19.07.2010
Il va tourner un film sur le combat des Molex
« Les Molex, des gens debout » : ce sera le titre du film de 90 minutes que le cinéaste José Alcala a choisi de consacrer au combat des Molex. Révélé en 2005 par « Alex », son premier long-métrage, puis par « Fabienne », sorti en 2010 avec Catherine Frot, José Alcala projetait de réaliser un film sur la crise, lorsque l'affaire Molex a éclaté le 23 octobre 2008. « A la façon dont ils se sont battus dès le début, Pascal Verrourst qui coproduit le film et moi-même, avons rapidement compris que ça allait être un combat social particulier. Car contrairement aux salariés de beaucoup d'autres entreprises menacées de fermeture qui négocient d'emblée les indemnités de licenciement, les Molex se sont directement battus pour sauver leurs emplois et l'outil de travail. Et ils ont travaillé immédiatement avec la justice en attaquant d'entrée de jeu le directeur et le cogérant pour un simple délit d'entrave au CE. C'est en cela qu'ils avaient déjà quelque chose de particulier. »
Caméra à l'épaule, José Alcala a partagé pendant une année les péripéties du combat des Molex. « Autant que le conflit en lui même, ce qui m'intéressait, c'était de montrer comment a évolué ce que l'on appelait jusque dans le s années « 70 » le prolétariat et la classe ouvrière, deux réalités qui s'étaient un peu délité depuis les années « 80 ». J'ai découvert que la lutte des ouvriers pour sauver leur usine reste la même que dans les années « 70 ». Mais que les acteurs de ces luttes sont devenus des experts. Ce n'est plus la lutte pour la lutte. Ils ont une vraie connaissance du monde de la finance qui les manipule. »
Actuellement en cours de montage, « Les Molex des gens debout » sera diffusé sur Arte en 2011. Il sortira, en avant-première à Villemur-sur-Tarn et dans quelques salles de cinéma.
(Source : La Dépêche.fr)
05:22 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, social |
|
16.07.2010
Pour les Molex, le chômage commence
Depuis le 9 juillet les Molex sont officiellement au chômage. Pour 211 d'entre eux, aucune solution de reclassement n'a encore été trouvée.
C'est la fin d'une étrange période de flottement. Les neuf mois de congé reconversion au cours desquels les 279 Molex étaient encore payés intégralement par l'entreprise ont pris fin le 9 juillet. Lundi 12, les premiers licenciés ont été reçus à Pôle emploi. Les autres rendez-vous vont suivre. Sans illusion. « Car au nord de Toulouse, au niveau industriel, y a que dalle ».
En même temps que la dernière fiche de paye, Molex a réglé la semaine dernière les indemnités de licenciement : 26 000 € par salarié en plus des indemnités légales et de celles calculées selon l'ancienneté. Soit un pécule pouvant atteindre jusqu'à 60 000 € pour trente ans de maison. « Il va falloir rester calme. C'est vrai que des sommes comme ça, peu de Molex en ont déjà touché d'un seul coup. Mais il faut bien avoir conscience que ça doit permettre d'attendre de retrouver un emploi », met en garde Denis Parise, conseiller régional et secrétaire du CE de Molex. Les indemnités permettront de faire passer sans casse la première pilule du chômage. Celle des trois ou quatre mois de carence imposés aux nouveaux licenciés avant la mise en branle de l'indemnisation : environ 70 % du salaire net pendant deux ans pour les moins de 50 ans, et pendant trois ans pour les autres.
69 ont retrouvé du travail
« Il n'y en aura pas plus de cinq ou six qui pourront faire la jointure jusqu'à la retraite », explique un responsable syndical. Pour la grande majorité des autres, il faut impérativement retrouver du travail avant que les indemnités ne fondent comme neige au soleil. Début juillet, 39 ex-Molex avaient intégré VMI, l'entreprise qui poursuit sur le site quelques activités de moulage et de connectique délaissées par Molex. Une douzaine d'ingénieurs et de techniciens ont repris une activité au sein de MIES, autre émanation de l'ancien Molex. Six ont créé leur propre entreprise, et une dizaine a retrouvé un emploi comme chauffeur de bus, ou dans le BTP. Pour les 210 restants, c'est l'incertitude. « Certains son t encore en formation. Mais à la suite de la formation, il n'y a pas de boulot », s'inquiète Patrick Fregolen, président de l'association Solidarité Molex. À 55 ans, José a décliné deux propositions d'emplois de monteur de charpente métallique et d'élagueur car il ne se le sentait pas de faire l'acrobate sur des poutrelles ou perché dans les arbres. Un exemple parmi d'autres de reconversions qu'il faudra peut-être un jour se résoudre à accepter. Car jusqu'à la semaine dernière les 279 licenciés étaient toujours les Molex. « Mais déjà en fin de mois, plus personne ne va recevoir le bulletin de salaire Molex. ça va faire un choc. »
La lutte continue
Chaque mardi et jeudi, les 221 membres de l'association Solidarité Molex se retrouvent par petit groupe dans le local qui surplombe le Tarn. Créer au plus fort du conflit pour financer la grève, l'association collecte maintenant les informations sur les opportunités d'emploi et aide les ex Molex dans leurs démarches administratives. Sur le front social, Solidarité Molex participe régulièrement aux actions de soutient aux 71 salariés de la SNP, une boulangerie industrielle créée à Villemur avant de s'installer dans le Tarn et dont le repreneur Belge a décidé de se débarrasser pour éviter une concurrence interne au groupe. Une histoire qui rappelle de très mauvais souvenirs à Villemur-sur-Tarn.
