16.07.2010

Pour les Molex, le chômage commence

Depuis le 9 juillet les Molex sont officiellement au chômage. Pour 211 d'entre eux, aucune solution de reclassement n'a encore été trouvée.

C'est la fin d'une étrange période de flottement. Les neuf mois de congé reconversion au cours desquels les 279 Molex étaient encore payés intégralement par l'entreprise ont pris fin le 9 juillet. Lundi 12, les premiers licenciés ont été reçus à Pôle emploi. Les autres rendez-vous vont suivre. Sans illusion. « Car au nord de Toulouse, au niveau industriel, y a que dalle ».

En même temps que la dernière fiche de paye, Molex a réglé la semaine dernière les indemnités de licenciement : 26 000 € par salarié en plus des indemnités légales et de celles calculées selon l'ancienneté. Soit un pécule pouvant atteindre jusqu'à 60 000 € pour trente ans de maison. « Il va falloir rester calme. C'est vrai que des sommes comme ça, peu de Molex en ont déjà touché d'un seul coup. Mais il faut bien avoir conscience que ça doit permettre d'attendre de retrouver un emploi », met en garde Denis Parise, conseiller régional et secrétaire du CE de Molex. Les indemnités permettront de faire passer sans casse la première pilule du chômage. Celle des trois ou quatre mois de carence imposés aux nouveaux licenciés avant la mise en branle de l'indemnisation : environ 70 % du salaire net pendant deux ans pour les moins de 50 ans, et pendant trois ans pour les autres.

69 ont retrouvé du travail

« Il n'y en aura pas plus de cinq ou six qui pourront faire la jointure jusqu'à la retraite », explique un responsable syndical. Pour la grande majorité des autres, il faut impérativement retrouver du travail avant que les indemnités ne fondent comme neige au soleil. Début juillet, 39 ex-Molex avaient intégré VMI, l'entreprise qui poursuit sur le site quelques activités de moulage et de connectique délaissées par Molex. Une douzaine d'ingénieurs et de techniciens ont repris une activité au sein de MIES, autre émanation de l'ancien Molex. Six ont créé leur propre entreprise, et une dizaine a retrouvé un emploi comme chauffeur de bus, ou dans le BTP. Pour les 210 restants, c'est l'incertitude. « Certains son t encore en formation. Mais à la suite de la formation, il n'y a pas de boulot », s'inquiète Patrick Fregolen, président de l'association Solidarité Molex. À 55 ans, José a décliné deux propositions d'emplois de monteur de charpente métallique et d'élagueur car il ne se le sentait pas de faire l'acrobate sur des poutrelles ou perché dans les arbres. Un exemple parmi d'autres de reconversions qu'il faudra peut-être un jour se résoudre à accepter. Car jusqu'à la semaine dernière les 279 licenciés étaient toujours les Molex. « Mais déjà en fin de mois, plus personne ne va recevoir le bulletin de salaire Molex. ça va faire un choc. »

La lutte continue

Chaque mardi et jeudi, les 221 membres de l'association Solidarité Molex se retrouvent par petit groupe dans le local qui surplombe le Tarn. Créer au plus fort du conflit pour financer la grève, l'association collecte maintenant les informations sur les opportunités d'emploi et aide les ex Molex dans leurs démarches administratives. Sur le front social, Solidarité Molex participe régulièrement aux actions de soutient aux 71 salariés de la SNP, une boulangerie industrielle créée à Villemur avant de s'installer dans le Tarn et dont le repreneur Belge a décidé de se débarrasser pour éviter une concurrence interne au groupe. Une histoire qui rappelle de très mauvais souvenirs à Villemur-sur-Tarn.

(Source : La Dépêche.fr)

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30.06.2010

Chômage : publier les vrais chiffres

Le Pôle emploi a publié hier les statistiques des demandeurs d’emploi à fin mai 2010. Bercy a communiqué sur un chiffre : 2.7 millions de demandeur de « catégorie A ». Un autre chiffre circule aussi : 3.9 millions de demandeurs de « catégories ABC ».

