16.07.2010
Pour les Molex, le chômage commence
Depuis le 9 juillet les Molex sont officiellement au chômage. Pour 211 d'entre eux, aucune solution de reclassement n'a encore été trouvée.
C'est la fin d'une étrange période de flottement. Les neuf mois de congé reconversion au cours desquels les 279 Molex étaient encore payés intégralement par l'entreprise ont pris fin le 9 juillet. Lundi 12, les premiers licenciés ont été reçus à Pôle emploi. Les autres rendez-vous vont suivre. Sans illusion. « Car au nord de Toulouse, au niveau industriel, y a que dalle ».
En même temps que la dernière fiche de paye, Molex a réglé la semaine dernière les indemnités de licenciement : 26 000 € par salarié en plus des indemnités légales et de celles calculées selon l'ancienneté. Soit un pécule pouvant atteindre jusqu'à 60 000 € pour trente ans de maison. « Il va falloir rester calme. C'est vrai que des sommes comme ça, peu de Molex en ont déjà touché d'un seul coup. Mais il faut bien avoir conscience que ça doit permettre d'attendre de retrouver un emploi », met en garde Denis Parise, conseiller régional et secrétaire du CE de Molex. Les indemnités permettront de faire passer sans casse la première pilule du chômage. Celle des trois ou quatre mois de carence imposés aux nouveaux licenciés avant la mise en branle de l'indemnisation : environ 70 % du salaire net pendant deux ans pour les moins de 50 ans, et pendant trois ans pour les autres.
69 ont retrouvé du travail
« Il n'y en aura pas plus de cinq ou six qui pourront faire la jointure jusqu'à la retraite », explique un responsable syndical. Pour la grande majorité des autres, il faut impérativement retrouver du travail avant que les indemnités ne fondent comme neige au soleil. Début juillet, 39 ex-Molex avaient intégré VMI, l'entreprise qui poursuit sur le site quelques activités de moulage et de connectique délaissées par Molex. Une douzaine d'ingénieurs et de techniciens ont repris une activité au sein de MIES, autre émanation de l'ancien Molex. Six ont créé leur propre entreprise, et une dizaine a retrouvé un emploi comme chauffeur de bus, ou dans le BTP. Pour les 210 restants, c'est l'incertitude. « Certains son t encore en formation. Mais à la suite de la formation, il n'y a pas de boulot », s'inquiète Patrick Fregolen, président de l'association Solidarité Molex. À 55 ans, José a décliné deux propositions d'emplois de monteur de charpente métallique et d'élagueur car il ne se le sentait pas de faire l'acrobate sur des poutrelles ou perché dans les arbres. Un exemple parmi d'autres de reconversions qu'il faudra peut-être un jour se résoudre à accepter. Car jusqu'à la semaine dernière les 279 licenciés étaient toujours les Molex. « Mais déjà en fin de mois, plus personne ne va recevoir le bulletin de salaire Molex. ça va faire un choc. »
La lutte continue
Chaque mardi et jeudi, les 221 membres de l'association Solidarité Molex se retrouvent par petit groupe dans le local qui surplombe le Tarn. Créer au plus fort du conflit pour financer la grève, l'association collecte maintenant les informations sur les opportunités d'emploi et aide les ex Molex dans leurs démarches administratives. Sur le front social, Solidarité Molex participe régulièrement aux actions de soutient aux 71 salariés de la SNP, une boulangerie industrielle créée à Villemur avant de s'installer dans le Tarn et dont le repreneur Belge a décidé de se débarrasser pour éviter une concurrence interne au groupe. Une histoire qui rappelle de très mauvais souvenirs à Villemur-sur-Tarn.
(Source : La Dépêche.fr)
18:20 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, chômage, molex, villemur, reclassement, licenciement |
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06.05.2010
Les patrons de Molex condamnés pour entrave au comité d'entreprise
Les deux patrons de Molex Automotive, le directeur général Philippe Fort et William Brosnan, co-gérant de l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), ont été condamnés jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Toulouse à six mois de prison avec sursis pour "entrave au fonctionnement régulier du comité d'entreprise".
Un jugement conforme aux réquisitions du parquet qui poursuivait les dirigeants de cette filiale du groupe américain Molex Inc, spécialisée dans la connectique automobile, pour "avoir entravé le fonctionnement du CE en ne respectant pas les règles relatives à son information et à sa consultation préalable".
La direction a annoncé la fermeture du site de Villemur-sur-Tarn le 23 octobre 2008 et, le mois suivant, des salariés de l'usine ont déposé plainte car "la direction n'avait ni informé ni consulté le CE de son intention de fermer l'usine alors que la décision était prise depuis plusieurs mois".
