06.07.2010

Etude sur le bio à la cantine dans les villes moyennes : le surcoût a bon dos

Juin/juillet 2009 : La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Les objectifs de l'étude sont les suivants

"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.

Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.

Prix de revient du repas

En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.

Origine des produits servis dans les cantines

58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.

Les pertes alimentaires

Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.

"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."

"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d’hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."

Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.

Le Bio à la cantine

8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.

Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles  estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.

Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.

Comment compenser le surcoût lié au bio?

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio.  Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20%  des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on  présente les choses.

Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.

Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l’enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009

(Source : notre-planete.info)

09:50 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantine, bio, biologique, restauration, alimentation | |

25.05.2010

La bio ne connaît pas la crise

Les indicateurs de l'agriculture biologiques sont au vert. En 2009, le nombre d'exploitations bio a fait un bond de 24% par rapport à 2008 tandis que la consommation de produits bio a, elle, quasiment doublé en quatre ans pour atteindre 3 milliards d'euros.

A la présentation des chiffres de la filière bio pour 2009, la directrice de l'agence bio, Elisabeth Mercier, est enthousiaste : « cette année a marqué une amplification de la dynamique du développement de la bio ». Tant et si bien que pour le président de l'agence, Pascal Gury, qui est aussi agriculteur, « l'objectif de 6% de la SAU en bio, qui est un palier incontournable pour atteindre une véritable structuration de la filière, est à notre portée ». Certes, mais en donnant un grand coup d'accélérateur tout de même : en 2009, nous en sommes encore à 2,46%, ce qui représente seulement 3,14 % des exploitations françaises... Pourtant, « ce n'est pas de l'optimisme, c'est réalisable », insiste Pascal Gury. Un avis qui n'est pas partagé par la FNAB (Fédération nationale des agriculteurs bio)...

Des terres de culture bio en expansion

Mais l'agence en veut pour preuve la volée de chiffres en tous genres dévoilée par l'agence. Ceux de la production d'abord. Ce qui frappe en premier lieu, c'est la croissance des surfaces en conversion qui ont fait un bond de 86 % en 2009 tandis que les surfaces certifiées bio ont seulement augmenté de 5%. Au total, en incluant les surfaces en conversion, la France compte 677 513 hectares de terres bio, réparties sur 16 446 exploitations. Si l'an dernier, 621 agriculteurs ont décidé de stopper leur production bio, « chaque mois, ce sont en moyenne 300 exploitants qui s'engagent dans la bio. Nous n'avions jamais connu une telle progression et, au vu des premiers mois 2010, celle-ci est amenée à s'envoler », fait remarquer Elisabeth Mercier.

Les produits bio semblent mieux se porter au Sud, notamment dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ou le Languedoc-Roussillon, qui a connu la plus forte augmentation nationale de sa surface agricole utile bio (+ 27,5%). Globalement, il faut tout de même remarquer que les 22 régions ont des croissances à deux chiffres (de 11 à 36%) concernant le nombre d'exploitations bio. Ainsi, 14 départements ont aujourd'hui une surface agricole utile bio supérieure à 6%, ce qui rapproche -lentement si ce n'est sûrement- la France de son objectif national de 6% en 2012.

Mais plus largement, c'est toute la filière bio qui est en train de se structurer. On compte aujourd'hui plus de 25 200 opérateurs en bio, soit 21% de plus qu'en 2008 : 16 446 producteurs, 6352 préparateurs (+13%), 2 233 distributeurs et 172 importateurs. Toutefois, si pour certains produits (volailles, œufs et vin), la production française est suffisante pour satisfaire les besoins des consommateurs, encore 38% des produits bio viennent encore de l'étranger, souvent des pays voisins (Espagne, Italie, Allemagne). De son côté, la France exporte également des fruits, légumes et vins pour 190 millions d'euros.

Une consommation toujours en forme

Avec 3 milliards d'euros en 2009, les ventes de produits bio se sont plus que bien comportées en 2009. Si elles ne comptent que pour un peu moins de 2% du marché alimentaire français total, le marché a quasiment doublé par rapport à 2005. Quelques produits phares, comme le lait et les œufs par exemple, ont même des parts de marché, respectivement de 13 et de 8%... Et entre 2008 et 2009, le chiffre d'affaires des produits bio a progressé de 19%, une hausse confirmée par les premiers résultats de 2010, précise l'agence. Et cela, sans que les prix aient, en moyenne du moins, augmenté, souligne Elisabeth Mercier.

Un maintien sans doute rendu possible grâce à la multiplication des réseaux de distribution. Et notamment par la place croissante prise par la distribution qui a vu son chiffre d'affaires croître de 27% en 2009...Aujourd'hui en effet, 45 % des produits bio sont vendus en grandes surfaces, 38% dans les magasins spécialisés, 12% en vente directe et 5% par les artisans-commerçants classiques (boulangers, cavistes, bouchers, etc.).

