31.01.2011

Recrutement des ingénieurs : "C'est un jeu de chaises musicales !"

Entretiens d'embauche autour d'un apéro, smartphones à gagner... A l'heure où les chômeurs sont plus de quatre millions, les entreprises du numérique, en pleine pénurie d'ingénieurs, rivalisent d'imagination pour attirer, voire débaucher, de nouvelles recrues.

Des sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) mènent en ce début d'année dans des bars de Toulouse des séances de "speed recruiting" agrémentées de lots à gagner et inspirées du "speed dating", ces rencontres éclair organisées entre célibataires à la recherche de l'âme sœur.

Car, après avoir accusé le coup en 2009, le secteur (370.000 personnes travaillent dans l'édition de logiciels, le conseil et les services informatiques, le conseil en technologies) a renoué avec les recrutements en 2010. Et pour 2011, les projections d'embauche sont optimistes, d'après Syntec numérique, la fédération professionnelle.

En cette soirée de semaine, 300 personnes, dont de nombreux jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs, se pressent dans un bar du centre pour des entretiens "minute" avec des recruteurs du groupe Akka Technologies (5.600 salariés). Le groupe d'ingéniérie et de conseil en technologies veut recruter 260 personnes en Midi-Pyrénées en 2011 et 1.500 au total en France.

L'entreprise n'a pas lésiné sur les moyens même si elle reste muette sur le coût de l'opération: un capitaine du Stade toulousain est présent, smartphones et i-pads sont à gagner, boissons et collations sont offertes.

Dans les prochains jours, deux filiales du groupe Sogeti (services informatiques et ingénierie) organisent elles aussi à Toulouse des opérations de recrutement dans des bars, avec tablettes informatiques, consoles de jeu et places de matches de rugby à gagner.

"On est tous à la recherche de monde, la pénurie de main d'œuvre est classique et les écoles ne suffisent pas à satisfaire les besoins", explique Bertrand Souharce, un directeur régional d'Akka. "On est obligé de trouver des moyens singuliers pour faire venir les talents". La société, qui fera suivre ensuite aux candidats pré-sélectionnés un parcours de recrutement plus classique, ne cache pas qu'il lui faudra se servir chez les concurrents pour trouver du personnel expérimenté.

"Tout le monde a les mêmes CV trouvés sur les même sites internet", dit Sandra Cappelletto, responsable recrutement. "On veut essayer de toucher d'autres personnes" et celles qui travaillent déjà "pourront venir discrètement en dehors des heures de travail".

Justement, une informaticienne qui tait son nom est venue de chez Sogeti où elle trouve que son "salaire stagne". "Je viens voir si je peux obtenir un meilleur salaire et des missions plus intéressantes".

Akka comme Sogeti se défendent de vouloir faire de la "surenchère" à la rémunération et disent vouloir jouer plutôt sur l'intérêt du travail proposé.

"La concurrence entre sociétés, c'est de bonne guerre", dit Sophie Paradowski chez Sogeti High Tech. "Mais on tente plutôt d'attirer par des projets nouveaux".

"C'est un jeu de chaises musicales", commente Franck Laborderie-Cavada, délégué CGT chez Akka informatique et systèmes. Si le "turnover s'est rééquilibré" en faveur des salariés, avec une multiplication des ruptures conventionnelles à leur initiative, "il y a un fossé énorme entre cette énergie mise à recruter et le manque d'énergie pour garder les salariés déjà en place".

Il met en particulier en cause un "gel des salaires en vigueur depuis deux ans". Pour Noël Lechat, secrétaire général de la Fédération CGT concernée, ces opérations de recrutement masquent également le fait que "l'on est dans une profession où l'on jette facilement les gens dès qu'on en a plus besoin" et où les plus de 40 ans ne sont pas légion.

(Source : AFP – Actu.voila.fr)

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26.05.2010

Insertion par l'environnement : 50 % de réussite

IPE environnement a trouvé son rythme : la moitié des personnes qui passent par ses chantiers d'insertion trouvent un emploi à la sortie. L'association maintient ce cap depuis près de vingt ans.

Un sur deux. En 2009, sur 31 personnes qui ont bénéficié des chantiers d'insertion d'IPE environnement, 17 ont trouvé un emploi. Soit près d'un sur deux, « un résultat que l'on retrouve chaque année », apprécie Yann Brun, directeur de l'association.

Lors de l'assemblée générale qui s'est tenue la semaine passée, le président Jean-Claude Louvet a signalé l'allongement général de la durée des chantiers. « En moyenne dix mois contre six précédemment », précise le directeur. « Ce qui permet de mieux travailler les projets des bénéficiaires. »

Collectivités commanditaires. Dans 95 % des cas, les commanditaires des chantiers sont des collectivités, notamment la Ville de Saint-Lô. « Nous ne travaillons qu'avec 5 % de particuliers », une proportion que l'association n'envisage pas de modifier.

Budget stabilisé. En déficit en 2008, IPE environnement a retrouvé en 2009 un léger excédent, avec un budget un peu moins d'un million d'euros. « Nous sommes à l'équilibre », tempère Yann Brun. « La baisse du carburant nous a permis de souffler, de même que l'augmentation de l'aide de l'État pour la main-d'œuvre. »

Président reconduit. Le président Jean-Claude Louvet a annoncé son souhait de rester encore un an à ce poste. Deux nouveaux membres sont entrés au conseil d'administration : Régis Lepas (élu de la communauté de communes de Tessy) et Alexandra Marquet.

