06.07.2010

Etude sur le bio à la cantine dans les villes moyennes : le surcoût a bon dos

Juin/juillet 2009 : La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Les objectifs de l'étude sont les suivants

"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.

Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.

Prix de revient du repas

En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.

Origine des produits servis dans les cantines

58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.

Les pertes alimentaires

Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.

"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."

"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d’hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."

Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.

Le Bio à la cantine

8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.

Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles  estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.

Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.

Comment compenser le surcoût lié au bio?

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio.  Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20%  des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on  présente les choses.

Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.

Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l’enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009

(Source : notre-planete.info)

09:50 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantine, bio, biologique, restauration, alimentation | |

20.04.2010

Tarbes - « Le bio, c'est pas plus cher »

20 % de produits bio dans les cantines d'ici 2012, voilà l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement. La Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) a dit « chiche ». Actuellement, il y a seulement 0,7 % de produits bio en restauration collective. Bref, il y a du travail pour atteindre l'objectif. « On a commencé par former des chargés de projets, des diététiciens et maintenant des cuisiniers », indique Pascal Lachaud. L'animateur du Groupement de l'agriculture biologique des Hautes-Pyrénées (GAB 65) vient d'encadrer un stage - avec Thierry Marion de la FNAB - de correspondant culinaire bio, dans les locaux du centre de vacances EDF de Nestier. La formation a réuni huit cuisiniers de collectivités de la zone sud.

Il s'agit de créer un réseau de cuisiniers bio et une association nationale de cuisine alternative. Basé sur des règles de base : la proximité, la relocalisation de la production, la cuisine de produits bio locaux.

« Le cuisinier de collectivités est celui qui nourrit le plus grand nombre. On n'est pas sur de l'élitisme. Il convient de nourrir en cohérence, en proposant une cuisine durable », indique Pascal Daumas, cuisinier à Briançon. « Il y a une grande variété de produits bio dans chacune de nos régions. On n'est pas obligé d'aller les chercher en Chine », explique Jean-Marc, de Dordogne. « Le cuisinier ne fait qu'apporter de la valeur ajoutée au produit de l'agriculteur. Il continue l'histoire », précise Gervais Beaulande, de La Ferme du Leconet. Favoriser les circuits courts, tirer la production de produits bio, travailler des produits frais, tout cela est bel et bon, mais quid du prix des repas ?

« Le bio, c'est pas plus cher »

« Je cuisine du bio à 90 %. Je passe dans mon budget. Le prix du repas est de 2,35 € par élève. Avec ce que j'ai appris, je vais économiser encore », confie Jean-Marc. Tout en donnant du plaisir. Il n'y a pas de tristesse dans l'assiette.

« Le prix moyen d'un repas scolaire est de 1,75 € et le repas bio de 1,82 €», explique Gaby, de Labastide-de-Sérou.

« C'est un faux réflexe de dire, le bio c'est trop cher », estime Gervais Beaulande. Dans sa démonstration, il évoque le gaspillage de l'agriculture conventionnelle, le problème de stockage, la courte durée de vie des produits conventionnels. Il aborde aussi la question de la pollution des sols, du coût de la santé, la manière de cuisiner. « Une bonne cuisson permet l'économie de 10 à 15 %. Sur 15 tonnes de viandes, on fait 150 kg d'économie ». Pour Pascal Daumas, si l'on s'inscrit dans une « cohérence locale, le bio sera même moins cher ».

La Fédération nationale de l'agriculture biologique vient d'organiser une formation de correspondant culinaire bio à destination de cuisiniers de restauration collective.

« La formation classique de cuisinier n'apprend pas à faire à manger pour 500 personnes. »

(Source : La Dépêche.fr)

11:03 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, alimentation, agriculture, production, producteur, local | |

23.02.2010

Etude sur le bio à la cantine dans les ville moyennes : le surcoût a bon dos

La Fédération des Maires des Villes Moyennes a commandité une étude pour confronter ses membres aux exigences du Grenelle de l'Environnement qui prévoit l'introduction de 20% de produits bio dans les cantines publiques d'ici 2012.

Les objectifs de l'étude sont les suivants

"La FMVM a souhaité interroger les villes moyennes et leurs intercommunalités sur la faisabilité de cet objectif (i.e introduire 20% de produits bio dans les cantines en 2012), et au delà, évaluer les éventuelles difficultés rencontrées par les villes moyennes et leurs points de vue sur les futurs enjeux pour la restauration scolaire."

Cette étude a été conduite avec (par?) Sodexo, entreprise de restauration collective. Or on apprend dans le rapport que 55% des communes qui ont répondu à l'enquête gèrent leur cantine en direct.

Les conclusions de cette étude ont fait l'objet d'un rapport publié en septembre 2009 et certaines d'entre elles ont attiré notre attention.

Prix de revient du repas

En moyenne le prix de revient du repas est de 6,5€ (dont 36% seulement reste à la charge des familles) et il se décompose comme suit : 32% pour l'achat des denrées alimentaires, 50% pour les frais de personnels et 18% pour les frais divers. Nous retiendrons ici que les denrées alimentaires ne représentent qu'un tiers du coût total du repas. Nous y reviendrons plus tard.

Origine des produits servis dans les cantines

58% des denrées servies sont d'origine nationale (42%) ou internationale (16%). Seul 20% des produits achetées sont d'origine départementale. On peut constater que l'origine des denrées n'était pas une préoccupation des communes jusqu'à présent. Cela change semble-t-il quand on aborde la question du bio car soudainement la proximité de l'approvisionnement devient prioritaire.

Les pertes alimentaires

Les villes sont très sensibles au "gâchis" généré par les cantines (essentiellement les légumes): entre 10% et 30% des aliments. Notons ici quelques pistes explorées par certaines communes pour diminuer ces déchets.

