22.01.2009

Pamiers: André Trigano prend un arrêté municipal contre les OGM

OGM - Commune sans OGM.jpg

Il en avait été question lors de la séance du conseil municipal du 22 mai 2008 lorsque Françoise Matricon l’avait évoqué.

Le Maire de Pamiers, André Trigano avait alors confirmé sa désapprobation contre l’utilisation des OGM et ajouté qu’il prendrait une délibération lorsque la légalité aura été validée.

C’est chose faite aujourd’hui avec l’actualité récente sur la commune du Thor.

 


Le maire de la commune appaméenne s’est positionné contre les OGM.

Il a signé l’arrêté interdisant l’utilisation des organismes génétiquement modifiés sur Pamiers. Une initiative qui réjouit Françoise Matricon, l’élue des verts:

«Des maires, des responsables de collectivités, s’impliquent dans cette histoire. Ils n’ont pas l’impression que cela ne les concerne pas et utilisent le droit pour freiner ce développement des OGM qui est un non sens.

Je suis ravie bien sûr que le Maire de Pamiers ait pris la décision de prendre un arrêté interdisant la culture des OGM sur la commune de Pamiers.

De toute façon, le maire peut utiliser son pouvoir de police au niveau de la santé et pour les OGM on ne sait pas ce que cela va donner dans le domaine de la santé justement, rien n’est bien clair avec de fortes présomptions de nuisances.

S’il y a un domaine où c’est très clair, c’est l’environnement, la dissémination, la disparition des espèces primaires, modifiées. C’est grave.

Il est vrai que pour l’instant, il n’y a pas d’agriculteurs bio à Pamiers, c’est dommage, mais cela étant dit, les agriculteurs conventionnels qui doivent pouvoir le faire ne veulent pas utiliser les OGM.

Les OGM sont des espèces animales végétales dont on a modifié l’ADN et qui ont des propriétés spéciales, par exemple, résistantes à certains pesticides.

C’est un «pousse au crime» parce que contrairement à ce qu’on veut faire croire, cela permet de répandre des doses encore plus importantes de phyto, sans compter les plantes qui, grâce à un gène spécifique développent leur propre pesticide qui n’en reste pas moins du pesticide.

On met même des gênes de poissons dans les fraises! On essaie de modifier la nature»

Jusque là, seul le Maire de Montagagne, Dominique Masset, avait pris un arrêté sur sa commune au mois d’août 2008.

 

(Source : Ariegenews.com)

23:49 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, cap21, ogm, arrêté, commune, environnement, santé | |

28.12.2008

Pas de Joyeuses Fêtes sans les 283 salariés de MOLEX

[article du 24/12/08]

Difficile de passer de joyeuses fêtes de fin d'année lorsque, dans le même temps, des salariés campent en se relayant 24h/24 et 7j/7 devant leur entreprise dirigée par de véritables voyous financiers.

 

Les salariés de l'entreprise MOLEX, à Villemur-sur-Tarn, représentent ce pourquoi nous combattons, ce pourquoi nous nous révoltons aujourd'hui : mettre la finance au centre de toute préoccupation en considérant les femmes et les hommes comme des outils jetables.

 

Hier, des dirigeants délocalisaient dès les premiers bilans déficitaires, aujourd'hui, ces mêmes voyous délocalisent, toujours en toute impunité, mais cette fois pour faire encore plus de bénéfices et demain ? Que laisserons-nous à nos enfants ? Quels types de voyous les dirigeront ?

 

Notre Président de la République s'est engagé lors de son discours de Rethel sur  l'Emploi, le 28 octobre, à ne pas laisser faire des délocalisations "sauvages" avec comme argumentation : la crise financière (dans le cas de Molex, nous pourrions croire que l'argument repose sur des bénéfices trop importants ?!? ... mais comme dit notre Président "Travaillez plus pour Gagnez plus" ! Les dirigeants de MOLEX l'ont bien compris ... c'est pourquoi il délocalise en Slovaquie ! ).

 

Après la théorie des mots  « présidentiels » si forts pour les plus sceptiques, si rassurant pour les plus inquiets, si passionnant pour les plus incrédules, nous attendons que notre Président de la République assume ses paroles en condamnant ces procédés consistant à kidnapper un savoir-faire réputé, voler les collectivités territoriales qui ont tant investit pour cette entreprise (entre autre), déchirer l’avenir de familles qui ont consacré tant d’années autour de cette entreprise, et en affirmant le maintient de cette activité par tout moyen humain envisageable (rachat, pas de délocalisation, etc.).

 

Là et seulement à ce moment-là, je passerai des fêtes de fin d’année … relativement paisibles et joyeuses.

 

Franck Laborderie-Cavada

Conseiller Départemental du MoDem 31

 

 

Pour information :

 

Lors du conseil départemental du Mouvement Démocrate de Haute-Garonne, le 11 décembre 2008, les conseillers ont fait part de leur soutien unanime vis-à-vis des salariés de l’entreprise MOLEX.

 

Informations sur ce sujet sur :

 

France2.fr

La Dépêche.fr

L'Express.fr

Europe1.fr

UsineNouvelle.com

Le Parisien.fr

RTL.fr

 

Pétition sur le site www.molex-villemur.com

 

Déjeuner du 24 décembre 2008 avec les salariés de Molex

 

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JT 20h TF1 du 23 12 08 

26.12.2008

La France, Pays des Droits de l'Homme ... ?

sans commentaires ...


Centre de rétention de Mayotte: la vidéo qui accuse
envoyé par liberation

19.12.2008

Pouvoir d'achat - Le bio, plus cher ou pas ?