Au cours du procès, le 6 avril dernier, le président du tribunal correctionnel a lu plusieurs auditions de cadres de Molex qui reconnaissaient avoir contracté un "pacte de confidentialité" en février 2008, s'engageant à ne pas "ébruiter la nouvelle" du projet de fermeture, moyennant une prime.
"Nous sommes satisfaits", a réagi jeudi Denis Parise, ancien secrétaire du CE (CGT) de Molex. "La justice vient de reconnaître que la direction a été totalement illégale et malhonnête. Nous avons toujours dit que c'étaient des bandits. Aujourd'hui, c'est prouvé".
"Maintenant, va se poser le problème des licenciements", a noté le syndicaliste, lui-même licencié le 26 mars. "Puisque la direction n'a pas averti le CE en temps voulu, cela veut dire que le plan de licenciements n'est pas valable. Dans ce cas-là, on pourrait demander la réintégration auprès des tribunaux".
Me Jean-Marc Denjean, avocat du comité d'entreprise, a de son côté jugé "important que le tribunal correctionnel confirme que l'on a affaire à ce que l'on peut appeler des patrons voyous puisqu'ils sont condamnés et qu'ils sont des délinquants".
En revanche, les avocats des deux prévenus, Me Laurent de Caunes et Me Laetitia Fayon-Boulay, qui avaient plaidé la relaxe, estiment que ce jugement est "contestable" et "susceptible d'appel".
"Les dirigeants de Molex ont agi en conformité avec le droit et en conformité avec leur conscience dans l'intérêt collectif, dans l'intérêt général et sous la pression de nécessités économiques", a déclaré à l'Associated Press Me Laurent de Caunes. "Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour respecter la loi et la procédure".
Dans un communiqué diffusé jeudi après-midi, l'entreprise américaine Molex Inc a annoncé qu'elle "continue de soutenir les cadres supérieurs de sa filiale de Villemur-sur-Tarn après la décision décevante du tribunal correctionnel de Toulouse".
La direction du groupe estime par ailleurs qu'"ils ont agi de bonne foi et conformément à la législation et la réglementation françaises". Elle précise que le 26 mars dernier, le ministère du Travail avait reconnu la raison économique invoquée par Molex pour la fermeture du site et que "suite au jugement, les deux dirigeants de Molex décideront, oui ou non, de faire appel".
L'usine Molex de Villemur-sur-Tarm a fermé ses portes en octobre 2009, entraînant le licenciement de la majorité des 283 salariés.
Ces derniers s'opposaient depuis plusieurs mois à cette décision, estimant que le site était économiquement viable. Le 15 septembre 2009, le fonds d'investissement américain HIG avait signé une reprise partielle de l'activité de l'usine et s'était engagé à reprendre entre 20 et 60 salariés la première année.
Le site compte actuellement un effectif de 35 personnes. AP
(Source: fr.news.yahoo.com - Associated Press)
17:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, social, justice, entrave, ce, comité d'entreprise, villemur-sur-tarn, emploi, licenciement, fermeture |
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31.03.2010
FREESCALE : Communiqué de l'intersyndicale CGT/CFDT/CFTC
L'intersyndicale CGT/CFDT/CFTC de Freescale appelle à un rassemblement
le jeudi 1er avril à 13h30
devant le TGI à Toulouse, place Lafourcade (Saint-Michel)
Télécharger le : communiqué de l'intersyndicale.pdf
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15.02.2010
Freescale : " Pas de licenciement avant avril 2011 "
Hier le comité central d'entreprise (CCE) et le comité d'entreprise (CE) ont rendu un avis défavorable au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit la suppression de 800 emplois dans la zone de fabrication. Cette ultime réunion de consultation des représentants de salariés clôture des négociations qui avaient débuté le 22 avril 2009 et qui avaient donné lieu à 120 réunions. « Nous aurions voulu que la direction améliore certains points en attribuant notamment un bonus supplémentaire pour les travailleurs les plus âgés » commente Serge Ramos, délégué central FO. Mais ce PSE laisse surtout le temps aux salariés de se former et de retrouver un travail » ajoute le représentant de l'intersyndicale CFE-CGC, Unsa, FO qui est majoritaire (80 % des salariés).
En effet Denis Blanc, le directeur général de Freescale confirmait hier qu'« aucune lettre de licenciement ne partira avant avril 2011. D'ici là nous travaillons à retrouver un emploi pour tous et activons la recherche d'un repreneur ». Des contacts ont déjà été établis et un industriel visitera le site dès lundi.