"Environ un quart des villes tentent de réduire les quantités (notamment sur les viandes) pour diminuer les pertes et les adapter au mieux à la consommation réelle des enfants."

"Certaines villes disent récupérer les fruits ou le pain non consommés, en respectant les normes d'hygiène, pour les resservir au goûter et ainsi limiter le gâchis."

Certaines villes osent ainsi transgresser les recommandations du Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN) (qui contrairement à ce que prétend l'étude ne s'imposent pas légalement aux communes) qui préconisent un grammage minimum dans les assiettes. En effet pourquoi à tout prix charger les plateaux des enfants si l'on sait que de toute façon les denrées ne seront pas consommées. Mieux vaudrait servir moins mais mieux et s'assurer que ce que l'on sert aux enfants sera effectivement consommé.

Le Bio à la cantine

8% des communes interrogées servent plus de 20% de produits bio et 22% n'en servent pas du tout.

Ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont les plus servis en bio. Les villes sont très majoritairement en faveur du bio et 25% d'entre elles  estiment que l'objectif de 20% de produits bio à l'horizon 2012 est atteignable.

Les villes favorables au bio mettent en avant l'aspect éducatif (devant les aspects nutritionnels ou sanitaires) quand elles introduisent le bio dans les cantines.

Comment compenser le surcoût lié au bio?

L'étude met (évidemment) en avant le surcoût (variable de 10% à 45%) du bio. Arrêtons-nous un instant sur ces chiffres. Tout d'abord le surcoût porte uniquement sur le prix des denrées bio.  Or nous l'avons vu plus haut les produits bio ne représentent (dans le meilleur des cas) que 20%  des denrées utilisées dans les menus. De plus les denrées ne représentent qu'un tiers du coût du repas.

Admettons un surcoût de 30% des denrées bio : cela équivaut à une hausse de 6% du coût global des denrées (30% sur 20% de produits bio). Les denrées représentant 32% du coût global du repas, le surcoût des denrées bio ramené au prix du repas n'est plus que de 2%.

La question du surcoût du bio est donc bien politique et dépend de la façon dont on  présente les choses.

Introduire le bio dans les menus remet en cause les circuits habituels d'approvisionnement que ce soit pour les SRC (sociétés de restauration collective) ou les communes qui gèrent les cantines régie directe. Donc toutes les raisons sont bonnes pour freiner son introduction. L'argument financier agité devant les parents d'élèves et les contribuables est donc dans ce cas bien pratique pour justifier une introduction du bio à la cantine de façon homéopathique. Heureusement l'exemple de Saint-Etienne nous montre qu'avec une volonté politique forte les contraintes financières sont balayées. En effet cette commune a introduit à la rentrée 2009, 50% de produits bio dans ses cantines sans hausse du prix du repas pour les familles.

Référence : Restauration scolaire et villes moyennes - Résultats de l'enquête menée par la FMVM en juin et juillet 2009

Auteur : Ma Cantine Bio

(Source : notre-planete.info)

12:39 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, école, alimentation, biologique, restauration | |

09.02.2010

Cantines : marre de manger au lance-pierre

Les lycéens demi-pensionnaires manquent de temps pour manger. La FCPE demande une pause d'une heure et demie.

Une grosse demi-heure pour déjeuner à la cantine du lycée, est-ce suffisant ? Pour les parents d'élèves de la FCPE, c'est non. «Selon les établissements nous avons des situations où les lycéens n'ont pas plus de 40 minutes de temps de pause méridienne, observe Pascal Astruc, président départemental de la FCPE. Nous demandons au rectorat, à l'inspection académique et aux chefs d'établissements que cette pause soit d'une heure et demie et que les emplois du temps soient construits en conséquence.»

Avec un taux de demi-pensionnaires voisin de 90 % en Haute-Garonne, l'heure de pause moyenne est une peau de chagrin qu'amputent «la queue au self» et le temps de dépôt des plateaux en fin de repas.

Au lycée polyvalent du Mirail, Jade, Naziha, Sarah, Alexia et Sheherazade, en seconde secrétariat, confirment : «On finit à midi et on reprend à 13 heures tous les jours sauf le vendredi. On n'a qu'une demi-heure pour manger. Et quand on arrive en retard en cours, c'est nous qui sommes en tort».

«On fait la queue pour manger, on attend qu'une table se libère, on fait la queue pour reposer les plateaux, c'est la course pour passer en premier...», raconte Romain, élève de 1e S.

Refondre les emplois du temps ? Pas sûr que les lycéens y soient favorables. Ainsi Alexandre, en 1e ES, fait les comptes : «1 h 30 de pause, c'est bien, mais si c'est pour finir à 18 h 30, ça ne m'intéresse pas.»

Le problème est loin d'être anecdotique. Dans son rapport du 15 décembre 2009, le Conseil économique et social régional s'inquiète et alerte le conseil régional sur le fonctionnement de la restauration dans les lycées : «Il est fréquent que des élèves ne puissent accéder aux repas en raison d'encombrement et repartent en cours sans manger.»

Selon le rectorat, la réforme des lycées devrait permettre d'améliorer une situation insatisfaisante dès l'an prochain.

« Un temps de repas trop faible conduit à gloutonner»

Les conséquences de repas pris à la hâte ne sont pas anodines, explique le nutritionniste Jean-Claude Ringler : « Un temps de repas et de pause relativement faible conduit à gloutonner. L'effet de stress est délétère sur la digestion. Une partie du travail de mastication ne se faisant pas, les conséquences peuvent être des ballonnements, des sensations de lourdeurs majorées par le stress. C'est donc une occasion de prise de poids. On voit aussi les lycéens foncer dès la sortie dans les croissanteries pour combler les manques liés à ces repas pris au lance-pierres avec du gras et du sucre. C'est un problème éducatif qui conduit à fabriquer des obèses.