(Source : La Dépêche.fr)
18:20 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, chômage, molex, villemur, reclassement, licenciement |
|
07.05.2010
Molex : les patrons condamnés
C'est sans doute une première dans l'histoire des conflits sociaux de ces dernières années : la justice a condamné hier deux patrons de l'usine Molex de Villemur (31), fermée en octobre 2009. Le cogérant, William Brosnan et le directeur général, Philippe Fort, se sont vus infliger six mois de prison avec sursis, une peine conforme à ce que demandait le procureur. Ils devront aussi payer 10 000 € de dommages et intérêts au comité d'entreprise qui avait porté plainte.
Le jugement a été accueilli par les applaudissements d'une cinquantaine d'anciens salariés. « Une juridiction indépendante vient de dire que les patrons de Molex se sont comportés comme des délinquants », a souligné Me Jean-Marc Denjean, l'avocat du comité d'entreprise. « On a toujours dit qu'on avait affaire à une direction injuste et malhonnête. On était dans le vrai », a réagi pour sa part Denis Parise, ancien secrétaire du CE, aujourd'hui conseiller régional.
Les deux dirigeants ont été condamnés pour entrave à l'information du comité d'entreprise. En clair, le tribunal estime que les représentants des salariés n'ont pas été informés d'un projet de fermeture pourtant arrêté. Duplication d'outils, stock de pièces pour parer une grève et même pactes de confidentialité liant les cadres sont apparus comme autant de preuves accablantes lors du procès. « Cette décision montre qu'on ne peut pas tout se permettre d'un point de vue juridique. Il est important que la justice dise son mot », s'est félicité Me Denjean. Pour Denis Parise, les choses pourraient ne pas en rester là. Sur la base de ce jugement, les Molex ont l'intention de contester leurs licenciements.
« Le jugement ne répond pas à nos arguments », ont estimé Mes Laetitia Fayon-Boulay et Laurent de Caunes pour les prévenus. Ils ignoraient hier s'ils feraient appel.
(Source : La Dépêche.fr)
16:31 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, justice, molex, villemur |
|
06.05.2010
Les patrons de Molex condamnés pour entrave au comité d'entreprise
Les deux patrons de Molex Automotive, le directeur général Philippe Fort et William Brosnan, co-gérant de l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), ont été condamnés jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Toulouse à six mois de prison avec sursis pour "entrave au fonctionnement régulier du comité d'entreprise".
Un jugement conforme aux réquisitions du parquet qui poursuivait les dirigeants de cette filiale du groupe américain Molex Inc, spécialisée dans la connectique automobile, pour "avoir entravé le fonctionnement du CE en ne respectant pas les règles relatives à son information et à sa consultation préalable".
La direction a annoncé la fermeture du site de Villemur-sur-Tarn le 23 octobre 2008 et, le mois suivant, des salariés de l'usine ont déposé plainte car "la direction n'avait ni informé ni consulté le CE de son intention de fermer l'usine alors que la décision était prise depuis plusieurs mois".
Au cours du procès, le 6 avril dernier, le président du tribunal correctionnel a lu plusieurs auditions de cadres de Molex qui reconnaissaient avoir contracté un "pacte de confidentialité" en février 2008, s'engageant à ne pas "ébruiter la nouvelle" du projet de fermeture, moyennant une prime.
"Nous sommes satisfaits", a réagi jeudi Denis Parise, ancien secrétaire du CE (CGT) de Molex. "La justice vient de reconnaître que la direction a été totalement illégale et malhonnête. Nous avons toujours dit que c'étaient des bandits. Aujourd'hui, c'est prouvé".
"Maintenant, va se poser le problème des licenciements", a noté le syndicaliste, lui-même licencié le 26 mars. "Puisque la direction n'a pas averti le CE en temps voulu, cela veut dire que le plan de licenciements n'est pas valable. Dans ce cas-là, on pourrait demander la réintégration auprès des tribunaux".
Me Jean-Marc Denjean, avocat du comité d'entreprise, a de son côté jugé "important que le tribunal correctionnel confirme que l'on a affaire à ce que l'on peut appeler des patrons voyous puisqu'ils sont condamnés et qu'ils sont des délinquants".
En revanche, les avocats des deux prévenus, Me Laurent de Caunes et Me Laetitia Fayon-Boulay, qui avaient plaidé la relaxe, estiment que ce jugement est "contestable" et "susceptible d'appel".
"Les dirigeants de Molex ont agi en conformité avec le droit et en conformité avec leur conscience dans l'intérêt collectif, dans l'intérêt général et sous la pression de nécessités économiques", a déclaré à l'Associated Press Me Laurent de Caunes. "Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour respecter la loi et la procédure".
Dans un communiqué diffusé jeudi après-midi, l'entreprise américaine Molex Inc a annoncé qu'elle "continue de soutenir les cadres supérieurs de sa filiale de Villemur-sur-Tarn après la décision décevante du tribunal correctionnel de Toulouse".
