10.09.2010
Ne pas s'occuper de sa prostate, c'est comme regarder le lait déborder
Cancer de la prostate
Les problème de prostate concernent 1 homme sur 7 entre 40 et 49 ans, 1 homme sur 2 entre 60 et 69 ans
Avec une affiche qui met en scène une casserole de lait qui déborde, l'Association française d'urologie (AFU) organise le 15 septembre sa 6e journée de la prostate, sur le thème "n'attendez pas qu'il soit trop tard pour vous informer".
"Les hommes affichent un certain mépris pour leur prostate", notait jeudi devant la presse le Pr Pascal Rischmann, urologue et président de l'AFU.
Et pourtant, le cancer qui touche cette glande sexuelle masculine est le plus fréquent chez les hommes et constitue chez eux la 2e cause de mortalité par cancer, après celui du poumon. En 2005, selon les dernières estimations, il y a eu 62.245 nouveaux cas en France et 9.202 décès, soit un taux de mortalité en légère baisse (2,5%) depuis 2000.
A l'occasion de cette journée, en lien avec la semaine européenne de l'urologie, l'AFU veut informer les hommes sur les moyens qui existent pour éviter l'évolution des maladies de la prostate, telles qu'infection, obstruction, et bien sûr cancer. Outre le dossier d'information présenté sur le site de l'AFU, des urologues devraient organiser des séances d'information.
Le problème le plus fréquent est ce qu'on appelle l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), qui se caractérise par une augmentation du volume de la prostate qui peut provoquer des troubles urinaires, et qui devient banale en vieillissant : elle concerne 1 homme sur 7 entre 40 et 49 ans, 1 homme sur 2 entre 60 et 69 ans.
Mais c'est surtout le cancer de la prostate qu'il s'agit de prévenir : il se développe lentement et en silence à la périphérie de l'organe. Quand les symptômes apparaissent, "il est un peu trop tard", soutient le Pr Laurent Salomon, de l'hôpital Henri-Mondor.
Pour dépister ce cancer avant qu'il ne se manifeste, on peut procéder à un toucher rectal et à une mesure dans le sang du taux de PSA (une protéine produite par la prostate). Ce test est régulièrement contesté : une valeur normale de PSA n'est pas une certitude d'absence de cancer, et un résultat élevé ne signe pas forcément un cancer. Il doit donc être confirmé par une biopsie, qui n'est pas anodine.
L'AFU prône pourtant un dépistage systématique -auquel est opposée la Haute autorité de santé- entre 55 et 69 ans, renouvelé régulièrement si la personne est à risque (cancers de la prostate dans la famille, origine africaine ou antillaise...). Car "plus on traite tôt, plus on a de chances de guérir", souligne le Pr Rischmann. Même si les traitements altèrent la vie sexuelle.
Mais si à 60 ans, le taux de PSA est inférieur à 1 nanogramme par ml, inutile de poursuivre les dépistages, estime l'AFU : le risque de décéder d'un cancer de la prostate est alors inférieur à 2%. Et quel que soit le niveau de PSA après 75 ans, plus besoin non plus de continuer à dépister ce cancer d'évolution généralement lente, selon ces spécialistes.
La prostate, c'est quoi, ça sert à quoi ?
La prostate, composée de fibres musculaires et de glandes, est un organe sexuel uniquement masculin situé sous la vessie et en avant du rectum, qui grossit avec l'âge et participe à l'élaboration et à l'expulsion du sperme.
Toute petite à la naissance, la prostate grandit pour atteindre quelques centimètres à la puberté. On compare en général sa taille à celle d'une châtaigne. Elle se stabilise à l'âge adulte. Chez les personnes âgées, elle grossit au point de devenir souvent hypertrophique. En simplifiant, on estime que 60% des hommes de 60 ans ont une grosse prostate, 70% des hommes de 70 ans et 80% des hommes de 80 ans.