À plus long terme, l'entreprise reproduisant le même type de schéma, avec des temps de pause plus courts, on consomme des produits tout faits, des produits « déjà mastiqués ». Au-delà du temps de repas - si les lycéens passaient 45 minutes à table ce serait tout à fait acceptable - c'est le temps de pause qui a diminué. En 1 h 30, on a le temps de manger et de marcher un peu après, ce qui facilite la digestion. Au lieu de quoi on passe du travail à table et de la table au travail sans activité physique.

Les effets de ces prises de repas rapides n'ont jamais été mesurés. Mais sans aucune éducation de l'appareil digestif, l'intestin est soumis à des doses d'adrénaline. Ce type d'habitude peut participer à tout ce qui est ulcère gastrique, coliques chroniques ou constipation, des symptômes fréquents notamment chez les femmes. »

Plus de temps l'an prochain

Inspecteur pédagogique régional en charge des établissements et de la vie scolaire au rectorat, Bernard Pallec n'élude pas le problème : « Sur les lycées, nous avons un nombre de demi-pensionnaires très important. L'une des priorités est de ménager au minimum une heure de pause méridienne. Un exercice difficile... Selon le rectorat, le problème devrait être réglé dès la rentrée prochaine : « Avec la réforme des lycées, le volume horaire va sensiblement diminuer. Aujourd'hui nous avons des volumes allant jusqu'à 35- 36 heures de cours par semaine. Dès l'année prochaine, nous serons sur des volumes de 29 h 30 hebdomadaires. Cela laissera des marges de manœuvre beaucoup plus importantes aux chefs d'établissements pour étendre les heures de restauration scolaire. »

(Source : La Dépêche.fr)

10:25 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, cantine, restauration, lycée, alimentation, déjeuner | |

06.02.2010

Les Français toujours plus nombreux à consommer bio en 2009

AFP - En dépit de la crise, les Français ont été plus nombreux l'année dernière à consommer bio et comptent maintenir le cap dans les mois à venir, selon le baromètre 2009 de l'Agence Bio, publié jeudi.

Ils étaient 46% en 2009 à manger au moins une fois par mois un produit issu de l'agriculture biologique, contre 44% en 2008 et 42% en 2007, relève ce sondage réalisé chaque année pour l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique.

La tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois, 25% des consommateurs-acheteurs ayant l'intention d'augmenter leur consommation et 71% de la maintenir, selon cette enquête.

Les Français sont aussi plus nombreux à vouloir consommer bio en dehors de leur domicile. Ils sont 45% à souhaiter des plats bio au restaurant, contre 42% en 2008 et 43% en 2007.

Sur leur lieu de travail, 41% souhaitent des produits bio à la cantine, contre 38% en 2008. Les distributeurs automatiques devraient également proposer des produits bio pour 37% des actifs, contre 32% en 2008.

Le nombre des enfants à bénéficier de repas bio dans les cantines scolaires est aussi plus important: un tiers d'entre eux y ont goûté en 2009, contre 24% l'année précédente.

Une grande majorité des parents (75%) souhaite que leurs enfants puissent y avoir accès. En moyenne, les parents déclarent être prêts à payer 7% de plus pour un repas à la cantine scolaire avec des produits bio.

De manière générale pour un Français sur quatre, il est normal de payer plus cher la production bio. Et ils se disent prêts à payer en moyenne 11% de plus. Selon de récentes enquêtes publiées dans la presse, les produits bio sont en fait de 50 à 70% plus onéreux.

Les fruits et légumes bio sont les produits les plus consommés (80%) devant les produits laitiers (71%), les oeufs (62%), les produits d'épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%).

Cette enquête CSA a été menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d'un échantillon de 1.015 personnes représentatives de la population française.

(Source : France24.com)

10:05 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, consommation, alimentation, santé, cantine | |

05.02.2010

Ces maires qui disent "OUI au BIO dans ma cantine !"


La France des maires dit "Oui au bio dans ma cantine ! "
envoyé par WWF_France. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

15:00 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, restauration, scolaire, santé, alimentation | |

24.01.2010

Cantines : un forum pour passer au régime bio

Un vaste forum départemental aura lieu à Limoux à l'initiative de Nature et progrès autour de l'alimentation saine et de proximité.

Manger bio dans les cantines, c'est possible. Mais manger bio local, c'est plus compliqué, rapport à l'offre audoise qui reste très largement inférieure à la demande. Alors pourquoi ne pas y aller progressivement, en relocalisant d'abord la production avant de miser vers l'agriculture biologique ? Voici en quelques lignes la teneur de la méthode prônée par Nature et Progrès qui milite ardemment pour que cantine scolaire et circuit court aillent de pair. Mais pas à n'importe quel prix et pas n'importe comment. D'ici 2012, 20 % de la restauration collective publique d'État devra passer sous le régime bio selon la décision arrêtée lors du Grenelle de l'environnement. Le hic c'est que la demande du consommateur croît de 10 % par an alors que la production nationale bio pèse très peu : elle occupe 2 % de la surface agricole utilisée. Du coup, pour répondre aux besoins, 60 % des produits bio sont importés. C'est donc le moment ou jamais de relocaliser la production, dit en substance Nature et progrès qui tente, depuis deux ans, de faire progresser ce discours auprès du conseil général comme de la chambre d'agriculture. Conscientes des enjeux en termes d'environnement, d'emplois et de maintien du tissu agricole, les deux institutions sont de plus en plus sensibles au discours des « circuits courts » qu'elles ont d'ailleurs intégré dans leurs plans de développement territorial et agricole.

