10.09.2010

Ne pas s'occuper de sa prostate, c'est comme regarder le lait déborder

Cancer de la prostate

Les problème de prostate concernent 1 homme sur 7 entre 40 et 49 ans, 1 homme sur 2 entre 60 et 69 ans

Avec une affiche qui met en scène une casserole de lait qui déborde, l'Association française d'urologie (AFU) organise le 15 septembre sa 6e journée de la prostate, sur le thème "n'attendez pas qu'il soit trop tard pour vous informer".

"Les hommes affichent un certain mépris pour leur prostate", notait jeudi devant la presse le Pr Pascal Rischmann, urologue et président de l'AFU.

Et pourtant, le cancer qui touche cette glande sexuelle masculine est le plus fréquent chez les hommes et constitue chez eux la 2e cause de mortalité par cancer, après celui du poumon. En 2005, selon les dernières estimations, il y a eu 62.245 nouveaux cas en France et 9.202 décès, soit un taux de mortalité en légère baisse (2,5%) depuis 2000.

A l'occasion de cette journée, en lien avec la semaine européenne de l'urologie, l'AFU veut informer les hommes sur les moyens qui existent pour éviter l'évolution des maladies de la prostate, telles qu'infection, obstruction, et bien sûr cancer. Outre le dossier d'information présenté sur le site de l'AFU, des urologues devraient organiser des séances d'information.

Le problème le plus fréquent est ce qu'on appelle l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), qui se caractérise par une augmentation du volume de la prostate qui peut provoquer des troubles urinaires, et qui devient banale en vieillissant : elle concerne 1 homme sur 7 entre 40 et 49 ans, 1 homme sur 2 entre 60 et 69 ans.

Mais c'est surtout le cancer de la prostate qu'il s'agit de prévenir : il se développe lentement et en silence à la périphérie de l'organe. Quand les symptômes apparaissent, "il est un peu trop tard", soutient le Pr Laurent Salomon, de l'hôpital Henri-Mondor.

Pour dépister ce cancer avant qu'il ne se manifeste, on peut procéder à un toucher rectal et à une mesure dans le sang du taux de PSA (une protéine produite par la prostate). Ce test est régulièrement contesté : une valeur normale de PSA n'est pas une certitude d'absence de cancer, et un résultat élevé ne signe pas forcément un cancer. Il doit donc être confirmé par une biopsie, qui n'est pas anodine.

L'AFU prône pourtant un dépistage systématique -auquel est opposée la Haute autorité de santé- entre 55 et 69 ans, renouvelé régulièrement si la personne est à risque (cancers de la prostate dans la famille, origine africaine ou antillaise...). Car "plus on traite tôt, plus on a de chances de guérir", souligne le Pr Rischmann. Même si les traitements altèrent la vie sexuelle.

Mais si à 60 ans, le taux de PSA est inférieur à 1 nanogramme par ml, inutile de poursuivre les dépistages, estime l'AFU : le risque de décéder d'un cancer de la prostate est alors inférieur à 2%. Et quel que soit le niveau de PSA après 75 ans, plus besoin non plus de continuer à dépister ce cancer d'évolution généralement lente, selon ces spécialistes.

La prostate, c'est quoi, ça sert à quoi ?

La prostate, composée de fibres musculaires et de glandes, est un organe sexuel uniquement masculin situé sous la vessie et en avant du rectum, qui grossit avec l'âge et participe à l'élaboration et à l'expulsion du sperme.

Toute petite à la naissance, la prostate grandit pour atteindre quelques centimètres à la puberté. On compare en général sa taille à celle d'une châtaigne. Elle se stabilise à l'âge adulte. Chez les personnes âgées, elle grossit au point de devenir souvent hypertrophique. En simplifiant, on estime que 60% des hommes de 60 ans ont une grosse prostate, 70% des hommes de 70 ans et 80% des hommes de 80 ans.

La prostate est traversée par l'urètre, le canal par où s'éliminent les urines et qu'elle comprime quand elle augmente de volume, provoquant des troubles urinaires.

En préambule à l'éjaculation, c'est aussi par l'urètre que passe le sperme, un mélange de spermatozoïdes, venus des testicules par les canaux déférents, et de fluide séminal, produit aux deux tiers par les vésicules séminales et pour le reste par la prostate.

Au moment de l'éjaculation, grâce à ses cellules musculaires, la prostate se contracte et participe, avec les muscles de l'urètre et du périnée, à l'évacuation du sperme.

Si la prostate joue un rôle dans l'éjaculation, elle n'a, en revanche, rien à voir avec l'érection.

La prostate est un organe parfois mal connu. Interrogés en 2008 pour un micro-trottoir de l'Association française d'urologie, des passants affirmaient que c'était "une maladie qu'on opère", d'autres se contentaient de dire que cela avait "un rapport avec le sexe". Quant au médecin de la prostate, disait en riant une personne interrogée, c'est le "prostatologue". En fait, c'est l'urologue.

(Source : La Dépêche.fr)

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15.07.2010

Des traces de 365 pesticides différents dans les fruits et légumes d'Europe

Des résidus de 365 pesticides différents ont été identifiés dans les fruits et légumes consommés en Europe, dont 76 dans les céréales, selon une étude de l'agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) communiquée lundi.