Bois l'hiver, désherbage l'été. Projet initié en 2008, IPE environnement a démarré sa formation autour de la filière bois, « avec l'association Écobois. Dix-huit personnes ont travaillé sur un de ces chantiers, que l'on organisera plutôt en hiver. »

Les chantiers d'été, ce sont les opérations de désherbage alternatif, principalement thermique (à l'aide d'une sorte de gazinière à l'envers), avec renfort de gros sel sur tous les herbes à racines.

Voies vertes surveillées. IPE environnement vient d'être chargée par le conseil général de l'entretien des 240 km de voies vertes du département, chemin de halage et ancienne voie ferrée. Un contrat de quatre ans.

Territoire étendu. L'activité s'est développée sur le secteur du pays coutançais. L'association dispose de fait d'un plus grand nombre de places sur ses chantiers : 51, avec 18 permanents. Parmi ses derniers projets, réalisés ou en cours, « la vallée verte à Saint-Ébremond-de-Bonfossé, le parcours de pêche de Quibou ou encore la ceinture verte de Marigny ».

Passerelle remontée. Une équipe, dirigée par Jacques Dudouit, chef de chantier, est à pied-d'oeuvre dans le vallon de la Dollée. « Nous remontons la passerelle sur la mare, ainsi que des petits ponts et un escalier. Ce chantier nous a été commandé par la Ville et nous devons le boucler rapidement : il doit être achevé pour le festival Les Hétéroclites. »

(Source : Ouest-france.fr)

11:19 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, emploi, environnement | |

07.05.2010

Airbus : vers une sortie de crise

Hier [ndlr : le 5/05/10] c'était l'heure des consultations chez les cinq syndicats (FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT et CGT) d'Airbus. Après une nuit d'intenses négociations qui se sont terminées aux environs de 23h, l'intersyndicale est repartie avec un projet d'accord salarial. Les dernières propositions de la direction (notre édition d'hier) dont la principale mesure est une augmentation de 2,5 % (contre 1,5 % initialement proposé) ont été rapportées aux différents conseils syndicaux composés notamment des délégués du personnel. « Nous nous étions fixé 2,5 % comme objectif. C'est un niveau acceptable d'autant que la direction a abordé sans tabou des questions qui dépassent la simple question salariale » réagissait hier Françoise Vallin (CFE-CGC). Pour elle, « on ne doit plus parler de conflit avec ce qu'on a obtenu ».

En effet, Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, est arrivé avec des mesures pour doubler le nombre de promotions, une prime de 500 euros, l'embauche d'intérimaires... : « Je suis optimiste. Cet accord contient beaucoup de choses qui vont dans le bon sens. Les syndicats ont tous les éléments pour conclure un accord dont ils peuvent être fiers. Les négociations qui sont la culture de la maison ont payé » déclarait le DRH, hier.

C'est un peu l'esprit qui anime la CFTC. « La prime de 500 € représente 1,9 % de la masse salariale. Si on les rajoute aux 2,5 %, les Airbusiens s'en sortent plutôt bien. Notre syndicat prendra une décision d'ici lundi mais il y a de vraies avancées » confie Marina Lensky (CFTC). Avec le package proposé par la direction, Airbus sera l'entreprise à la politique salariale la plus généreuse dans le secteur aéronautique. Jean-François Knepper, le leader FO, s'en remet à la base : Mais « on va prendre le temps de la consultation et de l'explication auprès des salariés. Ce sont les syndiqués qui vont décider ». De leur côté, la CGT n'a jamais signé aucun acord et la CFDT n'avait pas signé la hausse de 3,5 % en 2009. La direction attend une réponse le 12 mai.

(Source : La Dépêche.fr)

11:35 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, manifestation, airbus, emploi, salaire | |

06.05.2010

Les patrons de Molex condamnés pour entrave au comité d'entreprise

Les deux patrons de Molex Automotive, le directeur général Philippe Fort et William Brosnan, co-gérant de l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), ont été condamnés jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Toulouse à six mois de prison avec sursis pour "entrave au fonctionnement régulier du comité d'entreprise".

Un jugement conforme aux réquisitions du parquet qui poursuivait les dirigeants de cette filiale du groupe américain Molex Inc, spécialisée dans la connectique automobile, pour "avoir entravé le fonctionnement du CE en ne respectant pas les règles relatives à son information et à sa consultation préalable".

La direction a annoncé la fermeture du site de Villemur-sur-Tarn le 23 octobre 2008 et, le mois suivant, des salariés de l'usine ont déposé plainte car "la direction n'avait ni informé ni consulté le CE de son intention de fermer l'usine alors que la décision était prise depuis plusieurs mois".

Au cours du procès, le 6 avril dernier, le président du tribunal correctionnel a lu plusieurs auditions de cadres de Molex qui reconnaissaient avoir contracté un "pacte de confidentialité" en février 2008, s'engageant à ne pas "ébruiter la nouvelle" du projet de fermeture, moyennant une prime.

"Nous sommes satisfaits", a réagi jeudi Denis Parise, ancien secrétaire du CE (CGT) de Molex. "La justice vient de reconnaître que la direction a été totalement illégale et malhonnête. Nous avons toujours dit que c'étaient des bandits. Aujourd'hui, c'est prouvé".

"Maintenant, va se poser le problème des licenciements", a noté le syndicaliste, lui-même licencié le 26 mars. "Puisque la direction n'a pas averti le CE en temps voulu, cela veut dire que le plan de licenciements n'est pas valable. Dans ce cas-là, on pourrait demander la réintégration auprès des tribunaux".

Me Jean-Marc Denjean, avocat du comité d'entreprise, a de son côté jugé "important que le tribunal correctionnel confirme que l'on a affaire à ce que l'on peut appeler des patrons voyous puisqu'ils sont condamnés et qu'ils sont des délinquants".

