19.10.2009

TOTAL investit dans la destruction durable

(Source : Greenpeace.fr
«Une opération coup de poing contre un criminel climatique et environnemental » annonçait Greenpeace vendredi à la presse dans un communiqué. L'ONG n'a divulgué que samedi matin le lieu de la manifestation : une station service du nord de la ville à l'enseigne de Total. Car ce « criminel climatique », selon Greenpeace, c'est le groupe français Total qui investit « massivement dans de nouvelles ressources pétrolières au Canada et ailleurs : les sables bitumineux ».

Hier matin, les « manifestants » (une dizaine vêtus de combinaisons orange) avaient déployé devant les postes à essence une grande banderole portant l'inscription « Total invente la destruction totale ».

« Total produit du pétrole à partir de bitume très visqueux aggloméré à du schiste et du sable. Les plus vastes réserves se trouvent au Canada, au Venezuela et à Madagascar. Le mode de production de ce pétrole émet cinq fois plus de gaz à effet de serre que le procédé traditionnel. Pour l'extraire, il faut de grosses machines, beaucoup de carburant, de l'eau chaude. Cette exploitation impose aussi que l'on rase des forêts. », explique Marina Maruejouls, porte-parole du groupe.

(Source : La Dépêche.fr)

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08.12.2008

Un guide pour un repas de Noël sans OGM

Greenpeace vient de sortir un guide spécifique pour nous aider à choisir quoi mettre dans notre caddy pour préparer le repas de Noël.... sans OGM! Les aliments sont classés en trois catégories :

 

Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d’animaux nourris aux OGM.

 

Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l’alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.

 

Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d’animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C’est pourquoi les entreprises qui n’ont pas répondu et n’ont donc pas garanti l’absence d’OGM dans leurs productions sont en rouge. 

 

Évidemment, tous les produits alimentaires bio sont classés vert, car les OGM sont interdit dans le cahier des charges de l'agriculture biologique.

 

"Si pour la majorité des français, plaisir, gastronomie et produits de qualité ne se conjuguent pas avec les OGM, ceux-ci se trouvent fréquemment dans les assiettes ! Ce guide donne accès à une information qui n’est pas affichée sur les étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le choix de la santé et de l’environnement", précise Rachel Dujardin de Greenpeace.

 

Téléchargez le guide en cliquant ICI.

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15.11.2008

OGM : l’avis de l’EFSA vu par Greenpeace

Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM à Greenpeace France analyse l’avis de l’EFSA (agence européenne de sécurité alimentaire) et les risques de réautorisation du MON810 en France.

 

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25.05.2008

Loi OGM : coup de sifflet final, la mobilisation reste

537298207.jpgL'adoption par le sénat de la loi sur les OGM marque la fin d'un bien pénible match. Entaché de cafouillages, d'accrochages et de manœuvres en tout genre, le vote d'une loi qui ne garantit nullement l'avenir des filières sans OGM aura donné lieu à un véritable concours d'irresponsabilité. Pour Greenpeace, il convient maintenant de faire en sorte que les décrets d'application soient le plus précautionneux possible. Il importe également et surtout d'initier au niveau européen une révision complète des procédures d'autorisation de mise en cultures des plantes génétiquement modifiés. Le sujet est inscrit à l'ordre du jour du conseil des ministres de l'environnement du 5 juin.

Graines d'illégitimité. Ayant fait les frais des jeux de basse politique, adoptée au finish au terme d'une procédure qui force le sens des institutions républicaines, la loi sur les OGM, dite de coexistence, porte d'ores et déjà le sceau de l'imposture et de l'illégitimité. « Comment un tel texte, lacunaire et adopté dans ces conditions pourra réunir et non pas diviser sur un sujet si fondamental et passionnel ? s'interroge Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. On est à mille lieux de la loi d'apaisement et de protection que Greenpeace appelait de ses vœux. On est loin des engagements du Grenelle et très loin du souhait des français... Tous les éléments sont bel et bien réunis pour que cette loi ne soit jamais acceptée par les citoyens, les consommateurs et les agriculteurs. Tous les éléments sont bel et bien réunis pour que ce sujet reste une épine enfoncée au pied de l'agriculture française. »

Où est l'arbitre ? L'adoption de la toute première loi issue du Grenelle de l'environnement aura également été riche d'enseignements. L'imposture n'est pas loin. La frange la plus rétrograde de la majorité UMP, animée d'un esprit de revanche peu commun et menée par une escouade d'élus inspirés, MM.Copé, Bizet et Debré, a décidemment laissé au vestiaire tout sens de l'intérêt général. Filant dans les coulisses de l'Assemblée et du Sénat, les lobbies pro-OGM ont fait la loi. Quant aux plus lucides des élus UMP, Mme Keller ou M. Grosdidier, ils ont été mis sur la touche, voire carrément fauchés dans la surface, à l'image du sénateur Legrand. L'arbitre, s'il existe, devait regarder ailleurs.

