07.09.2010

30 000 à 40 000 manifestants attendus

La manifestation contre la réforme des retraites à 14h30 cette après-midi à Toulouse devrait mobiliser 30 à 40 000 personnes, selon les estimations de la police.

30 à 40 000 manifestants selon les estimations de la police mais combien effectivement ? La question est sur toutes les lèvres ce matin alors que des assemblées générales se déroulent un peu partout, dans le secteur privé, comme dans la fonction publique. À la Poste, chez France Télécom, aux Impôts, dans les pôles emplois, les écoles, les hôpitaux, les transports, et aussi dans les entreprises, plus de 150 préavis de grève ont été déposés hier selon les organisations syndicales. « Je me méfie de la guerre des chiffres », observe Gisèle Vidallet, sauf que la secrétaire générale de l'union départementale de la CGT ajoute : « La manif sera réussie c'est certain, car les gens en ont assez des affaires, et de ne pas être entendus sur l'essentiel ; les salaires et la retraite ». Le même optimisme règne chez Force ouvrière où Joseph Bellanca constate : « Notre meilleur baromètre, c'est la présence des Airbusiens dans le cortège. Lorsque l'aéronautique se met en grève, la démonstration devient très forte ». Selon lui, les préavis de grève annoncés dans la grande distribution « confirment la mobilisation des salariés dans tous les secteurs d'activité ». Un chiffre vient aussi à l'esprit des organisations syndicales. Le 29 janvier 2009, la réforme des retraites avait mobilisé 100 000 personnes à Toulouse.

Trains: 30% de TER 40% de TGV

SNCF - Trafic très perturbé. Depuis hier soir 19 heures et jusqu'au mercredi 8 septembre 8 heures, le trafic SNCF en Midi-Pyrénées sera perturbé. Aujourd'hui, la circulation des TER sera assurée à 30 %, d'après les estimations de la SNCF. Côté TGV au départ de Toulouse direction Paris, deux trains sont annoncés , le premier à 6 h 08 avec une arrivée à Paris Montparnasse à 1 145 et le second à 16 h 08, avec arrivée dans la capitale à 21 h 30. Dans le sens Paris Toulouse, la SNCF prévoit deux arrivées TGV à 13 h 26 et à 22 h 44. Un seul train Corail à destination de Paris sera au départ de Toulouse à 17 h 01 avec arrivée à 23 h 25 en gare d'Austerlitz. Trois trains Corail sont prévus sur l'axe Bordeaux Marseille avec arrêt à Toulouse, et trois dans l'autre sens Marseille Bordeaux. Enfin les trains de nuit Lunea et les liaisons TGV interprovince transitant par Toulouse ne seront pas assurés. Se renseigner sur www.sncf.com pour tous les trafics et www.ter-sncf.com pour les TER.

Tel.0 805 90 36 35. Ter : 0 800 80 13 34. Téléphone portable : sncf.mobi

Avions : passagers cloués au sol

Vols > Contacter les compagnies. Selon l'aéroport Toulouse-Blagnac, la grève du mardi 7 septembre, pourrait générer de fortes perturbations dans le programme des vols au départ et à l'arrivée de Toulouse-Blagnac. Les passagers sont invités à contacter leur compagnie aérienne pour connaître l'état de leur vol avant de se rendre à l'aéroport. Les informations relatives au trafic seront aussi disponibles en temps réel sur le site www.toulouse.æroport.fr

Bus : 60 % du trafic assuré

Bus - Lignes déviées. Selon la direction de Tisséo, 60 % du trafic sera normalement assuré dans la matinée avec des ajustements de lignes, sur le parcours de la manifestation. Les lignes 1, 2, 3, 10, 12, 14, 15, 16, 22,23, 29, 38, 42, 44, 52, 63, 66, 70, 71, 78, 80 et la Navette Aéroport sont déviées à partir de 13 h 30. Les lignes Tisséo transport scolaire devraient être davantage affectées par cette journée d'action, surtout dans le nord de Toulouse. Les lignes Tisséo à la demande en revanche ne seront pas concernées par les débrayages. www.tisseo.fr

Métro : débrayage à partir de 13 heures

Métro - Des interruptions à partir de 13 heures. Le premier métro démarre à 6 h 15 au lieu de 5 h 15 et fonctionne normalement jusqu'à 13 heures en principe. L'après-midi des interruptions est annoncée sur les lignes A et B. www.tisseo.fr

(Source : La Dépêche.fr)

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06.09.2010

Grèves : Début de semaine agité en perspective...

A peine rentré, le petit monde de l'Education nationale se met en grève, demain et mardi 7 septembre dans le cadre d'une journée d'action intersyndicale contre la réforme des retraites (voir ci-contre). Le fait est assez rare pour être mentionné : demain, le jour où les élèves sont censés commencer les cours, les enseignants du second degré (collèges et lycées) descendront dans la rue à l'appel du Snes-FSU, majoritaire dans le secondaire, pour qui la coupe est pleine. « C'est une rentrée exceptionnelle qui cumule tous les défauts, tous les problèmes. A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle », estime Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes-FSU. Sur de nombreux points, le malaise est grandissant concernant les réformes sarkozystes conjuguées aux suppressions de postes (40 000 en trois ans).

