23.11.2009

EDUCATION - Appel à la grève le 24 novembre

La Fédération Sud Éducation appelle l'ensemble des personnels à la grève, le mardi 24 novembre 2009, et à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d'organiser collectivement la suite du mouvement.

Avis d'alerte rouge !

Les prévisions de budget 2010 laissent présager un état d'asphyxie pour l'Éducation Nationale : plus de 10000 postes supprimés dans l'EN, qui s'ajoutent aux 30000 déjà supprimés ces deux dernières années ! Le gouvernement poursuit sa politique de casse généralisée des services publics en démolissant l'éducation, la poste, le fret ferroviaire...

Ça suffit !!!

Non aux suppressions de postes et leurs corollaires :
 le recours massif aux heures supplémentaires ;
 les classes surchargées ;
 la dégradation systématique des conditions de travail pour les personnels et les élèves ;
 le recours galopant à l'emploi de personnels précaires ;
 les suppressions d'heures de cours et la disparition programmée des RASED.

Oui à :
 l'augmentation des recrutements aux concours ;
 une véritable formation des enseignants ;
 la revalorisation de tous les personnels et de leurs salaires ;
 la défense de leurs statuts ;
 la titularisation sans condition de tous les précaires.

En conséquence, la Fédération Sud Éducation appelle l'ensemble des personnels* à la grève, le mardi 24 novembre 2009

(*enseignants et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé)

L'appel intersyndical à la grève du 24 novembre s'ajoute à la campagne de cartes pétitions et lettres aux parlementaires du collectif « notre école notre avenir ». Mais nous savons touTEs qu'une journée de grève et de manifestations et qu'une campagne d'opinion ne suffiront pas. Les journées de grève tous les deux mois, qui sont souvent la seule perspective donnée par les directions syndicales sont aussi insuffisantes pour contraindre le gouvernement à une autre politique...

C'est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d'organiser collectivement la suite du mouvement.

Pour Sud Éducation, il faut mettre en débat dès maintenant la question de la grève reconductible dans l'EN et la construction d'un véritable rapport de force au niveau interprofessionnel.

(Source : SudEducation.org)

Autre article sur le site : Sauvons l'Ecole Publique

05.11.2009

La crise frappe particulièrement les jeunes mères seules à emploi précaire

La crise frappe particulièrement les jeunes mères seules à emploi précaire, prises en tenailles entre un renchérissement de la vie quotidienne et des revenus irréguliers, note le rapport annuel du Secours catholique publié jeudi.

"Leur structure de consommation a été touchée de plein fouet par les augmentations", notamment des prix de l'alimentation de base, du logement et de l'énergie, souligne François Soulage, président national du Secours catholique.

"En même temps, elles sont en difficulté avec des discontinuités dans leur parcours d'emploi", en raison de la précarité de leur contrat, explique-t-il, dans un entretien à l'AFP.

"Elles avaient beaucoup de travaux intérimaires ou de contrat à durée déterminée", précise M. Soulage: "elles ont maintenant des périodes dans lesquelles elles n'ont pas de ressources à cause de la crise".

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22:47 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, précarité, crise, pauvreté | |

23.01.2009

«Trop d'anciens collègues vivent dans la précarité»

Que sont-ils devenus ? Quintino Silva, l'ex- secrétaire du comité d'entreprise de Valeo.

 

 

Quintino Silva est venu à la rédaction pour dit-il « pousser un coup de gueule ». La grande majorité de ses anciens collègues de Valeo seraient aujourd'hui, dans la précarité, huit ans après la fermeture définitive de l'usine cadurcienne et il veut faire quelque chose pour eux.

 

Quintino Silva fut pendant un quart de siècle le secrétaire du comité d'entreprise de Valeo. « En 2001, j'ai été muté à Villemur et pendant six ans j'ai fait la route entre Cahors et le Tarn avant de me décider à déménager ». Il a vendu sa maison, vit en location à Bressols et travaille pour Labinal aéronautique.

« Je me considère comme un privilégié, j'ai du boulot, je vis correctement, mais quand je vois les difficultés qui sont le quotidien de ceux et de celles qui travaillaient avec moi à l'époque, cela me révolte ».

 

Cahors, Quintino Silva y est arrivé en 1970. « J'aime cette ville. Cahors, c'est ma vie ». Il a gardé dans la cité de solides attaches familiales et revient humer l'air du pays régulièrement. « Sur le marché ou en descendant le boulevard, il m'arrive souvent de croiser des anciens de Valeo. À 95 % ceux que je rencontre vivent grâce au RMI. Ils touchent 400 €, 750 € et vont aux Restos du cœur car ils n'y arrivent plus ».

