31.01.2011
Recrutement des ingénieurs : "C'est un jeu de chaises musicales !"
Entretiens d'embauche autour d'un apéro, smartphones à gagner... A l'heure où les chômeurs sont plus de quatre millions, les entreprises du numérique, en pleine pénurie d'ingénieurs, rivalisent d'imagination pour attirer, voire débaucher, de nouvelles recrues.
Des sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) mènent en ce début d'année dans des bars de Toulouse des séances de "speed recruiting" agrémentées de lots à gagner et inspirées du "speed dating", ces rencontres éclair organisées entre célibataires à la recherche de l'âme sœur.
Car, après avoir accusé le coup en 2009, le secteur (370.000 personnes travaillent dans l'édition de logiciels, le conseil et les services informatiques, le conseil en technologies) a renoué avec les recrutements en 2010. Et pour 2011, les projections d'embauche sont optimistes, d'après Syntec numérique, la fédération professionnelle.
En cette soirée de semaine, 300 personnes, dont de nombreux jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs, se pressent dans un bar du centre pour des entretiens "minute" avec des recruteurs du groupe Akka Technologies (5.600 salariés). Le groupe d'ingéniérie et de conseil en technologies veut recruter 260 personnes en Midi-Pyrénées en 2011 et 1.500 au total en France.
L'entreprise n'a pas lésiné sur les moyens même si elle reste muette sur le coût de l'opération: un capitaine du Stade toulousain est présent, smartphones et i-pads sont à gagner, boissons et collations sont offertes.
Dans les prochains jours, deux filiales du groupe Sogeti (services informatiques et ingénierie) organisent elles aussi à Toulouse des opérations de recrutement dans des bars, avec tablettes informatiques, consoles de jeu et places de matches de rugby à gagner.
"On est tous à la recherche de monde, la pénurie de main d'œuvre est classique et les écoles ne suffisent pas à satisfaire les besoins", explique Bertrand Souharce, un directeur régional d'Akka. "On est obligé de trouver des moyens singuliers pour faire venir les talents". La société, qui fera suivre ensuite aux candidats pré-sélectionnés un parcours de recrutement plus classique, ne cache pas qu'il lui faudra se servir chez les concurrents pour trouver du personnel expérimenté.
"Tout le monde a les mêmes CV trouvés sur les même sites internet", dit Sandra Cappelletto, responsable recrutement. "On veut essayer de toucher d'autres personnes" et celles qui travaillent déjà "pourront venir discrètement en dehors des heures de travail".
Justement, une informaticienne qui tait son nom est venue de chez Sogeti où elle trouve que son "salaire stagne". "Je viens voir si je peux obtenir un meilleur salaire et des missions plus intéressantes".
Akka comme Sogeti se défendent de vouloir faire de la "surenchère" à la rémunération et disent vouloir jouer plutôt sur l'intérêt du travail proposé.
"La concurrence entre sociétés, c'est de bonne guerre", dit Sophie Paradowski chez Sogeti High Tech. "Mais on tente plutôt d'attirer par des projets nouveaux".
"C'est un jeu de chaises musicales", commente Franck Laborderie-Cavada, délégué CGT chez Akka informatique et systèmes. Si le "turnover s'est rééquilibré" en faveur des salariés, avec une multiplication des ruptures conventionnelles à leur initiative, "il y a un fossé énorme entre cette énergie mise à recruter et le manque d'énergie pour garder les salariés déjà en place".
Il met en particulier en cause un "gel des salaires en vigueur depuis deux ans". Pour Noël Lechat, secrétaire général de la Fédération CGT concernée, ces opérations de recrutement masquent également le fait que "l'on est dans une profession où l'on jette facilement les gens dès qu'on en a plus besoin" et où les plus de 40 ans ne sont pas légion.
(Source : AFP – Actu.voila.fr)
05:24 Publié dans Thème : EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, informatique, ingénieur, ssii, recrutement, salaire, social |
|
07.05.2010
Airbus : vers une sortie de crise
Hier [ndlr : le 5/05/10] c'était l'heure des consultations chez les cinq syndicats (FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT et CGT) d'Airbus. Après une nuit d'intenses négociations qui se sont terminées aux environs de 23h, l'intersyndicale est repartie avec un projet d'accord salarial. Les dernières propositions de la direction (notre édition d'hier) dont la principale mesure est une augmentation de 2,5 % (contre 1,5 % initialement proposé) ont été rapportées aux différents conseils syndicaux composés notamment des délégués du personnel. « Nous nous étions fixé 2,5 % comme objectif. C'est un niveau acceptable d'autant que la direction a abordé sans tabou des questions qui dépassent la simple question salariale » réagissait hier Françoise Vallin (CFE-CGC). Pour elle, « on ne doit plus parler de conflit avec ce qu'on a obtenu ».
En effet, Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, est arrivé avec des mesures pour doubler le nombre de promotions, une prime de 500 euros, l'embauche d'intérimaires... : « Je suis optimiste. Cet accord contient beaucoup de choses qui vont dans le bon sens. Les syndicats ont tous les éléments pour conclure un accord dont ils peuvent être fiers. Les négociations qui sont la culture de la maison ont payé » déclarait le DRH, hier.