En ces temps difficiles pour beaucoup, où les termes de crise économique ou de baisse du pouvoir d'achat sont malheureusement une réalité à prendre en compte, consoGlobe a décidé de faire le point : acheter biologique revient-il  moins cher oui ou non ? Écologie peut-elle rimer avec économie ? Consommer écolo  renforce-t-il notre pouvoir d'achat ?

Première partie de ce zoom spécial avec l'alimentation : le bio, produit de luxe des supermarchés ?

Les Français et le bio, prêts à faire le pas ?

Selon l’étude Abarac, réalisée en 2000 par des chercheurs de l'Inserm, les produits bio présentent une qualité nutritionnelle supérieure de 30 % à celle des produits de l'agriculture conventionnelle. Et ils sont surtout plus sains et cultivés écologiquement, c'est-à-dire sans produits chimiques, pesticides, etc. aux effets néfastes pour notre santé et l'environnement.

Et nous sommes de plus en plus conscients des bienfaits du bio : si seulement 6% de Français consomment des produits bio tous les jours, le baromètre 2007 de l’Agence bio montre aussi que plus de 4 Français sur 10 consomment des produits bio au moins une fois par mois, 1 sur 4 au moins une fois par semaine, soit une tendance sans cesse à la hausse.

Cependant son prix, réputé très coûteux, reste un frein majeur à son développement et à sa consommation, même si  37 % des Français estiment normal de payer plus cher des produits bio (sondage CSA/Agence bio). Mais qu'en est-il vraiment ?

 

Bio et grandes marques, des prix équivalents

A partir d’un même panier type (15 produits courants) réalisé sur le supermarché en ligne (« cybermarché »)  d’un grand distributeur français, consoGlobe a comparé les prix d’un panier de produits bio à ceux d'un panier de produits de grandes marques et d'un panier de produits de la marque du distributeur.

Pour les produits bio, nous avons  en priorité  sélectionnés  ceux sous la marque bio du distributeur. A noter que l’intégralité du panier bio est certifiée par le label français AB.
Nous avons pris soin de prendre des produits équivalents tant au niveau du poids, du type d’emballage ou des valeurs nutritionnelles :

 

pouvoirachatbio.jpg

 

  • Sur le coût total du panier, la différence de prix entre les produits bio achetés en ligne et ceux de la marque distributeur est de 35 %, un résultat très proche d'autres calculs comparatifs effectués précédemment. Cette différence de prix s’explique principalement par la main d’œuvre en plus que nécessite l’agriculture bio moins mécanisée, avec des unités d'exploitation plus petites et des rendements  plus faibles que l’agriculture traditionnelle.
    • Par contre, cette différence est quasi nulle entre notre panier bio et celui issu de grandes marques : seuls 61 petits centimes séparent les deux paniers ! Ceci explique sans doute que près des trois quarts des acheteurs de produits bio se fournissent en super et hypermarchés, qui proposent désormais leurs propres marques bio à des prix très proches des produits non bio des marques dites de qualité.
    • Présents depuis plus de dix ans sur le créneau bio, Monoprix et Carrefour ont sans doute les gammes bio les plus étoffées, le premier cité ayant racheté la chaîne de produits bio Naturalia, tandis que le second propose en France près de 250 produits bio sous sa marque Agir.
    • Manger bio… manger écolo ?

      Acheter des produits bio chez les grands distributeurs, notamment via leurs sites internet pour plus de rapidité, représente un investissement équivalent à l'achat de produits de grandes marques encore majoritaires dans les rayons. Mais c’est investir dans des produits plus sains et dont la culture est plus respectueuse de l’environnement.

    •  

      Cependant, selon nous, trois problèmes subsistent pour ce qui est des achats bio en grande surface :

      • Très peu de variétés de viandes et de poissons bio sont présents en grande surface, quelque soit  le distributeur, avec des produits de la mer AB souvent limités aux filets fumés (saumon, truite…) et très coûteux alors que seuls le steak haché et le poulet bio sont proposés en viande (hors charcuterie).
      • La faible capacité de production bio française (seulement 2% de notre surface agricole) et cette course aux petits prix par les distributeurs les poussent  à importer près de 50 % des produits bio : plus de la moitié des fruits et légumes bio, ainsi que 40 % de  l'épicerie sèche, proviennent de nos voisins européens, du Maroc, de Turquie, voire de beaucoup plus loin selon  l'Agence bio. Résultat : des émissions de CO2 liées aux transports non négligeables.  
      • Les emballages des produits bio sont souvent identiques à ceux des produits « lambda », c’est-à-dire trop nombreux et avec des matières  pas du tout écolo (plastique, papiers et cartons non recyclé, etc.).


      Or manger écolo signifie aussi faire attention au suremballage, à la saisonnalité et au  lieu de culture ou d’élevage des produits frais, etc. 

      C'est pourquoi les personnes désirant s’inscrire dans une démarche 100% bio ET écolo devront pour le moment privilégier les produits bio via les circuits les plus courts (vente locale ou directe) tels que les AMAP dont les prix des paniers restent constants et fixés en début de saison  entre les consommateurs et les producteurs, même s'il ne s'agit pas de "premiers prix".

      Mais il s'agit aussi d'un cercle "vertueux" : plus les "amapiens" seront nombreux, plus les producteurs pourront vivre de ce commerce direct et proposer des prix toujours plus accessibles. Alors, prêts à franchir le pas ?

       

      (Source : ConsoGlobe.com)

    18:13 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : modem, cap21, bio, écologie, environnement, santé | |

    18.12.2008

    "Un maïs génétiquement modifié réduit la fertilité et dérègle des gènes chez les souris" par le Dr. Mae-Wan Ho

    Des études approfondies, commandées par le gouvernement autrichien et réalisées sur de longues durées, révèlent que les souris nourries avec du maïs génétiquement modifié donnent moins de portées et avec des effectifs plus réduits à chacune des portées, comparativement aux souris témoins nourries avec du maïs non dérivé d’OGM. Dr. Mae-Wan Ho

     

    Communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 19/11/08

     

    L’article original en anglais est intitulé GM Maize Reduces Fertility & Deregulates Genes in Mice ; il est accessible sur le site suiant : ISIS.

