03.04.2010
Le site toulousain de Freescale va embaucher 821 salariés d'ici 2011
Les dirigeants de Freescale ont vu juste en investissant sur la fabrication de produits d'avenir durant ces deux dernières années. Une telle gestion a permis non seulement de préserver les emplois mais aussi et surtout de créer un véritable pôle productif et compétitif.
Oui, vous l'aurez bien remarqué, tout ceci n'est que fiction mais en attendant, sommes-nous loin de la réalité si ce n'est que nous sommes uniquement à l'opposé !
A la question posée : « La fermeture du site de production peut-elle encore se discuter ? »
Denis Blanc, dirigeant de Freescale, répond : « Non. Les produits fabriqués à Toulouse sont devenus obsolètes et ne correspondent plus aux exigences du marché. »
De quoi être fier de mettre 821 salariés sur le carreau et ainsi affirmer « Freescale est exemplaire ».
Nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs...
Pas de chance, ce sont ces mêmes individus qui font la pluie et le beau temps pour ces sociétés téléguidées par des fonds de pension, sociétés exemplaires considérant ses salariés comme des kleenex, suivant les règles du jeu du Monopoly (on achète, on vend, mais qu'en est-il des salariés des hôtels ? ce n'est pas dans la règle du jeu, plus précisément : on ne s'en préoccupe pas ! ce n'est pas le but du jeu, le but étant de ramasser le plus d'argent possible en faisant payer les autres jusqu'à les surendetter, les ruiner!)
Nous pourrions imaginer qu'une telle catastrophe économique, le fait de ne pas avoir appréhendé une telle situation dramatique, aurait pu coûter la place des dirigeants ... pas d'inquiétude ! Ces mêmes dirigeants recevront bien au contraire des félicitations sous toutes formes ... pour avoir su gérer proprement une situation pourtant inacceptable, ... de quoi être fier ... et surtout, oui, surtout, de quoi expliquer à son enfant : ne devient pas comme eux, soit fort et juste et ne fais pas ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse.... j'admets toutefois que la formule atteind ses limites lorsqu'on a à faire à de véritables voyous !
Pour conclure, alors que la réouverture des maisons closes fait débat, pour avoir suivi les « Freescales », les « Molex », les "Contis", etc., j'ai franchement l'impression de voir dans ces entreprises de véritables maisons closes en terme de gestion des ressources humaines et d'enrichissement. Tout un débat !
Bon courage à tous les salariés de Freescale dans leur combat et une pensée affective à tous les « Molex » de Villemur toujours en cours de recherche d'emploi.
Franck Laborderie-Cavada
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Denis Blanc, PDG: «Freescale est exemplaire»
Le 26 février, l'intersyndicale CGT, CFTC, CFDT de Freescale a porté le Plan de sauvegarde de l'Emploi de l'entreprise devant la justice. Après le juge des référés qui a suspendu le PSE le 25 mars, le tribunal correctionnel se prononcera le 13 avril. 821 emplois sont en jeu.
Comment réagissez-vous à l'intervention de la justice dans le dossier Freescale ?
Sur le fond, je considère que nous avons mis en place un plan exemplaire dont l'objectif est de trouver un CDI à tous nos salariés. Nous investissons 14 000 € par personne pour la formation, et nous avons annoncé très tôt - en avril 2009, pour une échéance fixée à mai 2001 - notre décision de fermer le site de production pour donner du temps à notre personnel et lui permettre d'explorer toutes les pistes de reconversion.
Quels sont les résultats de dispositif ?
Une vingtaine de personnes ont signé un CDI chez un nouvel employeur. D'autres se sont engagées dans un plan de formation. Or, paradoxalement, aucun départ ne peut s'accomplir tant que la justice n'a pas arbitré définitivement. Tout est bloqué pour l'instant.
La fermeture du site de production peut-elle encore se discuter ?
Non. Les produits fabriqués à Toulouse sont devenus obsolètes et ne correspondent plus aux exigences du marché.