Toutefois, d'après cette étude effectuée selon les nouvelles normes entrées en vigueur mi-2008, seuls 3,5% des échantillons présentaient des traces de pesticides dépassant les limites maximales en résidus (LMR) autorisées.

"Le rapport montre que 96,5% des échantillons analysés sont conformes aux MRL de pesticides autorisés au sein de l'UE", note l'EFSA dans un communiqué accompagnant l'étude.

Il s'appuie sur plus de 11.000 échantillons de neuf productions différentes (oranges, mandarines, poires, pommes de terre, carottes, concombres, épinards, haricots sans cosse et riz) analysés en 2008 dans les 27 Etats membres (plus l'Islande et la Norvège).

L'agence relève également que la présence de pesticides est supérieure dans les denrées importées de pays situés hors Union européenne (7,6%) que dans les échantillons produits au sein de l'UE (2,4%).

Les dépassements des limites autorisées ont surtout concerné les échantillons d'épinards (6,2%), d'oranges (3%), de riz, de concombres, de mandarines, de carottes et de poires.

Concernant les aliments pour bébé (2.062 échantillons), 76 présentaient des résidus de pesticide dont 4 seulement excédant les normes maximales recommandées.

Au total, 862 substances ont été recherchées dans les 11.610 échantillons prélevés au hasard "et sans suspicion particulière", précise l'agence.

Cependant, ajoute-t-elle, les résultats de ce rapport ne peuvent être comparés à ceux de 2007 (publiés l'an dernier), les normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments ayant été révisées à partir du 1er septembre 2008 afin de les harmoniser entre les Etats.

Auparavant, chaque pays fixait ses propres normes.

Les ONG avaient alors jugé que ces nouveaux seuils risquaient surtout d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites autorisées dans certains pays: en Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés voyaient leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu'à 1.000 fois, alors que seuls 4% devaient les voir réduits.

(Source : AFP – Google.com)

autre article sur le même sujet :

PESTICIDES : Près de 40% des produits alimentaires comportent des résidus

 

15:05 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pesticide, santé, agriculture, alimentation | |

14.07.2010

Pesticides : une cause de cancer

Grande-Bretagne – Une étude vient de réaffirmer les dangers que représentent les pesticides, particulièrement chez les bébés à naître et les enfants.

Cette année, des chercheurs marseillais avaient démontré un lien entre l'exposition aux pesticides et le développement de cancers. Leurs confrères britanniques de la Chemicals, Health and Environment Monitoring Trust (CHEM Trust) soutiennent cette théorie et pointent tout particulièrement du doigt les effets sur les plus jeunes, que ce soit pendant la période de gestation ou la petite enfance.

Les pesticides sont essentiellement mis en cause dans le développement des leucémies, des lymphomes et des cancers de la prostate. Ce fléau a malheureusement connu une hausse cette dernière décennie. Les familles d'agriculteurs et les familles vivant à proximité d'exploitations agricoles sont évidemment les plus touchées. Des gestes de prudence leur sont donc conseillés. En outre, les producteurs sont appelés à se responsabiliser, tant en ce qui concerne l'élaboration des pesticides que la démarche marketing.

(Source : Maxisciences.com)

02.07.2010

Grosses chaleurs au moins jusqu'à samedi : comment lutter ?

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Avec des températures dépassant les 30 °C dans le Grand Sud (jusqu'à 34 °C à Auch, entre 33 et 36°C dans la région toulousaine), la journée d'hier a annoncé, selon les prévisionnistes de Météo-France, un été plus chaud que la moyenne. Caniculaire ? Pas encore, mais après la terrible canicule de 2003 et ses 15 000 décès, les autorités sont sur le pied de guerre.

Plan canicule

Pour l'heure et jusqu'à samedi, « on est dans un épisode de forte chaleur, pas loin des seuils de déclenchement de la vigilance canicule », explique Patrick Gallois, prévisionniste à Météo France. Le niveau 1 du Plan canicule, qui en prévoit 4, est activé depuis le 1er juin et restera en vigueur jusqu'au 31 août.

Météo France et l'Institut de veille sanitaire (InVS) surveillent ainsi tout élément annonciateur de canicule ; un numéro vert (0800 066 666, appel gratuit) est activé et des actions de communication sont organisées.

Hier, le ministère de la Santé s'est dit prêt à faire face à une nouvelle vague de chaleur, même si certains professionnels jugent le plan gouvernemental insuffisant et déplorent un manque de personnel. Le plan « prévoit de garantir la permanence et la continuité des soins », a expliqué la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, en se félicitant que 95 % des lits d'hôpitaux soient ouverts en juillet en moyenne et 90 % en août, contre 93 % et 87 % respectivement l'an dernier. Aujourd'hui, « le personnel n'est toujours pas suffisant dans nombre d'établissements et de services à domicile et, pire que cela, l'État prévoit de les diminuer dans certains établissements et services à domicile », a toutefois rétorqué Pascal Champvert, directeur de l'AD-PA, association de directeurs de maisons de retraite et de services à domicile.