En revanche, les avocats des deux prévenus, Me Laurent de Caunes et Me Laetitia Fayon-Boulay, qui avaient plaidé la relaxe, estiment que ce jugement est "contestable" et "susceptible d'appel".

"Les dirigeants de Molex ont agi en conformité avec le droit et en conformité avec leur conscience dans l'intérêt collectif, dans l'intérêt général et sous la pression de nécessités économiques", a déclaré à l'Associated Press Me Laurent de Caunes. "Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour respecter la loi et la procédure".

Dans un communiqué diffusé jeudi après-midi, l'entreprise américaine Molex Inc a annoncé qu'elle "continue de soutenir les cadres supérieurs de sa filiale de Villemur-sur-Tarn après la décision décevante du tribunal correctionnel de Toulouse".

La direction du groupe estime par ailleurs qu'"ils ont agi de bonne foi et conformément à la législation et la réglementation françaises". Elle précise que le 26 mars dernier, le ministère du Travail avait reconnu la raison économique invoquée par Molex pour la fermeture du site et que "suite au jugement, les deux dirigeants de Molex décideront, oui ou non, de faire appel".

L'usine Molex de Villemur-sur-Tarm a fermé ses portes en octobre 2009, entraînant le licenciement de la majorité des 283 salariés.

Ces derniers s'opposaient depuis plusieurs mois à cette décision, estimant que le site était économiquement viable. Le 15 septembre 2009, le fonds d'investissement américain HIG avait signé une reprise partielle de l'activité de l'usine et s'était engagé à reprendre entre 20 et 60 salariés la première année.

Le site compte actuellement un effectif de 35 personnes. AP

(Source: fr.news.yahoo.com - Associated Press)

05.05.2010

Emploi, salaires : la direction d'Airbus lâche du lest

L'ultime réunion de négociation entre la direction d'Airbus et l'intersyndicale a permis une amélioration substantielle de la politique salariale 2010 pour les salariés non-cadres. La direction de l'avionneur a proposé hier un package global pour parvenir à boucler ce dernier round de discussions.

Alors qu'en fin de journée, le curseur de l'augmentation de l'enveloppe salariale était passé de 1,9 % à 2,3 % Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, a proposé dans la soirée une hausse de 2,5 % conditionnée à la signature d'un accord par les syndicats. à cette hausse s'ajoute également une prime exceptionnelle de 500 € pour l'ensemble du personnel d'Airbus en France versée avec le salaire du mois de mai.

Dans le détail, l'augmentation de 2,5 % se décompose en une augmentation générale rétroactive au 1er mars de 1 % et d'une augmentation individuelle de 1,5 %. Par ailleurs, sous la pression des syndicats, la direction d'Airbus a accepté une revalorisation du salaire plancher pratiqué chez Airbus. Il bénéficiera d'une augmentation de 2 % pour passer de 1 510 € à 1 540 €.

Par ailleurs, afin de se prémunir d'une éventuelle flambée des prix, la direction d'Airbus annonce une « mesure générale visant à compenser un éventuel dérapage de l'inflation sur l'année », autrement dit, une clause de rendez-vous avec les syndicats.

Des mesures pour l'emploi

Si avant la réunion d'hier plusieurs leaders syndicaux étaient confiants quant à un accord sur le niveau des hausses de salaires, les inquiétudes portaient sur les mesures en faveur de l'emploi. Jean-François Knepper (FO) déclarait à l'entrée de la réunion : « Nous voulons des engagements chiffrés sur les volumes des embauches pour 2010. » En réponse, Thierry Baril s'est borné a rappelé que parmi les 1 500 recrutements prévus cette année au sein d'Airbus, environ 700 d'entre eux seront réalisés sur les sites français alors que plusieurs syndicats évaluent les besoins à 1 000 postes. « Nous connaissons les perspectives de plan de charge avec l'entrée en industrialisation de l'A350, la montée des cadences de l'A320 qui nécessitent des embauches » précisait hier Jean-François Knepper. Cela dit, un effort particulier sera consenti sur la population des compagnons, techniciens et agents de maîtrise avec 250 recrutements au cours des douze prochains mois. Par ailleurs, le nombre de promotions réservées aux ouvriers et techniciens d'ateliers sera doublé en 2010. Enfin, les intérimaires se verront proposer exceptionnellement une entrée définitive dans la société.

La réponse des syndicats n'était pas encore connue dans la nuit mais ils doivent consulter dès aujourd'hui les salariés pour valider ou non l'accord. La direction donne jusqu'au week-end de l'Ascension pour signer cet accord, sans quoi les mesures se résumeraient à une hausse de 2,3 % (+ prime 500 €). Par ailleurs, l'accord pour les cadres était encore en négociation hier soir.

A380 : des commandes en 2012

Le patron du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Louis Gallois, a estimé hier qu'il faudrait attendre fin 2011 ou début 2012 pour qu'Airbus enregistre des commandes « significatives » pour son avion très gros porteur A380. « Les compagnies aériennes doivent d'abord se remettre de la crise. Les commandes d'A380 ne deviendront significatives probablement qu'à fin 2011 ou début 2012 » a-t-il prédit. Le patron d'EADS a toutefois ajouté qu'il était « absolument convaincu » que l'avion très gros porteur A380 sera « un succès ».

Lundi, Fabrice Brégier, numéro 2 d'Airbus, avait confirmé que 20 exemplaires du superjumbo seraient bien livrés en 2010 aux compagnies clientes. L'an dernier, Airbus avait tablé sur la livraison de 14 A380 pour au final ne parvenir à faire sortir de la chaîne d'assemblage Jean-Luc Lagardère que dix unités du très gros porteur. L'industrialisation des différentes configurations de cabine étant plus longue que prévue.

