31.01.2011
Recrutement des ingénieurs : "C'est un jeu de chaises musicales !"
Entretiens d'embauche autour d'un apéro, smartphones à gagner... A l'heure où les chômeurs sont plus de quatre millions, les entreprises du numérique, en pleine pénurie d'ingénieurs, rivalisent d'imagination pour attirer, voire débaucher, de nouvelles recrues.
Des sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) mènent en ce début d'année dans des bars de Toulouse des séances de "speed recruiting" agrémentées de lots à gagner et inspirées du "speed dating", ces rencontres éclair organisées entre célibataires à la recherche de l'âme sœur.
Car, après avoir accusé le coup en 2009, le secteur (370.000 personnes travaillent dans l'édition de logiciels, le conseil et les services informatiques, le conseil en technologies) a renoué avec les recrutements en 2010. Et pour 2011, les projections d'embauche sont optimistes, d'après Syntec numérique, la fédération professionnelle.
En cette soirée de semaine, 300 personnes, dont de nombreux jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs, se pressent dans un bar du centre pour des entretiens "minute" avec des recruteurs du groupe Akka Technologies (5.600 salariés). Le groupe d'ingéniérie et de conseil en technologies veut recruter 260 personnes en Midi-Pyrénées en 2011 et 1.500 au total en France.
L'entreprise n'a pas lésiné sur les moyens même si elle reste muette sur le coût de l'opération: un capitaine du Stade toulousain est présent, smartphones et i-pads sont à gagner, boissons et collations sont offertes.
Dans les prochains jours, deux filiales du groupe Sogeti (services informatiques et ingénierie) organisent elles aussi à Toulouse des opérations de recrutement dans des bars, avec tablettes informatiques, consoles de jeu et places de matches de rugby à gagner.
"On est tous à la recherche de monde, la pénurie de main d'œuvre est classique et les écoles ne suffisent pas à satisfaire les besoins", explique Bertrand Souharce, un directeur régional d'Akka. "On est obligé de trouver des moyens singuliers pour faire venir les talents". La société, qui fera suivre ensuite aux candidats pré-sélectionnés un parcours de recrutement plus classique, ne cache pas qu'il lui faudra se servir chez les concurrents pour trouver du personnel expérimenté.
"Tout le monde a les mêmes CV trouvés sur les même sites internet", dit Sandra Cappelletto, responsable recrutement. "On veut essayer de toucher d'autres personnes" et celles qui travaillent déjà "pourront venir discrètement en dehors des heures de travail".
Justement, une informaticienne qui tait son nom est venue de chez Sogeti où elle trouve que son "salaire stagne". "Je viens voir si je peux obtenir un meilleur salaire et des missions plus intéressantes".
Akka comme Sogeti se défendent de vouloir faire de la "surenchère" à la rémunération et disent vouloir jouer plutôt sur l'intérêt du travail proposé.
"La concurrence entre sociétés, c'est de bonne guerre", dit Sophie Paradowski chez Sogeti High Tech. "Mais on tente plutôt d'attirer par des projets nouveaux".
"C'est un jeu de chaises musicales", commente Franck Laborderie-Cavada, délégué CGT chez Akka informatique et systèmes. Si le "turnover s'est rééquilibré" en faveur des salariés, avec une multiplication des ruptures conventionnelles à leur initiative, "il y a un fossé énorme entre cette énergie mise à recruter et le manque d'énergie pour garder les salariés déjà en place".
Il met en particulier en cause un "gel des salaires en vigueur depuis deux ans". Pour Noël Lechat, secrétaire général de la Fédération CGT concernée, ces opérations de recrutement masquent également le fait que "l'on est dans une profession où l'on jette facilement les gens dès qu'on en a plus besoin" et où les plus de 40 ans ne sont pas légion.