Sur le fond, le PSE prévoit une prime plancher de 50 000 € pour les salariés ayant plus de vingt ans d'ancienneté et 40 000 € pour les autres. La prime moyenne réellement versée sera d'environ 70 000 €. D'ores et déjà 60 personnes sont en formation et 160 salariés ont déjà retrouvé un emploi dont cinquante chez Intel, le n°1 mondial des semi-conducteurs qui s'est installé sur le site. « Intel va doubler ces effectifs dans les prochains mois » annonce Serge Ramos qui assure que le climat désormais serein permettra d'attirer «d'autres repreneurs».
(Source : La Dépêche.fr)
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23.12.2009
Freescale : présentation officielle d'un plan de 821 licenciements
La direction de l'usine de composants électroniques Freescale de Toulouse a présenté hier au comité central d'entreprise le détail d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de 821 emplois d'ici fin 2011.
Le groupe américain avait annoncé le 23 avril qu'il comptait arrêter la fabrication de puces électroniques à Toulouse en raison de la crise automobile et de l'obsolescence de ses produits.
Cet automne, une intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, majoritaire à la fabrication, a mené une grève de 5 semaines, ponctuée d'actions spectaculaires et de séquestrations de dirigeants, pour des « indemnités décentes ». L'alliance FO-UNSA-CGC, globalement majoritaire dans cette entreprise comptant de nombreux cadres et techniciens, ne s'y était pas associée.
La direction, dénonçant des violences, a voulu licencier deux délégués. « L'inspection du Travail a annoncé aujourd'hui
[NDLR : hier] qu'elle rejetait cette demande injustifiée, mais la direction peut encore se ridiculiser en faisant appel devant le ministre du travail », a déclaré un délégué. Selon ce syndicat, « les justifications économiques de fermeture devant le CE ne cadrent pas avec la situation réelle et le plan social n'offre pas de véritable accompagnement ». La direction de l'usine n'a pu être contactée mardi après-midi, mais elle s'était déjà « engagée à ce que les licenciés retrouvent un CDI ». Le PSE reprend la promesse faite lors de la grève d'une indemnité plancher de 40 000 euros en dessous de 20 ans d'ancienneté et de 50 000 euros au dessus. Freescale vient de se séparer de sa téléphonie mobile à Toulouse (250 emplois) et devrait conserver moins de 500 personnes dans la ville en 2012, contre 1 600 au début 2009.
(Source : La Dépêche.fr)
08:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, licenciement, toulouse, emploi, freescale |
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18.11.2009
Après Molex, ce sera Villemur Industrie
L'activité reprendra en janvier avec quinze à vingt salariés.
La première phase de la reprise du site de connectique Molex à Villemur apparait désormais avec clarté. Hier, en fin d'après-midi, lors d'un comité stratégique de suivi, au ministère de l'Industrie, la société HIG France, représentée par Marc Laisné, a annoncé la création de la nouvelle entité qui s'appellera Villemur Industrie ou VMI.
L'activité devrait reprendre en janvier avec quinze à vingt salariés avec une perspective en 2011 de 60 à 80 emplois. Neuf personnes dont sept ex-Molex ont été recrutées, et dix autres le seront bientôt dans le cadre du contrat commercial attribué par Molex.
Selon le ministre, Christian Estrosi, les salariés du site continuent de percevoir leur salaire jusqu'à la fin du congé de reclassement de neuf mois. Ils percevront ensuite leurs indemnités, 65000€ en moyenne (au minimum 26 000€).
Ainsi, 222 salariés (sur 279) ont adhéré à la cellule de reclassement : 110 d'entre eux sont d'ores et déjà reclassés, en formation ou en cours de reclassement (dont 16 personnes en CDI et 18 projets de création d'entreprises).
«rien n'est réglé»
Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, le député Gérard Bapt, les sénateurs Bertrand Auban, Françoise Laborde et Jean-Jacques Mirassou, le maire de Villemur -sur-Tarn, Jean-Claude Boudet, ont accueilli avec satisfaction cet exposé mais n'ont pu s'empêcher de souligner que «rien n'est pour autant réglé».
Si l'ancienne société Molex laisse en «héritage» un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros, le comité stratégique de suivi a insisté sur la nécessité d'engager une prospection sérieuse en direction des constructeurs automobiles ( PSA, Renault) et aéronautiques. La présence de ces interlocuteurs est vivement souhaitée lors du prochain conseil, comme l'a précisé le ministre, afin «qu'ils disent leurs intentions face à leurs sous-traitants».
Pour sa part, Denis Parise, délégué CGT et secrétaire de l'ex-comité d'entreprise de Molex a défendu la question des indemnisations pour les reclassements rapides, un problème dont la direction américaine de Molex conteste les modalités.