La prostate est traversée par l'urètre, le canal par où s'éliminent les urines et qu'elle comprime quand elle augmente de volume, provoquant des troubles urinaires.
En préambule à l'éjaculation, c'est aussi par l'urètre que passe le sperme, un mélange de spermatozoïdes, venus des testicules par les canaux déférents, et de fluide séminal, produit aux deux tiers par les vésicules séminales et pour le reste par la prostate.
Au moment de l'éjaculation, grâce à ses cellules musculaires, la prostate se contracte et participe, avec les muscles de l'urètre et du périnée, à l'évacuation du sperme.
Si la prostate joue un rôle dans l'éjaculation, elle n'a, en revanche, rien à voir avec l'érection.
La prostate est un organe parfois mal connu. Interrogés en 2008 pour un micro-trottoir de l'Association française d'urologie, des passants affirmaient que c'était "une maladie qu'on opère", d'autres se contentaient de dire que cela avait "un rapport avec le sexe". Quant au médecin de la prostate, disait en riant une personne interrogée, c'est le "prostatologue". En fait, c'est l'urologue.
(Source : La Dépêche.fr)
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14.07.2010
Pesticides : une cause de cancer
Grande-Bretagne – Une étude vient de réaffirmer les dangers que représentent les pesticides, particulièrement chez les bébés à naître et les enfants.
Cette année, des chercheurs marseillais avaient démontré un lien entre l'exposition aux pesticides et le développement de cancers. Leurs confrères britanniques de la Chemicals, Health and Environment Monitoring Trust (CHEM Trust) soutiennent cette théorie et pointent tout particulièrement du doigt les effets sur les plus jeunes, que ce soit pendant la période de gestation ou la petite enfance.
Les pesticides sont essentiellement mis en cause dans le développement des leucémies, des lymphomes et des cancers de la prostate. Ce fléau a malheureusement connu une hausse cette dernière décennie. Les familles d'agriculteurs et les familles vivant à proximité d'exploitations agricoles sont évidemment les plus touchées. Des gestes de prudence leur sont donc conseillés. En outre, les producteurs sont appelés à se responsabiliser, tant en ce qui concerne l'élaboration des pesticides que la démarche marketing.
(Source : Maxisciences.com)
05:48 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, pesticide, agriculture, producteur, agriculteur, enfant, cancer, bébé, leucémie, lymphome |
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18.05.2010
Santé - Bitume : vers un nouvel amiante ?
Le 10 mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Bourg-en-Bresse a pour la première fois établi le lien entre l'inhalation des fumées de bitume et le cancer de la peau. Il a déclaré Eurovia, une filiale de Vinci, coupable de « faute inexcusable » pour la maladie contractée par l'un de ses ouvriers.
Le bitume va-t-il entraîner un scandale de santé publique aussi important que l'amiante ? Le 10 mai dernier, pour la première fois, un tribunal, celui des affaires de sécurité sociale (TASS) de Bourg-en-Bresse, a reconnu le lien entre l'inhalation de fumées de bitume et le cancer de la peau d'un ouvrier. Si le tribunal a été prudent sur la cause même du cancer, en précisant qu'il avait « pu trouver que la conjonction de projections, voire d'inhalations, du bitume avec les UV favorisait, soit le risque né des UV, soit le risque né du bitume », il a tout de même condamné son employeur, Eurovia, un constructeur de routes filiale de Vinci, pour « faute inexcusable ».
