31.01.2011
Recrutement des ingénieurs : "C'est un jeu de chaises musicales !"
Entretiens d'embauche autour d'un apéro, smartphones à gagner... A l'heure où les chômeurs sont plus de quatre millions, les entreprises du numérique, en pleine pénurie d'ingénieurs, rivalisent d'imagination pour attirer, voire débaucher, de nouvelles recrues.
Des sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) mènent en ce début d'année dans des bars de Toulouse des séances de "speed recruiting" agrémentées de lots à gagner et inspirées du "speed dating", ces rencontres éclair organisées entre célibataires à la recherche de l'âme sœur.
Car, après avoir accusé le coup en 2009, le secteur (370.000 personnes travaillent dans l'édition de logiciels, le conseil et les services informatiques, le conseil en technologies) a renoué avec les recrutements en 2010. Et pour 2011, les projections d'embauche sont optimistes, d'après Syntec numérique, la fédération professionnelle.
En cette soirée de semaine, 300 personnes, dont de nombreux jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs, se pressent dans un bar du centre pour des entretiens "minute" avec des recruteurs du groupe Akka Technologies (5.600 salariés). Le groupe d'ingéniérie et de conseil en technologies veut recruter 260 personnes en Midi-Pyrénées en 2011 et 1.500 au total en France.
L'entreprise n'a pas lésiné sur les moyens même si elle reste muette sur le coût de l'opération: un capitaine du Stade toulousain est présent, smartphones et i-pads sont à gagner, boissons et collations sont offertes.
Dans les prochains jours, deux filiales du groupe Sogeti (services informatiques et ingénierie) organisent elles aussi à Toulouse des opérations de recrutement dans des bars, avec tablettes informatiques, consoles de jeu et places de matches de rugby à gagner.
"On est tous à la recherche de monde, la pénurie de main d'œuvre est classique et les écoles ne suffisent pas à satisfaire les besoins", explique Bertrand Souharce, un directeur régional d'Akka. "On est obligé de trouver des moyens singuliers pour faire venir les talents". La société, qui fera suivre ensuite aux candidats pré-sélectionnés un parcours de recrutement plus classique, ne cache pas qu'il lui faudra se servir chez les concurrents pour trouver du personnel expérimenté.
"Tout le monde a les mêmes CV trouvés sur les même sites internet", dit Sandra Cappelletto, responsable recrutement. "On veut essayer de toucher d'autres personnes" et celles qui travaillent déjà "pourront venir discrètement en dehors des heures de travail".
Justement, une informaticienne qui tait son nom est venue de chez Sogeti où elle trouve que son "salaire stagne". "Je viens voir si je peux obtenir un meilleur salaire et des missions plus intéressantes".
Akka comme Sogeti se défendent de vouloir faire de la "surenchère" à la rémunération et disent vouloir jouer plutôt sur l'intérêt du travail proposé.
"La concurrence entre sociétés, c'est de bonne guerre", dit Sophie Paradowski chez Sogeti High Tech. "Mais on tente plutôt d'attirer par des projets nouveaux".
"C'est un jeu de chaises musicales", commente Franck Laborderie-Cavada, délégué CGT chez Akka informatique et systèmes. Si le "turnover s'est rééquilibré" en faveur des salariés, avec une multiplication des ruptures conventionnelles à leur initiative, "il y a un fossé énorme entre cette énergie mise à recruter et le manque d'énergie pour garder les salariés déjà en place".
Il met en particulier en cause un "gel des salaires en vigueur depuis deux ans". Pour Noël Lechat, secrétaire général de la Fédération CGT concernée, ces opérations de recrutement masquent également le fait que "l'on est dans une profession où l'on jette facilement les gens dès qu'on en a plus besoin" et où les plus de 40 ans ne sont pas légion.
(Source : AFP – Actu.voila.fr)
05:24 Publié dans Thème : EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, informatique, ingénieur, ssii, recrutement, salaire, social |
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07.11.2010
Manifestation : Toulouse toujours très mobilisée
De la Poste au Trésor, de Continental à EADS Astrium, en passant par Tisséo et l'hôpital Marchant, le cortège contre la réforme des retraites a encore mobilisé une foule considérable, hier à Toulouse, malgré le vote de la loi le 27 octobre dernier. De l'estimation très faible de la préfecture -13 000 manifestants- au chiffre, forcément un peu gonflé, des syndicats (110 000), le juste milieu se trouverait à environ 70 000 personnes. Malgré tout, la mobilisation est légèrement en baisse, et le secrétaire national de la CGT l'a avoué. Gisèle Vidallet, représentante toulousaine du syndicat, se réjouissait quand même de voir autant de monde dans la rue. « C'est loin d'être un baroud d'honneur. Les salariés répètent leur refus de voir une réforme peser encore une fois sur les moins fortunés. » Des paroles confirmées au sein du cortège, par Gérard, 45 ans, et son fils Étienne, 18 ans : « On est venus encore une fois, parce qu'on a encore espoir de faire reculer le gouvernement. Il ne nous écoute pas, mais la rue reste mobilisée, et dans les entreprises, le mécontentement gronde. » Bernard Dedeban, de la FSU, en tête de cortège au côté des syndicats unis, indiquait pour sa part : « La mobilisation n'est pas terminée. La volonté de se battre est intacte. Ce ne serait pas la première fois qu'une loi est promulguée et qu'elle n'est pas appliquée ». « Pour sa loi sur la sécurité, Sarkozy a dû s'y reprendre à 5 fois. Pourquoi pas pour les retraites ? », renchérissait Gisèle Vidallet. « De toute façon, on saura se souvenir de l'autisme de ce gouvernement en 2012 », notait Alain, sa petite Sophie sur les épaules, et une pancarte indiquant « 2012 : éjection présidentielle ».
Étudiants et lycéens
En tête de cortège. Un contingent d'une centaine d'étudiants et lycéens, rassemblés notamment derrière une bannière « Mirail en lutte » se trouvait juste derrière la banderole unitaire des syndicats, en tête de cortège. Le Mirail (Toulouse II) a voté jeudi dernier le blocage de la faculté. Juchés sur le camion de la CGT, trois jeunes, une fille et deux garçons, lançaient les slogans au micro, devant les jeunes qui reprenaient notamment en chœur : « C'est pas à l'Élysée, c'est pas à Matignon, c'est pas dans les salons qu'on obtiendra satisfaction ; il faut lutter, s'organiser, c'est tous ensemble qu'on va gagner ».
