26.04.2010
Airbus : les syndicats français durcissent le conflit salarial
Les syndicats français d'Airbus ont durci lundi le conflit avec la direction du groupe aéronautique européen en décidant des actions de blocage de production et des grèves tournantes pour obtenir satisfaction de leurs revendications sur les salaires et les embauches.
L'activité des usines françaises du constructeur européen devrait être pour le moins perturbée pendant toute la semaine, les organisations de salariés se prévalant d'un taux de syndicalisation de 60% parmi les 20.000 salariés d'Airbus en France.
Les syndicats, qui formulent également des demandes d'embauche à la hauteur de celles envisagées chez leurs collègues allemands, affichent en outre une unité d'action peu courante ces dernières années entre la majorité FO-CFE/CGC et les syndicats minoritaires CGT et CFDT.
Une intersyndicale des cinq organisations FO-CFE/CGC-CFTC-CGT-CFDT s'est constituée à l'occasion des négociations salariales annuelles pour réclamer 3,5% d'augmentation des salaires, comme en 2009, alors que la direction proposait initialement 1,5%.
Face à la grève de plusieurs milliers de salariés vendredi dans les usines d'assemblage de Toulouse et dans la fabrication de fuselages et de cockpits à Nantes et Saint-Nazaire, la direction répondait avoir relevé ses propositions à +1,9%, une "avancée significative" selon elle.
Le directeur des ressources humaines Thierry Baril dénonçait alors les "positions déraisonnables" de certains syndicats en soulignant: "On ne peut pas découpler la situation économique de la politique salariale". Airbus proposait un délai de réflexion de 10 jours aux syndicats.
L'intersyndicale a riposté lundi en programmant des actions de blocage sur toute la semaine pour "forcer la direction à revenir à la table des négociations".
A Toulouse, le site d'assemblage français, qui emploie près de 12.000 salariés, les syndicats appellent à "bloquer le déchargement des avions cargos Beluga qui amènent les tronçons d'avions fabriqués dans les autres usines européennes", a déclaré le délégué FO Jean-François Knepper devant la presse.
Les syndicats vont en outre organiser des grèves tournantes par secteur et organiser des collectes d'argent au profit des grévistes.
Lundi, les syndicalistes comptaient bloquer l'assemblage des longs courriers A330 et A340 de midi à minuit.
(Source : La Dépêche.fr)
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08.04.2010
Montauban - Vers la fin du conflit à la clinique du Pont de Chaume
Au dix-septième jour de grève, les négociations entre direction et salariés de la clinique du Pont de Chaume ont repris hier après-midi. Elles semblaient même bien engagées pour aller tout droit vers un accord de reprise, jusqu'à cet énième rebondissement...
Sur le principal point de discorde, à savoir les revendications salariales, les dirigeants de la clinique montalbanaise ont relancé le dialogue en mettant dans la balance de nouvelles propositions. En fin de semaine dernière, ils avaient lâché 1/3 du treizième mois et une prime de fin d'année portée de 200 à 500 € pour tous. Ils ont ajouté à cela deux augmentations de la valeur du point : 1, 5 % en 2011 et 1, 5 % en 2012. Ainsi que le paiement de la moitié des jours de grève, en permettant de jouer pour le solde sur les récupérations.
Les délégués du personnel sont donc revenus devant les grévistes avec ces dernières avancées. Non sans les accompagner de certaines simulations concrètes. Pour un salaire mensuel de 1 000 €, la nouvelle donne correspondrait à un gain annuel de 833 € pour 2010 (83, 3 % d'un 13e mois), de 1 013 € en 2011 (101 % d'un 13e mois) et de 1 193 € en 2012 (119 % d'un 13e mois). La prime de 500 € étant la même pour tous, un salarié qui touche 2 000 € par mois obtiendrait en pourcentage un peu moins au bout du compte : 93, 3 % d'un 13e mois en 2012.
