07.11.2010

Manifestation : Toulouse toujours très mobilisée

De la Poste au Trésor, de Continental à EADS Astrium, en passant par Tisséo et l'hôpital Marchant, le cortège contre la réforme des retraites a encore mobilisé une foule considérable, hier à Toulouse, malgré le vote de la loi le 27 octobre dernier. De l'estimation très faible de la préfecture -13 000 manifestants- au chiffre, forcément un peu gonflé, des syndicats (110 000), le juste milieu se trouverait à environ 70 000 personnes. Malgré tout, la mobilisation est légèrement en baisse, et le secrétaire national de la CGT l'a avoué. Gisèle Vidallet, représentante toulousaine du syndicat, se réjouissait quand même de voir autant de monde dans la rue. « C'est loin d'être un baroud d'honneur. Les salariés répètent leur refus de voir une réforme peser encore une fois sur les moins fortunés. » Des paroles confirmées au sein du cortège, par Gérard, 45 ans, et son fils Étienne, 18 ans : « On est venus encore une fois, parce qu'on a encore espoir de faire reculer le gouvernement. Il ne nous écoute pas, mais la rue reste mobilisée, et dans les entreprises, le mécontentement gronde. » Bernard Dedeban, de la FSU, en tête de cortège au côté des syndicats unis, indiquait pour sa part : « La mobilisation n'est pas terminée. La volonté de se battre est intacte. Ce ne serait pas la première fois qu'une loi est promulguée et qu'elle n'est pas appliquée ». « Pour sa loi sur la sécurité, Sarkozy a dû s'y reprendre à 5 fois. Pourquoi pas pour les retraites ? », renchérissait Gisèle Vidallet. « De toute façon, on saura se souvenir de l'autisme de ce gouvernement en 2012 », notait Alain, sa petite Sophie sur les épaules, et une pancarte indiquant « 2012 : éjection présidentielle ».

Étudiants et lycéens

En tête de cortège. Un contingent d'une centaine d'étudiants et lycéens, rassemblés notamment derrière une bannière « Mirail en lutte » se trouvait juste derrière la banderole unitaire des syndicats, en tête de cortège. Le Mirail (Toulouse II) a voté jeudi dernier le blocage de la faculté. Juchés sur le camion de la CGT, trois jeunes, une fille et deux garçons, lançaient les slogans au micro, devant les jeunes qui reprenaient notamment en chœur : « C'est pas à l'Élysée, c'est pas à Matignon, c'est pas dans les salons qu'on obtiendra satisfaction ; il faut lutter, s'organiser, c'est tous ensemble qu'on va gagner ».

Molex, Conti

Dans le cortège. Les entreprises au cœur de la lutte sociale en Haute-Garonne étaient très bien représentées dans le cortège. Les Molex, dont l'entreprise a été liquidée jeudi dernier, et qui sont toujours au cœur d'une bataille juridique pour le règlement de leur plan social, étaient facilement repérables avec leurs tabliers bleu et gris. Guy Pavan et Denis Parise, les leaders de la mobilisation au printemps dernier, étaient présents dans le cortège.

Slogans

« 2012 : éjection présidentielle ».

« Pensez à sortir les ordures »

« Racailles en 2012, notre Kärcher, le bulletin de vote »

« Dis-moi papy, tu ne vas pas me piquer mon boulot ? »

« Sarko, faut rembourser la vaseline ! »

« Sarkozy t'as pas gagné, on est toujours dans la rue ! »

« Qui sème la misère, récolte la colère ! »

(Source : La Dépêche.fr)

09:49 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toulouse, retraite, manifestation, social | |

06.11.2010

Tractage devant Airbus : 6 kilomètres de bouchons

Une quinzaine d'employés du collectif des Sociétés de service toulousaines SSII-CGT a provoqué une retenue importante hier matin sur l'A624, à partir du rond-point de La Crabe, entrée principale d'Airbus. Le collectif a distribué des tracts aux automobilistes venant travailler chez Airbus. Jusqu'à 6 kilomètres de bouchons ont été enregistrés entre 7 h 30 et 9 h 30 par la Direction des routes nationales du Sud-Ouest (Dirso). Les bouchons débutaient au rond-point de la Crabe à Saint-Martin-du-Touch et se sont propagés au périphérique extérieur aux Ponts-Jumeaux, jusqu'à Purpan sur l'A624 en passant par les Sept-Deniers sur l'A621.

Une grosse galère de plus pour les automobilistes en transit vers leur lieu de travail.

Le but de cette distribution de tracts était d'alerter les automobilistes au sujet de la réforme des retraites, et appeler à la manifestation unitaire de ce matin (10 heures au métro Saint-Cyprien à Toulouse).

Les sociétés représentées au sein de ce collectif sont Akka Is, Altran Sud-Ouest, Assystem, Atos, Capgemini, CS Ingénierie, Eurogiciel, GFI, IBM Services, Open, Sogeti, Steria, Safran Ingénierie et Thalès Services.

(Source : La Dépêche.fr)

06:43 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, social, ssii | |

23.09.2010

Réforme des retraites : la France au ralenti

Le 7 septembre dernier, ils étaient entre 1 et 3 millions dans la rue. Aujourd'hui, pour la nouvelle manifestation contre la réforme des retraites, les syndicats espèrent réunir autant de monde. Le gouvernement n'a pas encore cédé d'un iota.

