13.07.2010
Monsanto à l'amende : un tournant aux Etats-Unis ?
2,5 millions de dollars. C'est le montant de l'amende que Monsanto devra payer pour vente non autorisée de coton OGM. La gifle infligée au semencier pourrait annoncer un tournant de l'administration américaine face à des cultures longtemps considérées comme incontournables.
L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche au leader mondial des OGM d'avoir violé plus de 1 700 fois la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où, par crainte d'une résistance aux pesticides, ces variétés avaient été interdites.
Les cotons Monsanto Bollgard et Bollgard II ont été vendus entre 2002 et 2007 sans respecter les mises en garde sur les étiquettes et dans les manuels d'utilisation, relève l'administration américaine.
Monsanto s'est dit d'accord pour s'acquitter de l'amende et l'administration américaine s'est empressée de communiquer sur le fait que « quand une société viole la loi en distribuant des pesticides mal étiquetés, l'EPA réagit. »
Pour Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit de l'environnement, cette décision représente un « tournant dans l'histoire des OGM voire un coup de tonnerre… » Il détaille son analyse à Rue89 :
« Je ne dis pas qu'on est passés de la lune de miel au divorce, mais il y a une modification des rapports entre l'administration américaine et cette société-là, dans un contexte marqué par la marée noire de BP et la perte de confiance dans la parole de ces grandes sociétés. »
Le juriste souligne le décalage entre le droit américain qui laisse l'administration Obama impuissante face à la marée noire de BP, mais qui est très ferme lorsqu'on se trouve sur terre.
Bientôt une police de l'environnement chez nous ?
L'Agence de protection de l'environnement (EPA) a des pouvoirs d'enquête, de contrôle et de sanction, bref c'est une vraie « police de l'environnement » comme il n'en existe pas en France.
L'ancien porte-parole de France nature environnement confie d'ailleurs :
« Une réflexion existe en France parmi les responsables environnementaux pour savoir si on ne devrait pas se doter d'une agence équivalente à l'EPA. Je pense que cette décision va accélérer les choses. Pendant longtemps, l'administration française était dans une grande misère vis-à-vis des OGM, alors que si on se dotait d'une telle agence, on aurait une vraie force de contrôle. »
La sanction infligée à Monsanto illustre parfaitement l'un des paradoxes américains qui est, « contrairement à nous, Européens, de faire a priori confiance au progrès scientifique, mais ensuite d'être beaucoup plus sévère dans l'application des règles », remarque encore le juriste.
(Source : Rue89.com)
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11.06.2010
Le plan de Bruxelles pour débloquer le dossier OGM
La Commission européenne a-t-elle trouvé le moyen de débloquer l'épineux dossier des OGM ? Le Vieux Continent, rétif aux plantes génétiquement modifiées, n'en cultive que 100 000 hectares, contre 134 millions dans le reste du monde. Et le président de la Commission, José Manuel Barroso, n'a jamais caché qu'il souhaitait mettre fin à cette exception.
Bruxelles examine la possibilité d'accorder davantage de flexibilité aux Etats pour interdire chez eux la culture de semences OGM, même si elles sont autorisées au niveau européen. En échange, les pays hostiles aux biotechnologies cesseraient de bloquer l'approbation de nouvelles variétés transgéniques. Une proposition plus concrète doit être faite courant juillet par le commissaire en charge de la santé, le Maltais John Dalli. Elle devra ensuite être approuvée par le Conseil et le Parlement européens. Mais la France a demandé que le sujet soit abordé dès vendredi 11 juin, à l'occasion d'un conseil de l'environnement qui se tient à Luxembourg.
Concrètement, quel est le dispositif envisagé ? M. Dalli entend modifier la législation actuelle, afin de permettre aux Etats d'interdire des OGM sans être obligés de mettre en place une clause de sauvegarde. Une clause dérogatoire ("opt-out") serait introduite, que les gouvernements pourraient invoquer, sans justification particulière, pour prohiber telle ou telle culture. L'objectif est clair : préserver le système européen actuel d'autorisation des OGM, tout en donnant aux Etats membres davantage d'autonomie, notamment politique. A ce stade, les clauses de sauvegarde doivent être en effet motivées par des raisons sanitaires ou environnementales. Quand elles ne le sont pas, l'Union européenne s'expose à des plaintes auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Clause de sauvegarde
En mars, le collège des commissaires européens avait mis fin à un long blocage, en approuvant la culture de la pomme de terre Amflora, la deuxième autorisation en Europe après celle du maïs MON 810 de Monsanto. Un feu vert très critiqué par les défenseurs de l'environnement. M. Dalli avait alors promis de préciser ses vues sur le dispositif européen d'ici à l'été. Les eurocrates constatent que le cadre actuel n'a pas empêché huit pays, dont la France, l'Autriche, l'Allemagne, ou la Hongrie, de s'opposer à la culture de tel ou tel OGM sur leur territoire par le biais d'une clause de sauvegarde. Dans quatre cas, la Commission a essayé d'obtenir la levée de ces interdictions, dont la validité scientifique est contestée par l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), mais les Etats ont rejeté ces propositions.
La nouvelle approche vise à combiner la modification du cadre législatif actuel avec une nouvelle recommandation sur la coexistence des cultures OGM et non OGM. La Commission cherche par ailleurs à réduire l'impact de cette réforme sur le marché intérieur : la commercialisation, et les échanges de produits OGM ne pourraient pas être limités, l'"opt-out" ne concernant que les cultures. "Le libre-échange des semences OGM autorisées (...) doit demeurer sans entraves dans le cadre du marché intérieur", indiquent les documents de la Commission, laquelle ne prévoit pas de refondre l'EFSA, dont le fonctionnement a fait l'objet de vives critiques.
