07.11.2010

Manifestation : Toulouse toujours très mobilisée

De la Poste au Trésor, de Continental à EADS Astrium, en passant par Tisséo et l'hôpital Marchant, le cortège contre la réforme des retraites a encore mobilisé une foule considérable, hier à Toulouse, malgré le vote de la loi le 27 octobre dernier. De l'estimation très faible de la préfecture -13 000 manifestants- au chiffre, forcément un peu gonflé, des syndicats (110 000), le juste milieu se trouverait à environ 70 000 personnes. Malgré tout, la mobilisation est légèrement en baisse, et le secrétaire national de la CGT l'a avoué. Gisèle Vidallet, représentante toulousaine du syndicat, se réjouissait quand même de voir autant de monde dans la rue. « C'est loin d'être un baroud d'honneur. Les salariés répètent leur refus de voir une réforme peser encore une fois sur les moins fortunés. » Des paroles confirmées au sein du cortège, par Gérard, 45 ans, et son fils Étienne, 18 ans : « On est venus encore une fois, parce qu'on a encore espoir de faire reculer le gouvernement. Il ne nous écoute pas, mais la rue reste mobilisée, et dans les entreprises, le mécontentement gronde. » Bernard Dedeban, de la FSU, en tête de cortège au côté des syndicats unis, indiquait pour sa part : « La mobilisation n'est pas terminée. La volonté de se battre est intacte. Ce ne serait pas la première fois qu'une loi est promulguée et qu'elle n'est pas appliquée ». « Pour sa loi sur la sécurité, Sarkozy a dû s'y reprendre à 5 fois. Pourquoi pas pour les retraites ? », renchérissait Gisèle Vidallet. « De toute façon, on saura se souvenir de l'autisme de ce gouvernement en 2012 », notait Alain, sa petite Sophie sur les épaules, et une pancarte indiquant « 2012 : éjection présidentielle ».

Étudiants et lycéens

En tête de cortège. Un contingent d'une centaine d'étudiants et lycéens, rassemblés notamment derrière une bannière « Mirail en lutte » se trouvait juste derrière la banderole unitaire des syndicats, en tête de cortège. Le Mirail (Toulouse II) a voté jeudi dernier le blocage de la faculté. Juchés sur le camion de la CGT, trois jeunes, une fille et deux garçons, lançaient les slogans au micro, devant les jeunes qui reprenaient notamment en chœur : « C'est pas à l'Élysée, c'est pas à Matignon, c'est pas dans les salons qu'on obtiendra satisfaction ; il faut lutter, s'organiser, c'est tous ensemble qu'on va gagner ».

Molex, Conti

Dans le cortège. Les entreprises au cœur de la lutte sociale en Haute-Garonne étaient très bien représentées dans le cortège. Les Molex, dont l'entreprise a été liquidée jeudi dernier, et qui sont toujours au cœur d'une bataille juridique pour le règlement de leur plan social, étaient facilement repérables avec leurs tabliers bleu et gris. Guy Pavan et Denis Parise, les leaders de la mobilisation au printemps dernier, étaient présents dans le cortège.

Slogans

« 2012 : éjection présidentielle ».

« Pensez à sortir les ordures »

« Racailles en 2012, notre Kärcher, le bulletin de vote »

« Dis-moi papy, tu ne vas pas me piquer mon boulot ? »

« Sarko, faut rembourser la vaseline ! »

« Sarkozy t'as pas gagné, on est toujours dans la rue ! »

« Qui sème la misère, récolte la colère ! »

(Source : La Dépêche.fr)

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07.09.2010

30 000 à 40 000 manifestants attendus

La manifestation contre la réforme des retraites à 14h30 cette après-midi à Toulouse devrait mobiliser 30 à 40 000 personnes, selon les estimations de la police.

30 à 40 000 manifestants selon les estimations de la police mais combien effectivement ? La question est sur toutes les lèvres ce matin alors que des assemblées générales se déroulent un peu partout, dans le secteur privé, comme dans la fonction publique. À la Poste, chez France Télécom, aux Impôts, dans les pôles emplois, les écoles, les hôpitaux, les transports, et aussi dans les entreprises, plus de 150 préavis de grève ont été déposés hier selon les organisations syndicales. « Je me méfie de la guerre des chiffres », observe Gisèle Vidallet, sauf que la secrétaire générale de l'union départementale de la CGT ajoute : « La manif sera réussie c'est certain, car les gens en ont assez des affaires, et de ne pas être entendus sur l'essentiel ; les salaires et la retraite ». Le même optimisme règne chez Force ouvrière où Joseph Bellanca constate : « Notre meilleur baromètre, c'est la présence des Airbusiens dans le cortège. Lorsque l'aéronautique se met en grève, la démonstration devient très forte ». Selon lui, les préavis de grève annoncés dans la grande distribution « confirment la mobilisation des salariés dans tous les secteurs d'activité ». Un chiffre vient aussi à l'esprit des organisations syndicales. Le 29 janvier 2009, la réforme des retraites avait mobilisé 100 000 personnes à Toulouse.

Trains: 30% de TER 40% de TGV

SNCF - Trafic très perturbé. Depuis hier soir 19 heures et jusqu'au mercredi 8 septembre 8 heures, le trafic SNCF en Midi-Pyrénées sera perturbé. Aujourd'hui, la circulation des TER sera assurée à 30 %, d'après les estimations de la SNCF. Côté TGV au départ de Toulouse direction Paris, deux trains sont annoncés , le premier à 6 h 08 avec une arrivée à Paris Montparnasse à 1 145 et le second à 16 h 08, avec arrivée dans la capitale à 21 h 30. Dans le sens Paris Toulouse, la SNCF prévoit deux arrivées TGV à 13 h 26 et à 22 h 44. Un seul train Corail à destination de Paris sera au départ de Toulouse à 17 h 01 avec arrivée à 23 h 25 en gare d'Austerlitz. Trois trains Corail sont prévus sur l'axe Bordeaux Marseille avec arrêt à Toulouse, et trois dans l'autre sens Marseille Bordeaux. Enfin les trains de nuit Lunea et les liaisons TGV interprovince transitant par Toulouse ne seront pas assurés. Se renseigner sur www.sncf.com pour tous les trafics et www.ter-sncf.com pour les TER.