Le 28 juin dernier, un point de situation avec tous les acteurs concernés a été fait en préfecture de Région Midi-Pyrénées. Le dispositif est prêt à passer en niveau 2 si les prévisions indiquent des températures minimales de 21 °C la nuit et 36 °C le jour pendant trois jours consécutifs.

(Source : La Dépêche.fr)

20:44 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, précaution, chaleur | |

20.05.2010

Risques psychosociaux - Souffrances programmées dans l'informatique

Seule la caméra de vidéosurveillance a vu sa chute, du haut d'une tour, à 4 h 56 du matin, le 19 août 2008. Salarié de la société de services informatiques (SSII) Steria, alors en mission chez un client à Lyon, il avait, un jour plus tôt, écrit un long mail dans lequel il se disait "complètement paniqué" face au projet à mener, ayant "honte de ne pas être à la hauteur ". Sa mort n'a pas été reconnue comme un accident du travail par la caisse régionale d'assurance maladie, mais la CGT s'interroge. D'autant que pour l'établissement d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dont il dépendait, "la médecine du travail avait établi que le stress au travail et la souffrance psychique étaient les principaux risques dans l'entreprise", indique Hocine Chemlal, délégué syndical central CGT.

En 2008, deux suicides et trois tentatives avaient eu lieu dans la SSII. Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a dû batailler en justice avant d'obtenir, en octobre 2009, une expertise faite par le cabinet Technologia, la direction - qui n'a pas répondu à nos sollicitations - niant l'existence d'un risque grave justifiant un tel rapport.

Autre SSII, GFI a de son côté connu dix décès en 2008, dont au moins deux suicides, des infarctus et attaques cérébrales, selon Vanni Challier, délégué syndical central CFTC. "Les salariés sont tellement stressés, dit-il. On en envoie chez des clients sans qu'ils aient les compétences requises et sans les former." Des décès liés au stress ? "C'est totalement abusif", conteste Marie-Laurence Carle-Empereur, la directrice des ressources humaines France, tout en indiquant une série d'actions, dont une charte des managers.

Stress, souffrance psychologique, manque de reconnaissance... Cette situation semble être fréquente dans les SSII. "Le stress était perçu jusqu'à présent comme intrinsèque à nos métiers", constate Régis Granarolo, président du Munci, l'association professionnelle des informaticiens. Il est lié à la "surcharge de travail et à un sentiment d'urgence très courant, à une course à la productivité, à une industrialisation des services", poursuit-il. Et aussi à l'isolement quand on travaille chez le client, parfois pendant des années, et qu'on ne sait plus qui est son responsable.

Les périodes d'intercontrats - entre deux missions, le salarié reste payé par son employeur mais son salaire n'est pas facturé à un client -, sont également très "perturbantes", souligne

Dominique Lanoë, directeur d'Isast, cabinet d'expertise auprès des CHSCT. "Le stress s'amplifie au fur et à mesure que la période se prolonge, car le salarié finit par douter de sa valeur", ajoute-t-il. Et souvent, au bout de quelques mois, la SSII va chercher un moyen de licencier le salarié.

Francine Aizicovici

Le Monde - Article paru dans l'édition du 08.04.10

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Les antennes relais sous haute surveillance

Chose promise chose due. Le 6 juillet dernier, les trois opérateurs de téléphonie mobile SFR, Bouygues Télécom et Orange s'étaient engagés auprès des élus toulousains et des associations de riverains à constituer un fond souverain destiné à financer la mesure des niveaux d'émission des antennes relais. Ce fond, qui est géré par la mairie, permet à toute personne qui le souhaite de faire procéder à ces mesures sans en référer à l'opérateur.

Depuis le début de la semaine, trente antennes relais désignées par les associations de riverains, et réparties sur l'ensemble du territoire communal font l'objet de ces mesures. Les résultats de cette campagne de contrôle seront rendus publics dans le courant du mois de juin.

Mais en dépit de ce premier pas, la charte de bonne conduite que riverains, élus toulousains, et opérateurs s'étaient engagés à rédiger et qui limitait notamment à 0,6 volt par mètre le niveau des émissions n'est toujours pas écrite en dépit d'un programme établi au printemps 2009 qui prévoyait de finaliser l'engagement des opérateurs lors de la signature de cette charte qui devait avoir lieu le en septembre 2009.

(Source : La Dépêche.fr)

11:12 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, antenne, émission, relai, téléphonie, mobile | |

18.05.2010

Santé - Bitume : vers un nouvel amiante ?

Le 10 mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Bourg-en-Bresse a pour la première fois établi le lien entre l'inhalation des fumées de bitume et le cancer de la peau. Il a déclaré Eurovia, une filiale de Vinci, coupable de « faute inexcusable » pour la maladie contractée par l'un de ses ouvriers.

Le bitume va-t-il entraîner un scandale de santé publique aussi important que l'amiante ? Le 10 mai dernier, pour la première fois, un tribunal, celui des affaires de sécurité sociale (TASS) de Bourg-en-Bresse, a reconnu le lien entre l'inhalation de fumées de bitume et le cancer de la peau d'un ouvrier. Si le tribunal a été prudent sur la cause même du cancer, en précisant qu'il avait « pu trouver que la conjonction de projections, voire d'inhalations, du bitume avec les UV favorisait, soit le risque né des UV, soit le risque né du bitume », il a tout de même condamné son employeur, Eurovia, un constructeur de routes filiale de Vinci, pour « faute inexcusable ».

