06.07.2010
Etude sur le bio à la cantine dans les villes moyennes : le surcoût a bon dos
Juin/juillet 2009 : La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.
Les objectifs de l'étude sont les suivants
"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."
Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.
Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.
Prix de revient du repas
En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.
Origine des produits servis dans les cantines
58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.
Les pertes alimentaires
Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.
"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."
"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d’hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."
Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.
Le Bio à la cantine
8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.
Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.
Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.
Comment compenser le surcoût lié au bio?
L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio. Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.
Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.
La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on présente les choses.
Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.
Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l’enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009
(Source : notre-planete.info)
09:50 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantine, bio, biologique, restauration, alimentation |
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25.05.2010
La bio ne connaît pas la crise
Les indicateurs de l'agriculture biologiques sont au vert. En 2009, le nombre d'exploitations bio a fait un bond de 24% par rapport à 2008 tandis que la consommation de produits bio a, elle, quasiment doublé en quatre ans pour atteindre 3 milliards d'euros.
A la présentation des chiffres de la filière bio pour 2009, la directrice de l'agence bio, Elisabeth Mercier, est enthousiaste : « cette année a marqué une amplification de la dynamique du développement de la bio ». Tant et si bien que pour le président de l'agence, Pascal Gury, qui est aussi agriculteur, « l'objectif de 6% de la SAU en bio, qui est un palier incontournable pour atteindre une véritable structuration de la filière, est à notre portée ». Certes, mais en donnant un grand coup d'accélérateur tout de même : en 2009, nous en sommes encore à 2,46%, ce qui représente seulement 3,14 % des exploitations françaises... Pourtant, « ce n'est pas de l'optimisme, c'est réalisable », insiste Pascal Gury. Un avis qui n'est pas partagé par la FNAB (Fédération nationale des agriculteurs bio)...
Des terres de culture bio en expansion
Mais l'agence en veut pour preuve la volée de chiffres en tous genres dévoilée par l'agence. Ceux de la production d'abord. Ce qui frappe en premier lieu, c'est la croissance des surfaces en conversion qui ont fait un bond de 86 % en 2009 tandis que les surfaces certifiées bio ont seulement augmenté de 5%. Au total, en incluant les surfaces en conversion, la France compte 677 513 hectares de terres bio, réparties sur 16 446 exploitations. Si l'an dernier, 621 agriculteurs ont décidé de stopper leur production bio, « chaque mois, ce sont en moyenne 300 exploitants qui s'engagent dans la bio. Nous n'avions jamais connu une telle progression et, au vu des premiers mois 2010, celle-ci est amenée à s'envoler », fait remarquer Elisabeth Mercier.
Les produits bio semblent mieux se porter au Sud, notamment dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ou le Languedoc-Roussillon, qui a connu la plus forte augmentation nationale de sa surface agricole utile bio (+ 27,5%). Globalement, il faut tout de même remarquer que les 22 régions ont des croissances à deux chiffres (de 11 à 36%) concernant le nombre d'exploitations bio. Ainsi, 14 départements ont aujourd'hui une surface agricole utile bio supérieure à 6%, ce qui rapproche -lentement si ce n'est sûrement- la France de son objectif national de 6% en 2012.
Mais plus largement, c'est toute la filière bio qui est en train de se structurer. On compte aujourd'hui plus de 25 200 opérateurs en bio, soit 21% de plus qu'en 2008 : 16 446 producteurs, 6352 préparateurs (+13%), 2 233 distributeurs et 172 importateurs. Toutefois, si pour certains produits (volailles, œufs et vin), la production française est suffisante pour satisfaire les besoins des consommateurs, encore 38% des produits bio viennent encore de l'étranger, souvent des pays voisins (Espagne, Italie, Allemagne). De son côté, la France exporte également des fruits, légumes et vins pour 190 millions d'euros.
Une consommation toujours en forme
Avec 3 milliards d'euros en 2009, les ventes de produits bio se sont plus que bien comportées en 2009. Si elles ne comptent que pour un peu moins de 2% du marché alimentaire français total, le marché a quasiment doublé par rapport à 2005. Quelques produits phares, comme le lait et les œufs par exemple, ont même des parts de marché, respectivement de 13 et de 8%... Et entre 2008 et 2009, le chiffre d'affaires des produits bio a progressé de 19%, une hausse confirmée par les premiers résultats de 2010, précise l'agence. Et cela, sans que les prix aient, en moyenne du moins, augmenté, souligne Elisabeth Mercier.