La France compte-t-elle 2,7 ou 3,9 millions de chômeurs, soit presque 50% de plus ? Les médias s’y perdent. Les chiffres circulent, les sigles se croisent et les analyses divergent, jusque chez les institutionnels de l’information statistique. Les différentes catégories de chômeurs n’évoluent pas au même rythme, ni parfois dans le même sens, jetant progressivement le doute sur les évolutions du chômage en France.

Les données statistiques sur les demandeurs d’emploi sont présentées en cinq catégories (de A à E). La plupart des demandeurs d’emploi inscrits au Pôle emploi sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi : certains sont sans emploi (catégorie A), d’autres exercent une activité réduite très courte de moins de 78 heures mensuelles (catégorie B) ou une activité réduite plus longue, de plus de 78 heures au cours du mois (catégorie C). Par ailleurs, certaines personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi mais non disponibles immédiatement (catégorie D), soit en emploi (catégorie E).

Dans le prolongement du souhait de l’Autorité statistique de davantage de pédagogie et de clareté, il est temps de cesser de mettre en avant les demandeurs d’emploi de la seule catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité durant le mois) pour privilégier le chiffrage d’ensemble des catégories A, B et C, c’est-à-dire tous les chômeurs soumis à l’obligation de recherche active d’emploi. La pédagogie autour des chiffres ne suffit pas. Il faut changer les indicateurs et tirer les conséquences du fait que la catégorie A ne peut plus aujourd’hui prétendre refléter seule l’activité réelle du service public de l’emploi, et encore moins l’évolution du chômage au sens du Bureau international du travail.

Avec le développement du chômage de longue durée qui oblige à chercher des revenus d’appoint, ce sont en effet près de 40% des inscrits de Pôle Emploi qui sont aujourd’hui en marge des statistiques les plus médiatisées de la catégorie A : 1,2 million de chômeurs que Pôle Emploi et l’Assurance chômage encouragent à cumuler un petit boulot d’attente avec une allocation chômage tout en restant inscrits et soumis aux obligations de recherche d’emploi. A l’origine, l’enjeu était d'éviter que les demandeurs d'emploi ne s'éloignent durablement du marché du travail, pas de les exclure des statistiques du chômage.

En se limitant à la seule catégorie A, on laisse pourtant accroire que les autres demandeurs d’emploi ne sont pas tout à fait des « vrais » demandeurs d’emploi, alors même qu’ils ont les mêmes obligations et les mêmes droits. Car, dans la pratique, là où les statisticiens trient les chômeurs entre catégorie A, B ou C, les agents de Pôle Emploi, eux, ne connaissent sur le terrain qu'une seule et même réalité : le chômeur inscrit soumis à l'obligation d'une recherche active d'emploi.

Qu'ils soient catégorie « A », « B » ou « C », ils doivent en effet tous répondre aux convocations des conseillers de Pôle Emploi ou de ses sous-traitants, déclarer et actualiser chaque mois leur situation, sous peine d’être radiés. Qu'ils soient catégorie « A », « B » ou « C », ils peuvent bénéficier des mêmes services et du même suivi personnalisé, et s'ils ont accumulé assez de droits, ils peuvent bénéficier de l'Assurance chômage sans cesser de tenir des petits boulots d’attente. 

Prendre en compte les demandeurs d’emploi inscrits en catégorie « ABC », c’est donc prendre en compte la réalité de l’activité du service public de l’emploi, de ses inscriptions et de ses sorties, mais c’est aussi mettre en avant la réalité du chômage de longue durée, qui se mesure actuellement sur l’ensemble de ces catégories.

