11.05.2010
Grenelle 2 : les pesticides n'échappent pas au filtre économique
Le volet Pesticides de la loi Grenelle 2 a été adopté par les députés, au terme d'un débat houleux. Le texte, qui sera voté mardi à l'Assemblée déçoit vivement les écologistes. Ils accusent le gouvernement d'avoir cédé au lobbying industriel.
Colère et déception pour les écologistes. Le volet pesticides du projet de loi Grenelle 2, adopté par les députés vendredi 7 mai 2010, est très loin de répondre aux orientations tracées par la loi Grenelle 1. « Le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictées par les lobbies des pesticides ! », dénonce le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF).
L'évaluation socio-économique qui dérange
L'adoption de l'article 36 bis A, qui conditionne la restriction ou le retrait d'un pesticide à une évaluation des effets sociaux-économiques, a fait l'effet d'une bombe chez les militants écologistes. François Veillerette, porte-parole du MDGRF ne décolère pas. « Cette mesure est contraire à la réglementation européenne ! L'évaluation des pesticides repose sur deux piliers : l'innocuité et l'efficacité. Il n'a jamais été question d'y ajouter un pilier économique ! J'espère que le gouvernement se rendra compte de son erreur et trouvera un moyen de revenir dessus. » Cette initiative française est effectivement inédite en Europe, puisqu'aucun règlement communautaire, pas même le Paquet pesticides qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011, ne prévoit une telle évaluation.
Pour François Veillerette, « cette mesure est tout bonnement une fleur offerte aux industriels des phytosanitaires. » D'autant que le texte ne précise ni les critères de cette évaluation, ni l'organisme chargé de la mener, ni même sa valeur décisionnelle face à l'avis de l'Afssa sur les impacts sanitaires et environnementaux. Autrement dit, des préjudices écologique et économique, lequel prévaudra pour déterminer la restriction ou le retrait d'un pesticide ? Au cours de la séance de discussion -houleuse- sur les bancs de l'Assemblée, Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, a néanmoins précisé que « dans tous les cas, si l'Afssa montre qu'il y a vraiment un risque important, il est évident que son avis l'emportera sur l'avis socio-économique. Il n'y a pas de mise en danger à craindre. »
Des petits pas en avant...parmi beaucoup de reculs
Autre point d'achoppement, l'adoption de l'article 40 qui autorise finalement la publicité des phytosanitaires à usage non professionnel. Le gouvernement avait interdit cette publicité dans le projet de loi initialement déposé, avant que le Sénat ne l'autorise - sous certaines conditions- en première lecture du texte. C'est donc la version des sénateurs qu'auront préféré les députés. Pour le MDRGF, « cette disposition, dictée directement par des fabricants et distributeurs de pesticides va juste aider à maintenir la consommation des jardiniers à un haut niveau, ce qui est contraire à l'objectif de réduction du Grenelle. » Le plan Ecophyto 2018 prévoit effectivement de réduire de moitié l'usage des pesticides entre 2001 et 2018.
Les députés ont en revanche adopté deux amendements visant à limiter l'usage des phytosanitaires. Le premier permet l'interdiction, par l'autorité administrative, de l'utilisation des pesticides dans les lieux publics, notamment « à proximité des infrastructures de santé publique. » Le second interdit l'épandage aérien, « sauf dans des conditions strictement définies par l'autorité administrative. » Deux avancées mineures, selon le MDRGF, surtout destinées à faire passer la pilule.
Un rapport passé sous silence
Quelques jours avant la discussion du projet de loi à l'Assemblée, l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) avait rendu son rapport « Pesticides et Santé » qui avait déjà suscité l'inquiétude des défenseurs de l'environnement. « Destiné à guider le futur de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques », d'après l'Union des industries de la protection des plantes (syndicat professionnel des industriels des produits phytopharmaceutiques), le rapport pointait les risques que ferait courir « à un pan entier de notre économie » la réduction par deux de l'utilisation des pesticides.