Un maintien sans doute rendu possible grâce à la multiplication des réseaux de distribution. Et notamment par la place croissante prise par la distribution qui a vu son chiffre d'affaires croître de 27% en 2009...Aujourd'hui en effet, 45 % des produits bio sont vendus en grandes surfaces, 38% dans les magasins spécialisés, 12% en vente directe et 5% par les artisans-commerçants classiques (boulangers, cavistes, bouchers, etc.).
La restauration collective se met au bio
Autre nouveauté 2009 : la conversion de la restauration collective au bio. Sans doute l'objectif des 20% de produits bio en 2012 n'y est-il pas étranger mais le dynamisme des gérants est à souligner : leurs achats bio ont plus que doublé en un an pour atteindre 92 millions d'euros (hors pain) contre 44 millions en 2008. Désormais, 40 % des restaurants collectifs, particulièrement dans les cantines scolaires, proposent de la bio (surtout des produits frais) au moins de temps en temps. « Et ils sont de plus en plus nombreux à le faire régulièrement. 13 % introduisent au moins 1 produit tous les jours », tient à souligner Elisabeth Mercier. En 2012, près de 8 restaurants collectifs sur 10 pourraient donc proposer des produits bio à leurs convives, projette l'agence.
(Source : Novethic.fr)
10:02 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, alimentation, agriculture, exploitation, culture, consommation |
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23.02.2010
Etude sur le bio à la cantine dans les ville moyennes : le surcoût a bon dos
La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.
Les objectifs de l'étude sont les suivants
"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."
Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.
Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.
Prix de revient du repas
En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.
Origine des produits servis dans les cantines
58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.
Les pertes alimentaires
Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.
"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."
"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d'hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."
Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.
Le Bio à la cantine
8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.
Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.
Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.
Comment compenser le surcoût lié au bio?
L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio. Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20% des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.
Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.
La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on présente les choses.
Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.
Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l'enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009
Auteur : Ma Cantine Bio
(Source : notre-planete.info)
12:39 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, école, alimentation, biologique, restauration |
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05.02.2010
Ces maires qui disent "OUI au BIO dans ma cantine !"
15:00 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, restauration, scolaire, santé, alimentation |
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24.01.2010
Cantines : un forum pour passer au régime bio
Un vaste forum départemental aura lieu à Limoux à l'initiative de Nature et progrès autour de l'alimentation saine et de proximité.
Manger bio dans les cantines, c'est possible. Mais manger bio local, c'est plus compliqué, rapport à l'offre audoise qui reste très largement inférieure à la demande. Alors pourquoi ne pas y aller progressivement, en relocalisant d'abord la production avant de miser vers l'agriculture biologique ? Voici en quelques lignes la teneur de la méthode prônée par Nature et Progrès qui milite ardemment pour que cantine scolaire et circuit court aillent de pair. Mais pas à n'importe quel prix et pas n'importe comment. D'ici 2012, 20 % de la restauration collective publique d'État devra passer sous le régime bio selon la décision arrêtée lors du Grenelle de l'environnement. Le hic c'est que la demande du consommateur croît de 10 % par an alors que la production nationale bio pèse très peu : elle occupe 2 % de la surface agricole utilisée. Du coup, pour répondre aux besoins, 60 % des produits bio sont importés. C'est donc le moment ou jamais de relocaliser la production, dit en substance Nature et progrès qui tente, depuis deux ans, de faire progresser ce discours auprès du conseil général comme de la chambre d'agriculture. Conscientes des enjeux en termes d'environnement, d'emplois et de maintien du tissu agricole, les deux institutions sont de plus en plus sensibles au discours des « circuits courts » qu'elles ont d'ailleurs intégré dans leurs plans de développement territorial et agricole.