Des protections insuffisantes

« Le tribunal a estimé que, d'une part l'entreprise ne pouvait pas ne pas savoir qu'elle mettait entre les mains de ses salariés un produit toxique et d'autre part que, le sachant, elle n'avait pas pris les mesures de sécurité nécessaires à la protection de ses employés », explique Maître Jean-Jacques Rinck, l'avocat des proches de Francisco Serrano-Andrade. Embauché comme épandeur de bitume par Eurovia en 1986, ce dernier a contracté un cancer de la peau décelé en 2006 avant d'en mourir deux ans plus tard. Comme beaucoup de ses collègues, il répandait le bitume -ce résidu du pétrole déjà toxique auquel ont ajoute des additifs dont certains sont cancérigènes (hydrocarbures aromatiques polycyliques), le tout chauffé à plus de 160°- sans aucune protection, torse nu et en short. « Cela n'est pas propre à Eurovia, reconnaît Jean-Jacques Rinck, car il n'existe que des recommandations de protection contre le bitume, pas d'obligation. »

«  La santé et la sécurité de nos travailleurs sont depuis toujours au cœur des préoccupations des professionnels de la route », souligne cependant le syndicat de l'industrie routière française (USIRF) dans un communiqué. Mais au titre des mesures de sécurité il faut comprendre : un masque (obligatoire seulement pour les endroits confinés), des gants et chaussures de sécurités fournis par l'entreprise et la recommandation de manches longues, car le premier risque du bitume reste celui de la brûlure. Cependant, pour le syndicat comme pour Eurovia, qui a très vite annoncé sa décision de faire appel, il n'existe pas de lien entre bitume et cancer. Ils s'appuient en cela sur une étude du centre international de recherche sur le cancer, publiée en 2009 qui concluait « que l'exposition aux fumées de bitume (par inhalation ou par voie cutanée) ne provoque pas de cancer ».

Des centaines de milliers de personnes exposées

Dans certains pays, comme aux Etats-Unis, le bitume est interdit depuis 1976 et remplacé par du ciment, tandis qu'en Allemagne, des routes sont réalisées en agrégat de pierre et de déchets. En France, selon la dernière brochure de l'Institut national de la prévention de recherche et de sécurité (INRS), datant de 2003, « quelque 3 millions de tonnes de bitume chaud sont répandues chaque année sur les routes de France par les ouvriers affectés aux travaux de revêtement de la chaussée ou de construction ». Ce qui explique, que potentiellement « 420 000 à 500 000 personnes sont concernées par le problème », estime Jean-Jacques Rinck. Pourtant le cas Eurovia est la première affaire d'exposition au bitume portée devant la justice. « Le problème est connu depuis 20 ans mais rien n'a été fait. Et puis les victimes sont ce que l'on appelle les ouvriers de l'anonymat - issus des minorités, en contrats à durée déterminée ou saisonniers. Ils sont souvent culturellement, socialement et financièrement isolés. Depuis le jugement en revanche, j'ai reçu de multiples demandes de contact sur le sujet », souligne l'avocat.

Le cas du bitume peut être rapproché de celui de l'amiante (voir encadré) et l'avocat estime qu'au nom du principe de précaution les pouvoirs publics devraient, avec l'aide des scientifiques se saisir au plus vite du sujet. « Le risque financier, par le biais de l'indemnisation des victimes, est colossal » estime-t-il. Dans ce cas, les plaignants avaient ainsi demandé 200 000 €. Dans le droit commun en revanche, pour l'instant, les cancers des ouvriers du bitume sont bien reconnus comme maladie professionnelle mais hors nomenclature : « celui de Francisco Andrade-Serrano a ainsi été reconnu comme lié aux rayons UV du soleil par l'assurance maladie », précise l'avocat.

Aujourd'hui, le jugement du tribunal ne peut faire à lui seul jurisprudence, mais Jean-Jacques Rinck veut croire qu'il s'agit d'un début. Par ailleurs, la CGT a d'ores et déjà saisi l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) qui va réaliser une évaluation générale des risques pour la santé des travailleurs liés à l'usage des bitumes.

(Source : Novethic.fr - par Béatrice Héraud)

05:58 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, bitume, cancer, maladie, ouvrier, amiante, travail | |

11.05.2010

Santé : une cohorte de 500 000 volontaires sur les relations Nutrition-Santé

Pourquoi mettre en place en France une cohorte de 500 000 volontaires sur les relations Nutrition-Santé ?

De nombreuses études scientifiques (chez des malades ou volontaires sains, au niveau des populations, ou sur des modèles animaux ou cellulaires) ont mis en évidence le rôle joué par la nutrition comme facteur de protection ou de risque des maladies les plus répandues en France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, qu'il s'agisse des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l'obésité, du diabète de type 2, des dyslipidémies, de l'hypertension artérielle...

