22.06.2010
Ecomatériaux : comment développer les filières locales
Publié par les Amis de la Terre début juin, le guide « Développer les filières courtes d'écomatériaux » propose aux collectivités territoriales quelques pistes d'action pour soutenir ce secteur encore confidentiel. Mais la réglementation française semble insuffisante pour développer ces matériaux durables.
12% des émissions nationales de gaz à effet de serre sont imputables aux logements. Un chiffre en hausse constante depuis une trentaine d’années. Certes, en s’engageant sur une réduction de 38% de la consommation énergétique des bâtiments d’ici 2020 le gouvernement français entend bien inverser la tendance, mais malgré ces engagements ambitieux inscrits dans la loi Grenelle, la route est longue pour y parvenir. Pour preuve, la consommation d’énergie dédiée au chauffage atteint aujourd’hui 210 kWh/m2/an, alors même que les ingénieurs et entrepreneurs savent construire des logements qui ne consomment que 15 kWh/m2/an. Car de nombreux écomatériaux (paille, chanvre, lin, ouate de cellulose, bois, plume de canard, laine de mouton, etc.) offrent des perspectives de construction durable et économe en énergie, notamment grâce à leur capacité d’isolation. Mais ils n’occupent que 2% du marché des isolants, et peinent à se développer.
Engagés dans une campagne sur les changements climatiques et la rénovation thermique des logements depuis quatre ans, les Amis de la Terre viennent donc de publier le guide « Développer les filières courtes d’écomatériaux », à destination des collectivités territoriales. Leur précédente étude de mars 2009, « les écomatériaux en France, état des lieux et enjeux dans la rénovation thermique des logements » leur avait en effet permis d’identifier les collectivités territoriales comme acteur primordial du développement des filières courtes d’écomatériaux. Cyrielle Den Hartigh, chargée de mission Changements climatiques et habitats écologiques, en témoigne. « Les collectivités, selon leurs compétences respectives, sont un véritable levier à la structuration de filières locales. Les régions peuvent par exemple mettre en place des offres de formation continue à destination des artisans du bâtiment. Les communautés d’agglomérations pourront quant à elles créer des lieux de rencontres, des forums, ou soutenir financièrement les procédures d’évaluation des matériaux auprès du CSTB*, organisme de contrôle. »
Les collectivités disposent d’outils efficaces pour la promotion des écomatériaux
Concrètement, les auteurs du rapport ont identifié cinq grandes pistes d’actions à la portée des collectivités locales : soutenir les acteurs professionnels, encourager la demande (par exemple, en conditionnant l’octroi d’aides financières pour des travaux de rénovation thermique à l’utilisation d’écomatériaux d’origine locale), intégrer les écomatériaux dans les stratégies d’achats publics, sensibiliser et informer le grand public, et enfin, participer à la structuration de filières courtes locales. « Les actions d’achats publics sont les plus directes : leur efficacité est immédiate, précise Cyrielle Den Hartigh. Mais elles sont aussi les plus délicates à mettre en œuvre, compte tenu de la règle de libre concurrence qui les régit. » Comment, dans ce cas, favoriser l’achat d’écomatériaux, d’origine locale qui plus est ? Justement par le biais d’une approche locale via, notamment, la mise en place de Plans Climat Energie Territoriaux, ou l’élaboration de chartes. Le Conseil général de Gironde (CGC), a par exemple adopté en 2005, dans le cadre de son Agenda 21, un système d’éco-conditionnalité des aides et des commandes publiques dédiées au bois de chauffage, d’équipement et de construction. De sorte qu’aujourd’hui, 100% des commandes publiques de bois qui émanent du CGC sont éco-certifiées.
Une réglementation inadaptée ?
Pour Martine Laplante, nouvelle présidente des Amis de la Terre, « les solutions sont dans les territoires (…). Nous ne pouvons pas attendre que les avancées viennent de la législation. » Car sur ce terrain, il semble que le dispositif réglementaire étouffe le développement des écomatériaux plus qu’il ne l’encourage, en particulier en matière d’évaluation. D’après Cyrielle Den Hartigh, « le système qualité français est une grosse machine un peu rouillée.. Son fonctionnement reste très dépendant des grands groupes du BTP. Or, le tissu économique des écomatériaux est diffus : il s’agit de centaines de petits producteurs dispersés, dont les pratiques sont très variables selon les territoires où ils se trouvent et les matériaux qu’ils produisent. Aujourd’hui, il serait plus pertinent de créer un système réglementaire régionalisé, qui tienne compte des spécificités de chacun. » Les écomatériaux, dont la définition exacte reste encore floue, sont effectivement beaucoup moins normés que les matériaux conventionnels. Il est donc plus difficile de les intégrer dans les procédures d’évaluation du CSTB. Or, sans un avis favorable de cet organisme de contrôle, peu d’assureurs prennent le risque de couvrir les artisans et entreprises du bâtiment qui les utilisent. Un obstacle qui explique en partie le difficile développement du secteur.
* le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
(Source : Novethic.fr)
Développer les filières courtes d’écomatériaux : Télécharger le Guide à destination des collectivités territoriales
05:33 Publié dans Thème : DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écomatériaux, locale |
|
16.06.2010
Le cercle vicieux des pesticides
Depuis plus de dix ans, l'organisation américaine à but non lucratif "Grist" se préoccupe du devenir de la planète. Elle révèle notamment comment l'industrie chimique agricole entre dans une nouvelle ère, mais pas forcément pour le bien de la santé publique.
"Un phare dans la nuit", c'est ainsi que se définit l'association américaine Grist qui signifie "blé à moudre". Attirant chaque mois une audience importante - actuellement 381'000 visiteurs par mois -, l'organisation est active sur de nombreux thèmes qui touchent à l'environnement ou à la santé alimentaire de nos produits. Elle s'attache surtout à faire des liens et à créer des analyses pertinentes entre de grandes problématiques, telle que le changement climatique, et la vie quotidienne. Pour ce faire, elle s'appuie entre autre sur les témoignages de ses lecteurs.
Dernièrement, Tom Philpott, éditorialiste sur le site Grist a publié un sujet intitulé: "Comment l'industrie chimique industrielle transforme un échec en opportunité de marché". Au centre de son analyse se trouve le Roundup, le produit phare de l'entreprise chimique Monsanto, également leader du marché des semences OGM.
Le Roundup est un herbicide puissant qui a été breveté en 1969 par les chimistes de Monsanto et commercialisé à partir de 1975. Il a connu un succès sans appel auprès des agriculteurs professionnels et des jardiniers amateurs à cause de son efficacité radicale. Conjointement à ce produit, Monsanto a développé des cultures dites "Roundup Ready", c'est-à-dire génétiquement modifiées pour résister à l'épandage du produit sur la plante.