(Source : La Dépêche.fr)

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03.05.2010

Grève chez Airbus : rendez-vous décisif cette semaine

Tout se jouera demain dans le conflit qui oppose syndicats de salariés et direction d'Airbus sur les hausses de salaires et l'emploi. Après une semaine de grève tournante et de blocage du poste C40, stratégique pour les usines toulousaines, le temps du dialogue a repris ses droits.

Réunion demain à 15 h 30

Vendredi la direction a accepté de revoir dès demain après-midi les délégués de l'intersyndicale (FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC et CGT) sur les augmentations de salaires. Un retour à la table des négociations qui n'a été rendu possible que par l'arrêt de la grève tournante et par la levée du piquet que tenaient les salariés grévistes à l'entrée du hall de déchargement des avions cargos Belugas. En échange de ces concessions, la direction de l'avionneur, a abandonné les menaces de poursuite judiciaires un temps envisagé à l'encontre des salariés grévistes qui bloquait le poste C40.

Du coup dès vendredi 15h, l'intersyndicale a appelé à l'unanimité à la reprise du travail et à la levée du blocage des Belugas. Demain, elle réitérera sa demande de 3,5 % d'augmentation accompagnée de centaines d'embauches. De son côté, la réunion de demain sera « la dernière » selon Thierry Baril, le directeur des ressources humaines. Sur la question des salaires les syndicats veulent croire à un geste : « Forcément, les propositions de la direction seront supérieures à 1,9 %, a anticipé Jean-François Knepper (FO), sans quoi elle ne convoquerait pas ses interlocuteurs sociaux ». La barre des 2 % devrait être franchie demain.

Sur l'emploi, selon nos informations, sera présentée aux partenaires sociaux la ventilation européenne des 1 500 embauches prévues en 2010. Pour Françoise Vallin (CFE-CGC), la direction devra prendre des engagements fermes sur ce point mais elle n'entend pas lever la pression. En cas de désaccord, la grève pourrait reprendre rapidement.

(Source : La Dépêche.fr)

15:06 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, airbus, toulouse, salaire, emploi | |

23.04.2010

Airbus en grève ce matin

Alors qu'une nouvelle réunion sur les augmentations salariales pour 2010 se tient aujourd'hui chez Airbus entre direction et syndicats, un appel à un débrayage d'1 h 30 a été lancé dans les usines. C'est la proposition de la direction d'Airbus d'augmenter les salaires de 1,5 % qui a mis le feu aux poudres après des hausses de 3,5 % l'an dernier.

Rassemblement devant les usines

Réunis en intersyndicale (FO, CFTC, CFDT, CFE-CGC et CGT), les représentants des salariés ont appelé les salariés d'Airbus à débrayer ce matin de 10 heures à 11 h 30 pour soutenir leurs délégués en réunion de négociation avec la direction. Des rassemblements sont prévus devant les différents sites de l'avionneur.

Par ailleurs, les cinq syndicats ont demandé dès hier à tous les salariés Airbus à Toulouse mais aussi à Nantes et Saint-Nazaire de ne respecter que le strict minimum des obligations sur les horaires de travail. Autrement dit : à 17 heures il n'y aura plus personne dans les usines de l'avionneur.

Pour continuer à mettre la pression sur la direction, l'intersyndicale a également déposé « un mot d'ordre de grève pour tous les samedis jusqu'à nouvel ordre ». Au-delà des salaires, les revendications portent aussi sur l'emploi afin de faire face à la surcharge de travail. « En Allemagne, on donne le choix aux salariés entre les augmentations de salaires ou les embauches. Nous, on nous propose même pas » a réagi Jean-François Knepper (FO). Outre-Rhin, Airbus recrutera environ 800 personnes en 2010. Pour l'instant, l'intersyndicale n'a pas réussi à faire amender la position de la direction ni sur les salaires, ni sur l'emploi.

Cette dernière n'a pas souhaité commenter hier ces revendications alors que la réunion se tient ce matin avec les partenaires sociaux de l'entreprise. Par ailleurs, on a appris hier que l'Allemagne pourrait réduire sa commande d'A400 M pour faire face aux surcoûts du programme.

(Source : La Dépêche.fr)

15:15 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, salaire, airbus, augmentation, emploi | |

Un site pour l'emploi sportif

Vous êtes un entraîneur de rugby à la recherche d'un club ? Vous voulez sponsoriser une équipe de football amateur ? Alors allumer votre ordinateur et connectez-vous sur www.sportsandjobs.com. Créé il y a un an par un couple de Toulousains, ce site s'attache à mettre en relation les acteurs du marché de l'emploi du sport amateur. «Toutes les annonces qui tournent autour du monde sportif sont les bienvenues. Les clubs peuvent poster des annonces pour recruter du personnel par exemple, mais les joueurs à la recherche d'une équipe peuvent aussi se connecter pour déposer leurs candidatures», explique Nathalie Martin, qui a créé le site avec son mari, Nicolas. À ce jour, 260 internautes se sont inscrits sur sportsandjobs.com, et plus de vingt disciplines sont répertoriées.

(Source : La Dépêche.fr)

09:21 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, social, annonce | |

23.02.2010

Et les Molex ? 228 toujours en galère.

Les 228 salariés pris en charge retrouvent peu à peu le chemin de la confiance, premier pas vers un difficile retour à l'emploi.