Deux directeurs devant le tribunal
C'est le 6 avril que William Brosman, co-gérant de Molex Automotive Inc et Philippe Fort, directeur de l'usine de Villemur, comparaîtront devant le tribunal de grande instance de Toulouse, pour entrave au fonctionnement du comité d'entreprise. Il leur est reproché de n'avoir pas fourni d'informations concernant la restructuration du groupe qui a débouché sur l'annonce de la fermeture du site, le 23 octobre 2008. L'affaire aurait dû être plaidée, hier mais elle a été reportée à cause de l'absence du défenseur d'un des deux directeurs. Des salariés de Molex, présents à l'audience ,ont marqué leur détermination à ne pas baisser les bras, plus d'un mois après leur licenciement.
(Source : La Dépêche.fr)
15:06 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, social, villemur-sur-tarn, reclassement, licenciement |
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30.10.2009
SOCIAL - Coupures sauvages : 10 000 foyers privés de gaz et d'électricité
C'est une opération d'une ampleur « jamais vue », selon la direction régionale d'ERDF. Au moins trente communes et 10 000 foyers, de l'agglomération toulousaine mais aussi du reste de la Haute-Garonne, ont été touchés par des coupures d'électricité dans la nuit de mercredi à jeudi. La liste n'est pas exhaustive : Toulouse (Lardenne, Saint-Simon, Embouchure, Jolimont, Ginestous, Pouvourville, Sept-Deniers, Purpan), Balma, Castanet, Fenouillet, Villeneuve-Tolosane, Plaisance-du-Touch, Cugnaux, Tournefeuille, L'Union, Saint-Jean, Montaut, Mauressac, Mervilla... Une action à grande échelle que revendique la CGT, qui précise que des pannes classiques se sont ajoutées aux coupures. Le syndicat demande l'annulation des quatre licenciements prononcés à l'encontre de salariés grévistes mardi, et la fin des conseils de discipline en cours, qui font suite au mouvement social du printemps dernier. « Nous sommes en légitime défense face à une direction qui sanctionne, explique Dominique Liot, délégué CGT. Les gens doivent comprendre que nous nous battons pour l'emploi, pour un service public de qualité, et contre des décisions arbitraires, qui visent à déstabiliser le droit de grève. » Un piquet de grève est toujours installé devant la direction d'ERDF, à Basso Cambo, avec un préavis de 8 heures reconductible.
Du côté de la direction locale d'ERDF, on parle d'« actes de malveillance », commis par des individus « non identifiés », et d'un « plan exceptionnel de rétablissement de l'électricité », mis en œuvre tout au long de la journée d'hier. « Des dégradations de matériel, sur lesquelles nous portons systématiquement plainte, ont également été commises. Les coupures ont eu lieu entre 23 heures mercredi soir, et 4 heures jeudi matin (hier matin). Les premiers rétablissements sont intervenus à partir de 2 heures », continue la direction, qui présente ses excuses à ses clients « pour la gêne occasionnée ».
Le gros couac, c'est que dans certains foyers et commerces, il n'y a pas eu d'électricité pendant plus de 15 heures. Dans une partie du quartier Pouvourville à Toulouse, la lumière n'était toujours pas revenue à 19 heures, après 18 heures de coupure (lire le témoignage ci-dessous). En effet, le rétablissement des lignes s'est fait au compte-gouttes dans la journée d'hier. « Je ne sais pas si je vais avoir du courant chez moi avant ce soir », témoignait ainsi, affolée, une habitante de Fenouillet, hier peu après 17 heures. « C'est un travail de fourmi, car les coupures sont faites sur le terrain : il faut que l'information nous remonte, et ensuite que nous localisions le point de coupure pour rétablir le courant », explique la direction.
Marc Courdès, secrétaire régional CGT
Plus de 15 heures de coupure pour certains abonnés, n'est-ce pas trop ?
Effectivement, ce n'est pas admissible pour un service public. Mais si on ne peut pas avoir d'action collective face à une direction autiste, on peut en arriver à des actes individuels de désespoir.
Les coupures vont-elles continuer ?
Ce que nous voulons, ce sont des coupures courtes, symboliques. Mais nous allons réfléchir à de nouveaux modes d'action.
Que demandez-vous à travers ces coupures d'électricité ?
Nous voulons que la direction revienne sur les quatre licenciements prononcés et sur le déclassement, et qu'elle mette fin aux procédures disciplinaires en cours. Direction et syndicats ont signé un protocole d'accord en mai, suite au mouvement social. En envenimant la situation avec ces licenciements qui ne reposent sur rien, la direction porte l'entière responsabilité des coupures.
(Source : La Dépêche.fr)
12:27 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : social, edf, erdf, licenciement, manifestation, grève |
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23.10.2009
SOCIAL - TOULOUSE : Les électriciens mécontents ont coupé le courant
Coupure de courant et manifestation pour soutenir des salariés menacés de licenciement. La grève est reconduite.
