14.06.2010
Electricité : La loi Nome votée demain
C'est demain mardi 15 juin que les députés voteront le projet de loi Nome. Un texte qui régira la nouvelle organisation du marché de l'électricité en obligeant EDF à concéder à bas prix le quart de son électricité d'origine nucléaire et qui pourrait entraîner des hausses tarifaires importantes pour les consommateurs.
La loi Nome pou Nouvelle organisation du marché de l'électricité, examinée par l'Assemblée nationale sera votée demain mardi 15 juin par les députés. Ce texte prévoit notamment « la mise el place d'un tarif régulé de base » qui va obliger EDF à céder aux autres opérateurs français de l'électricité le quart de sa production électrique d'origine nucléaire, soit100 térawattheures par an. Le Comité de régulation de l'énergie a proposé que le prix de l'accès régulé de l'électricité de base (ARB) soit établi à au moins 38€/Mwh (la CRE) quant Henri Proglio, le Pdg d'EDF, estimait qu'il faudrait fixer ce tarif à au moins 42€/Mwh pour permettre à l'entreprise publique de ne pas perdre de l'argent et de faire face à ses obligations de maintenance et d'investissements sur son parc nucléaire. Finalement, les opérateurs alternatifs bénéficiaires de l'ARB participeraient également à ces coûts, le tarif étant fixé par le gouvernement durant les trois premières années.
En conformité avec Bruxelles
Cette disposition apparaissant comme la principale du texte de loi, consacre la prédominance du nucléaire dans le système français de production d'électricité. Elle va aussi satisfaire la Commission européenne qui a engagé une procédure à l'encontre de la France qui n'a pas transposé dans son droit la directive européenne de libéralisation de l'électricité datant de 2003. Le vote de la loi Nome est aussi très attendu par les opérateurs et concurrents d'EDF qui pourront ainsi bénéficier à bas prix de l'électricité produite par l'électricien historique, et la revendre sur le seul territoire français tout en s'assurant de la réalisation de marges sur le produit de la revente. La création de l'ARB était aussi une des principales recommandations du rapport Champsaur publié en avril 2010 et qui a servi d'inspiration à l'élaboration de la loi Nome.
Quel coût pour les consommateurs ?
L'ARB est mis en place officiellement à titre transitoire, jusqu'en 2025, le dispositif ainsi que le volume d'électricité cédé pourront cependant être revus en 2015 par le Parlement. Cependant, une des principales préoccupations pour les consommateurs reste les répercussions que pourrait avoir la loi Nome sur le prix de l'électricité en France. Au mois de mai le CRE avait estimé une hausse probable des tarifs comprise entre 7,1% et 11,4% en 2010 puis entre 2011 et 2025 une hausse annuelle moyenne pouvant atteindre 3,5%. Point de vue partagé par l'Autorité de la concurrence qui, selon Les échos, estime qu'il « sera donc difficile, au moins jusqu'à la fin de 2015, aux fournisseurs alternatifs de concurrencer frontalement les tarifs réglementés dans leurs offres commerciales aux particuliers et petits professionnels ».
(Source : Developpementdurablelejournal.com)
19:20 Publié dans Thème : ENERGIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, edf, électricité, prix, tarif, augmentation |
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05.03.2010
Le secret du "recyclage" d'EDF et Areva
10:03 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, nucléaire, déchet, edf, areva |
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30.10.2009
SOCIAL - Coupures sauvages : 10 000 foyers privés de gaz et d'électricité
C'est une opération d'une ampleur « jamais vue », selon la direction régionale d'ERDF. Au moins trente communes et 10 000 foyers, de l'agglomération toulousaine mais aussi du reste de la Haute-Garonne, ont été touchés par des coupures d'électricité dans la nuit de mercredi à jeudi. La liste n'est pas exhaustive : Toulouse (Lardenne, Saint-Simon, Embouchure, Jolimont, Ginestous, Pouvourville, Sept-Deniers, Purpan), Balma, Castanet, Fenouillet, Villeneuve-Tolosane, Plaisance-du-Touch, Cugnaux, Tournefeuille, L'Union, Saint-Jean, Montaut, Mauressac, Mervilla... Une action à grande échelle que revendique la CGT, qui précise que des pannes classiques se sont ajoutées aux coupures. Le syndicat demande l'annulation des quatre licenciements prononcés à l'encontre de salariés grévistes mardi, et la fin des conseils de discipline en cours, qui font suite au mouvement social du printemps dernier. « Nous sommes en légitime défense face à une direction qui sanctionne, explique Dominique Liot, délégué CGT. Les gens doivent comprendre que nous nous battons pour l'emploi, pour un service public de qualité, et contre des décisions arbitraires, qui visent à déstabiliser le droit de grève. » Un piquet de grève est toujours installé devant la direction d'ERDF, à Basso Cambo, avec un préavis de 8 heures reconductible.
Du côté de la direction locale d'ERDF, on parle d'« actes de malveillance », commis par des individus « non identifiés », et d'un « plan exceptionnel de rétablissement de l'électricité », mis en œuvre tout au long de la journée d'hier. « Des dégradations de matériel, sur lesquelles nous portons systématiquement plainte, ont également été commises. Les coupures ont eu lieu entre 23 heures mercredi soir, et 4 heures jeudi matin (hier matin). Les premiers rétablissements sont intervenus à partir de 2 heures », continue la direction, qui présente ses excuses à ses clients « pour la gêne occasionnée ».
Le gros couac, c'est que dans certains foyers et commerces, il n'y a pas eu d'électricité pendant plus de 15 heures. Dans une partie du quartier Pouvourville à Toulouse, la lumière n'était toujours pas revenue à 19 heures, après 18 heures de coupure (lire le témoignage ci-dessous). En effet, le rétablissement des lignes s'est fait au compte-gouttes dans la journée d'hier. « Je ne sais pas si je vais avoir du courant chez moi avant ce soir », témoignait ainsi, affolée, une habitante de Fenouillet, hier peu après 17 heures. « C'est un travail de fourmi, car les coupures sont faites sur le terrain : il faut que l'information nous remonte, et ensuite que nous localisions le point de coupure pour rétablir le courant », explique la direction.
Marc Courdès, secrétaire régional CGT
Plus de 15 heures de coupure pour certains abonnés, n'est-ce pas trop ?
Effectivement, ce n'est pas admissible pour un service public. Mais si on ne peut pas avoir d'action collective face à une direction autiste, on peut en arriver à des actes individuels de désespoir.
Les coupures vont-elles continuer ?
Ce que nous voulons, ce sont des coupures courtes, symboliques. Mais nous allons réfléchir à de nouveaux modes d'action.
Que demandez-vous à travers ces coupures d'électricité ?
Nous voulons que la direction revienne sur les quatre licenciements prononcés et sur le déclassement, et qu'elle mette fin aux procédures disciplinaires en cours. Direction et syndicats ont signé un protocole d'accord en mai, suite au mouvement social. En envenimant la situation avec ces licenciements qui ne reposent sur rien, la direction porte l'entière responsabilité des coupures.
(Source : La Dépêche.fr)
12:27 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : social, edf, erdf, licenciement, manifestation, grève |
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