     

    Des chercheurs scientifiques autrichiens ont conduit des études et expérimentations à long terme : ils ont montré que des souris nourries avec du maïs OGM présentaient un taux de fécondité considérablement réduit, dans chacune des générations, au cours des trois à quatre cycles de reproduction successifs [1]. Des effets similaires ont été trouvés chez les souris nourries avec du maïs génétiquement modifié et élevées pendant plus de quatre générations, même si les résultats n’ont pas atteint le seuil de signification statistique dans chacune des générations, la tendance était évidente : plus de petits morts et des portées plus faibles en effectifs chez les souris nourries avec du maïs OGM.

     

    Ces études se rapportent à des expérimentations sur l’alimentation qui sont de loin les plus rigoureuses et les plus complètes réalisées à ce jour ; elles confirment les effets délétères sur la reproduction et sur la santé qui ont été enregistrés par des scientifiques indépendants de l’industrie des biotechnologies et des observations des agriculteurs sur le terrain. Pour une revue récente sur ce sujet, voir la référence [2] ] GM is Dangerous and Futile (SiS 40).

     

    Les nouveaux résultats de cette recherche constituent un jalon dans l’évaluation de la sécurité des aliments dérivés d’organismes génétiquement modifiés OGM. La plupart des essais d’alimentation antérieurs avaient été de courte durée et limités à une seule génération, ou à un seul cycle de reproduction.

     

    L’étude "multi-générationnelle" largement citée comme preuve d’absence d’effets néfastes de l’alimentation OGM à long terme, est très trompeuse car l’expérience n’implique pas d’alimentation trans-générationnelle, mais simplement que les souris en expérimentation ne sont pas nourries avec un OGM pendant trois générations, et qu’une expérimentation séparée avec des aliments génétiquement modifiés a été menée pour chaque génération [3] (Letter to Nature Biotechnology : Systematic bias in favour of no adverse impacts from GM feed, SiS 37)..

     

    Il y avait d’autres lacunes graves dans cette expérience, notamment le fait de ne pas avoir vérifié par la technique PCR (réaction en chaîne par polymérase) que la nourriture données aux animaux comportait bien effectivement du soja OGM.

     

    Les effets à long terme ont été ciblés.

     

    Les nouvelles études ont été commandées par le gouvernement autrichien, il y a plusieurs années, quand il est devenu évident que les essais d’alimentation étaient bien pauvres sur le terrain et que les autorités chargées de la réglementation et des contrôles, dans le monde entier, étaient largement tributaires de la soumission des données par les des entreprises concernées : ces données étaient insuffisantes et peu fiables à de nombreux égards ; mais ces autorités les ont acceptées sans se poser de questions [4] ] (GM Food Nightmare Unfolding in the Regulatory Sham, une publication scientifique d’ISIS).

     

    Alberta Velimirov de l’Institut de recherche sur l’agriculture biologique (Forschungsinstitut für biologischen Landbau) et Claudia Binter et Jürgen Zentck de l’Institut de la nutrition (Institut für Ernährung), tous basés à Vienne en Autriche, on surveillé les changements dans la morphologie globale, les performances au niveau de la reproduction, et des analyses sous le microscope de tissus et de cellules, ainsi que l’expression des gènes. (Ils n’ont trouvé aucune différence microscopique ou en matière d’immunochimie dans les tissus).

     

    Trois séries d’expériences ont été réalisées. La première concernait une alimentation sur plusieurs générations au cours desquelles les souris ont été nourries et élevées pendant quatre générations successives, à commencer par les parents F0 qui ont été nourris de cette manière dès la naissance.

     

    La deuxième expérimentation portait sur un essai de reproduction sur plusieurs cycles, d’une durée de 20 semaines au cours desquelles les couples de souris ont été nourries à partir d’une semaine avant leur co-habitation et jusqu’à la fin de l’expérience ; les animaux d’expérience avaient la possibilité de se reproduire pendant quatre cycles successifs pour chacune des combinaisons d’accouplement.

    Le troisième expérience concernait un essai sur un cycle vital, qui impliquait l’alimentation des souris sans reproduction à la suite de leur conception (par l’intermédiaire des femelles gravides, porteuses de petits) jusqu’à leur mort.

    Une souche non consanguine de souris de laboratoire a été utilisée pour toutes les expériences, afin d’éviter les éventuels effets délétères dus à la consanguinité, de sorte que les résultats soient plus généralement applicables à des populations naturelles.

     

    Les chercheurs ont rapporté qu’il ne leur a pas été possible d’obtenir auprès de la société d’agrofourniture concernée, le matériel végétal de l’OGM et de la lignée parentale ; c’est pourquoi les régimes alimentaires étaient composés de 33 pour cent de maïs génétiquement modifié, et qu’il a dû être comparé à une nourriture à base de maïs non génétiquement modifié (également à 33 pour cent dans les préparations de nourriture), qui était étroitement apparenté au maïs génétiquement modifié (OGM). Les deux sources de matériel végétal ont été cultivées en 2005 et 2007 dans des conditions identiques, dans le Centre d’agriculture biologique du Canada en Nouvelle-Écosse.

     

    Le maïs OGM était l’hybride transgènique MON810 x NK603, contenant trois cassettes de g-nes : deux qui assurent la transmission de la tolérance à la matière active à effet herbicide (glyphosate) et une autre cassette conférant la résistance aux insectes et codant pour la synthèse de l’endotoxine Cry1Ab. Les teneurs en protéines transgéniques ont été estimées entre 0,11 et 0,24 microgrammes par gramme de grains frais.