(Source : La Dépêche.fr)
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31.03.2010
FREESCALE : Communiqué de l'intersyndicale CGT/CFDT/CFTC
L'intersyndicale CGT/CFDT/CFTC de Freescale appelle à un rassemblement
le jeudi 1er avril à 13h30
devant le TGI à Toulouse, place Lafourcade (Saint-Michel)
Télécharger le : communiqué de l'intersyndicale.pdf
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27.03.2010
Social - Freescale : plan social suspendu
Le juge des référés a prononcé hier après-midi [ndlr : jeudi 25/03) la suspension de la mise en place du « Plan de sauvegarde de l'emploi » de Freescale. L'équipementier automobile américain prévoit la fermeture du site, menaçant 821 emplois, pour relocaliser la fabrication de composants électroniques aux Etats-Unis. Le juge motive notamment sa décision par le caractère discriminatoire du traitement octroyé en cas de départ volontaire, différent selon qu'on est cadre ou non-cadre. Il réfute l'argument de l'urgence à se lancer dans un PSE qui crée un « trouble manifestement illicite ».
« Une belle victoire » pour Me Jean-Marc Denjean, l'avocat des organisations syndicales CGT-CFDT-CFTC à l'origine de la procédure : « Quand on présente à la justice des situations dramatiques avec des arguments sérieux, elle se montre attentive. On ne peut pas laisser impunément s'organiser la casse industrielle et sociale dans ce pays. Ce PSE n'est pas justifié. Il ne présente aucune mesure de reclassement et comporte des mesures financières discriminatoires. »
Une semaine de sursis
Satisfaits, les délégués CFDT, ne crient pas victoire pour autant : « Aujourd'hui ce ne sont que les prémices. Ce que nous visons, c'est l'annulation du PSE ».
La direction de Freescale rappelle d'ailleurs que ce sursis, quoique « surprenant », selon son avocat, Me Thierry Viala, ne préfigure en rien le jugement au fond (1) : « Cette décision nous surprend car elle ne mentionne aucun manquement à la loi. Il n'y a pas d'alternative à ce PSE. L'entreprise ne peut pas faire mieux dans l'anticipation en annonçant les licenciements deux ans à l'avance, et dans l'accompagnement, avec 900 heures de formation. »
(1) Audience jeudi 1er avril, à 14 heures, au TGI de Toulouse.
(Source : La Dépêche.fr)
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12.03.2010
FREESCALE - Rassemblement : Le 19 mars 2010 à 9h00 devant le TGI de Toulouse
Par CGT FSL Toulouse, mercredi 10 mars 2010
Les responsabilités de Freescale :
La direction de Freescale, inféodée aux fonds d'investissement qui possèdent l'entreprise depuis 2006, conduit l'usine de Toulouse à la fermeture.
Ce massacre industriel va se solder par 821 licenciements d'ici fin 2011.
Cette entreprise a réalisé 40 millions d'euros de bénéfices en 2009, malgré la crise.
La caisse de Freescale monde est bien remplie avec 1,36 milliards de dollars.
Elle recrute des intérimaires pour faire des stocks, elle annonce des heures supplémentaires le lundi de Pâques et envisage la possibilité d'autres heures supplémentaires pour fermer l'usine le plus tôt possible.
Cette direction refuse d'assumer la responsabilité sociale de ses décisions qui ne sont pas justifiées. Les licenciements de 236 salariés en novembre 2009 et de 821 salariés en 2011 sont uniquement liés à des choix stratégiques pour augmenter les bénéfices déjà conséquents de Freescale.
Freescale ne propose aucun reclassement sérieux, Freescale fait du vent en promettant un CDI pour tous les licenciés. Les chiffres du chômage, en augmentation et d'un million de chômeurs en fin de droit en 2010, démontrent l'inconsistance de ses promesses. Ce plan de licenciement n'apporte aucune solution sérieuse pour les personnes menacées de licenciement. Malgré cela, la direction tente un passage en force et refuse toujours toute négociation
La répression envers les salariés qui se défendent :
Dès la fin du mouvement de grève de 5 semaines en septembre/octobre 2009, la direction a fait pleuvoir les lettres d'avertissement.
Un gréviste a été licencié pour faute lourde (non démontrée). Ce licenciement a fait l'objet d'une transaction.
Un délégué syndical a été placé en mise à pied conservatoire et placé sous le coup d'une procédure de licenciement pour des motifs inconsistants. L'inspection du travail a rejeté la demande de licenciement.
Un autre délégué syndical a fait l'objet d'une demande de licenciement dans le cadre d'un PSE qui ne le concernait pas, pour supprimer toute représentation CGT, CFDT au CE et liquider le dernier élu cadre de la CGT. Là aussi il y a eu rejet de l'inspection du travail.
Ce même délégué fait l'objet d'une nouvelle tentative de licenciement économique. Cela malgré le refus précédent de l'inspection du travail.