Des protections insuffisantes
« Le tribunal a estimé que, d'une part l'entreprise ne pouvait pas ne pas savoir qu'elle mettait entre les mains de ses salariés un produit toxique et d'autre part que, le sachant, elle n'avait pas pris les mesures de sécurité nécessaires à la protection de ses employés », explique Maître Jean-Jacques Rinck, l'avocat des proches de Francisco Serrano-Andrade. Embauché comme épandeur de bitume par Eurovia en 1986, ce dernier a contracté un cancer de la peau décelé en 2006 avant d'en mourir deux ans plus tard. Comme beaucoup de ses collègues, il répandait le bitume -ce résidu du pétrole déjà toxique auquel ont ajoute des additifs dont certains sont cancérigènes (hydrocarbures aromatiques polycyliques), le tout chauffé à plus de 160°- sans aucune protection, torse nu et en short. « Cela n'est pas propre à Eurovia, reconnaît Jean-Jacques Rinck, car il n'existe que des recommandations de protection contre le bitume, pas d'obligation. »
« La santé et la sécurité de nos travailleurs sont depuis toujours au cœur des préoccupations des professionnels de la route », souligne cependant le syndicat de l'industrie routière française (USIRF) dans un communiqué. Mais au titre des mesures de sécurité il faut comprendre : un masque (obligatoire seulement pour les endroits confinés), des gants et chaussures de sécurités fournis par l'entreprise et la recommandation de manches longues, car le premier risque du bitume reste celui de la brûlure. Cependant, pour le syndicat comme pour Eurovia, qui a très vite annoncé sa décision de faire appel, il n'existe pas de lien entre bitume et cancer. Ils s'appuient en cela sur une étude du centre international de recherche sur le cancer, publiée en 2009 qui concluait « que l'exposition aux fumées de bitume (par inhalation ou par voie cutanée) ne provoque pas de cancer ».
Des centaines de milliers de personnes exposées
Dans certains pays, comme aux Etats-Unis, le bitume est interdit depuis 1976 et remplacé par du ciment, tandis qu'en Allemagne, des routes sont réalisées en agrégat de pierre et de déchets. En France, selon la dernière brochure de l'Institut national de la prévention de recherche et de sécurité (INRS), datant de 2003, « quelque 3 millions de tonnes de bitume chaud sont répandues chaque année sur les routes de France par les ouvriers affectés aux travaux de revêtement de la chaussée ou de construction ». Ce qui explique, que potentiellement « 420 000 à 500 000 personnes sont concernées par le problème », estime Jean-Jacques Rinck. Pourtant le cas Eurovia est la première affaire d'exposition au bitume portée devant la justice. « Le problème est connu depuis 20 ans mais rien n'a été fait. Et puis les victimes sont ce que l'on appelle les ouvriers de l'anonymat - issus des minorités, en contrats à durée déterminée ou saisonniers. Ils sont souvent culturellement, socialement et financièrement isolés. Depuis le jugement en revanche, j'ai reçu de multiples demandes de contact sur le sujet », souligne l'avocat.
Le cas du bitume peut être rapproché de celui de l'amiante (voir encadré) et l'avocat estime qu'au nom du principe de précaution les pouvoirs publics devraient, avec l'aide des scientifiques se saisir au plus vite du sujet. « Le risque financier, par le biais de l'indemnisation des victimes, est colossal » estime-t-il. Dans ce cas, les plaignants avaient ainsi demandé 200 000 €. Dans le droit commun en revanche, pour l'instant, les cancers des ouvriers du bitume sont bien reconnus comme maladie professionnelle mais hors nomenclature : « celui de Francisco Andrade-Serrano a ainsi été reconnu comme lié aux rayons UV du soleil par l'assurance maladie », précise l'avocat.
Aujourd'hui, le jugement du tribunal ne peut faire à lui seul jurisprudence, mais Jean-Jacques Rinck veut croire qu'il s'agit d'un début. Par ailleurs, la CGT a d'ores et déjà saisi l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) qui va réaliser une évaluation générale des risques pour la santé des travailleurs liés à l'usage des bitumes.