Mais reste la question de la méthodologie et de la mise en œuvre. « Au niveau de la stratégie régionale, on parle surtout et avant tout de conversion pour répondre aux besoins en bio. On ne parle pas d'installation. Or, c'est par ce biais-là qu'il fait prendre le problème », analyse Éole Bonneault, l'animateur de Nature et progrès. L'installation sera au cœur du « Forum d'échange - alimentation saine et de proximité », mis sur pied par Nature et progrès et le collectif cantines bio Limoux. Comment introduire des produits frais et bio en restauration collective, comment développer la production agroécologique locale, comment favoriser l'installation, impliquer les collectivités ? Les associations et syndicats estampillés écolo ne manquent ni d'idées, ni d'exemples pour y répondre, après avoir brossé un état des lieux minutieux. Durant deux jours, le plus large public, le milieu associatif, le monde agricole et les institutionnels se mettront autour de la table, à Limoux. But de la manœuvre : « Initier une dynamique pour l'introduction en restauration collective de produits frais, de qualité, issus d'une agriculture de proximité », comme c'est déjà le cas à Caux-et-Sauzens, Festes, Bugarach, Montlaur ou le collège Varsovie de Carcassonne.

(Source : La Dépêche.fr)

23:41 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, biologique, cantine, alimentation, santé, agriculture, école | |

18.01.2010

Cantines : quoi de bio dans les assiettes des enfants ?

Alimentation. La nourriture bio gagne du terrain à Toulouse dans les cantines à la ferme de Candie et chez les fournisseurs de la cuisine centrale.

Les élèves qui déjeunent chaque jour dans une des 210 cantines scolaires de Toulouse la connaissent bien. Car, depuis septembre 2008, la petite coccinelle rouge et noire posée sur les menus leur indique quel est le plat bio de la journée. Un plat par jour, soit l'équivalent d'un repas complet chaque semaine : c'est à ce rythme que les produits bio se sont imposés dans la composition des 25 000 repas préparés chaque jour par la cuisine centrale. Pour que les enfants puissent déguster des lentilles, du poulet, des yoghourts, de l'huile d'olive, des fromages, des pâtes fraîches et, depuis janvier, un petit pain quotidien produits ou élevés sans produits chimiques, la mairie de Toulouse a choisi de consacrer, 1,5 million d'euro supplémentaire à l'achat de la nourriture des écoliers. La hausse de 10 % du prix de revient des repas a donc été totalement indolore pour les familles. Quant aux fournisseurs, ils ont dû s'adapter aux nouvelles exigences du Capitole. Le nombre de lots d'approvisionnement a été doublé et les cahiers des charges redéfinis pour permettre aux petits producteurs locaux d'entrer dans la course. « Nous avons utilisé tous les produits disponibles localement et nous ne pourrons plus consentir de nouveaux efforts financiers », prévient Elisabeth Belaubre l'adjointe Vert en charge de la restauration scolaire. Mais la dynamique bio est enclenchée. Au cours de l'année 2010, quelques produits nouveaux seront introduits dans les menus. Et le Capitole compte désormais sur la force de frappe de ses 25 000 repas par jour pour booster la filière bio. Car, à l'instar des maraîchers de la région, les producteurs ne sont pas encore totalement en mesure de répondre aux nouveaux besoins des cantines scolaires. « Notre objectif est toujours de tendre vers le 100 % bio », précise Elisabeth Belaubre, « mais il faut qu'en amont, les agriculteurs s'organisent pour être capables de nous fournir par exemple 3,5 tonnes de carottes ou de bœuf les jours où ces produits figurent au menu. » Finalement, les filières d'approvisionnement sont presque aussi difficiles à changer que les habitudes alimentaires.

Une légumerie pour faire les pluches

Sept étudiants du CETIA, le Centre d'étude du tourisme et de l'industrie de l'alimentation de l'université du Mirail consacrent actuellement leur deuxième année de master à l'étude de faisabilité du projet de création d'une légumerie à la cuisine centrale de Toulouse. Car pour le moment, la cuisine centrale qui n'est pas équipée pour nettoyer et préparer les produits frais continue d'acheter et de servir dans les cantines des légumes qu'elle achète déjà conditionnés.

Sur les rails depuis un an, ce projet de légumerie doit permettre d'introduire enfin les légumes « locaux et de saison », promis aux usagers des cantines scolaires lors de la campagne des municipales. Outre la faisabilité technique et financière du projet, une incertitude sur l'avenir de la légumerie demeure : « il faut que la filière en amont soit en mesure de répondre à nos besoins », prévient Élisabeth Belaubre.

Un médecin derrière les fourneaux

Depuis le 1er novembre, le médecin spécialiste de santé publique Marie Carbonne est attaché à la cuisine centrale en tant que conseiller technique à la restauration scolaire. L'arrivée d'un médecin à la cuisine centrale doit permettre de mettre en musique sur le terrain, la nouvelle politique municipale en faveur d'une alimentation plus saine pour les enfants. Outre les questions de diététique, le Dr Carbonne interviendra dans les cantines et les centres de loisir pour observer l'accueil réservé aux plats bio par les jeunes commensaux et développer des actions pédagogiques et d'initiation aux goûts et aux produits auprès des enfants. Le médecin aura également un rôle d'interface entre les usagers des cantines et les professionnels chargés de la réalisation des repas, le Dr Carbonne interviendra également auprès des parents. Dans ce cadre, elle assurera notamment la coordination d'un réseau de promotion d'une nourriture plus saine et plus variée actuellement en cours de constitution.