Molex, Conti
Dans le cortège. Les entreprises au cœur de la lutte sociale en Haute-Garonne étaient très bien représentées dans le cortège. Les Molex, dont l'entreprise a été liquidée jeudi dernier, et qui sont toujours au cœur d'une bataille juridique pour le règlement de leur plan social, étaient facilement repérables avec leurs tabliers bleu et gris. Guy Pavan et Denis Parise, les leaders de la mobilisation au printemps dernier, étaient présents dans le cortège.
Slogans
« 2012 : éjection présidentielle ».
« Pensez à sortir les ordures »
« Racailles en 2012, notre Kärcher, le bulletin de vote »
« Dis-moi papy, tu ne vas pas me piquer mon boulot ? »
« Sarko, faut rembourser la vaseline ! »
« Sarkozy t'as pas gagné, on est toujours dans la rue ! »
« Qui sème la misère, récolte la colère ! »
(Source : La Dépêche.fr)
09:49 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toulouse, retraite, manifestation, social |
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06.11.2010
Tractage devant Airbus : 6 kilomètres de bouchons
Une quinzaine d'employés du collectif des Sociétés de service toulousaines SSII-CGT a provoqué une retenue importante hier matin sur l'A624, à partir du rond-point de La Crabe, entrée principale d'Airbus. Le collectif a distribué des tracts aux automobilistes venant travailler chez Airbus. Jusqu'à 6 kilomètres de bouchons ont été enregistrés entre 7 h 30 et 9 h 30 par la Direction des routes nationales du Sud-Ouest (Dirso). Les bouchons débutaient au rond-point de la Crabe à Saint-Martin-du-Touch et se sont propagés au périphérique extérieur aux Ponts-Jumeaux, jusqu'à Purpan sur l'A624 en passant par les Sept-Deniers sur l'A621.
Une grosse galère de plus pour les automobilistes en transit vers leur lieu de travail.
Le but de cette distribution de tracts était d'alerter les automobilistes au sujet de la réforme des retraites, et appeler à la manifestation unitaire de ce matin (10 heures au métro Saint-Cyprien à Toulouse).
Les sociétés représentées au sein de ce collectif sont Akka Is, Altran Sud-Ouest, Assystem, Atos, Capgemini, CS Ingénierie, Eurogiciel, GFI, IBM Services, Open, Sogeti, Steria, Safran Ingénierie et Thalès Services.
(Source : La Dépêche.fr)
06:43 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, social, ssii |
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23.09.2010
Réforme des retraites : la France au ralenti
Le 7 septembre dernier, ils étaient entre 1 et 3 millions dans la rue. Aujourd'hui, pour la nouvelle manifestation contre la réforme des retraites, les syndicats espèrent réunir autant de monde. Le gouvernement n'a pas encore cédé d'un iota.
Combien ? Combien seront-ils dans la rue aujourd'hui ? Les syndicats jouent gros en organisant à deux semaines d'intervalle une manifestation contre le projet de réforme des retraites. Mais ils se déclarent confiants dans la mobilisation.
Le 7 septembre dernier, le nombre de manifestants était évalué à 1,1 million selon le ministère de l'Intérieur et à plus de 2,7 millions selon la CGT. Une mobilisation inférieure, voire la même, serait aussitôt interprétée par le gouvernement comme un essoufflement du mouvement.
La réforme des retraites, qui prévoit notamment un départ à 62 ans, vient d'être adoptée par l'Assemblée nationale. Reste le Sénat. Et quelques marges de manœuvres sur la pénibilité, peut-être le travail des femmes.
Mais Éric Woerth, le ministre du Travail, s'est montré inflexible en rejetant l'idée d'un maintien de la retraite à taux plein à 65 ans pour les femmes ayant élevé 3 enfants. Ce sera 67 ans, dit-il. Éric Woerth propose d'intervenir en amont, prendre notamment en compte les indemnités maternité.
Mais le sentiment d'injustice éprouvé par celles qui gagnent moins que les hommes, qui travaillent souvent à temps partiel pour élever leurs enfants, et qui se retrouvent avec de maigres pensions, est en train de semer le trouble jusque dans les rangs de la majorité. Des sénatrices UMP pourraient ruer dans les brancards.
Hier, la Halde, Haute autorité de lutte contre les discriminations, a estimé que le projet de loi « risque de pénaliser davantage les femmes ». C'est un avertissement au gouvernement.
« La République est en cause car l'égalité est en cause », a déclaré hier à Pau Martine Aubry, la secrétaire nationale du PS. Le Parti socialiste assure que « la retraite à 60 ans, ce n'est pas mort ». Un sondage Ifop montre pourtant que 62 % de Français ne sont pas convaincus que l'opposition reviendra sur les mesures d'âge si elle arrive au pouvoir en 2012.
Mais avant 2012, il y a ce 23 septembre. Et l'espoir pour les syndicats de faire ployer le gouvernement.
Un gouvernement « en plein doute », selon François Chérèque, le leader de la CFDT. À la CGT, un optimisme prudent l'emporte : « Nous sommes plutôt confiants », déclare Nadine Prigent.
Au total, 231 manifestations vont avoir lieu aujourd'hui dans le pays, contre 213 le 7 septembre dernier. Vendredi, l'intersyndicale fera les comptes de la mobilisation, et fourbit déjà d'autres rendez-vous. Peut-être une grève nationale.
Le gouvernement est prévenu.
Sabine Bernède - LDDM
La France au ralenti...
SNCF. Plusieurs syndicats appellent à la grève. En Midi-Pyrénées, la SNCF prévoit 30 % de trafic sur ses lignes TER, 25 % pour les TGV, 50 % pour les Teoz. Pour le Languedoc Roussillon, 45% des circulations de TER seront assurées par trains et autocars de substitution ; 38% des TGV ; 37% des Corail Teoz et aucun train Talgo entre la France et l'Espagne. Renseignements au 0 805 90 36 35 (Grandes Lignes, TER, Téoz) ou sur www.sncf.com.
Avions. Perturbations dans le ciel. À Toulouse-Blagnac, un tiers des vols seulement. Annulation de la moitié des vols sur Paris-Orly, 40 % sur Roissy (renseignements Air France au 3654 ou www.airfrance.fr ; Easy Jet au 0826 103 320, 0,15 €/min ou www.easyjet.fr). Navette Aéroport : assurée à 85%, déviée durant la manifestation.