Alors même que l'Inra, dans sa récente étude Ecophyto R&D (voir article lié), estime « qu'une réduction de l'ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production », les rapporteurs de l'OPECST, en revanche, affirment dans leur rapport que la réduction de moitié de l'usage des pesticides entraînera « une probable diminution des rendements, une hausse des prix agricoles, la possible disparition de nombreuses productions de fruits et légumes, et des phénomènes de résistance des ravageurs. » Ils soulignent, pour finir, qu'« aucune étude scientifique n'est en mesure aujourd'hui de faire, chez l'homme, un lien entre la consommation d'aliments issus de l'agriculture conventionnelle qui utilise des produits phytopharmaceutiques, et la survenue de maladies. »
Pavé d'arguments en faveur des pesticides, le rapport de l'OPECST n'a jamais été évoqué sur les bancs de l'Assemblée lors de la discussion du projet de loi. Pour François Veillerette, la raison est simple : « Avec ce rapport, ils sont allés trop loin, et n'en sont pas très fiers. Il valait mieux éviter d'en parler. » La loi Grenelle 2, dont l'examen s'est achevé dans la nuit de vendredi à samedi derniers doit, elle, être votée ce mardi 11 mai.
(Source : Novethic.fr)
13:02 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, pesticide, grenelle, écologie, environnement, lobbying, industrie |
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13.01.2010
Délocalisations ... avant, pendant et après la Crise.
Que signifie cette polémique autour d'une possible délocalisation de la Renault Clio 4 en Turquie ? Est-ce une surprise alors que la Clio 3 est produite non seulement à Flins mais aussi, depuis 2006, dans les usines de Bursa (Turquie) et de Valladolid (Espagne) ? Est-ce encore une de ces stratégies politiques hypocrites à bas prix (ou "low-cost" !) déjà arrangée, négociée au préalable avec l'industriel afin de se construire une image forte avant des échéances électorales importantes telles que les régionales (Cf. ESTROSI appelle à "lutter contre toutes formes de délocalisation") ?
Le gouvernement croyait-il que les délocalisations s'arrêteraient alors qu'elles ne cessent de se multiplier ces dernières années ?
Peu importe, mieux vaut tard que jamais ..., on prend ! Cela fera une délocalisation en moins ... pendant que d'autres se préparent ou sont en cours ou les deux !
Mais quel est le poids d'un gouvernement face aux industriels si on s'en tient aux résultats de ces derniers mois : délocalisations et fermetures à tout va, face à des politiques, certes « pas contents » mais surtout inefficaces, spectateurs de situations considérées comme inéluctables par les industriels et dramatiques par les salariés et les élus locaux (cf Continental, Molex, etc. etc. etc.).
« La crise sera longue, dure, et les restructurations ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain. Il est de ma responsabilité de tenir un langage de vérité. » répondait M.NOVELLI, secrétaire d'État, à Mme LABORDE, sénatrice de Haute-Garonne (voir ci-dessous).
La délocalisation désignée comme une des conséquences de la Crise ... A se demander si nous ne sommes pas continuellement en crise lorsqu'il s'agit de mettre en place tous les moyens matériels et financiers pour multiplier les bénéfices au détriment du capital industriel français et de notre main d'oeuvre si qualifiée, qui tous deux s'appauvrissent de jour en jour, d'année en année, de décennie en décennie.
Il manque certainement une qualité à la Politique telle qu'elle est exercée aujourd'hui au niveau national, voire local, au détriment du Citoyen : le Courage.
Franck Laborderie-Cavada
Petit historique et dossier sur une programmation des délocalisations bien antérieure à la Crise
01/11/2004 - Renault : la tactique de la tête de pont
13/09/2006 : Le secteur automobile en route vers de vraies délocalisation
14/11/2006 : Délocalisation de l'industrie automobile entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est (la conclusion de cette étude « d'hier » est le constat de la situation « d'aujourd'hui »)
21/04/2008 : Renault délocalise toujours plus à l'Est
Question au Sénat (publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009)
Voici un extrait de la réponse de M. NOVELLI, secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services interrogé par Mme LABORDE sur la question de la lutte contre les délocalisations avec, notamment, le cas de la pérennisation du site de Molex à Villemur-sur-Tarn [1] :
« ... Vous avez par ailleurs évoqué le pacte automobile annoncé lundi 9 février par le Président de la République.
