13.01.2010

Délocalisations ... avant, pendant et après la Crise.

Que signifie cette polémique autour d'une possible délocalisation de la Renault Clio 4 en Turquie ? Est-ce une surprise alors que la  Clio 3 est produite non seulement à Flins mais aussi, depuis 2006, dans les usines de Bursa (Turquie) et de Valladolid (Espagne) ? Est-ce encore une de ces stratégies politiques hypocrites à bas prix (ou "low-cost" !) déjà arrangée, négociée au préalable avec l'industriel afin de se construire une image forte avant des échéances électorales importantes telles que les régionales (Cf. ESTROSI appelle à "lutter contre toutes formes de délocalisation") ?

Le gouvernement  croyait-il que les délocalisations s'arrêteraient alors qu'elles ne cessent de se multiplier ces dernières années ?

Peu importe, mieux vaut tard que jamais ..., on prend ! Cela fera une délocalisation en moins ... pendant que d'autres se préparent ou sont en cours ou les deux !

Mais quel est le poids d'un gouvernement face aux industriels si on s'en tient aux résultats de ces derniers mois : délocalisations et fermetures à tout va, face à des politiques, certes « pas contents » mais surtout inefficaces, spectateurs de situations considérées comme inéluctables par les industriels et dramatiques par les salariés et les élus locaux (cf Continental, Molex, etc. etc. etc.).

« La crise sera longue, dure, et les restructurations ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain. Il est de ma responsabilité de tenir un langage de vérité. » répondait M.NOVELLI, secrétaire d'État, à Mme LABORDE, sénatrice de Haute-Garonne (voir ci-dessous).

La délocalisation désignée comme une des conséquences de la Crise ... A se demander si nous ne sommes pas continuellement en crise lorsqu'il s'agit de mettre en place tous les moyens matériels et financiers pour multiplier les bénéfices au détriment du capital industriel français et de notre main d'oeuvre si qualifiée,  qui tous deux s'appauvrissent de jour en jour, d'année en année, de décennie en décennie.

Il manque certainement une qualité à la Politique telle qu'elle est exercée aujourd'hui au niveau national, voire local, au détriment du Citoyen : le Courage.

Franck Laborderie-Cavada

 

Petit historique et dossier sur une programmation des délocalisations bien antérieure à la Crise

01/11/2004 - Renault : la tactique de la tête de pont

13/09/2006 : Le secteur automobile en route vers de vraies délocalisation

14/11/2006 : Délocalisation de l'industrie automobile entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est (la conclusion de cette étude « d'hier » est le constat de la situation « d'aujourd'hui »)

21/04/2008 : Renault délocalise toujours plus à l'Est

 

Question au Sénat (publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009)

Voici un extrait de la réponse de M. NOVELLI, secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services interrogé par Mme LABORDE sur la question de la lutte contre les délocalisations avec, notamment, le cas de la pérennisation du site de  Molex à Villemur-sur-Tarn [1] :

« ... Vous avez par ailleurs évoqué le pacte automobile annoncé lundi 9 février par le Président de la République.

Ce pacte automobile marque vraiment une rupture par rapport à la situation antérieure. En effet, il redéfinit complètement les rapports entre donneurs d'ordre et sous-traitants au sein de la filière. Concrètement, les constructeurs se sont engagés sur trois points essentiels.

Premièrement, conformément à la loi de modernisation de l'économie, qui vise à ramener les délais de paiement à quarante-cinq jours fin de mois à compter du premier janvier de cette année, ils s'engagent à raccourcir les délais de paiement, ce qui est fondamental pour la trésorerie et donc la survie des sous-traitants.

Deuxièmement, les constructeurs ont signé un code de bonnes pratiques. Ils s'engagent notamment à ne pas imposer aux sous-traitants une part minimale d'achat effectué à l'étranger, dans des pays dits « low cost ». C'est un point fondamental pour le Gouvernement et essentiel pour pérenniser la filière automobile sur notre territoire.

Troisièmement, les constructeurs se sont engagés à hauteur de 400 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 200 millions d'euros de la Caisse des dépôts et consignations, pour abonder un fonds d'investissement pour la modernisation des équipementiers.

L'enjeu est simple : il s'agit de faire émerger des sous-traitants plus forts, plus performants, plus à même de faire des investissements et d'établir des rapports de force équilibrés avec les constructeurs.

Toutes ces mesures sont très importantes. Pour autant, il ne faut pas se voiler la face. La crise sera longue, dure, et les restructurations ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain. Il est de ma responsabilité de tenir un langage de vérité. »

[1] Extrait de la question de Mme LABORDE (Haute-Garonne) :

« Conformément aux engagements pris par le Président de la République pour la relance du secteur automobile français et la lutte contre les délocalisations, quelles mesures exceptionnelles comptez-vous prendre pour pérenniser le site Molex à Villemur ou, le cas échéant, quelle aide l'État compte-t-il apporter pour permettre un plan de reclassement des 300 salariés et de réindustrialisation du site ? »

Dossier  "DELOCALISATIONS" par Michel LASSERRE :

1-La mondialisation de la production 

2-Du secteur industriel à celui de la recherche et développement

3-Les différentes formes de délocalisations

4-Les arguments "pro-délocalisations"

5-Conséquences sur l'emploi

6-La Chine dans l'économie mondiale

7-Quelles réponses ?

22.03.2009

Molex : les syndicats menacent de saisir la justice

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Samedi, la place de l'Hôtel de Ville accueillait les nombreux employés, familles et soutiens des Molex, réunis à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales pour faire le point sur le conflit qui les oppose depuis 5 mois, date de l'annonce par la direction de la fermeture du site programmé pour juin 2009.

Les intervenants se sont efforcés de faire une synthèse des pourparlers engagés avec la direction qui fait ressortir qu'à ce jour aucune avancée sérieuse en faveur du personnel n'a été trouvée.

Guy Pavan, délégué CGT s'est longuement attardé sur le fait que la direction du site n'a pas fourni au cabinet SINDEX les documents qui auraient justifié la fermeture du site (elle a d'ailleurs été condamnée pour cela) mais au contraire, qu'à ce jour elle persiste dans son silence : « Les dirigeants de Molex doivent se conformer au code du travail et à la décision de justice, c'est une situation totalement inacceptable ».