La direction du groupe estime par ailleurs qu'"ils ont agi de bonne foi et conformément à la législation et la réglementation françaises". Elle précise que le 26 mars dernier, le ministère du Travail avait reconnu la raison économique invoquée par Molex pour la fermeture du site et que "suite au jugement, les deux dirigeants de Molex décideront, oui ou non, de faire appel".
L'usine Molex de Villemur-sur-Tarm a fermé ses portes en octobre 2009, entraînant le licenciement de la majorité des 283 salariés.
Ces derniers s'opposaient depuis plusieurs mois à cette décision, estimant que le site était économiquement viable. Le 15 septembre 2009, le fonds d'investissement américain HIG avait signé une reprise partielle de l'activité de l'usine et s'était engagé à reprendre entre 20 et 60 salariés la première année.
Le site compte actuellement un effectif de 35 personnes. AP
(Source: fr.news.yahoo.com - Associated Press)
17:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, social, justice, entrave, ce, comité d'entreprise, villemur-sur-tarn, emploi, licenciement, fermeture |
|
07.04.2010
Molex : un procès "pour l'honneur"
La justice va-t-elle condamner deux patrons du site Molex de Villemur ? Si oui, cela serait sans doute une première dans l'histoire des conflits sociaux durs qui se sont multipliés ces dernières années. Hier, le co-gérant de Molex Villemur, William Brosnan, et le directeur général, Philippe Fort, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Ces dirigeants ont-ils informé le comité d'entreprise du projet de fermeture avant l'annonce officielle du 6 novembre 2008 ? Derrière ce délit « d'entrave », c'est toute une organisation qui a présidé à la fermeture qui a été mise au jour. Et à ce titre, la lecture de l'enquête de la police judiciaire par le président a été accablante. Presque tous les dirigeants, sauf ceux qui siégeaient au CE, savaient, dès la mi-2007 pour l'un, que le site était condamné.
Comme le dénonçaient les syndicats, l'outil de production a été copié dans une usine des États-Unis. Un stock de pièces a été constitué en Hollande « pour parer au risque d'une grève », a estimé le procureur. Mieux : les cadres qui étaient dans le secret étaient liés par un pacte de confidentialité. En paiement de leur silence, « trois mois de salaire devaient être versés à l'annonce de la fermeture et trois à la cessation d'activité », a relevé le président. « Vous avez organisé, en vous moquant du personnel, la fermeture du site », s'est indigné Me Jean-Marc Denjean pour le comité d'entreprise. « Nous étions en cours d'analyse du projet », ont expliqué, en substance, les prévenus.
« Ce procès n'est pas symbolique, c'est l'honneur de 300 salariés qui est en jeu. Ils nous ont trompés », a réagi Denis Parise, secrétaire du CE et nouveau conseiller régional. Six mois de prison avec sursis ont été requis. Délibéré le 6 mai.
(Source : La Dépêche.fr)
15:26 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, justice, social |
|
03.04.2010
Le site toulousain de Freescale va embaucher 821 salariés d'ici 2011
Les dirigeants de Freescale ont vu juste en investissant sur la fabrication de produits d'avenir durant ces deux dernières années. Une telle gestion a permis non seulement de préserver les emplois mais aussi et surtout de créer un véritable pôle productif et compétitif.
Oui, vous l'aurez bien remarqué, tout ceci n'est que fiction mais en attendant, sommes-nous loin de la réalité si ce n'est que nous sommes uniquement à l'opposé !
A la question posée : « La fermeture du site de production peut-elle encore se discuter ? »
Denis Blanc, dirigeant de Freescale, répond : « Non. Les produits fabriqués à Toulouse sont devenus obsolètes et ne correspondent plus aux exigences du marché. »
De quoi être fier de mettre 821 salariés sur le carreau et ainsi affirmer « Freescale est exemplaire ».
Nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs...
Pas de chance, ce sont ces mêmes individus qui font la pluie et le beau temps pour ces sociétés téléguidées par des fonds de pension, sociétés exemplaires considérant ses salariés comme des kleenex, suivant les règles du jeu du Monopoly (on achète, on vend, mais qu'en est-il des salariés des hôtels ? ce n'est pas dans la règle du jeu, plus précisément : on ne s'en préoccupe pas ! ce n'est pas le but du jeu, le but étant de ramasser le plus d'argent possible en faisant payer les autres jusqu'à les surendetter, les ruiner!)
Nous pourrions imaginer qu'une telle catastrophe économique, le fait de ne pas avoir appréhendé une telle situation dramatique, aurait pu coûter la place des dirigeants ... pas d'inquiétude ! Ces mêmes dirigeants recevront bien au contraire des félicitations sous toutes formes ... pour avoir su gérer proprement une situation pourtant inacceptable, ... de quoi être fier ... et surtout, oui, surtout, de quoi expliquer à son enfant : ne devient pas comme eux, soit fort et juste et ne fais pas ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse.... j'admets toutefois que la formule atteind ses limites lorsqu'on a à faire à de véritables voyous !
Pour conclure, alors que la réouverture des maisons closes fait débat, pour avoir suivi les « Freescales », les « Molex », les "Contis", etc., j'ai franchement l'impression de voir dans ces entreprises de véritables maisons closes en terme de gestion des ressources humaines et d'enrichissement. Tout un débat !
Bon courage à tous les salariés de Freescale dans leur combat et une pensée affective à tous les « Molex » de Villemur toujours en cours de recherche d'emploi.