Combien ? Combien seront-ils dans la rue aujourd'hui ? Les syndicats jouent gros en organisant à deux semaines d'intervalle une manifestation contre le projet de réforme des retraites. Mais ils se déclarent confiants dans la mobilisation.

Le 7 septembre dernier, le nombre de manifestants était évalué à 1,1 million selon le ministère de l'Intérieur et à plus de 2,7 millions selon la CGT. Une mobilisation inférieure, voire la même, serait aussitôt interprétée par le gouvernement comme un essoufflement du mouvement.

La réforme des retraites, qui prévoit notamment un départ à 62 ans, vient d'être adoptée par l'Assemblée nationale. Reste le Sénat. Et quelques marges de manœuvres sur la pénibilité, peut-être le travail des femmes.

Mais Éric Woerth, le ministre du Travail, s'est montré inflexible en rejetant l'idée d'un maintien de la retraite à taux plein à 65 ans pour les femmes ayant élevé 3 enfants. Ce sera 67 ans, dit-il. Éric Woerth propose d'intervenir en amont, prendre notamment en compte les indemnités maternité.

Mais le sentiment d'injustice éprouvé par celles qui gagnent moins que les hommes, qui travaillent souvent à temps partiel pour élever leurs enfants, et qui se retrouvent avec de maigres pensions, est en train de semer le trouble jusque dans les rangs de la majorité. Des sénatrices UMP pourraient ruer dans les brancards.

Hier, la Halde, Haute autorité de lutte contre les discriminations, a estimé que le projet de loi « risque de pénaliser davantage les femmes ». C'est un avertissement au gouvernement.

« La République est en cause car l'égalité est en cause », a déclaré hier à Pau Martine Aubry, la secrétaire nationale du PS. Le Parti socialiste assure que « la retraite à 60 ans, ce n'est pas mort ». Un sondage Ifop montre pourtant que 62 % de Français ne sont pas convaincus que l'opposition reviendra sur les mesures d'âge si elle arrive au pouvoir en 2012.

Mais avant 2012, il y a ce 23 septembre. Et l'espoir pour les syndicats de faire ployer le gouvernement.

Un gouvernement « en plein doute », selon François Chérèque, le leader de la CFDT. À la CGT, un optimisme prudent l'emporte : « Nous sommes plutôt confiants », déclare Nadine Prigent.

Au total, 231 manifestations vont avoir lieu aujourd'hui dans le pays, contre 213 le 7 septembre dernier. Vendredi, l'intersyndicale fera les comptes de la mobilisation, et fourbit déjà d'autres rendez-vous. Peut-être une grève nationale.

Le gouvernement est prévenu.

Sabine Bernède - LDDM

La France au ralenti...

SNCF. Plusieurs syndicats appellent à la grève. En Midi-Pyrénées, la SNCF prévoit 30 % de trafic sur ses lignes TER, 25 % pour les TGV, 50 % pour les Teoz. Pour le Languedoc Roussillon, 45% des circulations de TER seront assurées par trains et autocars de substitution ; 38% des TGV ; 37% des Corail Teoz et aucun train Talgo entre la France et l'Espagne. Renseignements au 0 805 90 36 35 (Grandes Lignes, TER, Téoz) ou sur www.sncf.com.

Avions. Perturbations dans le ciel. À Toulouse-Blagnac, un tiers des vols seulement. Annulation de la moitié des vols sur Paris-Orly, 40 % sur Roissy (renseignements Air France au 3654 ou www.airfrance.fr ; Easy Jet au 0826 103 320, 0,15 €/min ou www.easyjet.fr). Navette Aéroport : assurée à 85%, déviée durant la manifestation.

Métro. Trafic perturbé à Paris (renseignements au 0 800 15 11 11). À Toulouse, perturbations annoncées aussi dans le métro ; Tisséo table sur une moyenne de 65 % de bus en fonctionnement dans la journée (détail sur www.tisseo.fr)

Écoles. Le principal syndicat du primaire, SNUipp-FSU prévoit « plus d'un enseignant sur deux en grève ».

Hôpitaux. Des syndicats de praticiens hospitaliers, urgentistes, anesthésistes ont appelé à la grève.

Justice. Depuis lundi, cela tourne au ralenti. Le syndicat de la magistrature a lancé un mot d'ordre spécifique pour aujourd'hui.

Médias. De la musique sur plusieurs stations de Radio France. Des préavis de grève à France Télévisions.

Et aussi… La Poste, EDF, France Telecom, les banques, Pôle Emploi…

(Source : La Dépêche.fr)

08:44 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, retraite | |

07.09.2010

30 000 à 40 000 manifestants attendus

La manifestation contre la réforme des retraites à 14h30 cette après-midi à Toulouse devrait mobiliser 30 à 40 000 personnes, selon les estimations de la police.

30 à 40 000 manifestants selon les estimations de la police mais combien effectivement ? La question est sur toutes les lèvres ce matin alors que des assemblées générales se déroulent un peu partout, dans le secteur privé, comme dans la fonction publique. À la Poste, chez France Télécom, aux Impôts, dans les pôles emplois, les écoles, les hôpitaux, les transports, et aussi dans les entreprises, plus de 150 préavis de grève ont été déposés hier selon les organisations syndicales. « Je me méfie de la guerre des chiffres », observe Gisèle Vidallet, sauf que la secrétaire générale de l'union départementale de la CGT ajoute : « La manif sera réussie c'est certain, car les gens en ont assez des affaires, et de ne pas être entendus sur l'essentiel ; les salaires et la retraite ». Le même optimisme règne chez Force ouvrière où Joseph Bellanca constate : « Notre meilleur baromètre, c'est la présence des Airbusiens dans le cortège. Lorsque l'aéronautique se met en grève, la démonstration devient très forte ». Selon lui, les préavis de grève annoncés dans la grande distribution « confirment la mobilisation des salariés dans tous les secteurs d'activité ». Un chiffre vient aussi à l'esprit des organisations syndicales. Le 29 janvier 2009, la réforme des retraites avait mobilisé 100 000 personnes à Toulouse.