Candie passe au bio

C'est une expérience municipale inédite : dans trois ans, les 270 hectares de céréales cultivés par la régie agricole de la ville de Toulouse, plus connue sous le nom de ferme de Candie, seront entièrement passés au bio. La reconversion a débuté en novembre 2009 avec le lancement d'un nouvel assolement à base de féverole, de chanvre et de triticale, un mélange de blé et d'orge. Et 18 ha restés en friche produiront dès l'été prochain les premiers quintaux de blé bio de Candie. Il faudra ensuite attendre trois ans de culture sans amendements chimiques ni pesticides pour que la ferme obtienne son label bio. Trois ans, c'est également le temps qu'il faudra à la régie agricole pour retrouver un équilibre financier. Ensuite, le blé bio produit devrait entrer dans la fabrication des petits pains consommés dans les cantines scolaires. Outre les 270 ha de céréales, la régie compte 25 ha de vigne et une centaine d'hectares qui ne sont pas directement cultivables.

(Source : La Dépêche.fr)

15:15 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantine, bio, restauration, scolaire, alimentation, école, biologique | |

07.01.2010

ALIMENTATION - Des cantines plus vertes

Depuis novembre dernier, huit écoles privées de région parisienne ont converti leur cantine à l'alimentation biologique. Ces écoles maternelles et primaires sont notamment issues du réseau Montessori. Elles ont négocié ce virage avec l'aide du restaurateur collectif RGC Restauration, filiale de Sodexo. Le cahier des charges rédigé par les écoles comprend plusieurs obligations. Les produits biologiques, équitables ou Label Rouge composent les repas des enfants lorsque l'approvisionnement est possible. RGC Restauration s'est engagé à ne pas servir d'espèces de poissons sauvages menacées, comme le cabillaud ou le thon rouge, ni de plats industriels, ni  d'OGM. En revanche, des légumes et fruits variés et des variétés originales seront régulièrement proposés. Le contrat prévoit aussi une politique de recyclage des déchets stricte du prestataire et des livraisons par camion à gaz naturel liquéfié. Plusieurs règles ont été définies pour limiter à 3,80 euros le coût du repas pour les parents : diminution de la consommation de viande, lutte contre le gaspillage et réduction du nombre de plats par repas. La plupart des cantines qui se sont initiées à l'alimentation biologique se contentent de programmer un repas de ce type par semaine. Cette initiative a été soutenue par Elisabeth Laville, PDG du cabinet de conseil environnemental Utopies, dont la fille est scolarisée dans l'un des huit établissements concernés.

Le Grenelle de l'environnement prévoit que d'ici à 2012, 20 % de la nourriture servie dans la restauration collective devra être issue de l'agriculture biologique.

(Source : Les Echos.fr)

12:14 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, alimentation, environnement, restauration | |

07.12.2009

Le bio dans les cantines scolaires, où en est-on ?

C'est l'un des objectifs du Grenelle de l'environnement : faire en sorte que 20% de la nourriture servie dans la restauration collective (des cantines scolaires aux restaurants d'entreprises) soit bio d'ici 2012. Cette tâche s'annonce pourtant difficile. Le repas coûtera-t-il plus cher ? L'agriculture bio pourra-t-elle faire face à l'augmentation de la demande en produits bio ? D'où viendront les produits ? Peu après la rentrée scolaire 2009, il est temps de faire le point dans les écoles.

La Fédération des maires des villes moyennes (FMVM) vient de publier les résultats d'une enquête sur la réalité du bio dans les cantines françaises. Menée auprès des maires de 89 villes moyennes - dont la population se situe entre 20 000 et 100 000 habitants - en juin et juillet dernier, l'enquête révèle les actions mises en place sur le plan local ainsi que les préoccupations des maires en matière de restauration scolaire.

On apprend par exemple que 78% des villes moyennes utilisent des produits bio dans les menus des cantines scolaires. En revanche, seules 8% dépassent les 20% de bio. La majorité utilise moins de 10% de produits issus de l'agriculture biologique. Le plus souvent, ce sont les fruits et légumes ou le pain qui sont bio. Son utilisation reste plus rare pour les féculents, viandes ou encore laitages. De nombreux progrès restent donc à faire.

Bien qu'une majorité des municipalités s'orientent vers la voie du bio, c'est principalement pour des raisons pédagogiques. Ainsi, le repas n'est plus seulement utilitaire et récréatif. Il doit s'intégrer au cœur de la journée comme un moteur d'éducation aux bonnes habitudes alimentaires. L'équilibre nutritionnel et la lutte contre l'obésité restent donc au cœur du débat sur la restauration scolaire.

Deux freins majeurs : l'approvisionnement et le coût

Malgré la bonne volonté des maires, le développement du bio dans les cantines scolaires doit faire face à deux entraves majeures : le surcoût de la conversion aux produits bio et l'incapacité des filières de l'agriculture bio de répondre à une demande croissante. Pour répondre à cette demande, les importations de produits bio ne cessent de croître. Aujourd'hui, 30% des produits bio consommés en France sont importés. Pas très écologique n'est-ce pas ? Par ailleurs, d'après l'enquête, le prix actuel d'un repas est en moyenne de 6,49€ dont 36% sont à la charge des familles. Le surcoût en matière d'achat des denrées bio est estimé entre 10% et 45%.

Des solutions pour amortir l'augmentation du prix du repas sont déjà envisagées : répercuter ce surcoût sur le contribuable, jouer sur les quantités en réduisant par exemple la part de viande, remplacer les barquettes jetables par des assiettes réutilisables... Bien que nous soyons sur la bonne voie, nous sommes encore loin de l'objectif décidé par le Grenelle Environnement et de nombreux efforts restent à faire.