Franck Laborderie-Cavada
-----------------------------------------------
Denis Blanc, PDG: «Freescale est exemplaire»
Le 26 février, l'intersyndicale CGT, CFTC, CFDT de Freescale a porté le Plan de sauvegarde de l'Emploi de l'entreprise devant la justice. Après le juge des référés qui a suspendu le PSE le 25 mars, le tribunal correctionnel se prononcera le 13 avril. 821 emplois sont en jeu.
Comment réagissez-vous à l'intervention de la justice dans le dossier Freescale ?
Sur le fond, je considère que nous avons mis en place un plan exemplaire dont l'objectif est de trouver un CDI à tous nos salariés. Nous investissons 14 000 € par personne pour la formation, et nous avons annoncé très tôt - en avril 2009, pour une échéance fixée à mai 2001 - notre décision de fermer le site de production pour donner du temps à notre personnel et lui permettre d'explorer toutes les pistes de reconversion.
Quels sont les résultats de dispositif ?
Une vingtaine de personnes ont signé un CDI chez un nouvel employeur. D'autres se sont engagées dans un plan de formation. Or, paradoxalement, aucun départ ne peut s'accomplir tant que la justice n'a pas arbitré définitivement. Tout est bloqué pour l'instant.
La fermeture du site de production peut-elle encore se discuter ?
Non. Les produits fabriqués à Toulouse sont devenus obsolètes et ne correspondent plus aux exigences du marché.
(Source : La Dépêche.fr)
18:07 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, freescale, molex, toulouse, villemur |
|
23.02.2010
Et les Molex ? 228 toujours en galère.
Les 228 salariés pris en charge retrouvent peu à peu le chemin de la confiance, premier pas vers un difficile retour à l'emploi.
Y-a-t-il une vie professionnelle après Molex ? Jour après jour, les salariés licenciés de l'entreprise de Villemur-sur-Tarn, s'efforcent de le démontrer, avec l'aide de la cellule de reclassement installée sur place. 228 Molex (on les appelle encore ainsi, bien sûr) sont pris en charge depuis le 5 octobre dernier par cette cellule pilotée par le cabinet Sodie, dans le cadre du dispositif légal prévu par le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
L'un de ces fameux plans dont l'intitulé provoque encore amertume et ironie sur place. Faut-il le rappeler ? Les Molex ont d'abord perdu leur emploi, licenciés pour la quasi-totalité, après un long et douloureux conflit avec la direction américaine du groupe. Une lutte devenue en 2009 emblématique du combat contre les délocalisations.
« Le rapport de force final nous a été défavorable, mais il faut que le monde ouvrier continue de se battre », explique Eric. Lui, 29 ans de Molex, son épouse Michèle, 30 ans de boîte. Tous les deux d'un coup privés de travail. Sous le choc, comme leurs collègues. La décompression après tant d e mois de pression : « chape de plomb, coup de fatigue, glisse sobrement Eric. Dans ce cas-là, l'important, c'est de repartir ».
« sortir du tunnel »
Se reconstruire, repenser à l'avenir : « Nous avons trouvé en arrivant une population avec une forte ancienneté dans l'entreprise, des gens très usés, très désabusés par le conflit. Il a d'abord fallu les sortir de cette morosité », explique André Bergugnath, directeur régional du cabinet Sodie. Réunions d'infos, ateliers thématiques. Réapprendre à croire en soi, en sa force de travail. Car on en était là : « D'abord, leur faire prendre conscience que les compétences des Molex sont reconnues sur le territoire. Ensuite, leur montrer qu'ils peuvent aussi faire autre chose », confie le pilote de la cellule.
Retrouver un emploi ? Impossible sans d'abord « sortir du tunnel, enterrer les vieilles blessures, revenir à une démarche active », explique François Delestre, consultant pour Sodie. Avec un chemin balisé pour retrouver la confiance : « Rédiger un CV, une lettre de motivation, préparer un entretien, éviter d'être candide, cela s'apprend », explique ainsi Jacques Aso, ex-Molex et conseiller municipal.
« leur image est bonne »
Et ce n'est pas du luxe, car rechercher du travail, c'est souvent du boulot à temps plein : « D'ailleurs, je reçois des lettres de stagiaires même le dimanche », sourit un consultant, ravi de cette motivation retrouvée. « Des consultants à l'écoute et proche de nous », relève un stagiaire en formation. « Cela fait trois mois qu'on se connaît, confirme Marie-Claude, immergée avec ses collègues dans la cellule « délocalisée » de Villemur. On les soutient, on les entraîne, on remobilise leurs ressources. Ils ont des atouts ! »
Certes, mais le marché de l'emploi reste en capilotade. Et après un si long conflit, l'ex-Molex, candidat à l'emploi, craint toujours de tomber sur un patron frileux.Un argument qui s'estompe, estime aujourd'hui André Bergugnath : « Ils ont une image très bonne. Dans aucune des entreprises visitées, je n'ai senti de réserve pour prendre des gens de Molex ».
Comment réinscrire le salarié licencié dans une démarche active ?