C'est un peu l'esprit qui anime la CFTC. « La prime de 500 € représente 1,9 % de la masse salariale. Si on les rajoute aux 2,5 %, les Airbusiens s'en sortent plutôt bien. Notre syndicat prendra une décision d'ici lundi mais il y a de vraies avancées » confie Marina Lensky (CFTC). Avec le package proposé par la direction, Airbus sera l'entreprise à la politique salariale la plus généreuse dans le secteur aéronautique. Jean-François Knepper, le leader FO, s'en remet à la base : Mais « on va prendre le temps de la consultation et de l'explication auprès des salariés. Ce sont les syndiqués qui vont décider ». De leur côté, la CGT n'a jamais signé aucun acord et la CFDT n'avait pas signé la hausse de 3,5 % en 2009. La direction attend une réponse le 12 mai.
(Source : La Dépêche.fr)
11:35 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, manifestation, airbus, emploi, salaire |
|
05.05.2010
Emploi, salaires : la direction d'Airbus lâche du lest
L'ultime réunion de négociation entre la direction d'Airbus et l'intersyndicale a permis une amélioration substantielle de la politique salariale 2010 pour les salariés non-cadres. La direction de l'avionneur a proposé hier un package global pour parvenir à boucler ce dernier round de discussions.
Alors qu'en fin de journée, le curseur de l'augmentation de l'enveloppe salariale était passé de 1,9 % à 2,3 % Thierry Baril, le directeur des ressources humaines, a proposé dans la soirée une hausse de 2,5 % conditionnée à la signature d'un accord par les syndicats. à cette hausse s'ajoute également une prime exceptionnelle de 500 € pour l'ensemble du personnel d'Airbus en France versée avec le salaire du mois de mai.
Dans le détail, l'augmentation de 2,5 % se décompose en une augmentation générale rétroactive au 1er mars de 1 % et d'une augmentation individuelle de 1,5 %. Par ailleurs, sous la pression des syndicats, la direction d'Airbus a accepté une revalorisation du salaire plancher pratiqué chez Airbus. Il bénéficiera d'une augmentation de 2 % pour passer de 1 510 € à 1 540 €.
Par ailleurs, afin de se prémunir d'une éventuelle flambée des prix, la direction d'Airbus annonce une « mesure générale visant à compenser un éventuel dérapage de l'inflation sur l'année », autrement dit, une clause de rendez-vous avec les syndicats.
Des mesures pour l'emploi
Si avant la réunion d'hier plusieurs leaders syndicaux étaient confiants quant à un accord sur le niveau des hausses de salaires, les inquiétudes portaient sur les mesures en faveur de l'emploi. Jean-François Knepper (FO) déclarait à l'entrée de la réunion : « Nous voulons des engagements chiffrés sur les volumes des embauches pour 2010. » En réponse, Thierry Baril s'est borné a rappelé que parmi les 1 500 recrutements prévus cette année au sein d'Airbus, environ 700 d'entre eux seront réalisés sur les sites français alors que plusieurs syndicats évaluent les besoins à 1 000 postes. « Nous connaissons les perspectives de plan de charge avec l'entrée en industrialisation de l'A350, la montée des cadences de l'A320 qui nécessitent des embauches » précisait hier Jean-François Knepper. Cela dit, un effort particulier sera consenti sur la population des compagnons, techniciens et agents de maîtrise avec 250 recrutements au cours des douze prochains mois. Par ailleurs, le nombre de promotions réservées aux ouvriers et techniciens d'ateliers sera doublé en 2010. Enfin, les intérimaires se verront proposer exceptionnellement une entrée définitive dans la société.
La réponse des syndicats n'était pas encore connue dans la nuit mais ils doivent consulter dès aujourd'hui les salariés pour valider ou non l'accord. La direction donne jusqu'au week-end de l'Ascension pour signer cet accord, sans quoi les mesures se résumeraient à une hausse de 2,3 % (+ prime 500 €). Par ailleurs, l'accord pour les cadres était encore en négociation hier soir.
A380 : des commandes en 2012
Le patron du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Louis Gallois, a estimé hier qu'il faudrait attendre fin 2011 ou début 2012 pour qu'Airbus enregistre des commandes « significatives » pour son avion très gros porteur A380. « Les compagnies aériennes doivent d'abord se remettre de la crise. Les commandes d'A380 ne deviendront significatives probablement qu'à fin 2011 ou début 2012 » a-t-il prédit. Le patron d'EADS a toutefois ajouté qu'il était « absolument convaincu » que l'avion très gros porteur A380 sera « un succès ».
Lundi, Fabrice Brégier, numéro 2 d'Airbus, avait confirmé que 20 exemplaires du superjumbo seraient bien livrés en 2010 aux compagnies clientes. L'an dernier, Airbus avait tablé sur la livraison de 14 A380 pour au final ne parvenir à faire sortir de la chaîne d'assemblage Jean-Luc Lagardère que dix unités du très gros porteur. L'industrialisation des différentes configurations de cabine étant plus longue que prévue.
(Source : La Dépêche.fr)
18:13 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, airbus, grève, négociation, salaire, manifestation, emploi |
|
03.05.2010
Grève chez Airbus : rendez-vous décisif cette semaine
Tout se jouera demain dans le conflit qui oppose syndicats de salariés et direction d'Airbus sur les hausses de salaires et l'emploi. Après une semaine de grève tournante et de blocage du poste C40, stratégique pour les usines toulousaines, le temps du dialogue a repris ses droits.
Réunion demain à 15 h 30
Vendredi la direction a accepté de revoir dès demain après-midi les délégués de l'intersyndicale (FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC et CGT) sur les augmentations de salaires. Un retour à la table des négociations qui n'a été rendu possible que par l'arrêt de la grève tournante et par la levée du piquet que tenaient les salariés grévistes à l'entrée du hall de déchargement des avions cargos Belugas. En échange de ces concessions, la direction de l'avionneur, a abandonné les menaces de poursuite judiciaires un temps envisagé à l'encontre des salariés grévistes qui bloquait le poste C40.