La restauration collective se met au bio

Autre nouveauté 2009 : la conversion de la restauration collective au bio. Sans doute l'objectif des 20% de produits bio en 2012 n'y est-il pas étranger mais le dynamisme des gérants est à souligner : leurs achats bio ont plus que doublé en un an pour atteindre 92 millions d'euros (hors pain) contre 44 millions en 2008. Désormais, 40 % des restaurants collectifs, particulièrement dans les cantines scolaires, proposent de la bio (surtout des produits frais) au moins de temps en temps. « Et ils sont de plus en plus nombreux à le faire régulièrement. 13 % introduisent au moins 1 produit tous les jours », tient à souligner Elisabeth Mercier. En 2012, près de 8 restaurants collectifs sur 10 pourraient donc proposer des produits bio à leurs convives, projette l'agence.

(Source : Novethic.fr)

12.05.2010

Les rendez-vous de l'association Un Plus Bio : Formations, rencontres, ateliers.

07 au 13/06/2010 - Gard : semaine "manger Bio - Gard durable" en restauration collective

Le Conseil général du Gard, Un plus bio et le CIVAM Bio du Gard réunissent leurs efforts pour promouvoir l'utilisation de produits bio de saison...

15/06/2010 - Nîmes (30) : rencontre "Produits bio, commerce équitable et respect des paysans", avec Edouard Chaulet, maire de Barjac, autour du film "Nos enfants nous accuseront"

Artisans du monde et le CIVAM du Gard (membre d'Un plus bio) ont convié Edouard Chaulet, maire de Barjac (30)...

15 & 16/06/2010 - National : formation CNFPT "Le bio en restauration collective", acteurs de terrain encuisine (initiation), Montpellier

En 2010, le CNFPT Languedoc-Roussillon et l'association Un plus bio poursuivent leur partenariat pour former les agents territoriaux des communes, EPCI, départements, régions, à la mise en place...

22 & 23/06/2010 - Aquitaine : atelier lycées pilotes bio

Un plus bio, en partenariat avec l'association ARBio Aquitaine, animera une atelier "Alimentation bio et nutrition"...

14 & 15/09/2010 - National : formation CNFPT "Le bio en restauration collective", acteurs de terrain encuisine (approfondissement), Montpellier

En 2010, le CNFPT Languedoc-Roussillon et l'association Un plus bio poursuivent leur partenariat pour former les agents territoriaux des communes, EPCI, départements, régions, à la mise en place...

05 & 06/10/2010 - National : formation CNFPT "Le bio en restauration collective", acteurs du champ éducatif, Montpellier

En 2010, le CNFPT Languedoc-Roussillon et l'association Un plus bio poursuivent leur partenariat pour former les agents territoriaux des communes, EPCI, départements, régions, à la mise en place...

09:49 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : un plus bio, bio, alimentation, cuisine, restauration, formation | |

03.05.2010

FOOD, INC.

 

food inc.png

FOOD, INC., réalisé par Robert KENNER, décortique et analyse les rouages d’une industrie qui influence chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir d’où viennent les produits que nous consommons tous les jours. Derrière l’image de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficultés ce que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : les vraies conditions d’élevage et d’abattage de nos viandes et volailles. Grâce aux interventions d’experts comme l’auteur de FAST FOOD NATION, cette investigation illustre les dessous d’une industrie qui sacrifie les notions de qualité et de santé pour des considérations de rendement et de profit.

24.04.2010

Fenouillet - FESTICOLO, le 25 avril 2010

Le 25 avril prochain, se déroulera la 2ème édition du festival écologique FESTICOLO.

De 10h à 18h30, un marché éthique et solidaire se tiendra Place de la Mairie avec de nombreux commerçants qui vous proposeront des produits bio (miel, pain d'épice, huiles, pâtisseries, confitures, jus de fruits...), mais également des bijoux recyclés, des livres, des objets en cuir, des produits cosmétiques bio, des vêtements éthiques et bien sûr des fleurs. Des animations pour les enfants (jeux en bois, jardin médiéval, bricolomino) rythmeront cette journée.

De 12h30 à 13h30 vous pourrez assister à un concert Valding avec initiation à la danse et vous restaurer au "Panier de Christine".

A 16h00, le film "nos enfants nous accuseront" sera projeté dans la cour de la Mairie, suivi de discussion débat.

A 18h30, cette journée se terminera par un apéritif offert par Biocoop et un concert de "La Tormenta" à l'espace Jack ROUBIN, à 19h00. A la médiathèque vous pourrez également vous initier à des ateliers proposés par l'association "Reflets".