Alors que les délégués s'apprêtaient à organiser un vote du personnel sur la base de ces dernières propositions, une majorité de salariés a souhaité aller plus loin, en réclamant la même chose, non pas sur trois ans mais sur deux. « La direction veut encore nous enfumer. Il faudra attendre trois ans pour obtenir ce treizième mois. En plus, c'est une prime, avec tout ce que ça comporte comme risque de se la faire supprimer. Moi je ne suis pas d'accord. Il nous faut l'obtenir sur deux ans », lance cette salariée en début de soirée.
La négociation a donc repris vers 19 heures, sous l'œil expert de Martine Radusevic, directrice adjointe du travail et conciliatrice désignée par le préfet dans ce dossier. Près de 150 grévistes étaient encore rassemblés à la clinique pour attendre les résultats. Tout le monde voulait bien croire à une sortie de crise, même tardive.
Denis Roudil
Directeur de la clinique du Pont de Chaume depuis 1979, Denis Roudil admet que ce long conflit illustre parfaitement le fossé qui s'est creusé entre le personnel et leurs dirigeants. Pour améliorer les relations sociales et humaines au sein de la clinique, il propose d'ailleurs de mettre en place « une organisation qui permettra d'éviter ce genre de problème, organisation qui interviendra sans délai en relation avec les médecins et le personnel. »
Sur le plan salarial, Denis Roudil rappelle d'abord le grand pas fait, selon lui, en 2007 : « Dans l'accord pluriannuel de 2007 nous avons amélioré le niveau des rémunérations. Je ne sais pas s'il y a, en Tarn-et-Garonne, beaucoup d'entreprises qui ont amélioré de 14 % en moyenne les rémunérations depuis 2007. Et dans le même temps, les effectifs de l'établissement ont augmenté de 10 %. » En mettant aujourd'hui sur la table des négociations un tiers du treizième mois et une prime portée de 200 à 500 € pour tous, il estime que la direction est allée jusqu'au « plafond de ce qui peut être supporté aujourd'hui par la clinique. » Hier après-midi, la direction a rajouté dans la corbeille des augmentations de la valeur du point de 1, 5 % en 2011 et en 2012.
Cyril Lissart
Salarié des services techniques, Cyril Lissart est délégué CGT du personnel au comité d'entreprise. Même lui a été surpris par l'ampleur du mouvement : « Je crois que le malaise était profond à la clinique, allant de la secrétaire à l'infirmière. On l'a bien senti le 17 mars pour l'assemblée générale. En temps ordinaire, on aurait eu 20 personnes. Là, nous étions 200. »
Depuis le début du conflit, les délégués ont fustigé l'absence de dialogue social à la clinique, ainsi que le mépris subi tous les jours par les salariés. Mais le cœur de leur combat s'est concentré sur le treizième mois : « C'est ce qui a mobilisé les troupes. Par ce biais, on voulait une répartition un peu plus équitable des bénéfices réalisés par la clinique, avoir des salaires un peu comme dans le public. Je crois que la direction n'a pas pris la mesure de notre motivation et a campé sur ses positions. Elle a misé sur une usure des grévistes. Elle s'est trompée, car on en est aujourd'hui à notre 17e jour de grève », a indiqué hier matin Cyril Lissart. En fin d'après-midi, et alors que la direction venait de faire de nouvelles propositions, le délégué du personnel a noté que le ton avait changé : « Là, il s'agissait de vraies négociations, avec des avancées. »
(Source : La Dépêche.fr)
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11.03.2010
Plans sociaux dans l'industrie : le pire est à venir
Dossier de La Dépêche du Midi (du 10/03/2010)
Les conflits sociaux se multiplient dans le secteur. Et l'avenir est loin d'être radieux, avec des carnets de commande désespérément vides.