La firme américaine fait l'objet d'enquêtes et de poursuites pénales, notamment parce qu'elle a menti sur la biodégradabilité et l'innocuité du Roundup. Dès 1996, la firme a été condamnée pour publicité mensongère par le Bureau de la répression des fraudes de l'Etat de New York. Promouvant une dégradation rapide du produit et une non-toxicité pour les consommateurs les publicités de Monsanto étaient clairement fallacieuses.
Ce qui est plus surprenant comme l'évoque Tom Philpott c'est que: "la technologie Roundup Ready n'a pas conduit la guerre entre les pesticides et les mauvaises herbes à un match nul, comme l'a prétendu Monsanto; à la place, c'est l'escalade. Ce que les écologistes appellent le cercle vicieux des pesticides s'est accéléré - à la grande joie de l'industrie agrochimique et au détriment des terres, des agriculteurs et des consommateurs."
Pour l'éditorialiste de Grist l'augmentation de la résistance de certaines plantes au Roundup n'a pas contribué à développer une remise en cause du système d'agriculture intensive fondée sur le contrôle chimique des cultures. Au contraire, l'échec et les difficultés du Roundup incitent les grandes entreprises agrochimiques à investir massivement dans la recherche.
Sur le même sujet, le Wall Street Journal titrait dans son édition du 4 juin: "Les super mauvaises herbes déclenchent une course à l'armement" ("Superweed Outbreak Triggers Arms Race"). Il rapporte que Dow Chemical, DuPont, Bayer, BASF et Syngenta sont en train de dépenser des centaines de millions de dollars pour développer des graines de soja, de coton et de maïs génétiquement modifiées, afin de survivre aux herbicides qu'ils produisent.
Toujours selon le quotidien américain, certaines entreprises travaillent sur la réintroduction d'anciens herbicides tels que le 2,4-D ou le dicamba, tous deux nocifs pour la santé humaine. Le journal rapporte que Dow Chemical voit dans l'inefficience du Roundup l'opportunité de donner une seconde vie au 2,4-D: "Dow espère à partir de 2013 pouvoir vendre des graines pour la culture du maïs qui ne seront pas affectées si les agriculteurs épandent du 2,4-D sur leurs champs."
Ces propos prennent une résonnance particulière lorsqu'on considère la tentative récente du président de la Commission européenne José Manuel Barroso d'avancer dans le dossier des autorisations de cultures OGM en Europe. La Commission subit, semble-t-il, la pression et l'inquiétude des industriels tels que le groupe suisse Syngenta, Monsanto ou encore Pioneer. Une proposition visait à laisser chaque pays libre de choisir lui-même sa politique. Elle a toutefois été durement critiquée par le ministre français de l'Environnement Jean-Louis Borloo, qui réclame des contrôles et des analyses strictes en la matière avant d'autoriser une variété transgénique. D'après l'AFP, cette proposition, qui sera déposée officiellement le 13 juillet, devrait être refusée.
(Source : bluewin.ch)
05:11 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pesticide, environnement, agriculture, herbicide |
|
09.06.2010
Allemagne : un maïs OGM contamine des milliers d'hectares
Selon la BBC, des milliers d'hectares de terres allemandes auraient été contaminées fortuitement avec une variété de maïs génétiquement modifiée et interdite en Europe, le maïs NK603 de la société Pionner Hi-Bred.
Au moment où nous écrivons ces lignes, il n'apparaît pas clairement d'où vient la contamination, ou l'erreur, mais ce maïs n'étant pas autorisé, les cultures devront être détruites. Selon Greenpeace la surface concernée par cette contamination est de l'ordre de 3000 hectares. Greenpeace accuse les autorités d'avoir pris connaissance de la contamination dès le mois de mars alors que les agriculteurs viennent seulement d'être prévenus.
Toujours selon Greenpeace, dans les terres concernées, 0,1% des plants sont des plants de NK603, soit de l'ordre de 100 pieds à l'hectare, ce que réfute Pionneer. Il semble qu'il faille déraciner ce maïs avant qu'il ne fleurisse de manière à empêcher la propagation de la contamination.
À ce jour l'Europe a autorisé deux plantes OGM, les maïs Monsanto 810 et une variété de pomme de terre cultivée pour son amidon. La France, l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce n'ont, pour l'instant, pas autorisé le maïs Monsanto 810.
Selon le site Infogm , la Commission européenne semble ambitionner de permettre aux Etats membres qui le souhaitent, d'interdire les cultures sur leur territoire, en échange de disposer d'un système lui permettant d'autoriser plus simplement et plus rapidement les plantes génétiquement modifiées. Elle continuerait de centraliser au niveau européen les procédures d'autorisation.
(Source : ddmagazine.com)
05:42 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, agriculture, environnement, contamination |
|
08.06.2010
Les viticulteurs de Graves contre le tracé de la LGV vers Toulouse
Les viticulteurs des AOC Graves et Graves supérieur ont adopté une motion "rejetant fermement" le tracé de la Ligne à grande vitesse (LGV) touchant leur vignoble au sud de Bordeaux et validé par le comité de pilotage, selon un communiqué diffusé lundi.
Le fuseau de 1.000 mètres finalement retenu "coupe en deux un secteur particulièrement représentatif du terroir" des Graves, souligne le texte de la motion adoptée en assemblée générale le 3 juin.
Les viticulteurs "manifestent vivement leur inquiétude pour le devenir de cette partie des Graves déjà fortement abîmé par une urbanisation débridée" et regrettent que leur proposition alternative, "pourtant jugée apte au +ferroviaire+ par RFF (Réseau ferré de France), qui évitait le vignoble n'ait pas été prise en compte", selon le communiqué transmis par le syndicat viticole des Graves.
Décidé à "continuer à s'opposer au tracé retenu par tous moyens y compris par voies de justice", les signataires "restent persuadés que leur activité millénaire peut coexister avec les ouvrages modernes de transport, à condition que leur terroir d'AOC ne soit plus considéré avec mépris comme un simple espace libre pour tout aménagement".
Dans le vignoble des Graves, le fuseau retenu ne "touche pleinement qu'une propriété viticole et va écorner à la base deux autres propriétés", avait voulu rassurer le préfet d'Aquitaine, Dominique Schmitt, le 31 mai, lors de la présentation du fuseau retenu.
"Une dizaine de propriétés sont touchées, cinq directement dans leur chair et cinq autres qui verront la ligne de chemin de fer sous leurs fenêtres", estime au contraire Jean-Louis Vivière, directeur du syndicat viticole des Graves. "Ce sont des propriétés qui auront du mal à subsister dans un secteur de 200 hectares qui va se retrouver compartimenté entre la LGV et l'autoroute", a-t-il dit lundi à l'AFP.
Le Comité de pilotage du dossier de la LGV (COPIL) a présenté le 31 mai à Bordeaux le couloir de 1.000 mètres dans lequel sera inscrit le tracé des lignes vers l'Espagne et Toulouse. Le dossier doit être maintenant validé par le Premier ministre.