En ne retenant pas les bons indicateurs, le risque est que le nombre de demandeurs d’emploi qui s’imprime dans les esprits s’éloigne de plus en plus de la réalité. La perception de la dégradation du marché du travail s’en trouve ainsi minorée, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les moyens que notre pays est prêt à accorder au service public de l’emploi et à la lutte contre le chômage.

La France compte bien, aujourd’hui, 3.9 millions de chômeurs, et non 2.7. Mieux mesurer, c’est mieux agir.

(Source : Tnova.fr)

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22.03.2010

L'épineux problème des chômeurs en fin de droits

Une réunion a lieu aujourd'hui à Bercy entre le gouvernement, les syndicats et les patrons.

«Comment peut-on payer son loyer, ses factures, ses charges et se nourrir avec 460 € par mois ? » Au chômage depuis plus d'un an, Agathe est pessimiste. Aujourd'hui doit avoir lieu la réunion entre le gouvernement, les syndicats et le patronat, pour aborder la prise en charge financière des chômeurs en fin de droits. Et si la jeune femme attend l'issue des discussions avec impatience, elle reste sceptique. « Je ne suis pas sûre que cette réunion fasse évoluer la situation. Il faut aider financièrement les chômeurs en fin de droits, c'est sûr. Mais ce qu'il faut surtout, c'est relancer le marché de l'emploi. » Dans moins de deux mois, cette jeune architecte de 28 ans sera en fin de droits. Jusqu'ici, elle percevait 850 € d'indemnités chômage par mois. Elle devra bientôt se contenter du RSA, soit moins de la moitié. Une somme trop juste pour lui permettre de rester indépendante. La jeune femme envisage donc de retourner vivre chez ses parents. « C'est très dur comme situation. Pour moi, l'avenir est sombre. Je ne vois pas comment je vais m'en sortir. »

Selon les chiffres du Pôle Emploi, un million de chômeurs arriveraient, comme Agathe, en fin de droits cette année. Près de 400 000 d'entre eux seraient sans revenu de remplacement assuré. Un chiffre contesté par le gouvernement qui estime que le nombre de chômeurs sans aucune aide financière en 2010 s'élèvera à 200 000, alors qu'il tablait sur 145 000 il y a deux semaines.

Aujourd'hui, face à François-Xavier Selleret, le directeur de cabinet de Laurent Wauquiez, et les organisations patronales, les syndicats entendent bien faire bouger les choses. Leur objectif : obtenir un assouplissement des conditions d'accès à l'allocation de solidarité spécifique (ASS), ainsi qu'un allongement de six mois de la durée d'indemnisation des chômeurs. Le gouvernement, quant à lui, serait favorable à des contrats aidés ou des formations rémunérées pour une partie des chômeurs en fin de droits.

Malgré cette réunion tripartite qui intervient deux jours avant la publication des chiffres du chômage pour le mois de février, le climat social reste tendu. Les syndicats ont appelé à une journée de grève interprofessionnelle et à des manifestations demain, pour l'emploi, le pouvoir d'achat, les conditions de travail et les retraites.

(Source : La Dépêche.fr)

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26.01.2010

La santé, thermomètre des inégalités sociales

La santé se définit par le nombre d'années de vie sans handicap. Autrement dit, la santé, ce sont deux choses : de la quantité et de la qualité de vie en plus.

Cette définition (plus pratique que celle de l'Organisation Mondiale de la Santé, trop utopiste, et qui se confond avec celle du bonheur absolu : « un état complet de bien-être physique, psychique et social ») a le mérite d'être mesurable, pour un pays comme pour un individu :

le nombre d'années de vie, pour un pays, s'exprime par l'espérance de vie moyenne de la population,

le handicap se mesure grâce à des échelles de qualité de vie, prenant en compte des éléments objectifs (la diminution des performances physiques ou psychiques) et des éléments subjectifs (vous sentez que « ça va » ou que « ça ne va pas », même si aucun médecin n'arrive à formuler un diagnostic précis sur votre cas)