     

    L’étude multigénérationnelle incluait également un groupe expérimental avec une variété de maïs non OGM, cultivé en Autriche.

     

    Les herbicides dicamba, atrazine et s-metalochlor ont été utilisés sur les cultures de maïs non OGM, tandis que le glyphosate a été utilisé seulement sur le maïs génétiquement modifié. Les niveaux de contamination par les herbicides des grains de maïs, ont été déterminés comme étant inférieurs à 0,01 pour cent de chacun des herbicides concernés. Ce point est important pour veiller à ce que les effets éventuellement dus aux herbicides, ne puissent pas être confondus avec ceux des aliments génétiquement modifiés donnés aux animaux de labora toire.

     

    Principaux effets d’une nourriture avec du maïs OGM sur la reproduction des souris

     

    Dans l’étude multigénérationnelle, les parents d’une génération donnée ont été nourris depuis leur naissance, avec un régime alimentaire contenant soit du maïs OGM, soit du maïs non OGM : ils ont été reproduits pendant 4 générations. Il a été observé que moins de petits sont nés dans les générations successives, à la fois chez les souris servant de témoins et chez les souris nourries avec du maïs génétiquement modifié ; mais les souris témoins ont une tendance à faire mieux que les nourris alimentées avec l’OGM. La taille moyenne et le poids moyen, ainsi que le nombre de petits sevrés, ont été en faveur du groupe des souris nourries avec du maïs conventionnel, non génétiquement modifié.

     

    Aucun des écarts n’a atteint le seuil de signification statistique chez chacune des générations, bien que la tendance soit claire.

     

    Au cours de toutes les générations, presque deux fois plus de petits ont été perdus dans le groupe des souris nourries avec l’OGM, par rapport au groupe témoin (nourri avec du maïs non OGM] (respectivement 14,59 pour cent contre 7,4 pour cent). Il a été dénombré plus portées de 8 petits ou plus dans le groupe témoin, par rapport au groupe des animaux nourris avec du maïs OGM. Enfin, davantage de petits ont été perdus au moment du sevrage chez les animaux nourris avec l’OGM. . La comparaison des poids des organes n’a pas révélé d’effets directs de l’alimentation lors de l’étude multigénérationnelle, sauf en ce qui concerne les reins. Le poids des reins des femelles, alimentées avec l’OGM, a été sensiblement plus faible dans les générations F2, F3 et F4 que chez les souris témoins : de leur côté, les mâles du groupe alimenté avec l’OGM ont présenté également des poids des reins significativement plus faibles que chez les mâles témoins [nourris avec du maïs non OGM], au cours de la génération F2.

     

    Les investigations au microscope électronique ont révélé des différences dans les cellules hépatiques, indiquant une réduction du métabolisme de base chez les souris nourries avec le maïs OGM. En outre, la mise en œuvre de la technique d’hybridation génomique comparative sur microréseau d’ADN [voir aussi à puces à ADN, dans la partie Définitions et compléments in fine] a montré d’importantes différences dans l’expression des gènes entre les deux groupes : animaux nourris avec du maïs non OGM et animaux nourris avec du maïs génétiquement modifié.

     

    Dans l’expérimentation d’élevage multi-cycles, les mêmes différences entre souris nourries à l’OGM et les témoins nourris sans OGM, étaient évidentes : des niveaux statistiquement significatifs dans les descendances de 3ème et 4ème générations. Il y avait clairement moins de portées et des effectifs plus faibles dans les portées chez les souris nourries avec l’OGM en question.

     

    Le nombre moyen de petits nés a toujours été inférieur chez les souris nourries au maïs OGM ; le niveau de signification statistique n’a pas éré atteint avant les 3éme et 4ème cycles de reproduction. Le nombre de petits au moment du sevrage a également été toujours plus faible dans le groupe des souris alimentées avec l’OGM. Au cours de toutes les séries de reproductions, plus de petits sont nés dans les groupes témoins [souris nourries sans OGM] que dans le groupe de celles qui furent alimentées avec du maïs OGM : respectivement 1035 petits contre 844 dans l’autre cas).

     

    Conformément à ces conclusions, l’essai sur les régimes alimentaires et portant sur la durée de vie des animaux, n’a révélé aucune différence significative dans la durée de vie moyenne chez les souris alimentées avec l’OGM, par rapport aux souris témoins nourries sans OGM.

     

    Effets épigéniques observés chez les animaux nourris avec du maïs génétiquement modifié

     

    Dans la génération F3 de l’expérimentation multigénérationnelle, des analyses faisant appel aux microréseaux d’ADN, ont été effectuées sur la partie inférieure du petit intestin. Ces analyses ont permis d’identifier 2.374 gènes qui ont été exprimés de façon anormale et significative chez les souris nourries à l’OGM, par rapport aux souris alimentées avec du maïs non OGM : 421 de ces gènes ont montré des changements 2 fois plus marqués ou plus, que chez les animaux témoins.

    Ces gènes altérés représentent 3,2 pour cent de l’ensemble des 13.034 gènes exprimés dans le bas intestin grêle. Les effets observés sur la reproduction et les autres caractères, pourraient n’être que la pointe émergée de l’iceberg, en ce qui concerne les changements épigénétiques concernés. Les impacts pourraient être plus manifestes au cours de davantage de générations d’animaux nourris avec une alimentation dérivée d’OGM. 

     

    Les gènes en question ont été classés d’après leurs fonctions et il est apparu que ces gènes sont prédominants dans les voies de biosynthèse des protéines, dans le métabolisme et la modification des protéines, ainsi que dans la signalisation de l’interleukine et dans la biosynthèse du cholestérol.