(Source : La Dépêche.fr)
06:28 Publié dans Thème : TRANSPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transport, tracé, lgv, tgv, viticulture, environnement |
|
27.05.2010
Particulier, engagez vous pour l’apiculture, signez la charte Abeille, sentinelle de l’environnement.
Charte "L'abeille, sentinelle de l'environnement"
Apparue avec les plantes à fleurs, l'abeille existe sur notre planète depuis plus de 80 millions d'années. Aujourd'hui, plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs.
Ainsi, près de 20 000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l'action pollinisatrice des abeilles et près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux...) dépend exclusivement de l'action fécondatrice des abeilles.
Par ailleurs, le miel, le pollen, la gelée royale, la propolis, le venin, demeurent des produits naturels appréciés par les consommateurs et font l'objet de nombreuses recherches de par le monde pour leurs qualités diététiques et thérapeutiques.
Pourtant, aujourd'hui, après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l'environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées (emploi abusif de produits phytosanitaires de plus en plus toxiques, remembrement, monoculture, ensilage...).
Depuis 1995, près de 30 % des colonies d'abeilles disparaissent chaque année.
En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.
De 1995 à 2005, la production nationale a chutée de 30 % et les importations ont triplé.
C'est pourquoi l'UNAF a lancé en 2005 l'action « L'abeille, sentinelle de l'environnement » pour alerter le grand public de cette situation inquiétante et tenter de protéger aussi bien l'abeille que l'apiculture qui en dépend. Un nombre croissant d'institutions et d'entreprises privées nous répondent, conscientes de l'importance de la préservation de cette faune pollinisatrice pour la sauvegarde de nos cultures et de la biodiversité.
Ensemble, nous demandons qu'une réflexion soit menée au sein de notre gouvernement et des gouvernements des autres pays, car la situation que nous rencontrons en France est identique dans le reste du monde. Nous demandons que cette réflexion soit suivie de faits et que la gestion agricole, aujourd'hui peu scrupuleuse vis-à-vis de notre environnement, évolue positivement en misant sur la recherche de moyens respectueux pour notre planète et tous les organismes vivants/des bases d'un environnement sain.
Moi, particulier, je souhaite soutenir la sauvegarde de l'abeille/ l'apiculture et le programme « L'Abeille, Sentinelle de l'Environnement » et je m'engage, à :
o Ne pas utiliser de produits toxiques pour les abeilles et l'ensemble des insectes pollinisateurs dans mon jardin,
o Chercher des alternatives à l'utilisation des pesticides et des engrais chimiques
o Favoriser la plantation de plantes mellifères dans mon jardin ou sur mon balcon
o Encourager la connaissance de l'abeille et de l'apiculture dans mon entourage
o Promouvoir le rôle de l'abeille, comme sentinelle de l'environnement, actrice de la biodiversité auprès des élus de ma commune
o Découvrir et déguster les produits de la ruche
o Soutenir et participer aux actions grand public de l'Union Nationale de l'Apiculture Française
Signez la charte : "L'abeille, sentinelle de l'environnement"
Source : abeillesentinelle.net
05:25 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, apiculture, abeille |
|
26.05.2010
Insertion par l'environnement : 50 % de réussite
IPE environnement a trouvé son rythme : la moitié des personnes qui passent par ses chantiers d'insertion trouvent un emploi à la sortie. L'association maintient ce cap depuis près de vingt ans.
Un sur deux. En 2009, sur 31 personnes qui ont bénéficié des chantiers d'insertion d'IPE environnement, 17 ont trouvé un emploi. Soit près d'un sur deux, « un résultat que l'on retrouve chaque année », apprécie Yann Brun, directeur de l'association.
Lors de l'assemblée générale qui s'est tenue la semaine passée, le président Jean-Claude Louvet a signalé l'allongement général de la durée des chantiers. « En moyenne dix mois contre six précédemment », précise le directeur. « Ce qui permet de mieux travailler les projets des bénéficiaires. »
Collectivités commanditaires. Dans 95 % des cas, les commanditaires des chantiers sont des collectivités, notamment la Ville de Saint-Lô. « Nous ne travaillons qu'avec 5 % de particuliers », une proportion que l'association n'envisage pas de modifier.
Budget stabilisé. En déficit en 2008, IPE environnement a retrouvé en 2009 un léger excédent, avec un budget un peu moins d'un million d'euros. « Nous sommes à l'équilibre », tempère Yann Brun. « La baisse du carburant nous a permis de souffler, de même que l'augmentation de l'aide de l'État pour la main-d'œuvre. »
Président reconduit. Le président Jean-Claude Louvet a annoncé son souhait de rester encore un an à ce poste. Deux nouveaux membres sont entrés au conseil d'administration : Régis Lepas (élu de la communauté de communes de Tessy) et Alexandra Marquet.
Bois l'hiver, désherbage l'été. Projet initié en 2008, IPE environnement a démarré sa formation autour de la filière bois, « avec l'association Écobois. Dix-huit personnes ont travaillé sur un de ces chantiers, que l'on organisera plutôt en hiver. »
Les chantiers d'été, ce sont les opérations de désherbage alternatif, principalement thermique (à l'aide d'une sorte de gazinière à l'envers), avec renfort de gros sel sur tous les herbes à racines.
Voies vertes surveillées. IPE environnement vient d'être chargée par le conseil général de l'entretien des 240 km de voies vertes du département, chemin de halage et ancienne voie ferrée. Un contrat de quatre ans.
Territoire étendu. L'activité s'est développée sur le secteur du pays coutançais. L'association dispose de fait d'un plus grand nombre de places sur ses chantiers : 51, avec 18 permanents. Parmi ses derniers projets, réalisés ou en cours, « la vallée verte à Saint-Ébremond-de-Bonfossé, le parcours de pêche de Quibou ou encore la ceinture verte de Marigny ».
Passerelle remontée. Une équipe, dirigée par Jacques Dudouit, chef de chantier, est à pied-d'oeuvre dans le vallon de la Dollée. « Nous remontons la passerelle sur la mare, ainsi que des petits ponts et un escalier. Ce chantier nous a été commandé par la Ville et nous devons le boucler rapidement : il doit être achevé pour le festival Les Hétéroclites. »
(Source : Ouest-france.fr)
11:19 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, emploi, environnement |
|
Mobilisation contre les sables bitumineux
Alors que l'exploitation des sables bitumineux, dont l'impact sur l'environnement est très préoccupant, bat son plein, les associations environnementales font campagne pour tenter de mobiliser les populations et convaincre les entreprises pétrolières d'y renoncer.