Tel.0 805 90 36 35. Ter : 0 800 80 13 34. Téléphone portable : sncf.mobi

Avions : passagers cloués au sol

Vols > Contacter les compagnies. Selon l'aéroport Toulouse-Blagnac, la grève du mardi 7 septembre, pourrait générer de fortes perturbations dans le programme des vols au départ et à l'arrivée de Toulouse-Blagnac. Les passagers sont invités à contacter leur compagnie aérienne pour connaître l'état de leur vol avant de se rendre à l'aéroport. Les informations relatives au trafic seront aussi disponibles en temps réel sur le site www.toulouse.æroport.fr

Bus : 60 % du trafic assuré

Bus - Lignes déviées. Selon la direction de Tisséo, 60 % du trafic sera normalement assuré dans la matinée avec des ajustements de lignes, sur le parcours de la manifestation. Les lignes 1, 2, 3, 10, 12, 14, 15, 16, 22,23, 29, 38, 42, 44, 52, 63, 66, 70, 71, 78, 80 et la Navette Aéroport sont déviées à partir de 13 h 30. Les lignes Tisséo transport scolaire devraient être davantage affectées par cette journée d'action, surtout dans le nord de Toulouse. Les lignes Tisséo à la demande en revanche ne seront pas concernées par les débrayages. www.tisseo.fr

Métro : débrayage à partir de 13 heures

Métro - Des interruptions à partir de 13 heures. Le premier métro démarre à 6 h 15 au lieu de 5 h 15 et fonctionne normalement jusqu'à 13 heures en principe. L'après-midi des interruptions est annoncée sur les lignes A et B. www.tisseo.fr

(Source : La Dépêche.fr)

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11.06.2010

La mobilisation du Collectif SSII avec les salariés d'AKKA IS

7 h 30, hier. L'heure était bien choisie pour sortir les banderoles « Pas touche à nos acquis », sur le rond-point de La Crabe, devant le siège d'Airbus à Saint-Martin-du-Touch. Akka-IS, IBM, Altran, Atos, IGe, Thales, Steria... environ quatre-vingts salariés d'une douzaine de sociétés sous-traitantes d'Airbus, regroupées dans le collectif SSII, ont débrayé durant près de trois heures pour manifester leur ras-le-bol sur le blocage de leurs salaires et la dégradation de leurs conditions de travail.

L'effet escompté n'a pas tardé avec une paralysie quasi immédiate de la circulation sur l'A 624, en direction d'Auch... On a enregistré jusqu'à 16 km de bouchons entre 9 heures et 9 h 30 sur le périphérique intérieur entre l'échangeur de Lasbordes et celui de Purpan, tandis que l'A64 était saturé dans le sens rentrant, ainsi que l'A624 sortant, entre l'échangeur de Purpan et La Crabe. Le retour à une circulation normale n'a été effectif que vers 10 heures.

Repliée dans ses locaux, l'intersyndicale (CFDT, CGT et FO) a tenu ensuite une assemblée générale où les salariés ont demandé « une revalorisation des salaires de 3 % ». « La Direction d'AKKA Informatique et Systèmes nous a rencontré et s'est engagée à nous adresser une proposition avant le jeudi 17 juin », indique Franck Laborderie, délégué syndical CGT d'AKKA-IS. « Cela fait 14 ans qu'il n'y a pas eu un seul accord salarial négocié chez nous », poursuit Éric Miravete, délégué CGT IBM sud-Ouest. Le Collectif SSII n'exclut pas une nouvelle mobilisation plus large d'ici quelques semaines, si ses revendications ne sont pas entendues.

(Source : La Dépêche du Midi)

 

Collectif SSII : Collectif Intersyndical des sociétés AKKA, ATOS, CS, EUROGICIEL, GFI INFORMATIQUE, IBM, IGE XAO, THALES, ALTRAN, STERIA, CSSI, ASSYSTEM-France

 

Visionner les reportages de France 3 :

le 12/13

le 19/20 Midi-Pyrénées

le 19/20 Toulouse

Soir 3

 

le reportage de TLT : 

19:17 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, collectif, ssii, mobilisation, manifestation, grève, akka | |

28.05.2010

Retraites : le Grand Sud mobilisé

Les défilés organisés hier pour la défense des retraites ont été plus fournis que le 23 mars, selon les syndicats ; la police donnant des chiffres contrastés. La CGT a comptabilisé un million de personnes et 176 manifestations à travers toute la France, tandis que le ministère de l'Intérieur ne comptait pas plus de 395 000 manifestants.

Encore une fois, la mobilisation a été forte dans Grand Sud. à Toulouse, les syndicats ont compté 35 000 manifestants (10 000 selon la police). De nombreux salariés du privé (Thalès, Airbus ou EADS) ont défilé avec leurs collègues du public comme Météo-France ou la DGA. À Albi, 5 000 personnes ont battu le pavé. Dans le Lot, entre 2 700 et 3 700 personnes, selon les sources, ont manifesté à Cahors et à Figeac. Plus que le 23 mars dernier. Dans le Gers, 2 000 personnes ont défilé en matinée à Auch, une très bonne participation pour le département. Le fonctionnement de la plupart des écoles en a été perturbé. À Rodez, les rangs étaient plutôt clairsemés, réunissant tout de même 2 500 manifestants selon les forces de l'ordre, 5 000 selon les organisateurs. À Montauban, on comptait environ 3 000 participants, autant que le 23 mars. Hier matin, 4 000 manifestants se sont retrouvés dans les rues de Foix selon les syndicats (2 800 selon la police). Les organisateurs ont dénombré 2 000 à 2 200 manifestants à Agen, près de 700 à Marmande. On notera la très forte mobilisation à Tarbes, plus de 8 000 manifestants selon les syndicats, 7 000 selon la police. Les syndicats ont noté beaucoup de nouvelles têtes dans le cortège, des gens qui d'ordinaire ne manifestent pas.