«Au départ, le salarié a besoin de se confier, de s'exprimer. On fait alors et d'abord un CV d'expérience, explique François Delestre, consultant qui intervient auprès des Molex. Une phase importante pour que le salarié exprime son savoir-faire mais ce CV est tourné vers le passé, parfois teinté de nostalgie. Il faut donc très rapidement enchaîner sur un CV de compétences tourné vers l'avenir qui dit au recruteur non pas «j'ai fait» mais plutôt «je suis en capacité de faire». Il s'agit alors de mettre en valeur ce que la personne sait faire. Et souvent en facilitant la prise de conscience de compétences que la personne ignore ou minimise. Ainsi quand on est capable, par exemple, d'animer un club de foot, ce n'es t pas rien ! L'intérêt du CV de compétences, c'est en plus qu'il est modulable en fonction de l'offre.»
228 salariés en congé de reclassement
Le nombre de salariés de Molex pris en charge par la cellule de reclassement pilotée par le cabinet Sodie est de 228. Ces salariés sont actuellement et depuis leur licenciement en « congé de reclassement » pour une période de 9 mois. En clair, ils ne pointent pas à Pôle emploi et ne perçoivent pas d'indemnités de chômage. En revanche, ils perçoivent durant toute cette période transitoire une allocation de remplacement versée par l'entreprise. Au bout de neuf mois, s'ils n'ont pas retrouvé du travail, ils basculent dans le régime du chômage. A noter que s'ils ne sont pas demandeurs d'emploi au sens statistique, ils le sont forcément dans la réalité, l'objectif d e la cellule de reclassement étant précisément le retour à l'emploi des personnes prises en charge...
Où en sont-ils aujourd'hui
Le dernier bilan effectué fin janvier par la commission de suivi constitue une bonne photographie de la situation des Molex, quatre mois après la mise en place de la cellule.
36 CDI (contrats à durée indéterminée)dont 11 chez VMi, le «repreneur».4 CCD (contrats à durée déterminée) ou en intérim de plus de six mois. 15 détachements mis à disposition des entreprises en période d'essai. 3 ont crée leur activité (boutiques CD, vêtements, vente sur marché). 15 sont en cours de créationd'activités (couture, maraîchage, plomberie, restauration, taxi...) 24 en formation longue durée diplômante et qualifiante de huit à dix mois (concours ingénieur, BTS opticien, entretien espaces verts). 110 en formation courte de moins de quatre mois (informatique...).21 en cours de réflexion sur leur projet personnel.
Par ailleurs, 27 personnes aux situations diverses ont choisi de ne pas être «accompagnées» par la cellule et 23 salariés, titulaires de mandats syndicaux, élus du personnel, n'ont pas été licenciés conformément à la loi.
(Source : La Dépêche.fr)
05:59 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, emploi, molex |
|
31.12.2009
Les Molex célèbrent leur future usine devant l'ancienne
Drôle d'endroit pour une rencontre mais les Molex, à quelques coudées du passage en 2010, sont venus prendre un «pot» , hier soir, juste devant l'usine. Tout comme, il y a un an, après l'annonce de la fermeture de l'entreprise de Villemur-sur-Tarn, liquidée par une société américaine dans la grisaille du climat de l'équipementerie automobile.
Sur un mur, près de l'entrée de l'usine, des diapos racontent quinze mois de conflit, de douleurs, d'espoirs. Guy Pavan, délégué CGT au comité d'entreprise, cible le rendez-vous: « Il y a un an, nous avions montré, ici, notre détermination. Et c'est encore vrai. Nous rappelons aux politiques, aux élus, aux industriels, au ministre, Christian Estrosi que nous avons à Villemur, un savoir-faire, du personnel qualifié, 34 presses à mouler, 11presses à découper.»
Y croire encore
Guy Pavan a annoncé la création d'un collectif de réindustralisation qui suivra le devenir du site de Villemur. Seize salariés ont été embauchés par la structure Villemur Industrie, initiée par la société d'investissement HIG, dans les locaux de Molex. Les effectifs pourraient monter à 22 dès janvier.
Les Molex veulent peser sur demain. Ils réuniront une assemblée générale, le 12 janvier pour préparer les Etats généraux de l'Industrie qui auront lieu, le 19 janvier à la cité de l'Espace. Hier soir, Colette, 20 ans chez Molex, voulait encore y croire.
(Source : La Dépêche.fr)
13:45 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, villemur-sur-tarn, molex |
|
30.11.2009
Villemur-sur-Tarn - Solidarité Molex dispose de locaux à la mairie
Les anciens Molex ont un toit. Ils disposent de locaux dans l'immeuble de la mairie. C'est là qu'ils se retrouvent, viennent chercher des informations ou une aide comme la formation à l'informatique ou encore des contacts pour un futur emploi.
L'association « Solidarité Molex » a été crée en août dernier en soutien aux salariés précarisés par le projet de fermeture du site de production de Ville mur.
S'appuyant sur ces 215 adhérents, l'association a multiplié les actions dans la lutte pour l'emploi et les manifestations de soutien (théâtre, concert) dans le but de récolter des fonds. Elle a été relayée dans toutes ses actions par le comité de soutien créé autour du père Bachet, curé de Villemur-sur-Tarn.
Depuis l'officialisation des licenciements le 1er Octobre, l'association, installée alors dans le local du CE Molex, a œuvré à la mise en place d'un réseau de soutien à l'adresse de chaque salarié. Elle n'a pas vocation à se substituer aux structures légales mises en place, mais elle aide ceux qui le désirent à faire face aux difficultés morales et matérielles liées à la perte d'emploi. Elle a déjà mis en place des moyens informatiques et de communications pour ceux qui n'en possèdent pas ou ont des difficultés d'utilisation.