(Source : Fenouillet.fr)

Renseignements 05 62 75 89 61

20.04.2010

Tarbes - « Le bio, c'est pas plus cher »

20 % de produits bio dans les cantines d'ici 2012, voilà l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement. La Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) a dit « chiche ». Actuellement, il y a seulement 0,7 % de produits bio en restauration collective. Bref, il y a du travail pour atteindre l'objectif. « On a commencé par former des chargés de projets, des diététiciens et maintenant des cuisiniers », indique Pascal Lachaud. L'animateur du Groupement de l'agriculture biologique des Hautes-Pyrénées (GAB 65) vient d'encadrer un stage - avec Thierry Marion de la FNAB - de correspondant culinaire bio, dans les locaux du centre de vacances EDF de Nestier. La formation a réuni huit cuisiniers de collectivités de la zone sud.

Il s'agit de créer un réseau de cuisiniers bio et une association nationale de cuisine alternative. Basé sur des règles de base : la proximité, la relocalisation de la production, la cuisine de produits bio locaux.

« Le cuisinier de collectivités est celui qui nourrit le plus grand nombre. On n'est pas sur de l'élitisme. Il convient de nourrir en cohérence, en proposant une cuisine durable », indique Pascal Daumas, cuisinier à Briançon. « Il y a une grande variété de produits bio dans chacune de nos régions. On n'est pas obligé d'aller les chercher en Chine », explique Jean-Marc, de Dordogne. « Le cuisinier ne fait qu'apporter de la valeur ajoutée au produit de l'agriculteur. Il continue l'histoire », précise Gervais Beaulande, de La Ferme du Leconet. Favoriser les circuits courts, tirer la production de produits bio, travailler des produits frais, tout cela est bel et bon, mais quid du prix des repas ?

« Le bio, c'est pas plus cher »

« Je cuisine du bio à 90 %. Je passe dans mon budget. Le prix du repas est de 2,35 € par élève. Avec ce que j'ai appris, je vais économiser encore », confie Jean-Marc. Tout en donnant du plaisir. Il n'y a pas de tristesse dans l'assiette.

« Le prix moyen d'un repas scolaire est de 1,75 € et le repas bio de 1,82 €», explique Gaby, de Labastide-de-Sérou.

« C'est un faux réflexe de dire, le bio c'est trop cher », estime Gervais Beaulande. Dans sa démonstration, il évoque le gaspillage de l'agriculture conventionnelle, le problème de stockage, la courte durée de vie des produits conventionnels. Il aborde aussi la question de la pollution des sols, du coût de la santé, la manière de cuisiner. « Une bonne cuisson permet l'économie de 10 à 15 %. Sur 15 tonnes de viandes, on fait 150 kg d'économie ». Pour Pascal Daumas, si l'on s'inscrit dans une « cohérence locale, le bio sera même moins cher ».

La Fédération nationale de l'agriculture biologique vient d'organiser une formation de correspondant culinaire bio à destination de cuisiniers de restauration collective.

« La formation classique de cuisinier n'apprend pas à faire à manger pour 500 personnes. »

(Source : La Dépêche.fr)

11:03 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, alimentation, agriculture, production, producteur, local | |

15.04.2010

Les producteurs bio lancent un nouveau label privé

LabelBioCoherence.jpgUn nouveau logo pour les produits issus de l'agriculture biologique française apparaîtra bientôt dans les rayons. Celui de Bio Cohérence, marque lancée le 12 avril dernier, à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique.

L'idée d'une nouvelle marque française a commencé à germer au sein de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) en 2007, alors que le cahier des charges du label bio européen était en cours de révision. La Commission a en effet retiré aux États membres le droit de compléter ce cahier des charges européen par des réglementations nationales plus contraignantes, jugeant que celles-ci entravaient les échanges commerciaux sur le territoire communautaire. Dès le 1er janvier 2009, les seuls états membres à s'être dotés de règles nationales supplémentaires, la Belgique, le Danemark, la Norvège et la France (avec son label national AB), ont donc revu a minima les critères d'obtention de leurs labels respectifs. De sorte qu'aujourd'hui, le label français AB et le label de l'agriculture biologique européen sont peu ou prou équivalents.