Y-a-t-il une vie professionnelle après Molex ? Jour après jour, les salariés licenciés de l'entreprise de Villemur-sur-Tarn, s'efforcent de le démontrer, avec l'aide de la cellule de reclassement installée sur place. 228 Molex (on les appelle encore ainsi, bien sûr) sont pris en charge depuis le 5 octobre dernier par cette cellule pilotée par le cabinet Sodie, dans le cadre du dispositif légal prévu par le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

L'un de ces fameux plans dont l'intitulé provoque encore amertume et ironie sur place. Faut-il le rappeler ? Les Molex ont d'abord perdu leur emploi, licenciés pour la quasi-totalité, après un long et douloureux conflit avec la direction américaine du groupe. Une lutte devenue en 2009 emblématique du combat contre les délocalisations.

« Le rapport de force final nous a été défavorable, mais il faut que le monde ouvrier continue de se battre », explique Eric. Lui, 29 ans de Molex, son épouse Michèle, 30 ans de boîte. Tous les deux d'un coup privés de travail. Sous le choc, comme leurs collègues. La décompression après tant d e mois de pression : « chape de plomb, coup de fatigue, glisse sobrement Eric. Dans ce cas-là, l'important, c'est de repartir ».

« sortir du tunnel »

Se reconstruire, repenser à l'avenir : « Nous avons trouvé en arrivant une population avec une forte ancienneté dans l'entreprise, des gens très usés, très désabusés par le conflit. Il a d'abord fallu les sortir de cette morosité », explique André Bergugnath, directeur régional du cabinet Sodie. Réunions d'infos, ateliers thématiques. Réapprendre à croire en soi, en sa force de travail. Car on en était là : « D'abord, leur faire prendre conscience que les compétences des Molex sont reconnues sur le territoire. Ensuite, leur montrer qu'ils peuvent aussi faire autre chose », confie le pilote de la cellule.

Retrouver un emploi ? Impossible sans d'abord « sortir du tunnel, enterrer les vieilles blessures, revenir à une démarche active », explique François Delestre, consultant pour Sodie. Avec un chemin balisé pour retrouver la confiance : « Rédiger un CV, une lettre de motivation, préparer un entretien, éviter d'être candide, cela s'apprend », explique ainsi Jacques Aso, ex-Molex et conseiller municipal.

« leur image est bonne »

Et ce n'est pas du luxe, car rechercher du travail, c'est souvent du boulot à temps plein : « D'ailleurs, je reçois des lettres de stagiaires même le dimanche », sourit un consultant, ravi de cette motivation retrouvée. « Des consultants à l'écoute et proche de nous », relève un stagiaire en formation. « Cela fait trois mois qu'on se connaît, confirme Marie-Claude, immergée avec ses collègues dans la cellule « délocalisée » de Villemur. On les soutient, on les entraîne, on remobilise leurs ressources. Ils ont des atouts ! »

Certes, mais le marché de l'emploi reste en capilotade. Et après un si long conflit, l'ex-Molex, candidat à l'emploi, craint toujours de tomber sur un patron frileux.Un argument qui s'estompe, estime aujourd'hui André Bergugnath : « Ils ont une image très bonne. Dans aucune des entreprises visitées, je n'ai senti de réserve pour prendre des gens de Molex ».

Comment réinscrire le salarié licencié dans une démarche active ?

«Au départ, le salarié a besoin de se confier, de s'exprimer. On fait alors et d'abord un CV d'expérience, explique François Delestre, consultant qui intervient auprès des Molex. Une phase importante pour que le salarié exprime son savoir-faire mais ce CV est tourné vers le passé, parfois teinté de nostalgie. Il faut donc très rapidement enchaîner sur un CV de compétences tourné vers l'avenir qui dit au recruteur non pas «j'ai fait» mais plutôt «je suis en capacité de faire». Il s'agit alors de mettre en valeur ce que la personne sait faire. Et souvent en facilitant la prise de conscience de compétences que la personne ignore ou minimise. Ainsi quand on est capable, par exemple, d'animer un club de foot, ce n'es t pas rien ! L'intérêt du CV de compétences, c'est en plus qu'il est modulable en fonction de l'offre.»

228 salariés en congé de reclassement

Le nombre de salariés de Molex pris en charge par la cellule de reclassement pilotée par le cabinet Sodie est de 228. Ces salariés sont actuellement et depuis leur licenciement en « congé de reclassement » pour une période de 9 mois. En clair, ils ne pointent pas à Pôle emploi et ne perçoivent pas d'indemnités de chômage. En revanche, ils perçoivent durant toute cette période transitoire une allocation de remplacement versée par l'entreprise. Au bout de neuf mois, s'ils n'ont pas retrouvé du travail, ils basculent dans le régime du chômage. A noter que s'ils ne sont pas demandeurs d'emploi au sens statistique, ils le sont forcément dans la réalité, l'objectif d e la cellule de reclassement étant précisément le retour à l'emploi des personnes prises en charge...

Où en sont-ils aujourd'hui

Le dernier bilan effectué fin janvier par la commission de suivi constitue une bonne photographie de la situation des Molex, quatre mois après la mise en place de la cellule.

36 CDI (contrats à durée indéterminée)dont 11 chez VMi, le «repreneur».4 CCD (contrats à durée déterminée) ou en intérim de plus de six mois. 15 détachements mis à disposition des entreprises en période d'essai. 3 ont crée leur activité (boutiques CD, vêtements, vente sur marché). 15 sont en cours de créationd'activités (couture, maraîchage, plomberie, restauration, taxi...) 24 en formation longue durée diplômante et qualifiante de huit à dix mois (concours ingénieur, BTS opticien, entretien espaces verts). 110 en formation courte de moins de quatre mois (informatique...).21 en cours de réflexion sur leur projet personnel.