Limiter les dégâts. Absence de définition du sans OGM, régime de responsabilité défaillant, transparence niée... Face à cette loi insuffisante et lacunaire, dont le seul point positif, l'amendement de protection Chassaigne, a été réduit à peau de chagrin, il convient dès lors de faire en sorte que les décrets d'application (dont les distances techniques ou encore la composition et le fonctionnement du haut conseil) soit le plus précautionneux possible. Greenpeace restera vigilante.

Une année 2008 sans OGM. Il n'y aura néanmoins pas de culture commerciale d'OGM en plein champ en 2008. Ce retour en arrière, permis par la clause de sauvegarde européenne, est inédit et important ; il ouvre bel et bien la voie à une possible libération du territoire français de ces cultures risquées et inutiles. Par ailleurs, le maïs MON 810 pourrait bien ne pas voir renouvelée son autorisation de mise en culture au niveau européen. Et le 7 mai, la Commission européenne, traditionnellement pro-OGM, a quant à elle renvoyé devant l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) les nouvelles autorisations qu'elle aurait du accorder. Le vent tourne à Bruxelles.

Prochain épisode le 5 juin. La révision des procédures d'évaluation des OGM est à l'agenda du conseil des ministres de l'environnement du 5 juin. Pour Greenpeace, l'ensemble des pays de l'UE doit soutenir ce processus. Au nom du principe de précaution et de l'intérêt général, les cultures d'OGM en plein champ doivent être interdites en Europe. La loi française pourrait bien ne jamais être utilisée. Le feuilleton ne fait que commencer...

Retrouvez cet article sur : http://www.greenpeace.org/france/news/loi-ogm-coup-de-sifflet-fina

01:01 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, modem, environnement, greenpeace | |

13.05.2008

Loi OGM : petites manœuvres et grosses lacunes

537298207.jpgAvec la possible adoption définitive de la loi sur les OGM, Greenpeace rappelle les nombreuses failles de ce texte et appelle les citoyens à manifester contre une loi de contamination le mardi 13 mai à partir de 13h sur l’esplanade des Invalides.Le texte qui s’apprête à être voté n’est ni conforme au Grenelle, ni conforme à l’esprit de la directive européenne qu’il est supposé traduire.

En début de semaine, le président de l’Assemblée nationale, M. Accoyer a refusé qu’un vote solennel soit tenu à l’issue des débats. Sur un sujet d’une telle importance, ce refus constitue un véritable déni de démocratie et de transparence puisqu’il permet aux députés de ne pas assumer le choix d’une loi qui légalisera la contamination génétique. Il est vrai que la carte de la transparence a rarement profité aux organismes génétiquement modifiés…

Comme Greenpeace ne cesse de le rappeler depuis janvier, ce projet de loi présente de graves lacunes :

- Responsabilité défaillante : l’ensemble de la filière n’est pas responsable et les cas les plus fréquents de contamination (transport, stockage) ne sont pas pris en compte ; le seul préjudice permettant réparation est la différence du prix de la récolte ;

- Disparition du sans OGM : une production contaminée jusqu’à 0,9 % pourrait être déclarée sans OGM ;

- Transparence niée : de nombreuses dispositions essentielles (par exemple distance d’isolement) sont renvoyées à des décrets ultérieurs. « L’un des principaux acquis du Grenelle, la liberté de produire et de consommer sans OGM est niée, déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace France. La liberté défendue par ce texte est celle de produire avec et sans OGM… C’est la liberté du renard dans le poulailler ! En prétendant organiser une impossible coexistence entre cultures, cette loi va permettre le développement des OGM au détriment de toutes les autres formes d’agriculture. »

Limiter les dégâts

Le seul point positif a été l’adoption par l’Assemblée en 1ère lecture d’un amendement visant la protection des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières qualifiées sans OGM. Mais cet amendement, qui a rendu furieux le rapporteur du projet de loi et le gouvernement, a été sous-amendé et affaibli au Sénat, De plus, par la règle de l’entonnoir, seul l’article 1, va être rediscuté à l’Assemblée. L’amendement passera-t-il le cap ? L’opacité voulue par M.Accoyer laisse craindre le pire.