Mais une large majorité  des producteurs bio français ont refusé l'abandon de leurs spécificités hexagonales. 10 000 producteurs, sur les 15 000 que compte la France, se sont donc regroupés avec d'autres acteurs de la filière (notamment les distributeurs Biocoop et BioMonde et l'association Bioconsom'acteurs), au sein de l'association AlternativeBio2009, créée spécifiquement pour élaborer cette nouvelle marque. Après une année de concertations, les critères sont aujourd'hui arrêtés. Comme l'explique Dominique Técher, viticulteur membre de la FNAB et président de Bio Cohérence (association gestionnaire de la marque), « l'engagement des adhérents, qu'ils soient producteurs, transformateurs ou distributeurs, repose sur trois niveaux. D'abord, le respect du cahier des charges européen, condition sine qua non à l'obtention de la marque. Ensuite, le respect d'un cahier des charges supplémentaire, que nous avons élaboré, et qui reprend l'ancienne réglementation française à laquelle nous avons ajouté quelques points qui nous semblaient incontournables. Enfin, les adhérents s'engagent dans une dynamique de progrès, par la signature d'une charte et la réalisation d'un auto-diagnostic. » Plue value essentielle de Bio Cohérence, le cahier des charges supplémentaire contient une soixantaine de contraintes, dont notamment l'interdiction totale des OGM, l'obligation de convertir l'intégralité de l'exploitation à l'agriculture biologique - même si seulement une part de la production est dédiée à ce marché -, produire au minimum 50% de l'alimentation animale consommée sur l'exploitation et limiter les traitements vétérinaires.

Les pouvoirs publics doublés par les initiatives privées

Le label AB s'apprête donc à accueillir un sérieux concurrent. Si les deux logos ne sont pas incompatibles, le dernier-né garantit néanmoins davantage de qualité, à la fois en termes sociaux et environnementaux. Pour Dominique Técher, l'arrivée d'une nouvelle marque privée (aux côtés, notamment, de Nature et Progrès, ou de Déméter), témoigne d'une évolution culturelle positive : « En France, l'héritage de la centralisation est encore très puissant, de sorte que nous sommes en retard par rapport à certains pays européens, où il existe des marques privées très efficaces. » Effectivement, en Grande Bretagne et en Suisse, 80% à 90% des aliments bio consommés sont estampillés d'une marque privée (respectivement Soil Association et Bourgeon). Et depuis la révision du règlement européen, des initiatives similaires à celle de la FNAB sont à l'œuvre en Belgique et au Danemark.

Répondre à l'offensive de la grande distribution

Mais pour les fondateurs de Bio Cohérence, il ne s'agit pas seulement de préserver la qualité du bio français. Depuis l'entrée de la grande distribution sur le secteur, les marques et logos en tout genre ne cessent de fleurir dans les rayons des grandes surfaces. Surfant sur la vague de la consommation responsable, les géants de la distribution alimentaire commercialisent des produits qui ne respectent pas systématiquement des critères sociaux et environnementaux ambitieux. Pour Dominique Marion, président de la FNAB, « la grande distribution est dans un objectif de massification constante, elle ira donc chercher le bio là où il sera le moins cher. » Une stratégie parfois incompatible avec un niveau de qualité élevé. Bio Cohérence entend donc se positionner comme un repère pour le consommateur, un gage de qualité et de respect de tous les acteurs de la filière. D'ailleurs, les acteurs de la grande distribution ne se sont pas, pour l'heure, montrés intéressés par la démarche de Bio Cohérence, de sorte que la marque devrait d'abord apparaître dans les petits circuits de distribution.

Quant au risque de faire fuir les consommateurs en apposant un énième logo sur les emballages, les fondateurs de Bio Cohérence comptent l'écarter en communicant sur la valeur ajoutée de leur marque. « Il s'agit aussi de savoir vers quelle agriculture biologique nous voulons aller. Ce logo symbolise un acte d'achat réfléchi. »

(Source : Novethic.fr)

12:33 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, bio, agriculteur, producteur, label, ab | |

06.04.2010

" Solutions locales pour un désordre global " de Coline Serreau

Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau, après avoir parcouru le monde pendant 3 ans, nous invite à découvrir de nouveaux systèmes de production agricoles, des pratiques qui fonctionnent désormais et garantissent une sécurité alimentaire pérenne.

« Bientôt quand on se mettra à table, il ne faudra plus se souhaiter bon appétit, mais bonne chance». La phrase, énoncée par un agronome, clôt avec humour le documentaire efficace de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Après l'énoncé des catastrophes, montrées dans les films de Hulot ou Arthus Bertrand, les solutions : en femme, mais aussi en mère qui veut bien nourrir ses enfants, la réalisatrice de « La Belle verte » s'attaque au problème de notre terre nourricière, qui, partout dans le monde, se meurt aujourd'hui. D'être mal et trop traitée, bourrée de pesticides qui la tuent tout en empoisonnant ses fruits et font des paysans une espèce en voie de disparition ». Après la guerre, s'est mis en place, petit à petit, un véritable génocide des paysans » explique Coline Serreau « Il fallait écluser les stocks de produits chimiques et on les a détournés vers la terre. On a ensuite éliminé tout ce que la terre et les animaux donnaient gratuitement pour y substituer des semences non reproductibles, comme les OGM ».