La nutrition n'est pas le seul déterminant de ces problèmes de santé. En effet, des facteurs génétiques, biologiques et environnementaux interviennent dans l'apparition de ces maladies. Pour mettre en évidence le rôle spécifique des facteurs nutritionnels, il est indispensable de développer les études de « cohorte » (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) portant sur de très grandes populations. Au travers de ce type d'étude, on peut ainsi mesurer de façon précise les apports alimentaires mais aussi prendre en compte les autres déterminants, tels que l'activité physique, le poids, le tabagisme, les antécédents familiaux... et regarder les liens avec la santé et le risque de maladies.

Identifier des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition, pour les maladies qui sont devenues aujourd'hui des problèmes majeurs de santé publique, constitue une étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles visant à prévenir ces maladies et à améliorer la santé des populations.
Tel est l'objectif ambitieux de l'étude NutriNet-Santé et voilà pourquoi les chercheurs ont besoin de vous !

 Inscription et plus d'informations sur le site etude-nutrinet-sante.fr

12:09 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : étude, santé, nutrition, alimentation | |

03.05.2010

FOOD, INC.

 

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FOOD, INC., réalisé par Robert KENNER, décortique et analyse les rouages d’une industrie qui influence chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir d’où viennent les produits que nous consommons tous les jours. Derrière l’image de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficultés ce que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : les vraies conditions d’élevage et d’abattage de nos viandes et volailles. Grâce aux interventions d’experts comme l’auteur de FAST FOOD NATION, cette investigation illustre les dessous d’une industrie qui sacrifie les notions de qualité et de santé pour des considérations de rendement et de profit.

26.04.2010

Hypersensibilité : Un plan d'action pour faire reconnaître la maladie

Mercredi s'est tenu un colloque sur les pathologies de l'hypersensibilité à la Mutualité française de Paris. Organisé par le RES (Réseau environnementale santé), cette réunion avait pour objectif d'établir un plan d'action pour faire reconnaître ces troubles mais également pour améliorer la prise en charge des malades.

Les pathologies de l'hypersensibilité (hypersensibilité chimique multiple [MCS], électro-sensibilité, syndrome de fatigue chronique [CFS],fibromyalgie...) sont des maladies environnementales liées aux substances chimiques et aux champs électromagnétiques. Elles sont actuellement encore largement ignorées par certains professionnels de santé et certaines institutions. La plupart du temps elles sont considérées comme relevant de problèmes individuels purement psychologiques.  Pourtant dans plusieurs pays, le nombre de personnes atteintes par ces pathologies est de plus en plus important. En France, plusieurs centaines de milliers de personnes seraient concernées par ce trouble parfois si handicapant qu'il amènerait certains malades à perdre leur emploi, sans qu'il soit pour autant diagnostiqué. L'hypersensibilité concerne 12 à 25% de la population des pays industrialisés.

D'après le Réseau, les MCS (hypersensibilité chimique multiple) par exemple toucheraient  de façon plus ou moins sévère 12 à 25% de la population des pays industrialisés dont 3,5% de façon très sévère au point d'entraîner un isolement complet. A partir du point de vue des scientifiques, des malades et des médecins, le colloque visait à mettre au point un plan d'action dont le but serait d'informer les professionnels de santé mais également de développer la recherche afin d'améliorer la prise en charge des malades. Les associations souhaitent que les pouvoirs publics prennent en compte au plus vite les souffrances des patients. L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a déjà recommandé, fin 2009, la poursuite des recherches dans le domaine.

(Source : fr.news.yahoo.com)

05:25 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, hypersensibilité, fatigue, trouble, maladie, pathologie | |

24.04.2010

Ondes : les experts manquent de données pour se prononcer

Après la publication, en octobre 2009, d'un rapport très attendu sur l'impact sanitaire des ondes radiofréquences et de la téléphonie mobile, l'Afsset vient de rendre un avis sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques d'extrêmement basses fréquences, émis par les lignes électriques notamment. Elle recommande de ne pas installer de lignes à très haute tension à moins de 100 mètres des établissements accueillant des populations fragiles, comme les hôpitaux ou écoles.

A la demande des ministères en charge de la santé et de l'environnement, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu un avis le 29 mars dernier, faisant la synthèse des travaux d'expertise internationale sur les champs électromagnétiques « extrêmement basses fréquences », émis  par les lignes électriques, ou tout appareil électrique. Cette synthèse fait globalement état du manque d'outils de mesure de ces champs électromagnétiques et de données permettant de caractériser l'exposition des populations. La principale recommandation de l'agence concerne les risques éventuels de leucémie infantile et l'exposition des populations les plus fragiles. L'Afsset préconise donc « de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches...) à proximité immédiate des lignes à très haute tension, et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements ». L'agence recommande une distance minimum de 100 mètres entre des lignes à très haute tension et ces établissements et confirme ses précédentes conclusions : il faut encadrer l'exposition du public. S'agissant des risques en milieu professionnel, elle souhaite également des études ciblant les travailleurs, exposés à de plus forts niveaux, et recommande d'apporter une aide technique aux entreprises.