Pour Greenpeace, en l’état, sans vote solennel et dans un cadre de discussion limité à l’article 1, la seule façon d’éviter le pire est de garder cet amendement Chassaigne et de remplacer le sous-amendement confus par une définition claire du sans OGM. Sans OGM, c’est sans OGM, c’est-à-dire comme en Allemagne sous le seuil de détection (0,1%). Tout le reste ne peut être que mensonger et trompeur vis-à-vis des Français. Il faut également acter la co-responsabilité sans faute de tous les acteurs de la filière OGM en cas de contamination.

Cuisiniers et vignerons s’engagent pour la protection du sans OGM : la tribune publiée aujourd’hui par Le Monde

Retrouvez cet article sur : http://www.greenpeace.org/france/news/loi-ogm-petites-man...

13:11 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, greenpeace, ogm, environnement | |

06.05.2008

OGM : la crédibilité de la Commission se joue demain à Bruxelles

537298207.jpgDemain aura lieu un vote capital sur les OGM à la Commission européenne. L'industrie agrochimique veut en effet que l'UE autorise à la culture 3 nouvelles plantes génétiquement modifiées : deux maïs pesticides et une pomme de terre contenant un gène de résistance à un antibiotique. Si la commission accepte, ce serait la première fois depuis 1998 que de nouveaux OGM sont autorisés à la culture commerciale en Europe. Le vote s'annonce très serré. Greenpeace demande aux 27 commissaires d'interdire ces nouvelles cultures. Partout en Europe, les doutes sur l'innocuité des OGM se multiplient... La Commission doit enfin faire face à ses responsabilités sur ce sujet crucial : c'est tout le processus européen d'évaluation des OGM qui doit être remis à plat. « La Commission ne peut pas éternellement se retrancher derrière l'avis souvent biaisé de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Elle doit assumer ses responsabilités et entendre les préoccupations des scientifiques et des citoyens. »

Les dangers potentiels de ces maïs OGM, développés par les compagnies Syngenta et Pioneer/Dow n'ont pas été correctement évalués. Ils n'ont par exemple été testés que sur 90 jours, alors que les pesticides sont normalement testés sur 2 ans. Leurs effets à long terme sur les autres organismes et sur les sols ne sont pas non plus connus. Des études récentes sur le maïs Bt font notamment apparaître des risques potentiels sur les papillons et sur les écosystèmes aquatiques. Compte tenu de ces incertitudes, le principe de précaution doit être strictement appliqué.
Quant à la pomme de terre OGM « Amflora » de BASF, l'OMS et l'Institut Pasteur ont des divergences avec l'autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur ses impacts sur la santé et l'environnement.

Dès l'automne 2007, le Commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, a annoncé son intention d'interdire ces nouvelles cultures. Par combien de commissaires sera-t-il suivi demain, alors que 5 pays de l'Union, dont la France, ont déjà décrété un moratoire sur le maïs MON 810 et que les opinions publiques sont très majoritairement opposées aux cultures en plein champ d'OGM ? Pourront-ils faire face au président Barroso et aux puissants lobbies OGM en action à Bruxelles ? La Commission va t-elle une fois de plus botter en touche et se ranger derrière le seul avis de l'autorité européenne de sécurité des aliments ?

Évaluation des risques vs gestion des risques
Jusqu'à maintenant, sur chaque dossier d'autorisation d'un OGM, la Commission a toujours donné son aval en se rangeant au seul avis, systématiquement positif, de l'AESA, alors même qu'en Conseil des ministres, une majorité (non qualifiée) d'Etats membres est opposée aux autorisations... Cette pratique témoigne d'une grave défaillance des institutions. La Commission se défausse sur l'avis biaisé d'une seule agence. Selon le droit européen, l'avis de l'AESA ne devrait pas constituer le seul fondement des autorisations accordées par l'UE pour les OGM. L'analyse des OGM produisant des molécules insecticides ou capables de résister à des herbicides devrait comporter des avis de toxicologues, de spécialistes de la biodiversité, un examen du risque d'appauvrissement des sols, ou encore les possibilités de cohabitation avec d'autres cultures et à quels coûts. Pour ce faire, l'Agence européenne de l'environnement (EEA) doit être impliquée dans le processus et l'AESA réorganisée vers une moins grande perméabilité aux lobbies biotechnologiques.