Une salariée, impliquée dans la lutte, est mise à pied et licenciée pour des motifs insignifiants. Sa demande de transaction pour au moins conserver le bénéfice des indemnités de départ dues dans le cadre du PSE reste à ce jour lettre morte.
Les comportements et choix de l'entreprise sont inacceptables. Freescale malgré ses beaux discours d'éthique, de responsabilité et de respectabilité a des pratiques de patron voyou. Freescale sacrifie nos vies, notre santé, pour tenir ses objectifs de suppression d'emploi pour faire toujours plus de bénéfice. C'est la lutte de l'humain contre les profits à 2 chiffres.
NON A LA REPRESSION, NON AUX LICENCIEMENTS !
Rassemblement le 19 mars devant le TGI de Toulouse à 9h00.
Tous ensemble !
Pour se défendre contre nos directions et en solidarité
avec les salariés de Freescale
09:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, freescale |
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11.03.2010
FREESCALE : Mise en danger de la santé des salariés et licenciement
COMMUNIQUE DE PRESSE CGT FREESCALE
Aujourd'hui, mardi 9 mars 2010, s'est tenu un CE suite à la demande de licenciement d'un délégué par la direction de Freescale.
La direction tente une deuxième fois de licencier ce délégué CGT.
Une première demande de licenciement économique avait été refusée par l'inspection du travail. La direction veut aujourd'hui le licencier, ce qui lui permettrait d'éliminer à la fois le dernier élu CGT au CE et le dernier représentant cadre de la CGT dans l'entreprise, en le rattachant artificiellement au plan de licenciement du secteur de R&D téléphonie avec lequel il n'a rien à voir.
Les votes lors de ce CE ont été clairement dictés par la direction.
Des soi-disant syndicalistes sensés représentés les intérêts des salariés, votent majoritairement pour le licenciement d'un représentant élu par les salariés.
Ce procédé inadmissible de Freescale, qui par ailleurs se targue d'éthique, est dans la logique répressive de la direction qui cherche à terroriser les salariés à coup de sanctions et de licenciements pour les dissuader de poursuivre leur lutte contre les 821 licenciements annoncés. Des salariés sont traumatisés suite aux procédures de licenciement en cours à Freescale, et aux menaces qu'ils subissent au quotidien de la part de chefs d'équipes...
Il s'agit d'une véritable mise en danger délibérée de la santé des salariés. Cet état de fait est confirmé par le fort taux d'arrêts de travail et de prise d'anxiolytiques par de nombreuses personnes de l'entreprise.
Nous espérons que les conséquences dramatiques qu'on a pu déplorer dans des entreprises comme Renault ou France Telecom n'arriveront pas à Freescale.
Nous ne laisserons pas la direction nous détruire.
Elle nous nuit suffisamment par les effets de sa politique de licenciements massifs.
Depuis 2007, 521 personnes ont perdu leur emploi à Freescale, et 821 postes sans parler des emplois induits, doivent encore être supprimés d'ici fin 2011.
Cela suffit à nos ennuis.
La CGT, le 9 mars 2010
Télécharger le Communiqué de Presse.pdf à diffuser !
Pour en savoir plus : site de la CGT Freescale
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15.02.2010
Freescale : " Pas de licenciement avant avril 2011 "
Hier le comité central d'entreprise (CCE) et le comité d'entreprise (CE) ont rendu un avis défavorable au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit la suppression de 800 emplois dans la zone de fabrication. Cette ultime réunion de consultation des représentants de salariés clôture des négociations qui avaient débuté le 22 avril 2009 et qui avaient donné lieu à 120 réunions. « Nous aurions voulu que la direction améliore certains points en attribuant notamment un bonus supplémentaire pour les travailleurs les plus âgés » commente Serge Ramos, délégué central FO. Mais ce PSE laisse surtout le temps aux salariés de se former et de retrouver un travail » ajoute le représentant de l'intersyndicale CFE-CGC, Unsa, FO qui est majoritaire (80 % des salariés).
En effet Denis Blanc, le directeur général de Freescale confirmait hier qu'« aucune lettre de licenciement ne partira avant avril 2011. D'ici là nous travaillons à retrouver un emploi pour tous et activons la recherche d'un repreneur ». Des contacts ont déjà été établis et un industriel visitera le site dès lundi.