Mais reste la question de la méthodologie et de la mise en œuvre. « Au niveau de la stratégie régionale, on parle surtout et avant tout de conversion pour répondre aux besoins en bio. On ne parle pas d'installation. Or, c'est par ce biais-là qu'il fait prendre le problème », analyse Éole Bonneault, l'animateur de Nature et progrès. L'installation sera au cœur du « Forum d'échange - alimentation saine et de proximité », mis sur pied par Nature et progrès et le collectif cantines bio Limoux. Comment introduire des produits frais et bio en restauration collective, comment développer la production agroécologique locale, comment favoriser l'installation, impliquer les collectivités ? Les associations et syndicats estampillés écolo ne manquent ni d'idées, ni d'exemples pour y répondre, après avoir brossé un état des lieux minutieux. Durant deux jours, le plus large public, le milieu associatif, le monde agricole et les institutionnels se mettront autour de la table, à Limoux. But de la manœuvre : « Initier une dynamique pour l'introduction en restauration collective de produits frais, de qualité, issus d'une agriculture de proximité », comme c'est déjà le cas à Caux-et-Sauzens, Festes, Bugarach, Montlaur ou le collège Varsovie de Carcassonne.
(Source : La Dépêche.fr)
23:41 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, alimentation, santé, agriculture, école |
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18.01.2010
Cantines : quoi de bio dans les assiettes des enfants ?
Alimentation. La nourriture bio gagne du terrain à Toulouse dans les cantines à la ferme de Candie et chez les fournisseurs de la cuisine centrale.
Les élèves qui déjeunent chaque jour dans une des 210 cantines scolaires de Toulouse la connaissent bien. Car, depuis septembre 2008, la petite coccinelle rouge et noire posée sur les menus leur indique quel est le plat bio de la journée. Un plat par jour, soit l'équivalent d'un repas complet chaque semaine : c'est à ce rythme que les produits bio se sont imposés dans la composition des 25 000 repas préparés chaque jour par la cuisine centrale. Pour que les enfants puissent déguster des lentilles, du poulet, des yoghourts, de l'huile d'olive, des fromages, des pâtes fraîches et, depuis janvier, un petit pain quotidien produits ou élevés sans produits chimiques, la mairie de Toulouse a choisi de consacrer, 1,5 million d'euro supplémentaire à l'achat de la nourriture des écoliers. La hausse de 10 % du prix de revient des repas a donc été totalement indolore pour les familles. Quant aux fournisseurs, ils ont dû s'adapter aux nouvelles exigences du Capitole. Le nombre de lots d'approvisionnement a été doublé et les cahiers des charges redéfinis pour permettre aux petits producteurs locaux d'entrer dans la course. « Nous avons utilisé tous les produits disponibles localement et nous ne pourrons plus consentir de nouveaux efforts financiers », prévient Elisabeth Belaubre l'adjointe Vert en charge de la restauration scolaire. Mais la dynamique bio est enclenchée. Au cours de l'année 2010, quelques produits nouveaux seront introduits dans les menus. Et le Capitole compte désormais sur la force de frappe de ses 25 000 repas par jour pour booster la filière bio. Car, à l'instar des maraîchers de la région, les producteurs ne sont pas encore totalement en mesure de répondre aux nouveaux besoins des cantines scolaires. « Notre objectif est toujours de tendre vers le 100 % bio », précise Elisabeth Belaubre, « mais il faut qu'en amont, les agriculteurs s'organisent pour être capables de nous fournir par exemple 3,5 tonnes de carottes ou de bœuf les jours où ces produits figurent au menu. » Finalement, les filières d'approvisionnement sont presque aussi difficiles à changer que les habitudes alimentaires.
Une légumerie pour faire les pluches
Sept étudiants du CETIA, le Centre d'étude du tourisme et de l'industrie de l'alimentation de l'université du Mirail consacrent actuellement leur deuxième année de master à l'étude de faisabilité du projet de création d'une légumerie à la cuisine centrale de Toulouse. Car pour le moment, la cuisine centrale qui n'est pas équipée pour nettoyer et préparer les produits frais continue d'acheter et de servir dans les cantines des légumes qu'elle achète déjà conditionnés.
Sur les rails depuis un an, ce projet de légumerie doit permettre d'introduire enfin les légumes « locaux et de saison », promis aux usagers des cantines scolaires lors de la campagne des municipales. Outre la faisabilité technique et financière du projet, une incertitude sur l'avenir de la légumerie demeure : « il faut que la filière en amont soit en mesure de répondre à nos besoins », prévient Élisabeth Belaubre.