Pour Greenpeace, la Commission doit assurer son rôle de gestionnaire des risques et prendre en compte les implications socio-économiques et l'incertitude scientifique. Aucune nouvelle autorisation ne peut raisonnablement avoir lieu avant ces réformes.

La France, qui va assumer la présidence de l'Union européenne pour six mois à partir du 1er juillet, préconise une remise à plat des procédures d'homologation des organismes génétiquement modifiés dans l'UE. Le sujet devrait être inscrit à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens de l'Environnement prévue le 5 juin.

Retrouvez cet article sur : http://www.greenpeace.org/france/news/ogm-la-credibilite-de-la-com

Téléchargez les failles du processus d’autorisation des OGM en Europe : les-carences-du-processus-d-autorisation des OGM.pdf

 

20:01 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, ogm, environnement, greenpeace | |

29.04.2008

L'huile de Palme de Dove vu par Greenpeace

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09.04.2008

Loi OGM : débat torché, vote irresponsable !

537298207.jpgParis, le 9 avril 2008. Greenpeace déplore l’adoption cet après-midi du projet de loi sur les OGM lors d’un scrutin solennel à l’Assemblée nationale. Le texte condamne à terme l’ensemble de la production agricole française à la contamination et définit un régime de responsabilité complètement défaillant. En votant une loi génétiquement modifiée au profit d’une poignée d’industriels, la majorité UMP est manifestement passée à côté de l’histoire et de la volonté des Français. La croisade du sergent-chef Copé contre une secrétaire d’Etat coupable de « soutien » au seul amendement limitant la contamination ne fait pas honneur à la vie démocratique française.

« Comme au Sénat, la frange la plus rétrograde de la majorité UMP s’est allégrement assis sur le Grenelle, sur le principe de précaution, sur la directive européenne qu’elle était censée traduire en droit français et sur le souhait des citoyens ! s’indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Pis, si l’on en croit les déclarations vengeresses de M.Copé, le seul vrai amendement de protection adopté pourrait être remis en cause au Sénat dès la semaine prochaine, lors de la seconde lecture. Nous regrettons que les députés UMP les plus éclairés, comme M.Grosdidier, n’aient pas été plus entendus par leurs collègues. L’agriculture française et l’environnement sont sacrifiés sur l’autel de quelques profits industriels. C’est une honte. »

Dans ce contexte, Greenpeace ne peut se réjouir des amendements adoptés ces derniers jours. Non contraignants, ils sont pour la plupart des amendements « cosmétiques », de façade, destinés à faire croire aux français que leurs inquiétudes légitimes ont été entendues.

Par exemple, la disposition qui limitait la liberté d’expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies avait été ajoutée en février par la frange la plus conservatrice des sénateurs. Sa suppression tient donc du minimum syndical. Quant à l’amendement qui dispose que les parcs naturels “peuvent” exclure la culture d’OGM, “avec l’accord unanime des exploitants agricoles concernés”, il constitue une véritable supercherie, l’unanimité étant impossible à atteindre…

Le sans OGM est nié. Au terme de 6 jours de débat, le législateur ne s’est pas prononcé sur la nature du sans OGM. Celui-ci reste donc défini par une contamination à 0.9%. Sans OGM, c’est donc avec un peu d’OGM… Un comble pour une loi dont l’objectif, selon la directive 2001/18, devait en être la protection.

Un régime de responsabilité défaillant est par ailleurs entériné. L’agriculteur conventionnel ou bio devra se débrouiller seul avec sa contamination. Le champ de responsabilité issu du transport ou du stockage, qui est le plus important, n’est pas pris en compte et le niveau de d’indemnisation prévu, basé sur la dépréciation des prix, est tout simplement ridicule par rapport à la réalité des contaminations.

Le seul amendement responsable voté est le n°252 permettant la protection des filières de qualité sans OGM. Mais il est fort à craindre que les « cosmétiques » adoptés par l’Assemblée nationale permettent de légitimer au Sénat sa suppression alors que ses objectifs -la pérennité des AOC françaises- sont pourtant si évidents que l’on ne voit pas bien au nom de quoi la majorité UMP pourrait se permettre de les contester. Refus d’étiquetage des produits animaux nourris aux OGM, refus de l’implication des collectivités locales, refus de l’information publique en temps et en heure ou encore confidentialité des dossier d’évaluation éclairent par ailleurs l’intention de la majorité UMP : imposer des OGM partout et en cachette.