(Source : AFP – Actu.voila.fr)
05:24 Publié dans Thème : EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, informatique, ingénieur, ssii, recrutement, salaire, social |
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06.11.2010
Tractage devant Airbus : 6 kilomètres de bouchons
Une quinzaine d'employés du collectif des Sociétés de service toulousaines SSII-CGT a provoqué une retenue importante hier matin sur l'A624, à partir du rond-point de La Crabe, entrée principale d'Airbus. Le collectif a distribué des tracts aux automobilistes venant travailler chez Airbus. Jusqu'à 6 kilomètres de bouchons ont été enregistrés entre 7 h 30 et 9 h 30 par la Direction des routes nationales du Sud-Ouest (Dirso). Les bouchons débutaient au rond-point de la Crabe à Saint-Martin-du-Touch et se sont propagés au périphérique extérieur aux Ponts-Jumeaux, jusqu'à Purpan sur l'A624 en passant par les Sept-Deniers sur l'A621.
Une grosse galère de plus pour les automobilistes en transit vers leur lieu de travail.
Le but de cette distribution de tracts était d'alerter les automobilistes au sujet de la réforme des retraites, et appeler à la manifestation unitaire de ce matin (10 heures au métro Saint-Cyprien à Toulouse).
Les sociétés représentées au sein de ce collectif sont Akka Is, Altran Sud-Ouest, Assystem, Atos, Capgemini, CS Ingénierie, Eurogiciel, GFI, IBM Services, Open, Sogeti, Steria, Safran Ingénierie et Thalès Services.
(Source : La Dépêche.fr)
06:43 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, social, ssii |
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11.06.2010
La mobilisation du Collectif SSII avec les salariés d'AKKA IS
7 h 30, hier. L'heure était bien choisie pour sortir les banderoles « Pas touche à nos acquis », sur le rond-point de La Crabe, devant le siège d'Airbus à Saint-Martin-du-Touch. Akka-IS, IBM, Altran, Atos, IGe, Thales, Steria... environ quatre-vingts salariés d'une douzaine de sociétés sous-traitantes d'Airbus, regroupées dans le collectif SSII, ont débrayé durant près de trois heures pour manifester leur ras-le-bol sur le blocage de leurs salaires et la dégradation de leurs conditions de travail.
L'effet escompté n'a pas tardé avec une paralysie quasi immédiate de la circulation sur l'A 624, en direction d'Auch... On a enregistré jusqu'à 16 km de bouchons entre 9 heures et 9 h 30 sur le périphérique intérieur entre l'échangeur de Lasbordes et celui de Purpan, tandis que l'A64 était saturé dans le sens rentrant, ainsi que l'A624 sortant, entre l'échangeur de Purpan et La Crabe. Le retour à une circulation normale n'a été effectif que vers 10 heures.
Repliée dans ses locaux, l'intersyndicale (CFDT, CGT et FO) a tenu ensuite une assemblée générale où les salariés ont demandé « une revalorisation des salaires de 3 % ». « La Direction d'AKKA Informatique et Systèmes nous a rencontré et s'est engagée à nous adresser une proposition avant le jeudi 17 juin », indique Franck Laborderie, délégué syndical CGT d'AKKA-IS. « Cela fait 14 ans qu'il n'y a pas eu un seul accord salarial négocié chez nous », poursuit Éric Miravete, délégué CGT IBM sud-Ouest. Le Collectif SSII n'exclut pas une nouvelle mobilisation plus large d'ici quelques semaines, si ses revendications ne sont pas entendues.
(Source : La Dépêche du Midi)
Collectif SSII : Collectif Intersyndical des sociétés AKKA, ATOS, CS, EUROGICIEL, GFI INFORMATIQUE, IBM, IGE XAO, THALES, ALTRAN, STERIA, CSSI, ASSYSTEM-France
Visionner les reportages de France 3 :
le 19/20 Midi-Pyrénées
le 19/20 Toulouse
le reportage de TLT :
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07.06.2010
Social - L'appel à la mobilisation de l'intersyndicale d'AKKA IS et AKKA I&S
Face au refus de la Direction d'accéder à leurs revendications lors des négociations salariales, l'intersyndicale AKKA IS (FO, CGT, CFDT) et l'intersyndicale AKKA I&S (FO, CGT, CFDT, CGC) ont décidé dans l'unité d'un mouvement de protestations soutenu par le Collectif SSII de la Région Toulousaine (Collectif Intersyndical des sociétés AKKA, ATOS, CS, EUROGICIEL, GFI INFORMATIQUE, IBM, IGE XAO, THALES, ALTRAN, STERIA, CSSI, ASSYSTEM) :
GREVE LE JEUDI 10 JUIN 2010
Les revendications :
- Le retour à des augmentations générales,
- Le rattrapage des petits salaires bloqués depuis plusieurs années,
- Un meilleur partage des résultats de l'entreprise avec les salariés,
- Un juste retour des choses en somme : pourquoi seuls les actionnaires devraient être grassement augmentés au détriment des salariés ?