Une coupure de 45 minutes privant d'électricité 2 000 clients dans le secteur la Mounède -Basso-Cambo et des centaines de salariés réunis devant le bâtiment d'ERDF-GRDF de la rue Roger Camboulives (1 500 selon les syndicats, 300 selon la direction) : hier, la mobilisation restait encore forte chez les gaziers et électriciens. Après la manifestation du 30 septembre pour l'application du protocole d'accord signé au printemps (abandon en partie du projet d'externalisation de certains services), la journée d'hier était placée sous le signe de la défense des « droits et libertés syndicales, l'emploi et le service public ». En cause, la convocation de trois employés pour un entretien préalable au licenciement après les actions du printemps.
En colère, les salariés grévistes le seront encore aujourd'hui : lors de l'assemblée générale, ils ont voté la grève reconductible à partir de ce matin. Avec d'autres actions possibles. « On ne s'interdit rien, les risques de licenciement sont trop forts », explique Marc Courdes, secrétaire régional de la CGT Mines-Energie.
« Le licenciement, c'est la sanction ultime. C'est très grave, la direction n'a pas de preuves. Nous dénonçons l'injustice », lance un jeune employé d'ERDF, venu soutenir les trois personnes convoquées. « C'est plus que du soutien, c'est un geste citoyen », renchérit une jeune femme, désireuse de « semer le doute dans les esprits de la direction ».
« On me reproche des actes de malveillance. Sans preuve. Le conflit, les manifestations, les coupures, tout ça était collectif. N'importe qui peut être accusé. On nous a même traités de ''terroristes''. », lance un des trois salariés convoqués ce matin.
« nous ne sommes pas des bandits »
« J'ai perdu beaucoup lors de la grève du printemps, 1 300 € en deux mois alors que j'en gagne 2 000 €. Ceux qui nous sanctionnent n'ont rien perdu, eux ! Nous ne sommes pas des bandits et ce rassemblement massif montre à la direction que nous sommes soutenus » poursuit un autre.
« Depuis le mois de juin, on recense 50 blâmes et avertissements, 18 passages devant un conseil de discipline et six demandes de licenciements. C'est une ''chasse aux sorcières'' mise en place par une direction dont la gestion a été déplorable pendant tout le conflit. Il n'y a aucune volonté d'apaisement. » lance Marc Courdes, secrétaire régional CGT Mines-Energie.
Contactée, la direction régionale d'ERDF-GRDF n'a pas souhaité s'exprimer sur « les procédures
(Source : La Dépêche.fr)
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16.10.2009
Altran : les 500 départs annulés par la justice
Le plan de départs volontaires de la société de conseil en technologies Altran Technologies, prévoyant la suppression de 500 postes en France, a été annulé hier par le TGI de Toulouse, et la direction condamnée à payer 3000 euros au CE.
Saisi par le CE du Sud-Ouest d'Altran, le tribunal, soulignant les « insuffisances du plan », a ordonné « l'annulation, compte tenu des mesures de reclassement externe et de l'absence de formation », selon l'avocat des salariés, Me Jean-Marc Denjean.
Le 17 septembre, le tribunal des référés avait ordonné la suspension du plan de départs, relevant « une violation de la procédure d'information/consultation » du CE et « l'insuffisance du plan de sauvegarde de l'emploi du fait de l'absence de reclassement interne », notamment.
Le PDG d'Altran, Yves de Chaisemartin, a précisé que le tribunal avait annulé « le plan, considérant que certaines mesures de reclassement externes proposées pour certains des départs envisagés étaient insuffisantes ».
« Pour ceux qui ont un emploi ou qui créent une entreprise à l'extérieur, pas de problème, ils peuvent partir », a-t-il expliqué.
En revanche, pour « ceux qui veulent partir, mais qui n'ont pas de projet abouti et pour lequel nous avions considéré que deux offres valables d'emploi étaient suffisantes », le tribunal a jugé que dans « les conditions actuelles du marché de l'emploi », ce chiffre n'était « pas suffisant », a-t-il précisé.
Seul le CE du Sud-Ouest s'était opposé au plan de départs volontaires, qui a été au contraire approuvé par le Comité central d'entreprise (CCE) et le CE de Paris, Lyon et Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes).
« Ils sont obligés de tout reprendre à zéro. Seul le CE toulousain a eu le courage de résister et il a bien fait », s'est réjoui Me Jean-Marc Denjean.
Spécialiste du conseil en innovation et de l'ingénierie en hautes technologies, Altran emploie environ 1 000 ingénieurs, notamment en Midi-Pyrénées et en Aquitaine.