Métro. Trafic perturbé à Paris (renseignements au 0 800 15 11 11). À Toulouse, perturbations annoncées aussi dans le métro ; Tisséo table sur une moyenne de 65 % de bus en fonctionnement dans la journée (détail sur www.tisseo.fr)
Écoles. Le principal syndicat du primaire, SNUipp-FSU prévoit « plus d'un enseignant sur deux en grève ».
Hôpitaux. Des syndicats de praticiens hospitaliers, urgentistes, anesthésistes ont appelé à la grève.
Justice. Depuis lundi, cela tourne au ralenti. Le syndicat de la magistrature a lancé un mot d'ordre spécifique pour aujourd'hui.
Médias. De la musique sur plusieurs stations de Radio France. Des préavis de grève à France Télévisions.
Et aussi… La Poste, EDF, France Telecom, les banques, Pôle Emploi…
(Source : La Dépêche.fr)
08:44 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, retraite |
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07.09.2010
30 000 à 40 000 manifestants attendus
La manifestation contre la réforme des retraites à 14h30 cette après-midi à Toulouse devrait mobiliser 30 à 40 000 personnes, selon les estimations de la police.
30 à 40 000 manifestants selon les estimations de la police mais combien effectivement ? La question est sur toutes les lèvres ce matin alors que des assemblées générales se déroulent un peu partout, dans le secteur privé, comme dans la fonction publique. À la Poste, chez France Télécom, aux Impôts, dans les pôles emplois, les écoles, les hôpitaux, les transports, et aussi dans les entreprises, plus de 150 préavis de grève ont été déposés hier selon les organisations syndicales. « Je me méfie de la guerre des chiffres », observe Gisèle Vidallet, sauf que la secrétaire générale de l'union départementale de la CGT ajoute : « La manif sera réussie c'est certain, car les gens en ont assez des affaires, et de ne pas être entendus sur l'essentiel ; les salaires et la retraite ». Le même optimisme règne chez Force ouvrière où Joseph Bellanca constate : « Notre meilleur baromètre, c'est la présence des Airbusiens dans le cortège. Lorsque l'aéronautique se met en grève, la démonstration devient très forte ». Selon lui, les préavis de grève annoncés dans la grande distribution « confirment la mobilisation des salariés dans tous les secteurs d'activité ». Un chiffre vient aussi à l'esprit des organisations syndicales. Le 29 janvier 2009, la réforme des retraites avait mobilisé 100 000 personnes à Toulouse.
Trains: 30% de TER 40% de TGV
SNCF - Trafic très perturbé. Depuis hier soir 19 heures et jusqu'au mercredi 8 septembre 8 heures, le trafic SNCF en Midi-Pyrénées sera perturbé. Aujourd'hui, la circulation des TER sera assurée à 30 %, d'après les estimations de la SNCF. Côté TGV au départ de Toulouse direction Paris, deux trains sont annoncés , le premier à 6 h 08 avec une arrivée à Paris Montparnasse à 1 145 et le second à 16 h 08, avec arrivée dans la capitale à 21 h 30. Dans le sens Paris Toulouse, la SNCF prévoit deux arrivées TGV à 13 h 26 et à 22 h 44. Un seul train Corail à destination de Paris sera au départ de Toulouse à 17 h 01 avec arrivée à 23 h 25 en gare d'Austerlitz. Trois trains Corail sont prévus sur l'axe Bordeaux Marseille avec arrêt à Toulouse, et trois dans l'autre sens Marseille Bordeaux. Enfin les trains de nuit Lunea et les liaisons TGV interprovince transitant par Toulouse ne seront pas assurés. Se renseigner sur www.sncf.com pour tous les trafics et www.ter-sncf.com pour les TER.
Tel.0 805 90 36 35. Ter : 0 800 80 13 34. Téléphone portable : sncf.mobi
Avions : passagers cloués au sol
Vols > Contacter les compagnies. Selon l'aéroport Toulouse-Blagnac, la grève du mardi 7 septembre, pourrait générer de fortes perturbations dans le programme des vols au départ et à l'arrivée de Toulouse-Blagnac. Les passagers sont invités à contacter leur compagnie aérienne pour connaître l'état de leur vol avant de se rendre à l'aéroport. Les informations relatives au trafic seront aussi disponibles en temps réel sur le site www.toulouse.æroport.fr
Bus : 60 % du trafic assuré
Bus - Lignes déviées. Selon la direction de Tisséo, 60 % du trafic sera normalement assuré dans la matinée avec des ajustements de lignes, sur le parcours de la manifestation. Les lignes 1, 2, 3, 10, 12, 14, 15, 16, 22,23, 29, 38, 42, 44, 52, 63, 66, 70, 71, 78, 80 et la Navette Aéroport sont déviées à partir de 13 h 30. Les lignes Tisséo transport scolaire devraient être davantage affectées par cette journée d'action, surtout dans le nord de Toulouse. Les lignes Tisséo à la demande en revanche ne seront pas concernées par les débrayages. www.tisseo.fr
Métro : débrayage à partir de 13 heures
Métro - Des interruptions à partir de 13 heures. Le premier métro démarre à 6 h 15 au lieu de 5 h 15 et fonctionne normalement jusqu'à 13 heures en principe. L'après-midi des interruptions est annoncée sur les lignes A et B. www.tisseo.fr
(Source : La Dépêche.fr)
10:50 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, grève, social, toulouse, retraite |
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06.09.2010
Grèves : Début de semaine agité en perspective...
A peine rentré, le petit monde de l'Education nationale se met en grève, demain et mardi 7 septembre dans le cadre d'une journée d'action intersyndicale contre la réforme des retraites (voir ci-contre). Le fait est assez rare pour être mentionné : demain, le jour où les élèves sont censés commencer les cours, les enseignants du second degré (collèges et lycées) descendront dans la rue à l'appel du Snes-FSU, majoritaire dans le secondaire, pour qui la coupe est pleine. « C'est une rentrée exceptionnelle qui cumule tous les défauts, tous les problèmes. A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle », estime Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes-FSU. Sur de nombreux points, le malaise est grandissant concernant les réformes sarkozystes conjuguées aux suppressions de postes (40 000 en trois ans).
Formation des enseignants. Sa mise en œuvre est « une catastrophe », estime le syndicat. Fraîchement diplômés, les jeunes profs sont affectés dans des classes sans avoir fait de stage ni reçu de cours de pédagogie. Avant la réforme, ils suivaient une formation en alternance durant un an.