L'intersyndicale se réunira le 31 mai pour décider des suites. Le bras de fer paraît bel et bien engagé, alors que le gouvernement a confirmé sa volonté de repousser l'âge légal de départ au-delà de 60 ans.

(Source : La Dépêche.fr)

27.05.2010

Retraite : la bataille des 60 ans débute aujourd'hui

Aujourd'hui sera une journée test pour les syndicats. Ayant appelé à une journée d'action nationale, le nombre de manifestants dans les grandes villes donnera la mesure de l'ampleur de la contestation de la réforme des retraites en cours. Depuis le début de la semaine, la tension est montée entre le gouvernement et l'opposition. C'est un festival de petites phrases qui a emballé le débat hier : Nicolas Sarkozy s'en prenant à la réforme de François Mitterrand sur la retraite à 60 ans laquelle n'était pas financée selon lui, Martine Aubry ressortant une interview du président de la République de mai 2008 dans laquelle il assure qu'il n'a pas « le mandat des Français » pour repousser l'âge de départ à la retraite. Pourtant le ministre du Travail Éric Woerth a bien annoncé la fin de la retraite à 60 ans : « Votre vie s'allonge, il est donc logique que votre vie professionnelle s'allonge. On va repousser l'âge légal de départ » a-t-il déclaré.

Les français convaincus du besoin d'une réforme

Certes, les Français sont conscients de la nécessité d'une réforme. En revanche, ils attendent qu'on leur présente l'addition avant de faire savoir s'ils approuvent ou s'ils rejettent les propositions du gouvernement. C'est toute la difficulté des syndicats (CFDT, CGT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa mais pas FO) qui appellent à la grève aujourd'hui : comment parvenir à mobiliser les troupes quand on ne connaît pas les propositions du gouvernement ? La mobilisation a l'air de trouver un écho dans la fonction publique puisqu'un tiers des enseignants des écoles seront en grève aujourd'hui. à la SNCF, quatre syndicats ont appelé à la grève mais 75 % des TER sont prévus et 100 % des TGV. En revanche, la mobilisation dans le privé reste la grande inconnue de cette journée.

Côté mesures, si le gouvernement n'a pas encore avancé ses pions, le chef de l'état a toujours exclu une baisse des pensions mais sera amené à allonger la durée de cotisation et à décaler l'âge légal de départ à la retraite. Afin de faire passer la pilule Éric Woerth a assuré que le système par répartition (solidarité inter-générationnelle) serait maintenu. Hors de question pour le gouvernement de s'aventurer sur le terrain glissant de la retraite par capitalisation (privée). La bataille aurait été perdue d'avance.

Gil Bousquet

Réforme : les gagnants - les perdants

Les ouvriers touchés. Ils ont souvent commencé à travailler jeunes. Contrairement aux cadres qui ont dû faire des études parfois longues, les ouvriers sont entrés jeunes dans la vie active. Certains d'entre eux qui ont commencé à travailler à 18 ans avaient leurs 40,5 ans de cotisation mais n'avaient pas encore atteint l'âge légal de 60 ans pour faire valoir leurs droits. Logiquement, repousser l'âge légal de 60 à 62 ou 63 ans retardera d'autant le départ de ces actifs ayant débuté leur carrière jeune. Ils devront s'acquitter de 44 voire 45 ans de salariat avant de pouvoir prétendre à la retraite. En effet le « dispositif carrière longue » instauré en 2003 ne s'applique qu'aux travailleurs ayant commencé très jeunes à 15 ou 16 ans leur carrière professionnelle. Eux seuls peuvent partir avant l'âge de 60 ans.

Les métiers pénibles favorisés. C'est un sujet qui ne va pas tarder à entrer dans la négociation. Concrètement, les salariés ayant occupé un métier pénible pourront bénéficier d'un régime dérogatoire pour ne pas avoir à attendre l'âge légal (62 ou 63 ans) pour partir à la retraite. Reste aux partenaires sociaux et au gouvernement à se mettre d'accord sur la liste des métiers pénibles. Le système reste à inventer : que faire d'un salarié qui n'a occupé un métier pénible que pendant quelques années ? La crainte du gouvernement avec ce volet des négociations est d'éviter à tout prix de recréer des régimes spéciaux. Pour l'UMP, la pénibilité doit être considérée de manière individuelle et non collective avec un carnet de santé professionnel permettant de suivre le salarié durant toute sa carrière. Et ainsi lui attribuer des bonus en cas d'emploi pénible.

Les régimes spéciaux épargnés. Ils ne sont pas concernés par la réforme des retraites. Pourquoi ? Parce que les régimes d'EDF, GDF, la SNCF, la RATP, etc. ont déjà été réformés en 2007, peu après l'élection de Nicolas Sarkozy. À la SNCF, par exemple, la réforme prévoit le passage de 37,5 à 41 années de cotisation, et l'instauration d'un système de décote.

Les femmes défavorisées. Souvent victimes malgré elles de carrières hachées par des périodes de temps partiel ou de chômage, les femmes peineront encore plus à rassembler leurs annuités, alors qu'elles ne pourront partir qu'à 62 ans.