Formation des enseignants. Sa mise en œuvre est « une catastrophe », estime le syndicat. Fraîchement diplômés, les jeunes profs sont affectés dans des classes sans avoir fait de stage ni reçu de cours de pédagogie. Avant la réforme, ils suivaient une formation en alternance durant un an.

Réforme du lycée. Pour beaucoup d'observateurs, « on est en plein bricolage ». Personne ne sait exactement comment seront dispensés les deux heures d'accompagnement personnalisé hebdomadaires - une nouveauté - ni ce que seront les nouveaux « enseignements d'exploration ».

Education prioritaire. 2010 a droit à son nouveau sigle, « Clair ». Comme Collège et Lycée pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite, dispositif né des états généraux sur les violences scolaires. Soit 105 collèges et lycées « plus autonomes », où les chefs d'établissement peuvent recruter leurs équipes.

Suppressions de postes. Encore 16 000 cette année, autant qu'en 2011. Pendant ce temps, les classes augmentent leurs effectifs, dénoncent les syndicats, avec 39 000 élèves de plus cette année dans le second degré.

Revalorisation des salaires. C'est, selon le Snes, « la montagne qui a accouché d'une souris ». Les hausses de salaires annoncées à grand renfort de publicité par Luc Chatel équivalent à une augmentation de 50 € mensuels sur toute la carrière. Chez les profs, « l'abattement a fait place à la colère », disent les syndicats.

Mardi, contre la réforme des retraites

Environ 62 % des professeurs des écoles seront en grève mardi, pour protester contre le projet de réforme des retraites. SNCF : sept syndicats ont déposé un préavis. RATP : tous les syndicats de la régie publique appellent à la grève pendant 24 heures. Air France : des vols seront perturbés. Transports urbains : appels à la grève dans les réseaux de nombreuses villes. Près de 5,3 millions de fonctionnaires sont appelés à faire grève. La justice aussi suit le mouvement : le Syndicat de la magistrature et la CGT des Chancelleries et services judiciaires ont déposé un préavis. De même que Pôle emploi (six syndicats appellent à la grève) et les hôpitaux. Les secteurs de l'énergie, la Poste, associatif et privé (banque, industrie, commerce).

Le chiffre : 70 %

Mobilisation - Une majorité de Français (70 %) approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi 7 septembre contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Ifop.

(Source : La Dépêche.fr)

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11.06.2010

La mobilisation du Collectif SSII avec les salariés d'AKKA IS

7 h 30, hier. L'heure était bien choisie pour sortir les banderoles « Pas touche à nos acquis », sur le rond-point de La Crabe, devant le siège d'Airbus à Saint-Martin-du-Touch. Akka-IS, IBM, Altran, Atos, IGe, Thales, Steria... environ quatre-vingts salariés d'une douzaine de sociétés sous-traitantes d'Airbus, regroupées dans le collectif SSII, ont débrayé durant près de trois heures pour manifester leur ras-le-bol sur le blocage de leurs salaires et la dégradation de leurs conditions de travail.

L'effet escompté n'a pas tardé avec une paralysie quasi immédiate de la circulation sur l'A 624, en direction d'Auch... On a enregistré jusqu'à 16 km de bouchons entre 9 heures et 9 h 30 sur le périphérique intérieur entre l'échangeur de Lasbordes et celui de Purpan, tandis que l'A64 était saturé dans le sens rentrant, ainsi que l'A624 sortant, entre l'échangeur de Purpan et La Crabe. Le retour à une circulation normale n'a été effectif que vers 10 heures.

Repliée dans ses locaux, l'intersyndicale (CFDT, CGT et FO) a tenu ensuite une assemblée générale où les salariés ont demandé « une revalorisation des salaires de 3 % ». « La Direction d'AKKA Informatique et Systèmes nous a rencontré et s'est engagée à nous adresser une proposition avant le jeudi 17 juin », indique Franck Laborderie, délégué syndical CGT d'AKKA-IS. « Cela fait 14 ans qu'il n'y a pas eu un seul accord salarial négocié chez nous », poursuit Éric Miravete, délégué CGT IBM sud-Ouest. Le Collectif SSII n'exclut pas une nouvelle mobilisation plus large d'ici quelques semaines, si ses revendications ne sont pas entendues.

(Source : La Dépêche du Midi)

 

Collectif SSII : Collectif Intersyndical des sociétés AKKA, ATOS, CS, EUROGICIEL, GFI INFORMATIQUE, IBM, IGE XAO, THALES, ALTRAN, STERIA, CSSI, ASSYSTEM-France

 

Visionner les reportages de France 3 :

le 12/13

le 19/20 Midi-Pyrénées

le 19/20 Toulouse

Soir 3

 

le reportage de TLT : 

19:17 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, collectif, ssii, mobilisation, manifestation, grève, akka | |

07.06.2010

Social - L'appel à la mobilisation de l'intersyndicale d'AKKA IS et AKKA I&S

Face au refus de la Direction d'accéder à leurs revendications lors des négociations salariales, l'intersyndicale AKKA IS (FO, CGT, CFDT) et l'intersyndicale AKKA I&S (FO, CGT, CFDT, CGC) ont décidé dans l'unité d'un mouvement de protestations soutenu par le Collectif SSII de la Région Toulousaine (Collectif Intersyndical des sociétés AKKA, ATOS, CS, EUROGICIEL, GFI INFORMATIQUE, IBM, IGE XAO, THALES, ALTRAN, STERIA, CSSI, ASSYSTEM) :

 

GREVE LE JEUDI 10 JUIN 2010

Les revendications :

- Le retour à des augmentations générales,

- Le rattrapage des petits salaires bloqués depuis plusieurs années,

- Un meilleur partage des résultats de l'entreprise avec les salariés,

- Un juste retour des choses en somme : pourquoi seuls les actionnaires devraient être grassement augmentés au détriment des salariés ?