La santé ne se résume pas à la médecine et au curatif

On voit donc bien que la santé ne se résume pas à la médecine et au curatif. Si on considère l'état de santé des Français, il est tout à fait comparable à celui des autres pays développés  (mais nettement   meilleur pour les femmes que pour les hommes), avec, cependant deux points faibles :

une surmortalité des hommes avant 65 ans, essentiellement liée à l'alcool, au tabac, et aux morts violentes (accidents et suicides) : il s'agit donc de causes de mortalité théoriquement « évitables » ;

des inégalités trop profondes entre les classes sociales : la différence d'espérance de vie à l'âge de 35 ans entre un manœuvre et un cadre supérieur est de plus de neuf années, et, malgré l'extension progressive de l'Assurance-Maladie à toute la population en un demi-siècle, cette différence va en s'accroissant (ce qui prouve bien que la santé ne dépend pas que de l'accès à la médecine, mais aussi de bien d'autres facteurs)


L'état de santé d'un pays dépend de la qualité et de l'accessibilité de son système de soins (la médecine), mais aussi de beaucoup d'autres facteurs : les conditions de logement, de travail et de chômage, le niveau d'éducation et d'information, les modes de vie, l'alimentation, l'environnement au sens large du terme, etc. en dehors des facteurs génétiques héréditaires personnels, sur lesquels il est inutile de s'attarder, puisque nous sommes (pour l'instant ?) incapables d'agir sur eux.

Tout ne dépend pas du système de soins

Dans les pays développés, le système de soins est responsable d'environ 15% à 20 % de l'état de santé d'une population (c'est déjà beaucoup, et ce n'était certainement pas le cas au début du XXème siècle) ; or, dans ces mêmes pays, 80% des dépenses affectées à la santé sont consacrées au système de soins.

Ceci explique qu'au-delà d'un certain seuil, il n'y a pas de relation entre les dépenses affectées au système de soins et l'état de santé d'un pays : le Japon, qui consacre 7 % de son PIB (c'est - à - dire de sa richesse nationale) à son système de soins a de meilleurs indicateurs de santé que les Etats-Unis(1) , qui affectent 14% de leur PIB au système de soins.

En médecine, au-delà d'un certain stade, plus n'est plus synonyme de mieux. Il faut des dépenses supplémentaires énormes pour des résultats à peine mesurables (et des effets négatifs, eux, très  mesurables mais rarement mis en avant : pensons aux conséquences de la surconsommation de médicaments).

En réalité, c'est quelque chose que nous savons, mais sans en avoir conscience ; en France, c'est en Haute-Garonne que l'espérance de vie est la plus élevée : si nous pensions que c'est grâce à la médecine, nous irions tous nous faire soigner à Toulouse en attendant que les médecins de Paris et de Lille se mettent à niveau ; mais nous sentons bien que l'explication n'est pas là.

Il faut aussi agir sur le chômage, les conditions de travail...

Ce qui est clair, en tous cas, c'est que, si un pays comme la France, qui consacre 11,5 % de son PIB à son système de soins (seuls au monde les Etats-Unis et la Suisse lui consacrent davantage, respectivement 14% et 13%), voulait améliorer l'état de santé de sa population, elle devrait investir de l'argent dans les autres déterminants de l'état de santé beaucoup moins dotés : chômage(2), conditions de travail, environnement, éducation, alimentation, modes de vie.

Ainsi, si l'espérance de vie est passée en France de 35 ans en 1800 à 56 ans en 1936, année où la  médecine était encore très peu efficace, c'est essentiellement à cause de l'amélioration générale des conditions de vie, et, en particulier, de la quasi - généralisation de l'eau potable. 

On sait aujourd'hui qu'en modifiant le mode de vie ou l'environnement physique et social, on arriverait probablement à améliorer davantage la santé que si l'on investissait plus d'argent dans les systèmes existants de prestation de soins.