(Source : La Dépêche.fr)
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10.10.2009
Freescale : les grévistes lèvent le camp
Les salariés grévistes de Freescale ont décidé de reprendre le travail ce lundi, et de mettre fin à leur mouvement débuté le 7 septembre dernier. Dès dimanche, les tentes installées devant l'entreprise depuis 33 jours seront démontées. « Nous sommes face à un blocage de la direction, et nous en sommes à 5 semaines de grève. Nous voulons laisser à la direction une chance d'avoir une attitude responsable et de revenir à la table des négociations », a déclaré le délégué syndical (CGT) Eric Hirson. La décision de mettre fin au mouvement indique un « changement de tactique », dixit Hirson, qui fait suite à l'annulation d'une réunion de négociation par la direction, ce jeudi. « Nous sommes prêts à repartir en grève si cela s'avère nécessaire, a ajouté Eric Hirson. Nous allons tenir des assemblées générales chaque semaine, pour décider des actions futures à tenir. »
Le directeur du site, Denis Blanc, a réagi en expliquant qu'il restait « ouvert au dialogue, et déterminé à accompagner les employés licenciés pour qu'ils retrouvent un poste en CDI ». Il a ajouté que « la réunion de négociations a été reportée, car au préalable, nous demandions que les accès au site soient libérés, ce qui n'était pas le cas mardi soir, et que le démontage des tentes installées devant le site ait commencé. » « J'invite les organisations syndicales majoritaires et le PDG de Freescale à reprendre au plus vite les négociations », a indiqué par ailleurs Monique Iborra, députée de la 6e circonscription de Haute-Garonne. Freescale va fermer son atelier de fabrication et licencier 800 salariés sur 1600, fin 2011. La direction s'est engagée à reclasser l'ensemble du personnel.
(Source : La Dépêche.fr)
20:07 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : freescale, social, licenciement, grève |
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17.09.2009
ALTRAN : le Plan Social qui prévoyait 500 départs au niveau national est suspendu
Message de l'Intersyndicale ALTRAN SUD-OUEST :
Le Comité d'Etablissement ALTRAN Sud-Ouest a obtenu ce jeudi 17 Septembre la suspension du Plan de Sauvegarde de l'Emploi qui prévoyait la suppression de 500 postes, après une procédure au Tribunal de Grande Instance de Toulouse en formation de référé.
Les salariés ALTRAN Sud-Ouest s'interrogent grandement sur l'avis favorable unanime qu'avait rendu le Comité d'Etablissement parisien vis-à-vis de ce PSE au rabais.
Depuis de nombreux mois, les élus du CE ALTRAN Sud-Ouest ne comprenaient pas la docilité des CE et CCE de Levallois Perret vis-à-vis des projets soumis par la Direction ALTRAN.
Alors que les élus du Sud-Ouest étaient pointés du doigt, le TGI de Toulouse a aujourd'hui tranché en leur faveur.
Le Comité d'Etablissement ALTRAN Sud-Ouest continue la procédure au Tribunal de Grande Instance de Toulouse pour faire annuler ce PSE sur le fond, suite à la décision de suspension en référé.
Yves de CHAISEMARTIN, PDG d'ALTRAN faisait partie de la délégation des chefs d'entreprise au Brésil au côté de Nicolas SARKOZY début Septembre.
Que penser de la sur-médiatisation par ALTRAN de son développement à l'étranger alors même qu'il y a une volonté affichée de supprimer un demi-millier d'emploi en France ?
Concomitamment à la volonté du CE ALTRAN Sud Ouest d'aller en justice cet été pour remettre en cause la loyauté de ce PSE, la Direction d'ALTRAN a mis en place une réorganisation dont la finalité consiste en la suppression pure et simple des CE ALTRAN Sud Ouest et de celui de la filiale ALTRAN CIS également actif.
Les salariés toulousains n'entendent pas se faire supprimer leur Comité d'Etablissement de la sorte et comptent bien se mobiliser.
ALTRAN qui traduit « PSE » comme « Plan de Suppression d'Emploi » alors que la définition légale du Code du Travail demeure « Plan de Sauvegarde de l'Emploi » devra tôt ou tard prendre en compte les dispositions légales et l'intérêt des salariés.
19:15 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : altran, social, pse, licenciement |
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18.08.2009
La direction d'Altran assignée en référé
Le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) lancé à la veille des vacances par la direction d'Altran n'emporte pas l'adhésion du millier de salariés d'Altran Sud Ouest. Hier après midi, la direction du leader en conseil en ingénierie et haute technologie qui emploie 17 000 salariés à travers le monde était assignée par le comité d'établissement du site toulousain. Devant le juge des référés, Me Jean-Marc Denjean a souligné l'absence de mesures de reclassement interne proposées aux candidats au départ, alors même que l'entreprise recrute 300 salariés.