Depuis quelques années, la province de l'Alberta au Canada, fait l'objet de toute l'attention des compagnies pétrolières et des associations environnementales. Car la première région pétrolière du pays regorge d'un nouveau type de pétrole : les sables bitumineux (ou sables d'huile), soit un mélange de bitume, de sable, d'argile minérale et d'eau. Depuis le lancement de leur exploitation en 2007, plus de 6 milliards de barils ont été produits mais ce n'est qu'un début : la province abriterait encore 174 milliards de barils récupérables et jusqu'à 1,7 trillons -plus difficilement exploitables- plaçant le Canada au deuxième rang des producteurs d'hydrocarbures après l'Arabie Saoudite. De quoi « faire repartir l'économie du pétrole, car c'est largement plus que tout ce qui a été consommé jusqu'à présent », note Aloys Ligault, chargé de la Responsabilité sociale des entreprises pour les Amis de la Terre. Car si l'Alberta constitue un test pour l'industrie pétrolière, d'autres gisements sont regardés avec attention, e, République du Congo, au Venezuela, à Madagascar, en Russie, en Jordanie ou en Egypte...
Une exploitation dégradant l'environnement
Le problème, largement dénoncé par les ONG, vient du fait que l'exploitation de ces sables est particulièrement nocive pour l'environnement et les populations locales de cette partie du Canada, grande comme l'Angleterre. Pour le moment, deux techniques sont employées par les compagnies : soit le bitume est extrait du sable en surface grâce à un procédé de séparation à eau chaude (mines à ciel ouvert avec bassins de décantation), soit il l'est en injectant de la vapeur d'eau à haute pression en profondeur. Or ces deux procédés consomment ou énormément d'eau - jusqu'à 4 barils pour produire en 1 de pétrole-, ou d'énergie - trois à quatre fois plus que celle utilisée pour le pétrole classique. Le tout en rejetant 3 à 5 fois plus de gaz à effet de serre que pour les hydrocarbures traditionnels et en détruisant les puits de carbone que sont les 4 millions d'hectares de forêt et toundra boréales.
« Quand j'étais petite j'avais l'habitude de pêcher et de boire l'eau de la rivière. Puis j'ai quitté la région pendant une dizaine d'années et, quand je suis revenue, il n'y avait plus rien de ce que j'avais connu étant petite », relate ainsi Eriel Tchekwie Deranger, chargée de campagne pour Rainforest action network (RAN) et descendante de la « première nation » Dené dans l'Alberta du Nord. « Une partie de la forêt boréale est aujourd'hui détruite mais ce n'est pas seulement une dégradation de l'environnement ; cela a des conséquences sur les populations aussi. Nous ne pouvons plus pêcher ni chasser car l'eau est polluée à l'arsenic et au mercure ce qui contamine l'ensemble de la chaîne alimentaire et provoque des cancers et autres maladies chez les populations locales. C'est aussi la négation de notre culture : l'exploitation des sables bitumineux est un génocide culturel envers les premières nations », dénonce-t-elle, lors d'une conférence de presse qui marque le début d'une campagne de sensibilisation par le collectif Urgence climatique et les Amis de la Terre.
Au Canada, plusieurs actions en justice sont ainsi menées par plusieurs premières nations qui attaquent le gouvernement ou la province pour non respect de leur droit à être consultées ou de leur droit à chasser et pêcher, droits qui leurs ont été garantis en échange de la cession de leurs terres. Et Ottawa fait également l'objet d'une plainte déposée devant l'Alena (association de libre échange nord américain) par des groupes environnementaux qui lui reprochent de permettre aux compagnies pétrolières de l'Alberta de polluer les cours d'eau... Mais tous, pourtant, ne sont pas opposés à cette exploitation des sables bitumineux. Car celle-ci rapporte gros, en infrastructures, en emplois (bien payés), ou en dollars, à la fois à la province de l'Alberta et au Canada...
Un enjeu économique colossal
Un rapport du Canadian Energy Research Institude (CERI) publié en juillet 2009 évalue ainsi que « chaque dollar investi dans les sables bitumineux crée environ 8 $ d'activité économique, une bonne partie à l'extérieur de la province de l'Alberta, au Canada, aux Etats-Unis et partout dans le monde », souligne l'association canadienne des producteurs pétroliers dans un communiqué. Pour le moment 112 000 emplois en dépendraient au Canada, ce chiffre devant dépasser les 500 000 au cours des 25 prochaines années. Le CERI estime aussi que les revenus gouvernementaux annuels issus de cette production s'élèvent à 19,6 milliards de dollars et pourraient atteindre annuellement 68 milliards $ au cours des 25 prochaines années...
Autant dire que le gouvernement canadien n'est pas prêt à lâcher son or noir. Et pour compenser des coûts d'extraction extrêmement élevés - de 20 à 50 dollars le barils contre 2 ou 3 $ seulement pour le pétrole d'Arabie Saoudite-, celui-ci a même mis en place une fiscalité extrêmement intéressante pour les compagnies pétrolières du monde entier qui se pressent à l'Alberta...Shell et BP arrivent en tête, mais Total essaye également de se placer dans le jeu. Dans une interview sur le site du groupe, son président, Christophe de Margerie, explique que « les sables bitumineux sont un élément majeur de notre stratégie parce que nous considérons qu'ils seront nécessaires pour satisfaire la demande en carburant dès la prochaine décennie. Il est de notre responsabilité d'industriel de contribuer à leur développement en apportant les technologies adéquates et en respectant les contraintes environnementales, notamment en réduisant les émissions de CO2 et en favorisant le recyclage de l'eau. » C'est aussi peu ou prou ce qu'auraient déclaré les représentants de Total au collectif Urgence climatique lors d'une réunion officieuse sur le sujet.
Quoi qu'il en soit, multiplier les déclarations sur de nouvelles technologies plus respectueuses de l'environnement, ne suffira pas à freiner la mobilisation de la société civile. Si le sujet est émergent en France, il est beaucoup plus présent dans les pays anglo-saxons. Des résolutions d'actionnaires demandant l'arrêt des projets de sables bitumineux ont ainsi été examinées - sans succès- aux assemblées générales (voir article lié) de Shell, Statoil, ExxonMobil, BP et ConocoPhilipps (qui travaille avec Total). Et les ONG multiplient les actions symboliques, tels les Amis de la Terre, qui ont manifesté devant le siège de Total pendant son assemblée générale, à laquelle- même s'ils sont actionnaires- on ne les laisserait plus entrer. Avec le collectif Urgence climatique, l'association entame aussi un tour de France pour sensibiliser les citoyens, les députés (mais seul Yves Cochet, déjà largement acquis à la cause, les a rencontrés), ainsi que les entreprises et les banques qui financent ces projets, comme la Société Générale et le Crédit Agricole.
(Source : Novethic.fr)
10:11 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, bitumineux, pétrole, exploitation, pollution |
|
11.05.2010
Grenelle 2 : les pesticides n'échappent pas au filtre économique
Le volet Pesticides de la loi Grenelle 2 a été adopté par les députés, au terme d'un débat houleux. Le texte, qui sera voté mardi à l'Assemblée déçoit vivement les écologistes. Ils accusent le gouvernement d'avoir cédé au lobbying industriel.
Colère et déception pour les écologistes. Le volet pesticides du projet de loi Grenelle 2, adopté par les députés vendredi 7 mai 2010, est très loin de répondre aux orientations tracées par la loi Grenelle 1. « Le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictées par les lobbies des pesticides ! », dénonce le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF).