Alors, en France, mais aussi en Inde, en Ukraine, au Brésil, au Maroc, Coline Serreau est allée à la rencontre d'agriculteurs, d'agronomes, d'économistes, qui tout en expliquant les données du problème, ont chacun, dans leur domaine, mis en place des solutions. Comme ces fermiers bretons qui ont créé des AMAP (Associations pour le maintien de l'agriculture solidaire) et qui vendent leur récolte sans passer par les réseaux habituels. Cet agronome qui a créé dans le Gard une association qui vend des semences bio ou oubliées- il y avait plus de 1 000 variétés de pommes en 1900, on en cultive sept aujourd'hui- ou encore ce collectif de paysans bio en Inde-pays inondé d'OGM- qui produisent leur engrais naturel et qui font vivre quinze familles sur leur exploitation.

Passionnant mais aussi concret, ce film plein d'espoir, donne envie d'agir. « La meilleure façon de lutter contre les multinationales, c'est de s'en passer » est-il ainsi expliqué... À chacun de nous, donc de dire non, d'abord en consommant « propre » et en soutenant les initiatives locales. Pas de fraises en hiver, de poulet aux hormones, de légumes dénaturés...

www.solutionslocales-lefilm.com

(Source : La Dépêche.fr)

29.03.2010

IACA-FRONTON : Paniers Fruits&Légumes Bio

Lundi 29 mars 2010 à 20h30 à FRONTON

Salle au-dessus du Trésor Public (Rond-point de la Vendangeuse)

IACA, Initiatives et Actions Citoyennes - Association, organise une réunion d'information pour la mise en place de

Paniers Fruits&Légumes Bio

sur la commune de FRONTON avec Les Jardins de Fanou.

 

- Présentation de M. et Mme GUERIN, producteurs des Jardins de Fanou,

- Présentation de la production,

- Présentation du projet « Paniers Fruits&Légumes Bio ».

Il est possible d'ors et déjà de se pré-inscrire à l'adresse mail suivante :

iaca31@yahoo.fr

Pour tout renseignement, contacter notre Présidente, Géraldine JOURDAN (05.61.82.11.76)

ou

notre secrétaire, Franck LABORDERIE-CAVADA (06.03.70.36.32)

Présentation de IACA

I.A.C.A., Initiatives et Actions Citoyennes - Association, est une association frontonnaise régie par la loi 1901 et créée en février 2009.

Cette association a pour principal objet d'œuvrer pour un développement maîtrisé respectueux de l'Homme et de l'environnement, créateur de lien social et de solidarité.

- Préserver et promouvoir un développement harmonieux, fondé sur la solidarité, la justice sociale, l'équilibre écologique, le développement durable ;

- Recueillir les avis des citoyens afin d'être une force de vigilance, de proposition et d'action pour sauvegarder et développer la qualité et la cohérence des services publics, en particulier dans les domaines de l'environnement, l'urbanisme, l'économie, la jeunesse, les affaires scolaires, culturelles, sportives et sociales et tout domaine lié à la gestion territoriale ;

- Etablir des relations avec les acteurs institutionnels, économiques, sociaux et environnementaux pour appuyer la réalisation de ses objectifs.

10:00 Publié dans Actualités frontonnaises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, fronton, iaca | |

17.03.2010

Des industriels encouragent une production laitière durable

Les produits laitiers « bio » et « responsables » séduisent de plus en plus de consommateurs. Mais face à cette demande croissante, l'offre ne parvient pas à s'adapter. Certains industriels mettent donc en place des politiques de conversion à l'agriculture biologique ou durable avec les producteurs. Exemples avec Les 2 Vaches et Ben & Jerry's.

Les producteurs de lait ont symboliquement enterré leur profession. Dès le premier jour du Salon de l'Agriculture, lundi 8 mars dernier, ils étaient plus d'un millier à dénoncer la dérégulation du marché européen qui a conduit à la chute des prix. D'après Pascal Massol, président de l'Association des producteurs de lait indépendants, « aujourd'hui, 98% des producteurs perdent de l'argent. »

Mais en marge de cette crise, un segment de marché se développe considérablement ces dernières années : la transformation de produits laitiers issus de l'agriculture biologique. D'après l'Agence Bio, leurs ventes en grandes surfaces ont triplé en 10 ans et leur fabrication a augmenté de plus de 70% depuis 2007. Or, le fossé entre cette demande grandissante et l'offre en produits laitiers bio ne cesse de se creuser. Pour pallier cette lacune en évitant un recours massif aux importations, certains industriels du secteur mettent donc en place des partenariats avec les agriculteurs locaux pour soutenir leur conversion à l'agriculture biologique.