- L'arrêt de la dégradation constante des conditions de travail (abus des ruptures conventionnelles, mobilité accrue, management par le stress et la terreur, ...).

 

Programme du JEUDI 10 juin 2010 :

  7h30 : Rassemblement au Rond-Point de la CRABE (Saint-Martin-du-Touch)

10h30 : Assemblée Générale au siège toulousain d'AKKA IS

12h30 : Pique-nique solidaire au siège toulousain d'AKKA IS

AKKA IS et AKKA I&S, 6 rue Roger Camboulives, ZI BASSO CAMBO - TOULOUSE

Les tracts :                                         

Télécharger le Tract de l'Intersyndicale d'AKKA Informatique et Systèmes : Tract_intersyndicale_NAO_10_06_10.pdf

Télécharger le Tract de l'Intersyndicale et d'AKKA I&S (ex-Coframi) : Tract_intersyndicale_AKKAI&S_10_06_10.pdf

Télécharger le Tract du Collectif SSII de la Région Toulousaine : TRACT_SSII_Toulouse_10 Juin 2010.pdf

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04.06.2010

Chine : la grogne monte dans l'usine du monde

Suicides à répétition dans les usines de Foxconn, grèves dans plusieurs chaînes de montage de Honda... Le modèle économique chinois basé sur une main d'œuvre abondante et bon marché est-il en crise ?

Avec plus de 800 000 employés en Chine, le groupe Foxconn est le plus important sous-traitant d'appareils électroniques au monde. Mais l'entreprise a beau afficher un chiffre d'affaires en hausse de 35% au premier trimestre de cette année, la société dirigée d'une main de fer par le milliardaire taiwanais Terry Gou traverse sa première crise sociale. Depuis le début de l'année, onze de ses salariés se sont tués sur leur lieu de travail. De quoi lancer la polémique sur le « coût humain » des produits technologiques de grande consommation. Hasard du calendrier, les derniers suicides interviennent alors que Apple sort en Europe son dernier produit-phare, l'Ipad. Un tablette montée à train d'enfer dans les usines de Foxconn à Shenzen. « Mourir pour ce gadget ? » titre un quotidien britannique qui rappelle les conditions de travail parfois infernales de ces soutiers de l'économie mondialisée.

Depuis des années, le quotidien des ouvriers de Foxconn est pointé du doigt. Mais il aura fallu attendre les drames de ces derniers mois pour que ses prestigieux clients, dont Apple, Sony et Dell, s'inquiètent pour leur image. Terry Gou est donc allé mouiller sa chemise la semaine dernière dans les ateliers de Shenzen, sous l'œil bien sûr des caméras. Il s'est empressé de rappeler que son entreprise n'est pas « un atelier de la misère » et offre à ses employés des cantines gratuites, des bibliothèques et des terrains de sport. Plus récemment, un numéro vert « anti suicides » a été mis en place et 2 000 psychologues chargés de répondre aux ouvriers déprimés. Enfin, Foxconn devrait augmenter les salaires de ses ouvriers chinois de 20%.

Profond malaise

Mais la malaise est plus profond. Le mois dernier, un reporter du journal chinois « Southern Weekend » s'est infiltré un mois parmi ces ouvriers. Plus que de dénoncer des conditions de travail épouvantables, il souligne la « déshumanisation des chaînes d'assemblage », écrivant que « si les ouvriers manipulent les machines, les machines manipulent aussi les ouvriers ». Des employés jeunes, venus des campagnes, déracinés, et  pour qui Foxconn est souvent le premier employeur. 85% d'entre eux ont moins de 25 ans. Le choc est rude pour ses jeunes ruraux.
Payés 100 euros par mois pour six jours de travail, ils doivent souvent effectuer de longues heures supplémentaires pour mettre un peu d'argent de côté. Logés dans des dortoirs à plus de trente par chambre, ils n'ont guère l'occasion de s'échapper de leur quotidien. 420 000 personnes travaillent sur le site de Foxconn à Shenzen, une véritable ville dans la ville dont on ne s'échappe que pour changer d'usine.

Si le cas Foxconn monopolise l'attention des médias, c'est en raison de ses prestigieux clients. Pas question pour des multinationales comme Apple ou Sony de voir leur image associée à ces suicides à répétition. Mais selon le Bureau chinois du travail, une ONG basée à Hong Kong, le malaise est plus profond : « Ces ouvriers sont des 'mingongs', c'est à dire des ouvriers-migrants. Ils sont plus de 300 millions en Chine venus des campagnes et travaillent pour la plupart dans ces usines gigantesques du Delta de la rivière des perles dans le Sud. Leur quotidien se résume à de longues heures de travail, souvent plus de 80 heures par semaine, des cadences infernales et une pression très forte. Beaucoup sont fragiles psychologiquement et craquent ».