La méthode Coué a ses limites. Derrière nous, la crise, comme le prétendent en manière d'incantation des dirigeants politiques ou d'entreprises ? A en juger la floraison de conflits sociaux, pas sûr. L'industrie, poumon économique de la région, emploie 43 000 personnes en Haute-Garonne. Bernard Ourmières, le vice-président de la CCI chargé de l'industrie ne cherche pas à agiter le chiffon rouge mais s'appuie sur des indicateurs aussi fiables qu'inquiétants pour l'affirmer : « 2010 sera pire que 2009. Quand j'entends dire qu'on sort de la crise, je reste sans voix. Les carnets de commande sont vides, il n'y a plus aucune visibilité. En 2009, nous étions encore sur des queues de commande, c'est terminé. »
« On arrive à l'os »
Et que les chiffres de Pôle Emploi affichent des -45 % d'inscriptions pour licenciements ou fin de contrats d'intérim (lire par ailleurs) ne changent rien à l'affaire : « Avec la rincée qu'on a connue ces derniers mois, heureusement que le rythme baisse. Parce qu'on arrive à l'os, là ! », commente Bernard Ourmières.
En attendant, les conflits qui s'ouvrent, perdurent ou s'éteignent (lire ci-dessous) peuvent être classés en deux grandes catégories : ceux qui touchent des entreprises que la crise menace réellement de disparition et ceux qui touchent des entreprises rentables, profitables, mais où le partage du gâteau jugé est jugé inéquitable. Cela touche surtout les grands groupes, constate Bernard Ourmières qui juge morbide et inappropriée l'opposition entre actionnaires gourmands et salariés frustrés : « Deux logiques débiles s'opposent : celle de l'actionnaire qui veut tout, tout de suite, et celle du salarié qui veut tout, tout de suite. En temps de crise, les deux devraient s'entendre sur une pause, pour laisser l'argent dans l'entreprise, lui permettre d'investir pour passer le cap. »
En chiffres
+ 0,8 %. En janvier 2010, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 0,8 % en un mois en Haute-Garonne.
+ 1,1 %. C'est l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans dans la région Midi-Pyrénées (+ 17,5 % sur un an) au mois de janvier.
+ 1 %. L'augmentation du nombre de chômeurs de plus de 50 ans (+ 23,6 % sur un an).
+ 18,9 %. L'augmentation du nombre de chômeurs catégorie A en un an.
57300. Fin janvier, Pôle Emploi comptait 57300 demandeurs d'emplois dans le département, contre 48200 à la fin du mois de janvier 2009.
- 45,2. En pourcentage, la diminution des entrées pour de fins de mission d'intérim.
- 43,7. En pourcentage également, c'est la baisse des entrées à Pôle Emploi pour licenciements économiques.
Thalès
Activité. Équipementier aéronautique.
Adresse. Thalès Avionics, 105, avenue du général Eisenhower à Toulouse.
Thalès Services, 105, avenue du général Eisenhower à Toulouse.
Thalès Alenia Space, 26, avenue Jean-François-Champollion à Toulouse.
Nombre de salariés. 870 (Avionics) ; 520 (Services) ; 2 300 (Alenia Space).
Les raisons du conflit. La politique salariale. Au regard des dividendes distribués aux actionnaires (200 M€ en 2009, 100 M€ en 2010), les salariés demandaient une augmentation « pas inférieure à 3 % ». Ils n'ont obtenu que 2 %.
Durée du conflit. Un mois (les premières assemblées générales ont eu lieu le 8 février).
Où en est-on ? Pour la direction, « les négociations salariales sont closes ». Pas pour les syndicats qui ont annoncé une nouvelle journée de grève demain jeudi, avec manifestation devant le siège du groupe Thalès à Neuilly.
Labinal Groupe Safran
Activité. Conception, production et installation de système de câblages électriques, ingénierie et technique associées sur les marchés aéronautiques, spatiaux et de défense.
Adresse. Avenue Grimaud à Blagnac.
Nombre de salariés. 500 à Villemur-sur-Tarn.
Les raisons du conflit. Les salariés dénoncent des transferts de charges vers le Maroc ou le Mexique. Ils demandent le rapatriement de cette charge en France pour assurer le plein-emploi. Ils souhaitent l'embauche des intérimaires dont les contrats ne sont plus renouvelés à cause des baisses de charges. Ils estiment également que le niveau de la politique salariale doit être mis en adéquation avec « les excellents résultats de l'entreprise » soit une hausse de 2.5 %.