Conversion

Car si l'ambition du Grenelle est bien d'accélérer cette conversion, la coordination entre les différents acteurs de la filière peine à se développer. Bilan : les industriels prennent les devants. C'est le cas de l'enseigne Les 2 Vaches, du groupe Danone. Son idée: mener une vaste opération de soutien auprès des fermiers conventionnels présents dans la zone de collecte, autour de l'usine de fabrication du Molay en Normandie, en s'engageant à vendre leur production aux autres marques du groupe Danone pendant les deux années nécessaires à la reconversion. Depuis la création de ce programme il y a un an et demi, une quinzaine de producteurs y ont adhéré.

Concrètement, les fermiers sont d'abord conviés à visiter des exploitations biologiques, avant de se voir proposer un diagnostic, établi par les membres des groupements d'agriculteurs bio régionaux, qui évalue leur capacité à se convertir. Si l'agriculteur souhaite s'investir dans la démarche, il est ensuite encouragé à se former aux pratiques spécifiques de l'agriculture bio. Enfin, la marque s'engage par contrat sur une durée de 7 ans à acheter la production à un prix supérieur à celui du marché  conventionnel. Comme l'explique Daniel Tirat, directeur général des "2 Vaches", « il faut d'abord convaincre les fermiers dont les terres sont propices à la reconversion, car on leur demande tout de même de changer de métier ! Passer du conventionnel au bio suppose de revoir complètement leurs méthodes de travail. C'est un engagement qui bouleverse leur quotidien. » L'entreprise bretonne de transformation laitière basée Triballat Noyal, qui détient les marques Vrai et Sojasun, propose également un dispositif similaire.

Sensibiliser les producteurs aux pratiques responsables

Mais la conversion à l'agriculture biologique suppose des efforts parfois insoutenables économiquement. D'autres enseignes ont donc préféré promouvoir une production laitière raisonnée, qui respecte également des pratiques sociales responsables. Ben & Jerry's collabore par exemple avec les fermiers hollandais voisins de son usine de fabrication, les chercheurs de l'université de Wageninger et les organisations de protection de la nature WWF et SNM au sein du programme "Caring Dairy", lancé en 2003.

Accompagnés par les chercheurs de l'Université, les fermiers déterminent leur « niveau de développement durable » suivant onze indicateurs*. Ils élaborent ensuite un plan d'action à mener. Ben & Jerry's offre alors une prime de 0,5 €/100L aux fermiers qui s'engagent dans ce dispositif, puis 0,5 €/100L  supplémentaires à ceux qui pratiquent le pâturage. Expérimenté par onze producteurs entre 2003 et 2007, le programme "Caring Dairy" accueille désormais plus de 500 exploitants. « Aujourd'hui, 95% de nos approvisionnements en lait et crème sont issus d'exploitations adhérentes au programme », indique Julia Perroux, responsable de Ben and Jerry France. Si la marque ne s'est pas orientée vers un dispositif de soutien à la reconversion en agriculture biologique, c'est selon elle « parce qu'il s'agit surtout de trouver un équilibre économique entre la qualité des produits, la préservation de l'environnement, les pratiques sociales et le bien-être animal. » Un avis qui rejoint celui de Dominique Marion, président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique : « la démarche de la marque "Les 2 Vaches" est intéressante, mais nous attendons de voir si elle est créatrice de nouveaux rapports sociaux dans les relations commerciales entre producteurs et industriels. »

*Fertilisation et protection des sols, érosion, nutriments, pesticides, biodiversité, viabilité économique, dépendance énergétique, gestion de la ressource en eau, développement humain, impact sur l'économie locale et bien-être animal

(Source : Novethic.fr)

05:13 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, producteur, lait, bio | |

23.02.2010

Etude sur le bio à la cantine dans les ville moyennes : le surcoût a bon dos

La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Les objectifs de l'étude sont les suivants

"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.

Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.

Prix de revient du repas

En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.

Origine des produits servis dans les cantines

58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.

Les pertes alimentaires

Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.

"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."

"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d'hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."

Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.

Le Bio à la cantine

8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.

Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles  estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.

Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.

Comment compenser le surcoût lié au bio?

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio.  Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20%  des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on  présente les choses.

Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.

Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l'enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009

Auteur : Ma Cantine Bio

(Source : notre-planete.info)

12:39 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, école, alimentation, biologique, restauration | |

17.02.2010

Bio et sans OGM : ce qui va changer en 2010

Des traces d'organismes génétiquement modifiés dans les produits bio, c'est l'hérésie permise par l'Europe depuis le 1er janvier 2009. Au mois de juillet prochain, son nouveau label «Agriculture biologique» sera apposé sur des produits bio, répondant à moins d'exigences que le label AB du ministère de l'Agriculture français. Pour tenter de contrer l'étiquetage européen et d'empêcher la confusion du consommateur, la FNAB (Fédération nationale de l'Agriculture biologique) et d'autres associations ont élaboré une marque collective qui trouvera, d'ici un mois, sa place sur les produits «vraiment» issus de la bio.