Grève chez Honda

A une encablure de là, à Foshan, dans la même province du Guangdong, les chaînes de montage du constructeur automobile Honda sont à l'arrêt. Cette fois, la crise a pris la forme d'un mouvement de grève. Un phénomène plutôt rare en Chine. Les 1850 ouvriers entament leur deuxième semaine d'arrêt de travail et demandent une augmentation de salaire d'au moins 20%. Une première pour Honda en Chine et un signal d'alarme alors que le pays représente 17% de ses ventes mondiales et ne cesse de croître, la Chine étant devenue le premier marché automobile de la planète devant les Etats-Unis l'an dernier.
« La Chine est en train de passer du statut de marché émergent à celui d'économie développée et le coût du travail va encore considérablement augmenter. Les industriels et notamment les constructeurs automobiles n'ont pas d'autre choix que d'accepter d'augmenter les salaires de leurs ouvriers s'ils veulent continuer à travailler en Chine, explique Yasuhiro Matsumoto, un analyste de Shinsei securities. Le risque est de voir la Chine perdre un peu de sa compétitivité ».

Et de fait, on constate de plus en plus de grèves et d'arrêt de travail en Chine. Pas de chiffre officiel bien sûr, mais le gouvernement, si soucieux d'harmonie sociale, commence à s'inquiéter de cette grogne qui pointe. La Chine que l'on appelle encore « l'usine du monde » pour sa main d'œuvre abondante et bon marché doit apprendre aujourd'hui à gérer ses « ressources humaines ». La réponse du gouvernement est pour l'heure ambiguë, refusant de stigmatiser les méthodes de management dans les usines, il promet une augmentation générale du salaire minimum de 20% dans la province industrielle du Guangdong.

(Source : Novethic.fr)

06:13 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, chine, usine, stress, grève, suicide | |

28.05.2010

Retraites : le Grand Sud mobilisé

Les défilés organisés hier pour la défense des retraites ont été plus fournis que le 23 mars, selon les syndicats ; la police donnant des chiffres contrastés. La CGT a comptabilisé un million de personnes et 176 manifestations à travers toute la France, tandis que le ministère de l'Intérieur ne comptait pas plus de 395 000 manifestants.

Encore une fois, la mobilisation a été forte dans Grand Sud. à Toulouse, les syndicats ont compté 35 000 manifestants (10 000 selon la police). De nombreux salariés du privé (Thalès, Airbus ou EADS) ont défilé avec leurs collègues du public comme Météo-France ou la DGA. À Albi, 5 000 personnes ont battu le pavé. Dans le Lot, entre 2 700 et 3 700 personnes, selon les sources, ont manifesté à Cahors et à Figeac. Plus que le 23 mars dernier. Dans le Gers, 2 000 personnes ont défilé en matinée à Auch, une très bonne participation pour le département. Le fonctionnement de la plupart des écoles en a été perturbé. À Rodez, les rangs étaient plutôt clairsemés, réunissant tout de même 2 500 manifestants selon les forces de l'ordre, 5 000 selon les organisateurs. À Montauban, on comptait environ 3 000 participants, autant que le 23 mars. Hier matin, 4 000 manifestants se sont retrouvés dans les rues de Foix selon les syndicats (2 800 selon la police). Les organisateurs ont dénombré 2 000 à 2 200 manifestants à Agen, près de 700 à Marmande. On notera la très forte mobilisation à Tarbes, plus de 8 000 manifestants selon les syndicats, 7 000 selon la police. Les syndicats ont noté beaucoup de nouvelles têtes dans le cortège, des gens qui d'ordinaire ne manifestent pas.

L'intersyndicale se réunira le 31 mai pour décider des suites. Le bras de fer paraît bel et bien engagé, alors que le gouvernement a confirmé sa volonté de repousser l'âge légal de départ au-delà de 60 ans.

(Source : La Dépêche.fr)

07.05.2010

Airbus : vers une sortie de crise

Hier [ndlr : le 5/05/10] c'était l'heure des consultations chez les cinq syndicats (FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT et CGT) d'Airbus. Après une nuit d'intenses négociations qui se sont terminées aux environs de 23h, l'intersyndicale est repartie avec un projet d'accord salarial. Les dernières propositions de la direction (notre édition d'hier) dont la principale mesure est une augmentation de 2,5 % (contre 1,5 % initialement proposé) ont été rapportées aux différents conseils syndicaux composés notamment des délégués du personnel. « Nous nous étions fixé 2,5 % comme objectif. C'est un niveau acceptable d'autant que la direction a abordé sans tabou des questions qui dépassent la simple question salariale » réagissait hier Françoise Vallin (CFE-CGC). Pour elle, « on ne doit plus parler de conflit avec ce qu'on a obtenu ».

En effet, Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, est arrivé avec des mesures pour doubler le nombre de promotions, une prime de 500 euros, l'embauche d'intérimaires... : « Je suis optimiste. Cet accord contient beaucoup de choses qui vont dans le bon sens. Les syndicats ont tous les éléments pour conclure un accord dont ils peuvent être fiers. Les négociations qui sont la culture de la maison ont payé » déclarait le DRH, hier.