Du coup dès vendredi 15h, l'intersyndicale a appelé à l'unanimité à la reprise du travail et à la levée du blocage des Belugas. Demain, elle réitérera sa demande de 3,5 % d'augmentation accompagnée de centaines d'embauches. De son côté, la réunion de demain sera « la dernière » selon Thierry Baril, le directeur des ressources humaines. Sur la question des salaires les syndicats veulent croire à un geste : « Forcément, les propositions de la direction seront supérieures à 1,9 %, a anticipé Jean-François Knepper (FO), sans quoi elle ne convoquerait pas ses interlocuteurs sociaux ». La barre des 2 % devrait être franchie demain.
Sur l'emploi, selon nos informations, sera présentée aux partenaires sociaux la ventilation européenne des 1 500 embauches prévues en 2010. Pour Françoise Vallin (CFE-CGC), la direction devra prendre des engagements fermes sur ce point mais elle n'entend pas lever la pression. En cas de désaccord, la grève pourrait reprendre rapidement.
(Source : La Dépêche.fr)
15:06 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, airbus, toulouse, salaire, emploi |
|
Smic : les fins de mois, c'est tous les jours
En 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait promis d'être « le président du pouvoir d'achat » quand sa concurrente socialiste Ségolène Royal promettait de combattre « la vie chère ». Trois ans plus tard, ce thème central de la présidentielle semble être passé au second plan de l'agenda médiatique et politique. Mais pour les Français, la question du pouvoir d'achat demeure plus que jamais comme la priorité n° 1.
Selon un sondage Ifop/Sud-Ouest dimanche publié hier, 58 % des Français déclarent s'en sortir difficilement avec les revenus de leur foyer, qu'ils soient actifs ou retraités. 44 % des personnes disent s'en sortir « difficilement » et 14 % vivent la situation comme « très difficile ». A contrario, 42 % reconnaissent s'en sortir « facilement » dont 5 % « très facilement ». Dans le détail, ce sont les employés et les ouvriers qui disent avoir le plus de mal à vivre avec leurs revenus. A ces catégories s'ajoutent désormais les artisans, les commerçants et les professions intermédiaires, ce qui renvoie à la question de la paupérisation de la classe moyenne et à son angoisse du déclassement. Une angoisse qui étreint aussi certaines catégories socio-professionnelles supérieures : 41 % des cadres sup et des professions libérales estiment s'en sortir difficilement.
Ce sondage confirme en tout cas les dernières études de l'Insee qui attestent du creusement des inégalités entre les Français les plus aisés et cette France du Smic à la peine.
En avril dernier, l'Institut estimait que 8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (908 € mensuels ; 1 362 € pour un couple) soit 13,4 % de la population. Selon l'Insee, les familles monoparentales, les personnes vivant dans un ménage immigré et les chômeurs sont les plus exposés au risque de pauvreté.
Ces chiffres portaient sur l'année 2007 ; les premiers éléments pour 2008, attendus en juillet prochain, ne devraient guère s'améliorer... à moins que le Revenu de solidarité active (RSA) sur lequel mise le gouvernement, ne fasse sentir ses premiers effets (lire ci-dessus).
Le débat sur la réforme des retraites va également mettre sur le devant de la scène, à côté des actifs au Smic, les retraités pauvres. Selon les derniers chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publiés en avril, près de 20 % des 15 millions de retraités perçoivent une pension de base inférieure à 600€. 600 000 seniors perçoivent ainsi le minimum vieillesse (allocation de sécurité aux personnes âgées depuis 2007) d'un montant de 708 €, donc inférieur au seuil de pauvreté...
« La permanence de cette crispation autour de ces questions liées au pouvoir d'achat et à l'augmentation perçue du coût de la vie alimente à l'évidence l'angoisse sociale », constatait Frédéric Dabi, directeur du département opinion de l'Ifop.
La France du Smic, celle qui se lève tôt et qui travaille plus sans forcément gagner plus, attend plus que jamais des réponses à son angoisse...
Le chiffre : 1 056,24
1 056,24 euros Smic mensuel net. Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) est fixé depuis le 1er janvier 2010 à 8,86 € brut de l'heure. Soit 1343,77 € brut par mois et 1 056,24 € net.
« Le fisc reverse une moyenne de 368 000 € aux contribuables les plus riches, soit 30 années de Smic. » Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF qui réclame, comme d'autres formations politiques, la suppression du bouclier fiscal.
RSA jeunes : le décret va être publié
Le décret étendant le Revenu de solidarité active (RSA) aux jeunes de moins de 25 ans ayant travaillé sera publié au Journal officiel « dans les jours qui viennent », a annoncé mercredi dernier le ministre des Solidarités actives Marc-Philippe Daubresse. « Le Premier ministre l'a arbitré, ce décret confirmera la décision du président de la République qu'il faut avoir travaillé deux ans au cours des trois années qui précèdent » pour avoir droit au RSA, a indiqué M. Daubresse à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député (UMP) du Doubs Jean-Marie Binetruy. Jusqu'ici, le RSA, comme son prédécesseur le RMI, n'était pas ouvert aux moins de 25 ans. Ce « RSA jeunes », dont le principe a été voté fin 2009 dans le cadre du budget 2010, doit entrer en vigueur le 1er septembre et devrait coûter 80 millions d'euros en 2010 (contre 250 millions en année pleine) selon les « estimations » du ministère. Il devrait bénéficier à terme à environ 160 000 jeunes, dont 120 000 en emploi.