(Source : La Dépêche.fr)

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07.05.2010

Airbus : vers une sortie de crise

Hier [ndlr : le 5/05/10] c'était l'heure des consultations chez les cinq syndicats (FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT et CGT) d'Airbus. Après une nuit d'intenses négociations qui se sont terminées aux environs de 23h, l'intersyndicale est repartie avec un projet d'accord salarial. Les dernières propositions de la direction (notre édition d'hier) dont la principale mesure est une augmentation de 2,5 % (contre 1,5 % initialement proposé) ont été rapportées aux différents conseils syndicaux composés notamment des délégués du personnel. « Nous nous étions fixé 2,5 % comme objectif. C'est un niveau acceptable d'autant que la direction a abordé sans tabou des questions qui dépassent la simple question salariale » réagissait hier Françoise Vallin (CFE-CGC). Pour elle, « on ne doit plus parler de conflit avec ce qu'on a obtenu ».

En effet, Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, est arrivé avec des mesures pour doubler le nombre de promotions, une prime de 500 euros, l'embauche d'intérimaires... : « Je suis optimiste. Cet accord contient beaucoup de choses qui vont dans le bon sens. Les syndicats ont tous les éléments pour conclure un accord dont ils peuvent être fiers. Les négociations qui sont la culture de la maison ont payé » déclarait le DRH, hier.

C'est un peu l'esprit qui anime la CFTC. « La prime de 500 € représente 1,9 % de la masse salariale. Si on les rajoute aux 2,5 %, les Airbusiens s'en sortent plutôt bien. Notre syndicat prendra une décision d'ici lundi mais il y a de vraies avancées » confie Marina Lensky (CFTC). Avec le package proposé par la direction, Airbus sera l'entreprise à la politique salariale la plus généreuse dans le secteur aéronautique. Jean-François Knepper, le leader FO, s'en remet à la base : Mais « on va prendre le temps de la consultation et de l'explication auprès des salariés. Ce sont les syndiqués qui vont décider ». De leur côté, la CGT n'a jamais signé aucun acord et la CFDT n'avait pas signé la hausse de 3,5 % en 2009. La direction attend une réponse le 12 mai.

(Source : La Dépêche.fr)

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05.05.2010

Emploi, salaires : la direction d'Airbus lâche du lest

L'ultime réunion de négociation entre la direction d'Airbus et l'intersyndicale a permis une amélioration substantielle de la politique salariale 2010 pour les salariés non-cadres. La direction de l'avionneur a proposé hier un package global pour parvenir à boucler ce dernier round de discussions.

Alors qu'en fin de journée, le curseur de l'augmentation de l'enveloppe salariale était passé de 1,9 % à 2,3 % Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, a proposé dans la soirée une hausse de 2,5 % conditionnée à la signature d'un accord par les syndicats. à cette hausse s'ajoute également une prime exceptionnelle de 500 € pour l'ensemble du personnel d'Airbus en France versée avec le salaire du mois de mai.

Dans le détail, l'augmentation de 2,5 % se décompose en une augmentation générale rétroactive au 1er mars de 1 % et d'une augmentation individuelle de 1,5 %. Par ailleurs, sous la pression des syndicats, la direction d'Airbus a accepté une revalorisation du salaire plancher pratiqué chez Airbus. Il bénéficiera d'une augmentation de 2 % pour passer de 1 510 € à 1 540 €.

Par ailleurs, afin de se prémunir d'une éventuelle flambée des prix, la direction d'Airbus annonce une « mesure générale visant à compenser un éventuel dérapage de l'inflation sur l'année », autrement dit, une clause de rendez-vous avec les syndicats.

Des mesures pour l'emploi

Si avant la réunion d'hier plusieurs leaders syndicaux étaient confiants quant à un accord sur le niveau des hausses de salaires, les inquiétudes portaient sur les mesures en faveur de l'emploi. Jean-François Knepper (FO) déclarait à l'entrée de la réunion : « Nous voulons des engagements chiffrés sur les volumes des embauches pour 2010. » En réponse, Thierry Baril s'est borné a rappelé que parmi les 1 500 recrutements prévus cette année au sein d'Airbus, environ 700 d'entre eux seront réalisés sur les sites français alors que plusieurs syndicats évaluent les besoins à 1 000 postes. « Nous connaissons les perspectives de plan de charge avec l'entrée en industrialisation de l'A350, la montée des cadences de l'A320 qui nécessitent des embauches » précisait hier Jean-François Knepper. Cela dit, un effort particulier sera consenti sur la population des compagnons, techniciens et agents de maîtrise avec 250 recrutements au cours des douze prochains mois. Par ailleurs, le nombre de promotions réservées aux ouvriers et techniciens d'ateliers sera doublé en 2010. Enfin, les intérimaires se verront proposer exceptionnellement une entrée définitive dans la société.

La réponse des syndicats n'était pas encore connue dans la nuit mais ils doivent consulter dès aujourd'hui les salariés pour valider ou non l'accord. La direction donne jusqu'au week-end de l'Ascension pour signer cet accord, sans quoi les mesures se résumeraient à une hausse de 2,3 % (+ prime 500 €). Par ailleurs, l'accord pour les cadres était encore en négociation hier soir.

A380 : des commandes en 2012

Le patron du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Louis Gallois, a estimé hier qu'il faudrait attendre fin 2011 ou début 2012 pour qu'Airbus enregistre des commandes « significatives » pour son avion très gros porteur A380. « Les compagnies aériennes doivent d'abord se remettre de la crise. Les commandes d'A380 ne deviendront significatives probablement qu'à fin 2011 ou début 2012 » a-t-il prédit. Le patron d'EADS a toutefois ajouté qu'il était « absolument convaincu » que l'avion très gros porteur A380 sera « un succès ».

Lundi, Fabrice Brégier, numéro 2 d'Airbus, avait confirmé que 20 exemplaires du superjumbo seraient bien livrés en 2010 aux compagnies clientes. L'an dernier, Airbus avait tablé sur la livraison de 14 A380 pour au final ne parvenir à faire sortir de la chaîne d'assemblage Jean-Luc Lagardère que dix unités du très gros porteur. L'industrialisation des différentes configurations de cabine étant plus longue que prévue.