Le concours de lâcheté et d’irresponsabilité active a bien eu lieu. M.Copé en sort grand vainqueur. La croisade du sergent-chef de l’UMP contre une secrétaire d’Etat, coupable de « soutien » au seul amendement limitant la contamination ne fait pas honneur à la vie démocratique française. Au palmarès général, c’est donc à lui que Greenpeace remettra son Monsanto d’or.

Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? La veille du début d’examen de la loi à l’assemblée, Greenpeace interpellait à son siège l’UMP pour savoir si, comme le déclaraient certains parlementaires, elle était bel et bien contaminée par Monsanto…. Les dernières affirmations du député Copé et du Premier Ministre F.Fillon répondent sans ambiguité, justifiant par là même la défiance des citoyens vis-à-vis de la classe politique.

« L’Assemblée nationale vient de rédiger l’acte de vente de l’agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier Ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d’afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d’unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l’intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes semencières et la politique politicienne.

Retrouvez cet article sur : http://blog.greenpeace.fr/ogm

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Loi OGM : une mise en abîme jalonnée d'amendements cosmétiques

Paris, le 8 avril 2008. Alors que les articles cruciaux du projet de loi sont sur le point d'être abordés en fin d'après-midi et que 173 amendements restent à examiner, Greenpeace s'alarme de la volonté d'accélération des débats à l'Assemblée nationale, de l'absence toujours persistante de prise en compte de l'avenir du sans OGM et des déclarations vengeresses de certains élus concernant l'amendement n°252 adopté en fin de semaine dernière. Pour Greenpeace, à ce stade du débat, c'est l'ensemble des articles du texte qui devrait être mis en conformité avec cet amendement de protection.

« La veille du scrutin solennel, le législateur ne s'est toujours pas prononcé sur la nature du sans OGM, s'indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. On sait ce qu'est une culture OGM, mais l'on ne sait toujours pas clairement ce qu'est une culture sans OGM. C'est un comble pour une loi dont l'objectif, tout au moins si l'on se fie à la directive 2001/18, devrait en être la protection ! La position du Gouvernement sur cette définition cruciale reste dramatiquement floue. »

Dans ce contexte, Greenpeace ne peut se réjouir des amendements adoptés hier. La disposition qui limitait la liberté d'expression des membres d'un futur Haut Conseil des biotechnologies avait été ajoutée en février par la frange la plus conservatrice des sénateurs. Sa suppression tient donc du minimum syndical.

Quant à l'amendement qui dispose que les parcs naturels "peuvent" exclure la culture d'OGM, "avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés", et "sous réserve que cette possibilité soit prévue par leur charte", il constitue une véritable supercherie, l'unanimité étant évidemment impossible à atteindre. Il suffit d'un agriculteur, que les promoteurs des OGM n'auront sans doute aucun mal à convaincre, pour saboter toute tentative de protection des espaces naturels.

Par ailleurs, l'amendement indiquant que les organismes de gestion des filières de qualité (comme les AOC) peuvent demander à l'autorité administrative des mesures plus contraignantes pour se protéger des OGM n'est guère plus convaincant : il n'indique pas que l'autorité administrative doive réagir à ces demandes des labels de qualité, ni comment. Il s'agit d'un amendement de façade destiné à faire croire aux français que les députés veulent préserver les filières de qualité, mais sans rien imposer pour y parvenir.

« Globalement, les amendements adoptés hier ont tout l'air de pilules destinées à faire digérer aux français un texte fondamentalement inacceptable compte tenu de leurs préoccupations et des risques potentiels des OGM », ajoute Arnaud Apoteker.

Le refus des amendements sur l'étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux OGM et celui d'indiquer clairement que les dossiers d'évaluation environnementale et sanitaire ne peuvent en aucun cas rester confidentiels montrent que l'intention des députés UMP, à l'opposé des principes professés par le gouvernement et du Grenelle, est bien d'imposer les OGM partout et en cachette.

Jusqu'alors les seuls amendements intéressants l'ont été à l'article 1 du projet : il s'agit du 252 permettant la protection des filières de qualité sans OGM et de son corollaire le 112. Il est à craindre que les amendements cosmétiques adoptés notamment hier permettent de légitimer au Sénat ou en seconde lecture à l'Assemblée l'abandon du 252, dont les objectifs– dont la pérennité des AOC françaises- sont pourtant si évidents que l'on ne voit pas bien pourquoi la majorité UMP pourrait se permettre de les contester.