L'état général de santé d'un pays constitue certainement un des meilleurs indicateurs de son niveau de développement global, économique et social.

En particulier la plus grande espérance de vie au monde, tant pour les hommes que pour les femmes.

L'état de santé est altéré par les contrats précaires et la durée du chômage

(Source : Marianne2.fr - par Elie Arié - Médecin)

11:15 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, social, médecine, stress, travail, chômage | |

17.12.2009

Chômage : mode d'emploi

Se retrouver au chômage est souvent vécu comme un choc pour les salariés. Au-delà du bouleversement, il doit s'engager dans une série de démarches auprès de Pôle Emploi qui lui sont souvent étrangères. Voici donc étape par étape, les gestes à accomplir pour gagner en temps et en sérénité.

1. Identification : c'est la première étape indispensable pour lancer la demande d'inscription. Elle s'effectue soit par téléphone (3949) soit sur le site web www.pole-emploi.fr Par téléphone, un conseiller de Pôle Emploi prend toutes les coordonnées du demandeur d'emploi et fixe un rendez-vous à J + 5 sur le site Pôle Emploi dont dépendant le chômeur. Par internet, les demandes sont traitées à J + 1. Une convocation est ensuite envoyée par mail, par courrier ou par téléphone à J + 5.

2. La convocation permet au conseiller de recevoir le demandeur d'emploi afin de finaliser l'inscription et ainsi la rendre définitive. Le conseiller Pôle Emploi met aussi en place le projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE) qui sert à déterminer l'emploi recherché, les besoins de formation... Depuis la fusion de l'ANPE et des Assedic, ce volet placement est réalisé au même endroit et si possible le même jour que l'inscription. Pour finaliser cette étape il faut, pour les ressortissants de l'UE et les Suisses, se munir d'une pièce d'identité type carte nationale d'identité ou d'un passeport (le permis de conduire ne convient pas). Pour les étrangers hors UE il faut produire une carte de résident ou une autorisation de travail. La demande d'allocation nécessite la fourniture d'une attestation d'employeur sur les 28 derniers mois. Ce dernier est tenu de la donner au salarié avec le solde de tout compte. Si la demande est incomplète, elle n'entrave cependant pas la recherche d'emploi qui est une procédure distincte.

Quinze jours après son inscription, le demandeur d'emploi reçoit le nom de son conseiller Pôle Emploi avec qui il rencontrera une fois par mois à l'occasion du suivi personnalisé. « Le demandeur d'emploi doit se rendre à ces rendez-vous sauf impossibilité justifiée par un certificat médical par exemple » précise Évelyne Lafabrègue, responsable du service appui à la production à Pôle Emploi. Par la suite la demande d'emploi (ex-pointage) doit être renouvelée tous les mois soit au 3949 soit par internet. C'est une condition pour percevoir l'indemnité.

Jusqu'à trois ans d'indemnisation

Une fois toutes les démarches réalisées, le paiement de la première indemnisation peut débuter après que certains délais sont épuisés. Ainsi, un délai d'attente de sept jours est incompressible auquel peut s'ajouter un différé calculé en fonction des indemnités compensatrices payées au salarié licencié (jours de congés non pris). Par ailleurs, si la personne licenciée a bénéficié d'une indemnité de licenciement supérieure à l'indemnité légale, un délai supplémentaire peut s'appliquer.

Exemple. Une personne licenciée le 31 décembre, s'inscrit le 2 janvier. S'il n'a bénéficié d'aucune indemnité particulière, commence à courir un délai d'attente de sept jours jusqu'au 8 janvier. Pour le mois de janvier, il sera donc payable du 9 au 31 janvier. Le paiement sera effectué début février pour peu que le demandeur d'emploi ait actualisé sa situation. La durée d'allocation est égale à la durée de travail avec un maximum de deux ans et jusqu'à trois ans pour les plus de 50 ans. En fin de droits, une allocation de solidarité spécifique de 14,96 € par jour est attribuée dans le cas général sous conditions.