Réforme du lycée. Pour beaucoup d'observateurs, « on est en plein bricolage ». Personne ne sait exactement comment seront dispensés les deux heures d'accompagnement personnalisé hebdomadaires - une nouveauté - ni ce que seront les nouveaux « enseignements d'exploration ».
Education prioritaire. 2010 a droit à son nouveau sigle, « Clair ». Comme Collège et Lycée pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite, dispositif né des états généraux sur les violences scolaires. Soit 105 collèges et lycées « plus autonomes », où les chefs d'établissement peuvent recruter leurs équipes.
Suppressions de postes. Encore 16 000 cette année, autant qu'en 2011. Pendant ce temps, les classes augmentent leurs effectifs, dénoncent les syndicats, avec 39 000 élèves de plus cette année dans le second degré.
Revalorisation des salaires. C'est, selon le Snes, « la montagne qui a accouché d'une souris ». Les hausses de salaires annoncées à grand renfort de publicité par Luc Chatel équivalent à une augmentation de 50 € mensuels sur toute la carrière. Chez les profs, « l'abattement a fait place à la colère », disent les syndicats.
Mardi, contre la réforme des retraites
Environ 62 % des professeurs des écoles seront en grève mardi, pour protester contre le projet de réforme des retraites. SNCF : sept syndicats ont déposé un préavis. RATP : tous les syndicats de la régie publique appellent à la grève pendant 24 heures. Air France : des vols seront perturbés. Transports urbains : appels à la grève dans les réseaux de nombreuses villes. Près de 5,3 millions de fonctionnaires sont appelés à faire grève. La justice aussi suit le mouvement : le Syndicat de la magistrature et la CGT des Chancelleries et services judiciaires ont déposé un préavis. De même que Pôle emploi (six syndicats appellent à la grève) et les hôpitaux. Les secteurs de l'énergie, la Poste, associatif et privé (banque, industrie, commerce).
Le chiffre : 70 %
Mobilisation - Une majorité de Français (70 %) approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi 7 septembre contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Ifop.
(Source : La Dépêche.fr)
05:13 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, social, retraite |
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19.07.2010
Il va tourner un film sur le combat des Molex
« Les Molex, des gens debout » : ce sera le titre du film de 90 minutes que le cinéaste José Alcala a choisi de consacrer au combat des Molex. Révélé en 2005 par « Alex », son premier long-métrage, puis par « Fabienne », sorti en 2010 avec Catherine Frot, José Alcala projetait de réaliser un film sur la crise, lorsque l'affaire Molex a éclaté le 23 octobre 2008. « A la façon dont ils se sont battus dès le début, Pascal Verrourst qui coproduit le film et moi-même, avons rapidement compris que ça allait être un combat social particulier. Car contrairement aux salariés de beaucoup d'autres entreprises menacées de fermeture qui négocient d'emblée les indemnités de licenciement, les Molex se sont directement battus pour sauver leurs emplois et l'outil de travail. Et ils ont travaillé immédiatement avec la justice en attaquant d'entrée de jeu le directeur et le cogérant pour un simple délit d'entrave au CE. C'est en cela qu'ils avaient déjà quelque chose de particulier. »
Caméra à l'épaule, José Alcala a partagé pendant une année les péripéties du combat des Molex. « Autant que le conflit en lui même, ce qui m'intéressait, c'était de montrer comment a évolué ce que l'on appelait jusque dans le s années « 70 » le prolétariat et la classe ouvrière, deux réalités qui s'étaient un peu délité depuis les années « 80 ». J'ai découvert que la lutte des ouvriers pour sauver leur usine reste la même que dans les années « 70 ». Mais que les acteurs de ces luttes sont devenus des experts. Ce n'est plus la lutte pour la lutte. Ils ont une vraie connaissance du monde de la finance qui les manipule. »
Actuellement en cours de montage, « Les Molex des gens debout » sera diffusé sur Arte en 2011. Il sortira, en avant-première à Villemur-sur-Tarn et dans quelques salles de cinéma.
(Source : La Dépêche.fr)
05:22 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex, social |
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16.07.2010
Pour les Molex, le chômage commence
Depuis le 9 juillet les Molex sont officiellement au chômage. Pour 211 d'entre eux, aucune solution de reclassement n'a encore été trouvée.
C'est la fin d'une étrange période de flottement. Les neuf mois de congé reconversion au cours desquels les 279 Molex étaient encore payés intégralement par l'entreprise ont pris fin le 9 juillet. Lundi 12, les premiers licenciés ont été reçus à Pôle emploi. Les autres rendez-vous vont suivre. Sans illusion. « Car au nord de Toulouse, au niveau industriel, y a que dalle ».
En même temps que la dernière fiche de paye, Molex a réglé la semaine dernière les indemnités de licenciement : 26 000 € par salarié en plus des indemnités légales et de celles calculées selon l'ancienneté. Soit un pécule pouvant atteindre jusqu'à 60 000 € pour trente ans de maison. « Il va falloir rester calme. C'est vrai que des sommes comme ça, peu de Molex en ont déjà touché d'un seul coup. Mais il faut bien avoir conscience que ça doit permettre d'attendre de retrouver un emploi », met en garde Denis Parise, conseiller régional et secrétaire du CE de Molex. Les indemnités permettront de faire passer sans casse la première pilule du chômage. Celle des trois ou quatre mois de carence imposés aux nouveaux licenciés avant la mise en branle de l'indemnisation : environ 70 % du salaire net pendant deux ans pour les moins de 50 ans, et pendant trois ans pour les autres.