L'avocat du comité d'établissement a également pointé des irrégularités dans la procédure d'information des membres des deux comités d'établissements et du comité central d'entreprise. Il juge par ailleurs insuffisantes les mesures de reclassement externes limitées à deux entretiens d'embauche. Il reprend enfin les critiques sur le manque de transparence de la direction du groupe formulé par le cabinet d'expertise mandaté par les représentants du personnel.
Au nom de la direction, Me Frederic Aknin, a de son côté resitué le PSE qui concerne 500 des 1 200 salariés du département automobile du groupe (dont 50 pour Altran sud ouest) dans le contexte économique difficile de l'industrie automobile. À travers ce plan la direction d'Altran souhaite en effet réduire le volume des salariés privés de mission en raison du ralentissement de l'activité du secteur automobile. Le tribunal des référés dira le 17 septembre s'il accepte de suspendre l'exécution du PSE comme le demandent les représentants du personnel.
(Source : La Dépêche.fr)
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15.08.2009
ALTRAN - Le CE d'ALTRAN au Tribunal lundi 17 août à 14h
Le Comité d’établissement de la société ALTRAN Technologies assigne sa société au TGI en référé pour demander la suspension-annulation d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi de 500 salariés.
Audience le 17 août à 14h au TGI de Toulouse
En résumé :
ALTRAN a lancé un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) sous la forme d’un Plan de Départ Volontaire (PDV) pour 500 suppressions d’emplois en France (environ 50 dans le sud ouest).
· L’information-consultation du CE s’est déroulée durant la période d’été alors que les élus du CE sont, pour moitié, en congés.
· Une prime « booster » est versée, en plus de la prime de départ, si les salariés se décident vite à quitter la société.
· Le reclassement qu’ALTRAN propose peut se réduire à présenter aux salariés qui partent seulement deux entretiens d’embauches dans des sociétés externes…sans aucune garantie d’embauche.
Or, les sociétés de soutraitants comme ALTRAN proposent beaucoup d’entretiens d’embauche dans l’unique but de recueillir des informations sur les concurrents et les clients…sans réelle volonté d’embaucher.
Donc le PSE d’ALTRAN n’a pas pour objectif de sauvegarder l’emploi, mais au contraire de se séparer des salariés en intercontrat, et ce à moindre frais : 8 mois de salaire en moyenne.
Le CE d’ALTRAN en appelle à la responsabilité sociétale de son employeur et demande la suspension/annulation du Plan de Départ Volontaire (PDV) en l’état.
ALTRAN doit proposer de véritables mesures de reclassement qui aboutissement toutes à un emploi. C’est ce qu’impose le Code du Travail (articles L 1233-3 et suivants).
En détails :
Il existe 2 types de reclassement obligatoires :
ð le reclassement interne qui est le fait de retrouver, avec l’accord du salarié, une fonction dans le groupe et de faire évoluer le cas échéant les compétences du salarié ;
ð le reclassement externe, qui est le fait d’accompagner les salariés pour qu’ils retrouvent rapidement un emploi à l’extérieur du groupe.
La démarche du CE est de veiller au maintien des salariés dans l’emploi, sachant qu’actuellement 40% des diplômés ingénieurs mettent plus d’un an à trouver un emploi :
ð Le PSE chez ALTRAN ne prévoit pas de reclassement interne alors même qu’ALTRAN publie « officiellement » 800 offres d’emploi (le salarié qui veut s’installer au Brésil ou au Canada devrait être prioritaire chez Altran si ses compétences sont recherchées là bas) ;
ð Le PSE chez ALTRAN ne prévoit pas de mesures de reclassement externe qui soient loyales : en effet, dans les solutions de reclassement identifiées, se glisse la possibilité de déclarer un salarié « reclassé » une fois que ce dernier a passé 2 entretiens d’embauches dans le même secteur d’activités (salaire au moins égal à 80% de l’ancien salaire). Nous savons tous que les sociétés de services font passer des entretiens d’embauche pour récupérer des informations commerciales et non pour embaucher, ainsi nous sommes prêts à parier que sur les 800 offres d’emploi publiées par Altran, beaucoup sont génériques ou fictives.
Le PSE chez ALTRAN prévoit 2 options :
ð L’option 1 où vous avez déjà un boulot qui vous attend, auquel cas vous avez une prime pour partir et vous enchainez sur votre projet professionnel ;
ð L’option 2 où vous n’avez pas de boulot qui vous attend et vous êtes alors obligés de passer par le cabinet de reclassement choisi par ALTRAN. A ce moment là, vous n’avez pas la prime de l’option 1 tant que vous n’êtes pas reclassé (système de prime dégressive) ; d’après notre conseil, il y a un gros risque à choisir de partir en option 2, car le reclassement n’est pas du tout garanti.
Enfin, bien qu’ALTRAN ait prétendu le contraire, sachez que vis-à-vis de ce que vous toucherez pour partir, vous avez 82 jours de salaires de carence si vous vous retrouvez au Pôle Emploi (i.e. chômage).