     

    Épigénétique 

    L’étude des changements héréditaires dans l’expression des gènes qui n’impliquent pas de modifications dans les séquences d’ADN - est une discipline qui atteint sa maturité, avec de plus en plus d’applications en toxicologie, pour les cancers, la nutrition, le cerveau, ainsi que dans les sciences du comportement [5-8]. Un changement dans notre nourriture, aussi exagéré et fondamental que les aliments génétiquement modifiés, ne peut pas être exercé sans études approfondies et à long terme, du type de celles qui ont été menées par les chercheurs scientifiques autrichiens, en particulier à l’aide d’analyses qui font appel aux puces à ADN, à la protéomique et le profilage métabolique, qui sont maintenant des méthodes et techniques de routine, aussi bien dans les laboratoires et que pour des études sur le terrain.

     

    (Source : Institute of Science in Society)

    11:05 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, cap21, ogm, recherche, santé | |

    10.12.2008

    OGM : Des avancées incontestables au niveau européen

    CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne LEPAGE se félicite du texte que les ministres européens de l’environnement viennent d’adopter au sujet de l’évaluation de l’impact des organismes génétiquement modifiés.

     

    Un certain nombre de points constituent ainsi une avancée incontestable et totalement opposée à la position pro-OGM que défend la Commission Européenne. Nous soutenons ainsi la demande de renforcement de l’évaluation des impacts environnementaux à moyen et long terme des OGM cultivés, notamment de ceux produisant des pesticides ou résistants à des herbicides, l’accès aux informations gardées secrètes par les entreprises de biotechnologie ou la possibilité d’avoir des zones sans OGM.

     

    Ces conclusions du Conseil des Ministres de l’Environnement s’inscrivent dans le champ des propositions du rapport sur la gouvernance écologique que Corinne LEPAGE avait remis il y a quelques mois à Jean-Louis BORLOO.

     

    CAP21 espère désormais que les recommandations des Etats membres vont être appliquées par la Commission Européenne.

     

    (Source : CAP21)

    12:27 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, cap21, ogm, environnement, europe | |

    05.12.2008

    Justice des mineurs : jeunesse sacrifiée, société en danger

    CAP21, parti politique présidé par l’ancienne ministre Corinne LEPAGE, fondateur du Mouvement Démocrate, tient à exprimer ses plus vives inquiétudes sur les projets de réforme de l’ordonnance de 1945 relative à la justice des mineurs tels que le propose la Commission Varinard.

     

    Avec la suppression du primat de l’éducatif sur le répressif ou la proposition d’abaisser la responsabilité pénale de 13 à 12 ans, avec les provocations du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, sur la détection précoce des comportements, avec la restriction des missions des éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse à la seule mise en œuvre des mesures pénales, il se profile une société du tout répressif où la peur et la stigmatisation deviennent la règle au mépris du pacte républicain qui fonde la cohésion sociale de notre pays, au mépris d’une jeunesse que l’on sacrifie sur l’autel de la démagogie sécuritaire.

     

    Selon la Ministre de la Justice, la délinquance des mineurs ne cesserait d’augmenter et l’âge des délinquants ne cesserait de s’abaisser alors que le sociologue Laurent Mucchielli nous livre un tout autre diagnostic issu des chiffres de police et de gendarmerie en montrant que la part des mineurs est passée de 22 % en 1998 à 18 % en 2007. Contre-vérités, désinformation tentent aujourd’hui de justifier une politique qui occulte les vraies questions.

     

    Pour Eric Delhaye, président délégué de CAP21, des mineurs délinquants ce sont des mineurs en danger que la société a le devoir de récupérer par des mesures d’accompagnement appropriés, par une politique renforcée de protection de l’enfance, par une coordination étroite des services publics (enseignants, assistantes sociales, éducateurs, police, justice, professionnels de santé…) autour de la famille. La doctrine de la tolérance zéro et du tout répressif conduit à baisser les bras et à accepter l’exclusion durable d’une partie de la jeunesse, ignorant les leçons des flambées de violence qui ont frappé nos banlieues il y a quelques années.

     

    (Source : CAP21.net)

    04:50 Publié dans Thème : JUSTICE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cap21, modem, justice, jeunesse, enfance | |

    25.11.2008

    Réforme de l’audiovisuel public : démocratie en danger

    CAP21, le parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, fondateur du Mouvement Démocrate apporte son soutien aux personnels de France Televisions considérant que l’indépendance et le pluralisme de l’information sont gravement menacés par la réforme de l’audiovisuel public.

     

    Pour Corinne LEPAGE, un certain nombre de réformes où s’entrechoquent étatisme et affairisme conduisent aujourd’hui à réduire le champ des libertés individuelles et l’indépendance de l’information.

     

    Avec le projet de nomination des présidents de France Television, RadioFrance et de l’Audiovisuel extérieur par l’exécutif et la suppression progressive des recettes publicitaires, on a l’impression du retour à la Radiodiffusion – Télévision Française (RTF) qu’Alain Peyrefitte définissait en 1964 comme étant le « gouvernement dans la salle à manger de tous les Français ».

     

    Par ailleurs, Eric DELHAYE, président délégué de CAP21 s’inquiète de la manière dont seront compensés les 450 millions d’euros perdus en 2009 alors que les parlementaires UMP proposent des amendements au projet de loi pour réduire le niveau des taxes applicables aux services des opérateurs télécom et à la publicité des chaînes privées cédant au lobbying actif de TF1 et M6.

     

    Aucune garantie sérieuse n’est apportée pour assurer le financement de l’audiovisuel public dans le temps. Le périmètre de France Televisions s’en trouvera bouleversé et France 3 risque d’être la plus affectée avec la disparation de la rédaction nationale et la fusion des rédactions régionales.