(Source : La Dépêche.fr)

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02.04.2010

Salaires à Technofan : le compte n'y est pas

Après plusieurs journées d'action, communes ou non à tout le groupe Safran, les salariés de Technofan, à Blagnac, ont enchaîné deux jours de débrayage, mardi et hier [ndlr : mercredi 31/03]. À l'appel des quatre syndicats (CFDT, CGC, CGT et FO), les salariés étaient appelés à des arrêts de travail.

Tout est parti des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires). « Le compte n'y est pas, explique Philippe, délégué CGT. « Aux 4,1 % que nous demandons, la direction propose seulement 1,5 % ». Mêmes regrets côté cadres. « Aux 3,4 % que nous demandons, précise Serge, de la CGC, on nous oppose 1,9 % en individuel ».

Propositions reçues comme les plus basses du groupe Safran, malgré de bons résultats, un carnet de commande plein, et une situation financière saine.

Autre interrogation, l'éventuel transfert de charge en zone dollar dans l'unité que possède le groupe à Seattle. Hier, la direction n'a pas souhaité répondre au téléphone à « La Dépêche ».

Fondée en 1971 par les frères Brisebois, la société Technofan a été rachetée en 1989 par Labinal, puis est passée sous le contrôle de la Snecma en 2000, avant d'intégrer Safran lors de la fusion de la Snecma avec Sagem.

Technofan, entreprise du secteur aéronautique, est spécialisée dans la ventilation basse pression, et réunit sur son site blagnacais (210 salariés), le siège social et l'unité de production.

 (Source : La Dépêche.fr)

05:10 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, salaire, nao, grève, manifestation, négociation | |

31.03.2010

FREESCALE : Communiqué de l'intersyndicale CGT/CFDT/CFTC

L'intersyndicale CGT/CFDT/CFTC de Freescale appelle à un rassemblement

le jeudi 1er avril à 13h30

devant le TGI à Toulouse, place Lafourcade (Saint-Michel)

Télécharger le : communiqué de l'intersyndicale.pdf

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27.03.2010

Pas de maïs OGM ni au Mexique, ni ailleurs

Le gouvernement mexicain vient d'autoriser des essais de maïs OGM en plein champ.

Des mouvements citoyens, paysans et indigènes s'organisent pour que ces "graines de la dignité" continuent à être un bien commun et non un bien privé entre les mains de Monsanto, Pioneer et Cie

Pour les soutenir, rejoignez-nous dans le cadre d'un rassemblement festif :

le samedi 27 mars, place du Capitole à partir de 11h

au programme :

musique mexicaine,
tortillas et haricots rouges,
autels décorés,
ballons,
prises de parole
puis... promenade...

Le contexte mexicain

Après onze ans de moratoire, le gouvernement mexicain vient d'autoriser vingt et un essais de maïs OGM en plein champ en faveur des firmes Monsanto et Pioneer qui contrôlent à elles seules 50 % du marché des semences mondiales.
Alors que des contaminations sont déjà avérées dans des provinces reculées du Mexique, ces essais, précurseurs de cultures commerciales de grande ampleur, ne pourront qu'augmenter les risques de contamination et porteront atteinte à l'intégrité des populations tant sur le plan culturel que sur le plan alimentaire.
D'autre part, une fois bien implantées sur place, ces firmes essaieront de s'approprier par des droits de propriété intellectuelle le fond génétique des multiples espèces et variétés natives de maïs . _ Parallèlement, ils chercheront par des opérations de promotion/séduction, à placer leurs technologies hybrides (OGM ou non) qui rendront les paysans dépendants en les obligeant à racheter leurs semences, au dépens de leur souveraineté alimentaire.

Ces mécanismes de privatisation sont déjà bien rodés et d'une redoutable efficacité.
Toutes ces semences sont le bien commun des communautés qui les ont de tout temps produites et échangées pour aboutir à une biodiversité cultivée d'une extrême richesse, base de l'alimentation mais aussi de la culture des populations.
Elles sont régies par des droits d'usage collectif. Il n'est pas acceptable qu'elles deviennent des biens privés soumis aux seules lois du commerce, au profit de quelques firmes prédatrices qui par leurs stratégies industrielles productivistes sont destructrices de l'environnement, des paysanneries locales et de la biodiversité.
Le maïs mexicain possède une haute valeur symbolique, il fait partie de l'identité des peuples indigènes et de tout le pays. Par une importante mobilisation, les citoyen-ne-s et les organisations doivent s'opposer à ce crime annoncé.

Ici et là-bas, la volonté populaire bafouée

Ici et là-bas, la volonté populaire est bafouée par la collusion entre le pouvoir politique et le monde des affaires.

En Europe, c'est le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso qui revient à la charge en faveur du maïs MON810, en s'appuyant sur l'avis de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments. _ Or cette Autorité déjà largement contestée par le Conseil des Ministres de l'Environnement de l'Europe, fait encore parler d'elle puisque l'on apprend que Suzy Renckens qui en a été la coordinatrice scientifique pour les OGM d'avril 2003 à mars 2008, s'est retrouvée à un poste clé au sein de la société agro-semencière Syngenta dès mai 2008, soit quelques semaines à peine après avoir quitté son poste de fonctionnaire de l'Union Européenne.

Au Mexique, c'est le Président Felipe Calderon qui, par un décret présidentiel, ouvre la porte du Mexique aux essais OGM, 5 semaines après avoir rencontré Hugh Grant, le PDG de Monsanto au forum de Davos en janvier 2009. Cette rencontre a été facilitée par Bruno Ferrari, directeur de ProMexico, un organisme public chargé de la promotion des investissements et des exportations mexicaines. Or M. Ferrari a été le PDG de la compagnie semencière Seminis, leader mondial des semences potagères, compagnie qui a été rachetée en 2005 par Monsanto.