Sur le fond, le PSE prévoit une prime plancher de 50 000 € pour les salariés ayant plus de vingt ans d'ancienneté et 40 000 € pour les autres. La prime moyenne réellement versée sera d'environ 70 000 €. D'ores et déjà 60 personnes sont en formation et 160 salariés ont déjà retrouvé un emploi dont cinquante chez Intel, le n°1 mondial des semi-conducteurs qui s'est installé sur le site. « Intel va doubler ces effectifs dans les prochains mois » annonce Serge Ramos qui assure que le climat désormais serein permettra d'attirer «d'autres repreneurs».
(Source : La Dépêche.fr)
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23.12.2009
Freescale : présentation officielle d'un plan de 821 licenciements
La direction de l'usine de composants électroniques Freescale de Toulouse a présenté hier au comité central d'entreprise le détail d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de 821 emplois d'ici fin 2011.
Le groupe américain avait annoncé le 23 avril qu'il comptait arrêter la fabrication de puces électroniques à Toulouse en raison de la crise automobile et de l'obsolescence de ses produits.
Cet automne, une intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, majoritaire à la fabrication, a mené une grève de 5 semaines, ponctuée d'actions spectaculaires et de séquestrations de dirigeants, pour des « indemnités décentes ». L'alliance FO-UNSA-CGC, globalement majoritaire dans cette entreprise comptant de nombreux cadres et techniciens, ne s'y était pas associée.
La direction, dénonçant des violences, a voulu licencier deux délégués. « L'inspection du Travail a annoncé aujourd'hui
[NDLR : hier] qu'elle rejetait cette demande injustifiée, mais la direction peut encore se ridiculiser en faisant appel devant le ministre du travail », a déclaré un délégué. Selon ce syndicat, « les justifications économiques de fermeture devant le CE ne cadrent pas avec la situation réelle et le plan social n'offre pas de véritable accompagnement ». La direction de l'usine n'a pu être contactée mardi après-midi, mais elle s'était déjà « engagée à ce que les licenciés retrouvent un CDI ». Le PSE reprend la promesse faite lors de la grève d'une indemnité plancher de 40 000 euros en dessous de 20 ans d'ancienneté et de 50 000 euros au dessus. Freescale vient de se séparer de sa téléphonie mobile à Toulouse (250 emplois) et devrait conserver moins de 500 personnes dans la ville en 2012, contre 1 600 au début 2009.
(Source : La Dépêche.fr)
08:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, licenciement, toulouse, emploi, freescale |
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10.10.2009
Freescale : les grévistes lèvent le camp
Les salariés grévistes de Freescale ont décidé de reprendre le travail ce lundi, et de mettre fin à leur mouvement débuté le 7 septembre dernier. Dès dimanche, les tentes installées devant l'entreprise depuis 33 jours seront démontées. « Nous sommes face à un blocage de la direction, et nous en sommes à 5 semaines de grève. Nous voulons laisser à la direction une chance d'avoir une attitude responsable et de revenir à la table des négociations », a déclaré le délégué syndical (CGT) Eric Hirson. La décision de mettre fin au mouvement indique un « changement de tactique », dixit Hirson, qui fait suite à l'annulation d'une réunion de négociation par la direction, ce jeudi. « Nous sommes prêts à repartir en grève si cela s'avère nécessaire, a ajouté Eric Hirson. Nous allons tenir des assemblées générales chaque semaine, pour décider des actions futures à tenir. »
Le directeur du site, Denis Blanc, a réagi en expliquant qu'il restait « ouvert au dialogue, et déterminé à accompagner les employés licenciés pour qu'ils retrouvent un poste en CDI ». Il a ajouté que « la réunion de négociations a été reportée, car au préalable, nous demandions que les accès au site soient libérés, ce qui n'était pas le cas mardi soir, et que le démontage des tentes installées devant le site ait commencé. » « J'invite les organisations syndicales majoritaires et le PDG de Freescale à reprendre au plus vite les négociations », a indiqué par ailleurs Monique Iborra, députée de la 6e circonscription de Haute-Garonne. Freescale va fermer son atelier de fabrication et licencier 800 salariés sur 1600, fin 2011. La direction s'est engagée à reclasser l'ensemble du personnel.