L'évaluation socio-économique qui dérange
L'adoption de l'article 36 bis A, qui conditionne la restriction ou le retrait d'un pesticide à une évaluation des effets sociaux-économiques, a fait l'effet d'une bombe chez les militants écologistes. François Veillerette, porte-parole du MDGRF ne décolère pas. « Cette mesure est contraire à la réglementation européenne ! L'évaluation des pesticides repose sur deux piliers : l'innocuité et l'efficacité. Il n'a jamais été question d'y ajouter un pilier économique ! J'espère que le gouvernement se rendra compte de son erreur et trouvera un moyen de revenir dessus. » Cette initiative française est effectivement inédite en Europe, puisqu'aucun règlement communautaire, pas même le Paquet pesticides qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011, ne prévoit une telle évaluation.
Pour François Veillerette, « cette mesure est tout bonnement une fleur offerte aux industriels des phytosanitaires. » D'autant que le texte ne précise ni les critères de cette évaluation, ni l'organisme chargé de la mener, ni même sa valeur décisionnelle face à l'avis de l'Afssa sur les impacts sanitaires et environnementaux. Autrement dit, des préjudices écologique et économique, lequel prévaudra pour déterminer la restriction ou le retrait d'un pesticide ? Au cours de la séance de discussion -houleuse- sur les bancs de l'Assemblée, Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, a néanmoins précisé que « dans tous les cas, si l'Afssa montre qu'il y a vraiment un risque important, il est évident que son avis l'emportera sur l'avis socio-économique. Il n'y a pas de mise en danger à craindre. »
Des petits pas en avant...parmi beaucoup de reculs
Autre point d'achoppement, l'adoption de l'article 40 qui autorise finalement la publicité des phytosanitaires à usage non professionnel. Le gouvernement avait interdit cette publicité dans le projet de loi initialement déposé, avant que le Sénat ne l'autorise - sous certaines conditions- en première lecture du texte. C'est donc la version des sénateurs qu'auront préféré les députés. Pour le MDRGF, « cette disposition, dictée directement par des fabricants et distributeurs de pesticides va juste aider à maintenir la consommation des jardiniers à un haut niveau, ce qui est contraire à l'objectif de réduction du Grenelle. » Le plan Ecophyto 2018 prévoit effectivement de réduire de moitié l'usage des pesticides entre 2001 et 2018.
Les députés ont en revanche adopté deux amendements visant à limiter l'usage des phytosanitaires. Le premier permet l'interdiction, par l'autorité administrative, de l'utilisation des pesticides dans les lieux publics, notamment « à proximité des infrastructures de santé publique. » Le second interdit l'épandage aérien, « sauf dans des conditions strictement définies par l'autorité administrative. » Deux avancées mineures, selon le MDRGF, surtout destinées à faire passer la pilule.
Un rapport passé sous silence
Quelques jours avant la discussion du projet de loi à l'Assemblée, l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) avait rendu son rapport « Pesticides et Santé » qui avait déjà suscité l'inquiétude des défenseurs de l'environnement. « Destiné à guider le futur de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques », d'après l'Union des industries de la protection des plantes (syndicat professionnel des industriels des produits phytopharmaceutiques), le rapport pointait les risques que ferait courir « à un pan entier de notre économie » la réduction par deux de l'utilisation des pesticides.
Alors même que l'Inra, dans sa récente étude Ecophyto R&D (voir article lié), estime « qu'une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production », les rapporteurs de l'OPECST, en revanche, affirment dans leur rapport que la réduction de moitié de l'usage des pesticides entraînera « une probable diminution des rendements, une hausse des prix agricoles, la possible disparition de nombreuses productions de fruits et légumes, et des phénomènes de résistance des ravageurs. » Ils soulignent, pour finir, qu'« aucune étude scientifique n'est en mesure aujourd'hui de faire, chez l'homme, un lien entre la consommation d'aliments issus de l'agriculture conventionnelle qui utilise des produits phytopharmaceutiques, et la survenue de maladies. »
Pavé d'arguments en faveur des pesticides, le rapport de l'OPECST n'a jamais été évoqué sur les bancs de l'Assemblée lors de la discussion du projet de loi. Pour François Veillerette, la raison est simple : « Avec ce rapport, ils sont allés trop loin, et n'en sont pas très fiers. Il valait mieux éviter d'en parler. » La loi Grenelle 2, dont l'examen s'est achevé dans la nuit de vendredi à samedi derniers doit, elle, être votée ce mardi 11 mai.
(Source : Novethic.fr)
13:02 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, pesticide, grenelle, écologie, environnement, lobbying, industrie |
|
04.05.2010
Un écoquartier à naître à Balma
Des projets d'écoquartiers fleurissent un peu partout en France. L'agglomération toulousaine est entrée elle aussi dans l'ère des quartiers « verts », nouveaux fleurons d'un urbanisme intelligent et concerté. Après Andromède à Blagnac, premier quartier novateur sur le plan du développement durable en Midi-Pyrénées, c'est à Balma que démarre la construction d'un quartier de logements, bureaux, commerces, équipements labellisé « écoquartier ». Les 15 projets retenus par l'aménageur, la Setomip, sur 45 candidats, sont présentés à travers l'exposition qui débute demain, « Vidailhan, un écoquartier prend vie ».
Le premier chantier, un immeuble de 13 000 m2 de bureaux réalisé par Pitch Promotion sera livré en juillet. Ce n'est qu'une petite partie de ce nouveau quartier qui s'étendra sur 106 hectares dont 14 de parcs, à une dizaine de minutes à pied de la station de métro Balma-Gramont sur la ligne A. 850 logements, du petit collectif à la maison de ville, du social (30 %) au standing, de 2 500 € à 3 500 €/m2, répondant aux normes THPE (Très haute performance énergétique) ou BBC (Bâtiment basse consommation) y seront livrés début 2 012.
Les 15 lauréats de cet écoquartier ont répondu à des critères, incluant qualité architecturale et intégration dans le projet d'ensemble, fonctionnalité, performances environnementales, innovation, maîtrise des prix de vente. La commercialisation est en cours.
Exposition à partir de mercredi 5 mai à la mairie de Balma.
Chaufferie innovante
L'écoquartier Vidailhan sera chauffé par une seule chaufferie biomasse fonctionnant aux résidus de bois provenant d'une filière environnementale. L'eau chaude sera produite par un concentrateur solaire. Un bâtiment de 300 m2 en bordure du quartier abritera cette chaufferie.
(Source : La Dépêche.fr)
11:06 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écoquartier, balma |
|
24.04.2010
Fenouillet - FESTICOLO, le 25 avril 2010
Le 25 avril prochain, se déroulera la 2ème édition du festival écologique FESTICOLO.
