05.12.2009
Toulouse - La révolte des maires place Saint-Étienne ce matin
Collectivités locales. Les élus de Haute-Garonne manifestent ce matin devant la préfecture.
Jean-Louis Puissegur, président de l'association des maires de Haute Garonne appelle tous ses collègues, toutes tendances politiques confondues, à un grand rassemblement ce matin à 10 heures place Saint-Étienne à Toulouse.
Comment vous est venue l'idée de ce rassemblement ?
Il fallait absolument relayer auprès de l'ensemble des élus haut-garonnais la grogne des maires présents au congrès national de Paris ; protestations concrétisées par une motion finale prise à l'unanimité contre les réformes tant de la taxe professionnelle que des collectivités locales. Je compte sur cette même unité samedi matin par une mobilisation de tous.
Qu'est ce qui vous préoccupe le plus dans la réforme des collectivités ?
Avec la disparition de la taxe professionnelle, c'est incontestablement le manque de recettes fiscales pour le conseil général de Haute-Garonne, partenaire indissociable des communes pour leurs investissements d'équipements publics de toute nature. Par ses aides financières, l'assemblée départementale a toujours eu le souci de rééquilibrer les territoires et notamment le monde rural par une péréquation de la ressource toulousaine. Je ne crois pas aux promesses de l'État de compenser ce manque de ressources à l'euro près. Il est lui-même déficitaire d'au moins 30 % de son budget de fonctionnement alors que les communes sont bien gérées car elles ont obligation de présenter un budget en équilibre.
Quelle est la première revendication que vous portez au gouvernement ? Quelle est votre urgence ?
Nous voulons que le président de la République revienne très vite sur sa décision d'exonérer les entreprises de la taxe professionnelle à partir du 1er janvier 2010. Après cette date, il sera trop tard et le mal sera fait. Nous n'en voulons pas aux entreprises mais cette mesure obligera les collectivités territoriales à réduire leurs investissements, qui aujourd' hui constituent plus de 72 % des équipements publics des communes. Avec moins d'investissements les entreprises en subiront le contrecoup par une baisse d'activités et des pertes d'emploi.
Cette réforme peut-elle avoir des implications directes sur le quotidien de vos administrés ?
Bien entendu et notre mouvement de samedi matin les concerne également. En étranglant financièrement les collectivités, le gouvernement place les élus devant un dilemme : soit augmenter la fiscalité locale ; c'est-à-dire la charge sur les ménages ou soit réduire la qualité des services publics locaux. Dans les deux cas, c'est la population qui en pâtit. Je souhaite que les haut-garonnais entendent ce message. Qu'ils sachent aussi que nous défendons avant tout leurs intérêts.
(Source : La Dépêche.fr)
10:41 Publié dans Thème : DEMOCRATIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, démocratie, collectivités locales |
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28.09.2009
À la cantine, les enfants mangent bio
Traitements des déchets, assainissement, développement culturel... nos mairies, communautés de communes, conseils généraux et autres collectivités, petites et grandes, sont bien souvent à la pointe de l'innovation dans des domaines qui nous concernent tous puisqu'ils touchent à notre quotidien. A l'occasion du 2e Carrefour des maires, des élus et des collectivités locales qui aura lieu les 9 et 10 octobre au parc des expositions de Toulouse, La Dépêche du Midi publie une série d'articles qui met en lumière une dizaine d'initiatives marquantes.
Dans la cuisine centrale de la communauté de communes du Séronais à la Bastide-du-Sérou dans l'Ariège, le sol brille. Le personnel se déplace en chaussons en plastique bleus aux pieds. Sur un chariot, une bouteille de sauce soja o, deux sacs de farine, ainsi qu'un paquet de riz. Bio forcément. Ici, le label AB (agriculture biologique) prévaut. « Cela fait 10 ans que nous travaillons sur ce projet, raconte André Rouch, président de la communauté de communes (CDC). Un jour, des parents d'élèves nous ont demandé d'améliorer la qualité des repas. Nous avons organisé un tour de table et fait en sorte, dans un premier temps, que la consommation reste locale. »
L'expérience a fait long feu. Un an plus tard, les élus décident de faire appel au Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture en milieu rural (Civam Bio 09). Ils se rendent dans le Gard pour y glaner des renseignements. Révélation. La cantine sera bio. La communauté de communes embauche Gabriel Blaise, cuisinier et ancien agriculteur bio. « Ils n'ont pas eu besoin de me convaincre », dit-il, tout en découpant un brugnon un peu trop mûr. « Pour moi, ça n'a rien changé. »
Filière à structurer
Presque rien. Désormais, le cuisinier séronais fait appel à 50 fournisseurs au lieu de trois grossistes. « Ça redevient un vrai métier. La purée que l'on va servir, elle viendra de pommes de terre qu'on a épluchées et pressées à la main. »
La cantine bio sans surcoût pour le consommateur, c'est donc possible, à condition d'y mettre le prix (650 000 € investis dans la cuisine centrale et une contribution annuelle de la CDC de 100 000 €). Et du sien. Selon, Estelle George, ingénieur du Civam Bio 09, « il a fallu structurer les 13 éleveurs bovins qui nous approvisionnent et surtout ne pas vouloir imposer le bio ».
Aujourd'hui, la cantine sert en moyenne 300 repas par jour quatre fois par semaine. « Seulement trois d'entre eux sont bio, note André Rouch. Le quatrième fait appel à la filière courte. »
(Source : La Dépêche.fr)
06:43 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, cantine, bio, cuisine centrale, collectivités locales |
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