23.07.2009
Un repreneur pour Molex ?
Un repreneur pour Molex ? L'hypothèse ressemble à un serpent de mer aux yeux des 280 salariés de l'entreprise de Villemur menacés de licenciements en octobre. Il reste qu'un repreneur s'est manifesté réellement, information confirmée hier par Robert Castagnac, commissaire à la réindustrialisation à la préfecture de Haute-Garonne. Hier matin à la radio, Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, avait sobrement indiqué son sentiment : « Bon espoir pour Molex ». Reste à savoir quel repreneur et dans quelles conditions. Aucune information ne filtrait hier de source officielle. Et du côté syndical, souvent échaudé, on restait dans une prudente expectative : « Nous sommes dans une phase délicate, justifiait Robert Castagnac. Mais on peut confirmer que des discussions vont débuter avec une entreprise qui a manifesté un intérêt. »
« des gens crédibles »
Une nouvelle piste aléatoire ? « Dans les semaines qui suivent, nous verrons si les conditions sont favorables, ajoutait-il. Mais les acteurs de la négociation sont des gens crédibles ». Déjà un point positif dans une affaire complexe. Du côté du groupe international Molex, on paraît prendre la future discussion au sérieux. Eric Doesburg qui a le titre de directeur de Business développement viendra des États-Unis pour entamer les discussions avec ce candidat mystère à la reprise : « Nous aurons des discussions la semaine prochaine, confirme Marcus Kerriou, cogérant de Molex, mais nous en avons déjà eu avec d'autres entreprises. Il est donc très prématuré d'en parler... »
Du côté des salariés, en grève générale depuis le 7 juillet, on retrouve d'ailleurs la même prudence. Attentifs à l'info du jour mais peu enclins à s'emballer : « Un espoir, c'est vrai, explique Denis Parise, délégué du comité d'entreprise. Mais il faut voir sur quelle base et quel chiffre d'affaire une reprise aurait lieu. Si cela ne concerne que 10 salariés sur 280... » Conclusion : « Nous attendons du concret pour nous prononcer ».
Si les discussions sur les indemnités de licenciement ont achoppé hier (lire ci contre), un élément positif était cependant relevé côté syndical : « Jusqu'à présent, la direction ne voulait laisser que les machines et les moyens humains, maintenant elle se déclare prête à laisser à disposition les moules (indispensables à la fabrication, N.D.L.R.) et les outils, ce que nous réclamons depuis le début ». Argument auquel un éventuel repreneur devrait être sensible.
Pas d'accord...
Le fossé paraît se creuser entre la direction et les délégués salariés qui ont quitté hier la salle de négociation sur la question des indemnités de licenciement. Les délégués refusent les nouvelles propositions de la direction qu'ils qualifient de « provocation » car assorties de conditions, dont la signature d'un accord avec des modalités jugées « inacceptables ». De son côté, la direction estime qu'un refus rendra caduc l'accord de fin de crise du 5 mai et menace de retirer différents budgets accompagnant les licenciements...
(Source : La Dépêche.fr)
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11.07.2009
FRONTON - Les Molex sur le marché
Alors que le conflit entre dans son 4ème jour de grève, les ouvriers de l'usine Molex sont venus en nombre hier sur le marché de Fronton distribuer des tracts et expliquer la situation à quelques mois de la fermeture programmée du site.
Le papier en main, Robert et Josiane, un couple de vacanciers bretons déclare : « Molex, bien sûr qu'on en a entendu parlé à la télé. Vous savez, on est tous les deux dans la même entreprise depuis 30 ans, alors ces problèmes nous touchent, on se met à leur place. » Ici, tout le monde a un parent, un ami qui travaille à l'usine » et la solidarité n'est pas un vain mot.
« Ils se battent comme des lions »
Max, sous son étal de vêtements colorés qui fleure bon l'été, a pris fait et cause pour ce combat : « De toutes façons 300 emplois et les familles dans la détresse, c'est tout le commerce de la région qui va s'en ressentir. Bien sûr que je suis de tout cœur avec eux. »
Annick, psychothérapeute de Bouloc, ramène le problème sur un plan politique : « Tout cet argent mis sur le tapis par le gouvernement, c'est une énorme hypocrisie, on voit bien que ça ne sert à rien puisqu'on licencie de plus belle... »
Retraité de la métallurgie, Jean est plus résigné : « Je suis ce conflit dans La Dépêche, je crains qu'ils ne pourront plus rien faire face à une machine infernale, mais quand même bravo, ils se battent comme des lions. »
Tandis que les « blouses bleues » continuent leur distribution, Denis Parise, le plus médiatique des Molex, est pressé de questions par un petit groupe qui l'a reconnu.