Ce pacte automobile marque vraiment une rupture par rapport à la situation antérieure. En effet, il redéfinit complètement les rapports entre donneurs d'ordre et sous-traitants au sein de la filière. Concrètement, les constructeurs se sont engagés sur trois points essentiels.
Premièrement, conformément à la loi de modernisation de l'économie, qui vise à ramener les délais de paiement à quarante-cinq jours fin de mois à compter du premier janvier de cette année, ils s'engagent à raccourcir les délais de paiement, ce qui est fondamental pour la trésorerie et donc la survie des sous-traitants.
Deuxièmement, les constructeurs ont signé un code de bonnes pratiques. Ils s'engagent notamment à ne pas imposer aux sous-traitants une part minimale d'achat effectué à l'étranger, dans des pays dits « low cost ». C'est un point fondamental pour le Gouvernement et essentiel pour pérenniser la filière automobile sur notre territoire.
Troisièmement, les constructeurs se sont engagés à hauteur de 400 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 200 millions d'euros de la Caisse des dépôts et consignations, pour abonder un fonds d'investissement pour la modernisation des équipementiers.
L'enjeu est simple : il s'agit de faire émerger des sous-traitants plus forts, plus performants, plus à même de faire des investissements et d'établir des rapports de force équilibrés avec les constructeurs.
Toutes ces mesures sont très importantes. Pour autant, il ne faut pas se voiler la face. La crise sera longue, dure, et les restructurations ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain. Il est de ma responsabilité de tenir un langage de vérité. »
[1] Extrait de la question de Mme LABORDE (Haute-Garonne) :
« Conformément aux engagements pris par le Président de la République pour la relance du secteur automobile français et la lutte contre les délocalisations, quelles mesures exceptionnelles comptez-vous prendre pour pérenniser le site Molex à Villemur ou, le cas échéant, quelle aide l'État compte-t-il apporter pour permettre un plan de reclassement des 300 salariés et de réindustrialisation du site ? »
Dossier "DELOCALISATIONS" par Michel LASSERRE :
1-La mondialisation de la production
2-Du secteur industriel à celui de la recherche et développement
3-Les différentes formes de délocalisations
4-Les arguments "pro-délocalisations"
12:04 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : délocalisation, industrie, automobile, politique, fermeture, usine, low-cost |
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11.01.2010
ETATS-UNIS - Les grands groupes semenciers dans le collimateur de l'administration ?
Aux États-Unis, les ministères fédéraux de la Justice (DOJ) et de l'Agriculture (USDA) ont conjointement lancé une enquête sur les questions de concurrence et d'antitrust dans l'industrie des semences [1].
Cette enquête intervient au moment où de plus en plus d'agriculteurs et de consommateurs s'inquiètent de la hausse des prix des semences et de la concentration de l'industrie. Tous les regards se tournent vers Monsanto. En effet, selon une dépêche de l'Associated press, par le jeu des acquisitions d'entreprises et des accords de licence, les gènes brevetés par Monsanto sont présents dans près de 96% du soja américain et 80% des cultures de maïs. Par ailleurs, Monsanto a récemment annoncé que son nouveau soja Round-up ready 2 coûterait aux alentours de 74 US dollars l'acre, alors que la version actuelle coute 52 US dollars. En outre, plusieurs organisations s'inquiètent de la disparition de l'offre de semences non OGM.