Pour Thierry Bonhoure, responsable FO : « La direction tente le pourrissement de la situation, ne veut fournir aucune information, mais pour le personnel, c'est la dernière ligne droite qui se profile, et on va aller au combat ».

Jean-Claude Boudet, le maire de Villemur dont on connaît le soutien sans faille aux Molex depuis le début, veut : « Appuyer les salariés dont il sent qu'ils ont des projets, mais pour cela il faut essayer de trouver des capitaux et des clients. »

Denis Parise, responsable du C.E, résume ainsi le but de cette journée : « Après l'élan de solidarité de la grande manifestation du 10 novembre et les déclarations contradictoires de la direction, on se devait de faire une mise au point pour informer les milliers de personnes qui continuent à nous apporter leur soutien. »

Le 25 mars,une rencontre est programmée avec le préfet lors des Etats généraux de l'automobile et les syndicats envisagent de saisir les tribunaux si la direction n'a pas fourni d'ici le 27 mars le rapport d'expertise sur les données économiques à l'origine de la décision de fermer le site.

(Source : La Dépêche.fr)

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06.03.2009

Salariés de Molex : «On reste sur notre faim»

«On n'a rien appris de concret. On reste sur notre faim ». Délégué syndical FO, Thierry Bonhoure résume sans aucun doute le sentiment général qui régnait, hier soir, à l'issue de la réunion de travail tenue en fin de journée, à Toulouse, autour des services du préfet. Salariés, élus du conseil général, du conseil régional, se sont retrouvés pour évoquer les différentes pistes possibles alors qu'approche à grand pas la fermeture de l'usine de sous-traitance automobile Molex de Villemur-sur-Tarn annoncée pour juin (lire ci-dessous). La direction a proposé un certain nombre de projets qui de toute évidence ne correspondent pas aux attentes des salariés lesquels se disent même « baladés ». « C'est le mot, dit Guy Pavan, représentant CGT, on nous propose des choses qui ne sont pas finalisées, et on nous dit même que certaines sont confidentielles. Travailler dans le dos des salariés ne nous intéresse pas. De toute façon, tout est trop flou ».

« Rien en terme d'emplois »

Avis partagé par le représentant FO des Molex. Thierry Bonhoure considère en effet que « cette réunion confirme qu'il existe des solutions de réindustrialisation, mais les 10 projets présentés sont très flous. Nous n'avons pas eu le temps de les développer. Il va falloir creuser les dossiers pour arriver à quelque chose ». Présent également à la réunion d'hier, Jean-Claude Boudet, maire, est lui aussi dubitatif : « Ce type de réunion a du bon. Mais il faut reconnaître que l'on n'a rien appris en terme d'emplois. Lors de la précédente, on évoquait des chiffres. Hier rien de cela. On attend toujours de voir ce qui va réellement se passer... »

La direction promet d'aider la reprise

Les dirigeants de Molex se sont résolus à mettre en place un deuxième plan social après la décision du siège social américain de se retirer d'Europe et de fermer ses deux usines en Slovaquie (1 000 salariés) et en Allemagne (250 personnes). Mais Marcus Kerriou, co-gérant de Molex, reste clair : « L'issue de cette nouvelle procédure reste bien la fermeture du site de Villemur-sur-Tarn ». Les licenciements interviendront en trois vagues, la première démarrant à la fin du mois de mai et seront étalés sur plusieurs semaines. L'objectif pour la direction est de fermer le site d'ici fin juin.

Projets de reprise

Une maigre lueur d'espoir brille cependant. Plusieurs cabinets de consultants spécialisés dans la revitalisation de sites industriels en difficulté ont travaillé sur le dossier. Une reprise par une entreprise intéressée par le site de Villemur ne suscite qu'un « petit espoir » selon le dirigeant de Molex. En revanche, un cabinet a permis d'identifier une dizaine de projets qui sont à différents stades de maturité. Le plus avancé reste le projet porté par des salariés de Molex qui permettrait de préserver une vingtaine de postes. Dans cette hypothèse, « le groupe Molex s'engage à appuyer la reprise en garantissant un certain volume de commandes à la nouvelle société pendant une durée de deux ans » promet Marcus Kerriou. Une autre piste repose sur la possibilité de lancer une activité sur les produits de connectiques en fin de vie. Le but serait de maintenir un approvisionnement en pièces de rechange pour les clients de Molex. La taille de la possible entité n'est pas encore définie mais pourrait concerner entre dix et quarante personnes. « Cependant, le plan de financement de ce projet n'a pas encore permis de confirmer sa viabilité » précise-t-il.

Sans pour autant s'engager sur un soutien financier à ces projets, les collectivités locales ont fait part de marques d'intérêt dans le suivi de la réindustrialisation. C'est à ce titre qu'elles sont associées au comité de suivi mis en place autour du Préfet. Le groupe Molex espère boucler au plus vite ce dossier car la plongée du marché automobile américain a fait plonger les comptes dans le rouge pour la première fois en 70 ans.

Au fil des dates

23 octobre 2008: Annonce par la direction de Molex de fermer le site de Villemur en juin 2009.

28 octobre 2008: 1ère grande réunion publique au théâtre de Villemur.

6 novembre 2008. Réunion posant les bases du plan social. Le même jour: ville morte, environ 4000 personnes dans les rues de la ville.

10 novembre 2008: rencontre à paris avec Luc Chatel secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation.

26 novembre 2008: Les salariés manifestent devant le consulat de s Etats Unis à Toulouse.

23 décembre 2008. Pour les fêtes de Noël, les slariés dresse un campement devant l'usine où ils réveillonneront pour éviter l'utilisation des stocks. Ils en partiront le 3 janvier au moment de la reprise du travail.

6 janvier 2009: La direction annonce la saisie du Tribunal de grande instance de Paris afin d'y assigner le cabinet Syndex chargé d'aider les Molex dans leur combat.Elle sommait le cabinet d'expertise-comptable de fixer une date afin de remettre son rapport.

14 janvier : Manifestation devant la préfecture à Toulouse.