"Risque envisageable, voire probable"

Les conclusions de l'étude restent toutefois très nuancées, contrairement à son rapport sur les ondes radiofréquences et la téléphonie mobile, dans lequel l'Afsset avait estimé qu'il convenait d'agir « sans perdre de temps » pour diminuer l'exposition du public aux radiofréquences. Un avis qu'ont suivi plusieurs tribunaux, après avoir été saisis par des riverains réclamant le démontage d'antennes-relai. SFR et Bouygues ont été ainsi condamnés en 2009 à démonter des antennes-relais en raison du danger potentiel qu'elles représentent pour la santé des riverains. Le tribunal de Carpentras, dans l'affaire opposant SFR à un couple d'exploitants agricoles, avait ainsi estimé qu' «il existe un questionnement tout à fait sérieux portant sur le danger potentiel présenté par ce type d'installation, risque qui peut être qualifié de tout à fait envisageable, voire probable». Dans le cas de Bouygues, c'est le tribunal correctionnel de Nanterre qui a condamné l'opérateur à démonter l'une de ses antennes-relais, en vertu du principe de précaution. Une première. Bouygues a fait appel de cette décision, mais la cour d'appel de Versailles a confirmé la condamnation en première instance...Les riverains de l'antenne s'étaient plaints de maux de têtes, nausées, palpitations cardiaques, liés selon eux à la présence à quelques mètres de leurs habitations de cette antenne-relai.
Le 2 avril dernier, l'opérateur a annoncé qu'il abandonnait finalement l'idée de se pourvoir en cassation. Bouygues Telecom a justifié son renoncement en indiquant que depuis cet arrêt de la cour d'appel "plusieurs autorités ont confirmé l'innocuité des antennes relais" et donc qu'"il n'est plus nécessaire d'aller en cassation".
Les associations Agir pour l'environnement et Priartem estiment au contraire qu'il s'agit d'une "victoire". "En se désistant, l'opérateur reconnaît la jurisprudence de l'arrêt de la cour d'appel de Versailles", estiment-elles. Et ajoutent qu' "un an après le Grenelle des ondes, aucun changement d'ordre législatif, réglementaire ou administratif n'est venu combler le vide autorisant un opérateur à installer une antenne à quelques mètres des lieux d'habitation. C'est donc à la justice de se substituer aux responsables politiques qui ont orchestré leur irresponsabilité depuis de trop nombreuses années".

 (Source : Novethic.fr)

16.04.2010

Nanotechnologies : Une connaissance très imparfaite des risques

Selon la Commission nationale du débat public qui a publié mardi 13 avril le compte-rendu du débat sur des nanotechnologies, l'impact de ces dernières sur l'être humain et sur l'environnement est loin d'avoir été évalué par manque de financements. Les questions de la gouvernance, de la participation de la société civile, de l'information publique ont également été soulignées.

Philippe Deslandes, président de la Commission nationale du débat public (CNDP) et Jean Bergougnoux, président de la Commission particulière du débat public (CPDP) sur les nanotechnologies, ont rendu public mardi 13 avril leur compte-rendu. Lancé en octobre 2009, le débat public sur les nanotechnologies a été organisé au cours de 17 réunions publiques et s'est achevé en février. « A l'issue du débat, deux points ressortent », ont expliqué les deux présidents. « Des attentes fortes se dégagent du public », assurent-ils tandis que «  des enseignements émergent pour les débats futurs sur les sujets sociétaux ».

La gouvernance du développement des nanotechnologies

Le débat avait notamment mis en évidence les réticences d'une partie de la population et d'associations environnementales contre d'éventuels effets nocifs des nanoparticules sur l'être humain et sur l'environnement. « Face à une nouvelle technologie très puissante, ouvrant des potentialités considérables mais comportant des risques de différentes natures, souvent encore mal identifiés, le public a bien compris que la question centrale était celle de la gouvernance du développement des nanotechnologies » explique le compte-rendu. Selon lui, « le développement des nanotechnologies et, plus encore, de leurs applications, est ressenti comme piloté pour l'essentiel par les forces du marché ». Le rapport rappelle que plusieurs options sont ouvertes pour la France en termes de gouvernance, s'en remettre à l'Union européenne ou créer un système au niveau national. Cette question doit être abordée dans le cadre du projet de loi du Grenelle 2 qui sera examiné à l'Assemblée nationale début mai. A noter également que les acteurs de la société civile ayant participé aux débats ont souhaité être associés à la gouvernance du développement des nanotechnologies.

Le principe de précaution et le manque d'études toxicologiques

Cependant, le texte présenté mardi évoque également les demandes de moratoires dans l'attente d'une démonstration de l'innocuité des nanotechnologies, faites par diverses organisations, notamment Les verts, France nature environnement et Les amis de la terre. «  Cette hypothèse, que les Amis de la Terre et quelques autres considèrent comme étant la « seule solution raisonnable » a été fortement contestée, en particulier par les chercheurs. De nombreux intervenants se sont montrés convaincus qu'elle ne saurait faire partie des suites données au débat par les Pouvoirs Publics » souligne-t-il. Mais, rappelle le compte-rendu, « de nombreux produits contenant des nanomatériaux sont déjà sur le marché, parfois peut-être sans qu'on le sache, alors que les risques qu'ils peuvent comporter sont insuffisamment connus. La connaissance des dangers spécifiques des nanomatériaux est encore très imparfaite. » Une méconnaissance attribuée notamment à « l'insuffisance des financements publics consacrés aux recherches en nanotoxicologie et en nanoécotoxicologie ».