69 ont retrouvé du travail
« Il n'y en aura pas plus de cinq ou six qui pourront faire la jointure jusqu'à la retraite », explique un responsable syndical. Pour la grande majorité des autres, il faut impérativement retrouver du travail avant que les indemnités ne fondent comme neige au soleil. Début juillet, 39 ex-Molex avaient intégré VMI, l'entreprise qui poursuit sur le site quelques activités de moulage et de connectique délaissées par Molex. Une douzaine d'ingénieurs et de techniciens ont repris une activité au sein de MIES, autre émanation de l'ancien Molex. Six ont créé leur propre entreprise, et une dizaine a retrouvé un emploi comme chauffeur de bus, ou dans le BTP. Pour les 210 restants, c'est l'incertitude. « Certains son t encore en formation. Mais à la suite de la formation, il n'y a pas de boulot », s'inquiète Patrick Fregolen, président de l'association Solidarité Molex. À 55 ans, José a décliné deux propositions d'emplois de monteur de charpente métallique et d'élagueur car il ne se le sentait pas de faire l'acrobate sur des poutrelles ou perché dans les arbres. Un exemple parmi d'autres de reconversions qu'il faudra peut-être un jour se résoudre à accepter. Car jusqu'à la semaine dernière les 279 licenciés étaient toujours les Molex. « Mais déjà en fin de mois, plus personne ne va recevoir le bulletin de salaire Molex. ça va faire un choc. »
La lutte continue
Chaque mardi et jeudi, les 221 membres de l'association Solidarité Molex se retrouvent par petit groupe dans le local qui surplombe le Tarn. Créer au plus fort du conflit pour financer la grève, l'association collecte maintenant les informations sur les opportunités d'emploi et aide les ex Molex dans leurs démarches administratives. Sur le front social, Solidarité Molex participe régulièrement aux actions de soutient aux 71 salariés de la SNP, une boulangerie industrielle créée à Villemur avant de s'installer dans le Tarn et dont le repreneur Belge a décidé de se débarrasser pour éviter une concurrence interne au groupe. Une histoire qui rappelle de très mauvais souvenirs à Villemur-sur-Tarn.
(Source : La Dépêche.fr)
18:20 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, chômage, molex, villemur, reclassement, licenciement |
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30.06.2010
Chômage : publier les vrais chiffres
Le Pôle emploi a publié hier les statistiques des demandeurs d’emploi à fin mai 2010. Bercy a communiqué sur un chiffre : 2.7 millions de demandeur de « catégorie A ». Un autre chiffre circule aussi : 3.9 millions de demandeurs de « catégories ABC ».
La France compte-t-elle 2,7 ou 3,9 millions de chômeurs, soit presque 50% de plus ? Les médias s’y perdent. Les chiffres circulent, les sigles se croisent et les analyses divergent, jusque chez les institutionnels de l’information statistique. Les différentes catégories de chômeurs n’évoluent pas au même rythme, ni parfois dans le même sens, jetant progressivement le doute sur les évolutions du chômage en France.
Les données statistiques sur les demandeurs d’emploi sont présentées en cinq catégories (de A à E). La plupart des demandeurs d’emploi inscrits au Pôle emploi sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi : certains sont sans emploi (catégorie A), d’autres exercent une activité réduite très courte de moins de 78 heures mensuelles (catégorie B) ou une activité réduite plus longue, de plus de 78 heures au cours du mois (catégorie C). Par ailleurs, certaines personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi mais non disponibles immédiatement (catégorie D), soit en emploi (catégorie E).
Dans le prolongement du souhait de l’Autorité statistique de davantage de pédagogie et de clareté, il est temps de cesser de mettre en avant les demandeurs d’emploi de la seule catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité durant le mois) pour privilégier le chiffrage d’ensemble des catégories A, B et C, c’est-à-dire tous les chômeurs soumis à l’obligation de recherche active d’emploi. La pédagogie autour des chiffres ne suffit pas. Il faut changer les indicateurs et tirer les conséquences du fait que la catégorie A ne peut plus aujourd’hui prétendre refléter seule l’activité réelle du service public de l’emploi, et encore moins l’évolution du chômage au sens du Bureau international du travail.
Avec le développement du chômage de longue durée qui oblige à chercher des revenus d’appoint, ce sont en effet près de 40% des inscrits de Pôle Emploi qui sont aujourd’hui en marge des statistiques les plus médiatisées de la catégorie A : 1,2 million de chômeurs que Pôle Emploi et l’Assurance chômage encouragent à cumuler un petit boulot d’attente avec une allocation chômage tout en restant inscrits et soumis aux obligations de recherche d’emploi. A l’origine, l’enjeu était d'éviter que les demandeurs d'emploi ne s'éloignent durablement du marché du travail, pas de les exclure des statistiques du chômage.
En se limitant à la seule catégorie A, on laisse pourtant accroire que les autres demandeurs d’emploi ne sont pas tout à fait des « vrais » demandeurs d’emploi, alors même qu’ils ont les mêmes obligations et les mêmes droits. Car, dans la pratique, là où les statisticiens trient les chômeurs entre catégorie A, B ou C, les agents de Pôle Emploi, eux, ne connaissent sur le terrain qu'une seule et même réalité : le chômeur inscrit soumis à l'obligation d'une recherche active d'emploi.
Qu'ils soient catégorie « A », « B » ou « C », ils doivent en effet tous répondre aux convocations des conseillers de Pôle Emploi ou de ses sous-traitants, déclarer et actualiser chaque mois leur situation, sous peine d’être radiés. Qu'ils soient catégorie « A », « B » ou « C », ils peuvent bénéficier des mêmes services et du même suivi personnalisé, et s'ils ont accumulé assez de droits, ils peuvent bénéficier de l'Assurance chômage sans cesser de tenir des petits boulots d’attente.
Prendre en compte les demandeurs d’emploi inscrits en catégorie « ABC », c’est donc prendre en compte la réalité de l’activité du service public de l’emploi, de ses inscriptions et de ses sorties, mais c’est aussi mettre en avant la réalité du chômage de longue durée, qui se mesure actuellement sur l’ensemble de ces catégories.
En ne retenant pas les bons indicateurs, le risque est que le nombre de demandeurs d’emploi qui s’imprime dans les esprits s’éloigne de plus en plus de la réalité. La perception de la dégradation du marché du travail s’en trouve ainsi minorée, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les moyens que notre pays est prêt à accorder au service public de l’emploi et à la lutte contre le chômage.
La France compte bien, aujourd’hui, 3.9 millions de chômeurs, et non 2.7. Mieux mesurer, c’est mieux agir.
(Source : Tnova.fr)
11:02 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, social |
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29.06.2010
Le Parlement adopte définitivement le texte contre les violences conjugales
Le Parlement a définitivement adopté, mardi, après un ultime vote, unanime, de l'Assemblée nationale, une proposition de loi PS-UMP destinée à renforcer la lutte contre les violences conjugales.
Parmi les mesures les plus innovantes du texte, figurent une "ordonnance de protection" pour les victimes, la création d'un délit de "violence psychologique" et l'expérimentation pour trois ans du bracelet électronique destiné à maintenir à distance le conjoint violent.