Où en est-on ? La direction a proposé une augmentation de 1.9 % pour 2010. Insuffisant pour les salariés dont 400 d'entre eux ont manifesté hier devant le siège de l'entreprise à Blagnac. Leurs élus ont refusé de se mettre autour de la table et exigé que la direction leur réponde devant les manifestants. Le mouvement se poursuit.
LIEBHERR Aérospace
Activité. Équipementier aéronautique.
Adresse. 408, avenue des Etats-Unis à Toulouse.
Nombre de salariés. 970 sur le site, plus quelques dizaines d'intérimaires.
Les raisons de la colère. La politique salariale et sociale. Pas d'embauche donc une augmentation de la charge de travail, et une hausse des salaires en inadéquation avec les résultats de l'entreprise, dénoncent les syndicats.
Durée du conflit. Trois semaines et demie.
Où en est-on ? Le mouvement social a été suspendu. Les négociations salariales ont abouti à 1,2 % d'augmentation générale et 0,7 % d'augmentation individuelle avec prime à la participation. Insuffisant pour les syndicats qui souhaitaient 100 € de plus par personne (+3,8 %).
Le tout dans un contexte où le chiffre d'affaires est en hausse permanente et que les actionnaires ont récolté 23 M€ de dividendes en 2009, les négociations salariales.
FREESCALE
Activité. conception et fabrication de composants électroniques (Ex-Motorola)
Adresse. Toulouse, 134, avenue du Général Eisenhower
Effectif. Début 2009, 1 650 salariés à Toulouse.
Les raisons du conflit. Annonce en avril 2009 d'un plan de fermeture en 2011 de la fabrication qui emploie 800 personnes et 230 personnes dans la conception de puces pour la téléphonie mobile.
Où en est-on ? Un plan de sauvegarde de l'entreprise a été mis en place (PSE). Les licenciements ont concerné dans un premier temps les 236 salariés de la téléphonie. Actuellement, le PSE touche les 821 emplois de l'unité de production. A terme il ne restera à Freescale Toulouse que 600 personnes travaillant dans la recherche et conception de puces électroniques.
Les raisons de la colère ? Les syndicats (CGT, CFTC et CFDT) sont mobilisés depuis plusieurs mois (grève, débrayages, recours justice) pour obtenir des indemnités de départ décentes. La Direction s'est engagée pour aider chaque salarié à retrouver un emploi en CDI. (Formation, reclassement, cabinet d'accompagnement...)
SEGULA Technologies
Activité. Bureau d'études dans l'aéronautique et le spatial. Sous-traitant d'Airbus.
Adresse. 5, avenue Albert-Durand à Blagnac.
Nombre de salariés. Environ 70 personnes pour Airbus, et 100 sur le pôle spatial.
Les raisons du conflit. L'échec des négociations annuelles obligatoires. L'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO déplore « la mauvaise application de la loi TEPA puis sa suppression », et une proposition de hausse de salaires inférieure à l'augmentation du coût de la vie.
Où en est-on du conflit ? Au début. L'intersyndicale a appelé à une journée de grève demain jeudi. Une manifestation est prévue à 8 h 45, au siège de l'entreprise à Blagnac. Les syndicats demandent une augmentation générale de 3,5 % pour éviter de perdre du pouvoir d'achat. Ils demandent par ailleurs la généralisation de l'Activité partielle de longue durée, avec 90 % du salaire net pendant toute la durée du chômage partiel, utilisé dans le secteur d'activité de Segula Technologies. En tant que sous-traitant d'Airbus, l'entreprise est en effet soumise aux trous d'air que traverse l'aéronautique. Les syndicats formulent une autre revendication : l'augmentation des chèques déjeuner de 1 € par chèque avec abondement de 60 % de la part de l'employeur.
Fournié Grospaud
Activité. Fournié Grospaud, située à Labège-Innopole, est une entreprise référence dans les domaines des infrastructures, du tertiaire et de l'industrie Elle a été rachetée par le groupe Vinci Énergie Sud-Ouest à la fin des années 1990.