Trains: 30% de TER 40% de TGV

SNCF - Trafic très perturbé. Depuis hier soir 19 heures et jusqu'au mercredi 8 septembre 8 heures, le trafic SNCF en Midi-Pyrénées sera perturbé. Aujourd'hui, la circulation des TER sera assurée à 30 %, d'après les estimations de la SNCF. Côté TGV au départ de Toulouse direction Paris, deux trains sont annoncés , le premier à 6 h 08 avec une arrivée à Paris Montparnasse à 1 145 et le second à 16 h 08, avec arrivée dans la capitale à 21 h 30. Dans le sens Paris Toulouse, la SNCF prévoit deux arrivées TGV à 13 h 26 et à 22 h 44. Un seul train Corail à destination de Paris sera au départ de Toulouse à 17 h 01 avec arrivée à 23 h 25 en gare d'Austerlitz. Trois trains Corail sont prévus sur l'axe Bordeaux Marseille avec arrêt à Toulouse, et trois dans l'autre sens Marseille Bordeaux. Enfin les trains de nuit Lunea et les liaisons TGV interprovince transitant par Toulouse ne seront pas assurés. Se renseigner sur www.sncf.com pour tous les trafics et www.ter-sncf.com pour les TER.

Tel.0 805 90 36 35. Ter : 0 800 80 13 34. Téléphone portable : sncf.mobi

Avions : passagers cloués au sol

Vols > Contacter les compagnies. Selon l'aéroport Toulouse-Blagnac, la grève du mardi 7 septembre, pourrait générer de fortes perturbations dans le programme des vols au départ et à l'arrivée de Toulouse-Blagnac. Les passagers sont invités à contacter leur compagnie aérienne pour connaître l'état de leur vol avant de se rendre à l'aéroport. Les informations relatives au trafic seront aussi disponibles en temps réel sur le site www.toulouse.æroport.fr

Bus : 60 % du trafic assuré

Bus - Lignes déviées. Selon la direction de Tisséo, 60 % du trafic sera normalement assuré dans la matinée avec des ajustements de lignes, sur le parcours de la manifestation. Les lignes 1, 2, 3, 10, 12, 14, 15, 16, 22,23, 29, 38, 42, 44, 52, 63, 66, 70, 71, 78, 80 et la Navette Aéroport sont déviées à partir de 13 h 30. Les lignes Tisséo transport scolaire devraient être davantage affectées par cette journée d'action, surtout dans le nord de Toulouse. Les lignes Tisséo à la demande en revanche ne seront pas concernées par les débrayages. www.tisseo.fr

Métro : débrayage à partir de 13 heures

Métro - Des interruptions à partir de 13 heures. Le premier métro démarre à 6 h 15 au lieu de 5 h 15 et fonctionne normalement jusqu'à 13 heures en principe. L'après-midi des interruptions est annoncée sur les lignes A et B. www.tisseo.fr

(Source : La Dépêche.fr)

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06.09.2010

Grèves : Début de semaine agité en perspective...

A peine rentré, le petit monde de l'Education nationale se met en grève, demain et mardi 7 septembre dans le cadre d'une journée d'action intersyndicale contre la réforme des retraites (voir ci-contre). Le fait est assez rare pour être mentionné : demain, le jour où les élèves sont censés commencer les cours, les enseignants du second degré (collèges et lycées) descendront dans la rue à l'appel du Snes-FSU, majoritaire dans le secondaire, pour qui la coupe est pleine. « C'est une rentrée exceptionnelle qui cumule tous les défauts, tous les problèmes. A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle », estime Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes-FSU. Sur de nombreux points, le malaise est grandissant concernant les réformes sarkozystes conjuguées aux suppressions de postes (40 000 en trois ans).

Formation des enseignants. Sa mise en œuvre est « une catastrophe », estime le syndicat. Fraîchement diplômés, les jeunes profs sont affectés dans des classes sans avoir fait de stage ni reçu de cours de pédagogie. Avant la réforme, ils suivaient une formation en alternance durant un an.

Réforme du lycée. Pour beaucoup d'observateurs, « on est en plein bricolage ». Personne ne sait exactement comment seront dispensés les deux heures d'accompagnement personnalisé hebdomadaires - une nouveauté - ni ce que seront les nouveaux « enseignements d'exploration ».

Education prioritaire. 2010 a droit à son nouveau sigle, « Clair ». Comme Collège et Lycée pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite, dispositif né des états généraux sur les violences scolaires. Soit 105 collèges et lycées « plus autonomes », où les chefs d'établissement peuvent recruter leurs équipes.

Suppressions de postes. Encore 16 000 cette année, autant qu'en 2011. Pendant ce temps, les classes augmentent leurs effectifs, dénoncent les syndicats, avec 39 000 élèves de plus cette année dans le second degré.