Tout cela se déroule sur fond de bagarre juridique et médiatique entre les deux groupes semenciers prédominants, Monsanto et DuPont [2]. Au printemps dernier, Monsanto attaquait en justice son concurrent Pioneer Hi-Bred International (groupe DuPont), en lui reprochant de ne pas respecter ses brevets sur les gènes de résistance au Roundup, l'herbicide de Monsanto. L'entreprise Pioneer répondait qu'elle était « totalement dans son droit », et ajoutait que le brevet revendiqué par Monsanto était invalide. En août, le groupe accusait Monsanto de pratiques anticoncurrentielles illégales, allégations entraînant plusieurs questions du ministère de la Justice auxquelles Monsanto a dû répondre.
Dans le cadre de leur enquête, le DOJ et l'USDA encouragent agriculteurs, associations de consommation, juristes, économistes, universitaires, et toutes les parties intéressées à signaler de potentielles conduites anticoncurrentielles. Plusieurs ateliers publics se tiendront tout au long de l'année 2010 dans différents lieux du pays.
Mais, sur la portée de cette enquête, Peter Carstensen, ancien juriste au ministère de la Justice et professeur de droit de la concurrence, explique que rien n'indique que le gouvernement poursuivra Monsanto. A noter qu'au moins deux Etats (Iowa et Texas) mènent à l'heure actuelle leur propre enquête sur le comportement anticoncurrentiel de Monsanto.
[1] : http://www.usda.gov/wps/portal/!ut/p/_s.7_0_A/7_0_1OB/.cm...
[2] :
http://www.reuters.com/article/idUSTRE57H6EI20090818
(Source : Infogm.org)
05:35 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : semencier, semences, ogm, industrie, agriculture |
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29.09.2009
MOLEX - La diplomatie du vigile qui fait céder la préfecture
Un excellent article sur LibéToulouse.fr permettant de comprendre les faits du 15 septembre à la préfecture de Toulouse : les cowboys règnent dans notre République en toute impunité. Mais attention, ces actes ne sont pas à reproduire par tout citoyen sous peine d'être ... condamné !
Le combat des salariés de Molex était, est et restera le bon combat : la sauvegarde de l'outil de travail et donc de l'emploi. Les dirigeants de MOLEX, l'Etat français et les constructeurs automobiles, en particulier PSA ont eu raison de nos valeureux gaulois.
Comme l'ont bien précisé Denis Parise et Guy Pavan lors de la soirée du concert de solidarité, vendredi dernier : ils seront toujours là, ensemble, pour revendiquer leurs Droits.
Je reste admiratif par tant de courage ... et ...
je reste perplexe par l'abandon du savoir-faire industriel français. A qui la faute ?
Le gouvernement français qui a obtenu une bonne note de conduite par les dirigeants américains ?
PSA (comme d'autres grands groupes) qui impose à ses prestataires de les suivre à l'EST, voire très à l'EST (en Chine) quitte à mourir s'ils refusent car d'autres acceptent ?
Les consommateurs se ruant sur les véhicules low-cost directement sortis de ces mêmes usines de l'EST qui éradiquent l'industrie française ?
Je reste perplexe.
Franck Laborderie-Cavada
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La diplomatie du vigile qui fait céder la préfecture
MOLEX. «Je ne sais pas de quels vigiles vous me parlez». Le préfet de région, préfet de Haute-Garonne Dominique Bur préfère ignorer l'incident.
Le 15 septembre dernier. Les représentants syndicaux de Molex sont à la Préfecture avec leur direction pour signer le plan social et donc leur reddition dans le conflit de Villemur.
Qui épaule le Comité d'entreprise, le cabinet Syndex veille aux intérêts des salariés et conteste quelques propositions du patron américain de l'usine. Les échanges sont sans douceur: «Eric Doesburg est venu jusqu'à un mètre moi m'insulter en américain, raconte l'expert de Syndex,. J'ai vu le moment où il allait me mettre son poing dans le nez». Il n'est pas loin de minuit. Suspension de séance.
Les salariés sortent s'aérer dans la cour du Palais national. Puis s'apprêtent à réintégrer la salle des débats. C'est alors que les vigiles sans lesquels Eric Doesburg ne se déplace jamais interdisent physiquement à l'expert Olivier Degauque de rejoindre l'assemblée.