Un texte, proposé par la Commission européenne prévoyait de fixer le seuil maximal de 0,9 % d'OGM dans la composition d'un produit bio, tolérant ainsi les «présences accidentelles» d'OGM dans le bio. La commission de l'Agriculture au Parlement européen, demandait, elle, que soit limité à 0,1 % le pourcentage d'OGM dans le bio, ce qui correspond au seuil minimum de détection. Elle souhaitait que «les États membres se dotent d'un cadre législatif adéquat, fondé sur le principe de précaution et sur le principe du pollueur-payeur, afin d'écarter tout risque de contamination des produits biologiques par des OGM.» Si cet amendement a bien été adopté par le Parlement, il a pourtant été rejeté par les ministres européens qui ont choisi de conserver le seuil de traces à hauteur de 0,9 % et la possibilité d'utiliser des produits phytosanitaires (pesticides) et d'antibiotiques dans les produits bio.

Or, le bio est censé garantir une alimentation saine, sans additifs chimiques de synthèse, sans OGM, sans hormones, sans antibiotiques, sans pesticides et sans toxiques. Un seuil de 0,9 % contenu dans les produits non bio impose un étiquetage spécifique «avec OGM» sur tout produit vendu dans l'Union Européenne.

«L'initiative Alternative Bio 2 009 s'est formée lors du salon de l'Agriculture l'année dernière» explique Thomas Erguy de BLE (Biharko Lurraren Elkartea). «Le 13 janvier dernier, elle a mis au point une marque collective dans le but de proposer un outil pour les opérateurs sur le territoire français. Elle a également des contacts avec d'autres régions européennes». L'animateur de l'association est conscient du fait que les consommateurs ont du mal à s'y retrouver. Il cite une étude du CREDOC qui pointait une certaine confusion concernant les différents labels apposés sur les produits alimentaires et signalait qu'ils citent en majorité Label Rouge et AB. Or si AB est facultatif, le logo européen va être, lui, obligatoire. La nouvelle marque collective est en cours d'étude juridique et devrait voir le jour dans quelques semaines. «Cette nouvelle marque, qui pourra être ajoutée au logo européen et à AB, garantit la reprise en main d'un outil de développement par les producteurs et les consommateurs bio. Avec le règlement européen, l'outil bio a échappé aux consommateurs et aux producteurs, ce n'est pas le moindre des paradoxes ! On repart de zéro... La marque collective va également garantir un cahier des charges. On part dans l'idée que la réglementation européenne est intéressante mais on veut apporter des points de valeur ajoutée. Il n'y a plus de garde-fous. L'important, c'est de reprendre en main notre destin vers un nouveau modèle de développement, de prendre des orientations pour un avenir durable : la valeur ajoutée, la relocalisation, le lien au sol...».

Parallèlement à la démarche d'Alternative Bio 2009, une nouvelle réglementation en cours d'élaboration devrait bientôt aboutir à une étiquette «sans OGM». En effet, début novembre 2009, Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a remis son avis sur la définition des filières dites sans OGM à l'Etat qui préparera un projet de décret définissant l'étiquetage des produits en provenance de ces filières. «Cette garantie d'un seuil d'OGM en dessous de 0,1 % ne sera pas liée qu'à la bio mais à l'ensemble des produits alimentaires» reprend Thomas Erguy. «Cette réglementation est parallèle à notre démarche et je pense que nos actions y ont contribué. Le but est de mettre en place des pratiques qui empêchent tout risque de contamination. Il ne sera jamais de zéro mais on fait tout pour s'en approcher».

Le nouveau logo européen

Actuellement facultatif, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les Etats membres de l'Union et répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L'apposition, à côté du logo de l'UE, d'autres logos «à caractère privé, régional ou national» sera autorisée. Le logo européen de l'agriculture biologique et ceux des Etats membres sont censés compléter l'étiquetage et aider les consommateurs à repérer les aliments et boissons biologiques. L'étiquetage et l'utilisation du logo sont soumis à des règles strictes : «Les termes tels que biologique, bio, éco etc., y compris les termes utilisés pour les marques déposées, de même que les pratiques d'étiquetage ou de publicité susceptibles de tromper le consommateur ou l'utilisateur en suggérant qu'un produit ou ses ingrédients sont conformes aux exigences définies dans ce règlement, ne doivent pas être employés pour les produits non biologiques».

(Source : Le Journal du Pays Basque par Claire REVENU-JOMIER)

10:15 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bio, ogm, alimentation, agriculture | |

10.02.2010

Les Français ont faim de bio

Les habitudes de consommation changent, mais la production ne suit pas...