Le besoin de transparence et d'information

En conséquence, les fortes attentes évoquées dans le préambule de la communication de la CNDP concernent aussi la traçabilité, l'étiquetage des produits et la transparence des études préalables aux autorisations de commercialisation des produits. Le rapport considère également que le cycle de vie des nanomatériaux n'a pas été suffisamment analysé. Un tel travail devrait être engagé «  afin de déboucher sur des dispositions spécifiques à prendre en matière de gestion et traitement des déchets industriels et domestiques ». Une question a également été soulevée lors des discussions, l'impact que pourrait avoir sur les libertés publiques le développement de la nanoinformatique.
Enfin Philippe Deslandes et Jean Bergougnoux estiment que le débat n'est pas terminé, « les modalités selon lesquelles il se poursuivra dépendent grandement des réponses qu'apporteront les Pouvoirs Publics ». Rappelant que plusieurs réunions ont été émaillées « de perturbations, suffisamment graves dans certains cas, pour conduire à l'annulation de la réunion ou à sa poursuite dans des conditions précaires », mais aussi « la faible participation du public », ils estiment « qu'un débat public national sur un sujet sociétal complexe, ne sera jamais facile à organiser ». Ils affirment aussi que « la participation en direct et en interactif des internautes aux réunions a un rôle sans aucun doute important à jouer dans les débats futurs ». Cette pratique a été expérimentée, la CNDP a annoncé qu'elle venait de lancer « une réflexion approfondie sur le sujet ».

 (Source : developpementdurablelejournal.com)

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18.03.2010

Chirurgie cardiaque pédiatrique : retour au point mort

En dépit des annonces de Roselyne Bachelot, le pôle pédiatrique n'a pas rouvert.

Aucun enfant n'a été opéré du cœur à Toulouse depuis maintenant plus de deux mois et demi. L'activité de chirurgie cardiaque pédiatrique, exercée conjointement jusqu'alors par le CHU Purpan et la clinique Pasteur, n'a toujours pas redémarré alors que l'on croyait la question réglée. L'espoir était revenu à Toulouse il y a trois semaines lorsque la ministre de la Santé avait accordé une dérogation à Toulouse pour la reprise de ce pôle de chirurgie cardiaque. Roselyne Bachelot s'était appuyée sur l'avis favorable du Conseil national de l'organisation sanitaire (CNOS) sous réserve qu'une expertise de conformité soit effectuée entretemps. La visite, réalisée par l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) le 3 mars, aurait permis de constater que les conditions de sécurité sont bien réunies. Le CHU Toulouse s'était engagé aussi à rendre opérationnelle d'ici le mois de juin la salle dédiée à l'hémodynamique, point d'achoppement de ce dossier. Le résultat de cette expertise a été transmis à la Direction générale de l'offre des soins (DGOS) et serait toujours selon ce service, « en cours d'instruction, sans calendrier précis ». « La procédure de recours entamée par le CHU de Toulouse est désormais traitée au niveau national », confirme-t-on à l'Agence régionale d'hospitalisation qui est à l'origine de la fermeture brutale du service de chirurgie cardiaque pédiatrique de Toulouse, le 31 décembre dernier.

Toulouse sous le choc

« Les interventions se faisaient dans des conditions absolues de sécurité à Toulouse, avec des compétences avérées à la fois du CHU et de la clinique Pasteur qui avaient mutualisé leurs moyens », relate Jean-Jacques Mirassou, conseiller général, qui est intervenu ces jours-ci pour une reprise immédiate de la chirurgie cardiaque pédiatrique à Toulouse, estimant que « cette fermeture est une sanction à l'égard de Toulouse ».

Depuis le début de l'année, une vingtaine d'enfants, de la naissance à 15 ans, suivis à Toulouse ont été transférés dans d'autres hôpitaux (Paris, Bordeaux, Marseille, Nantes...), pour y être opérés, parfois dans l'urgence. Une situation ubuesque dénoncée par les familles des patients pour qui ces hospitalisations délocalisées génèrent des frais conséquents et multiplient surtout la prise de risque pour leurs enfants. La communauté médicale à Toulouse s'est aussi mobilisée, désavouant cette fermeture, avec le soutien des élus locaux. Depuis le début du mois, c'est désormais l'incompréhension qui prédomine et le plus grand flou. Le tout CHU de Toulouse étant suspendu à nouveau, au bon vouloir de Roselyne Bachelot.

(Source : La Dépêche.fr)

14:32 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, toulouse, chirurgie, cardiaque | |

15.03.2010

1 million contre les OGM

Message d'Avaaz.org :

La Commission Européenne vient d'autoriser la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union Européenne pour la première fois depuis 12 ans!

Cédant au lobby pro-OGM, la commission a ignoré l'avis de 60% des Européens qui estiment que nous devons d'abord établir les faits avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et notre environnement.