27 janvier: Molex annonce la volonté du groupe de fermer trois nouveaux sites de la division TPD (Transportation products division). Il s'agit des usines d'Ettlingen en Allemagne, d'Esco en Chine et de Kosice en Slovaquie, où devait être délocalisée l'activité de l'unité de Villemur-sur-Tarn.

10 février: Le Tribunal de grande instance de Paris a débouté la demande de la direction de Molex concernant le cabinet Syndex.

12 février: nouvelle réunion en vue du futur plan social.

4 mars: Réunion en préfecture pour évoquer les pistes possibles de réindustrialisation.

(Source : La Dépêche.fr - article du 5/03/09)

Pour s'informer sur les salariés de Molex :

http://www.molex-villemur.com/

http://molex.unblog.fr/

 

27.02.2009

"Pour sauver ses emplois, Molex doit compter sur l'automobile"

« On essaye de nous dire que l'automobile n'a pas d'avenir, alors que c'est faux : l'automobile a de l'avenir ». Pour Philippe Martinez, secrétaire national de la fédération CGT de la métallurgie qui participait hier a une assemblée générale sur le site de l'usine Molex menacé de fermeture à partir de juin 2009, il est temps de sortir des effets d'annonce et d'engager une réelle stratégie de sauvetage du site de Villemur-sur-Tarn. Le secrétaire national de la CGTjuge peu crédibles les pistes qui, de l'aéronautique au train en passant par la sauvegarde d'une centaine d'emplois, via la création « d'une nébuleuse d'une douzaine d'entreprises annoncée lundi en préfecture » seraient susceptibles de sauver tout ou partie de Molex. Plutôt que de spéculer sur une improbable reconversion du site sur un autre secteur d'activité, Philippe Martinez préfère mettre l'État face ses engagements : « Les pouvoirs publics ont promis une enveloppe de 10 milliards d'euros pour venir en aide au secteur. Nous affirmons que cet argent doit servir à l'ensemble de la filière y compris aux sous-traitants. Nous disons banco à l'octroi d'aides d'État à Molex en contrepartie de l'interdiction de délocaliser et de supprimer des postes ».

Mais pour sortir les Molex de l'ornière, la CGT s'en remet d'abord à la direction de l'entreprise et à ses propres forces militantes « Malgré tout ce qui a été annoncé pour tenter d'amuser les salariés, il n'existe aucune piste solide, mais nous pensons que la direction peut encore revenir sur sa décision. » Pour la contraindre dans cette voie, « la CGT a proposé de mettre en place des actions plus fortes qui lui permettront de se faire entendre plus efficacement. » À bon entendeur...

 

(Source : La Dépêche.fr)

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24.02.2009

Continuité de l’activité pour les salariés de Molex : lueur d’espoir ou écran de fumée ?

On ne peut le nier, à en croire les diverses manipulations de la Direction de Molex et sa volonté d'accélérer les démarches pour se débarrasser au plus vite de ses "boulets" de gaulois résistant à la pression du groupe MOLEX, les réunions se multiplient entre la direction et le Comité d'Entreprise et plus généralement avec les acteurs locaux (direction, représentants du personnel, élus, préfet) pour "envisager" le maintien du bassin d'emploi ou plutôt pour limiter la casse.

Mais de quelle "casse" pouvons-nous parler lorque nous avons un site réputé comme étant à la pointe de la connectique automobile ?

Pourquoi pas ouvrir ces réunions à un collectif plus élargit (entrepreneurs, économistes, investisseurs, industriels, etc.) ?

Deux articles sur le  sujet : celui de La Dépêche de ce jour (ci-dessous) et celui du blog Molex, le créateur de chômeurs: "Avalanche de torchons de la direction pendant les congés forcés"

Franck Laborderie-Cavada

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Une petite lueur d'espoir, la première depuis des mois de mobilisation, vient éclaircir le sombre avenir de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn. Hier soir, lors d'une table-ronde à la préfecture, organisée et présidée par le préfet Dominique Bur, la direction de Molex, représentée entre autres par Marcus Kerriou, cogérant de l'usine, a confirmé sa décision de quitter Villemur, mais elle a évoqué la probabilité de maintenir 60 à 100 emplois sur le site. Cette annonce inattendue d'un possible reclassement pour environ un tiers des salariés de Molex intrigue les représentants syndicaux qui ont voulu en savoir plus. « En réalité ce n'est pas vraiment Molex qui maintiendrait l'emploi » analyse un porte-parole des salariés. « Molex propose de conserver une activité d'accompagnement des transferts de production vers la Chine et les USA qui emploierait une vingtaine de personnes. Le reste de l'activité serait indépendant de la société, lié à de la sous-traitance. Nous n'avons donc aucune garantie de pérennité ».

 

Cette crainte est partagée par le conseiller régional Didier Cujives, président de Midi-Pyrénées Expansion, un des élus à s'être mobilisés auprès des salariés. « On joue sur les mots. Je ne suis pas satisfait de la façon dont on nous présente les choses. Que fait-on de l'extraordinaire savoir-faire de ces ouvriers ? ». Même analyse du côté de Jean-Claude Boudet, le maire de Villemur « Depuis que je côtoie les responsables de ce groupe je suis réservé sur ce qu'ils annoncent. Que peut-on envisager de constructif quand il est question de « sous-traitance de produits en fin de vie ? ».

 

C'est un point de vue un peu différent que celui d'Alain Chatillon, sénateur de Haute-Garonne, qui réagit également en industriel. « Il faut retrouver de l'emploi coûte que coûte, dit-il. Aujourd'hui, c'est une petite avancée et nous attendons que les actionnaires de Molex écrivent et signent cette proposition dans les trois jours. Si on politise trop ce dossier on n'en sortira pas », poursuit le maire de Revel qui y voit une opportunité pour la région de se positionner dans le « plan auto » du gouvernement.