Dans la manifestation du 1er-Mai, Jean-Baptiste Prévost, de l'Unef, a redit l'urgence du traitement de cette question. « On est dans une période de crise. Les jeunes sont en première ligne. Depuis un an, on demande des mesures protectrices. Il y a 300 000 jeunes actifs, diplômés, au chômage, sans minima sociaux, sans RSA, sans indemnisation chômage », expliquait le représentant syndical.
« Les étudiants d'aujourd'hui sont les salariés de demain et les retraités d'après demain. Ils demandent à être entendus dans le débat sur la réforme des retraites. On n'accepte pas de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moindre. Pour le calcul des annuités, il faut prendre en compte les années d'études et d'inactivité forcée ».
(Source : La Dépêche.fr)
13:03 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, smic, salaire, pouvoir d'achat, revenus |
|
Airbus - Une semaine de grève
Les salariés d'Airbus ont entamé un bras de fer avec la direction du groupe. Ils réclament une revalorisation de leurs salaires. Depuis une semaine, les chaînes de production sont bloquées. Retour sur une semaine agitée...
Airbus : grève et blocage sur toute la chaîne
Tous les syndicats de l'avionneur ont lancé une grève tournante et bloqueront la production toute la semaine tant que la direction n'améliorera pas les augmentations de salaires. Rien n'entre, rien ne sort. Chez Airbus c'est le blocage total depuis hier midi.
Airbus, Tisseo, ... : Chérèque au chevet des salariés toulousains
Emploi du temps chargé pour François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT. Il arrive cet après-midi à Toulouse et rencontrera les salariés de Tisseo, de Réseau Transport d'électricité et de la Mairie de Toulouse.
Quel bilan tirez-vous du premier round de négociations avec le gouvernement sur les retraites ?
Le calendrier qui nous est proposé est bien trop court ! Nous voulons couvrir l'ensemble du problème des retraites et notamment les inégalités : les salariés qui ont vécu des périodes de chômage, ceux qui ont fait face à la pénibilité mais aussi les polypensionnés. On veut une réforme globale qui réduise les inégalités.
Ce n'est pas le terrain de dialogue choisi par le gouvernement ?
Je crains qu'il ne se contente que de prendre des mesures sur l'âge de départ et sur l'allongement de la durée de cotisation. En deux mois, il sera impossible d'aborder les aspects sociaux de la retraite.
Pour la CFDT, le départ à 60 ans est-il une religion ?
C'est pour les salariés un repère très important qu'il faut conserver. Il ne faut rien changer sur ce point-là.
Que pensez-vous de l'idée d'une décote si on part avant 60 ans ?
Elle existe déjà ! Si un salarié part à 60 ans sans ses 42 ans de cotisation, une décote lui est appliquée. En rajouter une nouvelle tient de la double sanction.
Quel sera le mot d'ordre pour le défilé du 1er-Mai ?
Nous rappellerons que les effets de la crise se font encore sentir sur les salariés et sur les demandeurs d'emploi.
Défilerez-vous avec les autres syndicats ?
Nous sommes attachés à l'intersyndicale pour le 1er-Mai depuis début 2009 mais nous regrettons que FO ou la CFE-CGC ne s'y associent pas.
Un conflit dur s'est engagé chez Airbus sur les augmentations de salaires. Les revendications des salariés sont-elles légitimes ?
Il faut que les entreprises qui ont la possibilité d'augmenter les salaires fassent cet effort. Elles permettront ainsi de maintenir le pouvoir d'achat de leurs salariés et participeront à la relance de l'économie.
Pensez-vous que l'état doit se pencher sur le conflit chez Airbus ?
Je crois me souvenir que le Chef de l'état s'était engagé à intervenir dans la gouvernance de toutes les entreprises où l'état est actionnaire. Dans ce dossier, il doit le faire.
Vous avez qualifié la récente grève à la SNCF d'« inutile ». Qu'avez-vous voulu dire ?
Tout simplement que je crois plus aux vertus du dialogue et de la négociation qu'à celles de la grève. Les cheminots de la CFDT ont toujours favorisé le dialogue dans ce conflit en faveur de l'emploi et de mesures salariales. Ils se sont retirés de la contestation dès que la grève a débuté.
00:02 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, salaire |
|
26.04.2010
Airbus : les syndicats français durcissent le conflit salarial
Les syndicats français d'Airbus ont durci lundi le conflit avec la direction du groupe aéronautique européen en décidant des actions de blocage de production et des grèves tournantes pour obtenir satisfaction de leurs revendications sur les salaires et les embauches.
L'activité des usines françaises du constructeur européen devrait être pour le moins perturbée pendant toute la semaine, les organisations de salariés se prévalant d'un taux de syndicalisation de 60% parmi les 20.000 salariés d'Airbus en France.
Les syndicats, qui formulent également des demandes d'embauche à la hauteur de celles envisagées chez leurs collègues allemands, affichent en outre une unité d'action peu courante ces dernières années entre la majorité FO-CFE/CGC et les syndicats minoritaires CGT et CFDT.
Une intersyndicale des cinq organisations FO-CFE/CGC-CFTC-CGT-CFDT s'est constituée à l'occasion des négociations salariales annuelles pour réclamer 3,5% d'augmentation des salaires, comme en 2009, alors que la direction proposait initialement 1,5%.
Face à la grève de plusieurs milliers de salariés vendredi dans les usines d'assemblage de Toulouse et dans la fabrication de fuselages et de cockpits à Nantes et Saint-Nazaire, la direction répondait avoir relevé ses propositions à +1,9%, une "avancée significative" selon elle.