C'est un lieu de rencontre et centralisateur de toutes les informations utiles à ses adhérents.
L'association reste et restera vigilante, en liaison avec tous les partenaires, sur l'évolution de la ré-industrialisation du site de Villemur.
Une permanence dans son nouveau local à la mairie de Villemur sera assurée tous les mardis matin et les jeudis après midi par des membres du bureau.
Samedi 28 novembre elle donne l'occasion à ses membres et sympathisants de se retrouver à la salle des fêtes de La Magdeleine à 21 heures pour une soirée châtaignes grillées. Et un réveillon de la Saint-Sylvestre sera organisé.
Association « Solidarité Molex »
Adresse courrier : Mairie de Villemur sur Tarn, place Charles Ourgaut , 31340 Ville mur-sur Tarn.
Adresse Email : molex.solidatité@sfr.fr
Compte bancaire : caisse d'Epargne 08000501493
(Source : La Dépêche.fr)
11:37 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, molex, villemur-sur-tarn |
|
18.11.2009
Après Molex, ce sera Villemur Industrie
L'activité reprendra en janvier avec quinze à vingt salariés.
La première phase de la reprise du site de connectique Molex à Villemur apparait désormais avec clarté. Hier, en fin d'après-midi, lors d'un comité stratégique de suivi, au ministère de l'Industrie, la société HIG France, représentée par Marc Laisné, a annoncé la création de la nouvelle entité qui s'appellera Villemur Industrie ou VMI.
L'activité devrait reprendre en janvier avec quinze à vingt salariés avec une perspective en 2011 de 60 à 80 emplois. Neuf personnes dont sept ex-Molex ont été recrutées, et dix autres le seront bientôt dans le cadre du contrat commercial attribué par Molex.
Selon le ministre, Christian Estrosi, les salariés du site continuent de percevoir leur salaire jusqu'à la fin du congé de reclassement de neuf mois. Ils percevront ensuite leurs indemnités, 65000€ en moyenne (au minimum 26 000€).
Ainsi, 222 salariés (sur 279) ont adhéré à la cellule de reclassement : 110 d'entre eux sont d'ores et déjà reclassés, en formation ou en cours de reclassement (dont 16 personnes en CDI et 18 projets de création d'entreprises).
«rien n'est réglé»
Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, le député Gérard Bapt, les sénateurs Bertrand Auban, Françoise Laborde et Jean-Jacques Mirassou, le maire de Villemur -sur-Tarn, Jean-Claude Boudet, ont accueilli avec satisfaction cet exposé mais n'ont pu s'empêcher de souligner que «rien n'est pour autant réglé».
Si l'ancienne société Molex laisse en «héritage» un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros, le comité stratégique de suivi a insisté sur la nécessité d'engager une prospection sérieuse en direction des constructeurs automobiles ( PSA, Renault) et aéronautiques. La présence de ces interlocuteurs est vivement souhaitée lors du prochain conseil, comme l'a précisé le ministre, afin «qu'ils disent leurs intentions face à leurs sous-traitants».
Pour sa part, Denis Parise, délégué CGT et secrétaire de l'ex-comité d'entreprise de Molex a défendu la question des indemnisations pour les reclassements rapides, un problème dont la direction américaine de Molex conteste les modalités.
Deux directeurs devant le tribunal
C'est le 6 avril que William Brosman, co-gérant de Molex Automotive Inc et Philippe Fort, directeur de l'usine de Villemur, comparaîtront devant le tribunal de grande instance de Toulouse, pour entrave au fonctionnement du comité d'entreprise. Il leur est reproché de n'avoir pas fourni d'informations concernant la restructuration du groupe qui a débouché sur l'annonce de la fermeture du site, le 23 octobre 2008. L'affaire aurait dû être plaidée, hier mais elle a été reportée à cause de l'absence du défenseur d'un des deux directeurs. Des salariés de Molex, présents à l'audience ,ont marqué leur détermination à ne pas baisser les bras, plus d'un mois après leur licenciement.
(Source : La Dépêche.fr)
15:06 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, social, villemur-sur-tarn, reclassement, licenciement |
|
02.11.2009
Les gaulois aux Etats-Unis : "Ils sont fous ces américains !"
Les dernières news de nos deux valeureux gaulois de Molex à Chicago sur le site molex.unblog.fr avec un sms qui en dit long : « Sommes fait viré de AG par vigiles et flics, ils sont fous... A bientôt »
et sur La Dépêche du Midi : Les Molex ont manifesté en Amérique!
00:25 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, villemur, social |
|
30.10.2009
Deux syndicalistes de Molex devant les actionnaires à Chicago
Denis Parise qui a été secrétaire du comité d'entreprise de la société Molex Automotive à Villemur-sur-Tarn et son camarade de la CGT, Guy Pavan se sont envolés hier pour les États Unis.
Les deux syndicalistes emblématique sont invités par leurs homologues américains de Molex à manifester demain, lors de l'assemblée générale des actionnaires de l'équipementier automobile, près de Chicago.
«première mondiale»
Ce voyage préparé par la confédération CGT est une « première mondiale », selon Denis Parise, précisant qu'il n'y a pas de précédent qu'un syndicat américain invite ainsi un autre syndicat européen.