Une nouvelle initiative permet à 1 million de citoyens européens de présenter officiellement des propositions de loi à la Commission Européenne. Rassemblons un million de voix pour demander un moratoire sur les plantes OGM jusqu'à ce que la recherche soit menée à terme. Cet appel sera remis au Président de la Commission Européenne Barroso. Signez la pétition et faites suivre ce message à vos amis et vos proches:

http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=51...

Les associations de défense des consommateurs, de l'environnement, de la santé publique et les syndicats paysans se mobilisent depuis longtemps contre l'emprise exercée par les multinationales productrices d'OGM sur l'agriculture européenne. Les préoccupations liées à la culture de plantes génétiquement modifiées incluent: la contamination des cultures biologiques et du reste de l'environnement; l'impact sur le climat en raison d'un besoin excessif en pesticides; la destruction de la biodiversité et de l'agriculture locale; et enfin les effets des plantes OGM sur la santé.

Certains Etats membres de l'Union ont fait part de leur vive opposition à la décision prise il y a quelques jours et qui autorise la culture de la pomme de terre produite par BASF et de variétés de maïs Monsanto. L'Italie et l'Autriche s'y opposent et la France a demandé la poursuite de la recherche scientifique.

Il n'y a toujours pas de consensus quant aux effets des OGM sur le long terme. Et c'est l'industrie des OGM, faisant passer le profit avant la santé publique, qui finance la recherche scientifique et influence le cadre réglementaire. C'est pour cela que les citoyens européens réclament l'indépendance de la recherche et davantage de tests et de précautions avant que ces plantes ne soient dispersées dans la nature.

Aujourd'hui, "l'Initiative Citoyenne Européenne" donne à 1 million de citoyens européens la possibilité de soumettre à la Commission Européenne des propositions de loi et nous offre une chance unique de contrer l'influence des lobbyistes.

Faisons entendre 1 million de voix pour obtenir un moratoire sur l'introduction de plantes génétiquement modifiées en Europe et mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche et la régulation des OGM. Signez la pétition maintenant et diffusez largement l'appel:

http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=51...

Avec détermination,

Alice, Benjamin, Ricken, Raluca, Luis, Graziela et toute l'équipe d'Avaaz.

Plus d'information:

Dernier sondage Eurobaromètre 2008 'Attitudes des citoyens européens vis-à-vis de l'environnement', page 67

L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause, Le Monde

Retour sur l'autorisation de la pomme de terre Amflora, Inf'OGM

OGM et pesticides - un bilan désastreux, Greenpeace

Résumé du Rapport d'Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (IAASTD), incluant des préoccupations sur l'usage des OGM

19:10 Publié dans Thème : OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, environnement, santé, agriculture | |

04.03.2010

Épidémie d'hépatite A probablement liée à des tomates séchées d'importation

Une épidémie d'hépatite, probablement liée à la consommation de tomates séchées importées surgelées, fait actuellement l'objet d'investigations de la part de l'Institut de veille sanitaire (InVS).

"Au 1er mars, 55 cas liés à cette épidémie ont été identifiés, 26 femmes et 29 hommes, âgés de 7 à 52 ans (moyenne 31 ans)", résidant dans 18 départements métropolitains avec deux foyers importants dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques (19 cas) et dans le Lot (15 cas), annonce l'InVS dans un point mis en ligne mardi.

Les dates d'apparition des symptômes se situent entre le 20 novembre 2009 et le 5 février.

27 patients ont été hospitalisés au total, mais "l'évolution a été favorable pour tous", précise l'institut.

Cette épidémie d'hépatite A liée à la consommation de tomates séchées est la deuxième décrite dans le monde. En Australie, les investigations menées lors d'une importante épidémie survenue en 2009 (240 cas de mai 2009 à janvier) ont également attribué cet épisode à la consommation de tomates séchées, dit-il.

L'hépatite A, maladie d'origine virale, le plus souvent asymptomatique chez le jeune enfant, peut provoquer une fatigue avec fièvre, une gastro-entérite et une jaunisse chez l'adulte. Les formes graves, très rares, sont identifiées chez les adultes le plus souvent déjà porteurs d'une atteinte chronique du foie.

Environ 1.500 cas sont déclarés chaque année.

L'interrogatoire des patients sur leur consommation alimentaire au cours des 2 à 6 semaines précédant la maladie, correspondant à sa durée d'incubation, a montré une fréquence inhabituellement élevée de consommation de tomates séchées. Ces tomates avaient été consommées dans des sandwiches ou des salades achetés dans des sandwicheries.

Selon l'enquête, elles proviendraient d'un même lot de tomates importées surgelées de Turquie et distribué entre début octobre 2009 et fin janvier. Si l'hypothèse se confirme, le risque n'existerait plus car ce lot n'est plus distribué. Toutefois, d'autres cas pourraient survenir en raison d'une transmission de personne à personne du virus, avertit l'InVS. Il rappelle l'importance de l'hygiène des mains dans la prévention de cette hépatite.

(Source : La Dépêche.fr)

00:15 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hépatite a, épidémie, santé, alimentation | |