(Source : Novethic.fr - par Béatrice Héraud)
05:58 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, bitume, cancer, maladie, ouvrier, amiante, travail |
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03.09.2009
DANGER - Ampoules à Basse Consommation : économie d'énergie ou CANCER ... il faut choisir
Nous le dénoncions en décembre 2008 et en janvier 2009, à en lire l'article d'Annie Lobé dans Santepublique-editions.fr le 2 juillet 2008, "mieux vaut opter pour les bonnes vieilles ampoules à incandescence" ... mais comment pouvons-nous faire, nous consommateurs citoyens, si on nous a retiré le choix entre la santé et l'économie d'énergie en nous imposant le CANCER. A ce jour, il reste encore en vente les lampes à incandescences inférieures à 100 W (voir le calendrier de fin de vente des ampoules à incandescence) ...
Franck Laborderie-Cavada
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Elles coûtent quatre fois plus cher que les ampoules classiques, mais on nous dit partout qu'il ne faut plus acheter que des ampoules basse consommation parce qu'elles protègent la planète et durent plus longtemps. Estampillées "écolo" un peu vite, ces ampoules sont pourtant de véritables bombes à retardement car elles contiennent une quantité non négligeable de mercure à l'état gazeux et parce qu'elles émettent des champs magnétiques et des radiofréquences.
Elles fonctionnent exactement comme les tubes fluorescents : une décharge électrique provoque la collision d'électrons avec des ions de vapeur de mercure, générant un rayonnement ultraviolet par excitation des atomes de mercure. L'innovation technique est basée sur l'adjonction d'un circuit électronique intégré comprenant un starter et un ballast (transformateur). Une véritable usine miniature ! Le ballast électronique émet des champs magnétiques de basses fréquences entre 50 et 500 hertz ainsi que des hautes fréquences entre 20 et 60 kilohertz destinées à corriger le défaut inhérent à cette technologie, qui est de diffuser une lumière papillotante.
Alerté par des porteurs de pacemaker ayant subi des interférences électromagnétiques à proximité de ces ampoules, Pierre Le Ruz, directeur scientifique du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), a vérifié : "Nous avons, entre autres, mesuré des radiofréquences harmoniques jusqu'à 200 volts par mètre, alors que la valeur limite en vigueur est de 27 volts par mètre." L'électro-pollution ainsi générée entraîne une diminution de la mélatonine, une hormone qui induit le sommeil, régule l'humeur et inhibe la prolifération des cellules cancéreuses. La revue scientifique The Lancet a publié dès 1978 une étude reliant diminution de la mélatonine et cancer du sein. D'autres études ont montré qu'il en est de même pour l'hypertrophie bénigne de la prostate, le cancer de la prostate, de l'ovaire, du col de l'utérus, du poumon, de l'estomac, de la thyroïde et le cancer colorectal. Autres conséquences à court terme : troubles du sommeil, excitabilité, irritabilité et hyperactivité. Il faut donc éviter les ampoules basse consommation, notamment à côté de la tête. Mieux vaut opter pour les bonnes vieilles ampoules à incandescence. Quitte à réduire la durée d'éclairage pour économiser les ressources de la planète en allant nous coucher... plus tôt !
Annie Lobé - Santepublique-editions.fr
Voir les références du clip :
Mesures salon Marjolaine
Environnement Magazine octobre-novembre 2003
Monographie OMS
Cahier technique 205
Article Guadeloupe 2001
Alternative Santé janvier 2009
Information initiale du Criirem signée par le professeur Pierre Le Ruz :
Alerte ! Mise en garde sur les ampoules à économie d'énergie ! Communiqué du 21 août 2007
Ailleurs, dans le monde :
Le problème causé par les lampes basse consommation fluocompactes est mondial. Deux journalistes canadiennes, Mary Garofalo et Allisson Vuchnish, ont mené l'enquête pour le magazine 16:9.
Reportages mis en ligne sur YouTube en janvier 2009.
Dirty Electricity - Part 1 - Rays of Rash
Dirty Electricity - Part 2 - Dirty Energy
Dirty Electricity - Part 3 - Reaction To Rays
22:34 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ampoules, santé, cancer, énergie |
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