C'est un peu l'esprit qui anime la CFTC. « La prime de 500 € représente 1,9 % de la masse salariale. Si on les rajoute aux 2,5 %, les Airbusiens s'en sortent plutôt bien. Notre syndicat prendra une décision d'ici lundi mais il y a de vraies avancées » confie Marina Lensky (CFTC). Avec le package proposé par la direction, Airbus sera l'entreprise à la politique salariale la plus généreuse dans le secteur aéronautique. Jean-François Knepper, le leader FO, s'en remet à la base : Mais « on va prendre le temps de la consultation et de l'explication auprès des salariés. Ce sont les syndiqués qui vont décider ». De leur côté, la CGT n'a jamais signé aucun acord et la CFDT n'avait pas signé la hausse de 3,5 % en 2009. La direction attend une réponse le 12 mai.

(Source : La Dépêche.fr)

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05.05.2010

Emploi, salaires : la direction d'Airbus lâche du lest

L'ultime réunion de négociation entre la direction d'Airbus et l'intersyndicale a permis une amélioration substantielle de la politique salariale 2010 pour les salariés non-cadres. La direction de l'avionneur a proposé hier un package global pour parvenir à boucler ce dernier round de discussions.

Alors qu'en fin de journée, le curseur de l'augmentation de l'enveloppe salariale était passé de 1,9 % à 2,3 % Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, a proposé dans la soirée une hausse de 2,5 % conditionnée à la signature d'un accord par les syndicats. à cette hausse s'ajoute également une prime exceptionnelle de 500 € pour l'ensemble du personnel d'Airbus en France versée avec le salaire du mois de mai.

Dans le détail, l'augmentation de 2,5 % se décompose en une augmentation générale rétroactive au 1er mars de 1 % et d'une augmentation individuelle de 1,5 %. Par ailleurs, sous la pression des syndicats, la direction d'Airbus a accepté une revalorisation du salaire plancher pratiqué chez Airbus. Il bénéficiera d'une augmentation de 2 % pour passer de 1 510 € à 1 540 €.

Par ailleurs, afin de se prémunir d'une éventuelle flambée des prix, la direction d'Airbus annonce une « mesure générale visant à compenser un éventuel dérapage de l'inflation sur l'année », autrement dit, une clause de rendez-vous avec les syndicats.

Des mesures pour l'emploi

Si avant la réunion d'hier plusieurs leaders syndicaux étaient confiants quant à un accord sur le niveau des hausses de salaires, les inquiétudes portaient sur les mesures en faveur de l'emploi. Jean-François Knepper (FO) déclarait à l'entrée de la réunion : « Nous voulons des engagements chiffrés sur les volumes des embauches pour 2010. » En réponse, Thierry Baril s'est borné a rappelé que parmi les 1 500 recrutements prévus cette année au sein d'Airbus, environ 700 d'entre eux seront réalisés sur les sites français alors que plusieurs syndicats évaluent les besoins à 1 000 postes. « Nous connaissons les perspectives de plan de charge avec l'entrée en industrialisation de l'A350, la montée des cadences de l'A320 qui nécessitent des embauches » précisait hier Jean-François Knepper. Cela dit, un effort particulier sera consenti sur la population des compagnons, techniciens et agents de maîtrise avec 250 recrutements au cours des douze prochains mois. Par ailleurs, le nombre de promotions réservées aux ouvriers et techniciens d'ateliers sera doublé en 2010. Enfin, les intérimaires se verront proposer exceptionnellement une entrée définitive dans la société.

La réponse des syndicats n'était pas encore connue dans la nuit mais ils doivent consulter dès aujourd'hui les salariés pour valider ou non l'accord. La direction donne jusqu'au week-end de l'Ascension pour signer cet accord, sans quoi les mesures se résumeraient à une hausse de 2,3 % (+ prime 500 €). Par ailleurs, l'accord pour les cadres était encore en négociation hier soir.

A380 : des commandes en 2012

Le patron du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Louis Gallois, a estimé hier qu'il faudrait attendre fin 2011 ou début 2012 pour qu'Airbus enregistre des commandes « significatives » pour son avion très gros porteur A380. « Les compagnies aériennes doivent d'abord se remettre de la crise. Les commandes d'A380 ne deviendront significatives probablement qu'à fin 2011 ou début 2012 » a-t-il prédit. Le patron d'EADS a toutefois ajouté qu'il était « absolument convaincu » que l'avion très gros porteur A380 sera « un succès ».

Lundi, Fabrice Brégier, numéro 2 d'Airbus, avait confirmé que 20 exemplaires du superjumbo seraient bien livrés en 2010 aux compagnies clientes. L'an dernier, Airbus avait tablé sur la livraison de 14 A380 pour au final ne parvenir à faire sortir de la chaîne d'assemblage Jean-Luc Lagardère que dix unités du très gros porteur. L'industrialisation des différentes configurations de cabine étant plus longue que prévue.

(Source : La Dépêche.fr)

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03.05.2010

Grève chez Airbus : rendez-vous décisif cette semaine

Tout se jouera demain dans le conflit qui oppose syndicats de salariés et direction d'Airbus sur les hausses de salaires et l'emploi. Après une semaine de grève tournante et de blocage du poste C40, stratégique pour les usines toulousaines, le temps du dialogue a repris ses droits.