Un médecin derrière les fourneaux
Depuis le 1er novembre, le médecin spécialiste de santé publique Marie Carbonne est attaché à la cuisine centrale en tant que conseiller technique à la restauration scolaire. L'arrivée d'un médecin à la cuisine centrale doit permettre de mettre en musique sur le terrain, la nouvelle politique municipale en faveur d'une alimentation plus saine pour les enfants. Outre les questions de diététique, le Dr Carbonne interviendra dans les cantines et les centres de loisir pour observer l'accueil réservé aux plats bio par les jeunes commensaux et développer des actions pédagogiques et d'initiation aux goûts et aux produits auprès des enfants. Le médecin aura également un rôle d'interface entre les usagers des cantines et les professionnels chargés de la réalisation des repas, le Dr Carbonne interviendra également auprès des parents. Dans ce cadre, elle assurera notamment la coordination d'un réseau de promotion d'une nourriture plus saine et plus variée actuellement en cours de constitution.
Candie passe au bio
C'est une expérience municipale inédite : dans trois ans, les 270 hectares de céréales cultivés par la régie agricole de la ville de Toulouse, plus connue sous le nom de ferme de Candie, seront entièrement passés au bio. La reconversion a débuté en novembre 2009 avec le lancement d'un nouvel assolement à base de féverole, de chanvre et de triticale, un mélange de blé et d'orge. Et 18 ha restés en friche produiront dès l'été prochain les premiers quintaux de blé bio de Candie. Il faudra ensuite attendre trois ans de culture sans amendements chimiques ni pesticides pour que la ferme obtienne son label bio. Trois ans, c'est également le temps qu'il faudra à la régie agricole pour retrouver un équilibre financier. Ensuite, le blé bio produit devrait entrer dans la fabrication des petits pains consommés dans les cantines scolaires. Outre les 270 ha de céréales, la régie compte 25 ha de vigne et une centaine d'hectares qui ne sont pas directement cultivables.
(Source : La Dépêche.fr)
15:15 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantine, bio, restauration, scolaire, alimentation, école, biologique |
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04.01.2010
Expérience d'une Cuisine centrale privilégiant le Bio et les producteurs locaux
La cuisine centrale du Penthièvre est en fonction depuis février (2009). Rôdée, elle prépare maintenant son assiette 2010, plus riche en produits biologiques et locaux.
« Ici, on cuisine!», rappelle Bruno Gele, le directeur de la cuisine centrale. «Même si on peut utiliser des aliments en boîte, ils sont toujours cuisinés et assaisonnés».
1.600 repas par jour
Précision importante. Car la cuisine en collectivités se résume, parfois, à réchauffer des plateaux livrés par des sociétés extérieures. Mais selon Bruno Gele, «le goût c'est essentiel». En fonction depuis février2009, la cuisine centrale sert quotidiennement 1.600 repas sur Lamballe et sa communauté, distribués majoritairement dans les écoles et l'hôpital. Avec le Cias (Centre intercommunal d'action sociale) lamballais, une centaine de repas sont, également, livrés à domicile. Un service pratique pour les personnes âgées qui se retrouvent isolées.
Qualité et produits locaux
Dès le 1erjanvier, la cuisine choisira seule ses fournisseurs. «C'est pour nous un moyen de travailler avec des producteurs locaux et d'améliorer la qualité des produits, notamment en cuisinant davantage d'aliments d'origine biologique», explique Bruno Gele. Ces produits devraient représenter entre 25 et 30% des produits achetés par la cuisine. La viande, les produits laitiers et les légumes sont les premiers concernés.
Réduire les coûts
Par exemple, acheter du porc, produit dans le secteur de Lamballe, peut permettre à la cuisine de réduire ses coûts de transport et donc, de commander davantage de légumes biologiques. Plus de qualité et de proximité, sans augmenter le prix du repas, c'est le pari que fait la cuisine pour 2010. Cette structure, qui emploie17salariés, prévoit aussi d'augmenter le nombre de repas servis. «L'année 2009 était une année de lancement et de stabilisation. En 2010, on table sur2.200 repas produits par jour», précise le directeur.