Le directeur des ressources humaines Thierry Baril dénonçait alors les "positions déraisonnables" de certains syndicats en soulignant: "On ne peut pas découpler la situation économique de la politique salariale". Airbus proposait un délai de réflexion de 10 jours aux syndicats.
L'intersyndicale a riposté lundi en programmant des actions de blocage sur toute la semaine pour "forcer la direction à revenir à la table des négociations".
A Toulouse, le site d'assemblage français, qui emploie près de 12.000 salariés, les syndicats appellent à "bloquer le déchargement des avions cargos Beluga qui amènent les tronçons d'avions fabriqués dans les autres usines européennes", a déclaré le délégué FO Jean-François Knepper devant la presse.
Les syndicats vont en outre organiser des grèves tournantes par secteur et organiser des collectes d'argent au profit des grévistes.
Lundi, les syndicalistes comptaient bloquer l'assemblage des longs courriers A330 et A340 de midi à minuit.
(Source : La Dépêche.fr)
20:34 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, salaire, conflit, airbus |
|
23.04.2010
Airbus en grève ce matin
Alors qu'une nouvelle réunion sur les augmentations salariales pour 2010 se tient aujourd'hui chez Airbus entre direction et syndicats, un appel à un débrayage d'1 h 30 a été lancé dans les usines. C'est la proposition de la direction d'Airbus d'augmenter les salaires de 1,5 % qui a mis le feu aux poudres après des hausses de 3,5 % l'an dernier.
Rassemblement devant les usines
Réunis en intersyndicale (FO, CFTC, CFDT, CFE-CGC et CGT), les représentants des salariés ont appelé les salariés d'Airbus à débrayer ce matin de 10 heures à 11 h 30 pour soutenir leurs délégués en réunion de négociation avec la direction. Des rassemblements sont prévus devant les différents sites de l'avionneur.
Par ailleurs, les cinq syndicats ont demandé dès hier à tous les salariés Airbus à Toulouse mais aussi à Nantes et Saint-Nazaire de ne respecter que le strict minimum des obligations sur les horaires de travail. Autrement dit : à 17 heures il n'y aura plus personne dans les usines de l'avionneur.
Pour continuer à mettre la pression sur la direction, l'intersyndicale a également déposé « un mot d'ordre de grève pour tous les samedis jusqu'à nouvel ordre ». Au-delà des salaires, les revendications portent aussi sur l'emploi afin de faire face à la surcharge de travail. « En Allemagne, on donne le choix aux salariés entre les augmentations de salaires ou les embauches. Nous, on nous propose même pas » a réagi Jean-François Knepper (FO). Outre-Rhin, Airbus recrutera environ 800 personnes en 2010. Pour l'instant, l'intersyndicale n'a pas réussi à faire amender la position de la direction ni sur les salaires, ni sur l'emploi.
Cette dernière n'a pas souhaité commenter hier ces revendications alors que la réunion se tient ce matin avec les partenaires sociaux de l'entreprise. Par ailleurs, on a appris hier que l'Allemagne pourrait réduire sa commande d'A400 M pour faire face aux surcoûts du programme.
(Source : La Dépêche.fr)
15:15 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, salaire, airbus, augmentation, emploi |
|
20.04.2010
Grève : les Thalès lèvent leur siège
Les délégués syndicaux de Thalès Alenia Space (composants de satellite), qui campaient jour et nuit depuis 20 jours dans les locaux de leur direction, ont décidé de mettre fin à leur occupation et de changer de mode d'action. La semaine dernière, le PDG de l'entreprise, Reynald Seznec, a fait des propositions concernant les salaires, dans le but de mettre fin au conflit social, qui dure depuis le 18 février. Mais ces avancées sont jugées toujours insuffisantes par l'intersyndicale, qui devait rencontrer hier sa direction pour clarifier certains points de la négociation. « Lorsque tous les points seront clarifiés, nous reviendrons devant les salariés, au retour des vacances, pour décider des suites à donner au mouvement », note un représentant syndical.
(Source : La Dépêche.fr)
10:14 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, thalès, salaire, toulouse |
|
12.04.2010
Salaires : nouvel appel à la grève le 6 mai chez Atos Origin
Les syndicats des salariés d'Atos Origin feront-ils du 6 mai une journée de mobilisation dans le prolongement de celles du 4 mars, puis du 1er avril dernier ? En tout état de cause, les fédérations syndicales de la SSII (CFDT, CGT, FO et Spécis UNSA) appellent à une nouvelle journée d'action pour défendre les salaires. A La Défense, lors du dernier rassemblement qui s'est tenu sur l'esplanade, le personnel s'est prononcé pour une grève franche le 6 mai, et pour une grève du zèle en attendant, avec respect strict des horaires contractuels. Localement des actions ont été prévues chaque semaine : une sortie collective aura lieu tous les jeudis à 16H30 avec organisation d'assemblées générales ou rencontre avec la direction au siège. En outre, pour populariser l'action auprès des autres collaborateurs d'Atos Origin installés à La Défense, des pique-niques seront organisés localement. Egalement rassemblés le 1er avril en région, les salariés des sites de la SSII à Meylan-Fontaine (Isère), Pessac (Gironde), Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), Toulouse (Haute-Garonne) et Orléans (Loiret). Ces derniers se sont également prononcés en faveur d'une journée de grève le 6 mai.