Revalorisation des salaires. C'est, selon le Snes, « la montagne qui a accouché d'une souris ». Les hausses de salaires annoncées à grand renfort de publicité par Luc Chatel équivalent à une augmentation de 50 € mensuels sur toute la carrière. Chez les profs, « l'abattement a fait place à la colère », disent les syndicats.

Mardi, contre la réforme des retraites

Environ 62 % des professeurs des écoles seront en grève mardi, pour protester contre le projet de réforme des retraites. SNCF : sept syndicats ont déposé un préavis. RATP : tous les syndicats de la régie publique appellent à la grève pendant 24 heures. Air France : des vols seront perturbés. Transports urbains : appels à la grève dans les réseaux de nombreuses villes. Près de 5,3 millions de fonctionnaires sont appelés à faire grève. La justice aussi suit le mouvement : le Syndicat de la magistrature et la CGT des Chancelleries et services judiciaires ont déposé un préavis. De même que Pôle emploi (six syndicats appellent à la grève) et les hôpitaux. Les secteurs de l'énergie, la Poste, associatif et privé (banque, industrie, commerce).

Le chiffre : 70 %

Mobilisation - Une majorité de Français (70 %) approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi 7 septembre contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Ifop.

(Source : La Dépêche.fr)

05:13 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, social, retraite | |

28.05.2010

Retraites : le Grand Sud mobilisé

Les défilés organisés hier pour la défense des retraites ont été plus fournis que le 23 mars, selon les syndicats ; la police donnant des chiffres contrastés. La CGT a comptabilisé un million de personnes et 176 manifestations à travers toute la France, tandis que le ministère de l'Intérieur ne comptait pas plus de 395 000 manifestants.

Encore une fois, la mobilisation a été forte dans Grand Sud. à Toulouse, les syndicats ont compté 35 000 manifestants (10 000 selon la police). De nombreux salariés du privé (Thalès, Airbus ou EADS) ont défilé avec leurs collègues du public comme Météo-France ou la DGA. À Albi, 5 000 personnes ont battu le pavé. Dans le Lot, entre 2 700 et 3 700 personnes, selon les sources, ont manifesté à Cahors et à Figeac. Plus que le 23 mars dernier. Dans le Gers, 2 000 personnes ont défilé en matinée à Auch, une très bonne participation pour le département. Le fonctionnement de la plupart des écoles en a été perturbé. À Rodez, les rangs étaient plutôt clairsemés, réunissant tout de même 2 500 manifestants selon les forces de l'ordre, 5 000 selon les organisateurs. À Montauban, on comptait environ 3 000 participants, autant que le 23 mars. Hier matin, 4 000 manifestants se sont retrouvés dans les rues de Foix selon les syndicats (2 800 selon la police). Les organisateurs ont dénombré 2 000 à 2 200 manifestants à Agen, près de 700 à Marmande. On notera la très forte mobilisation à Tarbes, plus de 8 000 manifestants selon les syndicats, 7 000 selon la police. Les syndicats ont noté beaucoup de nouvelles têtes dans le cortège, des gens qui d'ordinaire ne manifestent pas.

L'intersyndicale se réunira le 31 mai pour décider des suites. Le bras de fer paraît bel et bien engagé, alors que le gouvernement a confirmé sa volonté de repousser l'âge légal de départ au-delà de 60 ans.

(Source : La Dépêche.fr)

27.05.2010

Retraite : la bataille des 60 ans débute aujourd'hui

Aujourd'hui sera une journée test pour les syndicats. Ayant appelé à une journée d'action nationale, le nombre de manifestants dans les grandes villes donnera la mesure de l'ampleur de la contestation de la réforme des retraites en cours. Depuis le début de la semaine, la tension est montée entre le gouvernement et l'opposition. C'est un festival de petites phrases qui a emballé le débat hier : Nicolas Sarkozy s'en prenant à la réforme de François Mitterrand sur la retraite à 60 ans laquelle n'était pas financée selon lui, Martine Aubry ressortant une interview du président de la République de mai 2008 dans laquelle il assure qu'il n'a pas « le mandat des Français » pour repousser l'âge de départ à la retraite. Pourtant le ministre du Travail Éric Woerth a bien annoncé la fin de la retraite à 60 ans : « Votre vie s'allonge, il est donc logique que votre vie professionnelle s'allonge. On va repousser l'âge légal de départ » a-t-il déclaré.

Les français convaincus du besoin d'une réforme

Certes, les Français sont conscients de la nécessité d'une réforme. En revanche, ils attendent qu'on leur présente l'addition avant de faire savoir s'ils approuvent ou s'ils rejettent les propositions du gouvernement. C'est toute la difficulté des syndicats (CFDT, CGT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa mais pas FO) qui appellent à la grève aujourd'hui : comment parvenir à mobiliser les troupes quand on ne connaît pas les propositions du gouvernement ? La mobilisation a l'air de trouver un écho dans la fonction publique puisqu'un tiers des enseignants des écoles seront en grève aujourd'hui. à la SNCF, quatre syndicats ont appelé à la grève mais 75 % des TER sont prévus et 100 % des TGV. En revanche, la mobilisation dans le privé reste la grande inconnue de cette journée.

Côté mesures, si le gouvernement n'a pas encore avancé ses pions, le chef de l'état a toujours exclu une baisse des pensions mais sera amené à allonger la durée de cotisation et à décaler l'âge légal de départ à la retraite. Afin de faire passer la pilule Éric Woerth a assuré que le système par répartition (solidarité inter-générationnelle) serait maintenu. Hors de question pour le gouvernement de s'aventurer sur le terrain glissant de la retraite par capitalisation (privée). La bataille aurait été perdue d'avance.