(Source : letelegramme.com)
06:20 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, bio, producteurs locaux, agriculture, cuisine, biologique |
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28.08.2009
Un guide pratique et précieux pour les élus locaux
Comment mettre en place une restauration collective sans OGM ? Quels sont les réseaux d'acteurs ? Comment protéger une agriculture durable et la production de qualité ? Quels sont les arrêtés ? Comment fonctionne le conditionnement des aides à l'agriculture ?
Inf'OGM, association d'expertise sur les OGM reconnue d'intérêt général, vient d'éditer un guide complet à destination des élus locaux sur les enjeux et les répercussions locales de la culture et de l'importation d'OGM. Alors que les décisions sont prises par l'Europe ou le gouvernement, l'élu doit lui bien souvent faire face aux conséquences immédiates de la présence des OGM sur son territoire.
Présenté sous forme de fiches, le guide « OGM et collectivités locales. Comprendre et agir » est disponible pour 10 euros à la commande auprès d'Inf'OGM.
(Source : Greenpeace.fr)
06:00 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, bio, biologique, agriculture, restauration collective, élus |
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05.08.2009
Comment nourrir 9 milliards d'humains en 2050 ?
Un potentiel alimentaire menacé
La vocation première de l'agriculture est de nourrir sainement les hommes. Or la population mondiale s'accroît de 80 millions de personnes supplémentaires chaque année. Pour garantir à long terme la souveraineté alimentaire, l'agriculture se doit donc d'être durable (d'un point de vue économique, environnemental, agronomique et social) et indéfiniment reproductible.
Chaque année, 66 000 ha de surfaces agricole utile (SAU) disparaissent en France au profit de l'urbanisation et du développement des infrastructures. Par ailleurs, l'augmentation de la demande non alimentaire (biomasse, agrocarburants) entre en concurrence avec la production alimentaire. Il est donc urgent de protéger l'agriculture de la pression urbaine.
Par ailleurs, certaines formes d'agriculture productivistes causent des dégradations considérables aux milieux : érosion, baisse de la fertilité des sols, banalisation des paysages et des écosystèmes (arrachage des haies, agrandissement des parcelles...) diminution de la biodiversité, pollution des eaux, assèchement des milieux aquatiques, etc. L'agriculture doit donc modifier ses pratiques, et notamment réduire sa dépendance aux intrants (engrais, pesticides, semences, alimentation du bétail, eau d'irrigation et carburants) : en France, les intrants représentent en moyenne 60% du chiffre d'affaires des exploitations, et l'agriculture consomme environ 250 litres d'équivalent-fuel à l'hectare !
Faire face aux grands défis de demain
L'agriculture de demain devra faire face au défi alimentaire qui constituera sa première priorité. Elle devra également relever d'autres défis pour se développer et se maintenir en harmonie avec les grands équilibres naturels :
- o Le défi énergétique. L'agriculture est l'un des rares secteurs économiques capable de produire l'essentiel de son énergie (huile-carburant auto-produite, bois-énergie, solaire thermique et photovoltaïque, biogaz). L'indépendance énergétique de la ferme France est ainsi un objectif accessible et nécessaire pour garantir notre sécurité alimentaire.
- o Le défi climatique. Afin d'anticiper et d'adapter l'agriculture au changement climatique, la meilleure réponse anticipatrice consiste à diversifier les espèces et variétés cultivées. Ainsi, il sera nécessaire de « produire un peu de tout partout », en limitant la spécialisation régionale et en se réorientant vers des circuits de commercialisation courts.
- o Les défis écologiques. La France s'est engagée à stopper l'érosion de sa biodiversité d'ici à 2010 et à atteindre le bon état écologique des eaux d'ici à 2015. Ceci suppose d'encourager la préservation des milieux remarquables, l'autonomie de l'agriculture vis-à-vis des intrants, et de réintégrer la nature comme « facteur de production ». Les infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, bandes enherbées, prairies naturelles, vergers de haute tige et milieux peu ou pas anthropisés) ont ici un rôle essentiel à jouer en fournisssant aux cultures des auxiliaires (ex. insectes prédateurs des ravageurs des cultures).