     

    Ce sont les raisons pour lesquelles CAP21 apporte son soutien à l’ensemble des personnels de l’audiovisuel public.

     

    Retrouvez cet article sur Cap21.net

    17.11.2008

    Régulation mondiale et hiérarchie des priorités, par Corinne Lepage

    lepage-petite.jpg« S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, [les chefs d’Etat] seraient inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. »

     

    Alors que le G20 peine à établir les prémisses de ce que pourrait être de nouvelles règles du jeu de la finance internationale, voire du capitalisme , on ne peut que constater la différence de traitement entre la crise financière et la crise écologique et climatique. L’urgence de la première n’est pas contestable et on peut que souscrire aux souhaits de certains Etats de voir mettre en place un nouveau Bretton Woods.

    Il faut toutefois souligner qu’en s’attaquant au volet financier de la crise mondiale, les chefs d’Etat refusent en réalité de s’attaquer aux causes, la transformation du capitalisme , la croissance des inégalités et les bases artificielles de la croissance passée fondée sur la spéculation et l’économie financière , pour ne viser que les effets.

    S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, ils serait inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. Or, le volet énergétique et climatique de cette même crise présente le même caractère d’urgence, car, comme en matière financière , tous les voyants sont au rouge.

    En avril 2008, Nicholas Stern s’exprimait ainsi :

    « Les émissions croissent beaucoup plus vite que ce que nous avions pensé, la capacité d’absorption de la planète est inférieure à nos prévisions, les risques des gaz à effet de serre sont potentiellement plus élevés que ce que prévoyaient les estimations les plus prudentes, et la vitesse du changement climatique semble être plus rapide. »

    Nicolas Stern remettait ainsi en cause les objectifs fixés par son rapport pour la réduction des gaz a effet de serre, les jugeant désormais insuffisants. M. Stern ajoute que pour minimiser les risques d’un changement climatique dangereux, l’objectif initial pour les émissions devrait être multiplié par deux, avec une réduction mondiale de 50% en 2050, ce qui représente pour les Etats-Unis une réduction de leurs émissions de 90% d’ici là.

    Le rapport 2008 que vient de publier l’AIEA montre que la trajectoire est contraire et la situation catastrophique. La demande mondiale en énergie primaire augmentera d’1,6% par an en moyenne d’ici à 2030 tirées par la Chine et l’Inde. Cette hausse se traduira par une demande accrue en pétrole : 106 millions de barils par jour en 2030 contre 85 millions aujourd’hui. Mais c’est surtout le charbon qui verra son utilisation s’accroître et comptera pour un tiers de la hausse de la demande en énergie.

    Toutefois, l’AIE estime que les énergies renouvelables se développeront rapidement et deviendront la deuxième plus grande source d’électricité peu après 2010. Pour stabiliser la concentration de cO2 à 550ppm , ce qui représente une hausse de 3°, il ne faudrait pas émettre plus de 33GT en 2030 . Or, le scénario actuel est 41 gigatonnes , soit une augmentation de 45% entre 2006 et 2030, ¾ de l’augmentation ayant lieu en Chine, en Inde et au Moyen Orient. Or, rappelons, que la consigne du GIEC , pour éviter d’entrer dans l’irréversibilité était de 450ppm de concentration de cO2 .

    Nous aurons besoin de l’action concertée de tous les émetteurs importants. Notre analyse prouve que les pays de l’OCDE ne peuvent pas à eux seuls mettre le monde sur une trajectoire de 450 ppm, même s’ils ramenaient leurs émissions à zéro, commente Nobuo Tanaka. Pour le directeur de l’AIE, il est donc urgent de déclencher une révolution énergétique globale en améliorant l’efficacité énergétique et en augmentant le déploiement de l’énergie à faible teneur en carbone.

    Deux conclusions doivent être tirées de cette situation :

    · D’une part, l’urgence est absolue et chaque année perdue dans l’agenda se traduit par un pas supplémentaire vers le risque majeur. Dès lors, la conférence de Poznan qui se tient le 1er décembre devrait être l’occasion d’une affirmation forte de l’acceptation d ‘une véritable régulation mondiale, impliquant tous les Etats sur des bases justes et réalistes

    · D’autre part, vouloir réformer l’économie mondiale est indispensable , mais deux conditions doivent être réunies pour sortir de la crise elle-même :

      Sortir du court termisme et de l’encouragement au profit maximal pour le risque minimal et mettre un terme en acceptant de toucher à la rémunération du monde de la finance, aux paradis fiscaux, aux agences de notation et en liant le financement public et contrôle public des établissements financiers..La question de la responsabilité en terme politique comme en terme juridique des acteurs de la faillite actuelle devra du reste être posée

      Lier dynamisation de l’économie et sortie de la société du pétrole non seulement par un new deal vert, mais par l’économie sociale de marché, une économie dont les objectifs et les instruments de mesure ont sens sur le long terme et qui met la question de la répartition au centre de ses objectifs. Cela signifie que les taux de rentabilité absurdes, l’usage du seul PIB pour juger du développement, la répartition entre capital et travail, la valeur des matières premières et la place des pays émergents dans le partage de la richesse mondiale sont des sujets qui devront être débattus pour que l’Humanité ait une chance de créer un nouvel ordre économique permettant la durabilité faute de quoi la prophétie parfaitement pessimiste de Claude Lorius, premier Français à recevoir le prix Blue Planet pourrait se réaliser : attendre un sursaut inattendu de l’homme !

    Retrouvez cet article sur ContreInfo.info

    16:15 Publié dans Thème : FINANCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lepage, cap21, modem, économie, finances, développement | |

    11.11.2008

    OGM et réunions secrètes de la Commission Européenne : Corinne LEPAGE et CAP21 demandent la transparence la plus totale

    Il y a quelques jours l’EFSA rendait un avis défavorable à la demande d’application de la clause de sauvegarde par la France sur le maïs Mon810.