A Paris, ces propositions n'ont pas encore donné lieu à une réponse officielle. La secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, s'est rendue le 1er juin à Bruxelles pour rencontrer le commissaire Dalli. Elle lui a demandé de préciser la compatibilité des réflexions en cours avec les traités européens et les règles de l'OMC. Paris tient à ce que ces nouvelles propositions n'entravent pas la feuille de route adoptée à l'unanimité par les Etats membres sous présidence française de l'Union, fin 2008, afin de revoir plus en profondeur le processus d'autorisation, et le fonctionnement de l'EFSA.
Le ministère de l'agriculture français est opposé à l'introduction du principe de subsidiarité sur la culture des OGM, qui pourrait introduire des distorsions de compétitivité, fait-on valoir. A celui de l'écologie, on insiste sur l'objectif poursuivi à travers la clause de sauvegarde : être sûr de pouvoir cultiver sans risque de contamination.
A Greenpeace France, Arnaud Apoteker estime que derrière leur aspect "séduisant", ces propositions représentent un piège : "Le texte ne fait aucun mystère que l'intention est d'accélérer les autorisations. Or l'évaluation des OGM n'est actuellement pas mise en oeuvre de façon satisfaisante."
Pour James Borel, vice-président exécutif du groupe agrochimique américain DuPont, la proposition de Bruxelles représente "un grand pas en avant", même si elle n'est pas "idéale", rapporte l'agence Reuters. Trois demandes d'autorisation sont d'ores et déjà sur la table du commissaire Dalli, pour les maïs BT 11 du groupe suisse Syngenta, BT 1507 du groupe américain Pioneer (filiale de DuPont), et MON 810 de l'américain Monsanto, pour la reconduction de son autorisation.
(Source : Le Monde.fr)
05:58 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, agriculture, europe |
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09.06.2010
Allemagne : un maïs OGM contamine des milliers d'hectares
Selon la BBC, des milliers d'hectares de terres allemandes auraient été contaminées fortuitement avec une variété de maïs génétiquement modifiée et interdite en Europe, le maïs NK603 de la société Pionner Hi-Bred.
Au moment où nous écrivons ces lignes, il n'apparaît pas clairement d'où vient la contamination, ou l'erreur, mais ce maïs n'étant pas autorisé, les cultures devront être détruites. Selon Greenpeace la surface concernée par cette contamination est de l'ordre de 3000 hectares. Greenpeace accuse les autorités d'avoir pris connaissance de la contamination dès le mois de mars alors que les agriculteurs viennent seulement d'être prévenus.
Toujours selon Greenpeace, dans les terres concernées, 0,1% des plants sont des plants de NK603, soit de l'ordre de 100 pieds à l'hectare, ce que réfute Pionneer. Il semble qu'il faille déraciner ce maïs avant qu'il ne fleurisse de manière à empêcher la propagation de la contamination.
À ce jour l'Europe a autorisé deux plantes OGM, les maïs Monsanto 810 et une variété de pomme de terre cultivée pour son amidon. La France, l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce n'ont, pour l'instant, pas autorisé le maïs Monsanto 810.
Selon le site Infogm , la Commission européenne semble ambitionner de permettre aux Etats membres qui le souhaitent, d'interdire les cultures sur leur territoire, en échange de disposer d'un système lui permettant d'autoriser plus simplement et plus rapidement les plantes génétiquement modifiées. Elle continuerait de centraliser au niveau européen les procédures d'autorisation.
(Source : ddmagazine.com)
05:42 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, agriculture, environnement, contamination |
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23.04.2010
Vigne OGM : L'AFBV soutient l'expérimentation de l'INRA
L'Association française des biotechnologies végétales a demandé mardi 21 avril au gouvernement d'autoriser l'INRA à reprendre son expérimentation en plein champ d'un porte-greffes de la vigne génétiquement modifié. L'AFBV est composée de scientifiques français de renommée mondiale et compte Claude Allègre parmi ses membres.
L'Association française des biotechnologies végétales a demandé mardi 21 avril au gouvernement d'autoriser l'INRA à pratiquer à Colmar l'expérimentation en plein champ d'un porte-greffes de la vigne génétiquement modifié. Cette déclaration a été formulée après que le Haut conseil aux biotechnologies (HCB) ait rendu le 14 avril un avis favorable à la demande de l'INRA. « Les résultats de cette expérimentation sont en effet importants pour la viticulture française puisqu'il n'existe à ce jour aucun traitement contre cette maladie virale de la vigne » argumente l'AFBV pour qui l'avis du HCB « doit inciter le Gouvernement à autoriser la poursuite de cette expérimentation ». Alors qu'une enquête publique est ouverte jusqu'au 30 avril, l'association souhaite que cette autorisation puis survenir dès le début du mois de mai. « Cette vigne doit impérativement être greffée à nouveau cette année et cela avant fin mai pour que l'expérimentation puisse se poursuivre » explique-t-elle.
Une expérimentation débutée en 2005
Les vignes OGM expérimentées à Colmar avaient été cisaillées par des militants anti-OGM en septembre 2009, l'un d'entre eux ayant été condamné par le tribunal correctionnel de Colmar à une amende de 2000 € en novembre. Les premiers essais avaient débuté en 2005 et devaient prendre fin officiellement en décembre 2009. Ils portaient sur 70 plants de vignes OGM et étaient conduits par l'Inra en partenariat avec des vignerons et des syndicats agricoles notamment. Ces porte-greffes ont été créés pour lutter contre la maladie dite « du court-noué qui toucherait environ les deux tiers du vignoble français. Cependant, fin septembre, le Tribunal administratif de Colmar avait déclaré illégale la parcelle utilisée par l'INRA pour expérimenter ses plants, décision contre laquelle ont fait appel l'INRA et le ministère de l'agriculture.