Réunion demain à 15 h 30

Vendredi la direction a accepté de revoir dès demain après-midi les délégués de l'intersyndicale (FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC et CGT) sur les augmentations de salaires. Un retour à la table des négociations qui n'a été rendu possible que par l'arrêt de la grève tournante et par la levée du piquet que tenaient les salariés grévistes à l'entrée du hall de déchargement des avions cargos Belugas. En échange de ces concessions, la direction de l'avionneur, a abandonné les menaces de poursuite judiciaires un temps envisagé à l'encontre des salariés grévistes qui bloquait le poste C40.

Du coup dès vendredi 15h, l'intersyndicale a appelé à l'unanimité à la reprise du travail et à la levée du blocage des Belugas. Demain, elle réitérera sa demande de 3,5 % d'augmentation accompagnée de centaines d'embauches. De son côté, la réunion de demain sera « la dernière » selon Thierry Baril, le directeur des ressources humaines. Sur la question des salaires les syndicats veulent croire à un geste : « Forcément, les propositions de la direction seront supérieures à 1,9 %, a anticipé Jean-François Knepper (FO), sans quoi elle ne convoquerait pas ses interlocuteurs sociaux ». La barre des 2 % devrait être franchie demain.

Sur l'emploi, selon nos informations, sera présentée aux partenaires sociaux la ventilation européenne des 1 500 embauches prévues en 2010. Pour Françoise Vallin (CFE-CGC), la direction devra prendre des engagements fermes sur ce point mais elle n'entend pas lever la pression. En cas de désaccord, la grève pourrait reprendre rapidement.

(Source : La Dépêche.fr)

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Airbus - Une semaine de grève

Les salariés d'Airbus ont entamé un bras de fer avec la direction du groupe. Ils réclament une revalorisation de leurs salaires. Depuis une semaine, les chaînes de production sont bloquées. Retour sur une semaine agitée...

Airbus : grève et blocage sur toute la chaîne

Tous les syndicats de l'avionneur ont lancé une grève tournante et bloqueront la production toute la semaine tant que la direction n'améliorera pas les augmentations de salaires. Rien n'entre, rien ne sort. Chez Airbus c'est le blocage total depuis hier midi.

Airbus, Tisseo, ... : Chérèque au chevet des salariés toulousains

Emploi du temps chargé pour François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT. Il arrive cet après-midi à Toulouse et rencontrera les salariés de Tisseo, de Réseau Transport d'électricité et de la Mairie de Toulouse.

Quel bilan tirez-vous du premier round de négociations avec le gouvernement sur les retraites ?

Le calendrier qui nous est proposé est bien trop court ! Nous voulons couvrir l'ensemble du problème des retraites et notamment les inégalités : les salariés qui ont vécu des périodes de chômage, ceux qui ont fait face à la pénibilité mais aussi les polypensionnés. On veut une réforme globale qui réduise les inégalités.

Ce n'est pas le terrain de dialogue choisi par le gouvernement ?

Je crains qu'il ne se contente que de prendre des mesures sur l'âge de départ et sur l'allongement de la durée de cotisation. En deux mois, il sera impossible d'aborder les aspects sociaux de la retraite.

Pour la CFDT, le départ à 60 ans est-il une religion ?

C'est pour les salariés un repère très important qu'il faut conserver. Il ne faut rien changer sur ce point-là.

Que pensez-vous de l'idée d'une décote si on part avant 60 ans ?

Elle existe déjà ! Si un salarié part à 60 ans sans ses 42 ans de cotisation, une décote lui est appliquée. En rajouter une nouvelle tient de la double sanction.

Quel sera le mot d'ordre pour le défilé du 1er-Mai ?

Nous rappellerons que les effets de la crise se font encore sentir sur les salariés et sur les demandeurs d'emploi.

Défilerez-vous avec les autres syndicats ?

Nous sommes attachés à l'intersyndicale pour le 1er-Mai depuis début 2009 mais nous regrettons que FO ou la CFE-CGC ne s'y associent pas.

Un conflit dur s'est engagé chez Airbus sur les augmentations de salaires. Les revendications des salariés sont-elles légitimes ?

Il faut que les entreprises qui ont la possibilité d'augmenter les salaires fassent cet effort. Elles permettront ainsi de maintenir le pouvoir d'achat de leurs salariés et participeront à la relance de l'économie.

Pensez-vous que l'état doit se pencher sur le conflit chez Airbus ?

Je crois me souvenir que le Chef de l'état s'était engagé à intervenir dans la gouvernance de toutes les entreprises où l'état est actionnaire. Dans ce dossier, il doit le faire.

Vous avez qualifié la récente grève à la SNCF d'« inutile ». Qu'avez-vous voulu dire ?

Tout simplement que je crois plus aux vertus du dialogue et de la négociation qu'à celles de la grève. Les cheminots de la CFDT ont toujours favorisé le dialogue dans ce conflit en faveur de l'emploi et de mesures salariales. Ils se sont retirés de la contestation dès que la grève a débuté.