Cette politique de confiscation du vivant s'accompagne d'une brutale offensive contre les millions de paysans indigènes, qui s'obstinent encore à défendre la terre-mère, la cultivent et la gèrent de façon collective et responsable, refusant sa privatisation.
Au Chiapas notamment, les autorités fédérales et le gouverneur Juan Sabines mènent une véritable guerre, invisible mais meurtrière, contre les communautés zapatistes. Des villages sont détruits ou menacés, au nom de la « préservation de l'environnement ». Leur population est harcelée par des groupes paramilitaires, comme tout dernièrement à Bolon Ajaw, ou expulsée par les forces de police ( Laguna San Pedro et Laguna Suspiro, à la fin janvier), pour permettre l'installation de sites « écotouristiques », l'exploitation minière ou des cultures pour la fabrication d'agrocarburants. L'EZLN et les nations du Congreso Nacional Indígena, en luttant pour l'autonomie et la dignité, protègent une nature bien conservée et démontrent qu'il est possible de réinventer un art du vivre ensemble, dans le respect et la solidarité.

Le slogan «  Sin maíz no hay país  » s'inscrit dans la continuité de la célèbre revendication de Zapata pendant la révolution mexicaine de 1910 : Tierra y Libertad.

Il nous appartient de démontrer, ici et par-delà les frontières, que :

El pueblo, unido, jamás será vencido .

Les signataires

Collectif anti-OGM31 (Amis de la Terre, Attac, Confédération Paysanne, Faucheurs Volontaires...), France Amérique Latine, CCFD - Terre Solidaire, Mut Vitz 31, Amis des Sans Terre Toulouse, Artisans du monde

(Source : ogm31.org)

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Castelnau-d'Estrétefonds. Rassemblement, samedi pour le tracé LGV

L'association, Castelnau, LGV raisonné, organise un grand rassemblement de la population et des élus le samedi 27 mars à la salle des fêtes de Castelnau d'Estrétefonds (près des écoles, après la mairie).

Un collectif et des associations des communes de Bruguiéres, St Jory, Lespinasse se joindront à eux.

« Les objectifs de cette manifestation sont :

- montrer que le collectif « union pour la sauvegarde des villages » n'est pas la seule voix qui traite de la LGV et que la solution autoroute n'est pas miraculeuse, car où que passe cette LGV elle touchera des populations.

- que notre population reste très fermement mobilisée

-que les associations de défense des riverains soient intégrées au processus de concertation de RFF sur le futur tracé.

-que nous demandons la solidarité de tous face à ce projet qui va bouleverser de nombreuses vies.

Des élus (maires des communes de Haute- Garonne principalement, normalement en écharpes) seront présents dès 10 h 30 pour signer 1 lettre ouverte à M. Bussereau et à M. Schmitt (Préfet d'Aquitaine, coordonnateur du projet).

Des manifestations seront prévues ensuite avec des enfants notamment (lâcher de ballons).

(Source : La Dépêche.fr)

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18.03.2010

LGV - Manif le 20 mars à la gare Toulouse Matabiau

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05:31 Publié dans Thème : TRANSPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lgv, transport, bordeaux, toulouse, tracé, manifestation | |

12.03.2010

Les informaticiens d'Atos Origin dans la rue

Les salariés de la société informatique Atos Origin dénoncent un gel des salaires et des conditions de travail dégradées. Chaque site français du groupe était en grève hier après-midi. À Pessac, où l'on dénombre 575 salariés, ils étaient près de 200 à battre le pavé, de leurs locaux du Parc d'activités du Haut-Lévêque jusqu'au centre financier de la Poste, à l'appel de la CFDT et de la CGT.

« Les salaires n'augmentent pas, alors que le groupe enregistre des bénéfices, et nous sommes de plus en plus pressurisés, avec des journées à rallonge sans contrepartie », grogne Christian Escach, délégué CGT. Résultat : « À Pessac, il y a eu treize départs depuis le début de l'année. » Des ingénieurs de haut niveau qui partent à la concurrence pour une meilleure paye. « Nous réclamons une augmentation générale de 162 euros par mois », poursuit le syndicaliste.

Histoire de rajouter à la rancoeur des informaticiens, leur PDG Thierry Breton est l'un des mieux payés du secteur. « Il touche 27 fois plus que le salaire moyen d'un employé », précise Annie Hêches, de la CFDT. Également inquiets de la stratégie offshore du groupe, notamment au Maghreb et en Inde, de nombreux employés pessacais ont décidé d'arrêter le travail à 17 heures pile, chaque mardi et jeudi. En attendant que la situation se débloque au niveau de la direction nationale.

(Source : Sud-Ouest.com -Auteur : Thomas Saintourens)