Effectif. environ 80 salariés dont 26 monteurs.
Les raisons du conflit. Jeudi 4 mars, les délégués syndicaux ont soumis à la direction régionale leur requête, à savoir une augmentation de 1 € brut de l'heure. Une demande refusée, la direction leur proposant une hausse de 1 % du salaire. « A raison de 152 heures de travail mensuel, 1 % cela fait 20 €brut de plus par mois en moyenne ici. 1 € de l'heure, cela fait 120 € brut de plus. Nous avons alors accepté de revoir notre copie en proposant 0,80 € brut. Vendredi soir, la direction n'a de nouveau pas accepté notre sollicitation » expliquait Norbert Fourment, délégué syndical CGT, pestant contre les raisons de cette réponse négative : « Cette augmentation pouvait couler Vinci. Quelle honte. » La direction a tenu à ne jamais faire de commentaires sur ce conflit. Depuis le 1er mars et hier encore, 20 des 26 monteurs étaient en grève illimitée.
(Laurent Conreur)
PRAXAIR
Activité. Fabrication de composants électroniques passifs (métaux purs et précieux)
Localisation. Toulouse, 66 boulevard Thibaud
Effectif. non communiqué
Les raisons du conflit. Annonce d'un plan social concernant un quart des salariés de cette entreprise américaine basée à Toulouse qui réalise 40 % de son chiffre d'affaires en exportant vers l'Europe. Le reste des exportations est destiné au marché américain et asiatique.
Selon la CFDT, il s'agit d'une réorganisation structurelle et stratégique qui prévoit de transférer les trois quarts de l'activité industrielle actuellement réalisée à Toulouse, aux USA et en Asie.
Les raisons de la colère : craintes pour la pérennité des emplois, avec risque d fermeture du site toulousain à moyen terme.
Où en est-on : journée de débrayage ce mardi 9 mars
Un espoir pour la Mie Occitane
Les salariés de La Mie Occitane, de Villemur-sur-Tarn, pensaient être fixés sur leur sort, hier, à la sortie du tribunal de commerce. Ils devront attendre le 1er avril pour réellement connaître l'avenir de leur société placée en redressement judiciaire. Le tribunal a en effet mis en délibéré sa décision afin de permettre au mandataire de se donner du temps pour... trouver un éventuel repreneur. C'est effectivement cette piste qui est aujourd'hui explorée « avec beaucoup d'espoirs », confiait hier le directeur de la production, Philippe Bergeal. L'usine qui fabrique les célèbres cheveux d'ange et du pain de mie bio saura alors si elle peut poursuivre son activité. Nul ne sait à ce jour quelles sont les chances réelles d'aboutir.
Sanofi-Aventis
Activité. Sanofi-Aventis : Recherche et développement pharmaceutique.
Adresse. Toulouse, 195, Route d'Espagne
Effectif. 703 salariés en janvier 2010
Où en est-on ? 92 postes supprimés avec 21 départs en retraite et 71 en cessation anticipée en cours (chercheurs et administratifs). Des mobilités internes et des départs volontaires.
Le site va perdre 15 % de ses effectifs d'ici avril 2010 selon l'Intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et Sud Chimie.
La direction s'est engagée à ne pas diminuer les effectifs mais n'exclut pas une mobilité des salariés entre les différents autres sites importants du groupe en France. Elle a donné la garantie de conserver sur le site toulousain de Sanofi-Aventis 600 emplois d'ici à trois ans.
Les raisons du conflit. Les stratégies de la nouvelle direction France Sanofi-Aventis articulées sur un projet de restructuration (Transforming) qui tend à supprimer en 2010 entre 1300 et 1500 postes dévolus à la recherche dans le groupe.
On ne peut garder une recherche innovante, performante sans faire appel à de nouveaux talents estiment les syndicats qui s'alarment pour l'avenir des jeunes.
05:07 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, économie, conflit |
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