- L'arrêt de la dégradation constante des conditions de travail (abus des ruptures conventionnelles, mobilité accrue, management par le stress et la terreur, ...).
Programme du JEUDI 10 juin 2010 :
7h30 : Rassemblement au Rond-Point de la CRABE (Saint-Martin-du-Touch)
10h30 : Assemblée Générale au siège toulousain d'AKKA IS
12h30 : Pique-nique solidaire au siège toulousain d'AKKA IS
AKKA IS et AKKA I&S, 6 rue Roger Camboulives, ZI BASSO CAMBO - TOULOUSE
Les tracts :
Télécharger le Tract de l'Intersyndicale d'AKKA Informatique et Systèmes : Tract_intersyndicale_NAO_10_06_10.pdf
Télécharger le Tract de l'Intersyndicale et d'AKKA I&S (ex-Coframi) : Tract_intersyndicale_AKKAI&S_10_06_10.pdf
Télécharger le Tract du Collectif SSII de la Région Toulousaine : TRACT_SSII_Toulouse_10 Juin 2010.pdf
05:40 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, mobilisation, grève, ssii, toulouse |
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20.05.2010
Risques psychosociaux - Souffrances programmées dans l'informatique
Seule la caméra de vidéosurveillance a vu sa chute, du haut d'une tour, à 4 h 56 du matin, le 19 août 2008. Salarié de la société de services informatiques (SSII) Steria, alors en mission chez un client à Lyon, il avait, un jour plus tôt, écrit un long mail dans lequel il se disait "complètement paniqué" face au projet à mener, ayant "honte de ne pas être à la hauteur ". Sa mort n'a pas été reconnue comme un accident du travail par la caisse régionale d'assurance maladie, mais la CGT s'interroge. D'autant que pour l'établissement d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dont il dépendait, "la médecine du travail avait établi que le stress au travail et la souffrance psychique étaient les principaux risques dans l'entreprise", indique Hocine Chemlal, délégué syndical central CGT.
En 2008, deux suicides et trois tentatives avaient eu lieu dans la SSII. Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a dû batailler en justice avant d'obtenir, en octobre 2009, une expertise faite par le cabinet Technologia, la direction - qui n'a pas répondu à nos sollicitations - niant l'existence d'un risque grave justifiant un tel rapport.
Autre SSII, GFI a de son côté connu dix décès en 2008, dont au moins deux suicides, des infarctus et attaques cérébrales, selon Vanni Challier, délégué syndical central CFTC. "Les salariés sont tellement stressés, dit-il. On en envoie chez des clients sans qu'ils aient les compétences requises et sans les former." Des décès liés au stress ? "C'est totalement abusif", conteste Marie-Laurence Carle-Empereur, la directrice des ressources humaines France, tout en indiquant une série d'actions, dont une charte des managers.
Stress, souffrance psychologique, manque de reconnaissance... Cette situation semble être fréquente dans les SSII. "Le stress était perçu jusqu'à présent comme intrinsèque à nos métiers", constate Régis Granarolo, président du Munci, l'association professionnelle des informaticiens. Il est lié à la "surcharge de travail et à un sentiment d'urgence très courant, à une course à la productivité, à une industrialisation des services", poursuit-il. Et aussi à l'isolement quand on travaille chez le client, parfois pendant des années, et qu'on ne sait plus qui est son responsable.
Les périodes d'intercontrats - entre deux missions, le salarié reste payé par son employeur mais son salaire n'est pas facturé à un client -, sont également très "perturbantes", souligne
Dominique Lanoë, directeur d'Isast, cabinet d'expertise auprès des CHSCT. "Le stress s'amplifie au fur et à mesure que la période se prolonge, car le salarié finit par douter de sa valeur", ajoute-t-il. Et souvent, au bout de quelques mois, la SSII va chercher un moyen de licencier le salarié.