Au cours du meeting devant le Café des Sports, Guy Pavan, délégué CGT, retrace l'historique de la lutte et explique qu'avec « un chiffre d'affaires de plus de 31 millions d'euros, l'entreprise est viable et ne doit pas fermer. »
Ensuite, c'est en délégation que le personnel est reçu par le maire Marie-Hélène Champagnac qui les a assuré de son soutien, et le principe d'une réunion des maires de la région a été arrêté pour le 16 juillet.
(Source : La Dépêche.fr)
21:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : molex, fronton, social, villemur-sur-tarn, connectique, repreneur |
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03.02.2009
Villemur. Les salariés de Molex veulent encore y croire
Social. Le groupe annonce la fermeture de sites slovaques et allemands. Les salariés y voient une chance d'éviter le pire...
La nouvelle vient de tomber :Molex, sous traitant automobile, présente ces jours-ci son plan de restructuration mondiale. Et dans la foulée, la société américaine annonce qu'elle fermera ses sites d'Ettlingen, en Allemagne et celui de Kosice, en Slovaquie, où elle assure aujourd'hui une production délocalisée. Le groupe américain explique que « Molex connaît une baisse d'activité depuis 2008 » et met en avant « le chiffre d'affaire du dernier trimestre (666,7 millions de dollars) en baisse de 20,8 % » soit une perte nette de « 87,2 millions de dollars ».
«Une carte à jouer»
Cette annonce n'est évidemment pas passée inaperçue à Villemur-sur -Tarn où, depuis octobre, trois cents salariés menacés de perdre leurs emplois en juin prochain restent mobilisés.
Certains voient même dans la disparition de ces divisions d'Europe centrale, où devait être délocalisée l'usine de Villemur, une possible lueur d'espoir. C'est le cas de Denis Parise, représentant CGT au comité d'entreprise, qui confie : « Nous sommes aujourd'hui optimistes. Certes, il faut désormais tout revoir avec ce nouveau plan social que la direction va devoir représenter au personnel. Mais il faut savoir qu'après ces fermetures, il n'existera plus un seul site Molex en Europe. On peut donc supposer que Peugeot, par exemple, n'acceptera pas pour des raisons de coûts de se fournir seulement en Chine ou aux États Unis. On a une carte à jouer»
Même analyse pour le maire de Villemur, Jean-Claude Boudet, qui, sans crier victoire, considère que cette nouvelle situation est « une opportunité de défendre le site local. Et surtout de rebondir sur l'annonce faite par le gouvernement de débloquer 6 milliards d'euros pour les constructeurs automobiles. Il est indispensable que cette somme aille aussi aux sous-traitants. Il est donc urgent que le gouvernement accepte la table ronde que tout le monde attend depuis janvier ».
À la direction de Molex Villemur, Marcus Kerriou, cogérant de l'usine, ne voit pas l'avenir du même œil: « La situation économique se détériore. Molex pour la première fois en 70 ans d'existence perd de l'argent. Et les pronostics pour les mois à venir sont alarmants. Le temps joue contre nous. La fermeture de ces sites était impensable il y a encore quelques semaines. Il n'y aura pas de changements. »
L’état se désengage
Face à cette situation, au ministère de l'économie et de l'industrie on rappelle simplement sans mâcher les mots «que la seule stratégie reste toujours de mettre face à face salariés et direction pour négocier les conditions du plan social». Cette entreprise, ajoute-t-on au cabinet de Luc Chatel, «aurait dû prendre ses responsabilités. Elle doit maintenant assumer de ne pas avoir préparé les gens. C'est du gâchis. Aujourd'hui, l'état ne peut se substituer ni à la direction ni aux syndicats. Et il est hors de question qu'il mette de l'argent dans cette entreprise. Personne ne veut reprendre Molex!»
(Source : La Dépêche.fr)
17:46 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, social, molex, délocalisation, connectique, automobile, europe |
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