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26.04.2010

Airbus : les syndicats français durcissent le conflit salarial

Les syndicats français d'Airbus ont durci lundi le conflit avec la direction du groupe aéronautique européen en décidant des actions de blocage de production et des grèves tournantes pour obtenir satisfaction de leurs revendications sur les salaires et les embauches.

L'activité des usines françaises du constructeur européen devrait être pour le moins perturbée pendant toute la semaine, les organisations de salariés se prévalant d'un taux de syndicalisation de 60% parmi les 20.000 salariés d'Airbus en France.

Les syndicats, qui formulent également des demandes d'embauche à la hauteur de celles envisagées chez leurs collègues allemands, affichent en outre une unité d'action peu courante ces dernières années entre la majorité FO-CFE/CGC et les syndicats minoritaires CGT et CFDT.

Une intersyndicale des cinq organisations FO-CFE/CGC-CFTC-CGT-CFDT s'est constituée à l'occasion des négociations salariales annuelles pour réclamer 3,5% d'augmentation des salaires, comme en 2009, alors que la direction proposait initialement 1,5%.

Face à la grève de plusieurs milliers de salariés vendredi dans les usines d'assemblage de Toulouse et dans la fabrication de fuselages et de cockpits à Nantes et Saint-Nazaire, la direction répondait avoir relevé ses propositions à +1,9%, une "avancée significative" selon elle.

Le directeur des ressources humaines Thierry Baril dénonçait alors les "positions déraisonnables" de certains syndicats en soulignant: "On ne peut pas découpler la situation économique de la politique salariale". Airbus proposait un délai de réflexion de 10 jours aux syndicats.

L'intersyndicale a riposté lundi en programmant des actions de blocage sur toute la semaine pour "forcer la direction à revenir à la table des négociations".

A Toulouse, le site d'assemblage français, qui emploie près de 12.000 salariés, les syndicats appellent à "bloquer le déchargement des avions cargos Beluga qui amènent les tronçons d'avions fabriqués dans les autres usines européennes", a déclaré le délégué FO Jean-François Knepper devant la presse.

Les syndicats vont en outre organiser des grèves tournantes par secteur et organiser des collectes d'argent au profit des grévistes.

Lundi, les syndicalistes comptaient bloquer l'assemblage des longs courriers A330 et A340 de midi à minuit.

(Source : La Dépêche.fr)

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24.04.2010

Airbus : grève massive

« Vous êtes plus de 8000, harangue Jean-François Knepper, délégué syndical FO, en direction de la masse des salariés d'Airbus qui se serrent dans l'allée centrale du site de Saint-Martin-du-Touch. Ca veut dire que les usines sont vides ! »

Une mobilisation massive qui rappelle la colère Airbusiens quand la direction proposait en 2007 une prime de 2,80 euros par salarié provoquant des débrayages immédiats. Mais pour Annie-France Lair, secrétaire de la métallurgie CFDT 31, les salariés ne pouvaient qu'être mobilisés, « au vu de la dégradation des conditions de travail et du régime salarial ». Des 3, 5 % d'augmentation salariale générale en 2009, la direction aurait décidé de tomber à 1,5 % cette année. « On a obtenu 1,9 % pendant les négociations ce matin, mais c'est loin d'être assez », rapporte Stéphane Dufroux, un salarié d'Airbus St Nazaire descendu à Toulouse pour l'occasion.

Juché sur son promontoire, Jean-François Knepper scande : « Nous voulons garder l'A320, ils veulent nous refiler toutes les commandes qui foirent ». Le successeur de l'A320, le best-seller d'Airbus, doit en effet être assemblé à Hambourg. « Nos conditions de travail se dégradent au privilège de celles de nos collègues outre-rhin », crie un manifestant FO. Hausse des salaires en berne, CDD des jeunes non renouvelés, conditions de travail dégradées, les salariés peinent à la tache. « On bosse même le samedi, murmure un affilié FO, on nous dit qu'on n'est pas obligé mais on a une telle pression... ». Une réunion entre syndicats aura lieu lundi matin pour décider de la marche à suivre.

Bien-aimé A320

Sous une appellation générale, l'A320 regroupe en réalité quatre avions de ligne moyen et long courrier. Il est le deuxième avion le plus vendu au monde. Produit jusqu'ici à Toulouse, la direction d'Airbus, dans le cadre de son plan de restructuration Power 8, envisage d'effectuer un transfert d'activité vers le site de Hambourg. Celui qui a été présenté pour la première fois en février 1987 à Toulouse devrait ainsi quitter son pays natal pour l'Allemagne. Une décision rejetée par les salariés du site français qui voient dans l'A320 « une certitude d'avoir du travail. »

Le chiffre : 498

En 2009, 498 avions ont été livrés. Un rythme très cadencé que la direction souhaiterait voir reproduit en 2010. « On nous demande les mêmes efforts, pour une politique salariale inférieure », proteste Knepper.

(Source : La Dépêche.fr)

14:15 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, airbus | |

23.04.2010

Airbus en grève ce matin

Alors qu'une nouvelle réunion sur les augmentations salariales pour 2010 se tient aujourd'hui chez Airbus entre direction et syndicats, un appel à un débrayage d'1 h 30 a été lancé dans les usines. C'est la proposition de la direction d'Airbus d'augmenter les salaires de 1,5 % qui a mis le feu aux poudres après des hausses de 3,5 % l'an dernier.