 

(Source : La Dépêche.fr)

10:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, villemur-sur-tarn, délocalisation, fermeture, social | |

23.02.2009

Les salariés de Molex dans le 19/20 de France3

23:32 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, délocalisation, villemur-sur-tarn, social | |

21.02.2009

Molex - Question de Françoise Laborde au Sénat

Membre de la commission des affaires culturelles
Vice-Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen

Source : Le Sénat

Délocalisations et crise des équipementiers automobiles en Haute-Garonne     13 ème législature

 

Question orale sans débat n° 0410S de Mme Françoise Laborde (Haute-Garonne - RDSE)

  • publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009 - page 207

Mme Françoise Laborde attire l'attention de M. le Premier ministre sur l'inquiétude des milliers de salariés du secteur automobile qui s'interrogent sur la pérennité de leur emploi. Les constructeurs recourent, depuis plusieurs mois quasi systématiquement, au chômage technique, afin de préserver les effectifs sur leurs chaînes de production. La chute des ventes et les délocalisations sont pointées du doigt.
C'est précisément sur ce dernier point qu'il faut apporter une réponse de toute urgence, en particulier, concernant la fermeture programmée de l'usine Molex, à Villemur en Haute-Garonne. Depuis de longs mois, les 300 salariés, leurs familles, la population et les élus se mobilisent pour empêcher la délocalisation en Slovaquie de leur usine. Leur incompréhension est totale.
Elle lui rappelle le contexte, celui d'une gestion d'entreprise basée strictement sur une logique financière, celles des actionnaires. Ainsi, le groupe Molex, détenu à 70 % par des fonds de pension américains, a fait 1.2 millions d'euros de bénéfice, en France, en 2008. Il n'a pas réinvesti depuis plusieurs années et a déjà procédé à la délocalisation de ses usines du Portugal et d'Inde, vers la Slovaquie et la Chine. Par ailleurs, au niveau mondial, l'entreprise poursuit une stratégie de croissance externe, ce qui lui a permis, en 2007, de réaliser 55 millions de dollars de bénéfices pour 75 en 2008, soit une croissance de 36 % des dividendes reversés à ses actionnaires.
Après les engagements fermes du Président de la République visant, selon ses propres termes à Douai et Rethel, à interdire les délocalisations dans le secteur automobile, après l'annonce d'une aide exceptionnelle de 5 à 6 milliards d'euros octroyée par l'État aux grands constructeurs automobiles nationaux dans le cadre du plan de relance et suite aux états généraux du secteur organisés par M. le secrétaire d'État à l'industrie, le 20 janvier dernier, le Gouvernement ne peut pas abandonner au bord du chemin Villemur et les salariés de Molex.
Elle lui demande donc quelles mesures il compte prendre pour empêcher la délocalisation de Molex ou le cas échéant, pour créer les conditions d'une sortie de crise qui prévoit la continuation du site industriel et un emploi pérenne à ses salariés.

Transmise au Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi

Réponse du Secrétariat d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services

  • publiée dans le JO Sénat du 18/02/2009

La parole est à Mme Françoise Laborde, auteur de la question n° 410, transmise à Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi.

Mme Françoise Laborde. Monsieur le secrétaire d'État, la crise aiguë que traverse depuis plusieurs mois le secteur des équipementiers automobiles français me conduit à vous faire partager ma profonde inquiétude sur la pérennité des emplois des milliers de salariés concernés.

Les constructeurs recourent quasi systématiquement au chômage technique, afin de préserver les effectifs sur leurs chaînes de production. Depuis septembre dernier, plus de 12 500 suppressions d'emplois ont déjà été annoncées. La chute des ventes et les délocalisations sont pointées du doigt.

Le Président de la République a pris des engagements précis à Douai et à Rethel, pour interdire les délocalisations dans l'industrie automobile.

Le Gouvernement a d'ailleurs octroyé un plan de relance exceptionnelle aux grands constructeurs automobiles nationaux. Pour sa part, M. le secrétaire d'État chargé de l'industrie, Luc Chatel, a organisé des états généraux de l'automobile le 20 janvier dernier.

Aujourd'hui, l'heure est non plus aux engagements, mais aux actes.

C'est la situation de milliers d'hommes et de femmes sur le terrain qui me préoccupe, et tout particulièrement celle des entreprises de sous-traitance en équipements automobiles, notamment électroniques et plastiques. Les salariés et leurs familles vivent cette chronique d'une mort annoncée sur l'ensemble du territoire français, et le département de la Haute-Garonne ne fait malheureusement pas exception.

Je voudrais illustrer mes propos en évoquant le regrettable exemple du site Molex, à Villemur, qui concentre tous les paradoxes.

Ce groupe, détenu à 70 % par des fonds de pension américains, a fait 1,2 million d'euros de bénéfices en France en 2008, mais il n'a pas réinvesti depuis plusieurs années. Il a même procédé à la délocalisation de ses usines du Portugal et d'Inde vers la Slovaquie et la Chine.

Son usine de Villemur emploie aujourd'hui 300 salariés. La fermeture de ce site devrait intervenir en juin prochain, au profit d'une délocalisation vers la Slovaquie. Pourtant, voilà quelques jours, un dernier rebondissement est intervenu, le groupe ayant annoncé la fermeture de ses usines allemandes et slovaques.

Cette annonce, loin de nous rassurer sur la pérennité du site de Villemur, rappelle l'urgence de trouver une sortie de crise. Je voudrais ici rendre hommage à la mobilisation sans pareille de l'ensemble des salariés, de la population et des élus de la commune, du département et de la région. Cette mobilisation a permis d'empêcher jusque-là un déménagement brutal et prématuré des chaînes de montage.

Monsieur le secrétaire d'État, ma question est simple. Conformément aux engagements pris par le Président de la République pour la relance du secteur automobile français et la lutte contre les délocalisations, quelles mesures exceptionnelles comptez-vous prendre pour pérenniser le site Molex à Villemur ou, le cas échéant, quelle aide l'État compte-t-il apporter pour permettre un plan de reclassement des 300 salariés et de réindustrialisation du site ?

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d'État.

M. Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services. Madame la sénatrice Françoise Laborde, vous me posez deux questions : la première concerne l'avenir du site de Molex de Villemur-sur-Tarn et la seconde est relative à la teneur du plan automobile annoncé par le Président de la République le 9 février dernier.

Permettez-moi tout d'abord, madame la sénatrice, de rectifier quelques-unes des informations que vous venez de nous donner.

