi son film, « Solutions locales pour un désordre global »*, Coline Serreau a des arguments tentants face au ton pessimiste adopté par la majorité des documentaires environnementaux récents. Pourtant, le titre du film ne cache pas son côté militant et la cinéaste ne tente pas d'enjoliver le grand désordre agricole provoqué par des années de productivisme.
Le tableau s'annonce donc d'abord bien sombre. Car c'est en évoquant le lien entre la guerre et la naissance de l'agriculture moderne que s'ouvre le film : « c'est l'invention du gaz moutarde qui va donner tous les insecticides », rappelle ainsi Dominique Guillet, le président de Kokopelli, une association qui milite pour la sauvegarde de la biodiversité des semences. Semences dont certaines, locales, sont encore interdites au profit d'autres, non reproductibles, mais commercialisées par des multinationales telles que Monsanto...On voit aussi le couple d'ingénieurs agronomes Claude et Lydia Bourguignon, s'insurger contre les aberrations telles que la création des tomates carrées ou des poulets sans plumes et se révolter contre la mort des sols tués par des labours trop profonds et fréquents. Tant et si bien que « bientôt, quand on se mettra à table, plutôt que de se souhaiter bon appétit, il faudra se souhaiter bonne chance », ironise le pionner de l'agriculture biologique, Pierre Rabhi.
Des solutions locales mais globalement partagées
Avant d'en arriver là cependant, des alternatives peuvent être mises en place. Et elles naissent déjà un peu partout dans le monde. Coline Serreau en a la preuve. De ses voyages au Maroc, en Inde, au Brésil, en Ukraine ou en Suisse, elle a rapporté 170 heures de rushes - « de la matière pour faire 6 films », précise-t-elle - mais surtout une conviction : « une révolution est faisable, mais elle viendra de la base », affirme celle qui se voit comme « un passeur de relais entre les gens qui ont les solutions et ceux qui ne les voient pas ». Car « ce qui est étonnant, c'est que des gens qui ne se connaissent pas, disent la même chose, aux quatre coins du monde », souligne Coline Serreau.
On voit ainsi Pierre Rabhi, l'ami de la cinéaste qui lui a inspiré le film, enseigner son savoir à des paysans marocains, les efforts des membres du Mouvement des sans terre au Brésil qui doivent se battre contre les préjugés, le succès d'expérimentations agricoles au Vietnam et en Inde, ou encore Antoniets Semen Sviridonovitch, ex-directeur de kholkoze en Ukraine, qui s'est reconverti dans l'agriculture bio, suite aux effets des pesticides sur les femmes travaillant sur ses terres. Avec succès puisque ses 8000 hectares certifiés eco-cert depuis 2006 obtiennent les meilleurs rendements du district... « On parle tout le temps de la biodiversité mais je n'ai véritablement compris ce que c'était qu'avec ce film », avoue Coline Serreau.
Malgré des lourdeurs et des passages discutables sur la responsabilité du patriarcat dans le désordre global décrit par Coline Serreau, le documentaire reste donc porteur d'espoir. Avant même sa diffusion dans le circuit classique, le film co-produit par l'association Colibri que préside Pierre Rabhi, a beaucoup circulé en projection privée, à la demande d'associations. Avant même sa sortie nationale le 7 avril, le documentaire a été vu par plus de 200 000 spectateurs... Et sur le site internet qui prolonge le film, une partie « J'agis » enjoint les spectateurs à passer à l'acte. Car ces initiatives au départ très locales et éclatées commencent à attirer l'attention. « Pendant longtemps, on ne nous a pas appelé dans les lycées agricoles, maintenant ce sont les élèves qui nous demandent de venir ! », s'enthousiasme Claude Bourguigon. Une victoire pour celui qui a quitté l'INRA par conviction, pour fonder, avec sa femme, son propre laboratoire de recherche et d'analyse en microbiologie des sols (LAMS), une discipline qui n'est aujourd'hui plus enseignée...