En outre, ALTRAN se réserve l’acceptation finale sur le départ des personnes volontaires, contrairement à ce qui devrait se faire pour un PSE. Ce ne sont donc pas des critères objectifs qui sont appliqués.
Il apparaît dès lors que ce PSE est destiné à faire partir les salariés en intercontrats et uniquement eux (ALTRAN n’acceptera jamais le fait de payer pour qu’une personne facturée parte). Nous avons à ce sujet la plus grande réserve sur la notion de volontariat, notion qui peut être très élastique chez ALTRAN (une mission inopinée à Charleville-Mézières en ferait réfléchir plus d’un…).
En conclusion, tel qu’il est échafaudé, le PSE actuel ne serait favorable qu’aux salariés en intercontrat qui ont trouvé un autre travail et qui comptaient démissionner.
Après un long débat interne entre élus CE, nous avons décidé que notre rôle n’était pas d’assurer une prime aux démissionnaires, mais bel et bien de privilégier le maintien dans l’emploi (chez ALTRAN ou ailleurs) dans l’esprit du Code du Travail.
Voilà pourquoi nous avons décidé ce lundi 27 juillet (terme du délai des 28 jours légaux au bout desquels le CEt doit rendre un avis à l’employeur) de refuser de donner un avis sur le projet de PDV présenté par ALTRAN. Notre refus a été motivé en séance par le vote d’une motion (en pièce-jointe) annonçant notre volonté de nous pourvoir en justice pour dénoncer les insuffisances de ce PSE, notamment sur les critères de reclassement.
Sachez donc, que nous ne sommes aucunement opposés à un PSE basé sur le volontariat (nous n’en contestons pas le fond), nous sommes simplement attachés à ce que les mesures qui sont proposées et qui conditionneront l’avenir des salariés partants soient loyales et correctes.
Pour toute question que vous vous poseriez sur ce sujet ; n’hésitez pas à nous contacter à intersyndicale@altran-so.net.
Maitre DENJEAN (l’avocat des salariés de MOLEX) défendra le sort des salariés d’ALTRAN qui feront partie du PSE.
17:42 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, pse, altran, licenciement |
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03.08.2009
Appel Interdiction des Licenciements
10:58 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, licenciement |
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23.01.2009
«Trop d'anciens collègues vivent dans la précarité»
Que sont-ils devenus ? Quintino Silva, l'ex- secrétaire du comité d'entreprise de Valeo.
Quintino Silva est venu à la rédaction pour dit-il « pousser un coup de gueule ». La grande majorité de ses anciens collègues de Valeo seraient aujourd'hui, dans la précarité, huit ans après la fermeture définitive de l'usine cadurcienne et il veut faire quelque chose pour eux.
Quintino Silva fut pendant un quart de siècle le secrétaire du comité d'entreprise de Valeo. « En 2001, j'ai été muté à Villemur et pendant six ans j'ai fait la route entre Cahors et le Tarn avant de me décider à déménager ». Il a vendu sa maison, vit en location à Bressols et travaille pour Labinal aéronautique.
« Je me considère comme un privilégié, j'ai du boulot, je vis correctement, mais quand je vois les difficultés qui sont le quotidien de ceux et de celles qui travaillaient avec moi à l'époque, cela me révolte ».
Cahors, Quintino Silva y est arrivé en 1970. « J'aime cette ville. Cahors, c'est ma vie ». Il a gardé dans la cité de solides attaches familiales et revient humer l'air du pays régulièrement. « Sur le marché ou en descendant le boulevard, il m'arrive souvent de croiser des anciens de Valeo. À 95 % ceux que je rencontre vivent grâce au RMI. Ils touchent 400 €, 750 € et vont aux Restos du cœur car ils n'y arrivent plus ».
Beaucoup, aspirés par la spirale du surendettement, dans l'incapacité de faire face aux charges envisageraient de vendre leur unique bien, leur maison. Quentino Silva décrit une situation dramatique mais se défend de vouloir en faire un sujet politique : « J'en appelle à tous les élus, il ne faut pas oublier ces personnes ».
Lui, n'a plus de responsabilité syndicale, mais son passé de secrétaire de CE l'incite à lancer une action collective : « Pourquoi pas une association ? ». Quentino Silva est décidé à s'investir dans cette cause qu'il pense juste : « Les gens intéressés peuvent me contacter au 0 6 21 680 546 ». Il sait les effets de la crise et le sort fragile des salariés, sa fille est l'une des 300 « victimes » de la fermeture de Molex Villemur.
(Source : La Dépêche.fr)
21:30 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, association, molex, valeo, précarité, licenciement, délocalisation |
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