Vers une agriculture autonome, économe et non polluante
Pour répondre à ces objectifs, l'agriculture devra se réorienter vers des systèmes autonomes, économes et non polluants. Ceci suppose de la fonder sur de nouvelles bases.
Pour cela, FNE propose de :
- o Doter les villes de ceintures nourricières en préservant les espaces agricoles périurbains
- o Réorienter la recherche agronomique vers les systèmes agricoles autonomes et économes en intrants
- o Réviser la filière de conseil et de distribution des pesticides, notamment par la mise en place d'une formation obligatoire pour tous les utilisateurs
- o Réorienter la PAC vers la rémunération des services écologiques rendus par l'agriculture, et vers un soutien significatif aux prairies permanentes et à l'agriculture biologique
- o Renoncer aux objectifs d'incorporation d'agrocarburants
- o Encourager l'agriculture de Haute Valeur Environnementale (HVE), qui se caractérise, selon FNE, par sa faible consommation d'intrants et la place laissée aux espaces de régulation écologique (ou infrastructures agroécologiques) favorables à la biodiversité
(Source : France Nature Environnement)
15:24 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, environnement, agriculture, biologique, bio, écologie |
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21.07.2009
Le Restaurant Inter Administratif d'Agen (47) passe au bio en formant ses agents
Dans le cadre d'un partenariat avec l'ARBIO Aquitaine (Association Régionale des opérateurs BIO d'Aquitaine) et Un plus bio, le Restaurant Inter Administratif (RIA) d'Agen (47) forme ses agents.
L'objectif du RIA d'Agen, de l'ARBIO Aquitaine et d'Un plus bio, est de développer l'utilisation régulière de produits biologiques dans ses menus pour favoriser le plus possible un approvisionnement bio local / régional.
Afin d'atteindre cet objectif, le RIA et l'ARBIO ont choisi d'associer Un plus bio a leur démarche, qui met en œuvre des ateliers d'accompagnement au changement des pratiques en matière de restauration collective.
Ces ateliers doivent permettre de :
- Sensibiliser les agents du RIA à l'Agriculture Biologique et d'en cerner les enjeux en restauration collective,
- Concilier alimentation bio, nutrition et maîtrise du budget,
- Mettre en œuvre des préparations culinaires adaptées.
Sont également partenaires de ce projet les structures suivantes :
- Direction Départementale de l'Equipement et de l'Agriculture (DDEA 47),
- Chambre d'Agriculture 47,
- CIVAM Bio 47 (Centres d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural)
- DRAAF Aquitaine (Direction Régionale de l'Agriculture et de la Forêt).
Contacts :
- Un plus bio : Stéphane Veyrat, directeur, 04.66.77.35.51 (Saint-Nazaire des Gardies / 30)
- RIA (association de gestion) : Jean-Louis Coureau, 05.53.66.08.04 (Agen / 47)
- ARBIO Aquitaine : Jérôme Cinel, coordinateur régional, 05.56.79.28.52 (Bordeaux / 33)
(Source : UnPlusBio.org)
14:44 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, restauration collective, biologique, alimentation, agriculture |
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Actu Bio : restauration collective
A LA UNE
25 & 26/08/09 - La Ville de Lambesc (13) forme ses agents : suite du module du 01/07/09...
Dans le cadre de son partenariat avec Un plus bio (convention), la Ville de Lambesc poursuit la formation de ses agents cuisiniers et acteurs éducatifs...
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PROCHAINEMENT
08/09/09 - Atelier « Les marchés de restauration collective et le développement durable », Aix-en-Provence (13)
Un plus bio (Elsa Bonnet, diététicienne chargée de mission alimentation) participera à cet atelier organisé par l'ARPE PACA ... lire la suite
15 au 16/09/2009 - Formation CNFPT « Le bio en restauration collective » - Module 2 : acteurs de terrain en cuisine (initiation) - Montpellier (34)
Cette formation proposée par le CNFPT Languedoc-Roussillon s'adresse aux agents territoriaux chargés des repas en restauration collective souhaitant s'initier à la production de repas biologiques et ... lire la suite
22 au 23/09/2009 - Formation CNFPT « Le bio en restauration collective » - Module 2 : acteurs de terrain en cuisine (approfondissement) - Montpellier (34)
Cette formation proposée par le CNFPT Languedoc-Roussillon s'adresse aux agents territoriaux chargés des repas en restauration collective ayant déjà suivi le module initiation ... lire la suite
13 & 14/10/09 - Formation CNFPT « Le bio en restauration collective » - Module 1 : responsables de projet - Valence (26)
Cette formation proposée par le CNFPT Languedoc-Roussillon s'adresse aux agents territoriaux chargés de développer et suivre les projets de restauration collective bio.