(Source : Greenzer.fr)

Le pari du Bio dans les cantines scolaires

En Aquitaine, 300 établissements ont déjà commencé à proposer des produits bio aux enfants chaque jour.

C'est une question de santé publique, c'est aussi une obligation du Grenelle de l'Environnement.

Certaines communes n'ont pas voulu attendre et affichent d'ores et déjà des produits de l'agriculture biologique au menu des enfants.
Mais elles sont confrontées à deux problèmes majeurs : le coût, plus élevé, et l'approvisionnement difficile.
La solution passera par l'augmentation des surfaces de culture bio dans la région. A ce jour, l'association Bio d'Aquitaine  recense 1125 producteurs et aide ceux qui le souhaitent à démarrer.

(Source : aquitaine.france3.fr)

 

 La France des maires dit "Oui au bio dans ma cantine ! "

23:53 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : restauration collective, bio, cantine, grenelle, alimentation, santé | |

30.10.2009

Manger autrement à la cantine : un projet de territoire.

Une alimentation de qualité est essentielle pour notre santé, et celle de nos enfants. les gestionnaires de restaurants collectifs, et les élus, ont un rôle important à jouer en proposant à la cantine une alimentation saine, de qualité contrôlée, et en provenance d'une filière de production bien identifiée.

Dans une logique de développement durable, c'est un moyen d'encourager une production respectueuse de l'environnement, de favoriser le développement du territoire et de prendre en compte les attentes de ses habitants.

Les signes officiels de qualité (bio, label rouge, etc) permettent de faire face à l'insécurité alimentaire révélée ces dernières années (crises de la vache folle, listériose, hormones de croissance en tout genre...).

Pour encourager la mise en place de cantine de qualité,  l'ARPE a édité un guide pratique, avec le soutien du Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Ce guide, intitulé "Manger autrement à la cantine", est destiné aux services techniques compétents et aux responsables de restaurants collectifs.
On y trouve un rappel des règles essentielles à respecter, les astuces, contacts et sources d'informations utiles pour mettre en place et pérenniser son projet.

 Télécharger ce guide (986 Ko)
 Télécharger les fiches  (333 Ko)
 Télécharger le questionnaire (130 Ko)
 Télécharger le poster (48 Ko)

L'exemple des cantines bio du terroir à Pamiers (09)

Depuis 2001, près de 300 enfants profitent d'une nourriture de qualité issue d'une agriculture de proximité respectueuse de l'environnement à Las Parets à Pamiers. Première "cantine bio du terroir" en Midi-Pyrénées, ce nouveau concept, à l'initiative de la ville de Pamiers avec le soutien de l'ARPE et de la Direction départementale de la jeunesse et des sports, permet de savoir comment sont produits les aliments consommés par les enfants. Il a aussi pour objectif d'éduquer ces futurs consommateurs à la préservation de leur santé et de l'environnement tout en participant à l'éveil de leur goût. Pour un supplément de moins de 0,5 euro, pris en charge par la municipalité, la fraîcheur des produits est garantie et les échanges locaux, aussi bien économiques que sociaux et culturels, sont favorisés.

Pour plus d'information, contacter Monique Sirven à l'ARPE - 05 61 55 12 70 ou par e.mail

(Source : Agence Régionale Pour l'Environnement - Midi-Pyrénées)

28.09.2009

À la cantine, les enfants mangent bio

Traitements des déchets, assainissement, développement culturel... nos mairies, communautés de communes, conseils généraux et autres collectivités, petites et grandes, sont bien souvent à la pointe de l'innovation dans des domaines qui nous concernent tous puisqu'ils touchent à notre quotidien. A l'occasion du 2e Carrefour des maires, des élus et des collectivités locales qui aura lieu les 9 et 10 octobre au parc des expositions de Toulouse, La Dépêche du Midi publie une série d'articles qui met en lumière une dizaine d'initiatives marquantes.

Dans la cuisine centrale de la communauté de communes du Séronais à la Bastide-du-Sérou dans l'Ariège, le sol brille. Le personnel se déplace en chaussons en plastique bleus aux pieds. Sur un chariot, une bouteille de sauce soja o, deux sacs de farine, ainsi qu'un paquet de riz. Bio forcément. Ici, le label AB (agriculture biologique) prévaut. « Cela fait 10 ans que nous travaillons sur ce projet, raconte André Rouch, président de la communauté de communes (CDC). Un jour, des parents d'élèves nous ont demandé d'améliorer la qualité des repas. Nous avons organisé un tour de table et fait en sorte, dans un premier temps, que la consommation reste locale. »

L'expérience a fait long feu. Un an plus tard, les élus décident de faire appel au Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture en milieu rural (Civam Bio 09). Ils se rendent dans le Gard pour y glaner des renseignements. Révélation. La cantine sera bio. La communauté de communes embauche Gabriel Blaise, cuisinier et ancien agriculteur bio. « Ils n'ont pas eu besoin de me convaincre », dit-il, tout en découpant un brugnon un peu trop mûr. « Pour moi, ça n'a rien changé. »

Filière à structurer

Presque rien. Désormais, le cuisinier séronais fait appel à 50 fournisseurs au lieu de trois grossistes. « Ça redevient un vrai métier. La purée que l'on va servir, elle viendra de pommes de terre qu'on a épluchées et pressées à la main. »

La cantine bio sans surcoût pour le consommateur, c'est donc possible, à condition d'y mettre le prix (650 000 € investis dans la cuisine centrale et une contribution annuelle de la CDC de 100 000 €). Et du sien. Selon, Estelle George, ingénieur du Civam Bio 09, « il a fallu structurer les 13 éleveurs bovins qui nous approvisionnent et surtout ne pas vouloir imposer le bio ».