Les députés n'ont pas apporté, mardi, en deuxième lecture, de modification au texte voté la semaine dernière par le Sénat afin de ne pas retarder l'adoption définitive du texte. Les femmes étaient, fait rare, majoritaires dans l'hémicycle alors que l'Assemblée ne compte que 18% de députées.
"La litanie morbide des femmes tuées sous les coups de leur compagnon est insupportable et nous ne pouvons supporter de voir le texte retardé", a lancé Danielle Bousquet (PS), co-auteure du texte. Elle a cependant regretté des dispositions "restrictives" apportées par les sénateurs.
Les sénateurs, pour tenir compte des violences conjugales exercées aussi parfois à l'encontre des hommes, ont changé l'intitulé du texte: "proposition de loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants".
Mme Bousquet a critiqué ce changement en soulignant qu'"ainsi, on ne respecte pas notre volonté de vouloir pénaliser une violence de genre". "Dans les couples, a-t-elle dit, ce sont 9 fois sur 10 les femmes qui sont victimes".
"Ce n'est qu'un début, continuons le combat", a pour sa part lancé l'autre auteur du texte, l'UMP Guy Geoffroy, en souriant à l'adresse de ses collègues de gauche.
(Source : La Dépêche.fr)
19:38 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, violence |
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21.06.2010
Les managers face aux paradoxes de l'entreprise
Chargés de garantir les résultats autant que de veiller aux situations de mal-être, les managers dits de « proximité » sont de plus en plus pris entre le marteau et l'enclume…
A EDF, Renault ou France Télécom, partout où le phénomène de contagion des suicides a fait tâche d’huile, les managers dits de « proximité » ont du coiffer la casquette de sentinelle. « Ils se retrouvent coincés entre deux exigences : assurer la performance de leur équipe et veiller aux conditions de travail », observe l’universitaire Stéphane Bellini, spécialiste des sciences de gestion. La pression s’accentuant, il n’est plus question, en effet, de négliger l’humain. Cette nécessité de détecter les collaborateurs fragilisés n’est pas uniquement philanthropique. L’obligation de sécurité de résultat pèse comme une épée de Damoclès sur la tête des employeurs. Ce qui les contraint à prendre toute mesure de prévention pour protéger la santé physique et mentale de leurs salariés. Les managers de terrain sont donc en première ligne pour détecter les signaux avant-coureurs de mal être et alerter la hiérarchie.
Ils doivent ouvrir l’œil sur des signaux avant-coureurs de mal être : incapacité à respecter les délais, défaillance de l’attention et de la mémoire, retards injustifiés, erreurs fréquentes, bonjour matinal esquivé, humeur labile, perte du sens des priorités… « D’autres indices peuvent laisser supposer qu’un malaise s’installe : si le collaborateur s’isole de l’équipe, multiplie les petits conflits avec ses collègues ou s’absente fréquemment, c’est probablement le signe qu’il n’est pas dans son état habituel », explique le psychosociologue Bernard Gbézo, consultant en santé au travail et directeur de formation auprès du Bureau international du travail (BIT).
Comment détecter?
Plus difficile à repérer : la dépression masquée qui, selon certains praticiens, peut se manifester par une hyperactivité qui risque de conduire au burn-out, c'est-à-dire, à l’épuisement professionnel. La dépression peut aussi se traduire par une perte de la bonne humeur, une diminution de l’intérêt et du plaisir, une importante perte ou prise de poids, des insomnies répétées, une agitation ou un ralentissement cérébral, un sentiment de fatigue, de dévalorisation ou de culpabilités excessives, des troubles de la concentration, voire des idées suicidaires. Ce sont là les neuf critères recensés par la Psychiatric American Association qui fait référence en la matière.
Pour le manager, il n’est certes pas aisé de cerner la part des problèmes personnels des problèmes professionnels chez un salarié fragilisé, d’autant que les déclencheurs de la dépression sont complexes et multi-factoriels. Parmi les causes probables ? Le stress, une surcharge ou une sous-charge de travail, de mauvaises conditions de travail, une rupture, un deuil etc. Dans un document destiné aux managers, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a même recensé les signaux pouvant être annonciateurs d’un suicide. Par exemple, un collaborateur qui sombre dans le mutisme, ne croit plus à l’organisation, se plaint de manquer de soutien, devient impulsif, voire agressif, doit susciter une vigilance accrue. « Face à ces situations, un manager se doit de réagir, c'est-à-dire, tout simplement en parlant et en écoutant le collaborateur fragilisé. Ce qui, aujourd’hui, est loin d’être un réflexe naturel dans les entreprises, » constate le psychologue clinicien Patrick Dupont.
Quelques règles de bon sens s’imposent. Tout d’abord, témoigner d’une écoute silencieuse, sans banaliser le malaise, ni le dramatiser. Ensuite, il s’agit de savoir doser indulgence et fermeté. En effet, on n’aide pas un salarié en crise en témoignant d’un excès de complaisance. Cela risquerait par ailleurs de décrédibiliser le manager, en le faisant basculer dans un management de type « thérapeutique ». Pour aider la personne en souffrance, on peut donc l’inciter à se replonger dans l’action, en proposant, au besoin, quelques aménagements (par exemple, prévoir ponctuellement une journée en télétravail, changer de mission ou de responsabilités, différer les délais etc.). Il y a de multiples façons de prouver sa confiance à un salarié.