4 mars : Etat des mobilisations

Blois : Rassemblement de 130 salariés. Article dans la République du Centre.
Bordeaux - Pessac : 200 personnes ont manifesté sur la voie publique pendant 1 heure en direction des sites clients les plus proches. La manifestation a été précédée par la lecture d'une déclaration. Des journalistes du Sud-Ouest se sont déplacés. Beaucoup de collaborateurs sont grévistes pour la 1/2 journée. Une délégation rencontre en ce moment la direction. (15h25). Article dans Sud-Ouest.
Cournon : 45 salariés se sont rassemblés devant l'agence, une discussion s'est engagée autour de revendications nationales et locales. Une délégation a ensuite rencontré la direction locale. La Montagne devrait faire paraître un reportage demain. Article dans La Montagne.
Daumesnil : La moitié des salariés se sont mis en grève. Une petite délégation s'est rendue à Nanterre.
Haussmann : 60 salariés se sont rassemblés sur le boulevard.
Metz : 1/3 des effectifs d'Atos Metz s'est mobilisé le 4 mars après midi. Manifestation durant plus de 2h devant l'immeuble d'Atos en interpellant les passants.
Meylan : 400 salariés ont manifesté à Meylan entre Innovallée et le site d'Atos. Nous nous sommes arrêtés devant les batiments de RollsRoyce et "Orange labs". Une délégation a
a rencontré la direction locale qui n'a apporté aucune réponse concrête et s'est engagée à remonter les informations auprès de la direction générale. Nous nous sommes dispersés vers 15h00. Le JT de France3 régionale a rendu-compte de notre mouvement ainsi que la presse locale.
Nanterre : 150 salariés se sont rassemblés tour Horizon. L'ensemble des salariés se sont ensuite rendus à l'étage de la direction. En l'absence de propositions de celle-ci, nous avons refusé d'entendre une nouvelle fois le discours de la direction, les discussions ayant déjà eu lieu. Nous avons ensuite échangé avec l'ensemble des salariés des suites à donner au mouvement.
Nantes - Saint-Herblain (Infogérance, Intégration) : Une centaine de salariés se sont rassemblés à 14h00 devant l'immeuble PASCAL. Une délégation a été reçue par la direction qui n'a apporté aucune réponse.
Orléans (Infogérance, Intégration, TPI) : Une centaine de salariés se sont rassemblés à 9 heures. Une distribution de tract s'est organisée sur l'avenue des droits de l'homme, nous avons eu un excellent accueil. Ensuite, nous avons fait le tour des sites et constaté que les bâtiments étaient quasiment vides. Enfin une délégation s'est rendue auprès de la direction qui n'a apporté aucune réponse. Article dans la République du Centre.
Rennes-Cesson (Infogérance, Intégration, Worldline) : 150 salariés se sont rassemblés à 13h30 heures devant l'entrée de Métropolis. Selon nos comptages, le nombre de grévistes est plus élevé du fait de la dispersion des sites et prestation clients. Article dans Ouest-France.
Seclin, Wasquehal (A2B, Infogérance, Intégration, Worldline) : A 11h00, accueil d'une délégation d'Atos Worldline Belgique. 300 salariés se sont rassemblés sur le site de Seclin. La grève a été plus large et le service n'a pas été assuré (100% de grévistes) sur certains projets (TMA Kits, Dalkia, Systèmes Mainframe, BT Open). Article dans la voix du Nord et France3.
Sophia : Rassemblement de 50 salariés.
Suresnes, Manhattan, Les Miroirs : 300 salariés se sont rassemblés devant le site des Miroirs. Une délégation a rencontré le DRH Groupe M. Simon. Celle-ci s'est heurtée à une fin de non recevoir, la direction ne voulant pas changer sa politique salariale ni en montant, ni en orientation (augmentations générales). Concernant la formation, la direction a pour objectif d'atteindre 5 jours de formation en moyenne. Elle dit vouloir représenter des plans de formation calibrés sur cet objectif.
Toulouse (Infogérance, Intégration) : 450 salariés se sont rassemblés en assemblée du personnel, puis nous sommes partis en manifestation sur la rocade. Le JT de France3 régionale a rendu-compte de notre mouvement.
Villeurbanne (Infogérance, Intégration) : 120 salariés se sont rassemblés devant le bâtiment LIPS. FR3 a fait un reportage et la direction a demandé un droit de réponse.

(Source : intersyndicale ATOS Origin France)

13:20 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : social, atos, manifestation | |

09.03.2010

Paysans : la coupe déborde

La nouvelle loi sur l'eau qui va restreindre l'irrigation provoque la colère des agriculteurs qui convergent aujourd'hui (ndlr : 8/03/10) sur Toulouse.

Alors que le Salon de l'agriculture vient tout juste de fermer ses portes dans un contexte de crise sociale et économique extrême pour les paysans, une fronde gronde dans les campagnes. La loi sur l'eau (lire ci-dessous), qui va imposer d'importantes restrictions en matière d'irrigation, fait monter le monde agricole au créneau. Une grogne qui prendra la forme, dès ce matin, d'une manifestation interrégionale d'envergure à Toulouse. La Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes Agriculteurs appellent en effet à manifester ce matin dans la Ville rose pour protester contre cette réforme.

Selon les organisateurs, pas moins de 2000 agriculteurs venus d'une quinzaine de départements devraient saturer le trafic autour et dans Toulouse. Les tracteurs viendront de tout Midi-Pyrénées, mais aussi de l'Aude, du Lot-et-Garonne, de Dordogne et même de Poitou Charentes. Deux rassemblements sont prévus à 9 h 30 ce matin. L'un au MIN, marché d'intérêt national situé au nord de Toulouse. L'autre à la coopérative Sica Rouquet de Pinsaguel. Les deux cortèges doivent ensuite démarrer vers 11 h 30 et ont prévu de converger vers la préfecture de région à 13 h 30. Là, une délégation doit être reçue par le préfet de région. Les agriculteurs annoncent des « actions démonstratives ». Un tuyau d'irrigation pourrait ainsi être mis en place pour « arroser » la place Saint-Étienne.

Du côté des pouvoirs publics, plusieurs mesures ont été prises pour assurer la bonne marche du convoi. Quelque 200 policiers vont être mobilisés à la fois pour gérer la circulation sur le périphérique et pour encadrer les manifestants.

À l'origine de cette grogne, il y a le projet d'une nouvelle procédure d'autorisation de prélèvements d'eau. Selon les agriculteurs, celui-ci conduirait en effet à une perte moyenne d'un tiers des prélèvements en Midi-Pyrénées, et jusqu'à 70 % dans certains cas. Inacceptable pour les 1 200 irrigants concernés par ce projet des pouvoirs publics.

La FRSEA évoque des répercussions directes sur l'emploi : « Selon les estimations réalisées, sur les 240 000 emplois que fournit l'agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d'irrigation menaceraient directement de 5600 à 8400 emplois. »

La manifestation des agriculteurs vient s'ajouter à une première « visite » en octobre dernier. Le retour à la normale est attendu en milieu d'après-midi.