Francine Aizicovici
Le Monde - Article paru dans l'édition du 08.04.10
15:27 Publié dans Thème : SANTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : santé, social, rps, risque, psychosociaux, suicide, ssii |
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12.04.2010
Salaires : nouvel appel à la grève le 6 mai chez Atos Origin
Les syndicats des salariés d'Atos Origin feront-ils du 6 mai une journée de mobilisation dans le prolongement de celles du 4 mars, puis du 1er avril dernier ? En tout état de cause, les fédérations syndicales de la SSII (CFDT, CGT, FO et Spécis UNSA) appellent à une nouvelle journée d'action pour défendre les salaires. A La Défense, lors du dernier rassemblement qui s'est tenu sur l'esplanade, le personnel s'est prononcé pour une grève franche le 6 mai, et pour une grève du zèle en attendant, avec respect strict des horaires contractuels. Localement des actions ont été prévues chaque semaine : une sortie collective aura lieu tous les jeudis à 16H30 avec organisation d'assemblées générales ou rencontre avec la direction au siège. En outre, pour populariser l'action auprès des autres collaborateurs d'Atos Origin installés à La Défense, des pique-niques seront organisés localement. Egalement rassemblés le 1er avril en région, les salariés des sites de la SSII à Meylan-Fontaine (Isère), Pessac (Gironde), Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), Toulouse (Haute-Garonne) et Orléans (Loiret). Ces derniers se sont également prononcés en faveur d'une journée de grève le 6 mai.
Une délégation de l'intersyndicale a rencontré Gilles Grapinet, directeur général adjoint et Jean-Marie Simon, DRH d'Atos Origin pour obtenir la fin du gel et la réévaluation de l'enveloppe d'augmentation des salaires, la reprise des augmentations générales et la reprise des négociations salariales dans les branches. « La direction promet de demander aux dirigeants des GBU (Global business units) que soient reçus, d'ici fin avril, les négociateurs syndicaux dans chaque branche, afin de partager l'analyse de la situation des activités : visibilité sur la situation commerciale et les perspectives économiques », peut-on lire sur le blog de l'intersyndicale. « Cette analyse de tendance correspond aux critères de décision appliqués en juillet par ces mêmes directions pour décider ou non d'augmenter l'enveloppe à hauteur des 1% promis ».
Pour les syndicats, la direction générale d'Atos Origin conteste l'existence d'un gel des salaires en 2009, et en 2010, car pour cette dernière, il s'agit d'une politique salariale adaptée à la crise. L'intersyndicale en conclut qu'il n'existe aucune ouverture possible pour parler de l'augmentation de l'enveloppe au delà des 1% et évoque le silence pour qualifier la question des augmentations générales.
(Source : Le Monde Informatique.fr)
18:29 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, grève, salaire, ssii, atos |
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13.03.2010
Les grèves se multiplient en SSII
Après les syndicats d'Atos Origin, c'est au tour de ceux de Sodifrance et de Segula d'appeler à la grève. Au cœur des revendications : les salaires, mais aussi la remise en cause des RTT. Va-t-on assister à une multiplication des mouvements sociaux comme en 2008 ?
Chez Segula, la journée de grève se tenait hier. Il s'agissait, pour les différentes organisations syndicales, d'exprimer « leur mécontentement et leur désaccord quant à la politique menée » par la direction de ce spécialiste de la R&D externalisée. Selon Ladépêche.fr, les préoccupations portaient sur les menaces sur l'emploi, notamment lors des périodes d'intercontrat, et sur le pouvoir d'achat. Avec pour revendication, une revalorisation des salaires de 3,5 %.
Chez Sodifrance, la CFDT et la CGT appelaient, elles, à un débrayage aujourd'hui. La direction de cette SSII de 900 salariés souhaiterait revenir sur l'accord de réduction de temps de travail signé en 2008. Rognant, selon la CFDT, jusqu'à six jours de RTT en fonction du calendrier et du nombre de jours fériés tombant en semaine. A l'origine, le texte de l'accord, refusé par l'ensemble des syndicats, prévoyait aussi le recours au chômage partiel et la sortie des temps de pause du temps de travail effectif.