Le Comité d'entreprise menace de faire appel aux forces de la police nationale. Intervient une sous-Préfète qui tente de débrouiller l'affaire. Et que négocie-t-elle? Le départ des vigiles de la cour de la préfecture contre le renoncement d'Olivier Degauque à son droit d'assister au débat...
Du rapport de forces qui fait céder l'autorité préfectorale. La négociation sociale et la diplomatie du vigile.
«Je ne sais pas de quels vigiles vous parlez», évacue donc le préfet Bur. LibéToulouse lui parlait de ces vigiles d'une société de sécurité privée qui ont imposé leur règle dans la cour d'une préfecture de République.
Dernier détail, le mercredi 23 septembre à 18h30: le délégué CFDT Denis Serres a suivi depuis Toulouse les premiers camions de déménagement qui venaient vider l'usine de Villemur: «Des vigiles motards qui accompagnaient ces camions faisaient la circulation. Ils bloquaient les carrefours pour assurer leur passage.» Depuis quand s'interroge le syndicaliste une «milice privée» s'autorise-t-elle en France à intervenir sur le «domaine public»?
Le groupe Molex Corporate a vidé les lieux. Au moins, avant de partir, l'industriel américain aura-t-il laissé quelques nouvelles manières de traiter le droit et les institutions de la République.
(Source : LibéToulouse.fr - GLv.)
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15.09.2009
L’Etat français cautionne la désertification du tissus industriel français
CQFD. Ce que vivent les salariés de Molex-Villemur depuis 2006 (vente du secteur de la connectique automobile de la SNECMA au groupe MOLEX) est bien la représentation d'une politique d'appauvrissement de l'industrie française.
Les complices ?
Les constructeurs automobiles et en particulier PSA (80% des commandes) qui ne s'est pas prononcé pour poursuivre avec les salariés de Villemur si le site est préservé.
Mais, au fond, qui a fait preuve de "chantages" auprès des sous-traitants pour délocaliser dans les pays de l'Est et en CHINE, si ce ne sont les grands groupes industriels tels que PSA et RENAULT.
Ces mêmes constructeurs ayant reçus des milliards d'euros ne servant finalement qu'à cautionner une dérive financière à l'insu des travailleurs français, à l'insu d'un savoir-faire irréprochable.
Que propose l'Etat ?
Le gouvernement par la voix de M.ESTROSI retombe dans les dérives de 2006 en favorisant une solution éphémère : la reprise du site par un fond d'investissement américain préservant ainsi une quinzaine d'emplois !!!!
Je me pose alors une question .... Si nous enlevons les politiques, cela changerait-il quelque chose à nos problèmes ? Leur rôle ne se résumerait-il pas au financement des lobbyings industriels et autres banquiers voyous ?
Les « MOLEX », comme tant d'autres salariés dispersés dans l'hexagone, sont bien dans l'œil du cyclone.
Franck Laborderie-Cavada
Un article à lire sur le site "Molex, le créateur de chomeurs" : 15 à 20 salariés, et pourquoi pas 2 tant qu’on y est ?
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Article de La Dépêche du Midi du 15/09/09 :
Villemur-sur-Tarn. HGI veut reprendre Molex
Tout ça pour ça ! Hier, c'est bien d'une souris que l'éléphant a accouché autour de la table des discussions entre les Molex et le repreneur potentiel, HIG. Ce fonds d'investissement américain, basé en Europe, présent dans des secteurs tels que l'aéronautique, l'industrie ou la distribution, a fait une proposition de reprise partielle de l'usine de connectique automobile qui n'a pas convaincu les représentants des salariés présents devant le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi. « Le repreneur propose de sauver une quinzaine d'emplois dans l'immédiat puis une cinquantaine d'ici la fin de l'année prochaine. Il s'agirait de faire travailler ces gens sur des produits en fin de vie alors que les salariés souhaitent s'inscrire dans une démarche d'avenir. Inutile de dire qu'on est très déçus. Qu'est-ce qu'on fait des deux cent vingt autres salariés dans ce schéma ? ça ne nous convient pas du tout. Nous allons discuter de tout cela avec les salariés lors d'une assemblée générale demain matin (ndlr : ce mardi matin) », commentait Denis Parise, délégué du CE chez Molex, contacté par téléphone à sa sortie du ministère.