(Martin Venzal)

Trois questions au Président de la FDSEA de la Haute-Garonne

Yvon Parayre : « Cette loi menace plus de 5 000 emplois »

Ils sont maraîchers, horticulteurs, arboriculteurs, cultivateurs de maïs ou de soja et on les appelle les irrigants. En Haute-Garonne, ils sont 1 200 à dépendre des quotas d'eau, autrement dit de la quantité maximale autorisée pour irriguer leurs champs ou leurs jardins. Ce matin, dans les rues de Toulouse, ils distribueront aussi des fruits et des légumes de deux sortes, certains rabougris par manque d'eau, d'autres bien arrosés et plus appétissants. Questions à Yvon Parayre, président de la FDSEA de la Haute-Garonne.

Vous voilà dans la rue alors que le Salon de l'agriculture vient de fermer ses portes. Quel est le but de cette démonstration de force ?

La gestion de l'eau. C'est un bien que l'on doit partager entre l'État, les collectivités territoriales, l'agence de l'eau, l'agriculture, les industriels et aussi les particuliers. Or, la nouvelle loi sur l'eau menace surtout les agriculteurs en leur imposant des économies drastiques. Dans quelques mois nous devrons économiser 30 % à 50 % sur les volumes dont nous avons pourtant besoin et c'est dramatique.

Quelles seront les conséquences pour les irrigants ?

Une étude en cours sur le bassin Adour-Garonne prévoit la disparition à terme de plus de 5 000 emplois, voire davantage, dans l'agroalimentaire. Quand on sait que l'agroalimentaire représente 100 000 emplois en Midi-Pyrénées et que c'est le premier employeur devant l'aéronautique et le tourisme, c'est aberrant. Mais que peut-il se passer d'autre, si on nous ferme le robinet. Un jardin sans eau ne produit plus rien. Les particuliers qui se tournent de plus en plus vers le jardin pour faire pousser leurs légumes le découvrent rapidement.

Vous avancez des solutions. Expliquez- nous...

Nous sommes très en retard en matière de stockage et de récupération d'eau. Cet hiver il a beaucoup neigé et beaucoup plu, et pourtant on retient à peine 1 % des eaux de pluie des Pyrénées. Il faut revenir à l'idée de construction de retenues comme le projet de Charlas dans le Comminges qui prévoyait 100 000 m3 d'eau. Les Espagnols ont de l'avance sur nous, en ce domaine. Nous souhaitons par ailleurs rester maître de la gestion de l'eau, et nous réclamons aujourd'hui une gestion collective par grands bassins de Bordeaux aux Pyrénées. Les agriculteurs ont un avis à donner. Ils ne veulent pas subir la réforme.

(Propos recueillis par Andrée Brassens)

Source : La Dépêche.fr

11:05 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, manifestation | |

06.03.2010

Montauban - Les agriculteurs répandent les pommes de la colère

L'opération escargot avait un sacré goût de bouchon.

La manifestation d'hier à Montauban a démontré tout au long de son déroulement combien une ville pouvait avoir des problèmes de circulation et friser l'apoplexie routière, quand on commence à freiner la circulation sur un sens de sa rocade autoroutière. Le rassemblement préalable était fixé sur les parkings de la cité de l'agriculture par les responsables de la FDSEA hier matin vers 10 h 30 . Et l'appel avait été lancé plus particulièrement en direction des producteurs de fruits et légumes victimes d'une dérégulation des prix qui parfois est suivie de gestes de désespoir. Ainsi depuis le mois d'octobre 2009 rien que dans le département entre des gestes funestes et des abandons d'exploitations suite à une accumulation de dettes, le monde agricole a encore perdu une dizaine des siens. La crise que traverse le secteur arboricole avec la pomme est d'ailleurs révélatrice car un kilo de pommes acheté en grande surface 1,80 €, dont le coût de revient est de 35 centimes est payé aux producteurs environ 15 centimes. Outre cette colère ponctuelle le monde agricole est très remonté contre les aides accordées qui sont jugées très insuffisantes. Le plan annoncé par le président Sarkozy s'est soldé par un versement moyen de 1 000 € pour 400 seulement des 2 500 exploitations du département. Alors que Nicolas Sarkozy avait promis 1 800 € par UTH....

C'est dire que l'un mis dans l'autre le cortège de la colère qui quittait vers 11 heures la cité de l'agriculture avait bien envie de marquer sa journée au travers d'une opération escargot paralysante. Un tracteur, des fourgons et des semis chargés de pommes (au total pas loin de 60 tonnes) se mettait en tête de ce convoi (fort d'une centaine de personnes) qui à vitesse extrêmement lente allait mettre deux heures pour rallier le péage nord depuis le giratoire des Chaumes. L'effet domino fut rapidement accumula tif et la partie urbaine de l'A 20 fut congestionnée au fil des minutes et des kilomètres. Des centaines d'automobilistes et poids lourds furent prisonniers de cette nasse lente et protestataire. Plus encore dans l'après-midi lorsque les pommes furent répandues sur la chaussée. La première cargaison déversée le fut au rond-point de Fonneuve sur la D820 qui servait de délestage dans les deux sens à l'A 20 entre Caussade et le péage nord. Puis dans l'après-midi les manifestants revinrent vers la ville en se délestant de vieux fruits, impropres à la consommation, à hauteur du giratoire d'Aussonne, puis de celui du Petit- Versailles, avant de larguer le contenu de l'ultime camion au rond-point de Sapiac non loin de la deuxième zone commerciale ciblée. Vers 17 heures tout était fini. Les pompiers et services municipaux nettoyaient les pommes écrasées et en compote des endroits les plus impactés.

(Source : La Dépêche.fr)

19:41 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, manifestation | |