Des scientifiques de renom et Claude Allègre
Créée en juin 2009, l'AFBV se présente comme une ONG « dont le but est d'informer sur la réalité des biotechnologies végétales de la façon la plus crédible possible en s'appuyant sur l'expertise de ses membres et sur des travaux reconnus par la communauté scientifique ». Présidée par le généticien Marc Fellous elle est essentiellement constituée de scientifiques. Elle compte parmi ses membres des chercheurs de renommée internationale comme le prix Nobel de chimie Jean-Marie Lehn, le président de l'Académie des sciences Maurice Tubiana, ou encore le généticien Axel Kahn. Elle compte aussi parmi ses membres le très controversé climato-sceptique Claude Allègre.
(Source : developpementdurablelejournal.com)
00:12 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : viticulture, vigne, ogm, environnement |
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19.04.2010
Fromages AOC : des OGM sur un plateau ?
Samedi 10 avril, les militants de Greenpeace se sont mobilisés dans 22 villes de France pour sensibiliser le grand public sur la présence potentielle d'OGM jusque dans les filières de production de fromages aussi prestigieux que les célèbres Appellations d'origine contrôlée (AOC), bientôt AOP (d'origine protégée).
De Strasbourg à Brest, de Lille à Marseille ou de Lyon à Pau, les groupes locaux de Greenpeace se sont installés sur les marchés et ont proposé aux passants de gouter des fromages AOC garantis sans OGM, Rocamadour, Ossau Iraty, Morbier, ou Compté AOC, etc. et de signer la pétition européenne pour un moratoire européen sur toutes les autorisations d'OGM.
Des OGM dans les fromages AOC ?
Sur 46 fromages AOC, 21 excluent systématiquement les OGM de l'alimentation des animaux produisant le lait utilisé. 10 autres fromages AOC se sont engagés à prochainement les rejoindre. Ceci prouve que les filières laitières « sans OGM » existent bel et bien en France. Par contre, pour les 15 fromages AOC restants, chaque producteur est libre d'exclure ou non les OGM de l'alimentation animale. Rien n'est garanti pour le Munster, le Chabichou du Poitou, le Livarot ou le Camembert de Normandie ou Maroilles AOC par exemple.
On pourrait croire qu'un label de qualité comme les AOC garantit l'exclusion des OGM de la production. C'est en tous cas ce que pense le grand public.
Pourtant ils sont omniprésents dans toutes les filières de production animale, notamment laitières. En effet, le cheptel laitier peut être nourri avec du soja ou du maïs OGM importé du continent américain. Depuis dix ans, les OGM ont été massivement introduits dans notre alimentation à notre insu.
Greenpeace entame une campagne pour que fromage AOC rime avec « sans OGM » et réclame donc un étiquetage permettant de savoir si les animaux ont été nourris ou non avec des OGM. Greenpeace publie aussi un tout nouveau « Guide des produits laitiers avec ou sans OGM ».
Télécharger le « Guide des produits laitiers avec ou sans OGM »
Le bus-pétition européen de Greenpeace à Perpignan
Greenpeace a lancé une grande pétition européenne demandant un moratoire sur toutes futures autorisations d'OGM au niveau européen. Ceci tant que les procédures d'évaluation et d'autorisation des OGM n'ont pas été revues, comme l'ont demandé les ministres européens de l'environnement à la fin 2008.
Un « bus-pétition » de Greenpeace sillonne l'Europe depuis déjà quelques semaines pour faire signer cette pétition, aller à la rencontre d'agriculteurs bio, de militants anti OGM, etc.
Le bus faisait étape ce samedi à Perpignan dans le cadre de la journée nationale de mobilisation des groupes locaux et a reçu, sous un beau soleil, un accueil chaleureux de la part des perpignanais.
(Source : Ogm.Greenpeace.fr)
05:33 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, fromage, aoc, producteur, agriculture |
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06.04.2010
" Solutions locales pour un désordre global " de Coline Serreau
Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau, après avoir parcouru le monde pendant 3 ans, nous invite à découvrir de nouveaux systèmes de production agricoles, des pratiques qui fonctionnent désormais et garantissent une sécurité alimentaire pérenne.
« Bientôt quand on se mettra à table, il ne faudra plus se souhaiter bon appétit, mais bonne chance». La phrase, énoncée par un agronome, clôt avec humour le documentaire efficace de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Après l'énoncé des catastrophes, montrées dans les films de Hulot ou Arthus Bertrand, les solutions : en femme, mais aussi en mère qui veut bien nourrir ses enfants, la réalisatrice de « La Belle verte » s'attaque au problème de notre terre nourricière, qui, partout dans le monde, se meurt aujourd'hui. D'être mal et trop traitée, bourrée de pesticides qui la tuent tout en empoisonnant ses fruits et font des paysans une espèce en voie de disparition ». Après la guerre, s'est mis en place, petit à petit, un véritable génocide des paysans » explique Coline Serreau « Il fallait écluser les stocks de produits chimiques et on les a détournés vers la terre. On a ensuite éliminé tout ce que la terre et les animaux donnaient gratuitement pour y substituer des semences non reproductibles, comme les OGM ».
Alors, en France, mais aussi en Inde, en Ukraine, au Brésil, au Maroc, Coline Serreau est allée à la rencontre d'agriculteurs, d'agronomes, d'économistes, qui tout en expliquant les données du problème, ont chacun, dans leur domaine, mis en place des solutions. Comme ces fermiers bretons qui ont créé des AMAP (Associations pour le maintien de l'agriculture solidaire) et qui vendent leur récolte sans passer par les réseaux habituels. Cet agronome qui a créé dans le Gard une association qui vend des semences bio ou oubliées- il y avait plus de 1 000 variétés de pommes en 1900, on en cultive sept aujourd'hui- ou encore ce collectif de paysans bio en Inde-pays inondé d'OGM- qui produisent leur engrais naturel et qui font vivre quinze familles sur leur exploitation.