(Source : pro.01net.com)
Segula : grève pour le pouvoir d'achat
La surprise était grande hier à Blagnac en voyant banderoles, drapeaux et un rassemblement d'une cinquantaine de personnes devant l'entreprise Segula (N.D.L.R., bureau d'études dans l'aéronautique et le spatial). « La plupart de salariés de l'entreprise Segula travaillent sur les sites clients, explique l'un d'eux, et du fait de leur statut précaire, certains n'ont pas pu nous rejoindre ». Allusion aux contrats de chantiers, « directement copiés sur les formules du BTP, associés à une tâche, et prolongés ponctuellement selon les charges ».
Cette précarité est au centre des préoccupations, notamment lors des périodes d'intercontrat, avec perte des heures au-delà des 35 heures et menaces sur leur emploi, même sous l'affichage recherche et innovation. « Nos chèques déjeuner sont même refusés par la cafétéria d'Astrium, là où on travaille », explique ce jeune, très craintif pour l'avenir, « notre donneur d'ordres n'ayant pas de perspectives au-delà de l'été ».
Les salariés réclament une augmentation de 3,5 % des salaires, de 1 € des chèques déjeuner, la généralisation de la compensation à 90 % du salaire pendant toute la durée du chômage partiel, et la fin des mauvaises pratiques sociales génératrices de précarité.
La direction a écouté les doléances et renvoyé aux discussions dans les instances représentatives des 5 600 salariés au plan national (170 en région toulousaine).
(Source : La Dépêche.fr)
Autre article sur le sujet :
Sodifrance : la CFDT apppelle les salariés à la grève le vendredi 12 mars
21:26 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, ssii, informatique, grève, salaire, rtt |
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23.10.2009
Technologia : « Les SSII connaissent une recrudescence de suicides »
Isolement chez le client, pression de l'offshore, menace de l'intercontrat... Les salariés des sociétés de services sont particulièrement exposés aux risques de souffrance au travail. Entretien avec un expert.
Jean-Claude Delgenes est le fondateur de Technologia, cabinet spécialisé en évaluation et en prévention des risques professionnels. Depuis vingt ans, il conseille les plus grandes SSII. En 2007, il a également conduit une mission sur le Technocentre de Renault où des informaticiens prestataires d'IBM et d'Assystem ont mis fin à leurs jours.
01netPro. Les médias se concentrent sur la série noire que connaît France Télécom. Quelle est la situation des salariés en SSII ?
Jean-Claude Delgenes : On déplore ces derniers temps beaucoup de suicides mais aussi d'arrêts cardiaques ou de ruptures d'anévrisme en SSII. Si les suicides « professionnels » sont actuellement mis en avant, les maladies cardio-vasculaires déciment davantage. Face à la charge psychologique, au surinvestissement dans le travail, le corps se révolte, somatise. Ce qui conduit à une perte de sommeil, des troubles cutanés, un affaiblissement des barrières immunitaires...
En travaillant comme des dingues, des cadres exposent leur santé, parfois à leur insu. Le stress numérique participe à ce malaise. Connecté en permanence, le collaborateur sous contraintes travaille chez lui le soir, le week-end. L'amplitude de travail n'est plus respectée du fait de la porosité entre vie privée et vie professionnelle.
En quoi les SSII sont-elles particulièrement exposées ?
C'est une combinaison de plusieurs facteurs. Première spécificité des SSII : le management à distance. Consultants et hiérarchiques ne se voient plus. Il n'y a plus d'échanges, de moments de cordialité. Le salarié prestataire traite de problèmes parfois très complexes tout en restant seul. Or les gens qui passent à l'acte sont souvent isolés.
Deuxième spécificité, la menace de l'offshore. Si tu ne fais pas ton travail, « on le donne aux Indiens ». L'offshore introduit un débat éthique. Les informaticiens français sont en concurrence avec des équipes lointaines tout en s'interdisant d'évoquer un quelconque protectionnisme. Il faut former des personnes en Inde, à distance, reprendre souvent leur travail, puis laisser la place.