De 10h à 18h30, un marché éthique et solidaire se tiendra Place de la Mairie avec de nombreux commerçants qui vous proposeront des produits bio (miel, pain d'épice, huiles, pâtisseries, confitures, jus de fruits...), mais également des bijoux recyclés, des livres, des objets en cuir, des produits cosmétiques bio, des vêtements éthiques et bien sûr des fleurs. Des animations pour les enfants (jeux en bois, jardin médiéval, bricolomino) rythmeront cette journée.
De 12h30 à 13h30 vous pourrez assister à un concert Valding avec initiation à la danse et vous restaurer au "Panier de Christine".
A 16h00, le film "nos enfants nous accuseront" sera projeté dans la cour de la Mairie, suivi de discussion débat.
A 18h30, cette journée se terminera par un apéritif offert par Biocoop et un concert de "La Tormenta" à l'espace Jack ROUBIN, à 19h00. A la médiathèque vous pourrez également vous initier à des ateliers proposés par l'association "Reflets".
(Source : Fenouillet.fr)
Renseignements 05 62 75 89 61
14:27 Publié dans Evènements - Rendez-Vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festicolo, fenouillet, festival, écologie, environnement, bio, concert |
|
Ondes : les experts manquent de données pour se prononcer
Après la publication, en octobre 2009, d'un rapport très attendu sur l'impact sanitaire des ondes radiofréquences et de la téléphonie mobile, l'Afsset vient de rendre un avis sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques d'extrêmement basses fréquences, émis par les lignes électriques notamment. Elle recommande de ne pas installer de lignes à très haute tension à moins de 100 mètres des établissements accueillant des populations fragiles, comme les hôpitaux ou écoles.
A la demande des ministères en charge de la santé et de l'environnement, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu un avis le 29 mars dernier, faisant la synthèse des travaux d'expertise internationale sur les champs électromagnétiques « extrêmement basses fréquences », émis par les lignes électriques, ou tout appareil électrique. Cette synthèse fait globalement état du manque d'outils de mesure de ces champs électromagnétiques et de données permettant de caractériser l'exposition des populations. La principale recommandation de l'agence concerne les risques éventuels de leucémie infantile et l'exposition des populations les plus fragiles. L'Afsset préconise donc « de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches...) à proximité immédiate des lignes à très haute tension, et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements ». L'agence recommande une distance minimum de 100 mètres entre des lignes à très haute tension et ces établissements et confirme ses précédentes conclusions : il faut encadrer l'exposition du public. S'agissant des risques en milieu professionnel, elle souhaite également des études ciblant les travailleurs, exposés à de plus forts niveaux, et recommande d'apporter une aide technique aux entreprises.
"Risque envisageable, voire probable"
Les conclusions de l'étude restent toutefois très nuancées, contrairement à son rapport sur les ondes radiofréquences et la téléphonie mobile, dans lequel l'Afsset avait estimé qu'il convenait d'agir « sans perdre de temps » pour diminuer l'exposition du public aux radiofréquences. Un avis qu'ont suivi plusieurs tribunaux, après avoir été saisis par des riverains réclamant le démontage d'antennes-relai. SFR et Bouygues ont été ainsi condamnés en 2009 à démonter des antennes-relais en raison du danger potentiel qu'elles représentent pour la santé des riverains. Le tribunal de Carpentras, dans l'affaire opposant SFR à un couple d'exploitants agricoles, avait ainsi estimé qu' «il existe un questionnement tout à fait sérieux portant sur le danger potentiel présenté par ce type d'installation, risque qui peut être qualifié de tout à fait envisageable, voire probable». Dans le cas de Bouygues, c'est le tribunal correctionnel de Nanterre qui a condamné l'opérateur à démonter l'une de ses antennes-relais, en vertu du principe de précaution. Une première. Bouygues a fait appel de cette décision, mais la cour d'appel de Versailles a confirmé la condamnation en première instance...Les riverains de l'antenne s'étaient plaints de maux de têtes, nausées, palpitations cardiaques, liés selon eux à la présence à quelques mètres de leurs habitations de cette antenne-relai.
Le 2 avril dernier, l'opérateur a annoncé qu'il abandonnait finalement l'idée de se pourvoir en cassation. Bouygues Telecom a justifié son renoncement en indiquant que depuis cet arrêt de la cour d'appel "plusieurs autorités ont confirmé l'innocuité des antennes relais" et donc qu'"il n'est plus nécessaire d'aller en cassation".
Les associations Agir pour l'environnement et Priartem estiment au contraire qu'il s'agit d'une "victoire". "En se désistant, l'opérateur reconnaît la jurisprudence de l'arrêt de la cour d'appel de Versailles", estiment-elles. Et ajoutent qu' "un an après le Grenelle des ondes, aucun changement d'ordre législatif, réglementaire ou administratif n'est venu combler le vide autorisant un opérateur à installer une antenne à quelques mètres des lieux d'habitation. C'est donc à la justice de se substituer aux responsables politiques qui ont orchestré leur irresponsabilité depuis de trop nombreuses années".
(Source : Novethic.fr)
05:37 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, étude, onde, radiofréquence, électromagnétique, environnement, électrique, risque |
|
23.04.2010
Vigne OGM : L'AFBV soutient l'expérimentation de l'INRA
L'Association française des biotechnologies végétales a demandé mardi 21 avril au gouvernement d'autoriser l'INRA à reprendre son expérimentation en plein champ d'un porte-greffes de la vigne génétiquement modifié. L'AFBV est composée de scientifiques français de renommée mondiale et compte Claude Allègre parmi ses membres.
L'Association française des biotechnologies végétales a demandé mardi 21 avril au gouvernement d'autoriser l'INRA à pratiquer à Colmar l'expérimentation en plein champ d'un porte-greffes de la vigne génétiquement modifié. Cette déclaration a été formulée après que le Haut conseil aux biotechnologies (HCB) ait rendu le 14 avril un avis favorable à la demande de l'INRA. « Les résultats de cette expérimentation sont en effet importants pour la viticulture française puisqu'il n'existe à ce jour aucun traitement contre cette maladie virale de la vigne » argumente l'AFBV pour qui l'avis du HCB « doit inciter le Gouvernement à autoriser la poursuite de cette expérimentation ». Alors qu'une enquête publique est ouverte jusqu'au 30 avril, l'association souhaite que cette autorisation puis survenir dès le début du mois de mai. « Cette vigne doit impérativement être greffée à nouveau cette année et cela avant fin mai pour que l'expérimentation puisse se poursuivre » explique-t-elle.
Une expérimentation débutée en 2005
Les vignes OGM expérimentées à Colmar avaient été cisaillées par des militants anti-OGM en septembre 2009, l'un d'entre eux ayant été condamné par le tribunal correctionnel de Colmar à une amende de 2000 € en novembre. Les premiers essais avaient débuté en 2005 et devaient prendre fin officiellement en décembre 2009. Ils portaient sur 70 plants de vignes OGM et étaient conduits par l'Inra en partenariat avec des vignerons et des syndicats agricoles notamment. Ces porte-greffes ont été créés pour lutter contre la maladie dite « du court-noué qui toucherait environ les deux tiers du vignoble français. Cependant, fin septembre, le Tribunal administratif de Colmar avait déclaré illégale la parcelle utilisée par l'INRA pour expérimenter ses plants, décision contre laquelle ont fait appel l'INRA et le ministère de l'agriculture.