Le manager a ses limites
Les encadrants intermédiaires sont certes les mieux placés pour détecter les situations de souffrance. Mais n’est-ce pas les exposer eux-mêmes à la pénibilité mentale ? Ce rôle difficile est-il tenable, dans un contexte de course incessante à la performance ? On peut en douter, à l’analyse de l’actualité de France Télécom. « Pris entre le marteau et l’enclume, les managers sont soumis à des injonctions contradictoires. Notre direction leur demande d’être de véritables chefs d’orchestre et de repérer, en plus de leur rôle hiérarchique, des situations de souffrance. Ils ne peuvent pas veiller à tout, d’autant qu’ils ne sont pas formés pour cette mission. Il faut des acteurs « soupape », juge Sébastien Crozier, délégué syndical CFE-CGC/UNSA à France Télécom. Ce qui n’est pas si facile à trouver, dans une organisation où les RH sont totalement discrédités ! De son côté, le psychologue Patrick Dupont est formel : « Le manager n’est pas un psy ! Si son collaborateur vit des problèmes professionnels, son rôle est de l’aider en lui donnant, le cas échéant, des moyens supplémentaires. S’il s’agit de problèmes plus personnels, il est préférable de l’orienter vers l’interlocuteur qui sera le plus à même de l’aider. Dans les deux cas, il n’est pas question de laisser la personne en souffrance dans l’isolement. » Ce serait inhumain, contre-productif et rédhibitoire pour l’image de l’entreprise…
(Source : Novethic.fr)
10:29 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, pression, moral, stress, manager, objectif |
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11.06.2010
La mobilisation du Collectif SSII avec les salariés d'AKKA IS
7 h 30, hier. L'heure était bien choisie pour sortir les banderoles « Pas touche à nos acquis », sur le rond-point de La Crabe, devant le siège d'Airbus à Saint-Martin-du-Touch. Akka-IS, IBM, Altran, Atos, IGe, Thales, Steria... environ quatre-vingts salariés d'une douzaine de sociétés sous-traitantes d'Airbus, regroupées dans le collectif SSII, ont débrayé durant près de trois heures pour manifester leur ras-le-bol sur le blocage de leurs salaires et la dégradation de leurs conditions de travail.
L'effet escompté n'a pas tardé avec une paralysie quasi immédiate de la circulation sur l'A 624, en direction d'Auch... On a enregistré jusqu'à 16 km de bouchons entre 9 heures et 9 h 30 sur le périphérique intérieur entre l'échangeur de Lasbordes et celui de Purpan, tandis que l'A64 était saturé dans le sens rentrant, ainsi que l'A624 sortant, entre l'échangeur de Purpan et La Crabe. Le retour à une circulation normale n'a été effectif que vers 10 heures.
Repliée dans ses locaux, l'intersyndicale (CFDT, CGT et FO) a tenu ensuite une assemblée générale où les salariés ont demandé « une revalorisation des salaires de 3 % ». « La Direction d'AKKA Informatique et Systèmes nous a rencontré et s'est engagée à nous adresser une proposition avant le jeudi 17 juin », indique Franck Laborderie, délégué syndical CGT d'AKKA-IS. « Cela fait 14 ans qu'il n'y a pas eu un seul accord salarial négocié chez nous », poursuit Éric Miravete, délégué CGT IBM sud-Ouest. Le Collectif SSII n'exclut pas une nouvelle mobilisation plus large d'ici quelques semaines, si ses revendications ne sont pas entendues.
(Source : La Dépêche du Midi)
Collectif SSII : Collectif Intersyndical des sociétés AKKA, ATOS, CS, EUROGICIEL, GFI INFORMATIQUE, IBM, IGE XAO, THALES, ALTRAN, STERIA, CSSI, ASSYSTEM-France
Visionner les reportages de France 3 :
le 19/20 Midi-Pyrénées
le 19/20 Toulouse
le reportage de TLT :
19:17 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, collectif, ssii, mobilisation, manifestation, grève, akka |
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07.06.2010
Social - L'appel à la mobilisation de l'intersyndicale d'AKKA IS et AKKA I&S
Face au refus de la Direction d'accéder à leurs revendications lors des négociations salariales, l'intersyndicale AKKA IS (FO, CGT, CFDT) et l'intersyndicale AKKA I&S (FO, CGT, CFDT, CGC) ont décidé dans l'unité d'un mouvement de protestations soutenu par le Collectif SSII de la Région Toulousaine (Collectif Intersyndical des sociétés AKKA, ATOS, CS, EUROGICIEL, GFI INFORMATIQUE, IBM, IGE XAO, THALES, ALTRAN, STERIA, CSSI, ASSYSTEM) :
GREVE LE JEUDI 10 JUIN 2010
Les revendications :
- Le retour à des augmentations générales,
- Le rattrapage des petits salaires bloqués depuis plusieurs années,
- Un meilleur partage des résultats de l'entreprise avec les salariés,
- Un juste retour des choses en somme : pourquoi seuls les actionnaires devraient être grassement augmentés au détriment des salariés ?
- L'arrêt de la dégradation constante des conditions de travail (abus des ruptures conventionnelles, mobilité accrue, management par le stress et la terreur, ...).
Programme du JEUDI 10 juin 2010 :
7h30 : Rassemblement au Rond-Point de la CRABE (Saint-Martin-du-Touch)
10h30 : Assemblée Générale au siège toulousain d'AKKA IS
12h30 : Pique-nique solidaire au siège toulousain d'AKKA IS
AKKA IS et AKKA I&S, 6 rue Roger Camboulives, ZI BASSO CAMBO - TOULOUSE
Les tracts :
Télécharger le Tract de l'Intersyndicale d'AKKA Informatique et Systèmes : Tract_intersyndicale_NAO_10_06_10.pdf
Télécharger le Tract de l'Intersyndicale et d'AKKA I&S (ex-Coframi) : Tract_intersyndicale_AKKAI&S_10_06_10.pdf
Télécharger le Tract du Collectif SSII de la Région Toulousaine : TRACT_SSII_Toulouse_10 Juin 2010.pdf
05:40 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, mobilisation, grève, ssii, toulouse |
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04.06.2010
Chine : la grogne monte dans l'usine du monde
Suicides à répétition dans les usines de Foxconn, grèves dans plusieurs chaînes de montage de Honda... Le modèle économique chinois basé sur une main d'œuvre abondante et bon marché est-il en crise ?
Avec plus de 800 000 employés en Chine, le groupe Foxconn est le plus important sous-traitant d'appareils électroniques au monde. Mais l'entreprise a beau afficher un chiffre d'affaires en hausse de 35% au premier trimestre de cette année, la société dirigée d'une main de fer par le milliardaire taiwanais Terry Gou traverse sa première crise sociale. Depuis le début de l'année, onze de ses salariés se sont tués sur leur lieu de travail. De quoi lancer la polémique sur le « coût humain » des produits technologiques de grande consommation. Hasard du calendrier, les derniers suicides interviennent alors que Apple sort en Europe son dernier produit-phare, l'Ipad. Un tablette montée à train d'enfer dans les usines de Foxconn à Shenzen. « Mourir pour ce gadget ? » titre un quotidien britannique qui rappelle les conditions de travail parfois infernales de ces soutiers de l'économie mondialisée.