A ce stade des débats, c'est pourtant bien au contraire l'ensemble du texte qui devrait être mis en conformité avec les principes de précaution et de protection du sans OGM portés par l'amendement 252. Sa remise en cause tiendrait de l'irresponsabilité la plus totale et illustrerait une fois de plus la collusion entre certains élus UMP et les firmes semencières et biotechnologiques.

Retrouvez cet article sur : http://www.greenpeace.org/france/news/loi-ogm-une-mise-en...

09:50 Publié dans Sources de Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, ogm, greenpeace, environnement | |

28.03.2008

Sarkozy à Londres: un accord nucléaire qui va plomber le climat et la sécurité internationale

Communiqué de presse - Greenpeace – mars 2008

Paris, le 26 mars – En visite officielle au Royaume-Uni, Nicolas Sarkozy devrait rencontrer demain le Premier ministre Gordon Brown et présenter un plan franco-britannique prévoyant la construction de centrales nucléaires en Grande-Bretagne et l’exportation de cette technologie au niveau mondial.

Pour Greenpeace, les ambitions communes des chefs d’État britannique et français constituent une menace sérieuse qui va plomber les politiques de lutte contre les changements climatiques et menacer la sécurité internationale.

Le nucléaire n’est pas la solution à l’effet de serre

Contrairement à ce que répètent ses promoteurs, l’énergie nucléaire n’est pas une solution au problème des changements climatiques. Ni les experts du Giec, ni le protocole de Kyoto ne lui réservent d’ailleurs un rôle prépondérant. Et pour cause : admettons qu’on relance massivement le nucléaire au niveau mondial d’ici à 2030, on pourra au maximum multiplier par trois le nombre de centrales. Cela ne nous permettra de réduire les émissions de CO2 que de 9 %. Un résultat très faible en termes de lutte contre les changements climatiques, pour un coût absolument astronomique, qui mobiliserait les investissements financiers indispensables à une véritable politique d’efficacité énergétique et de développement des renouvelables.

« Dans la balance nous avons d’un côté un résultat marginal en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et, de l’autre, un stock énorme de déchets radioactifs, des risques d’accident, d’actes de malveillance ou terroristes, un coût exorbitant, un risque de prolifération grandissant, commente Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace France. Le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué. »

La sécurité internationale menacée

La volonté d’exporter cette technologie dans le monde, que vont défendre demain Nicolas Sarkozy et Gordon Brown, menace la sécurité internationale. « Jusqu'ici, on pouvait considérer la prolifération des technologies et des matériaux nucléaires dans des pays tels que la Libye, l'Albanie ou le Yémen comme un lubie de plus du Président Sarkozy. Mais les choses vont devenir vraiment effrayantes si un tel accord est conclu demain, déclare Nathan Argent, chargé de campagne Énergie à Greenpeace United Kingdom. Le Royaume-Uni doit résister à la pression française et refuser d’investir dans le nucléaire, technologie dangereuse et inefficace qui ne fera que diminuer nos chances de gagner la bataille du climat. »

En savoir plus

Dans son rapport intitulé [R]évolution énergétique paru en 2007, Greenpeace prouve qu’il est techniquement et économiquement possible de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050, en combinant des mesures d’efficacité énergétique et le développement massif des énergies renouvelables, et sans recourir aux fausses solutions (stockage de carbone ou nucléaire). Arriver à ce résultat nous permettra de limiter l’augmentation globale de la température en deçà de 2°C d’ici à 2100, et d’éviter ainsi des dérèglements climatiques incontrôlables.

Retrouvez ce rapport en cliquant sur le lien suivant : http://blog.greenpeace.fr/wp-content/documents/revolution...

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25.03.2008

GREENPEACE : Signez la pétition refusant d’autoriser la culture de deux variétés de maïs génétiquement modifié (le Bt11 et le 1507) !

Communiqué de Greenpeace, Groupe Local  de  Toulouse 

 

"Le 25 octobre, le Commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, s’est courageusement opposé aux grandes compagnies de l’agrobusiness – refusant d’autoriser la culture de deux variétés de maïs génétiquement modifié (le Bt11 et le 1507).
Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés. Il est possible que la décision sans précédent du Commissaire Dimas soit renversée à la prochaine réunion de la Commission européenne.
Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.
Vous pouvez aider en envoyant ce message à Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Vassiliou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).
Signez la pétition

Pour saisir cette opportunité historique, faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux..."

 

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Greenpeace, Groupe Local de Toulouse

Courriel : gl.toulouse@greenpeace.fr
Web     : www.greenpeace.fr

              puis groupes locaux
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