Par ailleurs, 27 personnes aux situations diverses ont choisi de ne pas être «accompagnées» par la cellule et 23 salariés, titulaires de mandats syndicaux, élus du personnel, n'ont pas été licenciés conformément à la loi.

(Source : La Dépêche.fr)

05:59 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, emploi, molex | |

04.02.2010

Emploi : les discriminations progressent selon la Halde et l'OIT

La HALDE et l'OIT ont publié le 3ème baromètre sur les perceptions des discriminations dans les entreprises et la fonction publique. Les résultats confirment une hausse du nombre de victimes depuis la première édition, en 2008. L'origine demeure le motif principal, suivi de la grossesse et de l'âge.

Premier domaine de discrimination (50% des saisines), l'emploi fait l'objet depuis 2008 d'un baromètre réalisé par la Halde et l'OIT auprès de salariés du privé et d'agents de la fonction publique. L'édition 2010 montre une nette progression du nombre de victimes : 36 % des salariés du secteur privé affirment avoir subi une discrimination, alors qu'ils étaient 28 % en 2008 et 25 % en 2009. L'origine ethnique reste le motif principal, (32%), suivi de la grossesse (31%), de l'âge (30%), de l'apparence physique (28%), et du sexe (26%).
L'étude, qui met l'accent cette année sur les inégalités hommes femmes, fait un focus particulier sur les femmes "licenciées sans ménagement après avoir révélé leur grossesse". En 2009, 250 femmes dans ce cas ont saisi les prudhommes, et ont obtenu des indemnités allant de 15 000 à plus de 200 000 euros.

Sur les autres critères, les résultats diffèrent entre secteur  privé et secteur public, où après la grossesse, les agents déclarent avoir été victimes de discrimination en raison de leur âge (26%), de leurs convictions politiques ou syndicales et du sexe (22%).
S'agissant des personnes qui ont été témoins de discriminations, leur nombre progresse également de manière très nette dans le secteur privé : 42% en 2010, contre 38% en 2009 et 31% en 2008. 38% d'entre eux citent l'origine ethnique comme principal critère de discrimination observé.
Fait notable, les directions sont citées comme principaux auteurs de discrimination par 46% des salariés du privés, devant leur responsable hiérarchique direct (42%), montrant ainsi que la discrimination peut être le fait d'une organisation et pas seulement d'individus isolés. Un constat qui rejoint celui du harcèlement moral, de plus en plus reconnu comme « organisationnel ».

Forte autocensure

Si la perception des discriminations augmente, l'autocensure reste forte et progresse même depuis 2009. Face à une discrimination, 40% des salariés du privé n'ont en effet rien dit (32% en 2009), ils sont 31% dans les fonctions publiques (27% en 2009). Par ailleurs, ce sont les syndicats qui sont le plus identifiés pour intervenir (68%), la Halde étant citée par 41% des salariés du privé et  le dépôt d'une plainte aux prud'hommes par 38% d'entre eux. Mais en  la matière, c'est surtout un  sentiment de résignation qui domine : 66% des victimes dans le public et 55% dans le privé pensent qu'agir « n'aurait rien changé ». La crainte -de représailles de la part des auteurs ou d'aggraver la situation- est également exprimée par 22% des  victimes dans le public et 28% dans le privé, ainsi que le sentiment d'être démunis, surtout dans le privé (28%).

Comment agissent les entreprises ?

La Halde, qui cherche également à développer depuis sa création en 2005, une approche « collaborative » avec les 250 plus grandes entreprises sur la discrimination, publie les réponses  des 174 d'entre elles qui ont joué le jeu en répondant aux questions de la Halde sur leurs politiques. 
Comme pour les éditions précédentes du guide ( Des pratiques pour l'égalité des chances : que répondent les entreprises à la HALDE ? ), il apparaît que les entreprises pratiquent un certain  décalage entre discours et actions.

« Deux types d'actions sont toujours largement cités par les entreprises : les actions de formation et de sensibilisation sur les discriminations et la conclusion de partenariats pour favoriser l'égalité des chances », souligne la Halde. En revanche, la négociation d'accords sur le sujet, la mise en œuvre de procédures d'alerte interne et la prise en compte de la non discrimination dans l'évaluation des managers,  mais également dans les relations avec les fournisseurs et prestataires,  sont autant de sujets qui « stagnent, voire régressent ». 


S'agissant des discriminations femmes-hommes, la Halde souligne ainsi « qu'en dépit d'un arsenal législatif important et de nombreuses ressources et outils à disposition, les inégalités de situations entre les femmes et les hommes restent marquées ». Actuellement, les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes et le temps presse car d'ici décembre 2010, les écarts de salaire H/F doivent disparaître conformément à la loi du 23 mars 2006. Les entreprises ont encore beaucoup à faire : parmi les 174 entreprises ayant répondu à la Halde, 83 ont signalé la signature d'un accord sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes soit seulement 48%, alors même qu'il s'agit d'une obligation légale ; 16 seulement possèdent le Label Egalité (soit 11%) ; et 27 ont signé la Charte de la parentalité lancée en avril 2008 (16%).

(Source : novethic.fr)

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23.12.2009

Freescale : présentation officielle d'un plan de 821 licenciements

La direction de l'usine de composants électroniques Freescale de Toulouse a présenté hier au comité central d'entreprise le détail d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de 821 emplois d'ici fin 2011.

Le groupe américain avait annoncé le 23 avril qu'il comptait arrêter la fabrication de puces électroniques à Toulouse en raison de la crise automobile et de l'obsolescence de ses produits.