Si le nombre des salariés sauvés est faible, les sommes injectées annoncées dans cette reprise partielle sont, en revanche, plutôt élevées. Ce qui interpelle les délégués, Denis Parise en tête : « On parle de 6,6 millions d'€ que mettrait l'Etat, de 5,4 millions d'€ de la part de Molex pour la réindustrialisation et garantirait pendant deux ans un chiffre d'affaires d'environ 2 millions d'euros à HIG. C'est beaucoup pour si peu d'emplois et aucune garantie sur l'avenir, non ? ».
Journée cruciale
La direction de Molex, qui a toujours récusé le terme de repreneur souhaite toujours poursuivre son activité en Chine et aux États-Unis. Elle n'était pas représentée hier à Paris et n'a pas souhaité s'exprimer sur la question. « Pas de détails avant que la procédure ne soit finalisée » a annoncé Marcus Kerriou, l'ancien cogérant en charge de la communication, toujours en poste à Villemur.
Plan social et reprise partielle, voilà ce sur quoi les salariés devront discuter ce mardi matin. Ce qui signifie une journée cruciale pour l'ensemble des Molex, plus que jamais au pied du mur et qui n'hésitent pas à parler de « prise d'otages ». La direction peut en effet claquer la porte des négociations, estimant qu'elle engage une forte somme pour ce PSE qui, dit-elle « n'avance pas », ce qui retarderait encore la procédure.
S'il démontre une volonté du gouvernement de ne pas abandonner les Molex à leur triste sort, le projet de reprise partielle de l'activité, de toute évidence, ne répond pas à leurs attentes. Le messie tant attendu n'est peut-être pas celui-là. Même si tous, à Villemur, continuent à penser, qu'à ce jour, la messe n'est pas encore dite.
Martin Malvy : « Une déception »
Martin Malvy, président du Conseil régional : « Après les propos du président de la République, les salariés avaient retrouvé un certain espoir. C'est une déception. Il n'y a pas d'autre mot. Avec d'autres élus, nous verrons ce mardi après-midi ce que Christian Estrosi a à nous dire. Je crains qu'il ne fasse que nous confirmer ce qu'il a annoncé aux représentants des salariés ».
Jean-Louis Chauzy, président du Comité économique et social régional : « Le volet industriel est notoirement insuffisant. Où sont les grands groupes automobiles français, qui, en pleine crise, ont été aidés par le gouvernement ? Aucun n'est présent pour défendre l'activité connectique. C'est choquant. Nous discuterons jeudi, avec le directeur de cabinet du ministre, de nouvelles mesures à prendre pour le pôle industriel de Villemur. »l
Marc Gaillard, élu CGC et porteur du projet de reprise « Pôle connectique » au sein du Comité d'entreprise : « A l'heure actuelle, on pourrait imaginer que notre projet puisse se marier avec le projet du fonds HIG. Mais il est encore trop tôt pour se prononcer. Il faut laisser l'opportunité aux salariés de décider ce qu'ils veulent faire du projet HIG. »
(Source : La Dépêche.fr)
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24.07.2009
Deux dirigeants de Molex au tribunal
Les Molex feront-ils jurisprudence ? Le renvoi devant le tribunal correctionnel de deux dirigeants de l'entreprise pour un délit d'entrave à l'information du comité d'entreprise constitue un nouvel épisode spectaculaire dans le bras de fer qui oppose salariés et direction de Molex depuis neuf mois.
William Brosnan, co-gérant de Molex et Philippe Fort, directeur général du site de Villemur, comparaîtront ainsi le 17 novembre à 14 heures devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Marcus Kerriou, actuellement co-gérant de Molex-Villemur qui mène sur le terrain les négociations tendues au nom de la direction n'est pas concernée par cette procédure au pénal. Les faits reprochés aux deux dirigeants convoqués sont en effet antérieurs à sa propre nomination, le 17 décembre 2008.