Gil Bousquet

Réforme : les gagnants - les perdants

Les ouvriers touchés. Ils ont souvent commencé à travailler jeunes. Contrairement aux cadres qui ont dû faire des études parfois longues, les ouvriers sont entrés jeunes dans la vie active. Certains d'entre eux qui ont commencé à travailler à 18 ans avaient leurs 40,5 ans de cotisation mais n'avaient pas encore atteint l'âge légal de 60 ans pour faire valoir leurs droits. Logiquement, repousser l'âge légal de 60 à 62 ou 63 ans retardera d'autant le départ de ces actifs ayant débuté leur carrière jeune. Ils devront s'acquitter de 44 voire 45 ans de salariat avant de pouvoir prétendre à la retraite. En effet le « dispositif carrière longue » instauré en 2003 ne s'applique qu'aux travailleurs ayant commencé très jeunes à 15 ou 16 ans leur carrière professionnelle. Eux seuls peuvent partir avant l'âge de 60 ans.

Les métiers pénibles favorisés. C'est un sujet qui ne va pas tarder à entrer dans la négociation. Concrètement, les salariés ayant occupé un métier pénible pourront bénéficier d'un régime dérogatoire pour ne pas avoir à attendre l'âge légal (62 ou 63 ans) pour partir à la retraite. Reste aux partenaires sociaux et au gouvernement à se mettre d'accord sur la liste des métiers pénibles. Le système reste à inventer : que faire d'un salarié qui n'a occupé un métier pénible que pendant quelques années ? La crainte du gouvernement avec ce volet des négociations est d'éviter à tout prix de recréer des régimes spéciaux. Pour l'UMP, la pénibilité doit être considérée de manière individuelle et non collective avec un carnet de santé professionnel permettant de suivre le salarié durant toute sa carrière. Et ainsi lui attribuer des bonus en cas d'emploi pénible.

Les régimes spéciaux épargnés. Ils ne sont pas concernés par la réforme des retraites. Pourquoi ? Parce que les régimes d'EDF, GDF, la SNCF, la RATP, etc. ont déjà été réformés en 2007, peu après l'élection de Nicolas Sarkozy. À la SNCF, par exemple, la réforme prévoit le passage de 37,5 à 41 années de cotisation, et l'instauration d'un système de décote.

Les femmes défavorisées. Souvent victimes malgré elles de carrières hachées par des périodes de temps partiel ou de chômage, les femmes peineront encore plus à rassembler leurs annuités, alors qu'elles ne pourront partir qu'à 62 ans.

(Source : La Dépêche.fr)

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15:20 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : social, retraite, manifestation | |

26.05.2010

Le gouvernement a décidé de repousser l'âge légal de la retraite

Le gouvernement a décidé de repousser l'âge légal de départ à la retraite, à 60 ans actuellement, mais n'a pas encore déterminé à quelle limite il le fixerait, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Quant à savoir si l'âge légal de départ serait repoussé à 62, 63 ans ou plus, cette source a répondu que "le curseur" n'avait pas été arrêté et qu'il le serait en fonction des paramètres retenus (allongement de la durée des cotisations, recettes nouvelles ...).

"Il n'y a pas de piste aboutie", a-t-on insisté, alors que les syndicats ont prévu jeudi une journée de mobilisation sur le thème des retraites. Toutefois, cette source a affirmé que la question d'un relèvement "des cotisations des fonctionnaires" était "vraiment sur la table".

Ce week-end, plusieurs médias (Le Monde, Le Figaro, l'Express, Les Echos), faisant échos aux affirmations de plusieurs syndicats, avaient assuré que le recul de l'âge de départ à la retraite aurait lieu progressivement à partir de janvier 2011, avançant 62 ou 63 ans. Ce que le gouvernement avait aussitôt démenti.

Ils ont également affirmé que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein (41 ans en 2012) allait être également allongée. L'Express a évoqué "42 ans et un trimestre en 2030".

Dimanche, le ministre du Travail Eric Woerth a indiqué que la réforme des retraites entrerait progressivement en œuvre à partir du "1er janvier 2011".

Ces annonces interviennent quelques jours avant la journée de mobilisation syndicale, jeudi, sur les retraites.

Mardi matin, alors que l'UMP tient sa convention sur les retraites, plusieurs ténors de la majorité sont montés en première ligne pour défendre le report de l'âge légal.

"Relever l'âge légal de la retraite est inévitable, à condition de mettre en place la reconnaissance de la pénibilité et de conserver en l'adaptant le dispositif des carrières longues", a déclaré le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand.

"L'âge légal à 60 ans pose un problème, en fait il fait dégager les seniors à partir de 55 ans", a renchéri le président du Sénat Gérard Larcher pour qui "il faut dire la vérité aux Français". "Ce n'est pas vrai qu'on pourra garder un système identique avec une augmentation de l'espérance de vie", a-t-il dit.

Quant au secrétaire national de l'UMP chargé du dossier des retraites, Arnaud Robinet, il a estimé que relever l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans lui semblait, "à titre personnel", "un minimum" et que "65 ans (était) dans le domaine du possible si l'on se place à l'horizon 2030".

"Nous sommes tous à peu près d'accord: il faut absolument jouer sur la durée de cotisations et sur l'âge légal" de départ à la retraite, a déclaré le porte-parole adjoint de l'UMP Dominique Paillé en ouvrant la convention nationale du parti. Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a expliqué qu'il fallait "jouer sur trois curseurs: l'âge légal de départ, la cessation effective d'activité", liée à l'emploi des seniors, et "la durée de cotisations".