Depuis des années, le quotidien des ouvriers de Foxconn est pointé du doigt. Mais il aura fallu attendre les drames de ces derniers mois pour que ses prestigieux clients, dont Apple, Sony et Dell, s'inquiètent pour leur image. Terry Gou est donc allé mouiller sa chemise la semaine dernière dans les ateliers de Shenzen, sous l'œil bien sûr des caméras. Il s'est empressé de rappeler que son entreprise n'est pas « un atelier de la misère » et offre à ses employés des cantines gratuites, des bibliothèques et des terrains de sport. Plus récemment, un numéro vert « anti suicides » a été mis en place et 2 000 psychologues chargés de répondre aux ouvriers déprimés. Enfin, Foxconn devrait augmenter les salaires de ses ouvriers chinois de 20%.
Profond malaise
Mais la malaise est plus profond. Le mois dernier, un reporter du journal chinois « Southern Weekend » s'est infiltré un mois parmi ces ouvriers. Plus que de dénoncer des conditions de travail épouvantables, il souligne la « déshumanisation des chaînes d'assemblage », écrivant que « si les ouvriers manipulent les machines, les machines manipulent aussi les ouvriers ». Des employés jeunes, venus des campagnes, déracinés, et pour qui Foxconn est souvent le premier employeur. 85% d'entre eux ont moins de 25 ans. Le choc est rude pour ses jeunes ruraux.
Payés 100 euros par mois pour six jours de travail, ils doivent souvent effectuer de longues heures supplémentaires pour mettre un peu d'argent de côté. Logés dans des dortoirs à plus de trente par chambre, ils n'ont guère l'occasion de s'échapper de leur quotidien. 420 000 personnes travaillent sur le site de Foxconn à Shenzen, une véritable ville dans la ville dont on ne s'échappe que pour changer d'usine.
Si le cas Foxconn monopolise l'attention des médias, c'est en raison de ses prestigieux clients. Pas question pour des multinationales comme Apple ou Sony de voir leur image associée à ces suicides à répétition. Mais selon le Bureau chinois du travail, une ONG basée à Hong Kong, le malaise est plus profond : « Ces ouvriers sont des 'mingongs', c'est à dire des ouvriers-migrants. Ils sont plus de 300 millions en Chine venus des campagnes et travaillent pour la plupart dans ces usines gigantesques du Delta de la rivière des perles dans le Sud. Leur quotidien se résume à de longues heures de travail, souvent plus de 80 heures par semaine, des cadences infernales et une pression très forte. Beaucoup sont fragiles psychologiquement et craquent ».
Grève chez Honda
A une encablure de là, à Foshan, dans la même province du Guangdong, les chaînes de montage du constructeur automobile Honda sont à l'arrêt. Cette fois, la crise a pris la forme d'un mouvement de grève. Un phénomène plutôt rare en Chine. Les 1850 ouvriers entament leur deuxième semaine d'arrêt de travail et demandent une augmentation de salaire d'au moins 20%. Une première pour Honda en Chine et un signal d'alarme alors que le pays représente 17% de ses ventes mondiales et ne cesse de croître, la Chine étant devenue le premier marché automobile de la planète devant les Etats-Unis l'an dernier.
« La Chine est en train de passer du statut de marché émergent à celui d'économie développée et le coût du travail va encore considérablement augmenter. Les industriels et notamment les constructeurs automobiles n'ont pas d'autre choix que d'accepter d'augmenter les salaires de leurs ouvriers s'ils veulent continuer à travailler en Chine, explique Yasuhiro Matsumoto, un analyste de Shinsei securities. Le risque est de voir la Chine perdre un peu de sa compétitivité ».
Et de fait, on constate de plus en plus de grèves et d'arrêt de travail en Chine. Pas de chiffre officiel bien sûr, mais le gouvernement, si soucieux d'harmonie sociale, commence à s'inquiéter de cette grogne qui pointe. La Chine que l'on appelle encore « l'usine du monde » pour sa main d'œuvre abondante et bon marché doit apprendre aujourd'hui à gérer ses « ressources humaines ». La réponse du gouvernement est pour l'heure ambiguë, refusant de stigmatiser les méthodes de management dans les usines, il promet une augmentation générale du salaire minimum de 20% dans la province industrielle du Guangdong.
(Source : Novethic.fr)
06:13 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, chine, usine, stress, grève, suicide |
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28.05.2010
Retraites : le Grand Sud mobilisé
Les défilés organisés hier pour la défense des retraites ont été plus fournis que le 23 mars, selon les syndicats ; la police donnant des chiffres contrastés. La CGT a comptabilisé un million de personnes et 176 manifestations à travers toute la France, tandis que le ministère de l'Intérieur ne comptait pas plus de 395 000 manifestants.
Encore une fois, la mobilisation a été forte dans Grand Sud. à Toulouse, les syndicats ont compté 35 000 manifestants (10 000 selon la police). De nombreux salariés du privé (Thalès, Airbus ou EADS) ont défilé avec leurs collègues du public comme Météo-France ou la DGA. À Albi, 5 000 personnes ont battu le pavé. Dans le Lot, entre 2 700 et 3 700 personnes, selon les sources, ont manifesté à Cahors et à Figeac. Plus que le 23 mars dernier. Dans le Gers, 2 000 personnes ont défilé en matinée à Auch, une très bonne participation pour le département. Le fonctionnement de la plupart des écoles en a été perturbé. À Rodez, les rangs étaient plutôt clairsemés, réunissant tout de même 2 500 manifestants selon les forces de l'ordre, 5 000 selon les organisateurs. À Montauban, on comptait environ 3 000 participants, autant que le 23 mars. Hier matin, 4 000 manifestants se sont retrouvés dans les rues de Foix selon les syndicats (2 800 selon la police). Les organisateurs ont dénombré 2 000 à 2 200 manifestants à Agen, près de 700 à Marmande. On notera la très forte mobilisation à Tarbes, plus de 8 000 manifestants selon les syndicats, 7 000 selon la police. Les syndicats ont noté beaucoup de nouvelles têtes dans le cortège, des gens qui d'ordinaire ne manifestent pas.
L'intersyndicale se réunira le 31 mai pour décider des suites. Le bras de fer paraît bel et bien engagé, alors que le gouvernement a confirmé sa volonté de repousser l'âge légal de départ au-delà de 60 ans.
(Source : La Dépêche.fr)
19:21 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, retraite, grève, rassemblement, mobilisation, manifestation |
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