Une délégation de l'intersyndicale a rencontré Gilles Grapinet, directeur général adjoint et Jean-Marie Simon, DRH d'Atos Origin pour obtenir la fin du gel et la réévaluation de l'enveloppe d'augmentation des salaires, la reprise des augmentations générales et la reprise des négociations salariales dans les branches. « La direction promet de demander aux dirigeants des GBU (Global business units) que soient reçus, d'ici fin avril, les négociateurs syndicaux dans chaque branche, afin de partager l'analyse de la situation des activités : visibilité sur la situation commerciale et les perspectives économiques », peut-on lire sur le blog de l'intersyndicale. « Cette analyse de tendance correspond aux critères de décision appliqués en juillet par ces mêmes directions pour décider ou non d'augmenter l'enveloppe à hauteur des 1% promis ».
Pour les syndicats, la direction générale d'Atos Origin conteste l'existence d'un gel des salaires en 2009, et en 2010, car pour cette dernière, il s'agit d'une politique salariale adaptée à la crise. L'intersyndicale en conclut qu'il n'existe aucune ouverture possible pour parler de l'augmentation de l'enveloppe au delà des 1% et évoque le silence pour qualifier la question des augmentations générales.
(Source : Le Monde Informatique.fr)
18:29 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, salaire, ssii, atos |
|
08.04.2010
Montauban - Vers la fin du conflit à la clinique du Pont de Chaume
Au dix-septième jour de grève, les négociations entre direction et salariés de la clinique du Pont de Chaume ont repris hier après-midi. Elles semblaient même bien engagées pour aller tout droit vers un accord de reprise, jusqu'à cet énième rebondissement...
Sur le principal point de discorde, à savoir les revendications salariales, les dirigeants de la clinique montalbanaise ont relancé le dialogue en mettant dans la balance de nouvelles propositions. En fin de semaine dernière, ils avaient lâché 1/3 du treizième mois et une prime de fin d'année portée de 200 à 500 € pour tous. Ils ont ajouté à cela deux augmentations de la valeur du point : 1, 5 % en 2011 et 1, 5 % en 2012. Ainsi que le paiement de la moitié des jours de grève, en permettant de jouer pour le solde sur les récupérations.
Les délégués du personnel sont donc revenus devant les grévistes avec ces dernières avancées. Non sans les accompagner de certaines simulations concrètes. Pour un salaire mensuel de 1 000 €, la nouvelle donne correspondrait à un gain annuel de 833 € pour 2010 (83, 3 % d'un 13e mois), de 1 013 € en 2011 (101 % d'un 13e mois) et de 1 193 € en 2012 (119 % d'un 13e mois). La prime de 500 € étant la même pour tous, un salarié qui touche 2 000 € par mois obtiendrait en pourcentage un peu moins au bout du compte : 93, 3 % d'un 13e mois en 2012.
Alors que les délégués s'apprêtaient à organiser un vote du personnel sur la base de ces dernières propositions, une majorité de salariés a souhaité aller plus loin, en réclamant la même chose, non pas sur trois ans mais sur deux. « La direction veut encore nous enfumer. Il faudra attendre trois ans pour obtenir ce treizième mois. En plus, c'est une prime, avec tout ce que ça comporte comme risque de se la faire supprimer. Moi je ne suis pas d'accord. Il nous faut l'obtenir sur deux ans », lance cette salariée en début de soirée.
La négociation a donc repris vers 19 heures, sous l'œil expert de Martine Radusevic, directrice adjointe du travail et conciliatrice désignée par le préfet dans ce dossier. Près de 150 grévistes étaient encore rassemblés à la clinique pour attendre les résultats. Tout le monde voulait bien croire à une sortie de crise, même tardive.
Denis Roudil
Directeur de la clinique du Pont de Chaume depuis 1979, Denis Roudil admet que ce long conflit illustre parfaitement le fossé qui s'est creusé entre le personnel et leurs dirigeants. Pour améliorer les relations sociales et humaines au sein de la clinique, il propose d'ailleurs de mettre en place « une organisation qui permettra d'éviter ce genre de problème, organisation qui interviendra sans délai en relation avec les médecins et le personnel. »
Sur le plan salarial, Denis Roudil rappelle d'abord le grand pas fait, selon lui, en 2007 : « Dans l'accord pluriannuel de 2007 nous avons amélioré le niveau des rémunérations. Je ne sais pas s'il y a, en Tarn-et-Garonne, beaucoup d'entreprises qui ont amélioré de 14 % en moyenne les rémunérations depuis 2007. Et dans le même temps, les effectifs de l'établissement ont augmenté de 10 %. » En mettant aujourd'hui sur la table des négociations un tiers du treizième mois et une prime portée de 200 à 500 € pour tous, il estime que la direction est allée jusqu'au « plafond de ce qui peut être supporté aujourd'hui par la clinique. » Hier après-midi, la direction a rajouté dans la corbeille des augmentations de la valeur du point de 1, 5 % en 2011 et en 2012.