Passionnant mais aussi concret, ce film plein d'espoir, donne envie d'agir. « La meilleure façon de lutter contre les multinationales, c'est de s'en passer » est-il ainsi expliqué... À chacun de nous, donc de dire non, d'abord en consommant « propre » et en soutenant les initiatives locales. Pas de fraises en hiver, de poulet aux hormones, de légumes dénaturés...
www.solutionslocales-lefilm.com
(Source : La Dépêche.fr)
13:56 Publié dans Thème : AGRICULTURE - VITICULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, raisonné, bio, ogm, amap, documentaire, alimentation, environnement |
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27.03.2010
Pas de maïs OGM ni au Mexique, ni ailleurs
Le gouvernement mexicain vient d'autoriser des essais de maïs OGM en plein champ.
Des mouvements citoyens, paysans et indigènes s'organisent pour que ces "graines de la dignité" continuent à être un bien commun et non un bien privé entre les mains de Monsanto, Pioneer et Cie
Pour les soutenir, rejoignez-nous dans le cadre d'un rassemblement festif :
le samedi 27 mars, place du Capitole à partir de 11h
au programme :
musique mexicaine,
tortillas et haricots rouges,
autels décorés,
ballons,
prises de parole
puis... promenade...
Le contexte mexicain
Après onze ans de moratoire, le gouvernement mexicain vient d'autoriser vingt et un essais de maïs OGM en plein champ en faveur des firmes Monsanto et Pioneer qui contrôlent à elles seules 50 % du marché des semences mondiales.
Alors que des contaminations sont déjà avérées dans des provinces reculées du Mexique, ces essais, précurseurs de cultures commerciales de grande ampleur, ne pourront qu'augmenter les risques de contamination et porteront atteinte à l'intégrité des populations tant sur le plan culturel que sur le plan alimentaire.
D'autre part, une fois bien implantées sur place, ces firmes essaieront de s'approprier par des droits de propriété intellectuelle le fond génétique des multiples espèces et variétés natives de maïs . _ Parallèlement, ils chercheront par des opérations de promotion/séduction, à placer leurs technologies hybrides (OGM ou non) qui rendront les paysans dépendants en les obligeant à racheter leurs semences, au dépens de leur souveraineté alimentaire.
Ces mécanismes de privatisation sont déjà bien rodés et d'une redoutable efficacité.
Toutes ces semences sont le bien commun des communautés qui les ont de tout temps produites et échangées pour aboutir à une biodiversité cultivée d'une extrême richesse, base de l'alimentation mais aussi de la culture des populations.
Elles sont régies par des droits d'usage collectif. Il n'est pas acceptable qu'elles deviennent des biens privés soumis aux seules lois du commerce, au profit de quelques firmes prédatrices qui par leurs stratégies industrielles productivistes sont destructrices de l'environnement, des paysanneries locales et de la biodiversité.
Le maïs mexicain possède une haute valeur symbolique, il fait partie de l'identité des peuples indigènes et de tout le pays. Par une importante mobilisation, les citoyen-ne-s et les organisations doivent s'opposer à ce crime annoncé.
Ici et là-bas, la volonté populaire bafouée
Ici et là-bas, la volonté populaire est bafouée par la collusion entre le pouvoir politique et le monde des affaires.
En Europe, c'est le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso qui revient à la charge en faveur du maïs MON810, en s'appuyant sur l'avis de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments. _ Or cette Autorité déjà largement contestée par le Conseil des Ministres de l'Environnement de l'Europe, fait encore parler d'elle puisque l'on apprend que Suzy Renckens qui en a été la coordinatrice scientifique pour les OGM d'avril 2003 à mars 2008, s'est retrouvée à un poste clé au sein de la société agro-semencière Syngenta dès mai 2008, soit quelques semaines à peine après avoir quitté son poste de fonctionnaire de l'Union Européenne.
Au Mexique, c'est le Président Felipe Calderon qui, par un décret présidentiel, ouvre la porte du Mexique aux essais OGM, 5 semaines après avoir rencontré Hugh Grant, le PDG de Monsanto au forum de Davos en janvier 2009. Cette rencontre a été facilitée par Bruno Ferrari, directeur de ProMexico, un organisme public chargé de la promotion des investissements et des exportations mexicaines. Or M. Ferrari a été le PDG de la compagnie semencière Seminis, leader mondial des semences potagères, compagnie qui a été rachetée en 2005 par Monsanto.
Cette politique de confiscation du vivant s'accompagne d'une brutale offensive contre les millions de paysans indigènes, qui s'obstinent encore à défendre la terre-mère, la cultivent et la gèrent de façon collective et responsable, refusant sa privatisation.
Au Chiapas notamment, les autorités fédérales et le gouverneur Juan Sabines mènent une véritable guerre, invisible mais meurtrière, contre les communautés zapatistes. Des villages sont détruits ou menacés, au nom de la « préservation de l'environnement ». Leur population est harcelée par des groupes paramilitaires, comme tout dernièrement à Bolon Ajaw, ou expulsée par les forces de police ( Laguna San Pedro et Laguna Suspiro, à la fin janvier), pour permettre l'installation de sites « écotouristiques », l'exploitation minière ou des cultures pour la fabrication d'agrocarburants. L'EZLN et les nations du Congreso Nacional Indígena, en luttant pour l'autonomie et la dignité, protègent une nature bien conservée et démontrent qu'il est possible de réinventer un art du vivre ensemble, dans le respect et la solidarité.