Aujourd'hui, la cantine sert en moyenne 300 repas par jour quatre fois par semaine. « Seulement trois d'entre eux sont bio, note André Rouch. Le quatrième fait appel à la filière courte. »

(Source : La Dépêche.fr)

 

29.08.2009

TOULOUSE - Cantines scolaires : gratuité et repas bio

Depuis hier les inscriptions dans les cantines des écoles toulousaines sont ouvertes et c'est la ruée au guichet. Avec pour de nombreux parents, une bonne surprise : la gratuité des repas. Lors du conseil municipal de juin, la Ville de Toulouse s'était engagée à étendre la gratuité de la restauration scolaire pour venir en aide  aux familles les plus en difficulté. Désormais, cette mesure concerne 26 % des quelque 25 000 enfants (estimation mairie pour la rentrée) inscrits dans les cantines toulousaines, contre 5 % des familles l'an passé.

En parallèle, la grille de tarification des repas a été modifiée, entraînant une baisse des prix pour 55 % des familles. D'autres en revanche ont vu dès hier aux inscriptions leurs prix des repas revus à la hausse, comme Nathalie qui a inscrit sa fille à Violet Le Duc et qui a constaté une hausse de quelques centimes d'euros, « je payais l'an dernier 3, 08€ le repas et là, je passe à 3, 15 euros. On compense pour la gratuité ! » Élisabeth Belaubre, chargée de l'environnement, santé, restauration, a souligné « l'intérêt de l'agriculture biologique » qui fait son arrivée progressive dans les cantines toulousaines.

En 2010, 30 % de produits biologiques et de qualité seront introduits dans les assiettes. Dès 2009, « nous aurons l'équivalent d'un repas bio par semaine».       

(Source : La Dépêche.fr)

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16.06.2009

OUI au bio dans ma cantine !

A l'issue du Grenelle de l'environnement, il a été décidé de passer à 20% de bio dans les cantines à l'horizon 2012.


Le WWF-France agit dès à présent, en lançant la première campagne nationale pour l'introduction de produits issus de l'agriculture biologique locale dans les cantines scolaires. Avec la campagne « Oui au bio dans ma cantine » le WWF-France appelle tous les parents d'élèves à se mobiliser le 18 juin pour convaincre le maire de leur commune de privilégier les produits issus de l'agriculture biologique dans chaque cantine scolaire et de mettre en œuvre des mesures concrètes pour inciter les agriculteurs de son territoire à passer au bio.

Le bio c'est bon pour la santé car riche en éléments nutritifs mais surtout, exempt d'OGM, de pesticides et de conservateurs potentiellement nocifs pour l'organisme ! Le bio, c'est bon pour l'environnement en privilégiant un mode de production qui respecte les ressources naturelles, les sols et la biodiversité. S'il est local et de saison, c'est moins d'énergie consommée pour sa production et son transport et du coup, moins de gaz à effet de serre pour la planète !


Enfin, le bio, c'est bon pour les finances !


En bio, les agriculteurs touchent un revenu décent, la production locale bio crée 20 à 30% d'emplois supplémentaires et permet de faire économiser aux contribuables les frais de décontamination et frais médicaux générés par l'utilisation des pesticides.

Pour la santé de vos enfants et pour préserver la planète, dites « Oui au bio dans ma cantine » !

C'est là: WWF...


Impliquez votre maire,
Signez la pétition,
et faites suivre!!

Les modèles de lettres aux Maires et aux parents...sont aussi sur le site : http://ouiaubiodansmacantine.fr/

00:02 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, bio, biologique, restauration collective, cantine | |

12.01.2009

Les produits bio dans la restauration collective

L’agriculture biologique garantit qu’aucun engrais chimique et aucun traitement (pesticides, insecticides) n’ont été utilisés au cours de la production. Tous les intrants sont remplacés par des composés naturels, que ce soit pour les engrais, la chasse aux ravageurs ou l’élimination des mauvaises herbes. Au-delà de la qualité nutritive et gustative de ces aliments biologiques, leur achat permet de soutenir un mode de production plus respectueux de l’environnement, qui limite la diffusion des substances toxiques dans le sol, les nappes phréatiques et l’atmosphère.

 

 

Un article de Marc Laimé repris du site "eaux glacées et publié sous licence creative commons le 26 décembre 2008

 

Les produits bio ne représentent encore qu’à peine 2,5% du chiffre d’affaires de la grande distribution en France. En dépit d’un réel engouement du public, les produits font défaut.

En diminuant les primes à la conversion des terres agricoles, l’Etat a grippé la machine à produire ces aliments exempts de pesticides. Aussi les enseignes qui se sont engagées à augmenter de 15% par an leurs ventes estampillées « AB » (agriculture biologique), en signant une convention post-Grenelle de l’Environnement le 28 janvier 2008 vont-elles devoir s’approvisionner à l’étranger.

 

La recherche de volumes menace aussi de déséquilibrer les filières de commerce équitable, depuis que toutes les enseignes ont entrepris à l’été 2007 de vendre sous leurs marques propres des produits certifiés Max Havelaar. Et la barrière du prix demeure bien réelle pour les produits « verts ».

Si les consommateurs se disent prêts à payer un aliment bio 11% plus cher que son équivalent conventionnel, cette bonne intention reste loin des prix affichés dans les rayons. Car dans les grandes surfaces, les prix des produits issus de l’agriculture biologique sont demeurés, en 2007, supérieurs d’un tiers à ceux du produit conventionnel vendu par une grande marque, et près de 50% plus cher que le prix de la marque distributrice.