Rassemblement devant les usines

Réunis en intersyndicale (FO, CFTC, CFDT, CFE-CGC et CGT), les représentants des salariés ont appelé les salariés d'Airbus à débrayer ce matin de 10 heures à 11 h 30 pour soutenir leurs délégués en réunion de négociation avec la direction. Des rassemblements sont prévus devant les différents sites de l'avionneur.

Par ailleurs, les cinq syndicats ont demandé dès hier à tous les salariés Airbus à Toulouse mais aussi à Nantes et Saint-Nazaire de ne respecter que le strict minimum des obligations sur les horaires de travail. Autrement dit : à 17 heures il n'y aura plus personne dans les usines de l'avionneur.

Pour continuer à mettre la pression sur la direction, l'intersyndicale a également déposé « un mot d'ordre de grève pour tous les samedis jusqu'à nouvel ordre ». Au-delà des salaires, les revendications portent aussi sur l'emploi afin de faire face à la surcharge de travail. « En Allemagne, on donne le choix aux salariés entre les augmentations de salaires ou les embauches. Nous, on nous propose même pas » a réagi Jean-François Knepper (FO). Outre-Rhin, Airbus recrutera environ 800 personnes en 2010. Pour l'instant, l'intersyndicale n'a pas réussi à faire amender la position de la direction ni sur les salaires, ni sur l'emploi.

Cette dernière n'a pas souhaité commenter hier ces revendications alors que la réunion se tient ce matin avec les partenaires sociaux de l'entreprise. Par ailleurs, on a appris hier que l'Allemagne pourrait réduire sa commande d'A400 M pour faire face aux surcoûts du programme.

(Source : La Dépêche.fr)

15:15 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, salaire, airbus, augmentation, emploi | |

20.04.2010

Grève : les Thalès lèvent leur siège

Les délégués syndicaux de Thalès Alenia Space (composants de satellite), qui campaient jour et nuit depuis 20 jours dans les locaux de leur direction, ont décidé de mettre fin à leur occupation et de changer de mode d'action. La semaine dernière, le PDG de l'entreprise, Reynald Seznec, a fait des propositions concernant les salaires, dans le but de mettre fin au conflit social, qui dure depuis le 18 février. Mais ces avancées sont jugées toujours insuffisantes par l'intersyndicale, qui devait rencontrer hier sa direction pour clarifier certains points de la négociation. « Lorsque tous les points seront clarifiés, nous reviendrons devant les salariés, au retour des vacances, pour décider des suites à donner au mouvement », note un représentant syndical.

(Source : La Dépêche.fr)

10:14 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, thalès, salaire, toulouse | |

12.04.2010

Salaires : nouvel appel à la grève le 6 mai chez Atos Origin

Les syndicats des salariés d'Atos Origin feront-ils du 6 mai une journée de mobilisation dans le prolongement de celles du 4 mars, puis du 1er avril dernier ? En tout état de cause, les fédérations syndicales de la SSII (CFDT, CGT, FO et Spécis UNSA) appellent à une nouvelle journée d'action pour défendre les salaires. A La Défense, lors du dernier rassemblement qui s'est tenu sur l'esplanade, le personnel s'est prononcé pour une grève franche le 6 mai, et pour une grève du zèle en attendant, avec respect strict des horaires contractuels. Localement des actions ont été prévues chaque semaine :  une sortie collective aura lieu tous les jeudis à 16H30 avec organisation d'assemblées générales ou rencontre avec la direction au siège. En outre, pour populariser l'action auprès des autres collaborateurs d'Atos Origin installés à La Défense, des pique-niques seront organisés localement. Egalement rassemblés le 1er avril en région, les salariés des sites de la SSII à Meylan-Fontaine (Isère), Pessac (Gironde), Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), Toulouse  (Haute-Garonne) et Orléans (Loiret). Ces derniers se sont également prononcés en faveur d'une journée de grève le 6 mai.

Une délégation de l'intersyndicale a rencontré Gilles Grapinet, directeur général adjoint et Jean-Marie Simon, DRH d'Atos Origin pour obtenir la fin du gel et la réévaluation de l'enveloppe d'augmentation des salaires, la reprise des augmentations générales et la reprise des négociations salariales dans les branches. « La direction promet de demander aux dirigeants des GBU (Global business units) que soient reçus, d'ici fin avril, les négociateurs syndicaux dans chaque branche, afin de partager l'analyse de la situation des activités : visibilité sur la situation commerciale et les perspectives économiques », peut-on lire sur le blog de l'intersyndicale. « Cette analyse de tendance correspond aux critères de décision appliqués en juillet par ces mêmes directions pour décider ou non d'augmenter l'enveloppe à hauteur des 1% promis ».

Pour les syndicats, la direction générale d'Atos Origin conteste l'existence d'un gel des salaires en 2009, et en 2010, car pour cette dernière,  il s'agit d'une politique salariale adaptée à la crise. L'intersyndicale en conclut qu'il n'existe aucune ouverture possible pour parler de  l'augmentation de l'enveloppe au delà des 1%  et évoque le silence pour qualifier la question des augmentations générales.

(Source : Le Monde Informatique.fr)

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