01.02.2009

L'indépendance de la presse est un des biens les plus précieux de notre démocratie.

L'Agence France-Presse, qui est non seulement la source de la grande majorité des informations diffusées en France mais également l'une des trois seules grandes agences de presse au niveau mondial, est aujourd'hui menacée dans son indépendance et même son existence, sous sa forme actuelle.

L'AFP est dotée d'un statut unique, défini par une loi de 1957 destinée à garantir son indépendance structurelle à l'égard des pouvoirs publics et de tout autre "groupement idéologique, politique ou économique".

Sa mission est "de rechercher tant en France qu'à l'étranger les éléments d'une information complète et objective".

Depuis près d'un an, les velléités de mettre fin au statut particulier de l'AFP, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'entreprise, sont de plus en plus nombreuses.


En témoignent les attaques sans précédent dont l'agence a récemment fait l'objet de la part de certains hommes politiques proches du pouvoir en France.

Tantôt on l'a traitée d'"agence d'Etat" en souhaitant ouvertement sa privatisation, tantôt on lui a reproché de ne pas être assez prompte à répercuter les communiqués de presse du parti au pouvoir.

Aujourd'hui, des projets bien avancés menacent le statut et l'indépendance d'une entreprise qui est unique en son genre, à savoir ni publique, ni privée.

Il serait notamment question de transformer, voire d'abolir, le statut garanti par le parlement afin de permettre la transformation en société anonyme et l'entrée d'actionnaires.

De tels changements, intervenant à une époque de grands bouleversements dans le paysage médiatique, sans parler de l'économie mondiale, risquent fort de se traduire par la mainmise d'intérêts particuliers ou étatiques sur l'ensemble de l'information destinée au citoyen.

Par conséquent :

http://www.sos-afp.org/

10.12.2008

L'appel de Marianne pour l'indépendance et le pluralisme des médias

Bientôt, le président de la République pourra nommer et révoquer les présidents de France télévisions et de Radio France. Internautes, réagissez ! Rejoignez les premiers signataires de l'appel de Marianne pour l'indépendance et le pluralisme des médias.

 

Au nom des principes de la démocratie et des valeurs républicaines, les soussignés demandent au Parlement de renoncer à la loi qui permettrait au président de la République de nommer et de révoquer les présidents de France Télévisions et de Radio France.

 

Ils rappellent que la télévision et la radio publiques n’appartiennent pas au pouvoir politique, quel qu’il soit, mais à tous les citoyens.

Ils réitèrent leur engagement à défendre l’indépendance de la presse et le pluralisme de l’information.

 

Martine Aubry (première secrétaire du Parti socialiste), Ségolène Royal (présidente de la région Poitou-Charentes), François Bayrou (député, président du MoDem), François Léotard (ancien ministre de la Culture et de la Communication), Jean-Pierre Chevènement (sénateur), Nicolas Dupont-Aignan (député, président de Debout la République), Jack Lang (député), Noël Mamère (député), Jean-Luc Mélenchon (sénateur), Marielle de Sarnez (députée européenne), Aurélie Filippetti (députée de Moselle), Jean-Marc Ayrault (président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale), les élus du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Annick Coupé (porte-parole du syndicat SUD), Jean-Claude Mailly (secrétaire général de Force ouvrière), Bernard Van Craeynest (président de la CFE-CGC), Jacques Voisin (président de la CFTC), Anousheh Karvar (secrétaire nationale de la CFDT).

Hervé Bourges (ex-PDG de TF1, de France Télévisions et du Conseil supérieur de l’audiovisuel), Michèle Cotta (ex-présidente de la Haute Autorité audiovisuel), Jean-Claude Guillebaud (écrivain, journaliste), Laurent Joffrin (président de Libération), Jean-François Kahn (écrivain, journaliste, cofondateur de Marianne), Edwy Plenel (directeur de Médiapart), Philippe Val (directeur de Charlie Hebdo), Bernard Stiegler (philosophe).

 

Vous aussi, signez l'appel de Marianne pour le pluralisme des médias, cliquez ici.

 

(Source : Marianne2.fr)