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13 au 14/10/2009 - Formation CNFPT « Le bio en restauration collective » - Module 2 : acteurs de terrain en cuisine (approfondissement) - Montpellier (34)
Cette formation proposée par le CNFPT Languedoc-Roussillon s'adresse aux agents territoriaux chargés des repas en restauration collective ayant déjà suivi le module initiation ... lire la suite
19 au 20/10/2009 - Formation CNFPT « Le bio en restauration collective » - Module 3 : acteurs du champ éducatif - La Garde (83)
Cette formation proposée par le CNFPT Languedoc-Roussillon s'adresse aux personnes en charge de la mise en œuvre d'actions éducatives et de sensibilisation à l'alimentation bio.
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Source : unplusbio.org
12:08 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, restauration collective, biologique, alimentation, cantine scolaire, santé |
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18.07.2009
Les ventes de produits bio sont en hausse de 25% en 2008
Malgré la crise, les ventes de produits issus de l'agriculture biologique ont progressé de 25% en 2008 pour atteindre un chiffre d'affaires de 2,6 milliards d'euros, selon les derniers chiffres de l'Agence Bio qui parle de ''nouveau décollage''.
Les Français restent, malgré la crise, de plus en plus demandeurs de produits bio, soucieux de leur santé et du goût. Le marché 2008 de la bio confirme cette tendance, en progression de 25% pour atteindre 2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires (1,9 milliard d'euros en 2007), selon les chiffres publiés le 29 mai par l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique. L'agriculture biologique connaît un nouveau décollage, s'est félicitée l'agence à l'occasion du lancement du 10ème Printemps bio qui se déroule en France durant la première quinzaine de juin.
Depuis 1999, ce marché enregistre une augmentation moyenne de 10% par an. Mais les ventes de produits bio ont particulièrement augmenté en 2008 dans tous les circuits de distribution, avec notamment une hausse de 39% du chiffre d'affaires dans les super et hypermarchés par rapport à 2007 et de 40% en circuits de distribution spécialisées (réseau et indépendante). La part de marché des produits bio n'atteint toutefois que 1,7% en 2008 du marché alimentaire contre 1,1% en 2005.
Parmi les produits bio les plus consommés, 23% des ventes proviennent du rayon crémerie (lait, produits laitiers, œufs), suivis par les fruits et légumes (17% des ventes), les produits d'épicerie sucrée et salée (18%) et le pain et la farine (13%). Le vin bio a également la cote et représente 10% des ventes en 2008 tout comme les viandes rouges et blanches, la charcuterie-salaison. Viennent ensuite les autres boissons (4% des ventes), les produits ''traiteur'' (3%) et les produits surgelés (1%).
12:14 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, agriculture, viticulture, alimentation, santé, biologique |
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16.06.2009
OUI au bio dans ma cantine !
A l'issue du Grenelle de l'environnement, il a été décidé de passer à 20% de bio dans les cantines à l'horizon 2012.
Le WWF-France agit dès à présent, en lançant la première campagne nationale pour l'introduction de produits issus de l'agriculture biologique locale dans les cantines scolaires. Avec la campagne « Oui au bio dans ma cantine » le WWF-France appelle tous les parents d'élèves à se mobiliser le 18 juin pour convaincre le maire de leur commune de privilégier les produits issus de l'agriculture biologique dans chaque cantine scolaire et de mettre en œuvre des mesures concrètes pour inciter les agriculteurs de son territoire à passer au bio.
Le bio c'est bon pour la santé car riche en éléments nutritifs mais surtout, exempt d'OGM, de pesticides et de conservateurs potentiellement nocifs pour l'organisme ! Le bio, c'est bon pour l'environnement en privilégiant un mode de production qui respecte les ressources naturelles, les sols et la biodiversité. S'il est local et de saison, c'est moins d'énergie consommée pour sa production et son transport et du coup, moins de gaz à effet de serre pour la planète !