Le slogan « Sin maíz no hay país » s'inscrit dans la continuité de la célèbre revendication de Zapata pendant la révolution mexicaine de 1910 : Tierra y Libertad.
Il nous appartient de démontrer, ici et par-delà les frontières, que :
El pueblo, unido, jamás será vencido .
Les signataires
Collectif anti-OGM31 (Amis de la Terre, Attac, Confédération Paysanne, Faucheurs Volontaires...), France Amérique Latine, CCFD - Terre Solidaire, Mut Vitz 31, Amis des Sans Terre Toulouse, Artisans du monde
(Source : ogm31.org)
00:59 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, manifestation, toulouse |
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15.03.2010
1 million contre les OGM
Message d'Avaaz.org :
La Commission Européenne vient d'autoriser la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union Européenne pour la première fois depuis 12 ans!
Cédant au lobby pro-OGM, la commission a ignoré l'avis de 60% des Européens qui estiment que nous devons d'abord établir les faits avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et notre environnement.
Une nouvelle initiative permet à 1 million de citoyens européens de présenter officiellement des propositions de loi à la Commission Européenne. Rassemblons un million de voix pour demander un moratoire sur les plantes OGM jusqu'à ce que la recherche soit menée à terme. Cet appel sera remis au Président de la Commission Européenne Barroso. Signez la pétition et faites suivre ce message à vos amis et vos proches:
http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=51...
Les associations de défense des consommateurs, de l'environnement, de la santé publique et les syndicats paysans se mobilisent depuis longtemps contre l'emprise exercée par les multinationales productrices d'OGM sur l'agriculture européenne. Les préoccupations liées à la culture de plantes génétiquement modifiées incluent: la contamination des cultures biologiques et du reste de l'environnement; l'impact sur le climat en raison d'un besoin excessif en pesticides; la destruction de la biodiversité et de l'agriculture locale; et enfin les effets des plantes OGM sur la santé.
Certains Etats membres de l'Union ont fait part de leur vive opposition à la décision prise il y a quelques jours et qui autorise la culture de la pomme de terre produite par BASF et de variétés de maïs Monsanto. L'Italie et l'Autriche s'y opposent et la France a demandé la poursuite de la recherche scientifique.
Il n'y a toujours pas de consensus quant aux effets des OGM sur le long terme. Et c'est l'industrie des OGM, faisant passer le profit avant la santé publique, qui finance la recherche scientifique et influence le cadre réglementaire. C'est pour cela que les citoyens européens réclament l'indépendance de la recherche et davantage de tests et de précautions avant que ces plantes ne soient dispersées dans la nature.
Aujourd'hui, "l'Initiative Citoyenne Européenne" donne à 1 million de citoyens européens la possibilité de soumettre à la Commission Européenne des propositions de loi et nous offre une chance unique de contrer l'influence des lobbyistes.
Faisons entendre 1 million de voix pour obtenir un moratoire sur l'introduction de plantes génétiquement modifiées en Europe et mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche et la régulation des OGM. Signez la pétition maintenant et diffusez largement l'appel:
http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=51...
Avec détermination,
Alice, Benjamin, Ricken, Raluca, Luis, Graziela et toute l'équipe d'Avaaz.
Plus d'information:
Dernier sondage Eurobaromètre 2008 'Attitudes des citoyens européens vis-à-vis de l'environnement', page 67
L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause, Le Monde
Retour sur l'autorisation de la pomme de terre Amflora, Inf'OGM
OGM et pesticides - un bilan désastreux, Greenpeace
Résumé du Rapport d'Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (IAASTD), incluant des préoccupations sur l'usage des OGM
19:10 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, environnement, santé, agriculture |
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04.03.2010
La commission Barroso impose la pomme de terre OGM de BASF
Dans l'une de ses premières décisions depuis sa prise de fonction, la nouvelle commission Barroso a autorisé la culture et la commercialisation d'un nouvel OGM, pour la première fois depuis 1998. La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF est enrichie en amidon notamment pour les besoins de l'industrie papetière. Elle contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques. Cet OGM pose un risque inacceptable pour la santé humaine et animale, ainsi que pour l'environnement. Le commissaire à la santé, le maltais Dalli, en charge des questions liées aux OGM, a d'ailleurs dû utiliser une procédure écrite, pour éviter une réunion et un débat des commissaires européens sur le sujet.
Depuis six ans, l'innocuité de cette pomme de terre fait l'objet de controverses scientifiques. Par cette décision, le commissaire Dalli, pourtant chargé de la protection des consommateurs nie tous les débats scientifiques sur les potentiels dangers que représente cette pomme de terre et le fait que l'opinion publique européenne ne veut pas d'OGM.
Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation
L'Organisation Mondiale de la Santé et l'Agence Européenne de Médecine ont alerté sur « l'importance critique » de l'antibiotique affecté par la pomme de terre Amflora, la kanamycine. Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l'environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose. Cette pomme de terre a aussi présenté des difficultés à la très pro OGM Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), dans bon nombre des enquêtes qu'elle a diligentées pour l'autoriser depuis plus d'un an. Une majorité des pays de l'Union Européenne s'est opposée à cette autorisation.
A cause de l'inquiétude d'experts médicaux sur les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques utilisés dans un grand nombre d'OGM, l'Union Européenne a adopté en 2001 une loi qui excluait des autorisations européenne les OGM qui contenaient des gènes de résistance aux antibiotiques.
La France va-t-elle être « contaminée » ou faire barrage à la pomme de terre BASF, comme aux autres cultures OGM ?
Suite à cette autorisation européenne, chaque pays doit maintenant utiliser la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens. En 2008, la France avait mis en place une clause de sauvegarde sur le fameux maïs MON810 de Monsanto, de même que 5 autres pays de l'Union Européenne, dont l'Allemagne.