Cyril Lissart
Salarié des services techniques, Cyril Lissart est délégué CGT du personnel au comité d'entreprise. Même lui a été surpris par l'ampleur du mouvement : « Je crois que le malaise était profond à la clinique, allant de la secrétaire à l'infirmière. On l'a bien senti le 17 mars pour l'assemblée générale. En temps ordinaire, on aurait eu 20 personnes. Là, nous étions 200. »
Depuis le début du conflit, les délégués ont fustigé l'absence de dialogue social à la clinique, ainsi que le mépris subi tous les jours par les salariés. Mais le cœur de leur combat s'est concentré sur le treizième mois : « C'est ce qui a mobilisé les troupes. Par ce biais, on voulait une répartition un peu plus équitable des bénéfices réalisés par la clinique, avoir des salaires un peu comme dans le public. Je crois que la direction n'a pas pris la mesure de notre motivation et a campé sur ses positions. Elle a misé sur une usure des grévistes. Elle s'est trompée, car on en est aujourd'hui à notre 17e jour de grève », a indiqué hier matin Cyril Lissart. En fin d'après-midi, et alors que la direction venait de faire de nouvelles propositions, le délégué du personnel a noté que le ton avait changé : « Là, il s'agissait de vraies négociations, avec des avancées. »
(Source : La Dépêche.fr)
18:20 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, montauban, conflit, salaire, négociation |
|
03.04.2010
Social - Les grévistes de la clinique ne feront pas le pont
La colère gronde dans les rangs des grévistes de la clinique du Pont de Chaume.
Jeudi soir, ils s'étaient quittés, dépités de ne pas avoir été entendus par la direction et hier matin, alors que le médiateur tentait une nouvelle fois de trouver un terrain d'entente avec la direction, les 350 manifestants se mettaient à nouveau en action en bloquant partiellement l'entrée de la clinique, par un barrage filtrant, empêchant les patients de se rendre à leurs consultations, en leur expliquant les raisons de leur action.
« Depuis le début de la grève, nous avons manifesté dans le calme et dans une atmosphère bon enfant, mais nous ne sommes pas entendus. Pendant ce temps, indifférents à notre combat, les médecins continuent leur activité comme si de rien n'était. Nous voulons les sensibiliser à notre combat et qu'ils se rendent compte que nous existons » confiaient en aparté un groupe de grévistes excédés. À quelques pas de là, pestant au volant de son véhicule, un médecin tenait des propos virulents contre les grévistes, qui l'empêchaient de travailler. Des propos peu propices à l'apaisement.
En fin de matinée, les salariés attendaient avec impatience l'issue des négociations, avec l'espoir d'une entente, en vain...
Si la direction propose une avancée sensible sur les conditions de travail, par la mise en place d'un consultant choisi par les différentes parties pour être en lien avec le personnel, l'engagement écrit de la CME sur le refus des comportements anormaux, les brimades et les insultes et des sanctions pour les médecins récalcitrants, en revanche, pour les délégués syndicaux, les propositions salariales régressent : « Nous avons pris nos calculettes, et cette proposition est encore moins intéressante que la première » précisait Françoise Viguié, déléguée syndicale CGT.
La colère montait encore d'un cran dans les rangs des grévistes qui repartaient pour une opération escargot en centre ville et sur la rocade.
Les dernières propositions de la direction n'ont pas vraiment convaincu et rien n'est encore réglé.
Vers une issue favorable de la crise?
Le conflit qui oppose les grévistes à la direction du Pont de Chaume a pris un tour surprenant hier soir. En effet alors que la direction campait sur ses positions depuis plusieurs jours, un revirement s'est produit dans la soirée avec un semblant d'avancée sur les salaires. La direction propose 1/3 du 13 e mois, et la prime de fin d'année passerait de 300 € à 500 €. Ces propositions ont été soumises aux grévistes, laissant entrevoir un possible règlement de la crise dans les prochains jours. La poursuite de la grève sera votée ce matin, mais les salariés restent mobilisés jusqu'à mardi. A suivre...
(Source : La Dépêche.fr)
16:39 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, salaire, négociation, grève |
|
02.04.2010
Salaires à Technofan : le compte n'y est pas
Après plusieurs journées d'action, communes ou non à tout le groupe Safran, les salariés de Technofan, à Blagnac, ont enchaîné deux jours de débrayage, mardi et hier [ndlr : mercredi 31/03]. À l'appel des quatre syndicats (CFDT, CGC, CGT et FO), les salariés étaient appelés à des arrêts de travail.
Tout est parti des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires). « Le compte n'y est pas, explique Philippe, délégué CGT. « Aux 4,1 % que nous demandons, la direction propose seulement 1,5 % ». Mêmes regrets côté cadres. « Aux 3,4 % que nous demandons, précise Serge, de la CGC, on nous oppose 1,9 % en individuel ».
Propositions reçues comme les plus basses du groupe Safran, malgré de bons résultats, un carnet de commande plein, et une situation financière saine.
Autre interrogation, l'éventuel transfert de charge en zone dollar dans l'unité que possède le groupe à Seattle. Hier, la direction n'a pas souhaité répondre au téléphone à « La Dépêche ».
Fondée en 1971 par les frères Brisebois, la société Technofan a été rachetée en 1989 par Labinal, puis est passée sous le contrôle de la Snecma en 2000, avant d'intégrer Safran lors de la fusion de la Snecma avec Sagem.
Technofan, entreprise du secteur aéronautique, est spécialisée dans la ventilation basse pression, et réunit sur son site blagnacais (210 salariés), le siège social et l'unité de production.
(Source : La Dépêche.fr)
05:10 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, salaire, nao, grève, manifestation, négociation |
|
01.04.2010
Montauban - Le Pont de Chaume bloque la rocade
La mobilisation des salariés de la clinique du Pont de Chaume continue et les grévistes entament aujourd'hui leur 11e jour de grève. Depuis 11 jours, la clinique est paralysée, seul le service dialyse continue à fonctionner.
Malgré les nombreuses réunions entre la direction et les représentants du personnel, aucun terrain d'entente n'a pu être trouvé, chacun campant sur ses positions initiales.
