20.04.2010
Tarbes - « Le bio, c'est pas plus cher »
20 % de produits bio dans les cantines d'ici 2012, voilà l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement. La Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) a dit « chiche ». Actuellement, il y a seulement 0,7 % de produits bio en restauration collective. Bref, il y a du travail pour atteindre l'objectif. « On a commencé par former des chargés de projets, des diététiciens et maintenant des cuisiniers », indique Pascal Lachaud. L'animateur du Groupement de l'agriculture biologique des Hautes-Pyrénées (GAB 65) vient d'encadrer un stage - avec Thierry Marion de la FNAB - de correspondant culinaire bio, dans les locaux du centre de vacances EDF de Nestier. La formation a réuni huit cuisiniers de collectivités de la zone sud.
Il s'agit de créer un réseau de cuisiniers bio et une association nationale de cuisine alternative. Basé sur des règles de base : la proximité, la relocalisation de la production, la cuisine de produits bio locaux.
« Le cuisinier de collectivités est celui qui nourrit le plus grand nombre. On n'est pas sur de l'élitisme. Il convient de nourrir en cohérence, en proposant une cuisine durable », indique Pascal Daumas, cuisinier à Briançon. « Il y a une grande variété de produits bio dans chacune de nos régions. On n'est pas obligé d'aller les chercher en Chine », explique Jean-Marc, de Dordogne. « Le cuisinier ne fait qu'apporter de la valeur ajoutée au produit de l'agriculteur. Il continue l'histoire », précise Gervais Beaulande, de La Ferme du Leconet. Favoriser les circuits courts, tirer la production de produits bio, travailler des produits frais, tout cela est bel et bon, mais quid du prix des repas ?
« Le bio, c'est pas plus cher »
« Je cuisine du bio à 90 %. Je passe dans mon budget. Le prix du repas est de 2,35 € par élève. Avec ce que j'ai appris, je vais économiser encore », confie Jean-Marc. Tout en donnant du plaisir. Il n'y a pas de tristesse dans l'assiette.
« Le prix moyen d'un repas scolaire est de 1,75 € et le repas bio de 1,82 €», explique Gaby, de Labastide-de-Sérou.
« C'est un faux réflexe de dire, le bio c'est trop cher », estime Gervais Beaulande. Dans sa démonstration, il évoque le gaspillage de l'agriculture conventionnelle, le problème de stockage, la courte durée de vie des produits conventionnels. Il aborde aussi la question de la pollution des sols, du coût de la santé, la manière de cuisiner. « Une bonne cuisson permet l'économie de 10 à 15 %. Sur 15 tonnes de viandes, on fait 150 kg d'économie ». Pour Pascal Daumas, si l'on s'inscrit dans une « cohérence locale, le bio sera même moins cher ».
La Fédération nationale de l'agriculture biologique vient d'organiser une formation de correspondant culinaire bio à destination de cuisiniers de restauration collective.
« La formation classique de cuisinier n'apprend pas à faire à manger pour 500 personnes. »
(Source : La Dépêche.fr)
11:03 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, cantine, scolaire, alimentation, agriculture, production, producteur, local |
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10.12.2009
Un an de vie bio et Pecha'bout de nature tient le bon bout
L'association bio a fait son premier bilan après son baptême en janvier dernier et a présenté ses projets.
Tout bio, tout bon pour Pecha'bout de nature. Un an après avoir semé sa graine dans le champ du commerce bio, l'association présente une récolte productive. De 30 membres à l'origine, ils se comptent désormais en décembre à 107. Et ce avec un effet séduction qui a largement dépassé les frontières péchabboliennes, puisque, que ce soit à l'étal ou par le système des paniers, les bio quality-addicts résident à Toulouse, dans le Lauragais profond ou dans les communes voisines de la ville du maire Georges Karsenti, éclatant comme une marguerite en fleur de voir que le bio a bien creusé son sillon dans sa cité, et que par effet rebond ici le marché arbore l'étiquette de lieu social, et ce de 7 à 77 ans.
« Aujourd'hui, le gros du marché bio est constitué. Nous sommes pratiquement arrivés à créer une plateforme de tous les produits bio de consommations. C'est important d'avoir tout ici car nous défendons aussi une consommation responsable avec moins de trajets à effectuer pour les consommateurs. C'est cela aussi la défense du développement durable. Tous les producteurs à Pechabou adhèrent à cette philosophie » commentait Carine Karsenti, un des cartes du carré d'as de l'association, après le buffet discussion avec les producteurs, qui ont eu le loisir de visionner la vidéo Pechabou'People relatant l'an I, concoctée sur fond de musique jazzy par Jean-Jacques Lutz, un magicien habitué au tour de passe-passe avec les enfants sur le marché.
« Avec ce système de paniers sur un abonnement de trois mois, nous avons une garantie financière, mais surtout nous garantissons la fraîcheur des produits et respectons les saisons. En plus, comme beaucoup de produits bio en vente ici sont sous-vide que l'on peut garder 15 jours au réfrigérateur, on peut bien mieux les congeler », confiait Danièle, la poissonnière, qui a mis dans son épuisette de clients... l'Élysée.
Un marché qui veut l'an prochain monter de nouvelles marches de la renommée. « Déjà pour le marché de Noël du 19 décembre, on va créer un effet de sensibilisation entre les enfants, dont certains vont récolter des jouets pour les enfants démunis. Ensuite, tous les mois, on va faire un marché à thème : janvier la galette, février le carnaval, mars l'artisanat, en avril les œufs, en mai la journée nature, en juin la fête de la musique, en juillet la pétanque, en août le cinéma de plein air, en septembre le bar à eau, en octobre le samedi du goût, en novembre la réduction des déchets et en décembre le marché de Noël. Il y a aura aussi comme en 2009 des ateliers toujours sur des sujets d'écologie », détaillait Carine Karsenti. Au marché de Pechabou, les idées poussent sur un sol fertile.
Des prix encore plus performants l'an prochain
La politique du bon prix pour le bon produit n'est pas laissée en friche au marché de Pechabou. « Avec les paniers de 5 kg, on va être encore plus performants, et même pour des produits bio certifiés, moins chers que des produits non bio en hypermarchés » garantissaient de concert Stéphane Forestier et Carine Karsenti avec l'aval des producteurs. Pour preuve, un panier de 5 kg de légumes bio coûtera 11 €, contre 12 € en non-bio en hyper et 25 € en bio en hyper.. Un panier de bœuf bio sera en 2010 à 65 €, pour du non bio en hyper entre 73,75 et 92,55 €, et pour du bio à 98,62€. « Pour le veau, on sera aussi hyper compétitif. À Pechabou, les 5 kg de bio vaudront 70 €, contre entre 74,45 € et 91,50 € pour du non bio » notait Carine Karsenti
(Source : La Dépêche.fr)
11:23 Publié dans Thème : BIO | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : association, bio, production, agriculture, économie |
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