*Diffusé à partir du 7 avril, le documentaire est accompagné d'un livre publié le 19 avril aux éditions Actes Sud
(Source : Novethic.fr)
05:48 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, agriculture, alimentation, pesticide |
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06.04.2010
" Solutions locales pour un désordre global " de Coline Serreau
Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau, après avoir parcouru le monde pendant 3 ans, nous invite à découvrir de nouveaux systèmes de production agricoles, des pratiques qui fonctionnent désormais et garantissent une sécurité alimentaire pérenne.
« Bientôt quand on se mettra à table, il ne faudra plus se souhaiter bon appétit, mais bonne chance». La phrase, énoncée par un agronome, clôt avec humour le documentaire efficace de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Après l'énoncé des catastrophes, montrées dans les films de Hulot ou Arthus Bertrand, les solutions : en femme, mais aussi en mère qui veut bien nourrir ses enfants, la réalisatrice de « La Belle verte » s'attaque au problème de notre terre nourricière, qui, partout dans le monde, se meurt aujourd'hui. D'être mal et trop traitée, bourrée de pesticides qui la tuent tout en empoisonnant ses fruits et font des paysans une espèce en voie de disparition ». Après la guerre, s'est mis en place, petit à petit, un véritable génocide des paysans » explique Coline Serreau « Il fallait écluser les stocks de produits chimiques et on les a détournés vers la terre. On a ensuite éliminé tout ce que la terre et les animaux donnaient gratuitement pour y substituer des semences non reproductibles, comme les OGM ».
Alors, en France, mais aussi en Inde, en Ukraine, au Brésil, au Maroc, Coline Serreau est allée à la rencontre d'agriculteurs, d'agronomes, d'économistes, qui tout en expliquant les données du problème, ont chacun, dans leur domaine, mis en place des solutions. Comme ces fermiers bretons qui ont créé des AMAP (Associations pour le maintien de l'agriculture solidaire) et qui vendent leur récolte sans passer par les réseaux habituels. Cet agronome qui a créé dans le Gard une association qui vend des semences bio ou oubliées- il y avait plus de 1 000 variétés de pommes en 1900, on en cultive sept aujourd'hui- ou encore ce collectif de paysans bio en Inde-pays inondé d'OGM- qui produisent leur engrais naturel et qui font vivre quinze familles sur leur exploitation.
Passionnant mais aussi concret, ce film plein d'espoir, donne envie d'agir. « La meilleure façon de lutter contre les multinationales, c'est de s'en passer » est-il ainsi expliqué... À chacun de nous, donc de dire non, d'abord en consommant « propre » et en soutenant les initiatives locales. Pas de fraises en hiver, de poulet aux hormones, de légumes dénaturés...
www.solutionslocales-lefilm.com
(Source : La Dépêche.fr)
13:56 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, raisonné, bio, ogm, amap, documentaire, alimentation, environnement |
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17.03.2010
Des industriels encouragent une production laitière durable
Les produits laitiers « bio » et « responsables » séduisent de plus en plus de consommateurs. Mais face à cette demande croissante, l'offre ne parvient pas à s'adapter. Certains industriels mettent donc en place des politiques de conversion à l'agriculture biologique ou durable avec les producteurs. Exemples avec Les 2 Vaches et Ben & Jerry's.
Les producteurs de lait ont symboliquement enterré leur profession. Dès le premier jour du Salon de l'Agriculture, lundi 8 mars dernier, ils étaient plus d'un millier à dénoncer la dérégulation du marché européen qui a conduit à la chute des prix. D'après Pascal Massol, président de l'Association des producteurs de lait indépendants, « aujourd'hui, 98% des producteurs perdent de l'argent. »
Mais en marge de cette crise, un segment de marché se développe considérablement ces dernières années : la transformation de produits laitiers issus de l'agriculture biologique. D'après l'Agence Bio, leurs ventes en grandes surfaces ont triplé en 10 ans et leur fabrication a augmenté de plus de 70% depuis 2007. Or, le fossé entre cette demande grandissante et l'offre en produits laitiers bio ne cesse de se creuser. Pour pallier cette lacune en évitant un recours massif aux importations, certains industriels du secteur mettent donc en place des partenariats avec les agriculteurs locaux pour soutenir leur conversion à l'agriculture biologique.