 

Beaucoup, aspirés par la spirale du surendettement, dans l'incapacité de faire face aux charges envisageraient de vendre leur unique bien, leur maison. Quentino Silva décrit une situation dramatique mais se défend de vouloir en faire un sujet politique : « J'en appelle à tous les élus, il ne faut pas oublier ces personnes ».

 

Lui, n'a plus de responsabilité syndicale, mais son passé de secrétaire de CE l'incite à lancer une action collective : « Pourquoi pas une association ? ». Quentino Silva est décidé à s'investir dans cette cause qu'il pense juste : « Les gens intéressés peuvent me contacter au 0 6 21 680 546 ». Il sait les effets de la crise et le sort fragile des salariés, sa fille est l'une des 300 « victimes » de la fermeture de Molex Villemur.

 

(Source : La Dépêche.fr

18.07.2008

Précarité : le témoignage de trop

Très studieux pour préparer une campagne qui s’annonce très enrichissante (élections du Conseil Départemental et du bureau du MoDem Haute-Garonne en septembre prochain), avec d’un côté des livres tels que « Mon utopie » d’Albert Jacquard (merci Patrick !), « Le MoDem, La raison d’y croire » de Jean-Louis Ragot, un bloc-note et un crayon de papier (pas de gomme) et de l’autre les pelles et les sceaux des enfants, un ballon, le parasol, … (oui, je me trouvais cet après-midi à la plage et alors ?!? un peu de travail dans la détente, voire même le contraire, ça ne fait pas de mal !).

Je reçois un mail … tiens Patrice, le référent du MoDem à Bouloc et du Canton de Fronton, m’envoie une blague histoire de la raconter à toute la plage ! Je peux vous la raconter car bizarrement je me souviens plus facilement des blagues lorsqu'elle sont écrites … :

**Le berger**
Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.

Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :

- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre
troupeau, m'en donnerez-vous un ?

Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :

- Certainement.

L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :

- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.

- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.

Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :

- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?

- Pourquoi pas ? répondit l'autre.

- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS, dit le berger.

- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?

- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier. Maintenant, rendez-moi mon chien.

****

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.

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Après une petite baignade histoire de m’enlever tout le sable avalé par une légère crise de fou rire relativement discrète, mon regard s’arrête sur la page 36 du Nouvel Observateur n°2277 – du 26 juin au 2 juillet (en effet, j’ai du retard dans les hebdos, mais si on m’envoie sans cesse des blagues … c’est normal !) et là … l’ambiance dégringole … retour à la réalité … la gifle (d’ailleurs c’est le titre à la Une du NO : « Pour ou contre la gifle », en passant mon point de vue est « pour », à appliquer  sur certains adultes qui considèrent le respect comme une option de conduite !!).

L’article intitulé « Je n’avais jamais connu ça et ça serrait le cœur » de la rubrique « La parole aux lecteurs » est le suivant :

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« Samedi dernier, je me levais de bonne heure pour être à l’ouverture du supermarché du coin pour acheter de la « nourriture à 50% » portant l’étiquette « Prix cassé, date courte ». Quelle ne fut pas ma surprise de trouver à 8h50 une grosse trentaine de personnes devant l’entrée du magasin. De plus, maintenant, les clients « agissent » en équipe : « Toi, tu viens avec moi aux steacks hachés ; toi, tu vas à la volaille ; et toi, tu vas avec maman aux produits laitiers », et ils donnent les bons tuyaux, en se reconnaissant dans les rayons, à des compagnons d’infortune rencontrés là, au fil des semaines. J’ai juste 60 ans, je n’avais jamais connu ça, et ça serrait le cœur. »

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Il y a quelque mois, ces produits étaient « généreusement  offerts » dans les poubelles aux SDF bien renseignés ou redistribués à des associations qui en assuraient la redistribution gratuite aux nécessiteux, aujourd’hui ces mêmes produits restent en magasin pour être vendus « soldés à 50% » : « Prix cassé, date courte ».

Nous y sommes. Les supermarchés vendent et gagnent plus grâce à la précarité !

Comment est-ce possible ? Nous tournons à l’envers !

A Fronton, la station d’essence de l’Intermarché fait une opération à « prix coutant » et c’est une véritable ruée qui se produit … de quoi méditer.

Je ferme le Nouvel Obs’ … j’éteins mon portable … et je vais aider mes enfants à construire leur Château …

Franck Laborderie-Cavada

10:17 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, social, précarité, politique | |