 

Les collectivités qui ont expérimenté les produits bio en cantine scolaire se sont aussi parfois heurtées aux contraintes du Code des marchés publics, qui rendaient difficile l’achat de produits locaux.

Par ailleurs la mise place de repas à base de produits issus de l’agriculture biologique dans le secteur de la restauration scolaire se heurte à des freins psychologiques. La culture même de la restauration collective implique souvent de privilégier la quantité et beaucoup de protéines animales. Si l’on fait la même chose avec des produits bio, on explose les budgets.

 

Une dynamique affirmée

 

Le nombre de repas bio servis en restauration collective en 2004 était estimé à 4 millions. Il aurait atteint 6 millions en 2006. De nombreuses collectivités, départements et régions prennent localement de fortes initiatives, particulièrement dans le Grand Sud et le Grand Ouest, où la filière de l’agriculture biologique est la plus développée.

 

Le développement des produits bio en restauration collective implique une évolution des mentalités vers des repas différents, composés de davantage de légumes, de céréales, et nécessite de travailler avec des produits frais plutôt que tout préparés. Aujourd’hui mal informé et peu formé, le personnel peut éprouver au départ une certaine méfiance qu’il faut surmonter.

 

Face aux craintes qui peuvent aussi se faire jour en matière d’approvisionnement, le défi du développement de filières locales conditionne pour une grande partie la croissance d’une pratique qui suppose aussi que soient mises en œuvre d’importantes campagnes de formation et de sensibilisation de tous les intervenants concernés, gestionnaires, cuisiniers, équipe éducative, et bien sûr enfants et parents, concernés au premier chef.

 

A l’image du Conseil général de l’Isère, investi dans une action qui concerne 35 collèges du département, qui, pour parvenir à modifier en douceur les habitudes alimentaires des collégiens, leur propose des actions éducatives : tables de découverte pendant les repas, visites d’exploitations agricoles, conseils de diététiciens, animations, qui vont de pair avec une information des parents d’élèves et des enseignants, via la presse, des réunions et des dégustations.

 

Des labels pour s’y retrouver

 

- La marque Agriculture biologique française est délivrée par le ministère de l’Agriculture pour des produits alimentaires d’origine animale ou végétale. Le contrôle des exploitations est réalisé par des organismes indépendants agréés par l’Etat.

- La marque Agriculture biologique européenne est le label bio officiel de l’Union européenne.

- Le label de Nature et Progrès, fédération internationale pionnière de l’agriculture biologique, regroupe des producteurs, des transformateurs et des consommateurs.

 

Les collectivités qui innovent

 

Lons-le-Saulnier développe une filière d’agriculture biologique pour améliorer la qualité de son eau, avec pour objectif de créer des débouchés pour les productions bio et de favoriser ainsi des cultures qui ne pollueront pas la nappe phréatique. La ville a donc introduit la pain bio dans son restaurant municipal qui fournit les repas des écoles. Les céréales nécessaires à sa confection sont produites par un agriculteur dont l’exploitation est située dans le périmètre de captage des eaux ; le pain bio augmente le coût d’un repas de 2 centimes, mais traiter l’eau après pompage revient à 30 centimes par m3, le calcul montre donc qu’il est moins cher de faire du bio. Pour fournir d’autres débouchés à la filière, la collectivité a passé des conventions avec des éleveurs, producteurs du comté bio du plateau jurassien, dont le bétail peut approvisionner régulièrement les restaurants municipaux en viande bio et en laitage.

 

La communauté d’agglomération de La Rochelle a décidé de valoriser les huiles de cuisine issues des cantines et de la restauration, et de les utiliser comme carburant pour les véhicules municipaux. Les vidanges sauvages de friteuses, écoulées dans les canalisations d’eau usées, constituent des dépôts qui finissent par colmater les réseaux. Par ailleurs les graisses, lors de leur dégradation, produisent de l’acide sulfurique, une substance toxique. C’est en s’inspirant d’initiatives menées en Allemagne, en Suisse et en Autriche, que la collectivité a développé cette initiative, jusqu’ici unique en France, puisque les pouvoirs publics brident l’utilisation d’huile végétale comme biocarburant, et privilégient la filière de l’éthanol. Outre la restauration collective des scolaires, près de 300 professionnels de la restauration pourraient être intéressés par un projet qui représente un gisement potentiel de 175 000 litres par an, qui permettrait de couvrir largement les besoins du parc de poids lourds des services de l’assainissement et des déchets. Une unité de recyclage est en cours de construction et une étude a été engagée pour définir notamment le prix de la collecte, un élément crucial pour emporter l’adhésion des professionnels de la restauration, qui réclament depuis longtemps une filière de valorisation des graisses.

A Langouet, en Ille-et-Vilaine, la municipalité a introduit en 2004 les repas bio dans les cantines, de la maternelle jusqu’au CM2. Une cinquantaine d’élèves de ce bourg de 540 habitants sont concernés. La ville a opté pour le tout bio, en réalité 80% puisque le poisson ne peut être labellisé, et que le pain est acheté à la boulangerie locale, car c’est plus simple en matière d’approvisionnement et moins coûteux. Pour obtenir une garantie d’approvisionnement, la ville a signé une convention avec un groupement de producteurs bio de la région. Elle a aussi engagé une seconde cuisinière car beaucoup plus de plats sont désormais préparés sur place. Le budget est identique car les menus ont été révisés. Ils comportent moins de viande, plus de légumes, et aussi de plats cuisinés en fonction des saisons, comme des salades de fruits ou des gâteaux. Les enfants semblent avoir été conquis, car ils ont depuis lors créé un potager...

 

(Source : Brest-ouvert.net)

16:14 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, bio, cantine, pesticides, insecticides, alimentation, biologique | |