Contrairement à ce que vous indiquez, le groupe Molex a annoncé des pertes le 23 janvier, pour la première fois de son histoire, et son chiffre d'affaires continue de se dégrader. Molex, dont les pertes devraient atteindre 67 millions de dollars sur l'exercice 2009, va engager le licenciement de 8 200 personnes dans le monde, sur un effectif de 33 000, et réduire ses divisions industrielles de cinq à trois, en supprimant la division Transport et en ne conservant que trois usines de sous-traitance automobile en Chine, aux USA et en Italie. Les sites de Slovaquie et d'Allemagne, où devait prétendument être délocalisée la production de Villemur-sur-Tarn, seront aussi fermés. Cette annonce est très récente.

Le dossier de Molex a défrayé la chronique depuis le mois d'octobre dernier. Il a fait pourtant l'objet d'une attention particulière de mon collègue Luc Chatel, qui a reçu personnellement tour à tour les élus du comité d'entreprise, la direction de l'entreprise et les élus locaux pour trouver des solutions à la restructuration annoncée.

Ces solutions passent inévitablement par la restauration de la confiance entre direction et syndicats qui n'ont eu de cesse, les uns et les autres, de jouer la carte du contentieux, ce qui n'est pas la meilleure chose ! La reprise du dialogue devrait permettre de construire un plan de sauvegarde de l'emploi de qualité et des pistes de réindustrialisation et de revitalisation du bassin d'emplois avec pour objectif le maintien d'un maximum d'emplois.

Vous avez par ailleurs évoqué le pacte automobile annoncé lundi 9 février par le Président de la République.

Ce pacte automobile marque vraiment une rupture par rapport à la situation antérieure. En effet, il redéfinit complètement les rapports entre donneurs d'ordre et sous-traitants au sein de la filière. Concrètement, les constructeurs se sont engagés sur trois points essentiels.

Premièrement, conformément à la loi de modernisation de l'économie, qui vise à ramener les délais de paiement à quarante-cinq jours fin de mois à compter du premier janvier de cette année, ils s'engagent à raccourcir les délais de paiement, ce qui est fondamental pour la trésorerie et donc la survie des sous-traitants.

Deuxièmement, les constructeurs ont signé un code de bonnes pratiques. Ils s'engagent notamment à ne pas imposer aux sous-traitants une part minimale d'achat effectué à l'étranger, dans des pays dits « low cost ». C'est un point fondamental pour le Gouvernement et essentiel pour pérenniser la filière automobile sur notre territoire.

Troisièmement, les constructeurs se sont engagés à hauteur de 400 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 200 millions d'euros de la Caisse des dépôts et consignations, pour abonder un fonds d'investissement pour la modernisation des équipementiers.

L'enjeu est simple : il s'agit de faire émerger des sous-traitants plus forts, plus performants, plus à même de faire des investissements et d'établir des rapports de force équilibrés avec les constructeurs.

Toutes ces mesures sont très importantes. Pour autant, il ne faut pas se voiler la face. La crise sera longue, dure, et les restructurations ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain. Il est de ma responsabilité de tenir un langage de vérité.

Dès lors, l'enjeu fondamental pour le Gouvernement est de préserver les compétences. Nous activons, pour se faire, deux leviers.

D'abord, l'État augmente sa contribution au financement du chômage partiel des entreprises du secteur automobile.

Ensuite, nous accompagnons les entreprises dans la mise en place de formations durant ces périodes de chômage partiel, afin de sortir de la crise avec des salariés plus compétents et mieux formés. C'est en particulier l'objet de la charte automobile.

Nous sommes engagés dans un effort collectif sans précédent à l'égard du secteur automobile, si important pour l'économie française. Cet effort repose sur une approche volontariste et nouvelle de limiter les effets des restructurations pour les salariés les plus fragiles.

M. le président. La parole est à Mme Françoise Laborde.

Mme Françoise Laborde. Je remercie M. le secrétaire d'État de sa réponse.

Nous espérons que le pacte automobile portera ses fruits à court et à long termes. Nous resterons d'autant plus vigilants que les délocalisations et les fermetures des petites entreprises auxquelles nous assistons un peu partout en France sont en contradiction avec la création des bassins de vie que nous essayons de prôner, surtout en zone rurale dans les petites communes.

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13.02.2009

Molex : le député Bapt relance le ministre

Lors d'un récent déplacement en Syrie dans le cadre des relations économiques de la France avec ce pays du Moyen-Orient, le député Gérard Bapt a pu rencontrer Luc Chatel et lui exposer la situation nouvelle créée chez Molex par la fermeture annoncée des deux sites Slovaque et Allemand. Celle-ci annule au passage la perspective de délocalisation du site de Villemur en Slovaquie. « Cet élément est extrêmement important pour l'avenir, explique Gérard Bapt, l'annonce de fermeture des sites Slovaques et Allemands créé donc une situation nouvelle et intéressante pour travailler au maintien du site de Villemur qui deviendrait ainsi le seul site non seulement Français mais également Européen. » Le député note que « Luc Chatel a paru particulièrement sensible à cette situation. Il s'est engagé à étudier les documents qui lui ont été remis (NDLR : par Gérard Bapt), documents fournis par les syndicats présents sur le site de Molex Villemur ». Le député de la Haute-Garonne s'est également appuyé sur les déclarations du président de la République qui s'est engagé à mettre tout en œuvre pour assurer la protection des constructeurs automobiles mais aussi de l'ensemble de la filière. Il ajoute : « Il s'agit à Villemur d'un cas typique et tout doit être mis en œuvre pour éviter la disparition d'un maillon de la chaîne, en l'occurrence la connectique ».

 

(Source : La Dépêche.fr)

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10.02.2009

La réaction des "Molex" après le discours de Nicolas Sarkozy

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07.02.2009

Villemur-sur-Tarn. Molex : les salariés gagnent une manche

Le tribunal de grande instance de Paris leur a donné raison.