La France est officiellement exempte depuis février 2008 de toute culture commerciale d'OGM en plein champ. La balle est dans le camp du Ministre de l'environnement, Jean-Louis Borloo, qui doit activer la clause de sauvegarde au plus vite. Il a tous les éléments pour le faire.
La question des cultures OGM en plein champ va se poser à plusieurs reprises cette année. Plus de 50 plantes transgéniques sont en attente d'autorisation en 2010. Parmi elles, plusieurs maïs, dont le MON810, qui pourraient faire leur retour dans les champs français, si l'Europe les autorise et que la France laisse faire.
En savoir plus sur la pomme de terre OGM de BASF (en anglais)
(Source : Greenpeace.fr)
14:31 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ogm |
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02.03.2010
La culture d'une pomme de terre OGM autorisée
Bruxelles a annoncé mardi avoir autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF
Il s'agit de la pomme de terre Amflora destinée à l'usage industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. C'est le premier feu vert de ce type depuis 12 ans dans l'UE où les OGM suscitent la controverse.
La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810.
La Commission européenne a aussi accepté la commercialisation en Europe de trois variétés de maïs transgéniques Monsanto, dérivés du MON 863. Une décision moins spectaculaire car ces produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce.
La Commission européenne, à qui revenait la décision finale après que les Etats européens n'ont pas réussi à se mettre d'accord, s'est appuyée sur le fait que l'Agence européenne de sécurité des aliments a jugé que le tubercule en question ne posait pas de problème pour la santé.
Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Mais il contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques.
Cela lui vaut les critiques des défenseurs de l'environnement qui s'inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature, et estiment que les avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments doivent être pris avec précaution. Selon eux, l'institution est au cœur d'une polémique après l'embauche de son ancienne directrice du département OGM, Suzy Renkens, par le groupe suisse Syngenta, présent dans le secteur des organismes génétiquement modifiés.
Vers une reprise du débat
La décision prise mardi est de nature à relancer le débat autour de l'inocuité des produits OGM en Europe. L'autorisation de culture du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto, est arrivée à échéance il y a deux ans et n'a pas encore à ce jour obtenu d'autorisation de renouvellement.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat en suscitant la controverse. Son ancien commissaire à l'Environnement, le Grec Stavros Dimas, aujourd'hui parti, était opposé à un feu vert à la culture.
Le dossier a été confié à présent au nouveau commissaire chargé de la Santé et de la protection des consommateurs, John Dalli qui s'est justifié mardi en indiquant que toutes les craintes en matière de santé avaient été "levées" par les études scientifiques.
Les réactions
Le ministre italien de l'Agriculture Luca Zaia a critiqué mardi cette décision de Bruxelles et a appelé les autres pays européens à faire "front commun" avec l'Italie contre les OGM.
"Le fait de rompre la prudence d'usage qui était respectée depuis 1998 est un acte qui risque de modifier profondément le secteur primaire européen. Non seulement, nous ne nous reconnaissons pas dans cette décision mais nous tenons à répéter que nous ne permettrons pas que cela remette en question la souveraineté des Etats membres en la matière", a-t-il ajouté.
Et de conclure: "Nous évaluerons donc la possibilité de promouvoir un front commun de tous les pays qui voudront s'unir à nous pour défendre la santé des citoyens et les agricultures identitaires européennes".
(Source : Info.france2.fr)
13:45 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ogm, europe, agriculture |
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17.02.2010
Bio et sans OGM : ce qui va changer en 2010
Des traces d'organismes génétiquement modifiés dans les produits bio, c'est l'hérésie permise par l'Europe depuis le 1er janvier 2009. Au mois de juillet prochain, son nouveau label «Agriculture biologique» sera apposé sur des produits bio, répondant à moins d'exigences que le label AB du ministère de l'Agriculture français. Pour tenter de contrer l'étiquetage européen et d'empêcher la confusion du consommateur, la FNAB (Fédération nationale de l'Agriculture biologique) et d'autres associations ont élaboré une marque collective qui trouvera, d'ici un mois, sa place sur les produits «vraiment» issus de la bio.
Un texte, proposé par la Commission européenne prévoyait de fixer le seuil maximal de 0,9 % d'OGM dans la composition d'un produit bio, tolérant ainsi les «présences accidentelles» d'OGM dans le bio. La commission de l'Agriculture au Parlement européen, demandait, elle, que soit limité à 0,1 % le pourcentage d'OGM dans le bio, ce qui correspond au seuil minimum de détection. Elle souhaitait que «les États membres se dotent d'un cadre législatif adéquat, fondé sur le principe de précaution et sur le principe du pollueur-payeur, afin d'écarter tout risque de contamination des produits biologiques par des OGM.» Si cet amendement a bien été adopté par le Parlement, il a pourtant été rejeté par les ministres européens qui ont choisi de conserver le seuil de traces à hauteur de 0,9 % et la possibilité d'utiliser des produits phytosanitaires (pesticides) et d'antibiotiques dans les produits bio.
Or, le bio est censé garantir une alimentation saine, sans additifs chimiques de synthèse, sans OGM, sans hormones, sans antibiotiques, sans pesticides et sans toxiques. Un seuil de 0,9 % contenu dans les produits non bio impose un étiquetage spécifique «avec OGM» sur tout produit vendu dans l'Union Européenne.