Ce renvoi s'effectue à l'issue de l'enquête préliminaire effectuée à la de mande du procureur de la République par la section financière du SRPJ de Toulouse. En attente du jugement, la présomption d'innocence s'applique aux deux personnes renvoyées qui n'ont pas souhaité faire de commentaires hier, selon Marcus Kerriou : « Une procédure est en cours. En accord avec nos avocats, ils réservent leurs commentaires au juge ».
14:49 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, villemur-sur-tarn, social, fermeture, repreneur, industrie |
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23.07.2009
Un repreneur pour Molex ?
Un repreneur pour Molex ? L'hypothèse ressemble à un serpent de mer aux yeux des 280 salariés de l'entreprise de Villemur menacés de licenciements en octobre. Il reste qu'un repreneur s'est manifesté réellement, information confirmée hier par Robert Castagnac, commissaire à la réindustrialisation à la préfecture de Haute-Garonne. Hier matin à la radio, Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, avait sobrement indiqué son sentiment : « Bon espoir pour Molex ». Reste à savoir quel repreneur et dans quelles conditions. Aucune information ne filtrait hier de source officielle. Et du côté syndical, souvent échaudé, on restait dans une prudente expectative : « Nous sommes dans une phase délicate, justifiait Robert Castagnac. Mais on peut confirmer que des discussions vont débuter avec une entreprise qui a manifesté un intérêt. »
« des gens crédibles »
Une nouvelle piste aléatoire ? « Dans les semaines qui suivent, nous verrons si les conditions sont favorables, ajoutait-il. Mais les acteurs de la négociation sont des gens crédibles ». Déjà un point positif dans une affaire complexe. Du côté du groupe international Molex, on paraît prendre la future discussion au sérieux. Eric Doesburg qui a le titre de directeur de Business développement viendra des États-Unis pour entamer les discussions avec ce candidat mystère à la reprise : « Nous aurons des discussions la semaine prochaine, confirme Marcus Kerriou, cogérant de Molex, mais nous en avons déjà eu avec d'autres entreprises. Il est donc très prématuré d'en parler... »
Du côté des salariés, en grève générale depuis le 7 juillet, on retrouve d'ailleurs la même prudence. Attentifs à l'info du jour mais peu enclins à s'emballer : « Un espoir, c'est vrai, explique Denis Parise, délégué du comité d'entreprise. Mais il faut voir sur quelle base et quel chiffre d'affaire une reprise aurait lieu. Si cela ne concerne que 10 salariés sur 280... » Conclusion : « Nous attendons du concret pour nous prononcer ».
Si les discussions sur les indemnités de licenciement ont achoppé hier (lire ci contre), un élément positif était cependant relevé côté syndical : « Jusqu'à présent, la direction ne voulait laisser que les machines et les moyens humains, maintenant elle se déclare prête à laisser à disposition les moules (indispensables à la fabrication, N.D.L.R.) et les outils, ce que nous réclamons depuis le début ». Argument auquel un éventuel repreneur devrait être sensible.
Pas d'accord...
Le fossé paraît se creuser entre la direction et les délégués salariés qui ont quitté hier la salle de négociation sur la question des indemnités de licenciement. Les délégués refusent les nouvelles propositions de la direction qu'ils qualifient de « provocation » car assorties de conditions, dont la signature d'un accord avec des modalités jugées « inacceptables ». De son côté, la direction estime qu'un refus rendra caduc l'accord de fin de crise du 5 mai et menace de retirer différents budgets accompagnant les licenciements...
(Source : La Dépêche.fr)
21:12 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, villemur-sur-tarn, social, connectique, emploi, savoir-faire, industrie |
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27.05.2009
« No Volveran ! » Projection-débat à Villemur-sur-Tarn
Le mardi 2 juin, une projection-débat de notre film No Volveran !, sur la révolution vénézuélienne, sera organisée à Villemur-sur-Tarn, la ville où se situe l'usine Molex, dont les salariés sont en lutte contre un projet de fermeture.