(Source : La Dépêche.fr)

20:56 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : social, chômage | |

14.11.2009

Près de 400.000 emplois détruits en France entre début 2008 et mi-2009, selon l'INSEE

La crise économique s'est traduite en France par des destructions d'emplois massives, près de 400.000 entre début 2008 et mi 2009, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) qui publie vendredi son rapport annuel, "France, portrait social".

Les pertes d'emplois ont concerné en 2008 l'ensemble des secteurs marchands, dont l'industrie, la construction, le commerce, l'intérim, en lien "avec la dégradation de l'activité survenue au deuxième trimestre", explique l'INSEE. L'intérim, jusqu'au premier trimestr e 2009, a enregistré des "pertes historiques".

L'industrie, qui perdait en 2006 et 2007 "moins d'emplois que par le passé", est revenue en 2008 sur un "rythme très élevé de destructions d'emplois". La construction n'a pas été épargnée, et continuait à perdre des emplois début 2009.

Conséquence, le taux de chômage a augmenté, passant de 7,1% en France métropolitaine début 2008 à 9,1% au deuxième trimestre 2009 (9,5% avec les départements d'Outre-Mer), touchant près de 2,6 millions de personnes. Le chômage partiel, parallèlement, à très fortement augmenté: de 30.000 personnes début 2008 à 320.000 au deuxième trimestre 2009.

Les jeunes ont été "particulièrement touchés" par la hausse du chômage. Le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est passé de 17,4% à 20,7% entre le premier et le quatrième trimestre 2008. Début 2009, le chômage des jeunes a continué d'augmenter, atteignant 23,9% au deuxième trimestre, "le taux le plus élevé depuis plus de trente ans".

La dégradation du marché du travail, le "pic d'inflation exceptionnel" au premier semestre 2008, ont fait "nettement" ralentir les salaires réels. La hausse des prix, par ailleurs, a freiné la progression du pouvoir d'achat des ménages, qui a augmenté de seulement 0,6% en 2008, après une hausse de 3,1% l'année précédente.

"C'est la hausse la plus faible" depuis 1996, note l'INSEE, dont le "portrait social" dresse une photographie générale du pays dans toutes ses dimensions -emploi, revenus, démographie, conditions de vie ou éducation- et décrit les inégalités de situation.

En matière de revenus, par exemple, les 1% de salariés à temps complet les mieux rémunérés du secteur privé, soit 133.000 personnes, ont disposé, en moyenne, d'un salaire brut de 215.600 euros en 2007. Cela représente près de sept fois le salaire moyen de l'ensemble des salariés à temps complet du secteur privé (31.974 euros).

Les très hauts salaires ont plus augmenté que les autres du privé sur la période 1996-2007. Ces "très hauts salaires", sont essentiellement des hommes (87%) et des cadres/dirigeants (95%). Trois secteurs en concentrent plus de la moitié, celui du conseil et de l'assistance, les activités financières et le commerce de gros.

A l'autre extrémité de l'échelle, huit millions de personnes vivaient la même année sous le seuil de pauvreté, correspondant à un niveau de vie inférieur à 908 euros par mois.

Selon l'INSEE, il faudra en définitive "du temps" pour mesurer précisément l'ensemble des conséquences de la crise. Le redémarrage de l'emploi est effet "retardé par rapport à celui de l'activité", et les perspectives à court terme pour le chômage "restent mauvaises". On constate aussi que les personnes déclarant des découverts bancaires "très fréquents" ou des difficultés à boucler leur budget "sont plus nombreuses qu'en début d'année 2009".