« Nos collègues des États-Unis ne comprennent pas que la direction du groupe ne se comporte pas convenablement dans d'autres pays » souligne Denis Parise. « Nous avons déjà gagné trois procès contre Molex. Un quatrième procès, concernant la non-information préalable du comité d'entreprise lors de la restructuration du groupe va arriver dans quelques semaines. »
Denis Parise et Guy Pavan, accompagnés par un interprète, devraient assister, vendredi matin, à l'assemblée générale des actionnaires de Molex où ils feront une déclaration. » Le message que nous ferons passer s'articulera autour du comportement de la direction américaine qui passe outre les lois en vigueur dans d'autres pays, qui ne respecte pas une certaine éthique. »
Le groupe Molex qui emploie 30 000 personnes dans le monde, est touché de plein fouet par la crise de l'industrie automobile, en premier lieu aux États Unis.
L'usine de Lincoln dans l'Illinois ne tournerait plus qu'à 40 % de sa capacité. D'où la décision du groupe de rapatrier ses activités de Slovaquie, d'Allemagne et de France.
Table ronde sur l'automobile ?
Dès leur retour des États Unis, le 2 novembre, les deux syndicalistes reprendront les négociations visant à organiser une table ronde avec le gouvernement, la Région, le département pour que le principal donneur d'ordres, le groupe PSA propose de nouveaux produits qui pourraient être réalisés à Villemur.
La société d'investissement HIG qui va prendre le relais du groupe américain, a commencé à dresser un état des lieux par l'intermédiaire de Marc Laisné, président de Molex France. Ce n'est qu'après la cession de l'entreprise que la future structure pourra démarrer, avec un effectif annoncé de 15 à 20 personnes dans un premier temps, puis de 60 personnes.
Le chiffre de 200 emplois d'ici deux ans a été lancé. Mais parmi les ex-salariés de Molex, beaucoup ont accueilli la nouvelle avec scepticisme.
(Source : La Dépêche.fr)
14:26 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, molex, villemur-sur-tarn |
|
26.10.2009
SOCIAL - Les Molex marquent en force leur 23 octobre noir
Ciel de plomb au-dessus de Villemur-sur-Tarn. Murs blancs du site Molex fraichement repeints pour gommer les slogans de lutte des salariés en colère. Sur la barrière d'entrée flotte encore la banderole de l'intersyndicale. Tout est calme et tout le restera en ce 23 octobre.
Ils étaient des dizaines de Molex, hier, sur le coup de midi à se retrouver autour de tréteaux pour un barbecue-grillade. Difficile de ne pas marquer la date-anniversaire la plus noire du site de connectique.
Sur les 283 salariés licenciés au début du mois, un solide « noyau » fait de la résistance, manifeste sa présence obstinée près du lieu où ils ont travaillé 15, 20 ou 30 ans.
Armande rembobine le film du 23 octobre 2008 : « Nous avons appris la fermeture en fin de matinée. Le directeur, Philippe Faure nous a rassemblés au fond de l'usine. Les employés étaient abasourdis, révoltés. Certains pleuraient. Et il y a eu un rassemblement spontané. Pas question de se laisser faire. Ce jeudi-là, personne n'a regagné les ateliers. Et le lendemain, non plus. ».
Camille approuve : « Nous avons resserré des liens. Des personnes qui ne se connaissaient pas ont été amenées à s'apprécier. Et sous la bannière de l'intersyndicale, des salariés jusque-là passifs, ont adhéré à la lutte. »
Hier, pas de discours. Juste des moments encore partagés et des ex-salariés qui ont l'air d'avoir un peu absorbé l'ultimatum du licenciement.
Denis Parise, secrétaire du CE, a annoncé avoir demandé une réunion rapide entre La Région, la société Molex et le groupe HIG pour la procédure de reprise avec 15 à 20 salariés annoncés au début de 2010.
Deux cégétistes à Chicago
Le combat des Molex de Villemur a un prolongement au pays de Molex. Avec son camarade de la CGT, Guy Pavan, Denis Parise s'envolera, la semaine prochaine pour les États Unis, à l'invitation des métallos américains qui vont organiser une manif, le 30 octobre, devant le siège de Molex, près de Chicago. « Une première mondiale pour les syndicats US » précise Denis Parise qui cite la confédération CGT, organisatrice du voyage dans l'État de Barack Obama.
Si la société américaine a déménagé les stocks et les moules de l'usine de Villemur, elle n'en a pas fini avec les procédures judiciaires à Toulouse.
Jean-Marc Denjean, l'avocat de la CGT a annoncé le report, sans doute au début de 2010, d'une procédure à l'encontre de William Brosnan, cogérant de Molex Automobile Inc. et de Philippe Faure, directeur de l'usine pour entrave au fonctionnement du comité d'entreprise qui auraient dû comparaître le 17 novembre.
Il leur est reproché le délit d'entrave au fonctionnement du comité d'entreprise pour absence d'informations sur la restructuration du groupe. Ce sera un procès pour le principe.
(Source : La Dépêche.fr)
01:15 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, molex, villemur-sur-tarn |
|
08.10.2009
Des Molex encore devant l'usine
Même si Molex, c'est fini, ils ne lâchent pas leur usine. Hier matin(ndlr : lundi 5/10), on dénombrait une trentaine d'ex-salariés près de l'entrée principale de l'entreprise.