L'un des principaux thèmes de No Volveran ! est la lutte de travailleurs vénézuéliens pour la nationalisation et le contrôle ouvrier de leur industrie. L'objectif de cette initiative, à Villemur-sur-Tarn, est donc de débattre de la lutte des travailleurs vénézuéliens et des leçons qu'elle comporte pour le mouvement ouvrier français, face aux fermetures et plans sociaux qui se succèdent.
La population de Villemur-sur-Tarn et les salariés de Molex en lutte ont été informés de cette projection-débat. Ils sont invités à y participer pour donner leur point de vue et faire part de leur propre expérience. Mais tout le monde, évidemment, est bienvenu !
Le mardi 2 juin, à 20 heures
Salle du Grenier du Roi
Villemur-sur-Tarn
Avec Greg Oxley (La Riposte et PCF Paris)
09:16 Publié dans Evènements - Rendez-Vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, villemur-sur-tarn, industrie, molex |
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12.05.2009
MOLEX Villemur-sur-Tarn : Accord signé, voici les conditions
Après plusieurs réunions autour du préfet Bur et du directeur du travail et de l'emploi, Michel Ducrot, c'est finalement sur cette base que s'est achevé un bras de fer qui s'était durci après la séquestration du patron de Molex Villemur, Marcus Kerriou, voilà quinze jours. Au final, l'usine de connectique fermera quand même, mais les salariés bénéficient de plus de temps pour envisager leur avenir. « C'est pour cela que nous avons signé. Nous devons désormais mobiliser les pouvoirs publics car notre combat reste le même : préserver l'emploi sur le site », confie Denis Parise, délégué du CE. Marcus Kerriou, de son côté, a précisé : « désormais, nous allons pouvoir avancer ensemble sur les mesures d'accompagnement des salariés... ».
Ce qui n'est pas encore gagné, car sortie de crise ne signifie pas victoire pour des salariés très amers. Et qui n'acceptent toujours pas de débattre du plan social avec leur direction : « Tout est remis en cause. Nous avons les preuves que la fermeture était programmée comme nous savons qu'une production identique à la notre était faite aux États-Unis et que les clients étaient livrés. On nous a trahis. La direction n'a pas été loyale dans sa communication. On veut discuter sur des bases saines et vraies. »
(Source : Molex-villemur.com)
10:55 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, molex, villemur-sur-tarn, emploi, fermeture, industrie |
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29.11.2008
Pour une révolution de l'industrie textile
L’industrie du textile est particulièrement concernée par les dérives de la mondialisation. Intimidations, horaires abusifs, salaires dérisoires, répression des activités syndicales et violations des droits du travail représentent le quotidien de milliers d’ouvriers. Les revendications de la Campagne Clean Clothes (CCC) pour des vêtements produits dans la dignité sont-elles pour autant irréalistes?
L’exemple de Switcher montre pourtant qu’il est possible de produire en offrant des conditions de travail dignes et des salaires équitables pour un surcoût insignifiant. Des milieux indépendants attestent que Switcher répond aux plus hautes exigences sociales et écologiques actuelles. C’est pourquoi la DB a choisi de collaborer avec Switcher et documente les différentes étapes de la chaîne de production d’un T-shirt dont la marque de fabrique est le respect de la dignité humaine.
Personne n’est prêt à acheter des habits produits par des enfants dans des conditions indignes. La Campagne Clean Clothes se fait le porte-parole de consommatrices et de consommateurs responsables indignés par les scandales qui ébranlent l’industrie textile. La pétition de la DB interpelle l’industrie suisse de la mode pour exiger des habits produits dans la dignité et une plus grande transparence.
(Source : Déclaration de Berne)
Campagne Vêtements Propres - Clean clothes
envoyé par marcorugo
06:32 Publié dans Thème : DEVELOPPEMENT DURABLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, dévelopement durable, industrie, social, économie, déclaration de berne |
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