La France, selon son "portrait social", comptait 64,3 millions d'habitants au 1er janvier 2009. L'espérance de vie pour les femmes dépasse 84 ans, et 77 ans pour les hommes. Plus de sept jeunes sur dix d'une génération atteignent le niveau du baccalauréat. AP

(Source : tempsreel.nouvelobs.com)

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02.03.2009

Social - +13 % de chômeurs en un an

La situation du marché du travail s'aggrave en Haute-Garonne où 1520 nouvelles inscriptions de demandeurs d'emploi ont été enregistrées en un mois.

Les effets de la crise commencent à se faire rudement sentir sur le marché de l'emploi. En janvier, la Haute-Garonne enregistre 3,5 % de demandeurs d'emploi de catégorie 1 supplémentaires. C'est moins que la moyenne nationale (+ 4,3 %), mais au-dessus de la moyenne régionale (+2,7 %).

Les jeunes de moins de 25 ans paient le plus lourd tribut au chômage. La raison ? A la Direction du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, Dominique Fiche rappelle que « l'intérim et les contrats à durée déterminée, qui concernent avant tout les jeunes, servent de variable d'ajustement ».

La mauvaise santé du marché du travail pénalise davantage les hommes que les femmes. La demande masculine continue de s'accroître, quelle que soit la tranche d'âge. Mais la situation se dégrade particulièrement chez les plus jeunes : + 31,1 % en un an, contre + 12,3 % chez les jeunes femmes.

En janvier, le Pôle Emploi a comptabilisé 12 311 nouvelles inscriptions, contre 7 654 sorties de chômage. Au niveau régional, ce sont 22 288 inscriptions de plus contre 14 859 sorties. Les flux d'entrées continuent de progresser (+16,7 %), pendant que les flux de sorties reculent de 5,4 %. Et les demandeurs d'emploi ne sortent pas forcément des fichiers parce qu'ils ont retrouvé un travail : le nombre de reprises d'emploi baisse de 17,9 %, et les entrées en stages augmentent de 4,1 %. Les chiffres catastrophiques n'indiquent donc qu'en partie une réalité encore plus noire.

D'évidence, la conjoncture économique désatreuse a des conséquences directes sur l'emploi. Ainsi, on relève une forte augmentation (+5,2 %) du nombre de nouveaux chômeurs victimes de licenciements économiques (lire par ailleurs). Et les fins de missions d'intérim font un bond de près de 40 %.

Signe que le marché se tarit, on observe également une baisse des offres d'emploi, plus particulièrement de longue durée. 5105 offres ont été déposées au Pôle Emploi en Haute-Garonne, 9 650 dans la région, dont 46,5 % pour contrats d'une durée de six mois ou plus. Par rapport aux mêmes mois de l'année précédente, le nombre total des offres enregistrées au cours des trois derniers mois recule de 17,5 %. Et les offres d'emplois d'un mois augmentent de 5,3 %.

D'autant moins réjouissant que si l'on se fie aux déclarations de Christine Lagarde, ministre de l'Economie et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, l'horizon devrait encore s'obscurcir dans les prochains mois.

Licenciements économiques en forte hausse

Le nombre de nouveaux chômeurs venus s'inscrire au Pôle Emploi suite à un licenciement économique est en hausse de plus de 5 %. Les petites gens trinquent pour les errements d'un système capitaliste devenu fou. Les secteurs les plus touchés sont le bâtiment, l'immobilier et l'industrie. Les sous-traitants de l'automobile souffrent tout particulièrement.

Jean-Marc Dumoulin, le patronde HDS-Qualitri, sous-traitant de Molex à Villematier, a ainsi été contraint de licencier et de diversifier son activité pour éviter de mettre définitivement la clé sous la porte (lire La Dépêche du 15 décembre). Certains salariés en sont à leur troisième licenciement économique. L'an dernier, l'entreprise faisait encore travailler vingt-cinq personnes. Il n'y en a désormais plus que trois...

(Source : La Dépêche.fr)

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12.01.2009

Toi + moi + ceux qui ont tout perdu

La parodie de Mikl : 

00:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banque, chômage, crise, parodie | |