"A ce stade l'UMP ne fera pas de propositions chiffrées", en raison de la nécessité de prendre en compte ces "trois curseurs", a-t-il ajouté.

(Source : La Dépêche.fr)

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19.05.2010

Retraites : le tollé des syndicats

Ça ne passe pas ! Le gouvernement n'est pas encore entré dans le détail des mesures, mais son « document d'orientation » fait déjà l'unanimité contre lui. Hier les syndicats et l'opposition ont multiplié les piques contre les contours d'une réforme des retraites encore floue. Ils ont notamment rappelé leur hostilité à la remise en cause de la retraite à 60 ans, l'une des principales pistes envisagées par le gouvernement dans son texte publié dimanche, et se sont montrés sceptiques face à la contribution annoncée des « hauts revenus et des revenus du capital ». Le document « laisse entrevoir des solutions injustes, sans commune mesure avec les défis posés par le système de retraite », a réagi la CFDT, qui aurait préféré une « remise en question plus générale du système ». Tout en saluant un « signe positif » avec la mise en place d'une nouvelle contribution, la CFDT « sera attentive à ce qu'il ne s'agisse pas uniquement d'une mesure symbolique ». Sur cette contribution, Jean-Claude Mailly (FO), a craint « que ce soit une recette de poche ». À la CGT, on estime qu'« on a été écouté mais pas entendu, et aucune de nos propositions n'a été retenue, il faut donc « pousser » encore aujourd'hui »

L'opposition n'a pas été plus tendre. Le PS a qualifié la taxation annoncée des hauts revenus de « leurre » pour faire « passer la pilule ». Pour Martine Aubry, le gouvernement « souhaite comme d'habitude faire payer les salariés et les retraités ». « C'est la fin de la retraite à 60 ans qui est programmée ! », a estimé le PCF. La concertation entre le gouvernement et les syndicats continuera cette semaine.

(Source : La Dépêche.fr)

10:03 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, retraite, syndicat | |

06.10.2009

Avantages de retraite partagés entre parents : risque de conflits familiaux

Les compensations en matière de retraite jusqu'ici réservées aux mères du secteur privé, mais qui pourront en partie être accordées aux pères à partir de 2010, ne bénéficieront pas automatiquement aux femmes en cas de désaccord dans le couple, au risque de contentieux familiaux.

La majoration de deux ans (MDA) par enfant de la durée d'assurance des mères du privé a été réformée dans le projet de budget 2010 de la Sécu (PLFSS). Le dispositif actuel était considéré comme trop fragile juridiquement depuis que la Cour de Cassation l'avait jugé discriminatoire pour les hommes, en février.

Toute la difficulté de la réforme réside dans la volonté affichée par le gouvernement de sécuriser le dispositif d'un point de vue juridique, tout en continuant à en faire bénéficier surtout les femmes, toujours pénalisées pour leur retraite par des carrières plus courtes et des salaires moins élevés.

Le gouvernement a opté pour une formule soutenue par la plupart des syndicats, en divisant la MDA en deux années. L'une est liée à la grossesse et à l'accouchement et reste donc réservée aux mères. L'autre est accordée au couple au titre de l'éducation de l'enfant.

Pour les enfants nés avant 2010, cette deuxième année reste réservée à la mère, sauf si le père a élevé seul l'enfant pendant les quatre ans suivant sa naissance. En revanche, pour ceux nés à compter de 2010, les parents décident d'attribuer cette partie de la MDA à l'un ou à l'autre ou de la partager.

En cas de silence du couple, la mère en bénéficie automatiquement. Mais en cas de désaccord, "la majoration est attribuée à celui des deux parents qui établit avoir contribué à titre principal à l'éducation de l'enfant pendant la période la plus longue ou, à défaut, partagée par moitié", selon le texte du PLFSS.

Cette formulation est en retrait par rapport à ce qu'avaient demandé des syndicats et associations, favorables à une priorité systématique à la mère en cas de désaccord du couple.

Le ministère du Travail, interrogé par l'AFP, juge qu'elle privilégie tout de même la mère, car "en cas de séparation, c'est le plus souvent elle qui a la garde des enfants".

Mais pour Pascale Coton (CFTC), "cela ouvre la porte à la judiciarisation, on va demander à l'Assemblée de modifier le texte". "Cette formulation n'est pas claire, il faut que le gouvernement la précise", juge de son côté Jean-Louis Malys (CFDT).

Cependant, même parmi ceux qui avaient le plus insisté pour que les femmes soient privilégiées en cas de désaccord, on ne semble pas vouloir monter au créneau.

Bernard Devy (FO) juge par exemple que la formulation reste favorable aux femmes. Et le président de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), François Fondard, souligne qu'une solution privilégiant systématiquement la mère n'aurait pas tenu devant la justice.

"En cas de désaccord, les caisses de retraite devront choisir à qui attribuer l'année de majoration liée à l'éducation, et si l'un des parents conteste, ce sera au juge des affaires familiales de trancher", constate-t-il, estimant qu'il "il y aura inévitablement des conflits, mais pas nombreux, en cas de séparation avant les 4 ans de l'enfant".

Pour Danièle Karniewicz (CFE-CGC), présidente de l'Assurance vieillesse, le gouvernement ne "pouvait pas faire autrement" sur le plan juridique. "Ce qu'il faut maintenant, c'est des textes d'application fixant des éléments de choix clairs pour répartir la MDA", ajoute-t-elle.