Cet automne, une intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, majoritaire à la fabrication, a mené une grève de 5 semaines, ponctuée d'actions spectaculaires et de séquestrations de dirigeants, pour des « indemnités décentes ». L'alliance FO-UNSA-CGC, globalement majoritaire dans cette entreprise comptant de nombreux cadres et techniciens, ne s'y était pas associée.

La direction, dénonçant des violences, a voulu licencier deux délégués. « L'inspection du Travail a annoncé aujourd'hui

[NDLR : hier] qu'elle rejetait cette demande injustifiée, mais la direction peut encore se ridiculiser en faisant appel devant le ministre du travail », a déclaré un délégué. Selon ce syndicat, « les justifications économiques de fermeture devant le CE ne cadrent pas avec la situation réelle et le plan social n'offre pas de véritable accompagnement ». La direction de l'usine n'a pu être contactée mardi après-midi, mais elle s'était déjà « engagée à ce que les licenciés retrouvent un CDI ». Le PSE reprend la promesse faite lors de la grève d'une indemnité plancher de 40 000 euros en dessous de 20 ans d'ancienneté et de 50 000 euros au dessus. Freescale vient de se séparer de sa téléphonie mobile à Toulouse (250 emplois) et devrait conserver moins de 500 personnes dans la ville en 2012, contre 1 600 au début 2009.

(Source : La Dépêche.fr)

08:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, licenciement, toulouse, emploi, freescale | |

17.12.2009

FRONTON - Formation de neuf salariés de l'association AVIE

L'Avie est une association d'aide à l'emploi à but non lucratif, conventionnée par l'état en Haute-Garonne et en Tarn et Garonne. Entreprise de l'économie solidaire présente sur le territoire depuis 10 ans, l'Avie offre en permanence du travail salarié à une centaine de personnes qui sont mises à la disposition des nombreux clients faisant appel à ses services: ménage, repassage, garde d'enfants, jardinage... mais aussi remplacements de personnel dans les collectivités ou les entreprises. L'Avie agit toujours en partenariat avec les collectivités locales et les acteurs sociaux du territoire.

En parallèle des missions de travail, l'association accompagne et forme les personnes qu'elle accueille, pour les aider à se professionnaliser dans les tâches d'entretien de la maison et dans les relations avec les clients. Grâce au partenariat avec Agefos PME, trois sessions ont pu avoir lieu à Villemur, à Montauban et ce mois ci à Fronton.

Dans un local mis à disposition par la municipalité, les salariées ont pu alterner séances théoriques et apprentissage des techniques professionnelles de base pour les métiers des services à domicile. Des attestations étaient remises par Elisabeth Brocco adjointe au maire en charge des affaires sociales, en présence de la directrice de l'AVIE Martine Boehier.

(Source : La Dépêche.fr)

21:03 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avie, social, emploi, travail, fronton | |

14.11.2009

Près de 400.000 emplois détruits en France entre début 2008 et mi-2009, selon l'INSEE

La crise économique s'est traduite en France par des destructions d'emplois massives, près de 400.000 entre début 2008 et mi 2009, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) qui publie vendredi son rapport annuel, "France, portrait social".

Les pertes d'emplois ont concerné en 2008 l'ensemble des secteurs marchands, dont l'industrie, la construction, le commerce, l'intérim, en lien "avec la dégradation de l'activité survenue au deuxième trimestre", explique l'INSEE. L'intérim, jusqu'au premier trimestr e 2009, a enregistré des "pertes historiques".

L'industrie, qui perdait en 2006 et 2007 "moins d'emplois que par le passé", est revenue en 2008 sur un "rythme très élevé de destructions d'emplois". La construction n'a pas été épargnée, et continuait à perdre des emplois début 2009.

Conséquence, le taux de chômage a augmenté, passant de 7,1% en France métropolitaine début 2008 à 9,1% au deuxième trimestre 2009 (9,5% avec les départements d'Outre-Mer), touchant près de 2,6 millions de personnes. Le chômage partiel, parallèlement, à très fortement augmenté: de 30.000 personnes début 2008 à 320.000 au deuxième trimestre 2009.

Les jeunes ont été "particulièrement touchés" par la hausse du chômage. Le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est passé de 17,4% à 20,7% entre le premier et le quatrième trimestre 2008. Début 2009, le chômage des jeunes a continué d'augmenter, atteignant 23,9% au deuxième trimestre, "le taux le plus élevé depuis plus de trente ans".

La dégradation du marché du travail, le "pic d'inflation exceptionnel" au premier semestre 2008, ont fait "nettement" ralentir les salaires réels. La hausse des prix, par ailleurs, a freiné la progression du pouvoir d'achat des ménages, qui a augmenté de seulement 0,6% en 2008, après une hausse de 3,1% l'année précédente.

"C'est la hausse la plus faible" depuis 1996, note l'INSEE, dont le "portrait social" dresse une photographie générale du pays dans toutes ses dimensions -emploi, revenus, démographie, conditions de vie ou éducation- et décrit les inégalités de situation.

En matière de revenus, par exemple, les 1% de salariés à temps complet les mieux rémunérés du secteur privé, soit 133.000 personnes, ont disposé, en moyenne, d'un salaire brut de 215.600 euros en 2007. Cela représente près de sept fois le salaire moyen de l'ensemble des salariés à temps complet du secteur privé (31.974 euros).

Les très hauts salaires ont plus augmenté que les autres du privé sur la période 1996-2007. Ces "très hauts salaires", sont essentiellement des hommes (87%) et des cadres/dirigeants (95%). Trois secteurs en concentrent plus de la moitié, celui du conseil et de l'assistance, les activités financières et le commerce de gros.