«L'initiative Alternative Bio 2 009 s'est formée lors du salon de l'Agriculture l'année dernière» explique Thomas Erguy de BLE (Biharko Lurraren Elkartea). «Le 13 janvier dernier, elle a mis au point une marque collective dans le but de proposer un outil pour les opérateurs sur le territoire français. Elle a également des contacts avec d'autres régions européennes». L'animateur de l'association est conscient du fait que les consommateurs ont du mal à s'y retrouver. Il cite une étude du CREDOC qui pointait une certaine confusion concernant les différents labels apposés sur les produits alimentaires et signalait qu'ils citent en majorité Label Rouge et AB. Or si AB est facultatif, le logo européen va être, lui, obligatoire. La nouvelle marque collective est en cours d'étude juridique et devrait voir le jour dans quelques semaines. «Cette nouvelle marque, qui pourra être ajoutée au logo européen et à AB, garantit la reprise en main d'un outil de développement par les producteurs et les consommateurs bio. Avec le règlement européen, l'outil bio a échappé aux consommateurs et aux producteurs, ce n'est pas le moindre des paradoxes ! On repart de zéro... La marque collective va également garantir un cahier des charges. On part dans l'idée que la réglementation européenne est intéressante mais on veut apporter des points de valeur ajoutée. Il n'y a plus de garde-fous. L'important, c'est de reprendre en main notre destin vers un nouveau modèle de développement, de prendre des orientations pour un avenir durable : la valeur ajoutée, la relocalisation, le lien au sol...».
Parallèlement à la démarche d'Alternative Bio 2009, une nouvelle réglementation en cours d'élaboration devrait bientôt aboutir à une étiquette «sans OGM». En effet, début novembre 2009, Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a remis son avis sur la définition des filières dites sans OGM à l'Etat qui préparera un projet de décret définissant l'étiquetage des produits en provenance de ces filières. «Cette garantie d'un seuil d'OGM en dessous de 0,1 % ne sera pas liée qu'à la bio mais à l'ensemble des produits alimentaires» reprend Thomas Erguy. «Cette réglementation est parallèle à notre démarche et je pense que nos actions y ont contribué. Le but est de mettre en place des pratiques qui empêchent tout risque de contamination. Il ne sera jamais de zéro mais on fait tout pour s'en approcher».
Le nouveau logo européen
Actuellement facultatif, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les Etats membres de l'Union et répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L'apposition, à côté du logo de l'UE, d'autres logos «à caractère privé, régional ou national» sera autorisée. Le logo européen de l'agriculture biologique et ceux des Etats membres sont censés compléter l'étiquetage et aider les consommateurs à repérer les aliments et boissons biologiques. L'étiquetage et l'utilisation du logo sont soumis à des règles strictes : «Les termes tels que biologique, bio, éco etc., y compris les termes utilisés pour les marques déposées, de même que les pratiques d'étiquetage ou de publicité susceptibles de tromper le consommateur ou l'utilisateur en suggérant qu'un produit ou ses ingrédients sont conformes aux exigences définies dans ce règlement, ne doivent pas être employés pour les produits non biologiques».
(Source : Le Journal du Pays Basque par Claire REVENU-JOMIER)
10:15 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bio, ogm, alimentation, agriculture |
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21.01.2010
Les OGM favorisent les pesticides
L'organisation écologiste continue son combat contre les OGM en utilisant cette fois des études scientifiques qui démontrent que les OGM n'évitent pas l'utilisation de pesticides, bien au contraire. De notre journaliste Audrey Somnard
Les OGM ont notamment la particularité d'être des plantes qui luttent elles-mêmes contre les insectes nuisibles et les virus qui peuvent les attaquer. Elles ont été génétiquement modifiées pour épargner aux agriculteurs de devoir les asperger de pesticides, ce qui au final donne des rendements plus importants et plus sûrs pour les agriculteurs.
Pourtant, il semblerait que cela ne soit pas le cas d'après l'étude menée aux États-Unis (où les OGM sont cultivés à une large échelle) par le DrCharles Benbrook. Celui-ci soutient en effet que depuis la mise en place des cultures OGM, l'utilisation de pesticides a largement augmenté. Selon cette étude, la quantité de pesticides utilisée a augmenté de 144000 tonnes durant les 13 premières années de mise en culture des OGM (maïs, soja et coton).
«Une des conséquences directes de la culture des plantes OGM est la croissance dramatique de l'utilisation de pesticides essentiellement liée à l'émergence rapide de mauvaises herbes résistantes au glyphosate, la matière active du Roundup de Monsanto. À cause de ces mauvaises herbes résistantes qui se propagent dans les champs, les agriculteurs doivent utiliser des pesticides en plus grande quantité et/ou nouveaux», déclare Maurice Losch, chargé de campagne OGM chez Greenpeace.
Une munition de plus pour les adversaires des OGM qui s'opposent depuis le début à la firme Monsanto, géant du secteur agroalimentaire et fer de lance de l'industrie OGM. Cette résistance aux pesticides des cultures OGM représente un réel problème de santé publique avec l'apparition de mauvaises herbes qui sont devenues résistantes aux pesticides par transmission génétique. Les agriculteurs s'adaptent donc et utilisent de plus en plus de pesticides de plus en plus puissants pour venir à bout des mauvaises herbes. Un bon calcul pour des firmes comme Monsanto qui vendent également ces pesticides!
L'arrivée de super mauvaises herbes
Pour Maurice Losch, «si la Commission européenne continue de mener sa politique pro-OGM, elle expose les agriculteurs européens, qui devront faire face, eux aussi, aux "super mauvaises herbes", à de très graves problèmes», une bonne raison donc pour les écologistes de demander l'interdiction des cultures OGM et de leur importation en Europe.
Le collectif «Luxembourg sans OGM» fera venir jeudi un professeur français, président du conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de recherche et d'informations indépendantes sur le génie génétique), qui viendra présenter aux ministres de l'Agriculture et de la Santé ses récentes études relatives aux effets négatifs sur la santé du Roundup et du maïs OGM MON863 de Monsanto. Une façon pour les écologistes d'étayer leur discours avec des preuves scientifiques, pour convaincre les ministres luxembourgeois de rester sur leur position, à savoir l'interdiction des cultures OGM sur le sol luxembourgeois.