 

La direction de Molex qui avait assigné le cabinet Syndex chargé d'analyser la situation économique de l'entreprise pour le compte du Comité d'entreprise a été déboutée par le tribunal de grande instance de Paris. La direction de Molex voulait contraindre le cabinet à rendre son rapport rapidement pour pouvoir poursuivre la procédure du plan social qui vise la suppression de 300 emplois. Afin d'établir son rapport sur la santé de l'entreprise, le cabinet Syndex avait posé plus d'une centaine de questions à la direction de Molex. Les patrons avaient alors refusé de répondre à plusieurs d'entre elles s'abritant derrière la loi américaine. Le cabinet peut désormais prendre son temps pour rendre son rapport et a reçu 4 000 € de dommages-intérêts (3 000 € pour le CE).

 

Parallèlement, la direction de Molex a présenté un nouveau projet puisque le groupe américain a décidé de fermer les sites slovaques et allemands. « Le plan social doit donc repartir de zéro » assure Me Denjean, avocat du CE. Une possibilité qui permettrait aux salariés de gagner du temps pour réindustrialiser le site. Ils ont été reçus jeudi par Didier Cujives, conseiller régional et président de Midi-Pyrénées Expansion. « Nous avons des pistes pour l'avenir du site. Le projet de création d'une Société coopérative (Scop) a été bien accueilli par les syndicats » assure l'élu.

 

(Source : La Dépêche.fr)

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04.02.2009

Témoignage d'un salarié de Molex

Vous trouverez ci-dessous le commentaire d’un salarié de Molex, administrateur du site « Molex, le créateur de chômeurs », suite à un article dénigrant le MoDem, et donc ses militants, intitulé « Un dirigeant du Modem devient fou et se prend pour un gauchiste ! ».

 

Ce commentaire montre bien comment une initiative personnelle peu mettre le désordre au sein d’un mouvement départemental déjà fragilisé mais qui ne demande qu’à avancer au vu de ses militants présents sur le terrain.

 

Dans ce contexte, je ne vous cache pas qu’il est difficile de travailler sereinement et efficacement, car je m’étais engagé auprès des salariés de Molex de ne faire aucune récupération politique ( !!!), ce n’était pas sans compter sur cette initiative mettant volontairement le MoDem 31 dans une situation très embarrassante vis-à-vis des salariés et de leurs représentants, des élus locaux, des syndicats, mettant tout en oeuvre pour préserver le bassin d'emploi.

 

En effet, seul le président départemental détient le fichier des adhérents de Haute-Garonne qu’il exploite par la multiplication d’envoie de mail par l’intermédiaire de personnes proches non autorisées… (c’est pourquoi la CNIL a été sollicitée pour condamner toute personne non habilitée à utiliser des données strictement personnelles), pendant ce temps, son conseiller en "politique spectacle" envoie des annonces mensongères aux médias (exemple avec Libération.fr : « Le Modem 31 (comprendre « Rémy Daillet-Wiedemann et Pierre Claret » !!) fait savoir que nombre de ses adhérents viendront le soutenir notamment vendredi toute la journée en signe de solidarité. ». Non seulement cette annonce est strictement fausse dans la mesure où le MoDem 31 s'est officiellement désolidarisé de cette action, les instances départementales n'ayant à aucun instant été consultées, et l'expression employée "en signe de solidarité" est destinée non pas à appuyer les salariés de Molex mais à redonner une certaine légitimité à la personne concernée. Mis au courant de cette manipulation médiatique, un article plus nuancé a été mis en ligne sur Libération.fr expliquant les faits.

 

Chacun assumera ses responsabilités au moment venu …, aujourd’hui, il s’agit de continuer à travailler sur le « dossier Molex », peu importe les étiquettes politiques et syndicales, comme nous l’ont toujours fait savoir les représentants du personnel et comme l'ont toujours respecté les militants.

 

Trouver des solutions pour garder les compétences et le savoir-faire sur le site de Villemur-sur-Tarn, voici notre challenge à tous.

 

Franck Laborderie-Cavada

 

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par molex31340

 

"Bonjour, 

Etant salarié chez Molex, je voudrais apporter quelques précisions sur le sujet Daillet-Wiedemann.

 

Tout d’abord, je ne suis également pas un chien et je ne veux pas non plus me moquer stérilement, mais il faut aujourd’hui remettre les choses dans leur contexte.

 

Remy Daillet-Wiedemann entame sa 3eme semaine de « grève du froid » sur le parking de l’usine de Molex Villemur. (Semaine coupé puisque ce dernier est rentré chez lui le 1er WE car son épouse a accouché de leur 7eme enfants, et est également rentré chez lui ce WE pour je ne sais quelles raisons…j’ai pu constater que Rémy est revenu s’installer Dimanche soir vers 18h15).

 

Mr Daillet-Wiedemann fait le pitre devant notre usine, spectacle à sa seule initiative dont personne n'avait été mis au courant.

En effet, ce dernier est venu s'installer en déclarant qu'il avait une proposition d'un texte législatif qui vise à empêcher les délocalisations spéculatives... (Le projet du siècle certainement !) et qu’il ne bougerait pas tant que ce texte ne serait pas porté par Bayrou à l’assemblée. Mais le problème, c'est que les instances du Modem (et donc Bayrou) ne veulent pas de sa "proposition de loi"...Pourquoi, c'est la question à 10 sous... (Je n’invente rien, ces propos que l’ont pouvaient lire sur le blog www.molex-villemur.com ont étés modérés suite à la polémique que ce sujet a déclenché chez les salariés).

 

A ce titre, vous pouvez lire ce billet du Modem : http://www.citoyensdufrontonnais.com/archive/2009/01/23/c....

 

Mais qu'y a t il dans cette proposition de loi ? Personne ne le sait chez les salariés de Villemur/Tarn, c'est bien dommage !! Je me demande même si quelqu’un sait ce qu’il y a dans ce projet…(je rejoins l’analyse de cet article concernant le Modem et sa vision très à droite en terme d’économie ! Mr Daillet-Wiedemann lui-même expliquait qu’il ne veut pas interdire la spéculation, ni les licenciements, mais empêcher les délocalisations spéculatives…j’ai quand même du mal a comprendre…).