     

    Son directeur scientifique, Herman Koëter vient de démissionner, évoquant plusieurs raisons dont la surcharge excessive de travail au regard des moyens accordés et le poids trop grands des considérations politiques en amont des questions scientifiques posées.

     

    Par ailleurs, nous avons appris avec stupéfaction que la Commission européenne tenait des réunions secrètes avec les Etats membres pour accélérer la diffusion des cultures et aliments OGM au sein de l’Union européenne.

     

    Selon The Independent on Sunday, la France aurait été représentée au cours de ces réunions par François Revol, secrétaire général adjoint de l’Elysée, proche conseiller de Nicolas Sarkozy.

    Ces informations sont particulièrement troublantes.

     

    Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate et présidente de CAP21 espère que ces assertions sont fausses et attend un démenti sur ces informations. Dans le cas contraire, en écartant le ministère de l’Ecologie et du Développement durable de ces discussions, cela laisse craindre une offensive sans précédent des agrosemenciers pour imposer les OGM dans nos champs et nos assiettes.

     

    Alors que Corinne Lepage remettait il y a quelques mois un rapport sur la gouvernance écologique à Jean-Louis Borloo, Eric Delhaye, président délégué de CAP21, dénonce la plus parfaite opacité qui règne à Bruxelles sur le dossier des OGM et demande la transparence la plus totale de la part du gouvernement français sur ce sujet.

     

    Retrouvez cet article sur CAP21.net

    autres sources concernant cette information :

    AmisdelaTerre.org

    The Independent

    ou recherche sur google avec "Europe's secret plan to boost GM crop production"

    14:05 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, cap21, modem, lepage, écologie, europe, mon810 | |

    03.11.2008

    "Le Monde selon Monsanto" - Part. II

    "Le Monde selon Monsanto" (Part.II)

    monsanto part 2 - Jubii TV
    la suite et fin de cet excellent documentaire
    Mots-clés : danger ogm monsanto

    13:05 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, monsanto, modem, cap21, pollution | |

    02.11.2008

    Round Up ... l'herbicide "biodégradable" et laissant "le sol propre"! : Monsanto condamné en appel pour publicité mensongère

    article_round-up.jpgLe géant américain de l'agrochimie Monsanto, condamné en première instance pour "publicité mensongère" pour son "Round Up", premier désherbant vendu au monde, devra finalement acquitter une amende de 15.000 euros, a décidé mercredi la cour d'appel de Lyon.

     

    La cour a ainsi confirmé le jugement de première instance et suivi l'avocat général, qui le 1er octobre, avait estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter le montant de l'amende infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l'encontre de l'ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône).

     

    L'ancien dirigeant est condamné pour avoir notamment présenté l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre". Le second prévenu, à l'époque président du conseil d'administration de Scotts France, basé à Ecully (Rhône) et qui distribue le Round Up en France, a également vu la confirmation de sa condamnation à 15.000 euros.

     

    Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (Clcv), parties civiles dans ce procès.

     

    Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes, selon Eau et rivières de Bretagne.

     

    Source : AFP

     

    Retrouvez ce sujet sur 20Minutes.fr et Lexpress.fr

     

     

    Autre article sur QueChoisir.org :

     

    Pesticides - Monsanto condamné


    C'était en 2000. À grand renfort de publicité, Monsanto assurait que le Round-Up était biodégradable, alors que la substance active de ce pesticide, le glyphosate, est un poison pour l'environnement et la santé. Attaqué par l'association Eau et Rivières de Bretagne et l'UFC-Que Choisir de Rennes, l'industriel vient d'être condamné à 15 000 euros d'amende.


    « La justice remet les pendules à l'heure sur le Round-Up. » L'association Eau et Rivières de Bretagne (ERB) ne boude pas son plaisir. Elle vient de faire condamner Monsanto Agriculture France, producteur du désherbant Round-Up, et la société Scotts France, qui distribue le produit, à 15 000 euros d'amende chacun pour publicité mensongère. Le jugement, rendu vendredi dernier par le tribunal correctionnel de Lyon, fera l'objet d'une publication dans le quotidien « Le Monde » et dans « Maison et Jardin Revue ».

     

    Pour comprendre l'ampleur de cette décision, il faut remonter six ans en arrière. En 2000, Monsanto inonde la télévision et les magazines de publicités en faveur du Round-Up, son pesticide vedette. Sans complexe, l'agrochimiste affirme que le produit est « biodégradable », qu'il « laisse le sol propre ». De quoi déculpabiliser totalement les jardiniers du dimanche, cibles de ces spots, et qui raffolent du Round-Up. « Les campagnes de publicité de Monsanto présentant à la télévision et sur les emballages le désherbant Round-Up comme respectant l'environnement ont favorisé la banalisation de l'usage de ce pesticide, le plus vendu aux jardiniers amateurs », analyse ERB.

     

    Potentiellement cancérigène

     

    La manoeuvre de Monsanto relève pourtant du mensonge le plus éhonté, comme le dénonce l'UFC-Que Choisir dans une enquête publiée le 1er juin 2001. Le glyphosate, matière active du Round-Up, est dangereux pour l'environnement et la santé. La Commission européenne le classe en 2001 comme « toxique pour les organismes aquatiques », entraînant « des effets néfastes à long terme pour l'environnement ». Depuis, la nocivité du glyphosate a été confirmée par plusieurs études : cette substance est un perturbateur endocrinien, qui plus est potentiellement cancérigène. Évidemment, accuse le tribunal correctionnel de Lyon, Monsanto connaissait le profil écotoxique de son désherbant avant même la diffusion de ses messages publicitaires « écolo », mais s'est bien gardé d'en faire état. Manque de chance pour l'industriel, au moment même où sa campagne est lancée, l'association ERB reçoit les résultats d'études montrant la présence massive de glyphosate dans les rivières bretonnes. Elle porte plainte.