"Il y aura des conflits dans des cas de séparations difficiles, mais il seront peu nombreux", estime-t-elle.

(Source : AFP sur Google.com)

14:35 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, mères, famille, parents | |

02.09.2009

LE GOUVERNEMENT PROPOSE DE REDUIRE LES SALAIRES DES PERES DE FAMILLE SALARIES DU PRIVE DE 25% ET LEURS RETRAITES DE 40%

Les syndicats sont actuellement reçus en consultation. La décision doit être prise très vite, avant fin septembre 2009, pour application dès 2010.

Suite à des plaintes de mères de famille, salariées du secteur privé, auprès de la GALD (Grande Autorité de Lutte contre les Discriminations), qui constatent, chiffres à l'appui, que leurs salaires sont en moyenne inferieurs de 25%, et leurs retraites de 40%, à celui des hommes, et comme on ne peut leur accorder des salaires équivalents car cela grèverait les comptes des sociétés, il a été décidé d'étudier comment rétablir l'égalité hommes/femmes en revoyant à la baisse les salaires et les retraites des pères. 

Des solutions sont à l'étude: Il faudrait réduire leurs salaires en moyenne de 25%, et leurs retraites en moyenne de 40%. On peut aussi imaginer de partager, au choix du couple, afin de réduire un peu moins les salaires et retraites du père et d'augmenter en proportion ceux de la mère.

Le gouvernement rencontre les syndicats cette semaine sur ce sujet épineux.

 

Mais non......pas d'inquiétude. Ce texte n'est que pure invention de ma part. De la science-fiction.

Par contre celui qui suit est VRAI:

 

LE GOUVERNEMENT PROPOSE DE REDUIRE LES "AVANTAGES" FAMILIAUX POUR LA RETRAITE DES MERES DE FAMILLE SALARIEES DU PRIVE

Les syndicats sont actuellement reçus en consultation. La décision doit être prise très vite, avant fin septembre 2009, pour application dès 2010.

Suite à une plainte d'un père de famille, salarié du secteur privé, auprès de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations), qui a élevé seul ses enfants et considérait être victime de discrimination par rapport à une mère (mères, chiffres à l'appui, dont les salaires sont en moyenne inferieurs de 25%, et les retraites de 40%, à celui des hommes) vis a vis du calcul des "avantages" familiaux pour la retraite, et comme on ne peut accorder à tous les pères des "avantages" équivalents car cela grèverait les comptes de la Caisse de Retraite, il a été décidé d'étudier comment rétablir l'égalité hommes/femmes en revoyant à la baisse les "avantages" familiaux retraite des mères. 

Des solutions sont à l'étude: Il faudrait réduire leurs "avantages" familiaux retraite de au moins 50% (il est actuellement proposé de passer à 1 an pour grossesse au lieu de 2 ans par enfant). On peut aussi imaginer de partager, au choix du couple, l'autre 50% (1 année par enfant) entre le père et la mère.

Le gouvernement rencontre les syndicats cette semaine sur ce sujet épineux.

Pourquoi, dites-moi, dans un cas c'est de la science-fiction, et dans l'autre cas personne n'en parle dans les medias classique, et encore si peu sur le web ? Cherchez l'erreur...

Elisabeth Lavigne

01:26 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : social, avantages familiaux, mères, retraite | |

17.08.2009

"Avantages" familiaux des retraites des mères

Bonjour à toutes et tous,

Il y a quelques mois j'avais déjà écrit "Haro sur les mères de famille". Nous y revoilà.

Excusez moi de revenir peut-être lourdement sur ce sujet, car il y a bien des sujets d'inquiétude autres en ce moment, mais il semble que malheureusement l'actualité s'y prête: la "suppression" ou la "réduction" des "avantages" familiaux pour la retraite des mères salariées du privé est de nouveau (ou toujours)  à l'étude.

J'ai lu ces jours-ci que le gouvernement a lancé des consultations AVANT SEPTEMBRE avec les syndicats et les associations de défense de la famille, car il est bien question de modifier les "avantages" familiaux des mères salariées du privé, pour leurs retraites, dès 2010.

Mon point de vue est:

    - il ne s'agit pas actuellement d'"avantage familial", mais de compensation partielle de la situation déséquilibrée des mères  en terme de retraite. Cet "avantage", on ne pourra le supprimer ou le réduire que quand l'égalité sera constatée de fait (donc pas avant 40 à 45 ans, vers 2050, le temps que pour avoir une retraite équivalente, les femmes puissent avoir une carrière complète équivalente à celle des hommes, à supposer que dès les 2 à 3 années qui viennent l'égalité soit effective dans les salaires, les carrières et donc aussi dans la répartition du temps et des contraintes de travail ménager et familial entre hommes et femmes)

    - le gouvernement prend prétexte d'une décision de la HALDE en faveur d'un père qui a élevé seul ses enfants, et d'un risque que les pères réclament égalité sur ce point, et donc mettent encore un peu plus à mal l'équilibre financier du système de retraite, pour supprimer ou réduire cet avantage aux mères. Le sujet n'est évidemment pas simple car  si des hommes élèvent (vraiment) seuls leurs enfants et si leur carrière en a (vraiment) pâti comme en pâtissent les femmes tout au long de leur vie professionnelle certes alors il y a à regarder la possible discrimination à leur égard par rapport aux femmes dans les mêmes conditions.