Pour ces employés qui viennent de recevoir leur lettre de licenciement, il n'est pas question de tourner la page aussi vite. Ils sont déterminés à être les témoins du déménagement d'une partie du matériel de ce qui fut une usine de câblage et de connectique pendant plus de 60 ans à Villemur-sur-Tarn. Cette semaine, ce sont les moules des produits qui doivent être acheminés vers l'unité Molex en Allemagne.
Le cabinet de reclassement va poursuivre pendant deux semaines, les entretiens avec les salariés.
Quant aux indemnités de licenciement dont le versement n'interviendra que dans neuf mois, à l'issue de la période de reclassement, on en connaît désormais le montant.
Selon Denis Parise qui était jusqu'ici secrétaire du comité d'entreprise, l'indemnité moyenne se situe à 26 000 € par salarié soit un total de plus de 7 millions d'euros pour l'ensemble du personnel du site de Villemur. S'y ajoute une somme qui pour un salarié ayant 30 ans d'ancienneté atteint 20 000 € plus une prime représentant 110 % de la somme indiquée ci-dessus. Pas vraiment le pactole.
(Source : La Dépêche.fr - Henri Beulay)
15:21 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, villemur-sur-tarn, social |
|
29.09.2009
MOLEX - La diplomatie du vigile qui fait céder la préfecture
Un excellent article sur LibéToulouse.fr permettant de comprendre les faits du 15 septembre à la préfecture de Toulouse : les cowboys règnent dans notre République en toute impunité. Mais attention, ces actes ne sont pas à reproduire par tout citoyen sous peine d'être ... condamné !
Le combat des salariés de Molex était, est et restera le bon combat : la sauvegarde de l'outil de travail et donc de l'emploi. Les dirigeants de MOLEX, l'Etat français et les constructeurs automobiles, en particulier PSA ont eu raison de nos valeureux gaulois.
Comme l'ont bien précisé Denis Parise et Guy Pavan lors de la soirée du concert de solidarité, vendredi dernier : ils seront toujours là, ensemble, pour revendiquer leurs Droits.
Je reste admiratif par tant de courage ... et ...
je reste perplexe par l'abandon du savoir-faire industriel français. A qui la faute ?
Le gouvernement français qui a obtenu une bonne note de conduite par les dirigeants américains ?
PSA (comme d'autres grands groupes) qui impose à ses prestataires de les suivre à l'EST, voire très à l'EST (en Chine) quitte à mourir s'ils refusent car d'autres acceptent ?
Les consommateurs se ruant sur les véhicules low-cost directement sortis de ces mêmes usines de l'EST qui éradiquent l'industrie française ?
Je reste perplexe.
Franck Laborderie-Cavada
-------------------------------------------------------
La diplomatie du vigile qui fait céder la préfecture
MOLEX. «Je ne sais pas de quels vigiles vous me parlez». Le préfet de région, préfet de Haute-Garonne Dominique Bur préfère ignorer l'incident.
Le 15 septembre dernier. Les représentants syndicaux de Molex sont à la Préfecture avec leur direction pour signer le plan social et donc leur reddition dans le conflit de Villemur.
Qui épaule le Comité d'entreprise, le cabinet Syndex veille aux intérêts des salariés et conteste quelques propositions du patron américain de l'usine. Les échanges sont sans douceur: «Eric Doesburg est venu jusqu'à un mètre moi m'insulter en américain, raconte l'expert de Syndex,. J'ai vu le moment où il allait me mettre son poing dans le nez». Il n'est pas loin de minuit. Suspension de séance.
Les salariés sortent s'aérer dans la cour du Palais national. Puis s'apprêtent à réintégrer la salle des débats. C'est alors que les vigiles sans lesquels Eric Doesburg ne se déplace jamais interdisent physiquement à l'expert Olivier Degauque de rejoindre l'assemblée.
Le Comité d'entreprise menace de faire appel aux forces de la police nationale. Intervient une sous-Préfète qui tente de débrouiller l'affaire. Et que négocie-t-elle? Le départ des vigiles de la cour de la préfecture contre le renoncement d'Olivier Degauque à son droit d'assister au débat...
Du rapport de forces qui fait céder l'autorité préfectorale. La négociation sociale et la diplomatie du vigile.
«Je ne sais pas de quels vigiles vous parlez», évacue donc le préfet Bur. LibéToulouse lui parlait de ces vigiles d'une société de sécurité privée qui ont imposé leur règle dans la cour d'une préfecture de République.
Dernier détail, le mercredi 23 septembre à 18h30: le délégué CFDT Denis Serres a suivi depuis Toulouse les premiers camions de déménagement qui venaient vider l'usine de Villemur: «Des vigiles motards qui accompagnaient ces camions faisaient la circulation. Ils bloquaient les carrefours pour assurer leur passage.» Depuis quand s'interroge le syndicaliste une «milice privée» s'autorise-t-elle en France à intervenir sur le «domaine public»?
Le groupe Molex Corporate a vidé les lieux. Au moins, avant de partir, l'industriel américain aura-t-il laissé quelques nouvelles manières de traiter le droit et les institutions de la République.
(Source : LibéToulouse.fr - GLv.)
21:37 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, molex, industrie |
|




