Enfin, le bio, c'est bon pour les finances !
En bio, les agriculteurs touchent un revenu décent, la production locale bio crée 20 à 30% d'emplois supplémentaires et permet de faire économiser aux contribuables les frais de décontamination et frais médicaux générés par l'utilisation des pesticides.
Pour la santé de vos enfants et pour préserver la planète, dites « Oui au bio dans ma cantine » !
C'est là: WWF...
Impliquez votre maire,
Signez la pétition,
et faites suivre!!
Les modèles de lettres aux Maires et aux parents...sont aussi sur le site : http://ouiaubiodansmacantine.fr/
00:02 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, bio, biologique, restauration collective, cantine |
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05.02.2009
Castelginest - Diffusion de "nos enfants nous accuserons"
Diffusion du film "nos enfants nous accuserons"
lundi 16 février 2009
à 20h30
au cinéma castelia de Castelginest (8km au nord de Toulouse, direction Villemur)
A voir pour mieux comprendre le danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée à une industrie chimique qui met en péril la santé de nos enfants. Dernièrement le danger du phtalates utilisés dans de nombreuses applications plastiques présentes dans notre quotidien, nocifs par leur action sur les hormones et sur le système immunitaire sans pour autant de véritables décisions au niveau européen. Jean-Paul Jaud fixe l'objectif sur une courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, afin de réagir aux dramatiques conséquences de l'empoisonnement de nos campagnes. Ce sont 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays, chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement. 70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation.
La projection du film sera suivi par un débat où on pourra définir comment agriculteurs, industriels d'agro alimentaires, distributeurs et consommateurs, pouvoirs politiques pourraient réagir contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.
Possibilité de places à 3€ - contacter Gwen Cortes 09 71 409 991
00:06 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, environnement, santé, pestissides, ogm, bio, biologique |
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16.01.2009
AOC FRONTON - La culture bio fait des adeptes chez les vignerons du cru
Cela fait maintenant bien quelques années que la quasi-totalité des vignerons de Fronton pratiquent la lutte raisonnée. C'est donc tout à fait logiquement que quelques-uns sont en conversion bio sur la culture de leur domaine.
Les châteaux Saint Louis, Plaisance, Boujac pratiquent la culture bio, à la Colombière la biodynamie (utilisation du calendrier lunaire pour prodiguer les traitements) est à l'ordre du jour. D'autres domaines, Le Roc, Viguerie de Beulaygue, mettent en place une culture bio, mais sans pour l'instant se soumettre aux exigences du cahier des charges.
Élisabeth Carrère de la chambre d'agriculture anime trois groupes techniques, deux en lutte raisonnée, un en lutte alternative bio, 55 vignerons y sont inscrits, soit les 2/3 de la superficie de l'aire de production.
Au-delà de la culture bio, les conseils de lutte raisonnée sont appliqués par les vignerons.
L'objectif est d'utiliser le minimum de traitements à la vigne. Toutes les semaines le vigneron remplit un bulletin réalisé par les conseillers viticoles qui leur permet de connaître la possible présence de différentes maladies. C'est une véritable prise en compte du vignoble sur le principe d'éviter des traitements systématiques pour des raisons de rentabilité et économiques.
TOUT SAUF LA BOUILLIE bordelaise
La production bio, est extrêmement exigeante et demande une présence constante à la vigne. Il faut adapter le matériel et les hommes à cette culture.
Aucun produit chimique ne peut-être utilisé, seule la bouillie bordelaise est autorisée (cuivre, soufre). Les autres traitements sont uniquement à base de produits naturels, des purins d'ortie, de prêle, de consoude, de fougère… et aussi des huiles essentielles…
EN BIO, les vins gagnent en fond de bouche, avec plus de goût, et de digestibilité, la maturité est plus rapide et les degrés plus bas, nous dit Marc Penavayre du château Plaisance.
(Source : La Dépêche.fr)
14:28 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fronton, viticulture, biologique, agriculture, vignes, santé |
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