 

La moindre des choses aurait été de présenter au moins sa démarche aux salariés (ou aux représentants des salariés) pour que ces derniers puissent donner leurs avis, voir de débattre sur ce sujet en accord avec les valeurs démocrate que le Modem défend ! Nous sommes tout de même concernés dans cette affaire !!! Mais nous n’avons pas eu notre mot à dire, prendre a partie les salariés de Molex est navrant, même si dans le fond, l’intention pourrait être bonne…La récupération politique qu'elle quelle soit, les salariés de Villemur n'en veulent pas !

 

Mais visiblement, le fond du problème n’est pas là… En effet, le Modem en Haute-Garonne est en pleine déconfiture, et fait l'objet d'une mise sous tutelle de la part des dirigeants Parisiens au même moment où Daillet-Wiedemann arrivait sur le parking de Molex .

Lisez ce billet du Modem : http://www.citoyensdufrontonnais.com/archive/2009/01/25/c....

 

Vous pouvez comprendre que le doute commence à planer sur ce spectacle dont les salariés de Molex ce seraient bien passé…Spectacle dont Mr Daillet-Wiedemann connaît bien les rouages puisque, selon les informations qui étaient publiés sur son blog qu’il a ouvert pour les éléctions municipales, il a été (entres autres) successivement «traducteur et interprète, comédien pour le cinéma et le théâtre, journaliste, viticulteur, restaurateur, hôte à la ferme, et enfin artisan de production ». La aussi, je n’invente rien mais malheureusement pour moi, ces infos qui étaient encore en ligne la semaine dernière ont été retirés de son blog (on tombe sur une page qui a été vidé de son contenu)… On voit bien la aussi la transparence totale des acteurs politiques départementaux du Modem, et c’est la que je rejoint l’article de Superno, il faut se lever de bonne heure pour trouver encore des traces de cette action sur les nombreux sites du Modem existant (c’est une véritable nébuleuse, chacun fait sa petite sauce à la mode internet…).

 

Quand à la comparaison avec Lassalle, elle s'arrête là : Lasalle était député, Mr Daillet-Wiedemann n'est que président de Haute-Garonne en sursis ! Et c’est sans compter sur le caractère inconscient et dangereux de la démarche, et encore il ne fait pas trop froid en ce moment ! J’admet toute fois que la comparaison peut être valable : le caractère « givré » de ces 2 protagonistes du Modem (et vive la démocratie !!).

 

Bref, on peut facilement s'apercevoir que le Modem est en train de régler ses petites affaires devant l'usine.

 

Voila une bien triste histoire, prendre les salariés en otage de la sorte est inacceptable, et même indécent, nous n'avions pas besoin de ça.

 

Ensuite, Molex ne vire pas 25 000 personnes dans le Monde sur les 33 000 salariés actuellement. Effectivement, Molex licencie plus de 25 % de ses salariés, soit un chiffre annoncée de 9300 personnes (8200 selon d’autres sources…je me demande même si nos dirigeants le savent réellement…). Molex arrive dans le top ten des entreprises mondiale en terme de ratio de licenciements (plus d’un quart de sa force de travail, c’est vraiment pas mal !!).

 

Quand « au blog très fourni qui également été mis en place », je ne voudrais pas être un « chien et me moquer stérilement », mais franchement, le terme « très fourni » me dérange… Ce blog devrait être beaucoup plus fourni que ça puisqu’il reprend les articles de presse qui ont été publiés sur Molex (mais le fait de manière partielle, voir partiale !!), et relaye des actions comme celle de Daillet-Wiedemann alors que les salariés (ou la majorité) sont bien d’accord sur le sujet : Remy Daillet-Wiedemann devrait aller faire son spectacle ailleurs !!

 

Dommage, car ce blog est extrêmement bien diffusé au niveau médiatique (la preuve puisque vous en parlez) et aurait pu être beaucoup plus exhaustif sur les parutions médiatiques concernant Molex Villemur (même si certains sujets ne sont pas plaisant à lire… si on veut faire de l’info, faisons la correctement !).

 

Un reportage de France 3 Sud sur l’affaire Daillet-Wiedemann ici : http://fr.youtube.com/watch?v=86t0IXSNJSc"

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03.02.2009

Villemur. Les salariés de Molex veulent encore y croire

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Social. Le groupe annonce la fermeture de sites slovaques et allemands. Les salariés y voient une chance d'éviter le pire...

 

 

La nouvelle vient de tomber :Molex, sous traitant automobile, présente ces jours-ci son plan de restructuration mondiale. Et dans la foulée, la société américaine annonce qu'elle fermera ses sites d'Ettlingen, en Allemagne et celui de Kosice, en Slovaquie, où elle assure aujourd'hui une production délocalisée. Le groupe américain explique que « Molex connaît une baisse d'activité depuis 2008 » et met en avant « le chiffre d'affaire du dernier trimestre (666,7 millions de dollars) en baisse de 20,8 % » soit une perte nette de « 87,2 millions de dollars ».

 

«Une carte à jouer»

 

Cette annonce n'est évidemment pas passée inaperçue à Villemur-sur -Tarn où, depuis octobre, trois cents salariés menacés de perdre leurs emplois en juin prochain restent mobilisés.

 

Certains voient même dans la disparition de ces divisions d'Europe centrale, où devait être délocalisée l'usine de Villemur, une possible lueur d'espoir. C'est le cas de Denis Parise, représentant CGT au comité d'entreprise, qui confie : « Nous sommes aujourd'hui optimistes. Certes, il faut désormais tout revoir avec ce nouveau plan social que la direction va devoir représenter au personnel. Mais il faut savoir qu'après ces fermetures, il n'existera plus un seul site Molex en Europe. On peut donc supposer que Peugeot, par exemple, n'acceptera pas pour des raisons de coûts de se fournir seulement en Chine ou aux États Unis. On a une carte à jouer»

 

Même analyse pour le maire de Villemur, Jean-Claude Boudet, qui, sans crier victoire, considère que cette nouvelle situation est « une opportunité de défendre le site local. Et surtout de rebondir sur l'annonce faite par le gouvernement de débloquer 6 milliards d'euros pour les constructeurs automobiles. Il est indispensable que cette somme aille aussi aux sous-traitants. Il est donc urgent que le gouvernement accepte la table ronde que tout le monde attend depuis janvier ».