Le bio s'invite de plus en plus naturellement dans nos assiettes ! L'agence Bio a publié un sondage qui confirme une tendance lourde : en 2009, 46 % des Français ont consommé au moins une fois du bio. Ils n'étaient que 44 % en 2008 et 42 % en 2007. Non seulement la tendance devrait se poursuivre, mais nos compatriotes souhaitent de plus en plus de bio au restaurant ou à la cantine.

« Cette tendance montre que désormais, le public n'achète pas du bio pour des questions liées à la santé, comme cela avait été le cas après des épisodes comme la vache folle, mais pour des raisons environnementales, pour une agriculture plus propre » analyse Clara Reboullet, vice-présidente d'érables 31, association d'agriculture bio en Haute-Garonne.

« Mais le problème, poursuit-elle, c'est que la production ne suit pas: il y a 6800 agriculteurs en Haute-Garonne, dont 160 seulement sont en bio ! Il y a énormément à faire. On manque cruellement d'infrastructures pour opérer la conversion. »

« La France était le premier producteur bio il y a 20 ans, on est au vingtième rang à l'heure actuelle » déplore Christian Ponticelli, directeur du Groupement d'agriculture biologique du Gers. Nous sommes devenus des gros importateurs ! »

Or justement, une des bonnes idées du Grenelle de l'environnement serait que les patates bio produites en Midi-Pyrénées puissent aller très vite dans les assiettes de Midi-Pyrénées, et qu'on en finisse avec ces légumes qui font trois fois le tour du monde avant d'atterrir dans nos casseroles.

La demande est là. Mais l'argent pour aider cette reconversion manque : « En 2005, l'État a accordé 1,2 million d'euros : cette année on est passé à 170 000 €» constate Christian Ponticelli qui qualifie cette somme de ridicule.

En revanche, le conseil régional s'intéresse au bio, comme à la qualité alimentaire en général, dans une région qui peut brandir l'alimentation comme un emblème. Elle préconise le bio dans les cantines des lycées, et a consacré en 2009 1,6 M€ pour aider la filière bio, soit pour des investissements, soit pour des opérations de communication.

« Il faut une volonté politique forte pour changer les choses, estime Clara Reboullet. D'autant qu'actuellement, le comportement du consommateur évolue. Au-delà du bio, et avec la crise, il se tourne vers la récupération, l'achat groupé, les Amap... Une façon de faire des économies tout en consommant autrement. »

Le bio ouvre-t-il la voie verte ?

(Source : La Dépêche.fr

06:08 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, alimentation, consommation | |

06.02.2010

Les Français toujours plus nombreux à consommer bio en 2009

AFP - En dépit de la crise, les Français ont été plus nombreux l'année dernière à consommer bio et comptent maintenir le cap dans les mois à venir, selon le baromètre 2009 de l'Agence Bio, publié jeudi.

Ils étaient 46% en 2009 à manger au moins une fois par mois un produit issu de l'agriculture biologique, contre 44% en 2008 et 42% en 2007, relève ce sondage réalisé chaque année pour l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique.

La tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois, 25% des consommateurs-acheteurs ayant l'intention d'augmenter leur consommation et 71% de la maintenir, selon cette enquête.

Les Français sont aussi plus nombreux à vouloir consommer bio en dehors de leur domicile. Ils sont 45% à souhaiter des plats bio au restaurant, contre 42% en 2008 et 43% en 2007.

Sur leur lieu de travail, 41% souhaitent des produits bio à la cantine, contre 38% en 2008. Les distributeurs automatiques devraient également proposer des produits bio pour 37% des actifs, contre 32% en 2008.

Le nombre des enfants à bénéficier de repas bio dans les cantines scolaires est aussi plus important: un tiers d'entre eux y ont goûté en 2009, contre 24% l'année précédente.

Une grande majorité des parents (75%) souhaite que leurs enfants puissent y avoir accès. En moyenne, les parents déclarent être prêts à payer 7% de plus pour un repas à la cantine scolaire avec des produits bio.

De manière générale pour un Français sur quatre, il est normal de payer plus cher la production bio. Et ils se disent prêts à payer en moyenne 11% de plus. Selon de récentes enquêtes publiées dans la presse, les produits bio sont en fait de 50 à 70% plus onéreux.

Les fruits et légumes bio sont les produits les plus consommés (80%) devant les produits laitiers (71%), les oeufs (62%), les produits d'épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%).

Cette enquête CSA a été menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d'un échantillon de 1.015 personnes représentatives de la population française.

(Source : France24.com)

10:05 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, consommation, alimentation, santé, cantine | |

05.02.2010

Ces maires qui disent "OUI au BIO dans ma cantine !"


La France des maires dit "Oui au bio dans ma cantine ! "
envoyé par WWF_France. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

15:00 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, restauration, scolaire, santé, alimentation | |