(Source : La Dépêche.fr)
20:07 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : freescale, social, licenciement, grève |
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29.09.2009
TOULOUSE - Les Freescale ont bloqué la ville
Costume-cravate, des dizaines d'hommes d'affaires, des passagers en sueur, s'engouffrent au pas de course dans le hall départ de l'aérogare hier, dès 6 heures. D'autres se bousculent aux premières heures de la matinée au comptoir d'Air France ou d'Easy jet, traînant leurs valises et leur mauvaise humeur. Une psychologue frôlant la crise de nerf s'emporte contre une hôtesse. Elle a raté sa correspondance pour Charles-de-Gaulle. Sur le périph, la circulation est au point mort, ça patine depuis 7 heures entre Purpan et Blagnac. Les automobilistes piégés dans ces ralentissements ont la tête des mauvais jours. Vingt-cinq kilomètres de bouchons, ça use.
En bloquant les accès de l'aéroport, les Freescale (ex Motorola semi-conducteurs) ont pris tout le monde de court, ce lundi, et donné la fièvre à Toulouse qui s'est rapidement grippée, trois heures durant. Les barrages filtrants mis en place à 5 h 30, par une centaine de salariés grévistes en gilets jaunes sur les principaux ronds points ont été levés sous la pression des forces de l'ordre, vers 8 h 45. Une vingtaine de policiers de la Compagnie départementale d'intervention avait pour consigne de faire dégager les grévistes. Sans sommation. Il n'y a pas eu d'incident. « Ils nous ont dit de reculer. On n'était pas venu pour se bagarrer », lance Joseph, salarié, trente ans de boîte. « Tout ce qu'on veut, c'est qu'on nous voit et qu'on nous entende » !
Cette nouvelle action « coup-de-poing » marque à nouveau la détermination des grévistes de Freescale qui entament leur troisième semaine de mobilisation. « On arrêtera le bordel lorsque la préfecture aura fait pression sur notre direction pour qu'il y ait l'ouverture de véritables négociations sur les indemnités », lâche un autre opérateur dans la mêlée. « On était bien tranquille devant notre site de Freescale. Les CRS nous ont délogés. Maintenant, on est dans l'action, renchérit par-dessus l'épaule, un camarade.
Depuis le 22 avril, annonce faite par la direction toulousaine de Freescale de son intention de supprimer 1 100 emplois d'ici 2011, pour partie dans la téléphonie mobile (236 emplois), pour l'autre dans sa zone de fabrication (800 emplois), les relations se sont dégradées avec « la base » syndicale minoritaire, rejointe désormais par des salariés non syndiqués. « Freescale à Toulouse est un combat perdu », assurent-ils. Mais ces 300 grévistes veulent continuer à se battre pour, « au moins partir la tête haute ».
(Source : La Dépêche.fr)
20:49 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : freescale, toulouse, social |
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24.09.2009
Les Molex ont tenté la voie de la Justice pour avoir gain de cause … Ne reste-t’il donc que la Violence pour se faire respecter des dirigeants voyous ?
Les Freescale bloquent les bus et durcissent le ton
Après la journée sans voiture, la journée sans bus. Ou presque. Le réseau d'autobus Tisséo a en effet été très fortement perturbé une grande partie de la journée d'hier par les grévistes de Freescale (ex Motorola), menacés de licenciement. Ces derniers ont bloqué l'un des deux dépôts de la société de transport, celui de Langlade.
Une centaine de manifestants ont pris possession des accès du dépôt de la route d'Espagne, hier vers 5 h 30, empêchant 350 bus de sortir, sur 500 que compte Tisséo dans l'agglomération.
(Lire la suite dans l'article complet)
HIG visite Molex à quelques heures du baroud d'honneur
Une semaine après avoir annoncé le rachat de Molex de Villemur-sur-Tarn, le fonds d'investissement HIG vient, ce jour, visiter son acquisition. C'est en milieu d'après-midi que les salariés de la société de connectique qui vient de commencer son déménagement, devraient enfin mettre des visages sur les noms des repreneurs. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils rencontreront le nouveau patron de la société, Marc Laisné, fraîchement nommé à la tête de « la future entité ». Malgré moultes insistances de notre part pour en savoir plus sur cette visite, HIG n'a pas souhaité répondre.
En revanche, les salariés, comptent bien obtenir satisfactions lorsqu'ils questionneront les représentants du « nouveau Molex » sur le site : « Nous leur demanderons d'abord comment ils comptent utiliser les 6,6 millions donnés par l'État et ensuite d'expliquer ce qu'ils vont faire exactement des machines. nous aborderons bien entendu toutes les questions sur les futurs emplois », a confié Denis Parise, délégué du CE.
(Lire la suite dans l'article complet)
14:58 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, freescale, molex, altran |
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