 

À la direction de Molex Villemur, Marcus Kerriou, cogérant de l'usine, ne voit pas l'avenir du même œil: « La situation économique se détériore. Molex pour la première fois en 70 ans d'existence perd de l'argent. Et les pronostics pour les mois à venir sont alarmants. Le temps joue contre nous. La fermeture de ces sites était impensable il y a encore quelques semaines. Il n'y aura pas de changements. »

 

L’état se désengage

 

Face à cette situation, au ministère de l'économie et de l'industrie on rappelle simplement sans mâcher les mots «que la seule stratégie reste toujours de mettre face à face salariés et direction pour négocier les conditions du plan social». Cette entreprise, ajoute-t-on au cabinet de Luc Chatel, «aurait dû prendre ses responsabilités. Elle doit maintenant assumer de ne pas avoir préparé les gens. C'est du gâchis. Aujourd'hui, l'état ne peut se substituer ni à la direction ni aux syndicats. Et il est hors de question qu'il mette de l'argent dans cette entreprise. Personne ne veut reprendre Molex!»

 

(Source : La Dépêche.fr)

17:46 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, social, molex, délocalisation, connectique, automobile, europe | |

28.01.2009

MOLEX, La machine à créer du chômeur s’emballe

Pour avoir les dernières nouvelles des salariés de Molex, je vous invite à lire cette note sur le Blog "Molex, le créateur de chômeurs" :

http://molex.unblog.fr/tag/la-machine-a-creer-du-chomeur-...

De quoi laisser perplexe ... sur ces manoeuvres ne considérant pas les Hommes, un critère qui importe peu, mais très peu, voire ... pas du tout !

De quoi trouver l'énergie pour participer au grand rassemblement citoyen du 29 janvier !

Franck Laborderie-Cavada

18:48 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, social, villemur-sur-tarn, délocalisation | |

23.01.2009

«Trop d'anciens collègues vivent dans la précarité»

Que sont-ils devenus ? Quintino Silva, l'ex- secrétaire du comité d'entreprise de Valeo.

 

 

Quintino Silva est venu à la rédaction pour dit-il « pousser un coup de gueule ». La grande majorité de ses anciens collègues de Valeo seraient aujourd'hui, dans la précarité, huit ans après la fermeture définitive de l'usine cadurcienne et il veut faire quelque chose pour eux.

 

Quintino Silva fut pendant un quart de siècle le secrétaire du comité d'entreprise de Valeo. « En 2001, j'ai été muté à Villemur et pendant six ans j'ai fait la route entre Cahors et le Tarn avant de me décider à déménager ». Il a vendu sa maison, vit en location à Bressols et travaille pour Labinal aéronautique.

« Je me considère comme un privilégié, j'ai du boulot, je vis correctement, mais quand je vois les difficultés qui sont le quotidien de ceux et de celles qui travaillaient avec moi à l'époque, cela me révolte ».

 

Cahors, Quintino Silva y est arrivé en 1970. « J'aime cette ville. Cahors, c'est ma vie ». Il a gardé dans la cité de solides attaches familiales et revient humer l'air du pays régulièrement. « Sur le marché ou en descendant le boulevard, il m'arrive souvent de croiser des anciens de Valeo. À 95 % ceux que je rencontre vivent grâce au RMI. Ils touchent 400 €, 750 € et vont aux Restos du cœur car ils n'y arrivent plus ».

 

Beaucoup, aspirés par la spirale du surendettement, dans l'incapacité de faire face aux charges envisageraient de vendre leur unique bien, leur maison. Quentino Silva décrit une situation dramatique mais se défend de vouloir en faire un sujet politique : « J'en appelle à tous les élus, il ne faut pas oublier ces personnes ».

 

Lui, n'a plus de responsabilité syndicale, mais son passé de secrétaire de CE l'incite à lancer une action collective : « Pourquoi pas une association ? ». Quentino Silva est décidé à s'investir dans cette cause qu'il pense juste : « Les gens intéressés peuvent me contacter au 0 6 21 680 546 ». Il sait les effets de la crise et le sort fragile des salariés, sa fille est l'une des 300 « victimes » de la fermeture de Molex Villemur.

 

(Source : La Dépêche.fr

19.01.2009

Le « cas Molex » représenté lors des Etats Généraux de l’Automobile cette semaine

 

Un représentant des syndicats est certes convié à participer à chacune des quatre tables rondes qui occuperont la matinée de demain aux Etats Généraux de l'Automobile. Mais ce sont surtout les grands constructeurs, Carlos Ghosn, président de Renault-Nissan, en tête qui donneront le ton et mèneront les débats. A la veille de ce tour d'horizon qui ne sera pas suivi de décisions, Bernard Thibault met l'accent sur «les répercussions sociales de la crise financière dans l'automobile comme dans beaucoup de secteurs». Le leader de la CGT aimerait que ces Etats Généraux soient l'occasion de se pencher sur le fonctionnement des entreprises. Il rappelle que «depuis 25 ans les salariés à qui l'on répète sans cesse qu'ils coûtent trop cher sont la principale variable d'ajustement». Pour lui, le «cas Molex» qu'il a évoqué par trois fois devant le président de la République, est de ce point de vue, « un cas d'école. En juillet 2008, cette entreprise qui travaille entre autre pour PSA a reçu la palme de la performance, a fait au cours du dernier exercice 1 200 000 € de bénéfice et on la délocalise au seul regard du moins disant. Ce n'est pas acceptable et il n'est jamais possible de discuter de la stratégie des entreprises qui privilégient sans cesse le court terme». Bernard Thibault souligne que «si l'on veut consommer français, il faut produire français et que, revendiquer du salaire aujourd'hui, c'est redonner du poids à la valeur travail et contribuer à changer le système».

 

 

Le leader de la CGTcraint aussi que les constructeurs français ne se présentent dans «une situation comparable à celle de leurs homologues américains, ce qui n'est pas le cas».

 

Le secteur automobile a besoin d'un plan qui lui permette d'envisager l'avenir mais il n'est pas impossible que le chef de l'Etat attende la publication des bilans financiers des entreprises le 15 février, pour annoncer les mesures qu'il préconise.

 

(Source : La Dépêche.fr)