(Source : lequotidien.editpress.lu)
19:02 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, pesticide, agriculture |
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15.01.2010
La guerre des brevets de semences : préliminaires pour un monopole
Monsanto: enquête des autorités sur le marketing de semences de soja
NEW YORK - Le spécialiste américain des semences génétiquement modifiées Monsanto a annoncé jeudi qu'il faisait l'objet d'une enquête du ministère de la Justice sur un marketing potentiellement anticoncurrentiel de semences de soja.
Selon le groupe, les autorités veulent "confirmation que, comme Monsanto l'a déjà indiqué, les agriculteurs et les fabricants de semences continueront à avoir accès aux semences résistantes à (l'herbicide) Roundup de première génération après expiration du brevet en 2014."
Le groupe a précisé que l'enquête durait depuis plusieurs mois.
"Nous respectons le processus exhaustif des régulateurs. Nous pensons que nos pratiques sont équitables, favorables à la concurrences et conformes à la loi", a souligné le directeur juridique adjoint Scott Partridge.
Cette enquête intervient sur fond de contentieux entre Monsanto et le groupe concurrent DuPont.
En mai, Monsanto avait attaqué en justice son concurrent Pioneer Hi-Bred International (groupe DuPont), en lui reprochant de ne pas respecter ses brevets dans les herbicides pour cultures OGM.
DuPont avait contre-attaqué en estimant que Monsanto n'est pas habilité à lui interdire de combiner les gènes conférant la résistance au Roundup à d'autres gènes sélectionnés par lui.
L'action Monsanto cédait 0,83% à 83,32 dollars.
La semaine dernière le groupe avait publié de nouvelles pertes trimestrielles, à hauteur de 19 millions de dollars, sur fond d'un recul des ventes de Roundup et de semences de maïs et de soja génétiquement modifiées.
(Source : AFP)
14:09 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, semence, monsanto, justice, soja, roundup, dupont, agriculture |
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11.01.2010
ETATS-UNIS - Les grands groupes semenciers dans le collimateur de l'administration ?
Aux États-Unis, les ministères fédéraux de la Justice (DOJ) et de l'Agriculture (USDA) ont conjointement lancé une enquête sur les questions de concurrence et d'antitrust dans l'industrie des semences [1].
Cette enquête intervient au moment où de plus en plus d'agriculteurs et de consommateurs s'inquiètent de la hausse des prix des semences et de la concentration de l'industrie. Tous les regards se tournent vers Monsanto. En effet, selon une dépêche de l'Associated press, par le jeu des acquisitions d'entreprises et des accords de licence, les gènes brevetés par Monsanto sont présents dans près de 96% du soja américain et 80% des cultures de maïs. Par ailleurs, Monsanto a récemment annoncé que son nouveau soja Round-up ready 2 coûterait aux alentours de 74 US dollars l'acre, alors que la version actuelle coute 52 US dollars. En outre, plusieurs organisations s'inquiètent de la disparition de l'offre de semences non OGM.
Tout cela se déroule sur fond de bagarre juridique et médiatique entre les deux groupes semenciers prédominants, Monsanto et DuPont [2]. Au printemps dernier, Monsanto attaquait en justice son concurrent Pioneer Hi-Bred International (groupe DuPont), en lui reprochant de ne pas respecter ses brevets sur les gènes de résistance au Roundup, l'herbicide de Monsanto. L'entreprise Pioneer répondait qu'elle était « totalement dans son droit », et ajoutait que le brevet revendiqué par Monsanto était invalide. En août, le groupe accusait Monsanto de pratiques anticoncurrentielles illégales, allégations entraînant plusieurs questions du ministère de la Justice auxquelles Monsanto a dû répondre.
Dans le cadre de leur enquête, le DOJ et l'USDA encouragent agriculteurs, associations de consommation, juristes, économistes, universitaires, et toutes les parties intéressées à signaler de potentielles conduites anticoncurrentielles. Plusieurs ateliers publics se tiendront tout au long de l'année 2010 dans différents lieux du pays.
Mais, sur la portée de cette enquête, Peter Carstensen, ancien juriste au ministère de la Justice et professeur de droit de la concurrence, explique que rien n'indique que le gouvernement poursuivra Monsanto. A noter qu'au moins deux Etats (Iowa et Texas) mènent à l'heure actuelle leur propre enquête sur le comportement anticoncurrentiel de Monsanto.
[1] : http://www.usda.gov/wps/portal/!ut/p/_s.7_0_A/7_0_1OB/.cm...
[2] :
http://www.reuters.com/article/idUSTRE57H6EI20090818
(Source : Infogm.org)
05:35 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : semencier, semences, ogm, industrie, agriculture |
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10.01.2010
Les OGM, c'est quoi ?
Parmis tout l'argumentaire des commerciaux de l'OGM et nous en avons eu encore la démonstration dans les commentaires anonymes de l'un d'entre eux sur ce site, nous retrouvons souvent la méconnaissance des "bases de la biologie moléculaire et de la génétique" des, je cite, "anti-OGM".
Ainsi vous trouverez ci-dessous la conférence de Christian Velot, Maître de conférences en génétique moléculaire (Univ Paris-Sud XI), chercheur a l'institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d'Orsay). Dans cette conférence donnée à Toulouse en 2005, il donne une explication scientifique très pédagogique de ce que sont les OGM.
Franck Laborderie-Cavada
Débat sur les OGM :
OGM - La contreverse de long en large (planete.blogs.nouvelobs.com - mai 2009)
14:26 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ogm |
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