Les évolutions rapides de ces sociétés sont aussi responsables de la situation. Les SSII se mondialisant, on assiste à une interpénétration des cultures. Les comportements latins cognent avec les mœurs anglo-saxonnes. N'oublions pas non plus les transformations incessantes. Quand une SSII multiplie les restructurations en quelques années, il faut qu'elle accompagne ses salariés de façon humaine. Ce qui n'est pas souvent le cas : en France on se borne souvent à considérer que les gens sont heureux du moment qu'ils ont un job.
Enfin, le manque de régulation conduit à ces organisations délétères. Les syndicats sont peu représentatifs en SSII et pèsent difficilement dans les équilibres de ces sociétés composées essentiellement de cadres.
Et puis il y a la spécificité de l'intercontrat...
Une SSII développe son marché intérieur de l'emploi. Les affectations se font par copinage avec le chef. S'ils ne savent pas se vendre, de très bons professionnels restent en intercontrat durant des mois. C'est dévastateur. On souffre autant, si ce n'est plus, de sous-activité que de suractivité. D'autant que, dans ces métiers, la compétence est liée à la pratique. En restant sur le flanc, on devient vite obsolète.
Dans le même ordre d'idée, les anciens sont souvent considérés comme moins pointus techniquement. Ils coûtent cher et sont peu malléables. Il faut donc épuiser les jeunes cohortes d'informaticiens et pousser les seniors sur la touche. La concurrence interne crée un climat délétère. Le salarié doit être également maître de son employabilité. Votre service disparaît du jour au lendemain ? A vous de créer votre poste...
Dans quel cadre intervenez-vous en SSII ?
Malheureusement, on fait souvent appel à nous, dans l'urgence, après des drames. Il s'agit en premier lieu de renouer le dialogue. Nous faisons des réunions intitulées Partage et progrès, qui permettent de libérer la parole. La hiérarchie écoute sans censure ni sanction. Il faut ensuite arriver à une vraie répartition du travail. Des salariés ne peuvent rester en intercontrat des mois durant, ils en sortent dézingués.
Inversement, quand un consultant enchaîne des déplacements, ses missions doivent être entrecoupées de phases de repos. Il faut aussi prévoir des moments et des espaces de convivialité. L'open space, quand ce n'est pas du desk sharing, crée un environnement de travail perturbant. Le salarié n'a pas la capacité de se soustraire au regard des autres, de souffler tout simplement.
Enfin, il faut repenser le mode d'évaluation personnelle - y compris sur la rémunération - pour introduire plus de collectif. Dans ces sociétés, chacun est un centre de profit à lui tout seul. Il faut tenir les objectifs de productivité individuels couplés à de multiples reporting. Non seulement cela use les esprits mais on perd en échanges informels, en intelligence collective.
(Source : pro.01net.com)
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18.08.2009
La direction d'Altran assignée en référé
Le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) lancé à la veille des vacances par la direction d'Altran n'emporte pas l'adhésion du millier de salariés d'Altran Sud Ouest. Hier après midi, la direction du leader en conseil en ingénierie et haute technologie qui emploie 17 000 salariés à travers le monde était assignée par le comité d'établissement du site toulousain. Devant le juge des référés, Me Jean-Marc Denjean a souligné l'absence de mesures de reclassement interne proposées aux candidats au départ, alors même que l'entreprise recrute 300 salariés.
L'avocat du comité d'établissement a également pointé des irrégularités dans la procédure d'information des membres des deux comités d'établissements et du comité central d'entreprise. Il juge par ailleurs insuffisantes les mesures de reclassement externes limitées à deux entretiens d'embauche. Il reprend enfin les critiques sur le manque de transparence de la direction du groupe formulé par le cabinet d'expertise mandaté par les représentants du personnel.
Au nom de la direction, Me Frederic Aknin, a de son côté resitué le PSE qui concerne 500 des 1 200 salariés du département automobile du groupe (dont 50 pour Altran sud ouest) dans le contexte économique difficile de l'industrie automobile. À travers ce plan la direction d'Altran souhaite en effet réduire le volume des salariés privés de mission en raison du ralentissement de l'activité du secteur automobile. Le tribunal des référés dira le 17 septembre s'il accepte de suspendre l'exécution du PSE comme le demandent les représentants du personnel.
(Source : La Dépêche.fr)
15:58 Publié dans Thème : SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, pse, licenciement, intercontrat, ssii |
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