« Nous luttons toujours pour une véritable reconnaissance salariale. Nous revendiquons le 13e mois, la suppression des trois jours de carence en cas de maladie et l'amélioration de nos conditions de travail pour une meilleure prise en charge des patients. Nous appelons la population à participer à la solidarité, afin que nous puissions rester mobilisés. Nous attendons de la direction des négociations correspondant à nos revendications » précisent les grévistes, plus que jamais unis solidaires.
Infirmière à la clinique depuis 21 ans au service de médecine, Anne Marie, mère célibataire d'une petite fille de 11 ans tient bon, malgré le contexte difficile. « C'est dur à vivre au quotidien et il faut s'organiser, mais le positif, c'est que cette grève nous a tous rapprochés. On aurait aimé avoir plus de soutien de la part des médecins, mais la plupart n'est pas intéressée par nos problèmes. Notre combat est un combat pour l'avenir de la santé et pour plus de respect pour notre travail. On ira jusqu'au bout. »
Aussi déterminés qu'aux premiers jours et décidés à se faire entendre, les grévistes sont passés à l'offensive, hier matin, en distribuant des tracts aux automobilistes et aux usagers à l'entrée des hypermarchés de la ville, et en faisant signer des pétitions sur le marché de Villebourbon.
Plusieurs médecins n'ont pu quitter le parking de la clinique pendant près d'une demi-heure.
L'après-midi, les manifestants ont bloqué la rocade jusqu'au péage de Bressols par une opération escargot, créant un bel embouteillage dans les deux sens.
Le directeur de la clinique, Denis Roudil se dit prêt à négocier sur la base des premières propositions pour sortir de cette crise, qui fragilise la clinique.
Une médiation semble plus que jamais nécessaire pour débloquer une situation, qui, hier soir n'avait pas trouvé d'issue.
Les négociations devraient reprendre aujourd'hui.
Les propositions de la direction
Les dernières propositions de la direction de la clinique du Pont de Chaume à la délégation du personnel remontent au jeudi 25 mars à 20 heures. La direction propose une augmentation du complément de rémunération annuelle garantie de 6 % à 8, 33 % du salaire annuel, porté au niveau du 13e mois ; l'augmentation du point d'indice de 1,4 % soit une augmentation de toutes les rémunérations de 1,4 %. De plus, la prime de fin d'année versée à chaque salarié deviendrait définitive et intégrée au salaire de décembre de chaque année et serait portée à 250 €.
(Source : La Dépêche.fr)
22:17 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, salaire, grève, négociation |
|
13.03.2010
Les grèves se multiplient en SSII
Après les syndicats d'Atos Origin, c'est au tour de ceux de Sodifrance et de Segula d'appeler à la grève. Au cœur des revendications : les salaires, mais aussi la remise en cause des RTT. Va-t-on assister à une multiplication des mouvements sociaux comme en 2008 ?
Chez Segula, la journée de grève se tenait hier. Il s'agissait, pour les différentes organisations syndicales, d'exprimer « leur mécontentement et leur désaccord quant à la politique menée » par la direction de ce spécialiste de la R&D externalisée. Selon Ladépêche.fr, les préoccupations portaient sur les menaces sur l'emploi, notamment lors des périodes d'intercontrat, et sur le pouvoir d'achat. Avec pour revendication, une revalorisation des salaires de 3,5 %.
Chez Sodifrance, la CFDT et la CGT appelaient, elles, à un débrayage aujourd'hui. La direction de cette SSII de 900 salariés souhaiterait revenir sur l'accord de réduction de temps de travail signé en 2008. Rognant, selon la CFDT, jusqu'à six jours de RTT en fonction du calendrier et du nombre de jours fériés tombant en semaine. A l'origine, le texte de l'accord, refusé par l'ensemble des syndicats, prévoyait aussi le recours au chômage partiel et la sortie des temps de pause du temps de travail effectif.
(Source : pro.01net.com)
Segula : grève pour le pouvoir d'achat
La surprise était grande hier à Blagnac en voyant banderoles, drapeaux et un rassemblement d'une cinquantaine de personnes devant l'entreprise Segula (N.D.L.R., bureau d'études dans l'aéronautique et le spatial). « La plupart de salariés de l'entreprise Segula travaillent sur les sites clients, explique l'un d'eux, et du fait de leur statut précaire, certains n'ont pas pu nous rejoindre ». Allusion aux contrats de chantiers, « directement copiés sur les formules du BTP, associés à une tâche, et prolongés ponctuellement selon les charges ».
Cette précarité est au centre des préoccupations, notamment lors des périodes d'intercontrat, avec perte des heures au-delà des 35 heures et menaces sur leur emploi, même sous l'affichage recherche et innovation. « Nos chèques déjeuner sont même refusés par la cafétéria d'Astrium, là où on travaille », explique ce jeune, très craintif pour l'avenir, « notre donneur d'ordres n'ayant pas de perspectives au-delà de l'été ».
Les salariés réclament une augmentation de 3,5 % des salaires, de 1 € des chèques déjeuner, la généralisation de la compensation à 90 % du salaire pendant toute la durée du chômage partiel, et la fin des mauvaises pratiques sociales génératrices de précarité.
La direction a écouté les doléances et renvoyé aux discussions dans les instances représentatives des 5 600 salariés au plan national (170 en région toulousaine).
(Source : La Dépêche.fr)
Autre article sur le sujet :
Sodifrance : la CFDT apppelle les salariés à la grève le vendredi 12 mars
21:26 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, ssii, informatique, grève, salaire, rtt |
|

