     

    Pour ERB, la condamnation de Monsanto est « une excellente nouvelle pour la protection de l'eau ». L'association rappelle que la loi sur l'eau votée en décembre dernier interdit désormais les publicités donnant une image « exagérément sécurisante » des pesticides.

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    La Vidéo sur ce sujet (France3 Bretagne) :

     

    Le round up de Monsanto est bien toxique - Jubii TV
    Dans cette affaire, Monsanto se retrouvait une nouvelle fois face à l'association Eaux et Rivières de Bretagne.
    En janvier 2007, le groupe avait été condamné en première instance pour publicité mensongère concernant son désherbant Roundup. Soit une amende de 15000 euros pour avoir indiqué sur ses flacons que le Round Up était biodégradable et protégeait l'environnement... Aujourd'hui, c'est l'appel de ce dossier qui était jugé.
    Voir les reportages de France3 Bretagne
    http://ouest.france3.fr/info/bretagne/47051030-fr.php
    Mots-clés : monsanto round-up rennes

    De Edvige à Edvirsp ...

    Le Conseil d'Etat a rejeté le 29 octobre des requêtes contre le décret créant le fichier Edvige.

    Plusieurs organisations, dont les syndicats CFDT et CGT, le parti écologiste Cap 21 et le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, avaient demandé en référé que l'exécution de ce décret soit suspendue. Elles estimaient qu'il y avait urgence, car même si le gouvernement a annoncé le retrait du fichier contesté Edvige, son décret n'a pas encore été retiré.

    Pour le Conseil d'Etat, il n'y a pas d'urgence, estimant notamment qu'un autre décret est en préparation pour créer Edvirsp, un fichier d'où seront exclus les données dites "sensibles" comme celles sur la santé ou l'orientation sexuelle.

     

    Retrouvez cet article sur JournalduNet.com

    22:05 Publié dans Thème : DEMOCRATIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, edvige, edvirsp, démocratie, liberté, cap21 | |

    01.08.2008

    Fichier Edvige : recours de Corinne Lepage devant le Conseil d'Etat

    corinne-lepage.jpgCorinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21, a annoncé jeudi un recours devant le Conseil d'Etat afin d'obtenir l'annulation du décret instaurant le fichier policier Edvige, qui, selon elle, porte "atteinte gravement aux libertés publiques".

     

    Dans ce recours, qui devait être déposé jeudi après-midi et dont le texte est publié sur le site internet de Cap 21, Mme Lepage estime que les dispositions prévoyant le "fichage des élus et responsables politiques" "portent atteinte gravement aux libertés publiques et qu'elles ne pouvaient en toute hypothèse pas être instaurées par décret mais par la loi". Elles "sont donc entachées d'incompétence", ajoute-t-elle.

     

    Selon la vice-présidente du MoDem, dont le recours est appuyé par le parti Aujourd'hui Autrement (proche du MoDem) de Jean-Luc Roméro, le fichier Edvige porte aussi "atteinte aux principes de liberté politique définis par la convention européenne des droits de l'Homme".

     

    "L'enregistrement de données fiscales et patrimoniales ou encore concernant l'environnement de la personne" est "incompatible avec la liberté politique indispensable au fonctionnement démocratique", affirme-t-elle.

     

    Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, ce fichier controversé permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", ainsi que des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

     

    (AFP : http://afp.google.com/article/ALeqM5jE3FImrTKN1L-ZC6LC4oCQ4YBF3A)

    12:13 Publié dans Thème : DEMOCRATIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, cap21, lepage, edvige | |

    11.07.2008

    Rejet d'uranium dans le Vaucluse : CAP21 demande à l'Etat de renoncer à la privatisation de l'atome !

    CAP21, parti fondé par Corinne Lepage approuve la décision de l'Autorité de sûreté nucléaire suspendant l'activité de la station de traitement de Socastri dans le Vaucluse suite à la fuite d’uranium dans le milieu naturel et aux nombreuses irrégularités constatées.

    Pour Grégory GIAVARINA, Délégué CAP21 pour le Vaucluse, « Cette annonce est plutôt étonnante et tardive au regard des efforts énormes de communication qui ont été déployés depuis lundi pour tenter de minimiser l'accident. Une fois de plus on ne peut pas dire que la transparence soit de rigueur en matière de nucléaire»

    Par la voix de son président délégué, Eric Delhaye, CAP21 demande au Ministre de l'Ecologie de diligenter les enquêtes nécessaires dans la plus grande transparence et d’enclencher les poursuites judiciaires.

    Cet incident très sérieux intervenu dans une filiale de retraitement de déchets du groupe AREVA montre une nouvelle fois que le risque zéro n'existe pas dans la filière nucléaire et que des négligences humaines peuvent conduire à de graves conséquences.

    La privatisation du secteur nucléaire que prépare le Président de la République peut nous faire craindre que les impératifs de rentabilité menacent davantage la sécurité des installations en particulier celles liées au retraitement des déchets et au stockage.

    C'est la raison pour laquelle CAP21 tient à rappeler sa plus vive opposition à la privatisation du secteur nucléaire français. C'est aussi pour cette raison que CAP21 participera au rassemblement européen organisé ce samedi par le réseau Sortir du nucléaire.

    Eric DELHAYE
    Président délégué de CAP21, parti fondateur du MODEM

    Retrouvez cet article sur : http://www.cap21.net/dynamic/compress.php?cp=1035

    22:07 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, cap21, nucléaire | |