A l'autre extrémité de l'échelle, huit millions de personnes vivaient la même année sous le seuil de pauvreté, correspondant à un niveau de vie inférieur à 908 euros par mois.

Selon l'INSEE, il faudra en définitive "du temps" pour mesurer précisément l'ensemble des conséquences de la crise. Le redémarrage de l'emploi est effet "retardé par rapport à celui de l'activité", et les perspectives à court terme pour le chômage "restent mauvaises". On constate aussi que les personnes déclarant des découverts bancaires "très fréquents" ou des difficultés à boucler leur budget "sont plus nombreuses qu'en début d'année 2009".

La France, selon son "portrait social", comptait 64,3 millions d'habitants au 1er janvier 2009. L'espérance de vie pour les femmes dépasse 84 ans, et 77 ans pour les hommes. Plus de sept jeunes sur dix d'une génération atteignent le niveau du baccalauréat. AP

(Source : tempsreel.nouvelobs.com)

01:32 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, emploi, marché du travail | |

03.11.2009

Seniors : les entreprises ont deux mois pour échapper à la sanction

Deux petits mois. C'est le temps qu'il reste aux entreprises pour signer avec leurs syndicats un accord «en faveur de l'emploi des seniors» ou, à défaut, si les négociations ont bien eu lieu mais ont échoué, pour définir elles-mêmes un «plan d'actions». Faute de quoi, elles se verront imposer au 1er janvier une pénalité de 1% de leur masse salariale. Les entreprises de 50 à 300 salariés peuvent toutefois se contenter d'être «couvertes» par un accord de branche (les plus petites ne sont pas concernées) : les 58 branches existantes ont entamé des discussions mais seulement 7 ont déposé un projet d'accord à la Direction de l'emploi et de la formation, qui doit les valider. D'où la rencontre organisée aujourd'hui par les ministres Xavier Darcos et Laurent Wauquiez, pour décréter la mobilisation générale.

L'objectif est pourtant connu depuis le printemps 2008 (il avait été fixé en son temps par Xavier Bertrand) : contraindre les entreprises à graver un «objectif chiffré» de maintien dans l'emploi des salariés âgés de plus de 55 ans ou de recrutement de salariés de plus de 50 ans. «On ne reculera pas, assure au Figaro Laurent Wauquiez, le secrétaire d'État à l'Emploi. Si une entreprise se réveille le 5 janvier en nous disant qu'elle a oublié de négocier, elle sera taxée.» Il y a urgence : 38,2% des 55-64 ans travaillaient en France en 2008, soit 1,2 point de plus en cinq ans contre une hausse de 5,6 points dans l'Union européenne. Ce taux a baissé de 0,3 point en trois ans.

Les accords ou les plans d'actions doivent comporter des initiatives dans trois domaines parmi six : recrutement de salariés âgés, anticipation des évolutions de carrière, amélioration des conditions de travail, développement des compétences, aménagement des fins de carrière et transmission des savoirs. «Les grandes entreprises ont souvent débuté leur négociation avant l'été et les petites à la rentrée», note Véronique Béal-Child, avocate associée en droit du travail chez Taj. Pour quels résultats ? «Ce sont les mêmes trois actions qui sont mises en avant : la formation des seniors, la prévention des situations de pénibilité et la mise en place d'entretien de deuxième partie de carrière.»

Effets pervers

N'en déplaise à Xavier Darcos et Laurent Wauquiez, il reste des problèmes à gérer. Voire des effets pervers à éviter. «Certains groupes se pressent de mettre leurs seniors à la porte avant le 31 décembre pour que l'administration puisse enregistrer des progrès en 2010», ironise un spécialiste. Le cas est d'autant plus fréquent qu'avec la crise les plans sociaux, reposant sur des départs volontaires ou contraints, se sont multipliés ces derniers mois. Et que ce sont toujours les seniors qui partent en premier dans ces cas-là.

«Il suffira d'embaucher un senior en 2010 pour rentrer dans les clous», assure un avocat en droit social. Autre obstacle : passer des petites annonces avec des critères d'âge est discriminatoire, ce qui pose un problème à beaucoup de petites entreprises qui ne savent pas comment et où recruter des seniors.

Les entreprises n'ont donc pas une obligation de résultats mais de moyens, laissée à l'interprétation, forcément aléatoire et subjective, de l'administration. «Il y a beaucoup de souplesse dans les objectifs et des indicateurs de suivi, reconnaît Laurent Wauquiez. Je ne veux pas que les entreprises payent la contribution. Je cherche à provoquer un déclic.»

(Source : Le Figaro.fr - Marc Landré)

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21.09.2009

ALTRAN perd un procès contre son CE

ORDONNANCE DU JUGE DES REFERES

LE JUGE ORDONNE LA SUSPENSION DU PSE (500 salariés) D'ALTRAN TECHNOLOGIES ET DONNE RAISON AU COMITE D'ETABLISSEMENT de TOULOUSE

En résumé :

Le juge reconnait  l'insuffisance du Plan : pas de mesures de reclassements internes, nombre d'Offres Valable d'Emplois insuffisants pour le reclassement externe,...

La procédure d'information consultation du Comité d'établissement n'a pas été respectée ;

ALTRAN est condamné à verser 2000€ au Comité d'établissement et à supporter les entiers dépens.

La suite :

Une procédure pour l'annulation du PSE a été initiée en parallèle de la procédure pour la suspension du PSE ;
Les plaidoiries pour cette deuxième procédure ont eu lieu hier, 3 heures après avoir pris connaissance du premier jugement ;
Aucun nouvel argument n'a été introduit de la part des deux parties.

Résultats le 15 octobre 2009

11:37 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : altran, pse, condamnation, ce, social, emploi | |