Des scientifiques de renom et Claude Allègre
Créée en juin 2009, l'AFBV se présente comme une ONG « dont le but est d'informer sur la réalité des biotechnologies végétales de la façon la plus crédible possible en s'appuyant sur l'expertise de ses membres et sur des travaux reconnus par la communauté scientifique ». Présidée par le généticien Marc Fellous elle est essentiellement constituée de scientifiques. Elle compte parmi ses membres des chercheurs de renommée internationale comme le prix Nobel de chimie Jean-Marie Lehn, le président de l'Académie des sciences Maurice Tubiana, ou encore le généticien Axel Kahn. Elle compte aussi parmi ses membres le très controversé climato-sceptique Claude Allègre.
(Source : developpementdurablelejournal.com)
00:12 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : viticulture, vigne, ogm, environnement |
|
21.04.2010
Chine : la guerre de l'eau
Huit barrages hydroélectriques vont être installés sur le Mékong.Après plus de dix ans de travaux, celui des Trois Gorges est aujourd'hui complètement opérationnel. C'est le plus grand complexe hydroélectrique au monde et le plus inquiétant également. Reportage.
Dans le village de Zhong Bao, à une encablure des trois gorges, les habitants vivent dans un complet dénuement. Leur seul bien : une maison qui menace aujourd'hui de s'effondrer. « Quand on vide le réservoir du barrage ça fait bouger ma maison, explique Guo Cheng Xin l'un des habitants. Ca provoque des ultrasons et les vitres tremblent. Il y a des fissures partout ».Après plus de dix ans de travaux, le barrage est aujourd'hui complètement opérationnel. Il est le fer de lance d'une vaste politique de développement des énergies hydroélectriques en Chine. De ses 26 turbines sortent 10% de l'électricité chinoise. Mais à quel prix ? 1 million et demi de personnes ont été déplacées, des berges écroulées, un écosystème totalement chamboulé et plus de 18 milliards d'euros engloutis.
Le barrage de Xiaowan fait polémique
« On essaye d'éviter les dégâts sur l'environnement au maximum, mais si on ne peut pas les éviter, on fait tout pour limiter les problèmes, explique du bout des lèvres Cao Guang Jing, le Vice-président de la société de Construction des Trois Gorges. Et si vraiment les dégâts sont incontournables, alors on verse des indemnités », admet-il prosaïquement. Les spécialistes sont en effet inquiets de voir un tel ouvrage accentuer la fragilité des sols, provoquant de nombreux glissements de terrain pendant la saison des pluies. Même si la Chine affirme le contraire, la plupart des experts s'accordent à dire que cet ouvrage est un véritable danger pour la région du fleuve bleu.
Un peu plus au sud, dans la province du Yunnan, c'est le barrage de Xiaowan qui fait polémique. Cette construction de près de 300 mètres de hauteur barre le fleuve Lancang, le nom chinois du Mékong. D'un coût total estimé à 2,7 milliards de dollars, il sera le deuxième plus grand projet hydroélectrique de Chine. Cette fois ce sont plus de 30 000 personnes qui ont du être déplacées avant le mise en service du barrage prévue en 2012. Au total, huit barrages hydroélectriques seront installés sur le Mékong.
Des constructions qui provoquent aujourd'hui l'ire des pays voisins. Le Mékong qui s'étend sur 4800 kilomètres du plateau du Tibet au Vietnam irrigue en effet plus de 60 millions de personnes. La polémique est montée d'un cran ces derniers mois en raison d'une terrible sécheresse. Pas une goutte de pluie n'est tombée depuis trois mois dans les régions du Triangle d'Or entre la Chine, le Laos et la Birmanie. Dans certaines provinces chinoises, c'est la pire sécheresse depuis un siècle. Résultat, le fleuve mythique connaît l'un de ses plus bas niveaux depuis 50 ans. Une réunion d'urgence a rassemblé début avril les six pays riverains du Mékong. Les huit barrages chinois ont été pointés du doigt avec à l'appui un rapport des Nations unies estimant qu'ils « constituent la plus grosse menace pour le fleuve et risquent de causer une baisse de la qualité de l'eau et une perte de biodiversité ». Les experts accablent la Chine qui a balayé ces critiques d'un revers de main. Selon Song Tao, le Vice-ministre chinois des Affaires étrangères, les barrages permettent au contraire « un meilleur contrôle des crues et décrues du fleuve ».
Etre éligible au MDP?
Si la Chine est aussi susceptible sur ses projets c'est qu'elle a beaucoup misé sur l'hydroélectricité. Quatorze nouveaux projets de barrages sont à l'étude en Chine. Le pays espère ainsi éviter l'émission de 200 millions de tonnes de CO2 et doubler la part de ses énergies renouvelables qui pourraient atteindre 15% de son mixe énergétique d'ici 2020.
Mais une autre raison, moins avouable, pourrait expliquer cette obstination chinoise. Des défenseurs de l'environnement d'International Rivers ont récemment accusé Pékin de multiplier les projets hydroélectriques dans le seul but d'être éligible au « Mécanisme de développement propre » (MDP) issu du protocole de Kyoto. Ce mécanisme devait permettre de stimuler l'investissement dans les énergies renouvelables dans les pays en développement et faciliter les transferts de technologies entre le Nord et le Sud. Selon International Rivers, la Chine abuse des MDP pour financer à bon compte ses projets de barrages parfois dramatiques pour l'environnement. Selon eux, les projets hydroélectriques constituent un quart des projets éligibles au MDP et, parmi eux, 67%, soit quelque 700 projets, se trouvent sur le continent chinois. Pour Patrick Mac Cully, le directeur d'International Rivers, cité par le quotidien hongkongais South China Morning Post, « le problème est sérieux. Les barrages sont les plus importants bénéficiaires des MDP. Mais la plupart d'entre eux auraient de toute façon été construits avec ou sans crédit carbone. Ce sont donc de faux projets ».
Pour la Chine, cela représente une manne financière considérable. On estime que plus de la moitié des capitaux générés par les MDP d'ici à 2012, date à laquelle expire le protocole, devrait lui revenir. Soit environ 10 milliards d'euros.
(Source : Novethic.fr)
10:08 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, environnement |
|
09.04.2010
Des solutions locales pour un désordre global
Solutions locales pour un désordre global - Bande-annonce
envoyé par mouvementcolibris. - Les dernières bandes annonces en ligne.
Les pratiques agricoles sont décidemment sous le feu des projecteurs. Alors que l'impact sur l'environnement de l'agriculture intensive est vivement critiqué ces derniers temps, Coline Serreau sort un documentaire militant pour dénoncer ses dérives mais aussi proposer des solutions, issues des quatre coins du monde.
« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » En présentant ainsi son film, « Solutions locales pour un désordre global »*, Coline Serreau a des arguments tentants face au ton pessimiste adopté par la majorité des documentaires environnementaux récents. Pourtant, le titre du film ne cache pas son côté militant et la cinéaste ne tente pas d'enjoliver le grand désordre agricole provoqué par des années de productivisme.
Le tableau s'annonce donc d'abord bien sombre. Car c'est en évoquant le lien entre la guerre et la naissance de l'agriculture moderne que s'ouvre le film : « c'est l'invention du gaz moutarde qui va donner tous les insecticides », rappelle ainsi Dominique Guillet, le président de Kokopelli, une association qui milite pour la sauvegarde de la biodiversité des semences. Semences dont certaines, locales, sont encore interdites au profit d'autres, non reproductibles, mais commercialisées par des multinationales telles que Monsanto...On voit aussi le couple d'ingénieurs agronomes Claude et Lydia Bourguignon, s'insurger contre les aberrations telles que la création des tomates carrées ou des poulets sans plumes et se révolter contre la mort des sols tués par des labours trop profonds et fréquents. Tant et si bien que « bientôt, quand on se mettra à table, plutôt que de se souhaiter bon appétit, il faudra se souhaiter bonne chance », ironise le pionner de l'agriculture biologique, Pierre Rabhi.
Des solutions locales mais globalement partagées
Avant d'en arriver là cependant, des alternatives peuvent être mises en place. Et elles naissent déjà un peu partout dans le monde. Coline Serreau en a la preuve. De ses voyages au Maroc, en Inde, au Brésil, en Ukraine ou en Suisse, elle a rapporté 170 heures de rushes - « de la matière pour faire 6 films », précise-t-elle - mais surtout une conviction : « une révolution est faisable, mais elle viendra de la base », affirme celle qui se voit comme « un passeur de relais entre les gens qui ont les solutions et ceux qui ne les voient pas ». Car « ce qui est étonnant, c'est que des gens qui ne se connaissent pas, disent la même chose, aux quatre coins du monde », souligne Coline Serreau.
On voit ainsi Pierre Rabhi, l'ami de la cinéaste qui lui a inspiré le film, enseigner son savoir à des paysans marocains, les efforts des membres du Mouvement des sans terre au Brésil qui doivent se battre contre les préjugés, le succès d'expérimentations agricoles au Vietnam et en Inde, ou encore Antoniets Semen Sviridonovitch, ex-directeur de kholkoze en Ukraine, qui s'est reconverti dans l'agriculture bio, suite aux effets des pesticides sur les femmes travaillant sur ses terres. Avec succès puisque ses 8000 hectares certifiés eco-cert depuis 2006 obtiennent les meilleurs rendements du district... « On parle tout le temps de la biodiversité mais je n'ai véritablement compris ce que c'était qu'avec ce film », avoue Coline Serreau.
Malgré des lourdeurs et des passages discutables sur la responsabilité du patriarcat dans le désordre global décrit par Coline Serreau, le documentaire reste donc porteur d'espoir. Avant même sa diffusion dans le circuit classique, le film co-produit par l'association Colibri que préside Pierre Rabhi, a beaucoup circulé en projection privée, à la demande d'associations. Avant même sa sortie nationale le 7 avril, le documentaire a été vu par plus de 200 000 spectateurs... Et sur le site internet qui prolonge le film, une partie « J'agis » enjoint les spectateurs à passer à l'acte. Car ces initiatives au départ très locales et éclatées commencent à attirer l'attention. « Pendant longtemps, on ne nous a pas appelé dans les lycées agricoles, maintenant ce sont les élèves qui nous demandent de venir ! », s'enthousiasme Claude Bourguigon. Une victoire pour celui qui a quitté l'INRA par conviction, pour fonder, avec sa femme, son propre laboratoire de recherche et d'analyse en microbiologie des sols (LAMS), une discipline qui n'est aujourd'hui plus enseignée...
*Diffusé à partir du 7 avril, le documentaire est accompagné d'un livre publié le 19 avril aux éditions Actes Sud
(Source : Novethic.fr)
05:48 Publié dans Thème : ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, agriculture, alimentation, pesticide |
|
06.04.2010
" Solutions locales pour un désordre global " de Coline Serreau
Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau, après avoir parcouru le monde pendant 3 ans, nous invite à découvrir de nouveaux systèmes de production agricoles, des pratiques qui fonctionnent désormais et garantissent une sécurité alimentaire pérenne.
« Bientôt quand on se mettra à table, il ne faudra plus se souhaiter bon appétit, mais bonne chance». La phrase, énoncée par un agronome, clôt avec humour le documentaire efficace de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Après l'énoncé des catastrophes, montrées dans les films de Hulot ou Arthus Bertrand, les solutions : en femme, mais aussi en mère qui veut bien nourrir ses enfants, la réalisatrice de « La Belle verte » s'attaque au problème de notre terre nourricière, qui, partout dans le monde, se meurt aujourd'hui. D'être mal et trop traitée, bourrée de pesticides qui la tuent tout en empoisonnant ses fruits et font des paysans une espèce en voie de disparition ». Après la guerre, s'est mis en place, petit à petit, un véritable génocide des paysans » explique Coline Serreau « Il fallait écluser les stocks de produits chimiques et on les a détournés vers la terre. On a ensuite éliminé tout ce que la terre et les animaux donnaient gratuitement pour y substituer des semences non reproductibles, comme les OGM ».
Alors, en France, mais aussi en Inde, en Ukraine, au Brésil, au Maroc, Coline Serreau est allée à la rencontre d'agriculteurs, d'agronomes, d'économistes, qui tout en expliquant les données du problème, ont chacun, dans leur domaine, mis en place des solutions. Comme ces fermiers bretons qui ont créé des AMAP (Associations pour le maintien de l'agriculture solidaire) et qui vendent leur récolte sans passer par les réseaux habituels. Cet agronome qui a créé dans le Gard une association qui vend des semences bio ou oubliées- il y avait plus de 1 000 variétés de pommes en 1900, on en cultive sept aujourd'hui- ou encore ce collectif de paysans bio en Inde-pays inondé d'OGM- qui produisent leur engrais naturel et qui font vivre quinze familles sur leur exploitation.
Passionnant mais aussi concret, ce film plein d'espoir, donne envie d'agir. « La meilleure façon de lutter contre les multinationales, c'est de s'en passer » est-il ainsi expliqué... À chacun de nous, donc de dire non, d'abord en consommant « propre » et en soutenant les initiatives locales. Pas de fraises en hiver, de poulet aux hormones, de légumes dénaturés...
www.solutionslocales-lefilm.com
(Source : La Dépêche.fr)
13:56 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, raisonné, bio, ogm, amap, documentaire, alimentation, environnement |
|

