Conversion
Car si l'ambition du Grenelle est bien d'accélérer cette conversion, la coordination entre les différents acteurs de la filière peine à se développer. Bilan : les industriels prennent les devants. C'est le cas de l'enseigne Les 2 Vaches, du groupe Danone. Son idée: mener une vaste opération de soutien auprès des fermiers conventionnels présents dans la zone de collecte, autour de l'usine de fabrication du Molay en Normandie, en s'engageant à vendre leur production aux autres marques du groupe Danone pendant les deux années nécessaires à la reconversion. Depuis la création de ce programme il y a un an et demi, une quinzaine de producteurs y ont adhéré.
Concrètement, les fermiers sont d'abord conviés à visiter des exploitations biologiques, avant de se voir proposer un diagnostic, établi par les membres des groupements d'agriculteurs bio régionaux, qui évalue leur capacité à se convertir. Si l'agriculteur souhaite s'investir dans la démarche, il est ensuite encouragé à se former aux pratiques spécifiques de l'agriculture bio. Enfin, la marque s'engage par contrat sur une durée de 7 ans à acheter la production à un prix supérieur à celui du marché conventionnel. Comme l'explique Daniel Tirat, directeur général des "2 Vaches", « il faut d'abord convaincre les fermiers dont les terres sont propices à la reconversion, car on leur demande tout de même de changer de métier ! Passer du conventionnel au bio suppose de revoir complètement leurs méthodes de travail. C'est un engagement qui bouleverse leur quotidien. » L'entreprise bretonne de transformation laitière basée Triballat Noyal, qui détient les marques Vrai et Sojasun, propose également un dispositif similaire.
Sensibiliser les producteurs aux pratiques responsables
Mais la conversion à l'agriculture biologique suppose des efforts parfois insoutenables économiquement. D'autres enseignes ont donc préféré promouvoir une production laitière raisonnée, qui respecte également des pratiques sociales responsables. Ben & Jerry's collabore par exemple avec les fermiers hollandais voisins de son usine de fabrication, les chercheurs de l'université de Wageninger et les organisations de protection de la nature WWF et SNM au sein du programme "Caring Dairy", lancé en 2003.
Accompagnés par les chercheurs de l'Université, les fermiers déterminent leur « niveau de développement durable » suivant onze indicateurs*. Ils élaborent ensuite un plan d'action à mener. Ben & Jerry's offre alors une prime de 0,5 €/100L aux fermiers qui s'engagent dans ce dispositif, puis 0,5 €/100L supplémentaires à ceux qui pratiquent le pâturage. Expérimenté par onze producteurs entre 2003 et 2007, le programme "Caring Dairy" accueille désormais plus de 500 exploitants. « Aujourd'hui, 95% de nos approvisionnements en lait et crème sont issus d'exploitations adhérentes au programme », indique Julia Perroux, responsable de Ben and Jerry France. Si la marque ne s'est pas orientée vers un dispositif de soutien à la reconversion en agriculture biologique, c'est selon elle « parce qu'il s'agit surtout de trouver un équilibre économique entre la qualité des produits, la préservation de l'environnement, les pratiques sociales et le bien-être animal. » Un avis qui rejoint celui de Dominique Marion, président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique : « la démarche de la marque "Les 2 Vaches" est intéressante, mais nous attendons de voir si elle est créatrice de nouveaux rapports sociaux dans les relations commerciales entre producteurs et industriels. »
*Fertilisation et protection des sols, érosion, nutriments, pesticides, biodiversité, viabilité économique, dépendance énergétique, gestion de la ressource en eau, développement humain, impact sur l'économie locale et bien-être animal
(Source : Novethic.fr)
05:13 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, producteur, lait, bio |
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