Simplement face à ces cas particuliers probablement justifiés, ne pas oublier que:

    - les femmes salariées du privé gagnent encore en moyenne 25% de moins que les hommes (attention, on parle d'aligner la solution des avantages familiaux sur celle de la fonction publique, moins favorable a priori aux mères sauf si elles se sont arrêtées longtemps pour élever leurs enfants, mais il faut voir qu'il y a davantage d'égalité hommes/femmes dans la fonction publique que dans le privé sur les carrières et les salaires, donc on compare des choses qui ne sont peut-être pas comparables)

    - le dernier rapport du CNISF (pour la catégorie des ingénieurs) montre même que en fin de carrière la différence de salaire pour cette catégorie de salarié(e)s pourtant en moyenne plus "favorisées" que d'autres, atteignait - 32% pour les femmes (contre "seulement" - 3 % en début de carrière)

    - les femmes salariées du privé ont en moyenne actuellement 60 % de retraite de moins que les hommes (retraite moyenne des hommes = 1600 euros par mois, retraite moyenne des femmes = 1000 euros par mois)  - on est donc bien dans la compensation d'une situation déséquilibrée et pas dans un "avantage" familial - les femmes arrivent à l'âge de la retraite avec environ 130 trimestres (incluant les actuels "avantages" familiaux), les hommes avec environ 160...et actuellement pour justifier une retraite complète il faut justement de l'ordre de 160 trimestres, voire un peu plus...

    - Ce déséquilibre n'est pas seulement du, nous le savons bien, et contrairement à ce qu'on lit actuellement dans les medias, à la période de grossesse et aux arrêts de carrière de certaines mères pendant la petite enfance des nouveau-nés, mais aux mentalités (par exemple "salaire de femme = salaire d'appoint", femmes orientées de par les mentalités dans des métiers moins rémunérateurs que les hommes, femmes qui démissionnent pour suivre leurs époux en mobilité et moins souvent l'inverse (justement parce qu'elles gagnent moins probablement)...etc.), et à toutes les contraintes ménagères et familiales assumées par les mères pendant toute la carrière ou en tous cas toute la période où les enfants sont à la maison...soit pendant 20 à 30 ans suivant l'échelonnement des âges des enfants, dites "double-journées"... et d'ailleurs ceci était bien reconnu dans la loi actuelle qui accorde aux mères un trimestre par année d'enfant élevé dans la limite de 8 maxi (les fameux 2 ans maxi par enfant, 8 trimestres pour un enfant élevé donc pendant 8 ans..) - (Voir aussi le rapport "Rapport préparatoire à la concertation avec les partenaires sociaux sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes" (Inspection aux affaires sociales - pour le gouvernement): En l'espace de 13 ans, ....... les enquêtes Emplois du temps ont montré que la proportion du travail domestique effectuée par les hommes n'est passée que de 32 % à 35 % La division du travail reste donc fortement inégalitaire.)

    - La plupart des solutions en cours d'étude qu'on lit ces jours-ci dans la presse sont incohérentes avec ce qui précède (comme par exemple celle qui est citée comme la plus probable: accorder, au lieu des 2 ans par enfant aux mères, une année seulement aux mères pour grossesse, et accorder du temps additionnel à définir au père ou à la mère qui se serait arrêté(e) de travailler pour élever l'enfant... comme si on n'était pas pénalisée en tant que mère dans toute sa carrière aussi en ne s'arrêtant pas de travailler ...simplement à cause de la "double-journée"?)

    - On lit aussi que les femmes ont une meilleure espérance de vie et donc que la retraite coute plus cher pour elles en terme de durée, ce qui justifierait aux yeux des personnes qui défendent cet aspect, que les mères touchent moins que les pères chaque mois ( mais moins 60% quand même ???)...Or je ne suis pas sure que vivre très vieille avec une toute petite retraite soit une bonne affaire (tout dépend de son état de santé et c'est souvent à la fin dans la solitude.... et payez vous donc une maison de retraite avec 1000 euros par mois....en moyenne!!!!). Par ailleurs cet "avantage" (durée de vie plus longue pour les femmes) est en train de se réduire (j'ai lu que les chiffres récents semblent montrer que la longévité des femmes auraient tendance à de nouveau diminuer en France par rapport aux hommes....et tant mieux d'ailleurs, car rester vieillir sans mon homme, non, je n'ai pas envie..:-) 

- Bref:

Certes il y a bien d'autres problèmes actuellement en France et ailleurs, dont d'ailleurs en cette période estivale on nous parle pas ou peu dans les medias classiques (la dette publique ?  on plonge ... - les fermetures d'entreprises ? - etc. et ailleurs ? les guerres, les attentats, le terrorisme, et pour les femmes: dans certain pays femmes fouettées parce qu'elles osent porter un pantalon, en Afghanistan une récente loi (Afghanistan où des élections ont lieu, tiens, quel hasard, très prochainement) autorisant les époux à ne plus nourrir leurs épouses (car malheureusement elles n'ont pas l'autonomie probablement pour s'auto-suffire) si elles se refusent au devoir conjugal, etc. etc.) donc quelle chance d'être femme en France finalement,  mais les médias classiques ont bien d'autres choses plus importantes à nous raconter : la grippe A, les bouchons sur les routes, ...)

Citoyen(NE)s, bougeons-nous.

Cordialement

Elisabeth LAVIGNE

09:18 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : égalité, retraite, parité, femmes | |